Partagez | 
 

 EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
AuteurMessage
« »
Localisation : Paris
★ Âge : 21 ans.
☆ Surnom : Lea
★ Occupation : chasse - vétérinaire
☆District : dix

○ Points : 850
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 8:41

Accroupie dans cette ruelle sombre, cramponnant avec la même force la main de Siti et mon arme, je respirais lentement pour me calmer.
Dans ma tête, j'échafaudais toute une série de plans qui me permettrait de quitter cet endroit et de mettre Siti en sécurité avant de la soigner. J'avais l'impression que la panique refluait, laissant mon esprit plus clair. Je me tournais alors vers Siti et réexaminais sa blessure.
Notre situation n'était pas désespérée.
On est une famille.
Nous pouvions nous en sortir toutes les deux.
Nous pouvions nous...

- Pacification, levez-vous sans faire de geste brusque… somma alors une voix glaciale juste devant moi.

Mon cœur manqua un battement, et, durant une seconde, je crus et j'espérais presque mourir de peur.
Ils nous avaient trouvé...
Ils nous avaient trouvé et je savais maintenant ce qui m'attendait en salle d'interrogatoire...
Mais Siti ? Qu'allaient-ils lui faire ?
On est une famille.

J'étais pétrifiée, terrifiée, et je ne pouvais empêcher mes dents de claquer.
J'étais perdue, je ne savais plus quoi faire, comment réagir.
Je revoyais en boucle mon interrogatoire, les coups de fouets, les visages des rebelles que je connaissait, celui de Siti.
On est une famille.

- Maintenant ! ajouta alors le monstre casqué qui se tenait devant moi.

Lentement, je commençais à me redresser pour me lever, mon pistolet pendant lamentablement au bout de mon bras. Mes oreilles tintaient et je ne voyais plus que le casque du pacificateur dans mon champ de vision.



Et voilà, je suis debout, vaincue.
Mais je sens alors la main de Siti qui s'échappe de la mienne, emmenant avec elle toute la peur qui me paralysait.

Je lève alors les yeux vers ce casque sans âme, et murmure :

- Une famille...

Puis, je lève mon arme et presse la détente.

Léanore Blacksand est dans la ruelle avec Siti et des Pacificateurs.
elle tire sur un pacificateur
DEMANDE DE LANCER DE DES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 16:05

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était jouissif de voir cette silhouette danser au gré des deux balles qui la frappèrent avec violence avant de chuter comme un tas de fumier. Elle n'était rien. Une ombre qui venait de sombrer une bonne fois pour toute dans l'obscurité, une sale petite garce formatée, un chien bien obéissant tout au plus... La véhémence de mon mépris n'avait d'égal que la force vive de l'adrénaline qui coulait à flots dans mes veines, consumait mes muscles, cadençait les battements de mon cœur dans un rythme effréné.

La sensation de toute-puissance qui s’emparait de moi me donnait cette impression d’invincibilité que je savourais avec une satisfaction extrême. A quelques mètres de moi, toujours debout à côté de l’encadrement de la porte et à couvert, Cassio paraissait prêt à me rejoindre.

Les tirs reprirent pourtant instantanément sous les traits d’un gosse dont j’étais sûr que j’aurais pu moucher le nez mais la douleur qui transperça mon flanc fut viscérale. Dans un réflexe, ma main se porta à elle et avant même que le sang chaud ne coule sur mes phalanges, une déchirure horrible la transperça. Elle m’arracha un grondement sourd, bestial. Sorti du fond de mes trippes, ce hurlement animal masqua tout autre son dans la boutique. Ma tête chavira mais déjà le poison des braves, adrénaline mon amour, me revigorait.

Je ne baissai même pas les yeux pour regarder ma main gauche qui pendait à présent comme un morceau de chair inutile. Je ne la sentais plus, était-elle seulement encore accrochée ? Sans doute vu qu’un craquement s’était fait entendre sans pour autant qu’un poids ne tombe, mais je m’en foutais. J’avais juste envie de leur exploser la gueule, leur trouer le crâne, arracher leurs yeux de leur orbite et cogner leurs cadavres.

- Salopards ! Fumiers ! injuriai-je en me dirigeant d’un pas lourd et dans une haine démoniaque vers l’encadrement de la porte.

Le fils Shepherd ma cria un truc, je ne l’entendis pas : qu’est-ce que j’en avais à battre de ses directives ! Mon arme n’était plus stabilisée mais je m’en foutais royalement aussi, je savais exactement ce que j’allai faire. J’allai aller jusqu’à ce fichu comptoir et leur coller une balle entre les deux yeux. J’allai les regarder mourir, j’allai regarder ces enfoirés de collabos crever la bouche ouverte et s’ils me suppliaient de les achever ce serait encore mieux.

La haine me consumait, me dévorait. Je ne ressentais plus rien d’autre, juste ce besoin de vengeance, ce besoin de faire ce que j’avais toujours su que nous devrions faire : les éclater jusqu’au dernier.

- Quand j’en aurai fini j’vous jure que vos familles vous reconnaîtront plus ! hurlai-je en arrivant à côté de Cassio et en recommençant à tirer en direction du comptoir. Sale petit merdeux ! Sors de là !


Trois tirs rapides et nets partirent en direction du comptoir. Cassio devait avoir suivi Des vitrines explosèrent, parsemant le sol d’éclats de verres qui luisaient sous les reflets des rayons éclatants qui pénétraient à travers l’ouverture stupide de la porte défoncée. Tels des diamants… J’allai vous les polir jusqu’à la moelle ces p’tits parvenus de pacif’, je vous jure que leur chair serait aussi à vif que ses pierres polies qui désormais jonchaient le sol comme de vulgaires cailloux. Peut-être même qu’on en fouterait sur leur tombe pour l’honneur… Ils crèveraient dedans en tout cas, ici, maintenant…

Je me délectai des coups tirés, m’apprêtai à avancer quand soudain une ombre bougea : le connard que j’avais manqué de peu se trouvait toujours là. Un geste : arme sur lui, prêt à tirer. Seulement, moment d’hésitation. Ce n’était pas un pacificateur, mais un civil… Au fond, qu’importe ! Il n’avait qu’à pas se tenir là : si un des coups de Cassio n’avait pas provoqué l’effondrement d’un présentoir à cet instant, me sortant de ma cruauté assassine, sans doute l’aurai-je flingué sous le coup de la douleur qui a nouveau commençait à mordre ma chair, plus fulminante encore que sous le choc. Mon regard ne quittait néanmoins pas ce mec pitoyable, silhouette qui avait voulu jouer les héros : pauvre petite chose à ma merci…


Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tire trois balles (reste après ce tir : 2/9 balles) en visant en direction des pacificateurs. - DEMANDE DE LANCER DE DES.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 16:30

Les Pacificateurs





Un nouveau coup de feu retentit, trop proche pour correspondre à la localisation des précédents. Le groupe de Pacificateurs se retourna, puis s’observa, et nota soudainement que de quatre, ils étaient passés à trois.
Quand ils identifièrent la personne manquante, ils comprirent que les ennuis venaient de frapper à leur porte. Deux des gardiens de la paix se tournèrent vers le troisième, partenaire habituel du chaînon manquant. D’un signe silencieux, celui-ci identifia l’endroit d’où provenait la dernière détonation. D’un commun accord, ils se séparèrent en deux groupes : le binôme encore complet retourna sur ses pas, et le dernier s’en alla vers la foule toujours plus folle, mais qui paraissait soigneusement éviter l'homme habillé de blanc et surtout, armé.
Les deux autres trottinaient vers le lieu signalé. Leurs semelles, qui avaient déjà placardé la gravité des évènements sur les murs cinq minutes plus tôt, battaient à nouveau les ruelles comme le tambour qui annonçait la guerre. La discipline donnait l’impression qu’un seul homme évoluait : un géant aux pieds de pierre qui s’avançait vers sa cible, qu’il comptait bien écraser d’un poing.
Ils la virent enfin. Debout au milieu de la rue pavée, déserte – enfin, si on ne comptait pas le corps inanimé au sol, ni la jeune femme affalée dans l’encadrement d’une porte juste à son côté. Mais elle se tenait là, debout, à fixer sa victime à ses pieds.
Les deux Pacificateurs s’arrêtèrent d’un même mouvement et se positionnèrent : le corps de profil, l’arme dressée, la visée précise, aucun mouvement ne leur échapperait. La rebelle était assez loin pour qu’ils puissent maîtriser le moindre de ses gestes ou anticiper un quelconque coup fourré.
Elle ne pouvait plus agir. Cette rebelle arrêterait enfin de fuir devant la loi et ses responsabilités.

« Pas un geste ou on tire ! »

L’un des deux Pacificateurs se tenait en retrait et gardait la seconde femme bien en vue, mais elle ne bougerait pas, a priori trop mal en point pour être un danger.

« Faites glisser votre arme vers nous et gardez bien vos mains en évidence ! »

Pas un geste ou ils tiraient.

Spoiler:
 


Deux Pacificateurs font face à Leanore et Siti (PNJ) et les tiennent en joug.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 42 ans.
☆District : District 12

○ Points : 472
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 17:03

     

Winston ♦ Indis ♦ Nova

RP event
A
lors que j'étais caché, pour ne pas me faire voir, je sentis une balle me frôler le flan. Merde ! On m'avait vu ! Mais qui ? Je regardais l'endroit où la balle m'avait touchée. Elle ne m'avait que frôlée ; il n'y avait qu'une simple estafilade. Je poussais un soupir. Mais qui m'avait touché ? Un pacificateur ? Un rebelle ? Je levais la tête un moment et vit un homme, son pistolet braqué sur moi. Je ne le connaissais pas. Il n'avait pas l'uniforme d'un pacificateur. C'était donc un rebelle. Mais quel rebelle tirait sur les civils bon sang ! Je criais pour que tout le monde m'entende :

- Je suis un simple civil, ancien mentor au district 12 je n'ai rien à voir dans vos problèmes ! Je suis simplement entré dans la boutique pour venir chercher la gérante de la boutique !

Des tirs ! Je baissais la tête, continuant à me cacher. Je ne voulais pas recevoir une balle perdue. Une fois les tirs terminés pour le moment, je relevais la tête vers le rebelle qui m'avait tiré dessus. Je remarquais sa main blessée. Elle était en sang. Merde !

- Hey ! Ta main !




GleekOut!



Winston se trouve dans la bijouterie en compagnie des pacificateurs et des rebelles.


Dernière édition par Winston Davis le Ven 21 Avr - 17:41, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
Localisation : Paris
★ Âge : 21 ans.
☆ Surnom : Lea
★ Occupation : chasse - vétérinaire
☆District : dix

○ Points : 850
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 18:50

D'abord, le bruit, beaucoup plus fort que je ne l'aurais cru.
Puis le recul de l'arme, qui devint soudain si lourde dans ma main.
Et puis l'odeur, âcre, de la poudre.
Et du sang.

Je regardais, comme détachée de la scène, la tâche rouge grandir et détendre sur la tenue du pacificateur à terre.
Je l'avais tué.

Et, à cet instant précis, je compris que j'avais basculé dans un autre monde, un monde sans retour.
J'avais tué.
Je n'étais pas juste une rebelle, j'étais une meurtrière.
Je ne réalisais pas encore pleinement la portée de mon acte, mais je sentais, presque douloureusement, qu'il n'y avait cette fois plus d'échappatoire, plus de retour en arrière possible.

- Pas un geste ou on tire !

Je levais lentement les yeux,pour me trouver face à face avec deux nouveaux casques inhumains.
Je ne ressentais plus rien.
Ni peur, ni colère.
Je sentais juste mon cœur qui tapait fort dans ma poitrine, la chaleur qui collait ma chemise sur moi, un souffle de vent qui faisait voleter quelques mèches de mes cheveux.

Avais-je enfin atteint la paix intérieure que j'avais si longtemps cherché en vain ?
Là, dans cette ruelle sombre, face à deux pacificateurs déterminés ?

- Faites glisser votre arme vers nous et gardez bien vos mains en évidence !

Je les regardais sans les voir.
J'étais de retour dans mon district, dans la salle d'interrogatoire.
Et je savais que, cette fois, sachant ce qui m'attendait, je ne résisterais pas.
Je savais que je finirais par craquer, par parler.
Mais j'en savais déjà trop...

