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 EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 9 Fév - 22:49







Un large sourire qui semblait pour une fois bien honnête illumina le visage du milliardaire quand la jeune ingénieure, visiblement agacée, vida le contenu de son verre sur le visage du fier coq venu les narguer : pour le coup sa chevelure parfaite et sa dignité venaient de prendre un sacré coup.

“Je dois dire que je  n'aurais pas mieux fait ma chère.”

Eneron avait privilégié le verbe cinglant qu'il maîtrisait à la perfection pour répondre aux provocations et s'il n'était jamais enclin à tomber dans la spontanéité depuis quelques années il devait reconnaître que le cran dont avait fait preuve son interlocutrice l’avait agréablement surpris et surprendre Eneron Stark était la meilleure façon d'attirer son  attention; elle venait de marquer des points avant le début des négociations.

Des négociations qu'ils ne tardèrent d'ailleurs pas à entamer: remettre à sa place un carrière qui se voyait trop beau avait été divertissant mais ni l'homme d'affaires ni l'ingénieure ne s'étaient déplacés pour cela.

La dénommée Clarissa Stern, s'il se souvenait bien du nom figurant sur son planning, lui présenta alors son projet qui avait intéressé le Capitole et lui exposa les raisons qui l'avaient poussé à solliciter l'aide des Stark Industries. Eneron se saisit du classeur  fourni qu'elle avait déposé sur la table, mouilla son index et feuilleta  brièvement le tout. Ni lui, ni elle ne semblaient vouloir encore se soucier de la présence du carrière à leur côté.

“ Voyons voir … Une découpe micrométrique au laser oui on dispose de cette technologie. Il faudra juste faire quelques tests pour déterminer laquelle de nos méthodes sera optimale pour votre création.”

Oui il avait bien employer le mot “création” mais il aurait pu tout autant dire “oeuvre” ou “composition” comme s'il s'agissait d'art ; pour lui tout ingénieur était à l'instar d'un peintre ou d'un poète , une sorte de créateur , un artiste à part entière avec ses sources d'inspirations, son
univers propre et ses intentions précises.

En survolant en quelque dizaines de secondes Eneron se fit une idée globale du projet qui se révélait ambitieux et séduisant mais qui mettait en jeu des technologies complexes qu'une modeste entreprise du Trois ne possédait pas d`où leur présence ici. L'ancien vainqueur était un peu jaloux de voir que le Capitole allait piocher ailleurs que chez ses fournisseurs habituels surtout que la jeune femme en question semblait talentueuse. La concurrence avec le Deux était déjà assez éprouvante, il n'y avait vraiment pas besoin d`un autre grand distributeur émergent. Peut-être était-ce une stratégie du Capitole pour casser le monopole, favoriser la concurrence voire la baisse de prix et surtout envoyer un message clair à Eneron l'avertissant que rien ne lui acquis et qu'il ne doit pas lever le pied pour rester le meilleur fabricant d'armes de Panem.
Message reçu.  

D'un autre  côté Clarissa était venu mander son aide et Eneron compter bien en tirer profit; la jeune femme ou son entreprise semblait pétrie de talent et de potentiel, c'était une occasion en or pour faire un coup.

“Je suis prêt à vous aider voire plus Miss Stern, mais comme vous vous en doutez il me faudra quelque  chose en retour. Dans le monde des affaires “on ne fait rien pour rien quand on a du talent””

Eneron se pencha légèrement en avant, tout sourire ou expression joviale avaient disparu de son visage pour laisser place à une mine fermée et indéchiffrable qu'il arborait toujours lorsqu'il discutait affaires.

“ En plus plus de l'accès à cette technologie de coupe au laser je suis prêt à vous offrir un soutien financier pour assurer que le projet arrive à son terme, un suivi scientifique avec nos meilleurs ingénieurs pour essayer de l'optimiser ainsi que notre parrainage pour mener  vos négociations avec le Capitole qui ne sont jamais simples. ”

Eneron se montrait généreux mais le projet était vraiment intéressant et il ne fallait surtout pas laisser passer cet opportunité.

“En retour il me semble évident que le nom de ma firme soit associé au projet juste après le vôtre,  vous y gagnerez d'ailleurs en visibilité et capital confiance. Mon entreprise se verra aussi gratifiée d'un pourcentage des recettes que je ne négocierai pas en dessous de 20 % . Il va bien sûr de soi qu'il faudra aussi convenir d`une assurance pour les moyens investis par mon entreprise si jamais le projet venait à avorter. Je demande également que toute innovation ou événement lié au projet soit préalablement discuté avec un des représentants des Stark Industries. “


Le businessman marqua une pause scrutant la réaction de l'ingénieure du Trois, il n'y était pas allé avec le dos de la cuiller  en en demandant  beaucoup, surtout sur le plan pécuniaire, à cette petite entreprise mais il devait assurer le coup et poser ses conditions après les chiffres pouvaient toujours être revus à la baisse mais il ne fallait jamais à montrer trop généreux dès le début des débats en particulier si l`interlocutrice faisait preuve d'un certain caractère.
Il reprit d'un ton plus clément et rassurant.

“Au delà des donnés arithmétiques et financières je vous propose un véritable partenariat pour vous aider à grandir en vous prenant sous notre aile. Vous avez eu une excellent idée et j'ai les moyens pour rendre ces dessins
, il montra les croquis en les secouant légèrement, réels. Je peux faire fructifier votre projet. C'est l'occasion ou jamais pour votre entreprise d'avancer et de progresser ; il   risque de ne pas y en avoir d'autres alors saisissez la!”

Il avait fini du moins pour le moment et se mit à attendre sa réponse en se réinstallant confortablement dans le fauteuil moelleux. Il sentait à l'aise,  dans son domaine, son terrain de jeu favori .
La  négociation et la rhétorique dansaient ensemble à l`intérieur de de ce bar à l'ambiance feutré quand le chaos menaçait en dehors de l`arche : cela tombait bien ils les avaient toutes deux dans le sang.


Eneron Stark se trouve au bar avec Emerick Waltman et s'adresse à Clarissa Stern assise en face.

_________________




Que voulez vous ? Il faut bien gagner sa vie...


Dernière édition par Eneron Stark le Ven 17 Fév - 11:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 10 Fév - 4:18

Les Rebelles - Equipe 1





Le sourire qui était posé sur les lèvres de Nicodème était indéchiffrable. On pouvait y déceler de la satisfaction malsaine, mais aussi un intérêt curieux mêlé d'un sadisme certain. Dans ses yeux, on devinait qu'il analysait le moindre mouvement, la moindre parole de ses "otages" : il se délectait de leur peur, autant qu'il profitait de la faiblesse d'Ivy. Cette gamine aurait pu être tellement plus intéressante si elle osait sortir du carcan dans lequel sa famille l'enfermait... Il jeta un coup d’œil vers elle. Son arme s'était focalisée sur le frère de la petite blondinette, peut-être enfin une chance à saisir pour la faire éclore.

Tout cela était exquis. La voix tremblante de la jeune fille vînt couronner ce moment de jubilation. Quand elle demanda si son frère pouvait l'accompagner, Nicodème fit un pas en arrière puis indiqua par un geste fluide, presque révérencieux, qu'il leur laissait le champ libre. Après tout, il ne fallait pas contrarier des otages, quel mauvais rebelle aurait-il fait ! Au contraire, les garder ensemble, c'était les contrôler... Les autres avaient l'air si inoffensifs et impuissants, dos contre le comptoir. Une vendeuse faisait de son mieux pour camoufler ses sanglots tandis que l'homme âgé suait comme un bœuf.

- Sta... Ston... Standford c'est ça ? fit-il mine de deviner, se souvenant de la devanture, en saisissant le poignet de Coralie alors qu'elle se redressait pour s’exécuter :Pas un seul faux pas, compris ?

Nicodème toisa du regard son frère et ajouta un passant son pouce sur l'ovale du visage de la blondinette :

- Sinon je te promets que frérot aura plus qu'une joue légèrement rougie...

Sa main se détacha d'elle, son arme non. Ivy se chargeait de fermer la marche, son pistolet pointé dans le dos de celui qu'elle abhorrait. En vérité, la rebelle aurait rêvé de se défouler sur ce mec qui s'était cru plus malin que tout le monde en giflant sa sœur devant public. Encore un de ses salauds qui pensaient tout pouvoir se permettre du moment qu'ils vivaient sous la coupe du Capitole.  

Quelques pas, un tour de clé et l'arrière-boutique s'offrit à eux. Ivy resta sur le seuil d'où elle pouvait jeter des regards furtifs vers les autres personnes qu'ils continuaient de garder sous leur joug. Lorsque la jeune patronne s'écarta pour les laisser pénétrer dans la pièce, Nicodème pointa le canon de son arme dans sa direction et lui intima d'un voix froide :

- Honneur aux dames... Son ton s'était voulu sarcastique, son plaisir à entretenir la terreur qu'il pouvait lire dans son regard était grisant.

- Avance ! aboya Ivy en réajustant son foulard sans jamais laisser entrevoir son visage.

Nicodème savourait cette situation et le comportement toujours plus violent de la jeune Shepherd : finalement ce n'est peut-être pas toute la famille était bonne à éliminer... Néanmoins, il n'avait pas le temps pour ce genre de futilités, son regard se plongea dans celui de la gamine :

- Il y a toujours des issues de secours dans ce genre d'endroits. Montre-les moi, patronne.

La Shepherd venait enfin de comprendre de quoi il en retournait et elle ne put s'empêcher de songer que l'agriculteur du Neuf avait de la ressource. Trop sans doute. Le silence s'était installé, seulement rompu par quelques gémissements provenant du comptoir. Dans cet espace hors du temps, Ivy percevait avec davantage de netteté le son aigu et vibrant de ses acouphènes. Déclenchées par le tir de Nicodème, elles n'avaient cessé de lui marteler les oreilles depuis qu'ils avaient pris la fuite. L'explosion n'avait pas que tué sa mère, elle l'avait également touchée à jamais. Alors que l'image de la déflagration passa telle une ombre du passé, les sons redoublèrent et elle posa instinctivement sa main contre sa tempe, geste inutile. Tout ceci était interne, incurable. Une trace à vie.

Et parce que l'incertitude du destin de son frère qu'elle avait abandonné lui revînt en mémoire, elle choisit de tenter de se concentrer sur autre chose pendant que leur otage s'exécutait. Son regard vrilla, elle contempla la silhouette de cet homme dont le comportement la révoltait. Elle en avait tellement marre d'attendre pour agir. Elle rêvait tant de remettre Nico à sa place, de le faire payer son coup d'éclat... Cependant, il n'était pas le seul à mériter sentence. L'autre petit malin en méritait une aussi... On ne frappait pas sa sœur impunément. C'était si intolérable. Révoltant. Son arme le tenait en joug, ça aurait été si facile de lui faire payer sa bêtise.

Spoiler:
 


Nico et Ivy sont dans la boutique Standford.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 11 Fév - 18:07

Event exceptionnel
Post d'introduction - 5




A peine Clyde avait-il prononcé ces mots qu’il comprit qu’il avait peut-être commis une erreur. Un autre pacificateur, qui avait l’air beaucoup plus coriace que celui qu’il avait abordé, l’interpella. Un instant Clyde envisagea chercher de l’aide dans le regard des autres pacificateurs, mais il préféra assumer ce qu’il avait dit et le rôle qu’il avait décidé d’endosser. Rôle qu’il allait peut-être regretter en voyant le poing serré du pacificateur en face de lui. Il devait le fait de se sortir indemne que grâce à l’intervention de celui qui devait être son supérieur.  

Celui-ci se lança dans une longue tirade pour lui expliquer que le journaliste se trouvait sous leur protection, mais Clyde ne l’écoutait que d’une oreille distraite. De l’autre, il pouvait entendre un caméraman marmonner dans son coin. Les pacificateurs avaient l’air tous très concentrés, il paraissait que seul Clyde pouvait l’entendre.

▬  J’imagine même pas les images que je pourrais avoir, avec tous les rebelles qu’il doit y avoir, mon chef sera obligé de m’accorder ma promotion avec ça…

Clyde se reconcentra alors sur le pacificateur qui lui faisait face.

▬  Aussi, installez-vous confortablement sur l’un des sièges là-bas, soyez patient et laissez nous faire notre travail. Et trouvez un moyen d’arranger le vôtre, car je ne suis pas persuadé qu’il soit dûment accompli aux yeux de vos supérieurs.

Clyde réfléchissait à toute vitesse. Il avait peut-être l’occasion de rejoindre les rebelles, sous couvert d’une bonne couverture, il devait saisir l’opportunité…

▬  Evidemment, je suis désolée que l’émotion m’ait fait douter de vos capacités et de votre professionnalisme. Je vous fais évidemment confiance pour tout ce qui concerne ma sécurité.

Joignant les actes à la parole, Clyde partit s’assoir sur l’un des sièges désignés par son interlocuteur. Il attendit un instant, le temps de s’assurer que les pacificateurs avaient repris leur discussion, puis il s’approcha du caméraman qu’il avait entendu parler des rebelles.

Il tapota l’épaule un instant l’épaule du caméraman comme pour le soutenir dans son choc et murmura à son oreille.

▬  J’ai entendu que tu voulais rejoindre les rebelles. Je pense que c’est une occasion inespérée, on doit saisir cette chance, ce sera peut-être la seule d’avoir des images aussi inédites. On ne sera pas trop de deux pour se protéger.

Clyde jeta un nouveau regard vers les pacificateurs. S’ils partaient maintenant, ils avaient une chance de passer inaperçus.

▬  C’est maintenant ou jamais. Tu m’accompagnes ?

Le caméraman jeta un dernier regard vers les pacificateurs avant d’acquiescer discrètement. Les deux jeunes hommes sortirent dans la plus grande discrétion de la gare. Alors qu’ils s’étaient éloignés de quelques dizaines de mètre, le caméraman s’adressa à Clyde.

▬ On ne devrait pas retourner où on était. Ça grouille de pacificateurs.
Où les rebelles ont-ils pu se cacher ?


Clyde réfléchit un instant puis se souvint du marché qu’il avait aperçu un peu plus tôt dans la journée.

▬ Il y a un marché sur la place principale. Il devrait être noir de monde, le meilleur endroit pour les rebelles de se cacher et impossible pour les pacificateurs de les retrouver sans créer un mouvement de foule. En passant par les petites rues par ici on devrait l’atteindre.

Ils avancèrent rapidement mais prudemment à travers le district un, se faisant guider par le bruit qui émanait de la place.  Juste avant de l’atteindre, il donna une dernière recommandation –pour ne pas dire ordre- à son coéquipier.

▬ Tu devrais laisser ta caméra ici. Elle est beaucoup trop grosse, elle attirait trop l’attention. J’ai ce qu’il faut pour prendre les images qu’il nous faut.

Il sortit de sa poche la petite caméra qu’il avait achetée au District 3 il y a quelque mois de cela et, s’assurant que son collègue s’était déchargé de sa caméra, il s’engouffra dans la place, scrutant chaque visage, chaque regard, chaque comportement suspect. S’il y avait des rebelles dans la place, il devait les trouver pour leur dire qu’il pouvait les aider.