Alors, rapidement pour ne pas perdre courage, je levais mon arme pour tirer.

Léanore est dans la ruelle, et lève son arme pour tirer sur les pacificateurs
Demande de lancer de dés
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 22:26

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





La gâchette me semblait plus facile à actionner à chaque nouvelle pression. Une crispation franche au début devint finalement un appui souple. Quand la pacificatrice lâcha un cri auquel Nicodème répondit par trois nouveaux coups de feu, je rabattis mon arme vers moi et frottai mon poing serré contre le tissu sombre de ma veste. Ce n’était vraiment pas le moment que la peau moite de ma paume glisse ainsi sur la crosse luisante, perdant en une précision dont nous avions plus que jamais besoin. A nouveau, des cris puis un court silence… Si elle n’était pas à terre, c’était tout comme. Peut-être avions-nous un créneau ?

Contre mon flanc droit, Ivy s’appuyait toujours désespérément. Son poids me déstabilisait un peu, mais j’avais l’habitude. Son contact me rassurait, comme cette conviction idiote que je pourrais la protéger de tout ce foutoir. A vrai dire, je n’avais même pas pris le temps de savourer le soulagement que m’avait procuré le simple fait de savoir qu’elle n’était plus seule, quelque part dans ce district inconnu avec Nicodème. Les événements s’étaient enchaînés à un rythme effréné et désormais, les sueurs glacées qui se diffusaient dans le bas de mon dos pour remonter jusqu’au sommet de mon crâne étaient les seules qui me permettaient de garder la tête froide.

A nouveau des coups émanèrent, reprise des hostilités. J'entendis Nicodème lâcher un juron atroce. Sérieux, on ne pouvait pas prendre l’avantage rien qu’un instant sans que la situation se casse la gueule en moins de deux ? Putain de journée ! Même si ça me faisait mal de l’admettre, on avait besoin de Nico pour se casser d’ici ! Sa main ensanglantée plaquée contre lui, la chair à vif, il oscillait entre un cri animal et rire d’un échappé de l’asile. Il gueula si fort qu’il les éclaterait pour ce qu’ils venaient de faire, se mettant à les canarder comme jamais, que la peur de songer qu’il avait définitivement péter une durite me tomba sur l’estomac.

Fallait qu’on se casse. Fallait qu’on se casse avant que ça n’aille encore plus mal et qu’il disjoncte pour de bon.

- On se tire !  lui hurlai-je en traînant Ivy avec moi à reculons, pour ne pas perdre des yeux l’ouverture de l’encadrement par lequel les forces armées tentaient de nous tuer.

Cependant, je ne fis que deux pas… Déjà Nico nous dépassait et prenait place sans scrupule dans l’encadrement pour commencer à mettre en œuvre sa vengeance. Il tira plusieurs coups en direction du comptoir, une rage folle brûlait en lui. Qu’est-ce qu’il foutait ? Il n’avait pas encore compris qu’on allait se faire tuer à rester ici bien trop longtemps ?

Il ne m’écouterait pas, c’était une évidence… Je devais absolument le sortir de son délire sinon il creuserait nos tombes en même temps que la sienne. Ses tirs étaient désordonnés, totalement arbitraires, il gâchait des munitions et je ne pouvais rien faire. Il fallait que je le stoppe, qu’il retombe sur terre alors je levai mon arme et visai un présentoir en verre qui s’effondra bientôt dans un fracas cristallin. Les éclats, tombant comme une pluie de givre, étaient d’une beauté sans pareille sous la lueur du soleil mais je ne relevai pas, j’étais tellement occupé à empêcher le pacificateur de resurgir de sa cachette derrière le comptoir en espaçant mes tirs de manière aléatoire pour l’empêcher de nous surprendre… Je crus avoir rappelé Nicodème à l’ordre quand ces tirs se turent.

Peut-être était-ce un de leurs otages ? Ou peut-être pas… Qui que soit l’homme qui venait de s’adresser à Nicodème, il venait de commettre une erreur, une erreur qui allait peut-être nous coûter la vie.

Une sensation d’un poids dont on me déleste… Ivy se redressait à mes côtés, se détachait de ma prise. J’osais un regard, elle semblait avoir suffisamment conscience de situation pour reprendre un peu les rênes. Tirant un coup pour être sûr que l’autre pacificateur n’allait pas prendre l’initiative et ainsi couvrir Nicodème par la même occasion, j’attrapai sa main et la glissai dans ma poche. Elle comprendrait.

- Nico ! On se casse maintenant ! ordonnai-je, sur le point de me retourner.

Il était temps de quitter ce merdier, nous avions peut-être un avantage, mais pour combien de temps ?

Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ).
Cassio tire deux coups supplémentaires (chargeur après ces tirs : 5/10) en direction des pacificateurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans.
☆ Surnom : Nova
★ Occupation : Carrière
☆ Humeur : Déterminée.
★ Plat préféré : Protéines
☆District : deux

○ Points : 358
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Mar - 23:22





Les tirs s'échangeaient et d'interminables minutes s'écoulaient. Combien étaient-ils à l'intérieur ? En écoutant le rythme des balles et les bruits, sachant qu'il y avait deux pacificateurs, il pouvait bien y avoir... entre un et trois rebelles ? Mais tous étaient-ils armés ? Cela ne m’avançait guère.
Et par dessus tout, le temps s'écoulait mais la poignée de cette porte ne bougeait pas d'un poil de cul. Et puis il y eut ce cri étrange et dément. De nouveaux tirs. Cette porte ne s'ouvrirait jamais. Et je n'étais pas connue pour ma patience légendaire.
C'était maintenant ou jamais. Je pouvais partir, m'enfuir très loin d'ici, rentrer chez moi et reprendre ma vie loin de ces conneries et de ces personnes qui se prennent pour un réseau organisé de révolutionnaires complètement bidons. J'avais juste à me barrer. Simple, rapide.
Et puis merde.

Je me poussai du mur, prenais de l'élan et donnait un grand coup de pied dans la porte.

- AAaarrrghhh !

J'étais déjà dedans jusqu'aux coudes. Je ne pouvais pas partir maintenant. Pour le capitole. Pour moi-même. Comment espérer gagner l'arène si je fuyais au moindre danger par peur de me blesser ?
Ces idiots allaient apprendre la vie un bon coup. A bon coup de baffes.


© redSheep



Nova Waltham se trouve dans la ruelle derrière la bijouterie et tente de forcer la porte.
DEMANDE DE LANCER DE DES
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : Immortel
★ Occupation : Torturer les joueurs ^^
☆ Humeur : Sadique
☆District : Tous

○ Points : 4357
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 10 Mar - 0:18

Résultat des tirs contre la vitrine : Les balles tirées par Nicodème et Cassio se fichent dans le mur, plus loin, sans toucher Marlon. C'était sans compter sur les éclats de verre qui lui tombent régulièrement dessus, écorchant ses mains et son visage sur leur passage.
Marlon perd 22 PV. Il lui reste 178 PV.

Résultat du lancer de Nova contre la porte : La porte cède et Nova pénètre dans la pièce en perdant l'équilibre mais reste tout de même sur ses jambes. Surprise, elle met un certain temps à se stabiliser.
Nova aura sur son prochain post un malus de 10 % en esquive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 10 Mar - 15:33

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Qu’est-ce que j’en avais à foutre ? Sérieusement, il allait me sortir son curriculum le type ? Il croyait qu’être un vainqueur faisait de lui un mec à part ? C’était sans doute la connerie qu’on lui avait appris à gober là-bas, dans cette cité de riches dominants qui ne pensaient qu’à écraser les districts sous leurs talons. Lui aussi avait piétiné du monde et maintenant il était quoi ? Un insecte sous ma botte…

Derrière moi, Cassio tira un coup de feu. Le couard se baissa… Je serrai les dents autant pour m’empêcher de faire péter sa petite tête si creuse que pour me retenir de laisser filtrer un cri déchirant : le son du tir avait provoqué une crispation réflexe de mes mains, mais l’une d’elles ne semblait plus capable de rien et remplaçant le mouvement une douleur mordante m’avait crevé l’esprit, broyé les os, bouffé la chair. Le sang gouttait de la plaie béante à présent, du moins c’est ce que j’imaginais lorsque la tronche de l’autre ahuri me toisa avec son regard de blaireau. Son exclamation m’arracha un rire rauque qui transperça mon flanc. Il était sérieux ce con ?

Mon regard de corbeau ne quittait plus sa pitoyable silhouette, je m’avançai sans réfléchir, sans perdre une seconde. La sensation de mon tee-shirt humide sur mon flanc me saisit, en même temps que ma vue se doubla un instant. Pourtant, je ne cillai pas, ne tremblai pas. La haine était le plus impressionnant des moteurs, le plus instinctif et bestial. Civil ou pas, il était une menace. Il avait joué, il avait perdu... Et même si j’avais un tout autre objectif que Cas' me gardait au chaud, je ne pouvais pas envisager de ne pas réagir aux provocations de ce "mentor" à qui j'allai apprendre un nouveau jeu des plus passionnants… J’étais un rebelle, je n'avançai pas mes pions comme lui, je n’avais pas les mêmes règles. Je n’en avais pas. J’avais vraiment besoin d’oublier cette putain de douleur. Un échauffement, voilà ce qu’il serait.

Après quelques secondes seulement, je surplombais sa cachette de fortune. Son crâne était à la hauteur de mon arme, démasquait son corps de piaf. Une relance, impression d’absence comme un vide terrible dans mon membre,… Je savais exactement quoi faire, mes yeux étaient braqués sur ma cible. Un sourire glaçant habilla mes traits torturés, crispés.

- Tu veux la même ? lui demandai-je avec naturel, avant d’ajouter en pressant la détente : Suffisait de demander !

Le coup partit. Précis. Insolent. Irréparable.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tire une balle (reste après ce tir : 1/9 balles) en visant la main de Winston. - DEMANDE DE LANCER DE DES.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : Immortel
★ Occupation : Torturer les joueurs ^^
☆ Humeur : Sadique
☆District : Tous

○ Points : 4357
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 10 Mar - 18:58

Résultat : Plus précis qu'un chirurgien, Nicodème vise la main de Winston posée sur une étagère en métal : la balle devait avoir une faiblesse et, au contact de ce support dur, éclate dans la main de Winston.
Pour l'instant, la main de Winston est inutilisable : il ne sent quasiment plus rien et ne peut plus la bouger. Mais ce ne seront pas les seules conséquences de ce tir désastreux...
Winston perd 68 PV. Il lui reste 125 PV.
Winston a désormais un malus de 20 % sur ses lancers de combat (corps à corps et armé) et de force.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 10 Mar - 22:27

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Non !
Le cri resta bloqué dans ma gorge, causant un poids supplémentaire qui m’entraîna dans une irrémédiable chute. Un instant, je vis la pièce danser devant moi. Je n’arrivais pourtant pas à détacher mes yeux de Nico qui n’avait pas bougé d’un iota, gardant l’insupportable air de suffisance qu’aurait adopté un fou qui pensait avoir le monde à ses pieds.
Ses pieds. La boue, l’herbe, la pluie collées à ses chaussures : une dernière image avant que l’humiliant choc avec le sol ne me réduise à l’état de loque.
Mon crâne se cogna violemment et mon corps lui répondit en se figeant : de ma vie, le monde n’avait jamais ainsi tourné. Tourné au point de me faire perdre toute notion de sens : hormis le sol qui me frappait de son outrage, le reste de la pièce continuait son nauséeux ballet, auquel je n’étais pas invitée. Bien au contraire : comme une main qui enveloppait mon buste tout entier, on me poussait toujours plus vers le plancher, sanction plus avilissante que la punition d’un père à sa fille désobéissante.
Non ! J’avais un compte à régler avec Nico ! Je ne pouvais pas rester là après ça !
Refusant obstinément l’échec, refusant obstinément l’humiliation qui dégageait la colère de mon cœur, je tentais de me relever. Mais me surélever ne serait-ce que d’un centimètre me demandait un effort trop important et redoublait mon tournis ; ouvrir les yeux pour comprendre à quoi ressemblaient les alentours m’embrouillait encore plus l’esprit et aggravait mes nausées.
Une fois, deux fois, trois fois. L’échec me giflait à chaque fois que je m’affaissais, et ses marques étaient tellement cuisantes que l’essai suivant en devenait plus ridicule. Que la colère n’arrivait pas à me détacher de ma situation.
Et cette poigne qui me plaquait toujours plus au sol à mesure que je me débattais.
Je sentais que lentement, sans ménagement, on grignotait les lambeaux de ma fierté ; que lentement, avec délectation, on rongeait mes dernières certitudes. Non ! Je ne peux pas laisser Nico s’en tirer comme ça ! Je refusais de me résigner à ce sort, tant pis si je devais y rester. J’allais foutre la beigne que ce connard méritait, hors de questions que Cas’ soit le seul à en tirer toute la gloire. Je tentai un mouvement, du moins réussis-je à en avoir l’idée, qu’un allié à mes maux se joignit au combat.
Comme s’il provenait de tous les recoins de la pièce, le rire de Nico s’éleva et les sifflements reprirent de plus belles, échos infernaux. Il saluait mon exploit. Il pissait sur ma chute. Il écrasait du pied mes dernières armes, me laissant seule avec ce mal qui détachait petit à petit mon armure et qui ainsi me désarmait.
Non…

« Ça c’est du rebelle premier choix ! »

Mes bras désertaient eux-mêmes le conflit, préférant se rabattre contre ma poitrine pour me protéger de cette lame chauffée à blanc qui cuisait tout mon être.

« Ferme-la… »

Mais ce souffle ne m’offrit pas l’aplomb que je cherchais : bien au contraire, il me rappela que je n’avais plus qu’envie de vomir, il me ramena à la réalité de laquelle la raillerie m’avait tirée et ce monde qui continuait obstinément de tourner alors qu’on continuait de m’écraser sur ce sol.
Et soudain, une présence. Mes tripes se secouèrent, mes mains se crispèrent, et mon souffle lui-même se coupa.

« Félicitations... Tu viens de prouver que tu es une incapable… Totalement i-nu-ti-le… »

Nico était là, à côté de moi, si tant était qu’« à côté » voulait encore dire quelque quand la gauche et la droite s’inversaient constamment dans ce bordel ambiant. Seulement, trois choses devenaient certaines à mesure qu’il s’approchait : j’étais étalée au sol, j’étais paralysée, et Nico était à côté de moi, proche. Très proche.

« La prochaine fois laisse ton frère gérer, apparemment c’est lui le spécialiste pour encaisser et filer les coups… »

Ferme-la... Mais ce ne fut plus qu’un gémissement. Mes mains bougèrent un peu avant de se plaquer à nouveau contre ma poitrine.
Place parfaite pour que je perçoive ma poitrine s’alarmer, soudain, alors que Nico me touchait. Je suffoquais : mon souffle se coupa, mon cœur s’effraya, et je compris enfin quelle était cette main qui refusait de me libérer.
La peur.
Je m’affolai soudain alors que Nico appuyait encore plus sa tête contre la mienne. Aucun de mes muscles ne répondait. Maintenant que le monde tourne et que j'aie l'envie de vomir ne comptaient plus : il avait sa tête contre la mienne et il était la peur et l’humiliation.
La panique et la honte.
Plus rapide qu’un fantôme qui ne faisait que passer, Nico disparut : mais l’absence de contact me laissait toujours aussi pétrifiée. Mon visage était mouillé, la sueur s’écoulait, et le ballet interminable recommençait, me rappelant que dans ce bordel ambiant, je ne pouvais que repérer le sol.
J’allais rester là jusqu’à ce qu’un Pacificateur me ramasse. Ca ne pouvait pas en être autrement.
Au moment où je me disais ces mots, une main commença à caresser calmement mon visage, écartant mes cheveux. L’air en devenait moins oppressant. Et j’entendis alors un murmure, doux, rassurant, et je fus la première surprise à simplement me laisser bercer par celui que j’avais reconnu comme mon frère.

« Cas…, appelai-je tout bas.
- Ca va aller… Tu vas réussir à tenir debout ?
- Oui. »

J’avais balancé ce mot pour m’en débarrasser au plus vite, avant que mes nausées ne deviennent plus concrètes. En vérité, je ne repérais plus le haut du bas, ni la gauche de la droite.
Je savais par contre que Cas’ était à mes côtés. Je m’y accrochais comme un marin s’accroche à une planche à la dérive.

« Je te tiens. Faut qu’on se barre avant qu’on soit coincés… »

J’étais debout. Ca, je le compris lorsque Cas’ m’enleva mon repère principal, ce sol, pour que je puisse me tenir à côté de lui : ne restaient que mes pieds qui étaient vissés au plancher. Les choses paraissaient peut-être étouffantes maintenant que je n’étais plus face contre terre mais les vertiges redoublèrent, et j’étais d’autant plus désorientée.
Ne me restait qu’un phare dans la nuit. Pour éviter que ma vue ne soit source de pires maux, j’enfouis ma tête contre l’épaule de Cas’ : avec un peu de chances, les choses allaient se calmer… Au moins, ce n’étaient pas les Pacificateurs qui m’avaient ramassée.
C’était une réelle source de soulagement, même si j’avais foncièrement un problème avec le fait d’être ramassée. Même par lui. Surtout par lui.
Je tentais réellement de converger tous mes efforts vers le fait de tenir debout, car il m’était impossible de comprendre. Au moins personne ne beuglait, ce qui était un réel progrès : à défaut de devoir m’occuper des sifflements interminables, je pouvais me concentrer sur les vertiges et les nausées. De ma main libre, je remontai le foulard sur mon visage, cherchant le contact du tissu qui se mouvait au fil de mes inspirations et expirations. Je voulais sûrement vérifier si, même en étouffant, je respirais encore.
Encore accrochée à Cassio, je tentais de transférer mon poids sur mes pieds. Ce n’était pas gagné, mais il y avait du mieux ; si j’en avais eu la force, j’aurais pesté devant le ridicule dont je faisais preuve.
J’ouvris les yeux, constatant avec joie que le monde ne tanguait plus autant et que j’arrivais enfin à tout discerner. Je n’avais plus la moindre notion du temps.
Et soudain, tout se précipita.
J’entendis le bruit de la porte que l’on enfonçait ; j’entendis le bruit des balles, les cris de Cas’, les cris de la gamine, les cris des Pacificateurs, les sifflements. A ce moment, mon frère nous mit à couvert, la blonde, lui et moi, alors que des balles commençaient à pleuvoir. Je me sentais encore ballotée dans tous les sens, mais ce simple mouvement de fuite me força à tenir sur mes pieds. A les mettre l’un devant l’autre. A me souvenir comment marcher, trottiner, courir.
La voix de Nico. Mon cœur se serra franchement.
Mais les balles pleuvaient, filaient et surtout, explosaient. Dans tous les sens. J’essayai de me boucher mon oreille atteinte de surdité, même si je doutais que c’était parfaitement inutile. Je jetai un regard autour de moi, je revis l’agencement de la pièce. Cas continuait de hurler à Nico d’arrêter ses conneries. Si ce connard écoutait, nous n’aurions pas été dans ce bordel sans nom… Je fixai un instant la porte, puis sentit un mouvement de Cas. Je le vis qui se mit à tirer en direction de la boutique, réussissant à cette occasion à abriter mon ouïe des éclats de verre qui se déversaient sur ce qui devait être un Pacificateur… Ou deux ? En tout cas, la zone de feu était là-bas, je comprenais bien.
Quand mes vertiges se calmaient un peu, c’étaient à mes sifflements de redoubler. Putain de bordel de merde.
A ce moment-là, je me détachai lentement de Cassio : il avait raison quand il disait qu’il fallait qu’on sorte, je n’allais plus tenir longtemps ici. Il fallait que j’aide de mon mieux pour qu’on sorte le plus vite. J’évoluai de quelques pas, l’habitude de marcher me revenant, puis je vis l’arme de mon frère qui apparaissait de sa poche.
J’en pouvais plus d’être ramassée, trimballée, protégée. Je m’étais relevée maintenant. Il fallait que j’aide.
Alors que je m’approchais de lui, je sentis soudain qu'on m'attrapait le poignet : il me désigna d'un coup d’œil l'arme qui dépassait de sa poche et je saisis ce qu'il attendait de moi. A deux, les Pacificateurs planqués là-bas n'arriveraient pas à changer la tendance qu'on avait installée.
J'attrapai la crosse.

« Merci », lui lançai-je d’une voix essoufflée.

Il me lança un regard. J’osai un sourire crispé.
Ce fut à ce moment-là que j’entendis la porte frapper derrière nous, pour voir une silhouette débarquer en trombe dans la réserve.

« Derrière ! »

Et pour lui montrer qu’il pouvait s’occuper de ce nouveau problème, je me tournais vers le comptoir défoncé et tirai une balle pour rappeler au Pacificateur derrière qu’il ne bougerait pas. J’osais un regard en direction de Nico mais ne vis rien.
Enfin je respirai un peu.

Spoiler:
 



Ivy Shepherd - PNJ est dans la boutique Standford.
Ivy Shepherd - PNJ tire une balle en direction de Marlon Ban - PNJ. Il lui reste 4/10 balles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 11 Mar - 0:07

Les Pacificateurs





La tension était palpable, étouffante. Crispation interne, le pacificateur qui faisait face à la rebelle pouvait sentir son estomac qui se tordait en un nœud infâme dans son abdomen. Le regard perdu de la jeune femme, la croire inoffensive était une erreur qu’il ne commettrait pas : un de leurs collègues l’avait déjà payé cher. Elle était une rebelle, une de ces activistes qui auraient dû être rayés de la carte il y a déjà de cela tellement longtemps… Des cafards à exterminer, rien de plus.

Sous leurs casques, les deux hommes sentaient la sueur perler sur leur front. L’arme qu’elle tenait encore dans sa main les inquiétait même si leurs visières les dotaient de cette impassibilité propre aux forces de l’ordre. L’ordre, les lois. Voilà ce qu’ils allaient appliquer, avec quelques extras sans doute… Leur collègue le méritait.

Autour d’eux, le vide s’était fait. La foule s’était éloignée avec sa terreur, son parfum âcre flottait encore dans l’air comme un effluve qui trahissait le profond changement qui venait d’avoir lieu dans ce District si calme, si contrôlé, si loyal. Le loup était entré dans la bergerie. Désormais, il allait falloir abattre l’animal. L’euthanasie serait pourtant une mort trop douce…

Leurs canons, visant tantôt le cœur tantôt la tête, gardaient la rebelle en joug sans faillir. Les deux hommes patientèrent quelques secondes en silence tandis que la pression montait, les oppressait de plus en plus, horreur insupportable d’un poids qui s’alourdissait pour devenir insurmontable. Cependant, ils ne bougeaient pas. Calmes et inflexibles en apparence. Leurs muscles se tendirent pourtant sous leurs armures d’une blancheur parfaite quand celle qui leur faisait face leva sa main dans un geste lent, prête à tirer.

Ils auraient pu l’abattre. Ils auraient pu. Cela aurait été trop facile.

Elle le vit trop tard.

Le troisième pacificateur avait observé toute la scène, englouti par les ombres qui valsaient incessamment dans les mouvements désordonnés et paniqués de la foule des badauds. Sa silhouette anonyme s’était approchée sur le côté, longeant le mur où les pierres de taille laissaient émaner une fraîcheur agréable en cette chaude journée d’été. Cela aurait presque pu ressembler à un répit s’il n’avait pas su ce qu’il devait faire pour offrir la plus belle prise possible qui saurait peut-être compenser les sombres annonces faites à leur radio, compenser aussi l’image de son partenaire gisant dans une mare de sang.

Et il le fit.

Une foulée suffit, elle ne l’avait pas aperçu à temps. D’une main, il attrapa son poignet et le tordit si violemment qu’elle en lâcha son arme. Le cliquetis du métal sur le sol suivi du coup de pied de leur collègue qui leur envoya l’arme sonna le signal que les deux autres attendaient : l’un fondit sur leur blessé tandis que l’autre ramassa l’objet interdit avant d’accourir vers les rebelles démasquées. Seulement, son collègue s’occupait déjà de la plus téméraire sans aucun ménagement.
Il l’avait attrapée, frappée violemment au visage et précipitée au sol. Le pavé reluisait de son sang tandis que l’homme en blanc la frappait de plusieurs coups de bottes élancés. Elle pouvait se plier de douleur autant qu’elle le souhaitait, il ne faiblirait pas : elle le méritait. Ce déferlement impressionna la foule qui s’était apaisée, regardait à présent les pacificateurs avec admiration et respect. C’était la fin de leur acte, les pacificateurs revenaient sur le devant de la scène pour continuer le spectacle.