Clyde Holden se trouve dans la place du marché.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:40

Les Pacificateurs





Mise à part la fouille minutieuse de Bennet, le corps à la peau tannée demeurait inexorablement immobile, inanimé, mort. Ses trois collègues se tenaient en ligne un peu plus loin, silencieux mais inquiets.
Sauf Derek qui n’était ni silencieux, ni inquiet. Il rongeait son frein avec son calme légendaire, grinçait des dents et se tordait dans tous les sens pour regarder les alentours. Rachel respirait profondément pour ne pas se laisser gagner par l’agitation qui frémissait lentement dans le groupe. D’un coup d’œil, elle constata que Marlon se contrôlait pour garder également son calme.
Si la native du District Neuf ne réagissait pas, c’était parce qu’elle comprenait la frustration qui habitait Derek : la même murmurait en elle, toutefois elle était capable de ne pas l'écouter. Un immobilisme forcé, une appréhension inévitable ou une digestion des évènements passés : qu’elle que soit la réelle durée de la fouille, cette attente était trop longue pour n’importe lequel des acteurs de la pièce.
Respectant un périmètre précis, de manière à intervenir rapidement en cas de problème, les trois Pacificateurs décidèrent tacitement de se répartir aux alentours pour ainsi se rendre utiles et accélérer la récolte de preuves. Derek n’arrêtait pas de tournicoter sur lui-même, observant continuellement les parages pour repérer le moindre détail inhabituel.
Sacrée sentinelle.
Rachel, elle, s’était déportée de la scène de fouille du corps rebelle, préférant regarder les détails alentours. Des douilles traînaient de ci, de là, de quoi donner les positions de quelques rebelles : la précision n’était pas de mise mais au moins, il était plus simple de se faire une idée. En notant les regroupements, elle situa leurs emplacements.
Deux rebelles avaient tiré. Un troisième était mort. Ne pouvant pas être partis qu’au nombre de trois, Rachel se permit d’estimer qu’ils étaient à peu près cinq. Un en moins, bien sûr, et tandis qu’elle reportait son regard vers le cadavre, ses pas l’y conduisirent.
Des traces carmin attirèrent soudain son attention, et elle se pencha pour repérer quelques gouttes. Leurs contours étaient bien trop nettes et leurs gisements trop concentrés pour trouver leur origine dans le corps allongé plus loin. Un autre rebelle était par conséquent assez gravement blessé pour que la plaie ait saigné, et il requérait un bandage apposé quelques mètres plus loin. Cette découverte réussit à ravir Rachel. Elle venait encore de prouver son utilité.
Edmond était agenouillé et inspectait minutieusement le cadavre devant lui ; Marlon l’aidait, debout à son côté. Ce dernier, justement, fronça légèrement les sourcils, puis se baissa avant balayer doucement la pierre devant lui. Il tira doucement à lui un objet dont l’éclat attira l’attention de Rachel.
Une montre pendait dans la main de Marlon, bien trop grande pour tenir à son poignet : de belle facture, argentée, la mort de son propriétaire ne l’avait a priori pas abîmée.

« Il y a des initiales au dos », examina-t-il.

Des lettres étaient effectivement gravées à l’arrière du bracelet : « F » et « S ». Un échange de regards éloquent se produisit entre les Pacificateurs présents : il y avait assez pour identifier une famille entière.
Cette montre offrait d’autant plus d’informations qu’en la retournant et la soupesant, Marlon en dégagea des fonctionnalités bien plus élaborées que ce que possédaient les horloges moyennes : entre autres, une boussole et un chronomètre. Il n’osa pourtant pas pousser plus avant son inspection par crainte d'abîmer le précieux objet.

« C’est typiquement le genre de gadgets que l’on trouverait au District Trois, affirma Edmond. Enfin, pour les plus aisés des ingénieurs. Ou pour ceux qui auraient des moyens détournés pour s’en procurer. »

Le vétéran attrapa le bijou et le rangea dans l’une de ses poches.

« Il n’y a plus rien à voir ici », déclara-t-il soudain.

Rachel s’avança pour faire part de ses observations : ce groupe paraissait pas complètement désorganisé, mais en revanche très peu équipé. Les conclusions ne furent pas compliquées à tirer pour quiconque :

« Un petit groupe, peu armé. Je suppose que leur intervention ne devait pas paraître compliquée à leurs yeux. »

Aux yeux des Pacificateurs non plus, pensa Rachel, mais elle garda sa remarque pour son for intérieur.

« J’ai par contre une bonne nouvelle : l’un d’entre eux est blessé. J’ai trouvé des traces de sang. Or, un blessé par balle un jour de marché ne doit pas être compliqué à repérer dans cette foule.
- Excellent. »

Chacun prit le temps de peser la nouvelle. Certains, pourtant, étaient plus véloces – ou plus précipités – que les autres.

« Et maintenant, on fait quoi ? »

Edmond se releva, les regarda tous les trois et acquiesça doucement.

« Maintenant on agit. Direction la caserne. »

Spoiler:
 



Les Pacificateurs se séparent en deux groupes.
L'équipe 1 est composée de Marlon Ban et Rachel Morrisson.
L'équipe 2 est composée de Edmond Bennet et Derek Wolff

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:41

Les Pacificateurs - Equipe 1





Après une hésitation de la part d’Edmond, qui avait failli imposer la présence de Derek à Rachel, celle-ci se dirigeait vers la place centrale du District Un en compagnie de Marlon. Elle s’estimait sincèrement heureuse d’avoir gagné au change.
La Pacificatrice s’arrêta un instant pour ajuster les fermetures de ses chaussures, et vérifier d’un coup d’œil son équipement ; le tout était plutôt destiné à se rassurer l’esprit qu’à s'assurer de sa fonctionnalité.

« Il y a vraiment du monde sur la place », déclara Marlon d’un ton amer.

Un bruit de scratch lui répondit, suivi de bottes que l’on frappait pour en attester la solidité – ou se donner du courage. Rachel rebondit sur ses jambes pour se mettre bien en place.

« Il faut bien qu’on ait du travail, non ?
- C’est une manière de dire les choses… »

Rachel vint à la conclusion que leur tenue était réellement adaptée à l’effort : aucune gêne, aucun blocage, elle s’avérait complètement différente des tenues de parade et beaucoup plus confortable.
L’essentiel était de rester concentré. Pour cela, elle était réellement satisfaite que Wolff soit resté derrière.

« Tu as retenu les signes distinctifs des rebelles ?
- Euh… aucun ?
- Bien. Au moindre geste suspect, de n’importe qui, fais-moi signe. On ne la joue pas solo. »

Marlon acquiesça. Sur un signe de Rachel, ils débarquèrent sur la place publique.
Rachel avait souhaité très fortement pouvoir se rendre sur le marché à la fin de la rencontre entre maires : si tout ne s’était pas déroulé comme prévu, son vœu de profiter de la braderie se trouvait exaucé. Des marchands hélaient sans fin les passants : pour certains les yeux brillaient quand pour d’autres, ce furent les poches. Des foulards bigarrés, des parfums exotiques, des voix prononcées ; le tout se mêlait et s’entrelaçait pour entraîner qui le désirait dans sa danse.
Rachel inspirait profondément pour ne pas se laisser attirer par ces merveilleuses odeurs de mets qui promettaient par leur apparence et leurs effluves d’être raffinés. De plaire à tous les palets. A la place, elle préférait observer les visages des hommes et des femmes qu’elle croisait : gros, petits, enjoués, tristes, tous se ressemblaient et se différenciaient sans cesse. C’en était à la fois passionnant et fatigant, cette imitation omniprésente des attributs physiques.
Certains d’entre eux baissaient les yeux, quelque peu coupables. Mais ils avaient la bonhomie des gens luxueux, ou la gaucherie d’une fillette : mais ni Rachel, ni Marlon n’avaient quelque chose à en faire de leurs histoires de coucheries ou de chocolat dérobé dans le placard. Dans tous les cas, à part avoir des talents terribles en dissimulation, cette petite blonde aux joues replètes n’avait rien d’un membre de rébellion.
Cela ne devait pas faire bien longtemps que les deux Pacificateurs arpentaient la foule et déjà ils devaient reconnaître leur ennui et leur agacement dus à la tension et l’absence manifeste de résultat. D’intérêt. Après tout, alors qu’ils se cassaient la tête à analyser le moindre geste des passants, les rebelles pouvaient parfaitement retourner tranquillement à leur planque. Et tout allait bien pour eux, après avoir assassiné une Pacificatrice et un maire.
Les deux collègues procédaient lentement, comparable à une équipe de surveillance. Ils ne pouvaient pas arrêter le premier passant venu : ce serait une perte de temps et une provocation d’appréhension. Or, dans une foule, la moindre onde inquiète pouvait rapidement se transformer en un affolant raz-de-marée. Edmond avait été clair à ce sujet-là : tant que le calme et l’ordre régnaient, ils pouvaient espérer les repérer.
Mais dans l’effervescence, la rébellion restait maîtresse ; à la Pacification appartenait l’ordre.
Marlon attrapa subitement le bras de Rachel et lui désigna un groupe de deux personnes au loin qui quittaient le marché central, pour s’en aller vers des rues parallèles – et ce qui semblait être une boutique de bijoux au loin. Le gamin du Un le lui confirma.

« Je reconnais l’une des personnes qui se dirigent vers la boutique des Standford, c’est une Carrière du District Deux. Si elle a vu quoi que ce soit, elle nous le dira. »

Rachel hocha lentement la tête : elle savait qu’il avait une ancienne Carrière du District Deux comme petite amie, désormais reconvertie en coach. Elle s’avança donc en direction des deuxcivils.

« Un instant. »

La Pacificatrice les apostropha sans appel, arrêtant le groupe dans sa procession vers la boutique de bijoux qui attirait par à-coups les regards : certaines pierres éclataient dans la vitrine selon les rayons du soleil qui arrivaient à les atteindre et à s’y refléter.

« Nous aimerions juste vous poser quelques questions. Simple contrôle. »

Que Marlon ait eu raison, par pitié.
Elle savait son collègue guettant le moindre danger.

« Nous souhaiterions savoir si le marché se déroulait bien pour vous, si vous n’avez rencontré aucun problème. Si aucun évènement, disons, anormal, ne vous a marqués. »

Qu’elle se sentait idiote à procéder à un « contrôle » alors que des meurtriers courraient dans la nature.
A cet instant débarqua une jeune rouquine, légèrement essoufflée, qui avait cherché à rejoindre son groupe après avoir été retardée pour une raison complètement inintéressante. Rachel observa simultanément les trois personnes qu’ils avaient arrêtées, insistant par son regard pour souligner la gravité de la situation et les inciter à éviter toute blague – ou de les faire tourner en bourriques. Le résultat fut satisfaisant avec la jeune rouquine qui, déjà naturellement mal à l’aise, ne traîna pas à détourner le regard ; elle espérait atteindre le même aboutissement avec la grande asperge ainsi que la Carrière suffisante.
Au moins, Rachel ressentait la même tension chez Marlon, et elle ne doutait pas que leurs cœurs battaient à l’unisson.
Spoiler:
 

Marlon Ban et Rachel Morrisson se trouvent sur le marché.
Marlon Ban et Rachel Morrisson ont arrêté Winston Davis, Nova Waltham et Indis Winfield pour discuter avec eux.


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:42

Les Pacificateurs - Equipe 2





Derek était sincèrement honoré par la confiance que manifestait Bennet à son égard quand il lui avait fait comprendre qu’il préférait l’avoir sous son service plutôt que de le voir partir avec Rachel et Marlon. Superbe.
Oh, il aurait pu lui faire ravaler ses prétentions dirigeantes d’une réplique : Bennet n’était qu’un simple Pacificateur d'un District intermédiaire, exonéré sa vie entière de responsabilités jusqu’à ce jour où on l’avait chargé de l’escorte d’un maire. Escorte à l’aboutissement affligeant, cela allait sans dire, au vu des cadavres qu’ils laissaient dans leur sillage.
Mais Derek lui laissait volontiers l’imputabilité de toute ce bordel, s’il le désirait tant : après tout, que les ambitieux se battent entre eux pour garder la tête hors de la fosse à merde, tant qu’ils ne l’entraînaient dans leur immondice.

« C’est à vous de donner le signal, chef. »

Derek insuffla un certain mépris dans le dernier mot, qu’il agrémenta d’un sourire satisfait. Mais Bennet, dans son calme exemplaire que n’avait jamais réellement eu Dixon, ne fit même pas mine de réagir à sa provocation. Il mesurait le temps d’avance dont nécessitaient Marlon et Rachel pour que leur ronde ne paraisse pas suspecte.
Peut-être que sa maîtrise inspirerait le respect à Derek. Encore fallait-il qu’elle ne se transforme pas en une incompétente inaction.

« Rien à signaler ?, quémanda Bennet dans son talkie aux Pacificateurs qui savaient à qui ils avaient affaire.
- Personne n’a tenté de quitter le District, grésilla l’un d’entre eux, rapidement conforté par ses pairs.
- Bien. Continuez à guetter. »

Avec flegme et détachement, Bennet repositionna précisément la radio à un endroit facile d’accès, sans risque de vol, et replaça un peu son armure qu’il trouvait quelque peu rigide – ou peut-être étaient-ce ses articulations qui n’étaient plus de prime jeunesse.

« Allez. »

Lâchée dans un souffle, cette invitation ne patienta pas pour avoir une réponse : et voilà que les deux Pacificateurs quittèrent la caserne avec l’intention ferme de ne rien laisser leur échapper.
Cette foule de marcheurs et de camelots rassemblait à elle seule toutes les craintes du duo : si une chatte n’y retrouverait pas ses petits, des Pacificateurs n’y retrouveraient pas leurs rebelles. Tous ces regards qu’ils croisaient, ces sourires qui les frappaient, ce décalage complet avec l’urgence que la gare avait provoquée ; rien ne pouvait les aider à atteindre leur objectif. Rien hormis leur rigueur et leur détermination, et là-dessus, les deux hommes pouvaient compter l’un sur l’autre : ils ne laisseraient aucune chance, à n’importe quel suspect, de fuir les conséquences de leurs actes. De leurs choix. Fuir la justice et l’ordre de Panem.
Derek repéra au loin les silhouettes de Rachel et Marlon qui opéraient avec moins de suffisance et de confiance qu’eux deux. Ils étaient cependant rapides : la foule les engloutit avec la gloutonnerie de gens qui cherchaient à acheter, et le natif du Capitole se surprit à espérer qu’ils en sortent.
Pour des raisons d’efficacité, Bennet l’entraîna dans la direction opposée. Cet homme était aussi décidé que sa prédécesseure, ce qui était tout à son honneur, l’austérité en moins.
Leur inspection les mena alors devant l’établissement de boissons du District, qui était bondé à cette heure de la journée. Sûrement pas un endroit pour cacher un blessé, mais Derek sentit la certaine volonté de son compagnon d’infortune d’y entrer.
Un haussement de sourcil.