Un radio grésilla, on dépêchait des secours pour leur collègue gravement atteint. Un autre venait d’entraver les poignets de la rebelle faiblarde dont le sang maculait son haut.

Penché au-dessus de la jeune femme au courage empreint de désespoir, le pacificateur qui l’avait neutralisée avait cessé ses coups. Il agrippa son poignet, y serra plus brutalement que raison une menotte avant d’attraper son second bras pour l’emprisonner de la même manière.

- Levez-vous ! aboya-t-il en empoignant son bras pour la soulever.

Qu’elle se lève ou non, elle le suivrait au poste dusse-t-il la traîner dans la poussière. Il la briserait.

Une nouvelle patrouille arriva, alertée par le coup de feu qui avait résonné dans les rues paniquées du District. La situation était sous contrôle, ils se joignirent à leurs collègues déjà sur place. Deux relevèrent la rebelle qui visiblement avait déjà eu affaire à leurs armes de pointe, tandis que les deux autres encadrèrent celle qui avait joué le tout pour le tout. L’escorte était prête à s’élancer vers le poste. La suite n’était pas de leur ressort.

Spoiler:
 


Quatre Pacificateurs conduisent Leanore et Siti (PNJ) et les tiennent en joug. Un autre pacificateur reste avec leur collègue blessé en attendant les secours.

Leanore Blacksand : Tu es désormais en état d’arrestation et subis donc les actions des pacificateurs. HRP : Tu peux répondre à ce post afin de nous faire part du vécu de ton personnage lors de cette scène traumatisante, mais tu ne peux pas anticiper le déroulement futur qui sera défini dans un prochain rp PNJ.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans.
☆ Surnom : Nova
★ Occupation : Carrière
☆ Humeur : Déterminée.
★ Plat préféré : Protéines
☆District : deux

○ Points : 358
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Mar - 10:45





Alors que ma jambe partait à pleine vitesse dans la porte, un cri m'échappa. Je n'avais pas fait attention et celle-ci était blindée. Je n'avais aucun chance de la forcer ainsi si ce n'était pour me détruire le pied. Bien joué Nova ! Grande observatrice. Je retins ma jambe autant que possible, mais il était trop tard. Je me voyais déjà clopinant dans la ruelle pour aller me cacher puisque hors de combat avec une jambe de moins.

Mais c'était mon jour de chance, car la porte était ouverte et céda donc plus facilement que prévue. Sous la surprise de me voir projeter en avant à l'intérieur, je perdis l'équilibre et un temps précieux qui allait peut-être me couter cher.

Apercevant deux personnes dans l'encadrement, dont une se tournant vers moi et sans chercher à observer plus la situation - je n'avais pas le temps - je me jetai sur la gauche. Côté qui me paraissait le plus évident pour m'exposer le moins possible. Et ainsi trouver refuge derrière un mur pour réfléchir à la situation.


© redSheep



Nova Waltham se trouve dans l'arrière salle de la bijouterie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 14 ans.
☆ Surnom : Co'
★ Occupation : école - magasin familial
★ Plat préféré : Fromage de chèvre
☆District : Un

○ Points : 1095
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Mar - 22:27

Event district 1

Je cligne une fois des yeux, le temps est comme suspendu. Je vois des silhouettes s'engouffrer dans le magasin. Plusieurs bruits retentissent, je me retourne, je vois des petits objets noirs voler dans ma direction. Ce sont des balles Coralie, c'est dangereux, va-t-en, me disait ma voix intérieure, celle qui reste impassible quand je ne peux plus réfléchir raisonnablement. Je vais mourrir, je le sais, mais je ne peux pas l'accepter. Je cligne une nouvelle fois des yeux, je sens une balle me frôler, mais elle ne me touche pas. Je laisse alors échapper un petit cri, mélange de stupeur et de soulagement.

Toujours plantée au milieu de l'entrée de l'arrière boutique, je n'ose faire un geste. Si je bouge, vont-ils me tirer encore une fois dessus ? Je sens alors une main attraper fermement mon poignet et m'attirant à l'intérieur de la réserve. Je me laisse entrainer, mais je perd l'équilibre et tombe de façon ridicule sur le sol, la tête la première. Je me retourne doucement, par crainte d'y voir la personne que je déteste le plus au monde, mais non, ce n'est pas le violent rebelle faisant du mal à tout le monde mais bien son camarade, ou ennemi, je ne sais pas vraiment, qui m'a attrapée. Loin l'idée de me brutaliser, il ne faisait que me sauver la vie, encore une fois.

Il me dit alors de rester où je suis, à l'abri des tirs. Je hoche la tête et me recroqueville sur moi même, rammenant mes genoux contre ma poitrine. Je ferme alors les yeux. J'entends les échanges de tirs se poursuivre. Je ne veux voir personne mourrir, alors s'il vous plait, arrêter de vous entretuer.

Je pense alors à l'homme qui est venu m'accoster quelques minutes (ou heures ? Qui sait depuis combien de temps cette galère à commencée...) plus tôt. Il était dans la pièce principale du magasin, et il avait besoin de soin. Malheureusement, il était en plein sur le champ de bataille. J'espère qu'il n'a rien. J'ouvre de nouveaux les yeux, je voulais également m'assurer que le jeune rebelle n'ai rien. Après tout, on peut être rebelle et gentil finalement. Moi qui croyais qu'ils étaient tous, dans l'hypothèse où ils existaient, en proie à une pseudo vengeance ne menant à rien. Certain ont peut-être des objectifs plus nobles.

Je me tourne vers la fille, qui était plutôt mal en point.

Excusez-moi, mais... mais que faîtes-vous là ?



Peut-être qu'elle ne peut pas me le dire, mais je suis vraiment curieuse de le savoir. Le moment est peut-être aussi mal venu de taper la discute mais je sens qu'il faut que je parle pour échapper toute la pression accumulée dans cette dernière demie-heure.

J'entend alors un énorme boucan à ma droite. La porte de l'arrière boutique vient de s'ouvrir violemment et quelqu'un est en train d'entrer. Il faut que j'attende avant de faire quoique ce soit car je ne sais pas quelles sont ses intentions. Pourtant, au moment où je veux l'apercevoir plus précisement, la personne disparait. Elle s'est sûrement cachée. Je me relève tout doucement, puis je chuchote vers l'endroit où j'ai aperçue pour la dernière fois le nouvel individu.

Psst... Qui êtes vous ?



Cela peut-être l'individu le plus dangereux de la planète, mais au point où j'en suis, je ne risque plus grand chose. Et puis si l'objectif de cette personne était de tuer tout le monde dans la salle, elle l'aurait déjà fait. Enfin c'est ce que j'espère.

DEV NERD GIRL



Coralie se trouve à la boutique Standford avec Cassio, Ivy et Nico les charmands PNJ, et aussi Hunter et Nova, et les  PNJ pacificateurs (et oui, ça fait beaucoup de monde) x)


Dernière édition par Coralie L. Standford le Dim 26 Mar - 21:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
Localisation : Paris
★ Âge : 21 ans.
☆ Surnom : Lea
★ Occupation : chasse - vétérinaire
☆District : dix

○ Points : 850
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 13 Mar - 10:59

Une violente douleur au poignet.
Le sol qui se précipite vers mon visage.
Le souffle coupé.
La douleur.

Je ne comprend pas ce qui se passe, je ressens juste la douleur dans tout mon corps, pendant que mon cerveau essaie de comprendre.
J'ai mal, je sens un liquide chaud qui coule sur mon visage, dans ma bouche.
Un goût âcre et métallique.
Du sang.

J'entend un gémissement de bête traquée, avant de me rendre compte qu'il monte de ma propre gorge.
Je me replie en position fœtale, pour essayer de repousser la douleur qui me broie le ventre, mais rien n'y fait.
Je comprend que quelqu'un me bourre de coups de pieds, et je continue de gémir, incapable de réfléchir d'avantage.



Et puis, les coups s’arrêtèrent, ne laissant plus qu'une douleur diffuse dans tout mon corps.
Je tentais de reprendre mon souffle et mes esprits, de comprendre ce qu'il m'arrivait.

J'avais échoué.
Encore.
Et j'étais maintenant entre leur mains.

Tandis qu'un pacificateur me saisit violemment le poignet pour me passer les menottes, je commençais pleinement à prendre conscience de ma situation.

- Levez-vous ! cria alors le pacificateur en me remettant brusquement sur mes pieds.

Je me relevais en vacillant, expédiant des gouttelettes de sang partout autour de moi.


D'un coup, me revinrent en mémoire des flash de ma précédente arrestation, et de ce que j'avais subi.
Je hurlais de nouveau, mais de rage cette fois.
De rage contre moi même.
Je n'avais pas été assez forte, pas assez déterminée, et j'allais le payer cher.

Ils allaient vouloir me faire parler.
Combien de temps pourrais-je tenir cette fois ?


Je toussais et crachais un flot de sang par terre, en voyant d'autres pacificateurs s'avance pour m'encadrer.

Qu'est ce qu'il me restait comme option ?
Que pouvais-je faire ?

J'ai tellement peur...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 13 Mar - 23:44

Les Pacificateurs - Marlon Ban





Immédiatement, Marlon retourna derrière le comptoir : il s’était plaqué tout entier contre le meuble, les sens en alerte pour saisir les conséquences de ses actes. Le temps se figea un instant dans la bijouterie : aucun son, aucun mouvement, comme si la fusillade avait suspendu son cours pour reprendre son souffle.
Le Soldat du Capitole s’abaissa auprès du corps de Rachel et observa un instant l'étendue de ses blessures : des trous, des trous partout, certaines balles avaient traversé l’épaule de la Pacificatrice quand une autre s’y était installée. Le regard de Marlon se porta sur chacune des déchirures, incapable de choisir laquelle était la plus urgente : il fallait absolument qu’il la sorte de là, qu’elle survive, et s'il pouvait en faire de même ce serait parfait. Mais encore devait-il en trouver le moyen. Or, en ce moment, c'était impossible. Il ne trouvait même pas un bout de tissu pour compresser la plaie.
Marlon tenta vainement d’arrêter les saignements en apposant ses mains sur la première blessure qu’il vit.
La silhouette difforme grogna alors sourdement. Voilà un animal que l’on venait d’acculer dans une pièce, voilà un prédateur fusillé que l’on avait laissé vivant : le grondement se changea en un hurlement, puis en paroles venimeuses. Marlon leva les yeux mais le comptoir lui coupait la vue ; et ses oreilles percevaient des mots terribles, des mots qu’il refusait simplement d’entendre. Il jeta un œil à la porte de la boutique, celle qu’ils avaient franchie plus tôt pour mettre fin à cette prise d'otages et aux exactions des rebelles… ce qu’il faisait actuellement n’avait plus aucun sens.
Un regard à la hanche de Rachel. La radio s’y trouvait toujours. Il pouvait appeler des secours…
Et soudain des coups détonnèrent : dans cet orage, un présentoir derrière Marlon céda dans un cri déchirant quand un second s’effondra à sa gauche. Dans un réflexe, le jeune homme se plaqua contre le comptoir pour éviter les éclats de verre, mais les dégâts étaient assez loin et les petits morceaux n’étalèrent qu’un tapis étincelant jusqu’au mur du fond.
Mais immédiatement, un troisième tir éclata juste à sa droite dans une plainte déchirante : Marlon se jeta sur Rachel, entoura sa tête et son cou de haut de son corps. L’orage passé, la grêle suivit : une pluie dure frappa son dos et ses épaules, glissant le long de l’armure blanche pour rebondir en notes claires sur le plancher. De vives coupures s’éveillèrent alors le long de son crâne et de son cou, et il siffla face à l’acerbe douleur.
Ils devaient sortir d’ici avant que ça ne dégénère encore plus – pouvait-ce réellement être pire que la situation actuelle ? De ses gants écorchés par les éclats de verre, il aperçut des perles de sang goutter petit à petit. Il sentait également un fil liquide sur le cou lui causant des chatouillements qui lui lançaient des décharges le long du dos.
Marlon se redressa pour se défaire de cette insupportable sensation. Il aperçut alors une silhouette s’approcher, grande, dont la venue était simplement terrifiante. Son cœur manqua un battement tandis qu’il tâtonnait son flanc pour saisir son arme, pour ne pas laisser cette personne s’approcher. Quand j’en aurai fini j’vous jure que vos familles vous reconnaîtront plus ! Ces mots se rappelèrent au soldat avec la violence de coups de poing et il ne douta pas un instant que cet homme tiendrait parole.
Un regard à la porte, puis à l’arme. Marlon décida de tenter de le neutraliser, pour de bon.
Une pulvérisation retentit subitement derrière lui, sur le côté de la bijouterie. Le jeune soldat se retourna juste le temps d’apercevoir l’étagère qui s’étalait sur le sol dans un vacarme tonitruant, assourdissant, déversant des milliers d’éclats de verre sur le sol. Les vagues atteignirent les pieds des deux Pacificateurs, inondant le parquet de leur dangereuse lueur. Marlon se replia sur lui-même et observa, horrifié, la vague qui se répandait pour les entourer. Un jour, lors de sa formation, il avait entendu une femme originaire du District Quatre raconter que les plus violentes marées montaient tellement vite que les pêcheurs et baigneurs imprudents se trouvaient emprisonnés avant de comprendre la calamité qui venait les attraper.
Marlon comprenait l’émotion qui devait les étreindre, happés par l’horreur de se trouver coincés par une force qui l’acculait en ce moment-même. Entre les balles qui l’empêchaient de s’écarter du comptoir et les vitrines qui s’effondraient pour le plaquer contre le meuble, le soldat ne pouvait pas faire le moindre mouvement. Il était coincé là. Lui et son cœur qui s’affolait, et Rachel qui déclinait, et les rebelles qui les avaient totalement à leur merci.
Peut-être fut-ce son œillade rapide, ou bien le fait que la journée était une belle après-midi d’été, mais Marlon vit la sortie comme une magnifique tâche éclairée : une clarté qui était d’autant plus rude qu’inaccessible. Loin de cet enfer. La lumière d’un jour chaud filtrait de l’entrée enfoncée pour offrir des rayons doux, d’une douceur si dure. Elle donnait aux gouttes de verre une splendeur glacée, quand il suffisait d’un contact pour apposer sur leur surface cristalline un voile écarlate.
Pourquoi fallait-il que ce lieu d’horreur soit paré de si beaux ferrets ?
Encore un regard saccadé à la ronde : la silhouette s’était transformée en un homme imposant, et Marlon eut peine à croire que ce qui l’effrayait tant était un être humain. Qu’il ne voyait que de dos, avançant vers un civil. Non, pas un civil quelconque : c’était l’ancien Vainqueur qui s’était précipité dans la bijouterie et que le soldat avait sommé plus tôt de sortir. Ce que l’idiot n’avait pas fait. Les deux hommes tenaient une conversation dont les accents parvenaient nettement jusqu’à Marlon, sans pour autant qu’il puisse en discerner les mots.
Encore un tir, et cette fois-ci, la balle frappa directement le comptoir en explosant tout le verre sur les deux gardiens de la paix, l’un parvenant au dernier moment à protéger l’autre et à se prendre la violence de l'impact dans tout sa magnificence.
Marlon se trouva submergé par le clair matériau : submergé par la clameur éclatante, submergé par le verre, submergé par les entailles qui fleurissaient sur chaque centimètre de peau que son armure abîmée ne couvrait plus. Les paupières crispées, les bras et les épaules ramassés sur Rachel, il lui était simplement impossible d’agir. Son souffle lui-même était coupé. Il se trouvait là à attendre que ça passe, à attendre le coup suivant, à attendre la fin.
Ce fut le roulement des billes de verre se joignant tranquillement à l’écume des salves précédentes qui le tira de sa prostration. Ses mouvements détachèrent les quelques éclats logés sur son corps. Premier réflexe un peu idiot, il frotta le verre sur son armure, débarrassa ceux qui avaient envahi Rachel malgré sa couverture.
Du sang perla dans son œil, lui brouilla la vue. Son arcade sourcilière s’était entaillée et, il avait beau frotter, il ne pouvait pas empêcher le saignement abondant.
Un constat consternant : il lui était impossible de sortir. Il suffisait qu’il redresse un peu la tête pour qu’un tir le prive de tout moment. Ni réplique, ni échappade. Subir jusqu’à ce qu’on l'oublie. L’histoire de sa vie, en somme.
Marlon leva les yeux vers l’échange entre les deux hommes, juste à temps pour voir le rebelle dresser l’arme contre le civil. En direction de la main posée sur l’étagère. Une détonation. Une explosion. Des éclaboussures de sang irradièrent l’endroit, les gouttes s’éparpillant sur les deux hommes avec l'aisance de la rosée au matin. Et laisser à la place de la main des guenilles, des loques, des charpies.
Le rebelle venait d’exploser la main d’un civil sous les yeux stupéfaits de Marlon. Une exclamation étranglée s’échappa de sa poitrine, comme s’il ne pouvait pas y croire : il se trouvait aussi horrifié qu’il l’avait été devant le crâne défoncé du maire ou le visage mort de Janet. Il ne se rendit pas compte du bruit qu’il avait fait, il tentait de son mieux de détourner les yeux de cette vision d’horreur, de ces lambeaux qui pendaient mollement du bras de l’ancien Vainqueur. Sans même percevoir que le rebelle avait la même mais la stupeur n’aurait de toute façon pas été la même entre les deux blessures.
Sous la surprise, il avait dû bien trop se relever et un nouveau tir partit, le forçant à se baisser et à briser ses observations.
Impossible. Sa poitrine battait à tout rompre, ordonnant elle aussi la sortie – mais il n’y avait pas de sortie ! Plus de sortie ! Marlon n’en pouvait plus, et il ne se rendit même pas compte qu'en essuyant le sang qui coulait de son sourcil, il en rajoutait encore plus – le sien, celui de Rachel, aucune idée. Pas d’échappatoire, ni de sortie : impossible pour lui de faire un mouvement sans se blesser encore plus sur cette mer de verre, sans risquer de se prendre le tir qui l'attendait insidieusement de la réserve. Sans risquer d'abandonner sa vie au coin d'une bague finement ouvragée.


Spoiler:
 


Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 42 ans.
☆District : District 12

○ Points : 472
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 14 Mar - 9:47

     

Winston ♦ Indis ♦ Nova

RP event
Une fois ces mots prononcés, je me cachais aussitôt. Merde pourquoi j'avais commencé à lui parler et à dire qui j'étais ? Il s'en foutait, c'était un rebelle ! J'entendis des bruits de pas s'approcher de moi. Puis une voix. Je sentis qu'on me pressait quelque chose contre ma main posée sur la vitrine. Il n'allait pas oser blesser un civil ?! Pas un rebelle ?! Un coup de feu partit. J'observais ma main, du moins ce qu'il en restait ; la balle avait éclatée dans ma main. Le sang gicla. Celle-ci était méconnaissable. Des bouts de peau pendaient de ma main défigurée. Je n'entendais plus rien, je ne sentais plus rien, même pas la douleur. Ma vue se brouilla, et je m'évanoui sur le sol.


GleekOut!



Winston se trouve dans la bijouterie. Il est inconscient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 14 Mar - 11:15

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





Putain de merde, quoi encore ? Le cri au-delà de la porte de l’arrière-boutique s’était répandu, malgré les coups de feu, malgré le cristal brisé. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine. Jusqu’à présent, je n’avais pas remarqué son rythme saccadé, ni même ma respiration rapide qui faisait se soulever à intervalles réguliers le tissu du foulard qui couvrait mes traits jusqu’à mes yeux.

Un violent fracas en arrière-fond, le mal de crâne commençait à taper : entre la merde noire dans laquelle on s’était enfoncé jusqu’au cou, l’autre taré qui continuait à faire sa vie et le potin des tirs, tout me saoulait à un point… Alors quand Ivy gueula qu’il fallait que je m’occupe d’un énième problème, j’oscillai entre soulagement qu’elle ait repris suffisamment de poil de la bête pour aider à l’effort général et terreur sourde de nous voir nous retourner sur de nouveaux pacificateurs qui nous auraient pris à revers : car, point besoin de se mentir, cela arriverait si on ne se frayait pas un chemin vers l’extérieur. Le plus tôt serait le mieux d’ailleurs !

Une volte-face plus tard, la porte vers la rue était grande ouverte offrant un spectacle saisissant : le faisceau lumineux qui se déversait en cascade inondait la pièce auparavant si sombre, éclairant dans son sillage la silhouette svelte d’une jeune femme. Elle oscilla un instant. Dans un réflexe, j’avais levé mon arme vers elle. Mes bras tendus, légèrement fléchis au niveau des coudes pour garder une précision de visée optimale, ne tremblaient pas. Mon index aurait pressé la détente, il l’aurait fait sans la moindre hésitation si sa tenue ne l’avait pas trahie. C’était une civile.

Pas de répit, la nouvelle venue se jeta sur le côté. Qu’est-ce que c’était que ce délire ? On n’avait pas déjà assez d’emmerdes comme ça ? Fallait que des civils à la con viennent en rajouter une couche, histoire de bien s’assurer qu’on allait se faire tuer… Et si cela était un piège ?

J’avançai, tout en gardant une distance de sécurité avec la rangée d’étagères qui s’alignaient le long du mur, traçant des sillons desquels la nana pouvait surgir à tout instant. Mon regard balayait les espaces réduits, osant toutefois quelques coups d’œil vers le dehors. Cette porte ouverte à tous vents ne me plaisait pas. Vraiment pas. Pas le temps de la gérer pourtant, il fallait d’abord que je m’occupe de m’assurer que cette nouvelle venue n’allait pas compromettre notre fuite.

Un pas après l’autre, je passai devant plusieurs rangées avant d’apercevoir son contour. Ses cheveux détachés et son chemisier clair, tout sauf adaptés à la situation : je ne pus m’empêcher de sourire sous l’étoffe bleutée, soit elle était complètement barrée soit suicidaire. Encore une foulée jusqu’à l’ombre d’un rayonnage, je la débusquai aisément.

- Fais pas l’idiote, ok ? lâchai-je d’un ton ferme lorsque j’émergeai dans son champ de vision, juste à l’endroit où elle s’était tenue quelques secondes plus tôt.

Analysant son attitude, je remarquai qu’elle ne paraissait porter aucune arme. Du moins, aucune lueur métallique ne reluisait dans ses mains et elle paraissait plus équipée pour une virée de gosses de riches que pour se la jouer héroïne du dimanche.

- Tu lèves les mains et tu avances vers moi… Tout de suite !

La tension m’avait fait aboyer cette dernière réplique… Maintenant que je pouvais sentir les rayons du soleil caresser mes tempes, le désir de nous voir nous échapper de cette bijouterie de malheur était encore plus cuisant. Je fis quelques pas en arrière, il ne fallait pas qu’elle m’approche de trop près, il ne fallait pas qu’elle tente quoi que ce soit.

- Avance et rejoins l’autre fille, là-bas ! ordonnai-je en désignant d’un signe de tête le coin dans lequel l’adolescente blonde s’était réfugiée.

Je n’étais pas à l’aise. Ce n’était pas mon genre de menacer des civils, ni de transformer cette fille en otage… Mais je n’avais pas le choix : nous devions les garder sous contrôle, c’était notre seule chance de sortir d’ici sans faire de dégâts inutiles, sans franchir la limite… Il suffisait pour cela qu’elle obéisse, qu’elle se plie à mes injonctions et file s’asseoir tranquillement dans l’angle opposé. Ensuite, nous pourrions partir : Ivy, moi… Nicodème était en option.