« Dixon nous avait promis un verre à la fin de cette journée, déclara-t-il sobrement en estimant au travers des vitres le nombre de clients - trop.
- Ton vœu sera exaucé plus tôt que prévu, bien qu’il ne faille rien espérer de plus fort que de l’eau.
- Ce sera toujours ça. »

Avec un grognement de concert, les deux hommes pénétrèrent dans le bar.
L’environnement étouffait par sa chaleur, bien plus terrible qu’au-dehors, et frappait par son ramdam d’aboiements, de rires et de chocs contre les verres : les serveuses allaient et venaient entre les consommateurs avec une agilité professionnelle, à moins qu’elles ne soient entraînées par l’appât de la prime de service. Même eux, en tant que Pacificateur, ne pouvaient pas espérer en toucher à la fin de cette sale journée ; ils devaient même s’estimer heureux si on ne les flanquait pas au pilori pour le chaos causé sur le parvis de la gare.
Deux pas dans ce lieu de vie et de boissons que l’ambiance s’appesantit sans détour.
Elle s’avérait d’autant plus lourde que certains rires étaient devenus forcés, que certains regards illuminés par l’alcool devinrent plus inquisiteurs. Etait-ce dû à la simple présence des Pacificateurs, où à leur dégaine immanquablement marquée par la fusillade de la gare ? Des traits sévères, des gestes calculés, des lèvres pincées ? Derek regrettait que l’une des serveuses qu’il connaissait pourtant ait un geste d’hésitation à venir à sa rencontre ; il regretta d’autant plus la rigidité avec laquelle Bennet la renvoya à son travail.
La dure vie d’agent de la paix, aurait-il aimé susurrer à cette fille si jolie quand le travail était précisément terminé.
Bennet fit un tour rapide de la salle, sûrement attiré par cette baisse de jovialité à leur entrée. Derek, quant à lui, ne le suivit mais s’avança d’un pas de roi vers le comptoir : un visage attablé juste à côté l’y avait emporté. Enfin, plus qu’un visage, ce fut une situation complète : le Pacificateur avait reconnu la face immanquablement célèbre d’Eneron Stark, vendeur d’armes du District, aux côtés d’une jolie rouquine – un futur coup ? que la vie de businessman était terrible accompagnée de filles si exquises – avec laquelle il menait une conversation qui semblait importante. Sans doute. Ils paraissaient en tout cas bien installés.
Derek s’accouda au comptoir et le barman ne tarda pas à venir.

« Pacificateur Wolff ! Je ne vous ai pas souvent vu dans mon établissement pendant votre service. Je peux faire quelque chose pour vous ?
- Un verre d’eau. Les joies de la blancheur. »

Son oreille errait vers la conversation à la table non loin de là, mais Derek constata avec amertume qu’elle était inintéressante. Essentiellement composée de chiffres d’affaires, d’assurance et d’offres d’emploi. Jusqu’à ce qu’un détail l’intrigue : Stark avait dit de la rouquine qu’elle était ingénieure.
A Bennet qui ne traînait pas loin, Derek lui fit signe de se rapprocher. Devant le regard interloqué, il murmura très bas :

« La rouquine à côté de Stark serait ingénieure. En plus d’être notoirement de notre côté, l’homme d’affaires pourrait nous rendre un sacré service pour l’avenir. Ca te dérange si je m’occupe du sportif à côté d’eux ? »

Bennet étudia un instant l’armoire à glace détrempée et les deux interlocuteurs, et il acquiesça. Derek était comblé qu’on lui fasse ainsi confiance.

« Tu l’ajouteras à mon ardoise, n’est-ce pas !, lança-t-il au barman en attrapant le verre d’eau qui lui était servi.
- Bah, si tu me devais qu’un verre d’eau ! »

Dixon aurait été scandalisée devant une telle scène ; Bennet n’en avait strictement rien à faire.
Derek se dirigea vers la personne ciblé, un blondinet baraqué qui avait de grandes chances d’être Carrière. Tirant une chaise vide non loin de là, il la plaça entre lui et la rouquine. Il attira l’attention du duo en lançant à la fille :

« Ca ne choque pas votre ami détrempé si je bois un verre d’eau devant lui ? Il fait une chaleur à crever dehors, à chacun sa méthode pour se rafraîchir. »

Un clin d’œil malicieux ponctua sa phrase.
A cet instant, avec un léger sourire compréhensif, Bennet s’était glissé entre Stark et la nana, préférant rester debout. Au final, au vu de la configuration des deux Pacificateurs, aucun des trois interlocuteurs ne pouvaient s’éclipser en douce, et Derek savait qu’il n’y était pas pour rien. Loin de là.

« Monsieur Stark, c’est un honneur de pouvoir vous rencontrer ! Vous êtes une légende dans mon humble District. Le District Trois. »

Derek observait attentivement Stark, Bennet observait attentivement la fille : au moindre signe de leur part qui offrirait une information, ils la saisiraient sans hésiter.

« Permettez que je dérange votre conversation, mais mon collègue n’a pas pu s’empêcher d’entendre que vous étiez ingénieure, mademoiselle… Or, nous aurions précisément besoin de votre instruction. Ce ne sera pas long. »

Bennet sortit alors la montre trouvée précédemment sur le corps du rebelle, et la montra à la rouquine : pourtant, loin de défaire son étreinte pour la laisser s’emparer de l’objet, il affermit sa poigne.

« Nous souhaiterions simplement retrouver le ou la propriétaire de cette montre de très belle facture… Malheureusement, pour éviter tout accident, je préférerais la garder en main. Dites-moi simplement comment je peux vous aider… à nous aider. »

Derek but une gorgée et fit mine d’en offrir un peu à son voisin mouillé.
Spoiler:
 



Edmond Bennet et Derek Wolff sont dans le bar.
Edmond Bennet et Derek Wolff parlent avec Eneron Stark, Emerick Waltham et Clarissa Stern.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:43

Les Rebelles - Equipe 2





Alors que leur collègue le plus expérimenté venait d’indiquer clairement sa désapprobation à la stratégie qui se mettait en place suite à la prise de contrôle de Jonathan, Kenny avait fait un bond en avant pour le retenir. Cependant, Cassio n’était déjà plus qu’une ombre parmi les passants, il filait sans un regard en arrière pour ne devenir plus qu’une silhouette qui bientôt se mêla à tant d’autres. Il le perdit de vue. Une fois de plus, le jeune Shepherd montrait qu’il avait toujours su être invisible… L’angoisse gagna pourtant Kenny : et si Cas’ avait raison ?

- Laisse-le partir, il a besoin de les retrouver... l’appela Siti d’une voix faible en passant son bras autour des épaules de Jonathan pour paraître moins recroquevillée.

Le second du Huit était un peu plus grand que son ancien soutien et elle devait se redresser davantage pour réussir à trouver une stabilité dans son étreinte sans laisser transparaître son état. La douleur la tirailla, sa tête lui tournait mais il était hors de question qu’elle puisse causer leur perte.

- Il pourrait avoir besoin de nous, t'as déjà oublié l'autre as du viseur qui a voulu nous montrer qu'il avait la plus grosse ? Il marqua une pause : Cas’ pourrait avoir besoin d’aide face à lui…

Siti n’avait pas réellement saisi le discours de son collègue, il était bien trop compliqué de se concentrer sur quoi que ce soit tant son épaule la lançait. Elle sentait la chaleur du sang qui grouillait sous le tissu noir et qui lui rappelait inlassablement sa profonde blessure. Les indications de la soignante ne la rassurait pas, dix minutes avant de perdre connaissance… Voilà donc ce qui lui restait avant de devenir un poids pour les autres rebelles, pour devenir celle qui pourrait tous les faire tuer. Le simple fait d’être en possession de cette information l’angoissait terriblement, consumant ses forces dans un stress inutile.

Lorsque Jonathan l’interrogea sur sa capacité à pouvoir se rendre jusqu’à la planque, Siti murmura :

- Je… Je saurais faire ce qu’il faut…

Sa voix se cassa sur un gémissement quand le bras de Jonathan, passé sous ses aisselles, vînt bouger son épaule.

Quand Leanore mentionna un cabinet médical, Kenny se tourna vers elle. Ses yeux sondèrent son regard sombre, il y lisait une inquiétude qui le déstabilisait. La situation lui parut soudainement plus grave, plus insolvable encore. Ses boutades éternelles le quittaient, laissant place à l’incertitude et au danger… Peut-être était-ce une meilleure option après tout ? Il y trouverait tout ce dont il aurait besoin pour soigner Siti dont les forces vacillaient. Les idées se mélangeaient dans la tête du jeune homme qui se disait de plus en plus qu’il aurait dû suivre les conseils de Cassio et fuir… Seulement, cela aurait été à quel prix ?

Bientôt, Jace commença à se décharger des responsabilités qu’il avait pourtant réclamées quelques minutes plus tôt. A cet instant, le rebelle du Treize sentit le doute qui habitait ce mec qui avait presque le même âge que lui et entre les mains duquel ils avaient placé leurs vies. Devant cette hésitation malvenue, Kenny serra les dents :

- C’est maintenant que Cas’ est parti que tu nous demandes notre avis ?

Son ton avait été plus sec qu’habituellement. La jovialité était bien moins de mise maintenant que le masque du second du Huit se craquelait et que le chargé des communications prenait conscience avec horreur que celui-ci ne savait absolument pas plus qu’eux quoi faire pour se sortir de ce faux pas.

- Il faut qu’on prenne une décision… La planque est au Nord, il faudra retraverser la place, réfléchit-il à voix haute avant de se tourner vers Leanore pour l’interroger : Pour le doc’ tu penses qu’il est du genre consult’ sur rendez-vous ou open bar ?

Ils devaient maintenant prendre une décision… Tentative de retour à la planque ou nouvelle implication de civils ? Il vous faudra choisir…

Spoiler:
 



L'équipe 2 des rebelles (Kenny & Siti) est dans la ruelle, avec Leanore et Jonathan.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:44

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était presque trop facile. La gamine offrait si peu de résistance que ça en était navrant. Son petit coup de gueule n'était donc qu'une simple réaction réflexe, d'un banal... J'en étais horriblement déçu, elle avait du potentiel pourtant cette poupée si bien pomponnée. Elle n'avait aucun ongle cassé ni même une mèche qui dépassait. Je repensais à tous les gosses qui trimaient dans nos champs et je la maudis. C'était à cause de gens comme elle si des enfants mourraient, parce que certains acceptaient les privilèges de ces fumiers du Capitole sans se poser aucune question. Au moins un de ceux qui appliquaient leurs règles à la con était mort aujourd'hui, le maire du Cinq était tombé avec la même prestance qu'une poupée de chiffon. Tsssssss, il n'était rien de plus de toute manière. Je m'étais barré avant de voir si le Shepherd avait fait honneur à papa et buté le pansu du Un... Si deux salopards qui profitaient du système au prix de la vie des habitants des districts étaient morts, alors ce serait vraiment une magnifique journée.

Cela faisait si longtemps que j'avais compris qu'on ne pourrait plus les changer ces collabos. Alors oui nous avions l'autre nana du Neuf qui avait rejoint la rébellion, mais elle ne prenait pas de grands risques et se vautrait tout de même dans un confort que nous n'effleurerions jamais. Elle voulait sans doute se donner bonne conscience... Elle ne me trompait pas plus que les onze autres dont les discours vides de sens ne servaient qu'à pouvoir faire exécuter une poignée d'innocents pour l'exemple, d'un simple claquement de doigt. Non, rectification : les neuf autres puisque deux devaient avoir quitté ce monde corrompu.

Un court instant, je me rappelais mon père. Tout ce sang sur le mur derrière lui et son regard vide au milieu des éclaboussures. Plus qu'une vengeance, ces deux maires avaient payé pour la faute d'un de leur espèce : c'était cela une véritable Expiation.

Lorsque la demoiselle Standford se mit enfin en mouvement, je la suivis avec un sourire en coin. Elle tremblait tellement que c'en était risible. Elle m'indiqua une sortie qui visiblement donnait sur une autre rue que celle par laquelle nous avions pénétré dans la bijouterie : normal, celle-ci faisait l'angle et c'était un bien bel avantage.

- La clef, demandai-je sans plus d'explications.

Elle me regarda avec cet air à la fois médusé et empli de cette incompréhension propre à ceux qui ne savent pas aligner un raisonnement dès lors qu'ils ont une arme pointé sur la poitrine. Son immobilité me fit soupirer. Faible...

- Je suis pas con, cette porte doit être verrouillée par sécurité donc tu me files la clef, Elle sembla tétanisée, j'aboyai : Maintenant !

L'effet d'électrochoc que ma réplique eut sur elle était grisant. Elle fouilla dans ses poches, sorti une clef que je saisis.

- Bonne fille... dis-je sur un ton doucereux et condescendant, comme on parlerait à un animal ayant bien ramené sa baballe, avant de repasser soudainement à une voix d'une fermeté presque violente : Allez, on y retourne !

Jamais trop prudent, je glissai la clef dans la serrure et tentai de la tourner pendant que la gamine avançait déjà vers Ivy et l'autre "héros". J'entendis un cliquetis, c'était la bonne. Bien. Elle avait compris qu'il valait mieux m'obéir, c'était une bonne otage.

Quand nous revînmes à hauteur d'Ivy et du frère ingrat, je poussai la gamine en avant : elle se rattrapa à l'encadrement de la porte de l'arrière-boutique, à un mètre sur la droite d'Ivy. J' arborai cet air à la fois calme, froid et sombre dont j'avais seul le secret. L'homme à la gifle, placé entre ma haute silhouette et celle de ma "collègue" finalement si utile, était disséqué du regard de part et d'autre... Ses yeux qui parcouraient la pièce paraissaient chercher quelque chose, je doutais un moment qu'il veuille nous la faire à l'envers. Je songeais déjà à lui faire passer l'envie de toute révolte quand je saisis celle d'Ivy... Elle le regardait comme un rat qu'on rêve d'abattre, une vermine à exterminer. Une magnifique occasion de faire éclore la rebelle pleine de potentielle qui sommeillait en elle...

- Vas y.

J'avais dit cela sur un ton égal. Une simple invitation.

- Quoi ? demanda-t-elle, incrédule.

- Il le mérite, tu as vu ce qu'il a fait à sa sœur. Montre-lui qu'on ne fait pas cela à une gosse, détaillai-je.

Les lèvres d'Ivy s'entrouvrirent sans que le moindre son n'en sorte.

- Montre-moi que tu as ce qu'il faut ! Es-tu si faible ? Si lâche ! Réveille-toi !