Oui, il suffisait qu’elle obéisse alors que je la défiai du regard pour tenter d’appuyer ma voix sèche et aggravée par les replis du tissu. Qu’est-ce que je pouvais crever de chaud et de soif sous ce foulard… Qu’est-ce que je pouvais crever tout court à chaque nouvelle merde qui nous tombait dessus…


Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Nova, Coralie, Winston, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ), Marlon (PNJ) et Rachel (PNJ).
Cassio tient Nova en joug.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 14 Mar - 13:38

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Le son mat du coup feu résonna à mes oreilles comme une apaisante mélopée, délivrance qui laissait flotter mon esprit fourvoyé par la douleur. S’en suivit une vision sublime : les éclaboussures du sang de cet imbécile peignèrent les vitrines alentours de fines perles écarlates qui dégoulinèrent, coulures translucides morbides. C’était du grand art. Sa main n’était plus qu’un morceau de chair inutile, elle ressemblait vaguement à ces morceaux de viandes, crus et luisants, qu’on pouvait apercevoir sur les étals de la boucherie sans jamais pouvoir s’en payer… A point ou saignant qu’on les servait ? J’imaginais que là, on pouvait même qu’il était cuit.

Bien sûr, le type arbora cet air atterré, paniqué, profondément choqué. Qu’aurait-il pu faire d’autre que de contempler son vœu exaucé ? S’évanouir sans doute. Cela ne tarda pas et j’éprouvais une atroce satisfaction lorsque, de la pointe de ma botte, je tâtais son visage soudain si neutre de toute expression. Qu'est-ce qu'il était bien moins chiant comme ça... C'est alors qu’un son fugace, accompagné d'un mouvement dans mon champ de vision, happa toute mon attention. Sur ma droite, il avait été discret. Pas assez visiblement. Mon bras gauche entier tremblait à présent, douleur de merde.

Il y avait eu une exclamation aiguë de surprise. Depuis quand les pacificateurs criaient comme des fillettes ? Autant qu’il vienne se présenter directement à moi pour que je lui colle la balle qu’il méritait, qu’on en parle plus… En vérité, je voulais qu’on en parle, je voulais l’entendre souffrir, le voir être terrassé par la peur et cette première manifestation me mettait en appétit. Alors je détournai mon attention de l’autre imbécile de vainqueur déchu pour me diriger lentement vers le comptoir.

Mes talons crissaient sur le sol, son cristallin qui me faisait frémir d’impatience autant qu’il réveillait la douleur qui menaçait de se répandre, plus sadique à chaque instant. Il fallait qu’il paye pour cela, pour son œuvre de barbare, pour sa connerie aussi : celle d’être de l’autre côté de la barrière, du côté des salopards qui nous réduisaient à l’état d’esclaves serviles. J’avais aperçu sa tête de gosse quand il m’avait touché : ils devaient sans doute les recruter au berceau, histoire de pouvoir bien leur bourrer le crâne avec leur propagande à deux balles. Il n’en était pas moins coupable, personne ne l’empêchait de regarder plus loin que son nombril ni ne le forçait à estropier un mec, à m’estropier moi.

Je me glissai du côté caché du comptoir. Alors qu’est-ce que ça faisait p’tit con de te retrouver face à face avec l’un de ceux qui n’étaient ptre qu’une légende pour toi ? Tes yeux allaient bientôt tomber au sol et rouler comme des billes à mes pieds si tu clignais pas, tu le savais ? C’était tellement grisant de péter ainsi tant de mythes dans le cœur des enfants en une seule après-midi. Cela compensait presque cette vilaine souffrance interne qui me broyait les côtes, me bouffait le foie… Ou peut-être la rate… Je n’avais jamais su et, à cet instant précis, je m’en foutais à un point.

- On se rencontre enfin… lui dis-je avant d’ajouter dans un rictus accompagné d’un léger rire : J'vous aurais bien serré la main Mr. Le Pacif mais…

Point besoin de lui montrer son œuvre, elle était dégoulinante d’assez d’hémoglobine pour être repérée. Je me délectai de ses regards paniqués, véritable moment d’anthologie : jamais je n’avais vu homme en blanc plus pitoyable. Agenouillé dans le verre, à côté de sa collègue morte ou qui le serait très bientôt, il n’avait plus sa superbe. La vie, ce n’était pas de rester à faire le pied de grue devant un bâtiment officiel hein ? Tu as vu, il y avait même des rebelles pour s’éclater un peu ! Des rebelles qui t’éclateraient à la moindre erreur pour ta couardise à avoir rejoint le rang des oppresseurs…

Le sang sur sa tenue appelait ma soif, ses traits crispés sur une terreur non feinte appelaient ma vengeance. Le métal dans ma paume me rappelait ce que j’allai lui faire, mais je voulais que ce soit lent, qu’il souffre. Il allait payer, c’était l’heure de passer au tiroir caisse pauvre p’tit gars. Heureusement, il était déjà derrière le comptoir, même pas besoin de bouger pour encaisser. Seulement était-il prêt à débourser autant ? Car le seul prix qui m'intéressait était sa vie.


Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Winston, Marlon (PNJ), Rachel (PNJ), Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Nova, Coralie et Hunter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 15 Mar - 22:18

Les Pacificateurs - Marlon Ban





Encore un homme à terre.
Un pantin désarticulé auquel on avait coupé les fils s’écrasait au sol. Pourquoi n’avait-il pas déguerpi quand il en avait le temps ? Le corps sourd de l’ancien Vainqueur heurtant le sol fit écho aux pas de son prédateur qui se détournait déjà. Le laissant là, inconscient. D’un homme qui abandonnait sa victime pour se reporter sur une autre. A force de grincements de semelles, d’inspirations endolories et de craquements d’articulations : il approchait.
Et Marlon était incapable de percevoir où en était son cheminement. Il demeurait figé dans l’expectative, cherchant un semblant de fraîcheur contre la colonne en métal qui soutenait le comptoir mutilé.
Cet homme contourna le meuble dans un bruissement. Mouvement très aérien, bêtement.  Sur le coup, un soulagement absurde de savoir que les balles ne pleuvraient plus s’empara de Marlon. Contre-réaction plus logique déjà, le soulagement fut chassé par l’appréhension et l’impuissance. Ses yeux se reportèrent immédiatement sur le rebelle ; enfin, pas le rebelle à proprement, mais sa main, qu’il ne cachait pas. Dans le même état que celle de l’ancien Vainqueur, comme une vengeance. Sauf qu’elle avait été mal dirigée et qu’il le savait bien.
Tandis qu’il observait horrifié la tâche sur le flanc du rebelle et le trou dans sa main, Marlon comprit que ses coups avaient, contre tout attente, porté leurs fruits : des fruits assez mûrs pour que l’heure de la récolte soit douloureuse.
Le soldat du Capitole avait fait son travail ! Ce rebelle était un danger : au vu de la prise d’otages, de Rachel qui se vidait de son sang près du comptoir, au vu du Vainqueur évanoui avec son reste de main. Comment en douter ? Marlon avait réagi. Appliqué ce qu’il avait appris était évident, normal. Et plus que de l’automatisme, il y croyait vraiment : la bijouterie était un réel carnage.
Et Rachel et lui avaient dû rétablir l’ordre et la sécurité.
Mais en cet instant, Marlon était seul face aux conséquences de son acte. N’importe qui douterait dans cette position-là. Il aurait donné cher pour être ailleurs et, parti comme c’était, il paierait une somme bien plus onéreuse.
Le rebelle lâcha quelques mots d’une voix douce – bien trop douce. Au milieu des éclats de verre qu’il poussait de la chaussure et qui emprisonnaient sa proie, ses accents mielleux et méprisants tintaient avec dissonance.
Marlon leva lentement les yeux vers son oppresseur : ce visage tendu, haineux, barré de cicatrices ; ses lèvres figées, sèches, étirées en un indescriptible sourire ; et ses yeux brillants, tueurs, et cependant animés d’un éclat de douleur. Oui c’était cela : un éclat de douleur bien perceptible à qui observait un peu. Il suffisait de prendre le temps. Et Marlon l'avait, coincé entre les balles et le verre. Cette simple lueur toucha directement le cœur du natif du District Un : croiser un meurtrier était déjà terrible, mais il ne pouvait pas nier qu’il s’y était attendu.
Pourtant, un meurtrier dangereux et animé par la douleur constituait une réelle surprise : ça rendait ce rebelle humain. Imprévisible. Fou de vengeance contre celui qui lui avait arraché sa main. Son avenir. Celui que rien n’arrêterait tant qu’il souffrirait, puisqu’il n’avait l’air de plus rien à perdre.
Prêt à saccager à hauteur de son affliction tout ce qui passait, cœurs et corps.
Marlon recula, toujours collé au comptoir derrière lequel il se cachait. Dans son mouvement, un morceau de verre lui rentra dans la main. La douleur fut si vive qu’il se trouva coupé dans son élan, se ramassant sur lui-même et se rattrapant au dernier moment sur l’un des étalages. Un collier, sûrement hors de prix vu son emplacement, fut emporté dans sa reprise d’équilibre et glissa entre le soldat et le rebelle. Bien maigre barrière.
Alors qu’il se rétablissait, Marlon s’était retourné et tomba nez-à-nez avec l’arme de Rachel. Le temps s’arrêta un instant, comme son cœur.
Le soldat bondit dessus, à deux mains, puis l’enclencha. Tremblant. Il fit volte-face. Sans hésiter. Il enfonça la gâchette. Très fort. Ne lui répondit qu’un clic : terriblement sonore dans le silence ambiant, atrocement silencieux quand la détonation était attendue. Il comprit que ce qui avait condamné Rachel venait de faire de même avec lui.
Son corps entier se figea, comme son expression de stupeur qui se gelait sur le rebelle.


Spoiler:
 

Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans.
☆ Surnom : Nova
★ Occupation : Carrière
☆ Humeur : Déterminée.
★ Plat préféré : Protéines
☆District : deux

○ Points : 358
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 17 Mar - 18:34





Après la porte. Le merdier. Mais tu fous quoi Nova là, exactement ? Je regrettais déjà mon élan patriotique - merci la pacificatrice - et cet espèce d'égo anti-couardise qui m'avait poussée à mettre ma vie en danger. Je ne savais toujours pas si les rebelles existaient vraiment, mais il y avait de sacrés tarés dans cette boutique comme je n'allais pas tarder à le découvrir. Cachée derrière ce que j'avais trouvé, j’espérais naïvement que l'un d'eux s'approche et assez près pour que je lui saute dessus et le désarme. Ils n'étaient pas si bête malheureusement. Première leçon : ne pas sous-estimer l'adversaire.

Je commençais à croire en tout cas que c'était le meilleur entrainement pour l'arène que je n'avais jamais eu.

Sauf qu'ici, ce n'était pas le même enjeu, ils n'avaient pas besoin de tuer pour survivre. Du moins je l'espérais tout en levant les mains comme me l'ordonnait l'homme devant moi. Il avait l'air sérieux et entrainé et il était armé. Cependant, s'il avait voulu m'éliminer gratuitement, il l'aurait déjà fait, non ? Je le suivis calmement, ça avait toujours été ma force ce sang-froid, mon principal atout. J'étais tête brûlée parfois, clairement même, mais angoissée face au danger, moindrement. Même si ça ne m’enchantait pas, je ne pouvais prendre plus de risques que ce que je n'avais déjà fait et peut-être que je pouvais être utile quand même.
De plus, il était grand temps d'observer toute la pièce ainsi que la situation. Je balayais tout ce que je pouvais du regard, cherchant quelque chose, n'importe quoi et comptant le nombre de personne dans chaque camp.

De ce que je pouvais voir, ils étaient deux, les autres avaient l'air trop apeurés pour être des leurs. Je pus apercevoir Winston allongé au sol. Bon sang, qu'avait-il fait ce pauvre fou ? Grand dieu... Et les pacificateurs... C'est seulement en m'approchant de la jeune blonde que je pu apercevoir le reste de la boutique et ce qu'il en était. Les échanges de tirs avaient clairement été en faveur des rebelles... Moi qui avait compté sur l'inverse... Pourvu que les renforts arrivent rapidement. Il y avait un troisième rebelle ! Et lui...

Je m'assis à coté de la sœur Standford. Quel était son nom déjà ? J'avais entendu sa question à mon entrée mais je ne répondis pas, me contentant de lui tapoter discrètement l'épaule à la place. Je n'avais pas de doute sur le fait que l'homme devant moi n'avait pas envie de nous entendre jacasser. Et il avait toujours son arme plantée en direction ma tête. J'avais baissé le regard, je voulais prétendre me sentir mal à l'aise (et c'était pas complètement faux mais je me maudissais surtout moi-même) et paraitre un peu perdue et effrayée. Je ne savais pas s'il voulait m'entendre mais je tentais quand même, il se contenterait peut-être juste de me couper la parole. Néanmoins, mon regard ne quittait pas le sol et je faisais tout pour avoir l'air hésitante en lui adressant la parole.

- Je... j'voulais juste l'aider à... à sortir de là, dis-je en indiquant Coralie d'un mouvement de tête. Y'avait quand même un truc qui me trottait dans la tête depuis un moment et que je devais dire. Mais pourquoi vous ne fuyez pas ? L'innocence de mon ton trahissait la sincérité de cette question.

Oui hein ? Pourquoi rester dans ce trou en attendant une mort certaine ? Ça me paraissait incompréhensible, quelles que soient leurs motivations absurdes pour moi. S'ils voulaient cambrioler la bijouterie, autant partir avec moins de butin que de mourir riche non ?

Un dernier truc m'irritait gravement : le foulard d'Indis ! Bordel ! J'avais envie de l'étrangler avec et mon visage se contracta subitement.

© redSheep



Nova Waltham se trouve dans l'arrière salle de la bijouterie à côté de Coralie.


Dernière édition par Nova Waltham le Jeu 30 Mar - 9:46, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 18 Mar - 23:39

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Le contact du tissu sur mon visage m’irritait toujours plus : quel qu’était mon mouvement, que j’inspire pour récupérer juste ce qui me suffisait de souffle, que je tourne la tête pour observer les alentours, que je tire pour continuer d’immobiliser le Pacificateur, ce cadeau de Cas’ s’avérait toujours plus insupportable. J’essayais de me répéter en boucle que mon frère avait réellement tenu à ce que je le porte, que c’était pour des raisons d’identité, mais un regard vers un Nico libéré de ce genre d’entraves installait toujours plus de doute en moi.
Pour ne pas arracher cette saloperie, je me concentrai uniquement sur mes tirs, sur mes mains qui devaient rester posées sur le pistolet et ne jamais le quitter – sinon que mon frère aille se faire foutre avec ses petits mouchoirs.
Je ne regardais pas vers Nico quand son tir éclata la cloche oppressante qui pesait sur la bijouterie. Je ne me concentrai que sur le comptoir qui avait perdu tout son aménagement en verre, et qui ne livrait désormais qu’un squelette. Certes pitoyable, mais d’une protection suffisante, puisque l’autre chien en blanc resterait bien vivant et très en forme. Aucune balle ne l’atteignait directement : toutes ne faisaient que reverser sans fin des litres de verre sur sa tronche. Finalement, nous l’aurions peut-être à l’usure.
Pas très remarquable comme mort. Ni rapide. Je préférais la surprise et le travail bien fait : un bon Pacificateur était un Pacificateur mort et autant qu’il ne comprenne pas ce qui lui tombait dessus.
Derrière, j’entendis Cas’ s’occuper de l’intrus. Je risquai un coup d’œil en arrière : une nana, chemisier sandalette, qui avait enfoncé la porte arrière de la boutique. Devant cette situation complètement incongrue, je me mis à rire : mais ils étaient tous complètement cons dans ce District ? A croire qu’ils avaient débuté un concours pour savoir qui serait élu Débile Premier du District Un ! Si c’était le cas, la nunuche en sandales venait d’accumuler un beau nombre de points.
Toutes mes félicitations.
Ce qui m’embêtait plus, ce fut d’entendre les invectives de mon frère : quand celui-ci aboya, puis se calma, je ressentais une réelle colère dans sa voix, une profonde lassitude, et surtout je compris que les problèmes risquaient de débarquer à leur tour. Trop de rencontres dans cette bijouterie. Je savais qu’il aimait absolument tout maîtriser et qu’il perdait les pédales quand les choses venaient à échapper à son contrôle : or, il surveillait nos arrières, et j’avais simplement besoin qu’il tienne le coup.
Sinon je lui ficherais mon pied au cul pour qu’il arrête d’être blasé, ou sache au moins pour quelle bonne raison il soupirait. Cas’ avait toujours été un glandeur né, il suffisait de compter ses heures de sommeil.

« Allez frérot, fais pas encore le guignol, par pitié… »

Le foulard étouffa mes paroles soufflées. Dommage. Un regard noir de Cassio m’aurait simplement rassurée.
Je ne devais pas quitter mon objectif du regard où j’allais laisser une opportunité au Pacificateur. Mon arme relevée, les yeux plissés, j’attendais juste qu’il montre une cible pour l’aligner…

« Excusez-moi, mais... mais que faites-vous là ? »

C’était à moi qu’elle parlait, la gamine ? Surprise, je tournai la tête vers elle, prête à lui rétorquer de fermer sa gueule – on était un peu occupés à limiter la casse. Un certain scepticisme pointa à la pensée des étals qui avaient vomi leurs bijoux sur le sol. Bon, peut-être pas dans ce sens-là. Mais l’intention y était, au moins.
Au moment où mes lèvres laissèrent échapper un son, celui-ci devint plus aigu quand je perçus un mouvement sur le côté. Dans la boutique. Immédiatement, je me retournai, et je vis Nico s’avancer vers l’arrière du comptoir. Où était caché le Pacificateur. J’inspirai un instant et tirai un coup : celui-ci passa au-dessus du meuble, au-dessus même de l’endroit où je supposai que se trouvait le gardien de la paix, mais assez près de Nico pour ne pas qu’il la manque.
J’espérais bien qu’il ne la manquerait pas. Si je ne voulais pas qu’elle le blesse, j’avais envie, au moins allégoriquement : l’agriculteur du District Neuf nous avait complètement oubliés et partait dans son trip. Pourquoi avançait-il vers ce mec au lieu de l’abattre ? J’espérais que ça allait le réveiller. Le ramener à la réalité. Cassio et moi n’en pouvions plus : nous menacions de tourner de l’œil à tout moment.

« Merde mais qu’est-ce que tu fiches ! », tentai-je de lui hurler.

En entendant si bien le son de ma voix, je ressentis le silence malsain qui s’était installé dans cette bijouterie. Encore plus étouffant.
Les accents sincères, innocents, si naïfs et tellement décalés de la réalité m’attirèrent à nouveau sur le côté : c’était l’intruse, la pimbêche en short, qui se permettait de nous faire la leçon sur pourquoi nous ne fuyons pas. Et elle, pourquoi elle était rentrée ? C’était aussi parfaitement con.

« Je vous en pose des questions, moi ? », crachai-je.

Si seulement nous savions tous les quatre ce qu’on foutait là… Mais depuis que le mauvais maire avait été abattu, et que Nico s’était barré dans le District, personne ne comprenait dans quelle marée il se trouvait emporté.

« Si tu te tiens tranquille la pimbêche, on devrait pas trop abîmer ton chemisier. Demande à ta copine, elle s’en tire pas trop mal. »




Spoiler:
 


Ivy Shepherd - PNJ est dans la boutique Standford.
Ivy Shepherd - PNJ tire une balle en direction de Marlon Ban - PNJ et de Nicodeme Cartright - PNJ. Il lui reste 3/10 balles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 19 Mar - 0:24

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Bordel, qu'est-ce que s'était bon de pouvoir observer ainsi un pacificateur atterré à terre ? Sérieusement, ça n'avait de prix d'avoir un chien du capitole à ses pieds, de le voir ramper la queue entre les jambes... Lui donner un coup à cet instant aurait été plaisant, alors qu'il glapissait en tentant vainement de m'échapper en s'enfonçant toujours plus dans la mare de verre dans laquelle il gisait. Du sang perla bientôt sur l'un des bris, plaqué contre le comptoir, il me fuyait... En vain.

Ma main brûlait presque sur mon arme qui criait vengeance, tandis que sa jumelle s'engourdissait sans doute par la faute de tout ce liquide vital qui la fuyait toujours, laissant des traînées dans mon sillage. Des miettes comme le petit poucet... Pourtant, en cet instant, je me sentais plutôt le grand méchant loup et, dans mon histoire, il remportait enfin la partie.

Viens à moi petit pacificateur, ne crains rien. Tu ne souffriras point... Comptine mensongère.

Sa fuite était si lamentable, indigne d'un homme en blanc. Ce n'était pas un homme d'ailleurs, c'était un gosse qui n'aurait pas le temps d'avoir des poils au menton avant de mourir. Dommage pour lui. J'espérais qu'il avait au moins eu l'occasion de découvrir la sensualité féminine avant d'entrer dans cette boutique, sinon il finirait au tombeau sans rien avoir goûté des seules joies de la vie accordée au peuple de Panem.

Je venais de lever mon arme, hésitant à viser tout d'abord une partie non essentielle à sa survie au lieu de l'achever immédiatement, quand soudain un nouveau coup de feu résonna. Je vis la balle filer à moins d'un mètre devant moi. Mon visage vrilla en direction du tireur. Prêt à engueuler Cassio, je constatais qu'une silhouette blonde était la cause de ce manque de tact. Visiblement, elle était remontée ma petite prodige mais elle ne m'avait pas touché... Apparemment, elle n'avait pas encore assez morflé pour être vraiment efficace et intéressante : sinon, elle ne m'aurait pas manqué, ni n'aurait tenté de me raisonner avec sa réplique à deux balles.

- Hé la gamine ! Laisse les grandes personnes papoter ! lui indiquai-je pour qu'elle me foute la paix et me laisse terminer de faire mumuse avec mon nouveau jouet.

Un mouvement rapide du pacificateur suffit à lui faire retrouver toute mon attention. Une arme braquée sur moi me provoquait, prêt à faire feu sans plus de cérémonie. Putain, les Shepherd auraient ma peau ! Je tentai de relever le poignet pour être le premier, inutile il pressa la gâchette alors qu'un froid polaire envahissait mon front : sueurs froides détestables d'un moment de panique que je n'avais pas vu venir.

Sa tentative retomba pourtant comme un soufflet. Sans classe, son flingue n'émit qu'un vague cliquetis navrant, désespérant. Même la chance était de mon côté, alors rends les armes et laisse-toi faire p'tit gars... Avec ta tronche qui puait la terreur tu aurais p'tre même le bonheur de tourner de l’œil avant que ça ne devienne vraiment écœurant...

- Oups ?

Lancée comme un pavé dans la mare, cette réplique m’arracha un rictus. Mes yeux enjoués devaient trancher avec la grimace folle qui tirait mes traits. Doucement, ma main valide baissa mon arme et alla la coincer à l’arrière de mon jean sans que mon regard ne quitte celui toujours plus paniqué du pacificateur. Est-ce que ses paupières allaient péter s’il les écarquillait encore davantage ? Cela pourrait être tellement jouissif de voir ses globes s’échapper et rouler comme des billes sur le parquet de la boutique. Seulement, j’avais d’autres projets pour lui…

Ses pupilles se révulseraient-elles quand je lui arracherai la vie comme il m’avait arraché mon membre ? Les ailes de ses narines se contractaient dans un rythme saccadé, comme un buffle qu’on amènerait à l’abattoir. Au moins là-bas, on tentait de faire vite, d’assommer les bêtes avant de leur trancher la tête… Lui n’aurait pas cette chance. Il souffrirait, il pleurerait comme une madeleine, il hurlerait…à moins que…

Je savais exactement ce que j’allai lui faire. Ma langue passa sur ma lèvre supérieure, tic qui trahissait ma délectation profonde. Perspective hautement réjouissante que celle qui venait d’envahir mon esprit et remplaçait habilement cette sensation de fils métalliques ciselant ma main transpercée.  