Montre-toi comme tu es... songeai-je pour moi-même tandis que mes pupilles sombres défiaient celles de la cadette Shepherd.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy, Coralie et Hunter.
[Pour information : L'équipe 1 des rebelles est dissoute, Nicodème et Ivy seront à présent joués séparément.]
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:45

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Tiiiiiiiiiiiiiiiiiii…
Je me serais volontiers taper la tête contre ce mur si ça avait permis à ce bruit insupportable de se taire. A jamais. Ou peut-être que je me serais tapée la tête contre ce putain de mur juste par besoin, sans en avoir rien à faire du résultat.
Juste pour m’échapper un instant de cette situation.
Mes doigts se détachèrent lentement de ma tempe pour se fixer à nouveau sur mon arme. Elle était devenue chaude à force de se trouver dans mes paumes, et je ressentis cette chaleur comme un insupportable enfer. Je sentais que Nico était totalement excité, voire exalté, par cette température qui augmentait au fur et à mesure que ces bêcheuses tremblaient, que cette gamine blonde encaissait, que la tension montait et repoussait toujours plus la rupture.
Un volcan toujours bouché qui faisait face à une pression insoutenable.
Mais cette fièvre créait un casque qui m’emprisonnait le crâne et forçait les acouphènes à résonner.
Les ordres qu’intimait Nico me ramenèrent lentement à la réalité : le voile noir que le bruit aigu avait insidieusement jeté sur mes yeux se dissipa, et je fus plus que soulagée de constater que personne ne m’ait vue perdre conscience de la situation. Une certaine irritation commença à brûler le fond de ma poitrine : il serait arrivé n’importe quoi que j’aurais été incapable de réagir. Ma fierté s’échauffa. Je ne devais plus me laisser ainsi aller.
Je remontais le morceau de tissu que m’avait donné Cassio pour couvrir mon visage.
Nico aboya et je levai alors les yeux vers lui : était-il forcé d’aboyer sur cette gamine ? Dans d’autres circonstances, face à une tierce personne, je lui aurais rappelé que les gros chiens aboyaient fort mais mordaient peu. Simplement, il était question ici de Nicodème : il mordait plus qu’il n’aboyait et, lorsqu’il élevait la voix, ce n’était jamais des paroles dans le vent.
Je discernai les battements nets de mon cœur. Je devais reconnaître que c’était pour cela que j’admirais cet homme. Etait-ce pour cela que j’avais bondi dans sa direction alors qu’il venait d’abattre le maire du Cinq, sans un regard en arrière ? Sans même vérifier que celui des nôtres qui avait été abattu n’était pas Cassio ? Ce n’était ni l’endroit, ni l’heure de chercher des réponses à cette question.
Face à moi, bien visible, se dessinait la nuque du grand frère. Le voir ainsi ravivait une certaine colère moi : comment oublier ce qu’il venait de faire à sa sœur ? Je voyais la gamine blonde, effrayée derrière le comptoir de son magasin, implorant aux intervenants de les laisser tranquilles… Elle était assurément une gosse pourrie gâtée, qui n’avait jamais souffert de la peur de mourir, ou de la perte d’un être cher, ou d’une douleur qui transperçait les chairs et cuisait la peau. Sauf qu’à ce moment, à son cri, elle n’était plus rien de tout cela : tous les hommes étaient égaux devant la peur, et ses yeux avaient exprimé le plus sincère des langages.
Je haïssais cet idiome.
Pire que tout, toutefois, je haïssais la violence gratuite : or, lorsque cet homme avait asséné ce coup à sa sœur, mon sang n’avait fait qu’un tour. Rien ne justifiait qu’on frappe sans raison. Il l’avait fait. Je sentais tous les pores de mon corps réclamer justice contre cette injustice. Et la justice, je l’avais à portée de doigts, tandis que je tenais en joug ce frère de mes mains.
Des cris, des larmes. Et l’intervention chérie de Cassio.
Quand Nico repoussa violemment la gamine sur le mur proche de moi, tout aurait dû me porter à la soutenir, à la relever. Mais je n'esquissai pas un mouvement. Je ne jetai même pas un regard. Cette fille devait apprendre que la vie n’était pas une boutique de bijoux : que derrière les faux semblants se cachaient du toc et des coups. Bien pires qu’un mur. Bien pires que son frère.
Ce qui n’excusait pas son acte, loin de là.

« Vas-y. »

Je jetai un regard interloqué vers Nico qui m’avait sans conteste adressé ces mots. Mes cheveux volèrent dans mon dos Mais pourquoi ?

« Quoi ? »

Je pensais lentement comprendre, mais une voix susurrait en moi que ce n’était pas la bonne chose à faire. Que je ne devais pas laisser cette colère, cette excitation, tout ce bouillonnement qui chauffait chaque organe de mon corps et qui ne revendiquait qu’une chose : sortir, et laisser la pression se libérer.
Mes mains se replacèrent sur la crosse de mon arme, et je déportai mes yeux de Nico pour les reporter sur cette nuque mise à nue. Cet homme était en position de faiblesse, autant que l’avait été sa sœur désespérée derrière le comptoir. Connaissait-il ce sentiment ? Regarder impuissant les coups prêts à pleuvoir ? Imaginer toute la douleur qu’ils allaient délivrer, en sachant pertinemment qu’elle serait pire ?
Nous n’avions qu’un objectif : sortir de cette boutique. Je devais m’y concentrer. Pourtant, quand Nico désirait une chose, il ne la laissait pas filer.

« Il le mérite, tu as vu ce qu'il a fait à sa sœur. Montre-lui qu'on ne fait pas cela à une gosse. »

J’ouvris la bouche, prête à lui ressortir qu’il existait des règles, des manières de se conduire. Je restais pourtant muette par une simple interrogation : était-il au courant ? Etait-il simplement au courant de ce qui se produisait chez les Shepherd, tard les soirs, quand le désespoir gagnait les cœurs de ceux qu’une femme avait laissés dans un deuil éternel, et qui tentaient par tous les moyens de s’en séparer ?
Je n’avais jamais pu rendre à mon père les coups qu’il désirait m’infliger.
L’occasion est là, à portée de doigts, sur un salaud bien pire que lui.
Mes mains se crispèrent autour de mon arme. Je me mordis les lèvres. Je sentais une colère bouillonnante s’emparer de moi… mon esprit s’échauffait… un casque comprimait mon crâne…

« Montre-moi que tu as ce qu'il faut ! Es-tu si faible ? Si lâche ! Réveille-toi ! »

Qu'il se taise !
Un son, à mi-chemin entre le cri et le grognement, se libéra du fond de ma gorge : mon pied fouetta avec une violence incontrôlée l’arrière du genou de ma victime. Dans le lointain, le bruit sourd d’un corps qui s’écroulait au sol, devant moi. Il aurait pu être le paillasson pour mes chaussures rendues poussiéreuses par cette fuite.
Mais ç’aurait été trop d’honneur. Ma semelle, en lieu et place, s’écrasa contre ses parties avec une animosité toute dirigée. Contre cette virilité qui l'avait poussé à se croire supérieur au point de frapper sa sœur.
Le plus dur pour moi était peut-être cette boule qui refusait de quitter le fond de ma gorge, ou ces larmes qui répugnaient à ne serait-ce qu’embuer mes yeux : aucun de mes gestes ne me faisait le moindre bien. Ce n’était pas mon père que je voyais là, mais juste un connard qui avait frappé sans raison sa blonde de sœur. Gratuitement. Je n’en tirai aucune satisfaction.

« Merde ! »

Un geignement, plus aigue que je ne l’aurais souhaité : je m’essoufflais trop vite devant cet effort. La scène s’était déroulée plus rapidement que prévue, plus rapidement que ce que racontaient tous les rebelles qui se vantaient d’avoir infligé la pire dérouillée que n’avait jamais connue une ordure.
Je ne pouvais pas rester sur ce gémissement : pourtant, ma tête tournait, m’empêchait de réfléchir à des paroles correctes. La fièvre n’avait pas baissé, le bouillonnement ne s’était pas calmé. Et je me sentais quelque peu nauséeuse.
Les mots sortirent dans un crachas de haine et de mépris :

« Tu ne la frapperas plus jamais, connard ! Sinon c’est pas moi qui rendrais les coups. Et ce sera pire pour toi. »

A qui étaient destinés ces mots ? Je ne regardai pas Nico, je ne regardais pas la gamine, je ne regardais pas le visage à mes pieds : juste ses mains, et mon arme.

« Allez putain, relève-toi et assume tes coups, et d’avoir été foutu au tapis par une femme. »

J’insistai involontairement sur ce mot.

Ivy Shepherd est dans la boutique Standford.

Spoiler:
 



Coralie Standford : La boutique n’a jamais été aussi silencieuse. Personne n’ose parler, ni même expirer, de risque de faire un bruit trop fort et d’attirer l’attention : le passage à tabac semble même avoir calmé tous les gémissements des vendeuses et les revendications des clients. Tout ça pour venger la gifle que Hunter t’a infligée.
Pendant ce temps, pourtant, tu n’es pas si loin de la sortie des employés de l’arrière-boutique – Nicodeme t’a même forcée à la déverrouiller. Les deux rebelles sont concentrés à autre chose. Tu n’as qu’une courte chance : comptes-tu la saisir et fuir sans savoir ce qu’il y a derrière cette porte ?
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 4:47

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





Les mains dans les poches, je m'étais enfoncé dans la ruelle sans attendre. Ce blondinet avait voulu jouer les gros bras en gonflant bien le torse, qu'il se démerde maintenant puisqu'il se croyait plus apte à nous sortir du pétrin. Certains n'arrivaient donc jamais à rester à leur place. Cela ne lui était-il pas venu à l'esprit que s'il n'avait pas été contacté pour cette mission, c'est qu'il aurait dû rester en retrait ? A croire que même lorsque ce genre de type arrogant réussissait à gravir les échelons avec une aisance déconcertante de parvenu, il avait encore besoin de se faire valoir sur les cendres de ses collègues.

Certes, j'avais entendu le son mat des bottes de Kenny qui s'était précipité pour me rattraper, mais j'avais préféré m'emmurer, regarder devant moi et avancer. Je savais que si l'un entre d'eux bronchait ouvertement de mon départ, je ne parviendrais pas à garder le cap que je m'étais fixé maintenant que Kenny et Siti avaient trouvé une aide dans laquelle ils avaient toute confiance. Sans doute étais-je un peu blessé dans mon orgueil, j'aurais aimé qu'il se fit à mon jugement plutôt qu'à l'autre blond décoloré : non pas aveuglément, mais parce qu'ils auraient compris que j'avais évalué la situation avec toute l'expérience que m'avait transmise mon père... La famille... Ivy...

Alors que les visages qui m'entouraient étaient multiples, rayonnants d'une légèreté que je me souvenais à peine avoir connue, je m'enfonçais vers le sud du district. Comment avais-je pu être aussi con ? Je ne connaissais pas suffisamment cette ville pour espérer pouvoir me dépatouiller sans l'aide de quiconque. Je serrai les dents, il allait pourtant bien falloir que je réussisse : entre les pacificateurs qui devaient s'organiser et Ivy qui était certainement encore en compagnie de l'autre ordure, je ne pouvais pas me permettre de renoncer.

Après qu'un groupe de jeune fille m'ait toisé en gloussant étrangement, je remontai instinctivement le col de ma veste sur le bas de mon visage. L'étouffante chaleur qui régnait aurait incité n'importe qui à se dévêtir, je ne pouvais me permettre ce luxe. Je n'étais pas ces personnes aux riches porte-feuilles qui se baladaient ici par pure frivolité et goût du clinquant. J'étais de ceux qui étaient traqués et dont la cervelle finirait sur la place publique si je ne me montrais pas assez prudent. Bien que peu à l'aise, je ne m'arrêtai à aucune intersection : j'avais noté la présence d'un pacificateur à un embranchement à l'extrême sud du centre-ville, aucun comportement suspect ne devait transparaître sinon j'étais foutu. Kenny avait eu raison sur un point, pour le moment ces fichus soldats à la botte du Capitole ne bronchaient pas ouvertement. Ils avaient trop peur de choquer la population si "innocente" de ce pauvre district Un...

Seulement voilà... Si notre intervention avait bien été diffusée en direct comme cela avait été programmé, cela signifiait que bientôt des habitants allaient commencer à parler entre eux, la rumeur se répandrait et tous paniqueraient. Une fois le bordel déclenché, ils leur importeraient peu de répandre un peu plus encore la terreur en fouillant chaque recoin pour nous débusquer. Une goutte de sueur coula le long de mon dos, frôlant mon échine avec cette lenteur infâme propre à la peur qui se répand. Je fermai les paupières en reprenant une bouffée d'air presque caniculaire. Pour une fois, j'aurais rêvé être à l'abri des lueurs brûlantes à l'atelier, entre les outils de métal frais.

Je retrouvai néanmoins cette sensation quand ma main gauche glissa dans ma poche. Le revolver était toujours là. Mes munitions avaient peut-être diminuées, mais il m'en restait suffisamment pour pouvoir gérer une situation de crise. Non. Ça c'était la version rassurante... En réalité, s'ils me tombaient dessus, j'étais foutu. Et cela tout simplement car j'étais seul. Me fondre dans la foule me procurait une planque inespérée, toutefois il fallait que je veille à ne pas sortir du rang.

Quand j'entendis des clameurs monter d'un marché situé en amont de la rue très passante que je venais d'emprunter, je pressai le pas. Lorsque j'y parvins, je me glissai contre les vitrines d'une bijouterie d'où je pouvais observer le bazar qui régnait sur le marché. Se pouvait-il qu'il s'agisse d'une conséquence du passage de ma sœur et cet abruti de Nicodème ? C'était tout à fait le genre du type de provoquer un mouvement de foule pour couvrir sa sortie... Mes yeux balayèrent les alentours, rien d'autre n'attira mon attention : dans la rue nulle trace d'eux, quelques badauds attroupés s'extasiaient de la scène opposant une femme à un commerçant visiblement remonté contre un présumé vol et dans la boutique rien ne semblait bouger...

Je me remis donc en marche en comprenant que j'allai devoir affronter la grande place. Si Nico avait voulu fuir, et nul doute que ce fut son intention - sauver ses fesses et nous laisser assumer ses conneries -, il l'aurait fait par l'endroit que nous avait indiqué Kenny. Autour de moi s'étendaient des étals exposant des babioles toutes plus ridicules et inutiles les unes que les autres. Je ne leur prêtai pas attention, bien trop occupé à tenter de trouver une logique à cette scène à laquelle je venais d'assister... Quand je compris, je me stoppai net. Une femme d'un certain âge me heurta, elle bredouilla une réprimande que je n'entendis même pas tandis que je tournai talons pour retourner sur mes pas.

"Rien" ne semblait bouger. Tout était "trop" calme.

Mes pas s'accéléraient même si j'essayais de garder une démarche tranquille pour ne pas paraître suspect si des pacificateurs venaient à envahir la foule. Mon cœur tambourinait à chaque fois qu'un regard se posait sur moi, à chaque fois que je sentais peser sur mes épaules le poids de mes suppositions et la peur du désastre que je craignais de découvrir. D'un geste mécanique, je fourrai ma main dans mon sac passé en bandoulière. Le foulard n'y était plus. Siti. La balle. Sa blessure... A l'heure qu'il était, j'espérais qu'il avait au moins déjà traversé la place pour fuir chez notre contact. Il fallait qu'eux au moins soient en sécurité. Toutefois, cette absence ne pouvait signifier qu'une chose : il allait me falloir de quoi me cacher le visage car si ce que je pensais était exact, mon identité serait à dissimuler plus que jamais.

Un peu plus en avant dans la marche incessante des acheteurs friqués, je remarquai une jeune femme. Rouquine, elle tournait sans cesse la tête vers un autre étal dont elle dévorait des yeux les objets exposés. A sa main, un sac laissait déborder un morceau de tissu bleu. Il serait un peu voyant mais c'était moins risqué que d'en faucher un sur un étal... Je me glissai donc derrière elle, marchant à sa cadence, ce qui n'était guère difficile. Lorsqu'elle pivota sur la gauche sans que j'y trouve aucune raison - peut-être pour admirer je ne sais quoi qui brillait plus que le reste -, je me baissai légèrement en passant à sa droite et saisis l'étoffe convoitée.

Sans perdre de temps, je la glissai sous ma veste avant de dépasser la jeune fille ainsi que le petit groupe qu'elle semblait suivre. J'attendis de les semer un peu dans la foule pour faire un tour autour de mon cou avec le foulard d'un bleu clair, tout en veillant à laisser ses pans retomber sous ma veste pour ne pas le rendre trop visible. Se faire pincer pour un vol alors que je tentais d'échapper à une condamnation pour acte de Rébellion aurait fait tâche, non ?

Seul un mince morceau du tissu me recouvrait le col à présent que je me dirigeai vers mon objectif, là où nous allions peut-être enfin pouvoir mettre à plat cette fichue mascarade qui avait trop duré et avait fait couler bien trop de sang... Même si je rêvais d'en verser encore un en particulier.

Spoiler:
 


Cassio semble se rendre quelque part, il se trouve dans la rue au sud-ouest de la grande place.


Clyde Holden : Alors que tu marchais dans le dédale du marché de la grande place en compagnie de ton cher cameraman, tu as aperçu un jeune homme dont il te semblait reconnaître les traits. Certes, tu n'avais pas vraiment une bonne vue de là où tu étais posté lors du cuisant épisode à la gare et tu t'es peut-être un peu caché lorsque les coups de feu ont redoublé... Cependant, entre sa veste qui était vraiment d'un goût propre aux districts et ses yeux clairs perçants, tu penses reconnaître le rebelle qui était dissimulé derrière la première rangée de cargaison. Peut-être ton imagination te joue-t-elle des tours et désires-tu tant t'impliquer que tu les vois à présent partout... Ou peut-être est-ce bien l'un d'entre eux à qui tu pourrais apporter ton aide... Soudain, il fait demi-tour vers le sud et presse le pas, tu le vois même frôler une demoiselle avant de disparaître dans la foule pour se glisser dans une allée du sud-ouest. Le suivras-tu ?  

Winston Davis : Tu étais en train d'écouter les pacificateurs qui vous ont interpelés quand tu as remarqué la couleur si reconnaissable de l'écharpe portée par un jeune homme, posté devant une vitrine un peu plus loin. Il était en train de contourner l'angle de la boutique lorsque tu as fait le lien avec l'étoffe achetée par Indis et que, détournant le regard vers son sac, tu as découvert que son achat n'y était plus. Une seule conclusion s'impose : on a dû lui la voler.
Cependant, maintenant que les pacificateurs vous questionnent à propos de comportements suspects, quelle sera ta réaction : leur parleras-tu de ce vol et de son présumé coupable ?
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 5:13





Event exceptionnel - Tour 4
Devenez acteur de votre destin








Les apparences se morcellent...
Dans le District du Luxe
__________________________

Pour l'instant, le changement est imperceptible. Pourtant, il progresse et s'insinue doucement dans l'ambiance au départ tranquille et si bon enfant du grand marché du luxe. Des pacificateurs font leur apparition, ils semblent chercher des informations tandis qu'ailleurs d'autres personnes en ont suffisamment en leur possession sans pour autant savoir prendre une décision et s'attardent...

Déjà dans leur demeure, ceux qui avaient contemplé avec passion le direct de l'Expiation peinent à croire ce qu'ils ont vu sur leur écran. Trop choqués, abasourdis, ils se taisent dans leur salon. Toutefois, cette passivité ne durera qu'un moment et bien que le temps soit encore à quiétude et a frivolité, il semblerait que cela ne fut plus pour longtemps.

Tout n'est plus qu'apparence. Cependant, un miroir peut se briser si aisément... Et lorsqu'il ne renverra plus l'image parfaite et sécure à laquelle vous étiez habitués, serez-vous prêts à affronter la réalité ?


Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les mégasupersmembresquinousavezfaitvivreunesemainedefolie ! Bisous

Le tour 4 débute et nous apporte son lot d'hommes en blanc pour venir vous satisfaire mesdames et messieurs...heu que dis-je ! Pour satisfaire leur soif de retrouver les rebelles qui les ont pris de court. Les aiderez-vous dans leur quête de ces dangereux criminels ?

De leur côté, les rebelles ne chôment pas. Eux aussi ont bien évolué, même s'ils semblent être confrontés à des choix cornéliens qui détermineront sans nul doute la suite de cet event.

Cette semaine, vous êtes nombreux à avoir eu la bougeotte et nous nous permettons donc un petit récapitulatif en image des positions de tous les acteurs de cet event. Les premières lettres du nom de votre personnage indique où il se trouve au début de ce tour 4.
Spoiler:
 


Quelques détails à propos de ce tour de jeu :

  • Ce tour de jeu durera jusqu'au samedi 18 février à 21h.
  • Tous les personnages ont été abordés par un PNJ à présent. N'hésitez pas à leur répondre rapidement de manière à permettre à l'intrigue d'évoluer avec fluidité. Comme auparavant, les PNJ n'attendront pas le tour suivant pour vous répondre.
  • Guettez la fin des posts des PNJ ! En effet, des indications des Maîtres du Jeu (Sélène & Amy) peuvent y être postées à l'attention de certains personnages. Ces demandes de réactions de votre part conditionneront la suite de l'event, celui-ci sera donc entièrement personnalisé en fonction de vos rps. Pour ceux qui ont d'ores et déjà été personnellement interpelés à la fin d'un post de PNJ (Coralie, Clyde & Winston), nous vous faisons confiance pour choisir ce qui vous paraît être la meilleure option !
  • Une dernière indication : restez cohérents dans vos réponses, notamment au niveau des mouvements de vos personnages. En effet, vous ne pouvez passer subitement des quartiers Ouest aux quartiers Est par exemple, il vous faut détailler votre passage par la grand place avec au minimum un post, etc...



Quelques rappels :

  • Pour les personnages qui ont été abordés par des PNJ ou qui sont sous le joug de certains d'entre eux : jouez comme s'ils étaient des personnages classiques. Il n'y a pas de "bonne" ou de "mauvaise" attitude avec eux, ils réagiront selon leur caractère, vos réactions et la situation globale.
  • Les PNJ n'attendront pas le prochain tour de jeu pour vous répondre ! Dès que vous leur répondrez, ils en feront de même. Le but est de vous permettre d'avancer rapidement : tout dépend donc de votre désir de faire évoluer l'histoire de manière dynamique et riche pour votre personnage. Saisissez cette opportunité !
  • Si vous ne répondez pas à la sollicitation des PNJ dans la semaine de ce tour, nous considèrerons que votre personnage n'a pas réagi et le nouveau tour débutera avec une nouvelle intervention des PNJ et l'évolution de la situation mise en place ce tour-ci.
  • Durant un tour de jeu, vous pouvez poster autant de fois que vous le désirez ! Le but est de faire avancer votre personnage le plus dynamiquement possible dans son expérience de l'event.
  • D'un point de vue rp, vos personnages ne savent pour l'instant rien de l'événement qui s'est déroulé dans le quartier Ouest du District Un. Le MJ vous apportera des rumeurs ou vous indiquera des éléments étranges dans l'environnement de votre personnage si cela est le cas.
  • Vous pouvez poster à la suite directe des rps des rebelles et des pacificateurs ci-dessous.
  • Rappel : N'oubliez pas de mentionner en italique à la fin de chacun de vos rps : "[Nom de votre personnage] se trouve au/dans [Nom du lieu]". Cela facilitera bien des choses pour que nous sachions à tout moment où est votre personnage à la fin de votre rp.
  • Amy et Sélène restent bien sûr disponibles pour toutes vos questions !



Un prochain message du maître du jeu permettra de continuer l’événement, il sera posté samedi 18 février à 21h. Il annoncera le début du tour 5 durant lequel... Non, nous ne vous dirons rien cette fois : gardons le mystère !

Maintenant, c'est l'heure des décisions cruciales!

Votre staff qui a hâte de découvrir les réactions de vos personnages ! Heart


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 12 Fév - 20:10





La sœur de Pearl Standford. Ça alors. Je ne me souvenais pas l'avoir déjà croisé lors d'un entrainement commun avec le un. Je n'avais même pas connaissance de son existence. N'était-elle pas carrière ? Je trouve cela étrange mais j'étais curieuse de voir ce à quoi elle pouvait ressembler. Et puis les bijoux bien sûr. Les bijoux devaient être bien au-delà de ce qu'on pouvait voir aux deux. Comme ceux porter par Silena lors des grandes émissions...
Notre drôle de petit groupe se trouva donc à marcher en direction de la bijouterie, aussi mal assortis que nous étions. Je n'avais pas remarqué qu'Indis ne nous suivait pas lorsqu'une voix féminine nous interpella.

« Un instant. »

Je me retournai en même temps que mon nouvel ami - ou pas - pour constater un peu surprise qu'il s'agissait d'une pacificatrice et de son collègue. Mais pas autant que de ne pas apercevoir la jeune rousse. J'étais soulagée cependant, il ne s'agissait pas encore d'un de ces marioles incapables de choisir entre du rouge et du bleu.

« Nous aimerions juste vous poser quelques questions. Simple contrôle. »

J’acquiesçai, leur adressant un sourire poli. Je ne doutais pas qu'il s'agisse d'un simple contrôle, je n'avais rien à me reprocher. Mais que cherchaient-ils ? Je n'en avais pas la moindre idée.

« Nous souhaiterions savoir si le marché se déroulait bien pour vous, si vous n’avez rencontré aucun problème. Si aucun évènement, disons, anormal, ne vous a marqués. »

- Bien sûr.

Je pris le temps de réfléchir à ce que j'avais pu voir quelques secondes. J'avais croisé pas mal de regards, comme par exemple celui d'un vieux lubrique, ou encore une brunette avec son amoureux qui m'avait semblé méprisante. Parmi tant d'autres. Rien d’anomal à tout cela, ou qui ne m'ait marqué particulièrement. Il n'y avait eu que cette agitation. Surtout que j'imaginais que comme moi, les pacificateurs aimaient les réponses concises. Ils n'avaient que faire de tous ces regards croisés qui ne prouvaient rien. Regardant tour à tour les deux pacificateurs. L'homme semblait sur ses gardes, presque inquiet.

- A part cet attroupement un peu plus loin, je leur montrais du doigt les étales d'une autre partie du marché ou la foule était encore rassemblée, je n'ai rien vu de notable. Il y a eu une soudaine agitation il y a une dizaine de minutes et un mouvement de foule mais je n'ai pas eu la curiosité d'aller voir. J'étais encore au milieu du marché.

Rapport fait, je tendis le menton vers Winston. Avait-il vu quelque chose ? La course de mon regard s'échoua sur Indis qui nous avait rejoint. Je plissai des yeux. Que lui était-il arrivé ?

© redSheep



Nova Waltham se trouve entre le marché et la bijouterie.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 13 Fév - 11:13

     

Winston ♦ Indis ♦ Nova

RP event
A
lors que moi et Nova nous dirigeâmes vers la bijouterie, une jeune femme à la peau mate et aux cheveux châtains nous arrêta. Une Pacificatrice. Je les détestaient. La jeune femme ne me parla pas, portant son attention sur Nova. Elle lui demandait si tout se passait bien sur le marché. Si nous n'avons vu aucun événement anormal. Alors que Nova répondait à la Pacificatrice, je remarquais une personne à côté d'une boutique. Celle-ci portait un tissu bleu autour de sa bouche. Je jetais un coup d’œil au sac d'Indis qui nous avait rejoins. Le foulard avait disparu ! Alors que Nova répondait que tout se passait bien, je répondis alors :

- Non ! Il y a un voleur là bas ! Celui-ci a dérobé le cadeau de cette jeune rousse !

Je montrais du doigt le voleur qui se trouvait proche de nous.  


GleekOut!



Winston se trouve entre le marché et la bijouterie.


Dernière édition par Winston Davis le Jeu 16 Fév - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 13 Fév - 14:33

- Il faut qu’on prenne une décision… La planque est au Nord, il faudra retraverser la place... Pour le doc’ tu penses qu’il est du genre consult’ sur rendez-vous ou open bar ?

Je détachais les yeux de la blessée et regardais le rebelle devant moi.
Je devais prendre une décision, une décision qui aurait des conséquences sur la vie de plusieurs personnes.

Je m'approchais de l'entrée de la ruelle, les yeux tournés vers le marché. Il était noir de monde, et il serait quasiment impossible d'y circuler avec un blessé sans se faire repérer. Surtout qu'il faudrait la porter lorsqu'elle serait évanouie...

Non, il ne fallait pas rêver, nous ne pouvions pas rejoindre ma planque, le cabinet médical était la seule option jouable. Je m'en voulais d'impliquer le docteur Melvil, qui semblait être un homme bien, mais nous n'avions plus le choix.

je pris alors une grande inspiration, et déclarais d'un air décidé, en me tournant vers les rebelles:

- On va au cabinet médical. Le docteur Melvil vit seul, et avec de la chance il n'y aura pas de patient.

Je m'approchais alors de nouveau vers l'entrée de la ruelle, le cœur serré dans un étau. J'avais pris ma décision, et maintenant je devrais en assumer les conséquences, quelles qu'elles soient...
J'avais peur, peur de conduire les rebelles directement à leur mort, peur de causer du tord à des innocents... Mais c'était ça la rébellion. Il fallait en accepter les risques, et accepter de vivre avec le poids de la culpabilité.

Je me retournais une dernière fois vers les rebelles et leur murmurais :

- Soutenez la bien, le cabinet est dans la prochaine rue à droite, on n'aura pas à s'enfoncer dans le marché. Je vais passer devant en éclaireur, si vous n'entendez rien, suivez moi dans une minute.

Puis je sortis de la ruelle, en tentant de prendre l'air le plus dégagé possible. Je tressais rapidement mes cheveux comme si je venais juste de sortir de chez moi, en balayant d'un regard l'entrée du bar et le début du marché. Rien ne me semblait suspect pour le moment, je ne voyais que des gens en train de plaisanter et de faire des emplettes.

Sans me presser, je me tournais alors et me dirigeais vers la rue perpendiculaire à la ruelle.
Les dés étaient jetés...

Léanore quitte la ruelle et se trouve à l'extérieur de la place du marché
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 13 Fév - 19:53




Event exceptionnel au District Un
A portée de doigts...


Marché mensuel


Direction la bijouterie. Alors que Mr. Davis avait terminé d’acheter un foulard, et que Nova avait jeté son dévolu sur ladite boutique, il fut décidé d’un accord unanime qu’il était le moment de s’y rendre.  
Indis devait reconnaître que, maintenant qu’elle avait déniché le parfait cadeau pour Elizabeth, elle ne savait plus quoi faire. Après tout, elle n’avait plus un sou en poche. Ce qui ne l’aurait d’ordinaire pas empêchée de contempler les étals aux diverses et bigarrées denrées. Oh, elle aurait volontiers évité les parfums, dont la fraîche expérience lui léguait un nez ne cessant de la chatouiller, sans qu’elle puisse se libérer par un éternuement.
Alors qu’elle réfléchissait à la destination prochaine de sa rêverie, Indis eut le désagréable sentiment qu’on la pressait. Nova et Mr. Winston étaient partis : ils n’étaient certes pas éloignés, mais avaient délivré à la foule un vide qu’elle s’empressa de combler. A l’angoisse légèrement grandissante de la jeune rouquine.
Après tout, de jolis bijoux s’avéraient tout aussi agréables à contempler que n’importe quoi d’autres. Et même s’ils étaient un peu bizarres avec elle, Indis devait reconnaître qu’elle appréciait leur compagnie.
Trottinant en direction du duo que les passants avalaient et régurgitaient à une cadence chaotique, Indis ne put cependant pas s’empêcher de laisser son attention être captivée par des vases aux couleurs tantôt chatoyantes, tantôt printanières, tantôt hiémales.
Sa course se ralentit, des souvenirs la côtoyèrent : elle se rappelait de ces belles poteries que sa belle-mère avait disposées de part et d’autres de leur manoir. Son préféré avait été un récipient azuré, sur lequel le potier avait figé de nombreux oiseaux de feu. Certains au calme repos et d’autres en plein vol.
Mais tout avait disparu.
Indis tourna rapidement les yeux vers la direction qu’elle avait prise et constat que disparus aussi étaient ses deux compagnons. Pas forcément inquiète, elle laissa ses jambes reprendre leur course. Son stoïcisme fut rapidement conforté et félicité lorsqu’elle les vit non loin de là, discutant avec deux Pacificateurs.
La rouquine capta immédiatement le froncement de sourcils de Nova et attendit une remarque de sa part. Réellement bizarre, cette Carrière, à commenter ce qui n’avait pas lieu d’être. Mais l’exclamation soudaine de Mr. Davis à notre côté coupa court à toute autre intervention.

« Non ! Il y a un voleur là bas ! Celui-ci a dérobé le cadeau de cette jeune rousse ! »

Indis tressaillit. Elle jeta successivement un regard à Winston Davis. Puis à Nova Waltham. A la Pacificatrice aux traits inquiets. Pour finir par son collègue aux pupilles inquisitrices.
Ses doigts tâtèrent un instant le sac qui contenait l’objet de l’audience ici rassemblée, puis attirèrent instantanément son attention : effectivement, le foulard ne s’y trouvait plus.
Naturellement, Indis fixa la direction que désignait l’ancien Vainqueur : mais en lieu et place du voleur présumé pris sur le fait, il n’y avait rien d’autres que la foule. Encore la foule. Toujours la foule, gourmande et gloutonne.

« Il n’y a personne », nota Indis.

Non pas qu’elle remettait la parole de Mr. Davis en question, bien au contraire : elle avait juste exprimé un constat. Simplement, elle se retourna sur elle-même, admirant encore et toujours la masse anonyme qui les encerclait.

« Je l’ai peut-être que perdu… Il y a beaucoup de monde ici. »



© code by S.D.123


Indis Winfield se trouve entre le marché, place centrale et la bijouterie Standford. Elle s'adresse à Nova Waltham, Winston Davis, Rachel Morrisson PNJ et Marlon Ban PNJ.

_________________


Indis Winfield
« Où étiez-vous   donc allé ?
- Jeter un regard en avant.
- Et qu'est-ce qui vous a ramené juste à temps ?
- Un regard en arrière. » Tolkien. BY PHANTASMAGORIA
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 14 Fév - 12:12

Les Rebelles - Equipe 2





C'était étrange comme le destin jouait avec eux. Il les avait pris dans ses filets, puis désormais les laissait se débattre dans les mailles dont Kenny pouvait presque sentir les fins fils tranchants sur sa peau. Chaque souffle, chaque regard qu'il portait vers la place lui rappelait le caractère éphémère de leur situation car, s'il y a bien une chose que les rebelles avaient appris aujourd'hui, c'est que tout pouvait basculer d'un instant à l'autre. Une mission de routine pouvait se transformer en débâcle cruelle, en charnier morbide. Il sentit sa pomme d'Adam remonter lorsqu'il déglutit difficilement en regardant Siti, si faiblement appuyée contre Jonathan. Elle paraissait si vulnérable et pourtant elle tenait le coup, elle luttait pour montrer le moins possible son état alarmant. D'un point de vue extérieur, elle pouvait passer pour une jeune femme avec un mauvais coup de chaleur. Au final, peut-être seraient-ils parvenus à sortir du District avec elle ? Peut-être pourraient-ils être loin désormais... Peut-être auraient-ils pu avoir cette certitude rassurante de revoir un jour leur demeure. Bien que rester dans une taupinière pour le reste de ces jours ne fasse pas partie de ses désirs les plus chers, le jeune du Treize se prenait presque à rêver se mouvoir dans les couloirs étroits des galeries, à laisser ses yeux s'accommoder à la semi-pénombre qui régnait toujours dans le dédale du bunker de sa ville natale.

Que ce médecin soit ou non disposé à les aider, qu'il y ait ou non des patients dans son cabinet, il y aurait des risques et leur évaluation ne faisait pas partie de ses attributions. Lui avait été formé à assurer le lien avec les rebelles externes, il était une des voix du district disparu et pourtant si présent. Il était celui par lequel passaient les informations sans qu'il n'en saisisse toujours les tenants et les aboutissants. Or, aujourd'hui, alors même qu'il avait toujours apprécié les missions et l'adrénaline joviale qu'elles injectaient dans ses veines, il comprenait. La réalité. Celle si dure et implacable des districts. Celle qui pourrait les faire tous tuer.

Sa plaisanterie n'avait guère fait mouche. Tout au mieux, il avait pu apercevoir un léger sourire sur les lèvres de Siti : elle était toujours si bon public et cela en toutes circonstances. Personne n'avait le cœur à rire mais il en avait besoin. Il savait que lorsque les blagues cesseraient alors c'est qu'ils auraient atteint un point de non-retour.

Kenny scrutait avec une certaine intensité la silhouette de Jonathan. Il avait besoin de l'entendre prendre une décision, il avait besoin qu'il assume le rôle qu'il leur avait arraché quelques minutes auparavant. Pourtant, il ne paraissait rien de plus qu'eux. Un titre hiérarchique ne faisait décidément pas tout. Dans son cou, le visage de Siti s'était glissé. La pâleur de sa peau était inquiétante pour quiconque connaissait la fraîcheur qui se dégageait habituellement de ses traits fins. Elle était de ces filles que même un travail rude ne changeaient pas, qui restaient douces et pleines d'empathie malgré l'adversité. En cet instant, elle paraissait pourtant éteinte.

Sa tête tournait encore même si le brouillard qui l'entourait semblait se dissiper peu à peu. Étrangement, elle se sentait mieux. Leur immobilité participait sans nul doute à ce regain de forces et elle s'appuya à nouveau davantage sur ses jambes, délestant quelque peu Jace de son poids. Bientôt, la soignante se détourna d'elle et, lorsqu'elle annonça que le cabinet médical était la meilleure option, Siti grimaça. Elle eut envie de reprendre les paroles que son ami Cassio avait prononcées quelques minutes plus tôt : ce n'était pas une bonne idée d'impliquer encore davantage de personnes. D'ailleurs, sa présence rassurante lui manquait. Jonathan faisait de son mieux ; seulement, malgré la douleur et le brume, elle n'était pas dupe, il se reposait sur eux au moins autant qu'ils se reposaient sur lui.

Finalement, ce fut Leanore qui prit le groupe en main. Elle s'apprêtait à sortir dans l'allée perpendiculaire à la ruelle quand Kenny se pressa de la saisir par l'avant-bras.

- Il faut que tu restes avec nous... Siti pourrait avoir besoin de tes compétences n'importe quand...

Il se tourna alors vers Jonathan, leurs regards se défièrent et le jeune chargé des communications s'affirma pour la première fois :

- Comme c'est toi la lumière du groupe, tu vas jouer les éclaireurs !

Ok, celle-là elle était gratuite ! Cependant, Kenny devait bien admettre qu'il n'arrivait presque plus à contenir l'amertume qui grondait dans chaque pore de sa peau, qui grouillait dans ses muscles et le poussait à la provocation.

-Qu'est-ce que tu fais Kenny ? murmura Siti lorsque celui-ci vînt prendre la relève de Jonathan et la cala au creux de son flanc.

- Chut ma belle, je te tiens... Ton pote va aller nous ouvrir la voie et la toubib reste avec nous. Il sourit avec une gentillesse d'une beauté certaine dans le regard, avant d'ajouter : Tu perds pas au change, je suis quand même vachement plus drôle que tes deux précédentes béquilles !

Bien que Jonathan fut le second de son district, Siti obtempéra à la demande de Kenny. Après tout, c'était avec lui qu'elle était en mission et impliquer ostensiblement Jonathan ou même Leanore pouvait se révéler dangereux. Etait-ce l'effet du court repos qui lui permettait d'avoir les idées un peu plus claires ?

Maintenant que Kenny soutenait Siti et que Jonathan s'en était détaché, l'impatience les gagnait, prise dans un flot ininterrompu de sentiments contraires. Amitié, reconnaissance, déception, colère, angoisse, pression, peur,... Toutes se confondaient.

Kenny suivit Jonathan du regard et, tandis que ce dernier sembla hésiter à s'engager dans l'allée pour leur ouvrir la route, il ne put s'empêcher de lui lancer :

- T'inquiète, on connaît la musique : si tu hurles on se casse !

Associé à un sourire en coin, cette déclaration était hautement rassurante et pourtant tellement sérieuse.

Spoiler:
 



L'équipe 2 des rebelles (Kenny & Siti) sont dans la ruelle, avec Leanore et Jonathan.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 14 Fév - 14:59

Les Pacificateurs - Equipe 1





Il fallait prévoir que ce qui était craint arriverait. Ne sachant pas de quoi il en retournait, les civils prirent un temps forcément trop long pour répondre.
Peut-être qu'un souffle aurait pris trop de temps.
Les informations arrivèrent l’une après l’autre, à croire que la Pacification avait dormi depuis que le marché avait débuté. Ou peut-être n’était-elle pas capable de couvrir tous les incidents qui pouvaient survenir. Quelle qu’était la réalité, Marlon devait reconnaître qu’elle ne l’enchantait pas.
Nova Waltham, dont il connaissait le nom et la réputation – bien que ce ne soit apparemment pas réciproque –, obtempéra à la demande de Rachel de son attitude confiante qui frisait, voire embrassait, la suffisance. C'était des gestes et des regards que Marlon ne connaissait que trop bien. Heureusement que sa copine était un peu plus mesurée. Enfin, elle l'était devenue par la force, quand les Jeux lui échappèrent et qu'elle s'était trouvée reléguée au coaching. Qu'elle avait appris à apprécier.
La Carrière devant lui commença à expliquer qu’il y eut une agitation un peu plus loin d’ici, une dizaine de minutes plus tôt. Pas besoin d'être sociologue pour comprendre que rien de plus ordinaire n'était provoqué lorsqu'une telle masse était réunie dans un espace trop confiné.
Un échange de regards entre Marlon et Rachel : ils ne prendraient pas cet évènement à la légère.
Mais rapidement après, alors qu’une rouquine avec un air complètement paumé débarqua, l’aîné de cette troupe de civils attira l’attention générale en désignant un endroit à proximité où se trouvait un voleur d’écharpe ; écharpe qui aurait appartenu à la gamine surprise de découvrir qu’elle n’était plus en sa possession. Rachel eut un regard dans la direction indiquée : naturellement, aucune trace de la personne accusée. Dans cette configuration de l'endroit, le voleur aurait assurément plus de facilités à se fondre dans la foule qu’un lézard sur un mur infernal.
La rouquine le confirma par ses quelques mots, tant qu’on arrivait à les comprendre dans ses babillages : il n’y avait personne et elle pouvait l’avoir perdue en chemin. Elle paraissait parfaitement capable de ne pas s'en être rendu compte.

« Nous vous remercions pour les renseignements. »

Apparemment, Rachel avait décrété que c’était le moment de partir. Marlon n’était pas réellement satisfait : il sentait, quelque part, qu’il y avait quelque chose à faire de ces révélations.

« Nous allons voir pour l’agitation là-bas. »

Elle n’avait pas tort. S’ils devaient chercher un unique homme dans toute cette mêlée, ils passeraient forcément à côté de rebelles. Si tant était qu’ils n’avaient pas quitté le District.

« N’hésitez pas à vous adresser à l’une des patrouilles au sujet du vol. Ou de tout autre problème qui dérangerait votre après-midi. »

Une certaine frustration perçait dans la voix de Rachel. Marlon tenta par tout moyen d’attirer son attention, son regard, pour lui faire signe qu’il fallait creuser un peu ; mais la femme obstinée ne semblait pas désirer autre chose que quitter cet endroit au plus vite.
Marlon déglutit. Il devait prendre des initiatives. Il se tourna vers le trio infernal.

« Quelle est la couleur de l’écharpe ? »

Rachel lui lança un regard perplexe, légèrement… agacé.

« Si nous la voyons, nous interviendrons. »

Marlon regarda successivement les trois civils évitant soigneusement de croiser la vue de sa collègue.


Spoiler:
 

Marlon Ban et Rachel Morrisson se trouvent sur le marché.
Marlon Ban et Rachel Morrisson ont arrêté Winston Davis, Nova Waltham et Indis Winfield pour discuter avec eux.


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 15 Fév - 13:10

Event district 1

Nous étions à présent entrés dans l'arrière boutique. Le dangereux individu entra en premier. J'hésitai à franchir le seuil de la porte. Je vis derrière moi que la femme avait son arme pointée sur mon faux frère. Il fallait pas que je fasse n'importe quoi, car cette arme pouvait aussi se retourner contre moi. J'entrai alors dans la pièce sombre de l'arrière boutique qui me semblait bien plus inquiétante qu'à l'accoutumée. Il n'y avait plus un bruit, je ne tremblais plus, mais je n'étais pas non plus tranquille. Il fallait que je trouve une solution pour me sortir d'ici. 

J'essayais de comprendre ce qu'ils voulaient. S'ils n'étaient pas là pour cambrioler le magasin, que faisaient-ils ici ? Fuyaient- ils quelqu'un ? Ils avaient sûrement volé autre part et cherchaient à s'enfuir. Ce que je comprenais pas, c'était pourquoi des personnes prenaient-elles le risque de vivre dans l'inégalité alors qu'ils avaient tout pour être heureux ? Pourquoi ne menaient-ils pas une vie tranquille, avec un métier, une famille... ? Ou alors.... non ce n'est pas possible. Cela faisait tellement longtemps que plus personne n'en parlait... Etaient-ce des... rebelles ? Et dans ce cas là... Fuyaient-ils les pacificateur ? Oui, c'était le plus probable, même si je n'en revenais toujours pas. J'avais de réels rebelles devant moi !

L'homme, enfin le rebelle, me demanda alors la clé pour ouvrir la porte qui donnait sur la rue. J'étais trop impressionnée pour dire quoique ce soit, alors je m'exécutai. Il se dirigea vers la porte, l'ouvrit, puis revint vers nous. S'en suit une discussion avec sa compagne, à propos du sort de l'homme qui était à côté de nous, toujours menacé par l'arme de la femme. Par "son sort" j'entendais "s'il fallait le tuer ou non".

À ce moment là, toute mon admiration pour ces rebelles s'évanouit, pour me rappeler que leur principale motivation n'était pas la justice, comme on aurait pu le croire, mais bien la soif de tuer. Et mon père... mon père qui a été lâchement tué par eux en ne faisant que son devoir en est le parfait exemple.

Je les regardais tour à tour. Il ne fallait pas qu'ils s'échappent. Il fallait qu'ils soient jugés pour tous les crimes qu'ils ont commis et qui ont mis en péril la paix de Panem.

Je pensais alors à ma soeur. Elle s'est portée volontaire aux Jeux pour laver l'honneur de notre père. Elle avait échouée, je devais à présent le faire. Mon devoir était aujourd'hui de porter ces rebelles aux autorités pour éviter qu'ils ne fassent pas plus de mal.

J'avançais tout doucement vers la porte qui donnait sur la rue. Le rebelle l'avait ouverte, ils étaient en train de débattre sans se soucier de moi, c'était le moment ou jamais d'agir. J'ouvris la porte en grand. Il fallait que je me dépêche, je devais trouver un pacificateur, de l'aide, enfin n'importe qui. Allaient-ils me rattraper avant ?

DEV NERD GIRL



Coralie se trouve à la bijouterie Standford .
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 15 Fév - 22:41

Coralie a tenté de s'enfuir.
Le lancer de dé a déterminé que Nicodème avait aperçu son action puis l'avait coursée, avant de la rattraper in extremis avant qu'elle n'ouvre la porte.

La tentative de fuite de Coralie a donc échoué... Que va-t-il advenir d'elle ?
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 16 Fév - 0:24

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était jouissif de voir la gamine Shepherd ainsi. Son regard me défiait un instant avant de se détourner pour considérer avec dégoût l'autre enflure qui ne semblait pas encore avoir tout compris de ce qu'il se passait entre nous. C'était comme un dialogue silencieux à présent, une profonde connexion... Elle luttait pour enfermer ce qu'elle était, pour se débarrasser de cette pulsion si flamboyante et si belle. Même si elle n'en avait pas encore conscience, moi je savais. Je savais que montrer la prédatrice qui était en elle la délivrerait, l'affranchirait de toutes les limites inutiles que nous nous fixions et ferait d'elle la rebelle qu'elle rêvait d'être.

Mes pupilles sombres ne la lâchaient plus. L'hésitation se dissipait sous le flot d'une envie enivrante. Elle désirait le faire souffrir. Tout son corps le hurlait : ses muscles qui se tendaient, sa respiration qui s'accélérait et son expression si dévorante d'une colère froide qui attendait depuis longtemps d'exploser à la face du monde... Elle souhaitait le voir plus bas que terre et moi je m'en délectai.

Quand le premier coup partit, un rictus se forma sur mes lèvres. Finalement, Ivy avait fini par être à la hauteur et, alors que je connaissais pertinemment ses intentions vis-à-vis de moi lorsqu'elle m'avait suivi, mon agacement à l'avoir dans mes pattes venait de disparaître en même temps que l'honneur de ce bougre d'abruti qui venait de se faire émasculer. Il se tortillait de douleur, les coups redoublaient. Elle était d'une beauté... Si jeune et déjà si fougueuse. Un joyau à l'état brut qu'il faudrait que je m'attelle à polir. Tant de potentiel ne demandait qu'à s'épanouir, qu'à briller.

Elle n'hésitait pas. Ce défoulement était d'un exutoire captivant... Pourtant, pendant que son venin coulait dans ses paroles, je perçus un mouvement à côté d'Ivy. Je faillis ne pas y prêter attention tant le spectacle qui s'offrait à moi était passionnant, mais l'expérience me fit réagir dans la seconde.

La blondinette en avait profité, comment pouvait-on être aussi idiote ? Sa silhouette avait filé le long des murs, gagnant presque la porte de sortie que je comptais bien utiliser à notre avantage...et non au sien. Je bondis vers elle, une foulée rapide et hargneuse. Au fond de moi, une fureur bestiale grondait. L'insolence et la bêtise étaient deux choses que je ne pouvais supporter : cette gosse avait les deux, en prime la richesse bienpensante des collabos capitoléens. Les districts supérieurs étaient vraiment pourris jusqu'à la moelle, les jeunes y étaient irrécupérables.

Sans le moindre essoufflement, je parvins à l'attraper juste à temps. Ses doigts avaient déjà agrippé la poignée, la porte faillit s'entrouvrir... Mais c'était déjà trop tard pour elle ! Ma main avait saisi son bras et venait de lui faire faire volte-face pour l'attirer brutalement à moi. Nous étions désormais face à face, je la regardais comme on regarde un insecte qu'on va prendre un plaisir malsain à écraser.

Fermement, je la saisis par les épaules et la secouai sans ménagement. Sa tête oscillait au rythme de mes violentes secousses, la terreur se lisait sur son visage. Elle avait raison d'avoir peur.

- Alors comme ça on veut aller faire une course ma jolie ? lui murmurai-je en frôlant presque son visage de mes lèvres.

Son corps était si près du mien, nos visages marqués par des émotions si différentes et complémentaires se plongeaient l'un dans l'autre. Ma prise se resserra encore sur ses fins bras, les emprisonnant et la privant de toute liberté. Je pouvais presque sentir ses os si fragiles. Les briser serait un jeu d'enfant.

La briser serait un jeu d'enfant.

Nous étions si proches. Mes traits n'exprimaient que rage et désir ardent de vengeance pour sa trahison. Après tout, nous avions été si bons avec elle : pas un gramme de violence sur sa mine juvénile, au contraire nous avions même donné à son frère aîné la leçon qu'il méritait afin qu'il ne l'abîme plus jamais et, malgré tout cela, germait en elle si peu de reconnaissance... Je rêvais d'exploser sa petite tête si vide contre une de ces étagères sur lesquelles des bijoux hors de prix qui auraient pu nourrir un district périphérique pendant un mois s'entassaient... J'avais envie de lui faire bouffer ses pierres précieuses jusqu'à la dernière. La frapper jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il n'y avait pas de fin heureuse à nos histoires. Pas à Panem.

- Pour qui tu nous as pris p'tite conne ? lui hurlai-je en la secouant encore avec davantage de force. Face à moi, je la sentais trembler, se liquéfier. Si elle pleurait, je ne l'entendais pas tant la fureur d'avoir été ainsi défié me rendait fou : Tu croyais qu'on allait te laisser filer comme ça ? J'te garantis qu'après ça tu ne sortiras jamais d'ici !

Je venais de la repousser violemment en arrière pour la jeter au sol. Elle n'était rien et je comptais bien le lui montrer...

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy, Coralie et Hunter.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 16 Fév - 10:51

     

Winston ♦ Indis ♦ Nova

RP event
I
ndis qui était maintenant à côté de nous regarda dans la direction de mon doigt. Elle répondit alors qu'il n'y avait personne. Quoi ?! Mais je venais de voir à l'instant le voleur ! Je regardais à mon tour. En effet il n'y avait plus personne. Peut-être s'était-il enfuit dans une ruelle ? En plus de ça il y avait beaucoup de monde dû au marché.

- Je vous jure que je l'ai vu ! Peut être s'est-il caché dans une ruelle.

La jeune rousse reprit ensuite en disant qu'elle l'avait peut être perdue à cause de la foule. Non j'en étais sûr que j'avais vu le foulard porté par quelqu'un.
La jeune Pacificatrice nous remercia alors pour les renseignements et qu'ils iraient voir pour l'agitation. Je n'étais même pas au courant qu'il y avait eu une agitation. Alors que celle-ci pensait qu'elle et son collègue pouvaient partir, son collègue reprit à sa suite, nous demandant de quelle couleur était l'écharpe.

- Bleue. Merci beaucoup monsieur. Mais ne lui faites pas trop de mal. Nous souhaitons simplement récupérer le cadeau.

Je me retournais ensuite vers Nova et Indis.

- Toujours ok pour aller à la bijouterie ?




GleekOut!



Winston se trouve entre le marché et la bijouterie.


Dernière édition par Winston Davis le Lun 20 Fév - 9:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 17 Fév - 3:10

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





Le contraste entre l'agitation de la petite place et le calme apparent de la boutique était toujours présent quand j'arrivais à proximité. Pour n'importe qui d'autre, cette différence n'aurait éveillé aucun soupçon. Pourtant, alors que rien ne se passait comme prévu, cette nouvelle étrangeté s'imposait comme trop belle pour n'être qu'une pure coïncidence. La tête rentrée dans les épaules, je sentais le contact du tissu soyeux sur mon menton. A peine arrivé devant les larges vitrines, je fis mine de me baisser pour refaire un lacet et tentai de distinguer quelque chose entre les lamelles du store tiré. Visiblement, celui qui l'avait mis en place s'était donné du mal pour que rien ne filtre...

Je passai devant la porte déjà close lors de mon premier passage. Un panneau signalait que la bijouterie était fermée, ce n'était pas logique. Quel commerçant digne de ce nom perdrait de l'argent en gardant son affaire close, surtout dans un district aussi avide de richesses... Espoir idiot, je tentais tout de même d'actionner la poignée. Sans résultat, verrouillée et bien trop exposée pour que je tente de la crocheter. Je lâchais un juron à voix basse, inaudible pour cette foule d'ignorants dont le mouvement dynamique trahissait mon immobilité. Il fallait que je bouge, que je trouve une solution et vite. Je scrutai la masse noire qui s'étendait devant moi quand je les aperçus : deux uniformes d'un blanc immaculé dont l'écarlate du sang des innocents qu'ils avaient sur les mains avaient été savamment nettoyé. Ils étaient si à l'aise parmi les badauds, si tranquilles... Mais je ne me faisais pas d'illusion, ils "savaient" et ils nous cherchaient. Et voilà que les emmerdes continuaient à s'accumuler...

Ou comment être dans le pétrin jusqu'à l'os... Je détournai le regard de manière à ce que mon visage fasse face au verre brillant de la vitrine et non à leurs yeux inquisiteurs. Dans celle-ci, mon reflet me toisait. Tel un miroir, il me renvoyait mon image : un jeune aux traits anxieux et à la mâchoire serrée en quête désespérée d'une foutue solution. J'aurais presque regretté de ne pas être resté avec Siti, Kenny, la véto et l'autre décoloré, seulement il y avait Ivy... Celle-là aussi... Elle avait le chic pour se fourrer dans des situations impossibles...

Je ne rentrerai pourtant pas sans elle. C'était inenvisageable. J'en crèverai s'il le fallait.

Tout en douceur, je pris une grande inspiration et me glissai le long des vitrines, redevenant un badaud comme les autres pendant quelques secondes encore. N'attirer l'attention ni sur moi ni sur la boutique potentiellement explosive, c'était tout ce que j'avais à faire. La démarche lente, l'apparence décontractée,... Tout devait être parfaitement mesuré et cadrer avec le décor, sinon j'étais fichu et les deux autres que je soupçonnais d'être à l'intérieur en train d'aggraver encore la situation le seraient aussi. Je déglutis en imaginant le canon de leur arme sur ma tempe. *Cassio, pas ça maintenant* m'intimai-je.

Ma silhouette fila le long du mur, avec cette lenteur propre aux personnes profitant du moment présent pour flâner, vivre. Se fondre dans la masse, ne pas être remarqué, aucun indice ne devait transparaître... Je me répétais cette litanie sans vraiment en saisir le sens, mantra inutile.

Enfin, je pus me faufiler dans l'autre rue qui donnait sur la boutique d'angle. Pourtant, aucune allégresse. Ils étaient toujours bien trop proches et je pouvais presque sentir la sueur qui se créait sur mon front par la faute du stress et de la chaleur étouffante qui me prenait à la gorge. C'est alors que je la vis : une porte qui ne pouvait donner que sur le lieu qui m'intéressait. Pourquoi n'y avais-je pas songé avant ? Dans les districts friqués on trouvait fréquemment ce genre de passage dérobé dans les arrière-boutiques ! Plus question de foirer quoi que ce soit à présent, ma chance était là et, maintenant que les pacificateurs n'avaient pas plus vue sur moi que l'inverse, je devais la saisir.

Rassemblant toute l'assurance dont j'étais capable sachant que les pacificateurs pouvaient surgir à tout moment, je luttais pour conserver ma discrétion jusqu'à arriver devant la porte dont je remarquai immédiatement le détail cuisant, la clanche était fixe. Le genre de cochonnerie qui ne s'ouvre que de l'intérieur si on n'a pas la clef... A croire que tout était vraiment fait pour me pourrir la vie !

Saisir cette seule chance qui - si je ne me trompais pas - me conduirait droit à ceux que je traquais était l'unique espoir qui m'était offert de rattraper le merdier de cette mission. Alors je me calai contre le mur de pierres de taille trop bien polies, juste à côté de la porte, et profitais de l'ombre ainsi créée pour ouvrir mon sac élimé. J'y fouillai un moment, faisant mine de n'être rien de plus qu'un acheteur affairé à ranger sa dernière acquisition. Bien plus attentif à ce qui m'entourait que n'importe lequel d'eux, j'écoutais chaque murmure des passants, chaque interpellation des commerçants, chaque signal qui aurait pu sonner le début de la chasse, ma chasse. Je me tournai encore un peu plus vers la paroi, il ne s'agissait pourtant pas de cacher quoi que ce soit dans mon sac, mais d'en sortir quelque chose. Mes mains ne tremblaient pas. Alerte et méthodique, je dégageai de son étui une fine carte semi-rigide.

Maintenant, tout allait être question d'habileté et de rapidité. Dans un tic nerveux, ma main libre passa dans mes cheveux avant de se poser sur la poignée pour en bloquer le mouvement tandis que je me plaçai directement devant la porte. Je passai la carte dans le fin espace du chambranle, au niveau du verrou. Je savais exactement quoi faire... J'étais un spécialiste de ces conneries qui se bloquaient si souvent dans les vieux trains, séparant définitivement deux wagons durant tout un voyage. Le geste, je le connaissais par cœur : être à la fois sec et délicat était le secret. Un premier à-coup vers le bas, le loquet ne céda pas. J'avais été trop raide, trop brutal. La pression sur mes mâchoires serrées me rappelait inlassablement que dans mon dos les pacificateurs pouvaient me surprendre à tout instant. Une sueur froide passa dans mon cou. Je casserai la gueule de Nicodème pour tout cela, pour tous ses risques et cette mort qu'il faisait planer sur nous.

Soudain, il me sembla percevoir un son, une voix dont le son atténué tenait plus du murmure que de la parole. Les gloussements et les disputes insensés de la place ne me permettaient pas de saisir les mots ni même l'intention, mais alors pourquoi sentais-je que j'approchais du but ? Ma main se décolla du mur clair et vînt remonter le foulard sur le bas de mon visage, jusqu'au haut des joues. C'était le moment de vérifier mon intuition tout en protégeant mon secret, ma famille.
Un second à-coup, plus mesuré et fluide décolla le verrou de son logement. Sans rester une seconde de plus à découvert, je plongeai dans l'arrière-boutique sans même prendre le temps d'évaluer ce que j'y trouverais.

Des éclats d'une voix que j'aurais reconnue entre mille tant son propriétaire véreux m'obsédait depuis qu'il avait fait tué l'un des nôtres me parvinrent, nets et sans concession. Je me jetai à l'intérieur et claquai la porte sans attendre alors que déjà une silhouette blonde chutait vers moi.

Ivy ?! Qu'est-ce qu'il se passait encore ?!

Instinctivement, je me précipitai en avant pour la rattraper. La silhouette fine tomba dans mes bras, se claqua contre mon torse quand je la retins in extremis et je me mordis les lèvres sous le choc quand son corps heurta les ecchymoses de mes flancs. Seulement, ce n'était pas ma sœur. On pouvait deviner ma respiration saccadée qui aspirait puis décollait le fin foulard bleu de mes lèvres sans jamais découvrir mon visage bien dissimulé. *Heureusement* pensais-je, nos visages étaient si proches.

La jeune fille à qui je venais d'éviter une violente chute avait l'air apeurée. Ses yeux verts scrutaient les miens, si clairs, qui n'exprimaient aucune émotion si ce n'est la surprise : je n'étais pas là pour elle. Sans la lâcher, je levai un regard haineux vers cet enfoiré de Nicodème. Ivy se tenait debout derrière lui, un homme se tortillait de douleur à ses pieds. Fichtre, qu'est-ce que c'était ce nouveau délire ?

- Putain ça t'a pas suffi à la gare ?! Fallait que tu l'embarques dans ton chaos et qu'en plus tu matraques des civils ?! hurlai-je d'une voix étouffée par le tissu bleuté, en défiant le cinglé du Neuf.

Puis je détournai le regard vers ma sœur, elle avait ses quatre membres et malgré sa poitrine qui se soulevait à un rythme effréné comme si elle récupérait d'un effort important, elle ne paraissait pas blessée. La panique se devinait dans sa posture. Bon sang, que s'était-il passé avant mon arrivée ?

Dans mes bras, des larmes perlaient au coin des paupières de la jeune fille. Visiblement, elle avait failli subir les foudres de Nicodème et, quelle qu'en soit la cause, je n'étais pas prêt à accepter la moindre excuse venant de ce salaud. Il avait tout fait foirer : Franklin était mort par sa faute et Siti pissait le sang quelque part dans une planque tout sauf assez sécurisée à mon goût, nous étions traqués,... Nous serions exécutés si on nous retrouvait. Mieux valait qu'il la ferme s'il ne voulait pas que je lui colle une balle entre les deux yeux.

Avec son visage à la peau pâle et à l'expression affligée pourtant si douce, leur victime paraissait si vulnérable. Je la redressais, son corps tremblait sous mes paumes. J'en détachai une de sa silhouette pour la glisser dans ma poche, au contact de mon arme : on n'était jamais assez prudent.

- Ça va aller ok ? Si tu m'écoutes, ça va bien finir... lui dis-je en la fixant de mes pupilles d'une profondeur rassurante.

Il fallait qu'elle me croit. Il fallait que je crois en moi.

Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ).
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 17 Fév - 11:40








Décidément il était bien compliqué de pouvoir travailler calmement ici: en l’espace de quelques minutes le bar, d’ordinaire paisible et silencieux , s’était subitement rempli d’une horde de clients assoiffé et particulièrement bruyant ; l’entrée d’un troupeau d’éléphants n’aurait pas été plus dérangeante; ajoutez à cela le fait qu’en voyant cette foule le gérant du bar eu la lumineuse idée de mettre de la musique “pour l’ambiance” et soyez certain que parler affaires deviendra délicat.  L’ingénieur ne s’entendait même plus parler et il n’en avait clairement pas l’habitude. De plus aujourd’hui  tous les rôdeurs et autres abrutis qui passaient près d’eux s’étaient mis en tête de les déranger; d’abord un Carrière aussi arrogant que naïf qu’ils avaient envoyé paître en y prenant un malin plaisir , mais maintenant c’était deux Pacificateurs qui les abordaient et il n’était pas certain que les asperger d’eau était judicieux.  L’ancien vainqueur leur adressa un sourire aussi cordial que hypocrite tout en regrettant intérieurement de ne pas avoir invité la jeune femme dans ses bureaux où ils auraient pu traiter de manière convenable. Mais d’où pouvait-il savoir que tous les mâles du coin avaient une poussée de testostérone aujourd’hui et étaient sur les rotules?

Eneron jeta un regard en biais en direction de ses deux gardes du corps assis incognito quelques tables plus loin ; ils avaient pour instruction de n’intervenir qu’en cas d’extrême urgence ce qui expliquait le fait qu’ils n’avaient pas bougé d’un pouce quand le Carrière l’avait harangué ou quand les Pacificateurs débarquèrent, si le Capitole fermait les yeux sur le fait que le milliardaire dispose d’une garde rapprochée il fallait veiller à se faire discret et ne pas défrayer la chronique. Et puis comme dit agir face aux Pacificateurs relevait du suicide pour l’entrepreneur dont les sentinelles étaient plus là pour le protéger d’un éventuel activiste solitaire.

Le premier “agent de la paix” à les interrompre fut un jeune homme qui s’assit à côté de Mlle Stern, un verre d’eau à la main , et qui se mit à parler d’un air détaché ponctuant sa phrase d’un clin d’oeil. Eneron haussa un sourcil ; soit ce Pacificateur tentait réellement une technique de drague foireuse en plein service soit il avait quelque chose d’autre derrière la tête. Mais l’homme d’affaires le savait ces sbires du Capitole , dans leurs armures diaboliquement angéliques, avaient toujours quelque chose derrière la tête.  Il ne fut donc qu’à moitié surpris quand un autre soldat se glissa à côté de lui, un léger sourire en coin. L’homme était plus âgé et rien dans ce qu’il dégageait inspirait confiance ou sympathie.  Agacé l’ancien vainqueur ne souriait plus ; non seulement ces deux lurons semblaient bien partis pour les perturber pendant un moment mais en plus lui s’était fait avoir comme un bleu. Les Pacificateurs s’étaient deployés de telle sorte qu’il était impossible pour lui , son interlocutrice ou même le Carrière trempé de faire un mouvement qui ne serait pas repéré par les forces de l’ordre décidément toujours aussi fourbes.

“Ah vous êtes du Trois? Enchanté fit-il d’un ton faussement jovial et surpris à l’homme qui lui avait fait part de son “admiration” tout en lui tendant la main. Une légende? Vous me flattez mais je ne fais que mon travail pour faire de Panem un lieu plus sûr et moderne; quant aux risques sur le terrain c’est vous qui les prenez.

En vérité Eneron était peut-être l’homme qui prenait le plus de risques ici au vu de la fragilité de l’édifice sur lequel il évoluait tel un funambule. Ce château de cartes qui lui permettaient de jouer sur plusieurs tableaux , de tirer son épingle du jeu, de sortir des rouages, d’être un électron libre était aussi bien construit que dangereux : il suffisait d’une seule et minsucule erreur pour que tout s’effondre et qu’il soit à nouveau au plus bas , à égalité avec la population , rattrapé par la réalité.

 Mais visiblement malgré l’emploi de qualificatif un brin hyperbolique “légende” c’était plus Clarissa qui semblait attirer l’attention des deux agents sous prétexte que c’était une “ingénieure”. Une légère moue sur le visage et visiblement mécontent d’être mis sur la touche de la sorte, Eneron s’enfonça dans son fauteuil. Ben tiens ! C’était la meilleure celle là! On s’intéressait à “l’ingénieure”? Et lui il était quoi ? Vendeur de cerises?

Et puis franchement pour une montre….Finalement ces deux agents du gouvernement étaient plutôt décevant; aborder une inconnue que l’on suppose ingénieur pour identifier le propriétaire d’une montre le tout dans un bar où ils ne sont pas censé se trouver en service : cela ressemblait à du bricolage. Sauf si ils avaient encore quelque chose derrière la tête; et ils avaient toujours quelque chose derrière la tête. Le tout pour Eneron avait toujours été de garder un coup d’avance sans jamais sous-estimer l’adversaire; il s’en sortait comme ça depuis des années et aujourd’hui il était bien décidé à savoir si ces deux types étaient des amateurs indignes de cet armure ou au contraire de très bons agents aux méthodes déstabilisantes.

Il se tourna vers le plus vieux qui tenait la montre et fit d’un air ironiquement innocent pour bien montrer aux Pacificateurs qu’il se doutait qu’il y avait quelque chose derrière ce manège sans toutefois le dire explicitement.

“ Laissons donc parler les vrais ingénieurs puisqu’il semblerait que les Stark Industries soient dirigés par un marchand de laitues…”



Merde...il voulait dire “cerises”.



Eneron Stark se trouve au bar avec Emerick Waltman , Clarissa Stern , Pnj Derek Wolff et Pnj Edmond Benett . Rodeo

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Jonathan C. Gray
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 17 Fév - 22:34


Une tempête se prépare...
Event exceptionnel


Qu'est-ce qui lui avait pris ? Un moment de doute et voilà que toute sa confiance s'envolait en éclats ? Pourquoi avait-il délaissé ses responsabilités juste après s'être imposé comme chef ? Ils avaient besoin de quelqu'un pour les guider et voilà que lui, il ne prenait plus les décisions... Un moment de faiblesse sans aucun doute...

Il faut qu’on prenne une décision… La planque est au Nord, il faudra retraverser la place... Pour le doc’ tu penses qu’il est du genre consult’ sur rendez-vous ou open bar ?

Et voilà, à peine avait-il lâché les rennes que tout partait dans tous les sens... Mince... Il fallait qu'il se calme, qu'il réfléchisse calmement. Songe aux possibilités, réfléchir et se calmer. Pour le moment, se laisser porter, ils s'en sortaient très bien sans lui. Les sens en alerte, le blondinet scrutait les lieux à la recherche d'un élément louche.

On va au cabinet médical. Le docteur Melvil vit seul, et avec de la chance il n'y aura pas de patient.

Bon ok, alors si le docteur était du genre à dénoncer aux pacificateurs une blessée par balle, tout ceci risquait de mal finir... Mais c'était sa meilleure chance de s'en sortir. Ils risquaient tous d'y laisser leur peau avec tout ça... Mais bon, il avait fait une promesse et jamais il ne la briserait. Voilà pourquoi il s'était laissé faire... Cette promesse, la réaction de Cassio l'avait poussé à relâcher la pression. Il ne pouvait pas, pas maintenant, pas tout de suite.

Soutenez la bien, le cabinet est dans la prochaine rue à droite, on n'aura pas à s'enfoncer dans le marché. Je vais passer devant en éclaireur, si vous n'entendez rien, suivez moi dans une minute.


Kenny refusa, à juste titre, Siti avait besoin d'un soigneur pour la maintenir consciente. Ce fut d'ailleurs pour cette raison que Kenny lui commanda de prendre la tête.

Comme c'est toi la lumière du groupe, tu vas jouer les éclaireurs !

Kenny semblait vouloir s'affirmer, profitant de son instant de doute. Il avait raison et un éclaireur serait probablement nécessaire pour garantir qu'il n'y aurait nul problème sur la route.

Tu as raison, tenez-vous sur vos gardes. Au moindre signe que je fais, vous vous tapissez dans l'ombre, ok !

T'inquiète, on connaît la musique : si tu hurles on se casse !

Voilà, il avait accepté son rôle et guidé le groupe pour garantir leur sécurité. Mieux valait rester prudent, il ignora la pique de Kenny et s'avança alors en direction de la ruelle tandis que Leanore guidait le groupe sur la direction à prendre.
En observant à l'extérieur de la ruelle, tout semblait normal. Les passants s'amassaient autour des étals du marché, nul danger pour le moment. Ils pourraient avancer sans se faire repérer. Il leur fit signe de s'arrêter quelques instants puis quand la voie fut sûre, il leur fit signe d'avancer et de quitter la ruelle tout en suivant les indications de Leanore sur la direction à prendre.

Kenny et Leanore, vous disposez de quoi comme armes au cas où les choses tournent mal ? demanda-t-il puis il se tourna vers la vétéritaire.
Et à propos du cabinet, tu connais un peu la disposition du lieu, le nombre d'entrées et de sortie afin d'établir un plan de repli ?


 

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


Jonathan quitte la ruelle. et se dirige vers la place du marché. Il s'adresse à Leanore, Siti et Kenny.
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★ Âge : 22 ans.
☆ Surnom : Nova
★ Occupation : Carrière
☆ Humeur : Déterminée.
★ Plat préféré : Protéines
☆District : deux

○ Points : 358
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 18 Fév - 10:13





- Turquoise. Et très vif et féminin, m'empressais-je d'ajouter. Une nuance qui me paraissait essentiel : il était facile à repérer de loin, en particulier sur un homme à qui ça n'irait pas du tout.

J'étais quand même sous le choc. La morveuse s'était empressée de se le faire voler alors que j'aurais pu avoir une belle étole bordeaux autour du cou en ce moment même. J'avais une profonde envie de lui en coller une. Mais je ne fis rien et contint ma colère derrière un sourire encore plus suffisant. Espérons pour elle qu'on retrouve cette fichue écharpe, ou que les diamants me la fassent oublier. Quoiqu'il en soit, la bijouterie était dans la direction qu'avait pointée Winston. Allais-je intervenir si je croisais le pourceau ? Je ne saurais dire tant que le moment ne serait pas venu.
Si les pacificateurs n'avais plus rien à demander, je tournerais les talons pour me rendre à la bijouterie.


© redSheep



Nova Waltham se trouve entre le marché et la bijouterie.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   

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EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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