Ma chaussure frappa le sol de son épaisse semelle tandis que mon ombre le recouvrait, s'en saisissait déjà avant que ma main ne l'attrape pour le soulever de terre. Le bois du parquet craqua, d’un même craquement que j’espérais bientôt entendre dans sa carcasse. Il avait voulu jouer, je voulais à présent finir la partie et je lui promettais qu’il ne serait pas déçu du voyage.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tente de saisir Marlon par le colbac. - DEMANDE DE LANCER DE DES.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 19 Mar - 23:34

Les Pacificateurs - Marlon Ban





L’arme glissa lentement entre les doigts gantés. Quand elle s'effondra, elle écarta les éclats de verre, comme un sac de billes que les enfants secouaient pour montrer leur précieux trésor dans la cour de récréation. Le temps béni et lointain, quand ni les Jeux, ni la rébellion, ne menaçaient encore des vies innocentes. Un temps où les gamins ne se sentaient pas pris en otages pour servir des idéaux baignés de violence et de non-sens.
Toute l’absurdité de cette société sautait aux yeux de Marlon alors qu’il dévisageait, désarmé, le rebelle avancer vers lui. Celui-là même qui en poussa une exclamation moqueuse. A quoi cela servait-il de se défendre si le sort lui-même s’acharnait ? Inexorablement muet, il se trouva bien incapable de déglutir sans causer une douleur acerbe dans les parties meurtries de son corps, sans bloquer encore plus sa respiration sifflante.
Et face à lui, le colosse qui avançait toujours.
Ce sourire carnassier qui s’étirait sur son visage ressemblait à une cicatrice, et toutes celles qui barraient le reste de sa face dansaient au rythme des moues et des rictus, comme autant de furies qui riaient de l’impuissance du gardien de la paix. A la frayeur se mêlait désormais l’humiliation, c’était merveilleux.
La balle, qui avait résonné quelques secondes plus tôt, rappelait à Marlon qu’il était coincé sur le parquet, à la merci du rebelle qui avait rangé son arme et dont les yeux enflammés trahissaient des pensées malsaines. Unique lueur dans l’ombre qu’il projetait à son approche. Le temps était lent, mais ne s'étendait pas au point de lui offrir une réelle occasion d’agir…
En finir là alors que la mission n’avait, à l'origine, été que la rencontre bidon entre deux maires le désespérait profondément. Il avait tellement à perdre… Ebène. Et cela lui vrillait le cœur.
Le contact de la main sur son col agit comme une décharge dans le corps de Marlon, sans pour autant lui éviter d'abruptes sueurs froides. Ses poumons expirèrent d’un coup tout l’air qui s’était bloqué au fond de sa poitrine, en un soupir qui ressemblait à un « non ». Ses réflexes agirent : gestes acquis par des années d’entraînement au centre de la Pacification, le soldat attrapa le poignet de son agresseur pour immédiatement le jeter loin de lui. Ce n'était pas le moment d'entrer dans un conflit, leurs rapports de force étant complètement inégaux : à la place, le jeune homme profita de la fenêtre qu'il venait d'ouvrir pour filer.
Marlon esquiva en roulant et échappa à l’emprise du rebelle. Le problème se fit d’abord entendre : des crissements divers et répétés accompagnèrent sa volte et, quand il se ressaisit, il se retrouva réellement perdu au milieu des milliers d'éclats de verre. Comme autant de raisons de se planter. Il déglutit et il se ramassa sur lui-même, manquant de glisser mais n’évitant pas les coupures vives, et aperçut avec stupeur qu’il s'était encore plus éloigné de la porte. Le rebelle, pourtant, ne se dressait pas sur son chemin.
Il ne se priverait pas de cette chance : il y avait d’autres Pacificateurs au dehors, peut-être même Bennet et Derek, et, que ce soit par le colosse ou par ses compagnons, il allait mourir là. Alors il serra les dents, et même glapit quand un morceau cristallin, plus élimé et long que les autres, l’entailla avec vigueur.
Impossible de s’arrêter sur cette blessure. Il tenta dans le même temps de se relever et de s’élancer vers la porte. Lorsque soudain, on l’attrapa et le tira vers l’arrière.



Spoiler:
 


Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.


Dernière édition par PNJ le Mar 21 Mar - 1:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 21 Mar - 0:30

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Le son finalement si clair de l'arme sur les bris de verre, tapis aux angles effilés qui s'étendait sous nos pieds, sonna comme une victoire. Une victoire trop facile, sans gloire. J'en étais presque déçu, après tout c'est sa silhouette de morveux qui était parvenue à m'arracher plus qu’une main et une douleur infecte. Par sa faute, j'avais perdu un océan de possibilités et je m'en rendis compte au moment même où, dans un réflexe, mes mains s'étaient tendues en avant pour le choper. J'avais lâché un juron immonde, sorti du fond de mes entrailles tant la chair déchiquetée m'avait arraché le peu de raison qui me restait. Je n'étais plus que rage, ma gorge incandescente appelant la soif de vengeance et je l'imaginais déjà périr sous mes doigts.

Mon ombre couvrit son corps de p'tit merdeux en blanc. Ma hauteur le surplombait, l'effaçait déjà de la surface de cette terre. Sa terreur était jouissive : comme une énergie nouvelle, elle décuplait ma haine féroce. Navré mon gars, tu prendras bientôt ton ticket pour cet aller sans retour... Et je mettrai un point d'honneur à ce que ton voyage soit lent et douloureux.

Alors que je me baissai pour le saisir par le colbac, le temps semblait s'être suspendu. La lumière de l'extérieur faisait briller les éclats de verre qui se reflétaient dans mes pupilles hargneuses, j’avais le sentiment que cette lueur m’agressait encore davantage et allumait en moi la mèche de la pleine conscience. L’impression soudaine de mieux ressentir tout ce qui se dressait autour de moi : les vitrines éventrées, le corps inerte de la pacif’ que j’avais descendue, l’odeur âcre de son sang chaud, le grondement sourd des autres connards de passants aussi… Seulement, je n’analysais déjà plus rien. Plus que jamais, je brûlais de cette animalité brutale qui décimait toute parcelle d’humanité dans mon regard. Mes traits avaient peut-être changé. Une bête acculée et blessée ne faisait pas que montrer les dents, elle savait mordre. Tuer même.

Le contact de mes phalanges avec son col immaculé me fit frémir de plaisir. Je m’apprêtai à resserrer ma prise quand soudain une poigne m’attrapa, sensation à la fois fugace et vulgaire. Repoussé. Comme un chien. D’un simple geste vif, il s’était débarrassé de mon emprise, avait expédié ma tentative de sanction.

Comment avait-il eu l’audace de me toucher à  nouveau ? Sale petit corniaud !

Le voilà déjà qui roulait sur le côté, qui tentait le tout pour le tout, qui pensait avoir une chance de m’échapper. Contre qui croyait-il se battre ? Non, il n’avait même pas la classe de se battre, il fuyait comme la crevure qu’il était ! Mon poing se serra et je sus que j’allai réellement le tuer. Si jusqu’alors ça n’avait été qu’une vague pensée, presque un horizon lointain dans la brume de mes douleurs, désormais c’était très clair : cet enfoiré allait mourir ici et maintenant. Et je ne lui laisserai pas le choix d’une belle mort, je déciderai de le congédier de cette vie moi-même, comme lui avait décidé de me traiter comme un moins que rien.

Il ne fallait pas qu’il bouge, il ne fallait pas qu’il parte. Il m’avait tant pris. J’allai tout lui prendre.

Je m’élançai d’un bond, mes semelles firent craquer sans vergogne un entassement cristallin. Frémissement suraigu, il vrilla mes tympans et déchira le silence malsain qui s’était installé dans la bijouterie depuis que ma prodige avait tiré son dernier coup de feu. Je fondis sur lui et cette fois-ci, mes doigts agrippèrent sa veste comme des serres acérées. Ma proie était ferrée. Il était enfin à moi.

Avec un cri de rage rauque et toute la force qui parcourait chacune de mes veines, leur donnant cet élan vital qui transcendait la moindre souffrance, mon unique accroche emporta ce salopard de couard en arrière et je le balançai sans ménagement contre le mur qui, avec le comptoir contre lequel il s’était réfugié jusqu’à peu, délimitait le couloir dans lequel nous avions posé notre ring. A présent, je venais de l’envoyer dans les cordes, de prouver ma supériorité. J’avais pris l’avantage et qu’il le sache : tous les coups étaient permis, pourtant il ne m’en faudrait qu’un seul. Un, pour pouvoir observer cet effroi quand il comprendrait. Cette frayeur silencieuse que je m’imaginais déjà alors que, d’un mouvement rapide, je plaquai mon avant-bras sur la gorge du pacificateur qui m’avait pris plus qu’il ne l’aurait jamais dû. Déjà placé devant le sien, mon corps faisait barrage à tout espoir de fuite, je n’avais peut-être plus qu’une main mais je refusais de le laisser entrevoir la lumière qui s’exposait avec provocation par la porte enfoncée, l’espoir de respirer un jour à nouveau l’air de cette belle journée ensoleillée. Car c’était une belle journée, n’est-ce pas ?

Oh bien sûr, il se débattit cet abruti. Il tenta des coups dans mes côtes et même un dans mon flanc encore sanglant. Je n’émis pas même un gémissement, la douleur n’était plus qu’une impression artificielle et lointaine, un filigrane indécent, un verrou que l’adrénaline faisait céder avec une facilité navrante pour lui, heureuse pour moi. Ça, on ne devait pas te l’avoir appris, qu’un homme blessé est un homme dangereux : avec ton entraînement à la noix, tu ne devais pas savoir grand-chose de la vie à part les conneries propagandistes dont on t’avait bourrées le crâne et j’étais intimement persuadé en cet instant qu’une des accroches de leur manuel n’était sans doute pas « Venez crevez sous la poigne d’un rebelle dont vous aurez sous-estimé la détermination ! ».

En réponse à ses gesticulations inutiles, je relâchai simplement la pression de mon avant-bras sur sa gorge pendant une fraction de seconde avant de le replaquer dos au mur avec une violence à peine retenue. Sa tête le heurta dans un claquement sonore. C’était quand même con de ne pas avoir ton putain de casque, hein p’tit gars ? A mon plus grand bonheur, il ne perdit pas conscience : un rictus barra mon visage, étirant la cicatrice sur ma joue. Les apparences n’avaient jamais été mon fort.

Je me laissais aller à la jouissance extrême de sentir son souffle devenir plus rapide dans la folie d’aspirer une dernière bouffée vitale, à me délecter de la panique immense qui se lisait dans ses yeux, à sentir la vibration effrénée ses carotides battre sous mon bras toujours plus appuyé. C’était grisant d’être ainsi propriétaire d’une vie, d’avoir un pouvoir incommensurable. Je n’étais pas assoiffé de pouvoir pourtant, mais de vengeance. Et je devais admettre que de percevoir le lent glissement de ma proie vers le néant, d’éprouver son passage d’un enfoiré de pacif’ une simple marionnette sous mon simple désir était d’une beauté sans pareille. Un juste retour des choses.

Il faillit tourner de l’œil, je pestai intérieur et je relâchai la pression pour approcher mon visage du sien. Je n’avais pas fini.

- C’est une belle journée pour mourir… murmurai-je à son oreille, en passant ma main sanglante sur sa joue, tout en l’entravant chaque seconde davantage.

J’avais besoin de le marquer, de sentir sa panique et son dégoût. Une dernière fois. Comme il l’avait fait avec moi. Qu’il regrette ma blessure aurait été un affront, alors avant qu’il n’ait eu le temps d’exprimer une nuance de plus, mes muscles se contractèrent une nouvelle fois sur sa gorge. La partie prenait fin maintenant.

Contre ma peau tendue par la puissance vive qui circulait dans ma chair, je pouvais sentir le relief de sa pomme d’Adam. Tout d’abord, elle s’enfonça. Puis son recul devînt pénible, impossible. Peut-être voulut-il dire quelque chose car ses lèvres bougèrent dans un silence de plomb qui n’existait qu’entre nous. Une litanie sépulcrale qui signait une fin à sa hauteur : dans l’indifférence générale et avec pour dernière vision le regard sombre de l’homme qu’il avait osé défier. Un soupir s’échappa, un dernier souffle de vie d’une douceur cruelle qui semblait accompagner l’échappée de son âme aussi pourrie que la fausse pureté de sa tenue, désormais souillée.

Il avait joué. Il avait perdu.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème est en train d'étrangler Marlon.


Dernière édition par PNJ le Mar 21 Mar - 1:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
« »


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   

Revenir en haut Aller en bas
 

EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunger Games RPG ::  :: Districts supérieurs :: District 1-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit