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 EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 15 Mai - 0:35

Les Pacificateurs - Equipe 2





La première à réagir d’entre tous fut la jeune femme au chemisier.
Le mouvement esquissé avait intrigué Edmond, qui avait ainsi reporté son attention sur elle. Finalement, rien ne l’empêchait d’être la propriétaire ou la gérante des lieux : au contraire, son attitude laissait à penser qu’elle pouvait assumer ce rôle et le vétéran de la Pacification partit sur cette idée-là. Il suffisait d’observer ses yeux illuminés et cette impression d’utilité pour comprendre qu'elle n'avait, explicitement du moins, pas l'intention de les trahir. Tant mieux.
Cette fille décrivit un groupe de trois personnes avec une femme et deux hommes, puis entra dans les détails : l’une avait les cheveux blonds et était aussi jeune qu’un second pour lequel elle n'entra pas dans les détails. Quant au troisième, Edmond n’en retint que l’essentiel : sa dangerosité. Un physique effrayant pour lui, un frisson provoqué chez la jeune femme, un bordel semé dans toute la pièce...
Ces personnes découvraient pour la première fois la rébellion, grande absente du District Un.
Quand le Pacificateur s’apprêta à la remercier pour, par la suite, quérir de plus amples informations puisqu’elle laissa sa phrase en suspens, une autre personne s’immisça dans la conversation pour livrer les informations que le vétéran avait demandées plus tôt. Ce dernier se tourna vers cette nouvelle voix pour reconnaître, un peu plus proche de l’entrée, le quarantenaire à la main entourée d’un foulard. Il fronça les sourcils à la vue de cette blessure, mais se concentra pour saisir le nécessaire : outre le fait qu’il rappela que le boxon de la bijouterie avait été causé par ce fameux rebelle à la cicatrice, il désigna la petite blonde à son côté comme la propriétaire des lieux.
Cette gamine, blonde, la propriétaire de la bijouterie ? Quelque peu dubitatif,  Edmond détailla un instant l’adolescente devant lui. Elle paraissait totalement perdue, voire même horrifiée, au point qu’elle donnait l’impression de craindre que les Pacificateurs se mettent à tirer dans tous les sens. Elle ressemblait beaucoup à sa fille qui était, elle, d’un naturel assez peureux au même âge. Si elle avait été préservée des rebelles toute sa vie, ses parents évitant d’évoquer le sujet, parler des Jeux provoquait un certain stress et rendait les choses bien compliquées à gérer.
Les années précédentes, Edmond s’était débrouillé pour être présent à la maison les jours qui précédaient la Moisson, pour que sa femme n’ait pas à tenir seule face à cette angoisse profonde : seulement, avec son affectation au District Cinq, rien ne lui avait permis de se déplacer. Il avait unqieuement reçu un message de son épouse lui annonçant que tout était « ok ».
Ok. Après réflexion, la blondinette face à lui affichait quand même plus d’assurance, bien qu’il ait été difficile de faire moins.
Néanmoins, sa dernière phrase s’avéra curieuse : la propriétaire des lieux s’enquérait du sort réservé aux rebelles. Avec sa voix fluette et les mots utilisés, il fallait y comprendre qu’elle s’interrogeait sur leur mort probable : si cela aurait été une issue largement admissible en temps ordinaire – si tant était qu’un tel mot pouvait être utilisé –, l’appel du Ministre des armées ne laissait aucun doute sur la cérémonie de clôture qui aurait lieu au soir.
Réfrénant ses élans paternels, le Pacificateur s’adressa tout d’abord à la jeune blonde pour répondre à sa question :

« Mademoiselle, regardez le saccage dans votre bijouterie. La Pacification ne permettra pas que les hors-la-loi qui ont commis ces actes restent impunis, ni même ne réitèrent. »

Cette réponse donnée, Edmond saisit immédiatement sa radio et communiqua les informations données au reste des hommes de l’ordre du District.

« Ici Bennet, pour vous signaler la présence de trois fugitifs au départ de la bijouterie Standford : un jeune homme, une jeune blonde et un dernier homme avec une cicatrice à l’œil et manifestement dangereux. Arrêtez-le de préférence vivants, mais abattez-les à la première opposition : pas d’imprudence. Terminé. »

Il entama alors une observation générale de la pièce. Quelques otages avaient été évacués par ses deux collègues qui allaient et venaient : quelques autres collègues débarqués dans le coin aidaient à acheminer ceux qui le nécessitaient le plus vers le centre hospitalier du District. Les deux se penchèrent sur Morrisson et, d’un geste de la main, ils furent intimés par Edmond à presser le pas vers ledit hôpital. Par la même occasion, il invita quelques autres hommes en blanc à rentrer, et trois prirent le relai de leurs collègues. L’un d'entre eux se mit derrière Edmond lorsqu'il le vit en pleine discussion avec trois civils plus ou moins en mauvais état.
Un autre s’avança vers Ban pour l’évacuer vers le centre de soins, mais celui-ci les renvoya en articulant avec beaucoup de difficultés qu’il souhaitait entendre ce qui était dit vis-à-vis des rebelles. Le Pacificateur amena donc lentement son collègue Soldat aux côtés d’Edmond, l’épaulant quand il perdait l’équilibre.
Enfin, un dernier s’approcha de l’homme auprès duquel s’était tenue la fille en chemisier. Il paraissait vraiment mal, nauséeux, ainsi adossé au mur de la bijouterie. L'agent de l'ordre lui demanda civilement :

« Monsieur, tout va bien pour vous ? Vous m’avez l’air blessé. Auriez-vous besoin que l’on vous accompagne vers l’hôpital ? »

Ce rapide état des lieux fait pour Edmond, il adressa un regard réconfortant vers Ban, qui restait complètement paumé mais tenait à rester ici. C’était inconscient mais il n’en démordait pas, et l’on respecta sa volonté.
Alors le vétéran se tourna vers les trois civils devant lui.

« Je vous remercie pour les informations que vous nous avez déjà livrées et qui nous seront précieuses pour punir les coupables. »

Le ton du Pacificateur était doux et rassurant. Edmond compatissait réellement devant les épreuves qu’avaient dû supporter ces trois personnes : il imaginait, à leur place, sa famille, ses amis, ses proches. Aucun ne lui avait paru suspect, ou à suspecter. Il y avait bien la jeune femme très en confiance mais, au vu du District, elle pouvait parfaitement convenir comme Carrière. Une alliée de poids.

« Simplement, ajouta Edmond, il nous faut quelques informations supplémentaires, bien plus précises… N’ont-ils rien divulgué sur un éventuel point de retraite ? Ou d’autres détails qui vous viennent à l’esprit, même ceux que vous estimez insignifiants. »

La bijouterie commençait petit à petit à être dégagée de ses occupants : le reste ferait donc l’objet d’une enquête rapide et efficace. Il devait pourtant en savoir plus, en rapidement, pour arrêter ces personnes dangereuses pour la sécurité et la vie des habitants du District. D’autres blessés seraient un drame.

« Votre aide a déjà été considérable mais nous n’avons pas le luxe, même au District Un, de négliger le moindre détail. Ils peuvent parfaitement recommencer. »

Si Edmond n’en était pas à supplier, il gardait un ton doux mais assuré : s’il n’était pas leur ennemi, son rôle n’était pas de jouer les infirmières mais de traquer des criminels en puissance. Autant qu’ils le comprennent aussi, entre adultes bien élevés et intelligents.
Au milieu des restes d’un champ de bataille, ils se trouvaient tous alliés. Tous du même côté. Toutes victimes de ceux qui n’avaient aucune limite.



Spoiler:
 



Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham, Coralie Standford et Winston Davis pour avoir plus d'informations.
Un Pacificateur - PNJ s'adresse à Hunter Garroway pour connaître son état.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 17 Mai - 0:06

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Cela faisait plaisir à voir. La peur était le meilleur sentiment que vous pouviez inspirer à quelqu'un ; le Capitole l'avait compris depuis bien longtemps et ne se gênait jamais pour l'utiliser à son avantage. Pire qu'un poison, elle poussait dans ses retranchements même le plus fort des hommes. Lui n'était pas fort. Était-ce seulement un homme ?

Un misérable insecte qui pensait accomplir une noble cause. Pathétique. Son hésitation fit croître mon énervement, la corde déjà bien bouffée par l'autre imbécile de gamine Shepherd menaçait de s'user définitivement et de céder sous une pulsion incontrôlée s'il ne se décidait pas à l'ouvrir.

Je fermai les yeux sous la résurgence d'une poussée aiguë dans ma paume endolorie, notre invité choisit ce court instant pour parler de son identité. Pour parler trop. Pour parler pour ne rien dire.

Bien entendu que je ne le connaissais pas, mais les sonorités haut perchées de son prénom associées à ce putain d'accent me fournissaient une preuve suffisante pour savoir d'où il sortait. La seule chose que tous ces détails ne me disaient pas, c'était si sa dévotion à notre cause n'était pas qu'une lubie : un sac de céréales, grains de blé de bonnes intentions, dont la toile de jute trop fine pour supporter une telle pression allait bientôt céder dans l'espoir de faire retrouver à leurs hôtes la terre fertile qui les avait vus naître.

Ceci le conduirait invariablement à la mort pour avoir voulu jouer dans la cour des grands sans filet. Je n'étais pas un homme d'honneur, la trahison était pourtant l'unique choix qui me répugnait et que je ne tolérais de quiconque.

Je sondai ses traits comme on sonde un sol avant d'y jeter la semence : minutieusement et avec scepticisme. Ma main n'avait toujours pas quitté le mur contre lequel il était plaqué en bon animal acculé. J'aurais cru que cette posture minable saurait lui rappeler qu'il n'était pas en position de l'ouvrir plus que nécessaire. Pourtant, il fallut qu'il se laisse ronger par une colère sourde et contenue. Ce n'était même pas une vraie colère, de celles qui explosent et ne laissent qu'un tas de cendres derrière elles, non ce n'était même pas ça ! Espèce de défouloir abruti à ses petits états d'âme, il nous fit le coup du type désabusé à qui on avait oublié de filer un cadeau parce qu'il avait fait ton job. Pire qu'un âne à qui on oublie de filer sa carotte.

Telle une tempête déferlant sur la côte, le temps vira à l'orage et l'écume se fit épaisse. Je vis rouge tandis que les écueils se brisaient sur les rochers : il aurait été si jouissif de lui en coller une. De le molester juste pour lui faire comprendre que tout cela n'était pas un jeu. Il n'y avait pas de joli trophée à remporter à la fin, pas de maison dans un quartier riche, pas de promotion qui le ferait se sentir plus important. Un misérable cafard avide de reconnaissance : c'était encore pire que ce que j'avais pu imaginer.

Telle une infusion vivace, la couleur de sa colère avait perdu sa vivacité pour déteindre sur mon âme qui en bouillonnait. Mes yeux n'étaient plus que deux trous noirs dans lesquels on devinait tout le mépris que j'avais pour son besoin de se sentir "important".

Être reconnaissants... Sauver notre vie... Il se foutait de moi ? Putain, quelle scène surréaliste ! Le mec croyait vraiment qu'on allait lui filer des lauriers pour ça ? Un large sourire étira mes lèvres, un hoquet resta bloqué dans ma gorge. Un éclat, puis un second. Un petit rire sarcastique s'échappa sans que je ne puisse rien n'y faire. Ma bulle avec le scribouillard venait de se rompre, je n'entendais plus les deux Shepherd qui se chamaillaient derrière moi : à vrai dire, je n'arrivais plus à gérer plus d'une chose à la fois.

- Qu'est-ce que tu croyais ? ne pus-je m'empêcher de lui demander.

La question n'était pas si bête : ses pseudo-révélations étaient-elles censées avoir un autre effet que celui de me le faire encore davantage haïr pour tout ce qu'il était et représentait ? Un type à qui la vie avait trop donné et qui venait se mêler d'affaires dont il n'avait pas idée. Un type qui avait tout, face à nous qui n'avions rien. Ou pire, à qui on avait arraché trop de choses...

- Vraiment, tu croyais quoi ? Je marquai une nouvelle pause en dévisageant sa mine qui se tordait dans une grimace où une espèce de colère idiote flirtait avec l'incompréhension. Que la Rébellion était une grande et belle famille ? Désolé de te décevoir mon p'tit gars mais ta gueule de premier de la classe ne m'inspire pas plus maintenant que tu nous as fait ton numéro !

Mes paroles crachées sur sa peau si lisse, si vierge de tout traumatisme, me firent l'effet d'une attaque trop douce. Il m’écœurait profondément. Qu'allait-il se passer à présent ? Nous allions devoir sortir tôt ou tard et laisser sa silhouette de pauvre journaleux fragile derrière nous. S'il était bien le type dont avait parlé Lucius, je n'avais pas le droit de le toucher même si mes doigts en brûlaient d'envie. Ma langue passa sur mes lèvres, je salivai presque de rage à présent que chacun de ses reproches tournaient en boucle dans mon esprit embrumé par la douleur. Mon cou se tordit comme pour que de mon crâne s'extirpe cette lamentation souffreteuse qui vrillait mon crâne, rongeait ma chair et me faisait perdre le fil de mes pensées. Confusion et arrogance... Non. Violence.

- Au lieu de te remercier, je vais plutôt te donner une leçon de base pour survivre...

Elle m'avait échappée. Ma phrase se suspendit dans l'air, oppressante entre nos visages qui ne se détournaient pas l'un de l'autre. Avec calme, mes lèvres articulèrent :

- Ne risque plus jamais la vie de ceux qui sont dans la merde jusqu'au cou pour jouer les héros ! Ma voix avait tonné soudainement alors que ma main ensanglantée avait saisi un pan de son beau costume, prenant une intonation plus dure j'ajoutai : - Ces connards de pacifs te connaissent puisque c'est "le Capitole" qui t'a demandé de venir filmer tout ce cirque ! Tu étais bien plus repérable que nous et tu aurais pu les mener jusqu'à nous... Mais après tout, tu avais tellement envie de nous fausser compagnie que c'est p'tre bien ce que tu cherchais...

Je n'avais pas pu m'empêcher de le choper par l'autre pan de son foutu costume de snobinard. Les plis qui se dessinaient dans le tissu ressemblaient aux fils d'une marionnette, la seule question restait de savoir par qui elle était manipulée. Manière douce ou manière forte, aucune difficulté pour choisir. Dans un élan, je le secouais. Son corps s'était plaqué plus nettement sur le mur tapissé de lierres : facile, c'était tellement facile. Sa résistance limitée en faisait une proie facile et la douleur me montait tant à la tête que la dose de condescendance dont il avait fait preuve avait sans nul doute assassiné le reste de ma patience.

- Alors que fait-on maintenant... Clyde Holden ? finis-je par demander sans le lâcher.

Dans mes tempes, le sang battait à tout rompre. Une seule envie me dévorait, lui casser la gueule pour ne pas risquer un élan de trahison de sa part dès que nous partirions de cette planque précaire. Mon poing se serra déjà, je promettais de ne pas trop abîmer son minois de gamin pourri s'il arrêtait de la ramener... Ou peut-être en aurais-je besoin. Juste pour apaiser cette frustration au goût de tristesse qui grondait dans ma poitrine au souvenir de Kenny que je n'avais su sauver et dont les reproches de l'autre rebelle du dimanche me rappelait la vision amère.

Spoiler:
 


Nicodème s'adresse à Clyde Holden.
Nicodème est caché dans une cour intérieure dont la porte est fermée, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Clyde Holden, Cassio Shepherd et Ivy Shepherd.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 17 Mai - 1:46

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Eneron Stark ne divulguait pas un iota de ses pensées. Rien de surprenant au vu de son rang social : comment aurait-il pu s’élever en montrant ses véritables émotions ? Au Capitole comme dans les Districts, le masque composait le plus essentiel des accessoires, constituait l’apparat le plus utile. Que les grands aimaient à vêtir, tant au quotidien et d'autant plus dans les soirées mondaines. Toute son enfance, le gamin de la capitale n’avait rêvé que d’une chose : détruire cette façade, puis arracher ce loup pour ensuite le jeter, affaibli, dans une bergerie affamée de vengeance.
A défaut d’une bergerie, le loup avait été jeté dans un chenil : et à force d’humiliation, les chiens avaient également un appétit vorace.
Derek Wolff disposait donc de nombreuses cartes face à l’homme d’affaires. Une très belle main. Le Pacificateur qui était en charge, temporairement, de la caserne l’avait chargé de l’affaire Stark. L’avait de cette manière désigné maître des lieux en ce qui concernait l’ancien Vainqueur : lui qui avait déjà une belle poignée de figures avec son appartenance à l’unité mobile de Panem, Bennet puis Rowney lui avaient donné des atouts des plus intéressants en lui faisant confiance.
Savaient-ils ? Savaient-ils que seul, tel qu’il se trouvait maintenant, Derek n’était pas une menace à leur autorité ? Il avait passé sa vie à admirer les gens de pouvoir et à les éviter, les plaindre, voire les mépriser. Sur son profil, il était écrit noir sur blanc qu’il était entré dans la Pacification pour expier ses fautes ce qui le rendait impropre à la Carrière. Sur son front, il était affiché qu'il n'en avait rien à fiche.
Tant pis. Il mourrait au combat.
C’était intéressant d’être une arme pour toutes ces superbes gens. De se savoir outil au bout du bras, dernier maillon d’une chaîne de commandement. D’être capable de faire sauter un système complet de commandement par son propre choix : ce serait temporaire, spécifique à un ordre ou à un objectif, mais son existence ne serait ainsi pas insignifiante.
Voilà ce que Derek Wolff hurlait à Eneron Stark par son sourire sarcastique. Tu étais au début de la chaîne de commandement ? Moi, maillon de la fin, je viens exploser ton travail.
Le milliardaire avait débuté sa défense par une plainte quant aux risques qu’il encourait dans sa vie quotidienne : on voulait le voir mort, lui faire du mal, alors il se défendait, ce qui était d’autant plus justifié par l’intrusion rebelle de la journée. C’était logique. C’était facile. C’était hilarant par sa prévisibilité.
Évidemment, quand le Pacificateur lui ouvrit une fenêtre pour partager ses réclamations, l’homme d’affaires s’y engouffra comme un chien auquel on entrebâillait la porte : sa blague fit écho au vendeur de salade et fut la bienvenue pour Derek qui se retenait à grande peine. Celui-ci se mit à rire, pas tant pour la boutade que pour la réclamation suivante de Stark. Une ligne directe avec la Présidente ? Un éclat de rire secoua le Pacificateur qui eut grand mal pour garder son calme.
Il y parvint cependant au prix d'un certain effort. Enfin, c'était surtout pour retirer sa douleur lancinante dans les côtes.

« Monsieur Stark… Vous manquez pas de culot ! Demander une ligne directe avec la Présidente ! »

Derek aurait apprécié en dire plus. Réagir à ses attaques gratuites vis-à-vis de la Pacification, de leur travail et leur manière de gérer les choses. Pour moins que cela, le brun lui aurait collé un poing : mais c’était beau d’être dans la situation de domination et de voir le prédateur de la veille se débattre dans ses mailles.
Dernier coup de l’animal acculé : Stark s’avança vers son interlocuteur. Derek haussa un sourcil puis se laissa à nouveau aller contre le bureau de Rowney, les bras croisés et les jambes tendues, et attendit. L’homme d’affaires posa la main sur son épaule, puis lui souffla doucement qu’à la moindre occasion, l’autre Pacificateur lui balancerait tout sur le dos.
Un sourcil se releva. Pour qui cet homme le prenait-il ? Un naïf de première ? Derek n’attendait rien de personne, et encore moins de la loyauté. Aussi lança-t-il un regard dérobé au milliardaire et haussa-t-il exagérément les épaules pour signifier expressément qu’il n’était pas inquiet le moins du monde :

« Ouais, je suis au courant. »

Derek Wolff n’avait rien à perdre.
Soudain, Stark fit l’erreur de trop aux yeux du Pacificateur : tout en s’éloignant, il s’exclama qu’il cherchait ledit bureau et qu’il n’avait plus à faire perdre de temps à la Pacification. Les nerfs de Derek en furent piqués à vif de manière si brusque qu’ils conduisirent au constat suivant : l’homme d’affaires ne s’en tirerait pas à si bon compte. Était-il abruti au point de ne pas comprendre sa situation délicate ? La merde qu’il avait accumulée et dans laquelle il se tenait actuellement ?
Tant pis pour lui. Comme tout le monde, il apprendrait de ses erreurs – ou pas.

« Effectivement, M. Stark, vous ne nous empêcherez pas de travailler. »

Après s'être décollé du bureau, Derek s’approcha de Rowney, qui n’avait rien manqué du dialogue dont il était sujet, puis désigna les menottes qui pendaient à sa ceinture :

« Je vous les emprunte. »

L’instant d’après, le Pacificateur de l’unité d’intervention était passé derrière Stark. Il saisit son poignet droit, autour duquel il passa le bracelet, puis procéda au second pour lier ses deux mains dans le dos.

« Contrairement à tous ces carriéristes, M. Stark, je n’ai pas peur de vous. Comprenez-le bien. »

Assez fier de sa petite pique, Derek repéra du coin de l’œil deux Pacificateurs curieux et siffla pour attirer l’attention de l’un d’entre eux ; cela fait, il lui lança les clefs des menottes. Le gamin à la tête l’attrapa du bout des doigts et jeta un regard à son voisin, qui lui ressemblait beaucoup, se demandant assurément s’ils avaient ou non commis une bêtise en se regroupant autour de la scène.

« Hé les Boisjoli, les apostropha-t-il, prenez votre copain et amenez notre cher Stark dans le bureau à côté de Rowney. Faites bien attention à ce qu’il soit bien installé… »

Derek saisit un peu violemment le bras du milliardaire menotté pour le tirer vers les trois Pacificateurs qui devaient l’escorter. Comme un colis dont il souhaitait rapidement se débarrasser, il les leur tendit, pour ensuite glisser ses instructions à l’oreille du plus grand des Boisjoli.

« Tu fermes la porte derrière toi et vous lui enlevez les menottes : ton frère et toi, gardez l’entrée jusqu’à nouvel ordre de ma part. »

Jetant une dernière œillade ironique à Eneron Stark, Derek ne pu s’empêcher d’ajouter :

« Passez une bonne journée, M. Stark. Au plaisir de se faire une salade un de ces quatre ! »

Sur un geste assez clair et condescendant, Stark fut chassé et ses accompagnateurs le conduisirent à l’endroit indiqué. Une fois éloignés, Derek désigna les deux gardes du corps anciennement armés et s’occupa lui-même de les amener dans les cellules. Son échange avec le milliardaire l’avait rendu d’excellente humeur et lui inspirait un pas léger.

***

Arrivé dans les cellules, il jeta un coup d'œil aux bureaux des Pacificateurs : il vit l’un d’entre eux qui se frottait la main, le visage encore marqué par une hilarité profonde, et un second les yeux rivés sur un écran d’ordinateur. Deux autres se servaient un verre d’eau. En entendant le bruit de talons que l’on claquait sur le sol, les quatre relevèrent la tête et aperçurent le nouveau venu accompagné de deux nouveau détenus.

« Vous avez attrapé d’autres raclures ?, s’enquit l’un d’entre eux.
- En quelque sorte, oui : on les a trouvés avec des armes. Ce ne sont que des gardes du corps mais, tout de même, il serait intéressant de savoir comment ils ont réussi à les rentrer au District Un. »

Les deux hommes autour de leurs verres les vidèrent d’une traite et sortirent convoyer les gardes de Stark vers les cellules. Derek en profita pour s’approcher de celui qui regardait posément l’écran : un chauve d’âge mûr, la quarantaine sûrement, bien décidé à ne laisser passer aucune information. Il se s’enfonça un peu dans sa chaise.

« Wolff, c’est ça ? Vous étiez avec Dixon à la gare ?
- C’est ça. Condoléances. Vous travailliez avec elle ?
- Je l’aidais pour l’intendance et la gestion de l’équipement. C’est vraiment un sale bordel là dehors. J’imagine que vous êtes là pour les trois rebelles ?
- Oui, vous avez réussi à les identifier ? »

Quelques clics répondirent à la question de Derek et deux portraits féminins s’affichèrent sur le moniteur. En dessous s'étalait une description que le Pacificateur du Un résuma à voix haute :

« La fille à gauche s’appelle Leanore Blacksand, vétérinaire au Dix, activement recherchée pour avoir volé un uniforme ; ça n’a vraiment pas été dur de la retrouver. L’autre c’est Siti Solendro, une coloriste du Huit, qui n’avait aucune plainte à son actif mais faisait l’objet d’une surveillance. Nos collègues la soupçonnaient de fréquenter un rebelle – ils n’avaient pas tort.
- Et le dernier ? Le gamin ? »

Le Pacificateur assis changea rapidement de fenêtre sur son ordinateur pour montrer la recherche en cours :

« On a essayé de réduire au maximum les critères de recherche à partir du prélèvement sanguin, mais cela prend beaucoup plus de temps que les deux autres. Rien pour l’instant.
- D’accord. Je me charge des deux gonzesses.
- Faites-vous plaisir, elles sont en cellules cinq et six. »

Pour toute réponse, un sourire s’étala sur le visage de Derek, suivi d’un petit rire qui, lui, lui rappela sa blessure à sa mémoire. Il toussota. Sortit de la pièce. Refusa de se départir de la bonne humeur qui l’envahissait à la pensée d’un Stark qui ruminait sa défaite dans sa cage dorée.
Il reprit son pas léger, sa bonne humeur irradiante et ses sifflements enjoués puis se diriger vers les numéros indiqués par son collègue. Il jeta un regard en chemin aux deux gardes de Stark silencieux et immobiles. Il se demandait bien ce qui se passait dans leurs têtes en ce moment-même : leur employeur avait-il prévu le truc en leur dispensant une attitude d’urgence ? Ou était-ce réellement une erreur due à une vanité proportionnelle au contenant d’un compte en banque ? Dans tous les cas, cette affaire avait pris beaucoup de temps et, même si ses fruits étaient délicieux, leur interrogatoire devrait attendre.
Une fois devant la porte surmontée d’un cinq, Derek commença son rituel par une franche et forte salutation :

« Bonjour les filles ! »

Une certaine excitation commençait à poindre tandis qu’il reculait vers le mur face aux cellules, pile entre les deux, de manière à ce qu’il puisse observer les deux rebelles pareillement et admirer leurs réactions.

« J’aimerais apprendre à mieux vous connaître mais j’ai pour habitude de ne prendre qu’une nana à la fois : à qui l'honneur du premier rencard ? »

Elles étaient réellement dans un état pitoyable : le sang séchait sur leurs visages tuméfiés et habités par une expression désespérée. Ses collègues n’y étaient pas allés de main morte mais, heureusement, ils en avaient encore laissé assez pour jouer. Dos au mur, Derek croisa les bras.

« Vous battez surtout pas. Ce serait réellement dommage que je joue à pile ou face, les jeux de hasard ont tendance à m’énerver. »

En attendant leur réponse, Derek se mit à siffler un air qu’il avait entendu bien des années auparavant au Capitole, au rythme proche d’une valse lente et romantique.

Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ a envoyé Eneron Stark dans un bureau vide à l'étage.
Derek Wolff - PNJ s'adresse à Leanore Blacksand et Siti Solendro - PNJ dans les cellules.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 17 Mai - 2:11





Event exceptionnel - Tour 7
Devenez acteur de votre destin








Loyal... Mais à quel prix ?
Dans le District du Luxe
__________________________

Les paroles sont tel un venin âcre qui se propage dans les veines et pervertit l'être. La rencontre des maires et les coups de feu diffusés sont sur toutes les lèvres désormais, les badauds se regardent avec une lueur dans le regard : elle mêle angoisse évidente et curiosité effrayée. Le temps des questions est révolu, maintenant tous veulent des réponses...

De la bouche des pacificateurs ou des rebelles, peu importe mais tous attendent des révélations. Tous veulent savoir. Malheureusement, les deux camps sont eux-mêmes envahis d'interrogations pressantes. Lancées dans les airs tels des appels aux fidèles à leur cause, elles résonnent dans tout le district dans l'attente d'une âme engagée vienne y apporter une conclusion.


Le patriotisme se réveille dans le cœur de certains, tandis que d'autres voient la flamme de leur révolte s'embraser...

Le pire reste toutefois pour ceux qui ne savent à qui accorder leur loyauté.

Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les chouchous !   Heart

Nous vous l'avions promis et, bien qu'il arrive avec quelques jours de retard, ce nouveau tour va sans doute être un dernier tournant décisif pour connaître la ligne directrice de la fin de l'event qui se profile doucement à l'horizon.

C'est ainsi que  ce septième tour de jeu commence dès maintenant et se terminera dimanche prochain, le 21 mai à 21h. Vous avez donc cinq jours pour répondre à l'event avec votre personnage ! Passé ce délai, l'event continuera à évoluer vers un nouveau tour de jeu.


Petite carte pour rappel des positions de chacun :
Spoiler:
 


En outre, souvenez-vous que trois arcs narratifs sont actuellement en cours dans trois lieux différents du district Un :

  • Dans la boutique Standford : Bien qu'il ait enfin obtenu un début de réponse, Edmond espère que les témoins encore présents sauront lui apprendre d'autres informations lui permettant d'interpeler au plus vite les rebelles en fuite...
  • A la caserne des pacificateurs : Parce qu'il n'a aucune aspiration carriériste, Derek hérite du commandement de la caserne. Après s'être occupé du cas Stark, il s'apprête à soutirer le plus possible d'informations aux rebelles emprisonnées.
  • Dans une cour intérieure au sud-ouest de la boutique : Les reproches de leur sauveur ont échauffé l'esprit des rebelles qui sont plus sur le qui-vive que jamais.



C'est donc reparti pour un nouveau tour pendant lequel nous attendons de voir ce dont vos personnages sont capables pour respecter leurs convictions !

Nous arrivons bientôt dans la dernière ligne de l'event, c'est le moment de vous révéler !  Superman



Rappels généraux :
 

A vous de jouer !   Love you

Votre staff qui est plus curieux que jamais ! Bisous


Spoiler:
 
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☆ Surnom : Lea
★ Occupation : chasse - vétérinaire
☆District : dix

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 17 Mai - 15:07

Alors que je traînais lamentablement pour essayer d'atteindre le fond de la cellule, une voix retentit soudain dans la cellule :

- Bonjour les filles ! J’aimerais apprendre à mieux vous connaître mais j’ai pour habitude de ne prendre qu’une nana à la fois : à qui l'honneur du premier rencard ?

Ces paroles, ce ton...
Je sentis un flot de bile remonter dans ma gorge sous l'effet de la peur.
Je ne voulais pas souffrir...
Mais plus que tout, je ne voulais pas entendre Siti souffrir...
Je tremblais des pieds à la tête, le coeur au bord des lèvres.
Je voulais parler, mais j'étais paralysée, le souffle coupé.
J'avais l'impression que mon corps ne m'obéissait plus, et que mon coeur allait s'arrêter, ou au contraire sauter hors de ma poitrine.

- Vous battez surtout pas. Ce serait réellement dommage que je joue à pile ou face, les jeux de hasard ont tendance à m’énerver. annonça alors la voix d'un ton glacial, avant de se mettre à siffloter.

Lentement, douloureusement, je me redressais en position assise en m'aidant du mur de la cellule. J'avais les dents qui claquaient, les doigts glacés, mais je savais que, plus le temps passait, plus j'aurais peur.

Autant en finir.
Il était temps d'en finir.


Je levais mes yeux embrouillés de larmes, et je déclarais, d'une voix bien plus effrayée et bégayante que je ne l'aurais voulu :

- M..moi non p..plus...J..J...J'ai J'aime pas attendre. Alors, co... commençons. Je sais ce...ce qui m'at...attend. Je su...suis prête.

Puis, dans un dernier geste de défi, je crachais un caillot de sang en sa direction.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 20 Mai - 19:02

Event district 1

Je regardai avec appréhension les pacificateurs.

Je vous remercie pour les informations que vous nous avez déjà livrées et qui nous seront précieuses pour punir les coupables.



Bien que son ton était bienveillant, une goutte de sueur froide descendit le long de mon dos. "Punir" ne me semblait pas vraiment ne bonne augure pour les rebelles. Mais le fait qu'il ait ajouté "coupable" derrière me rassurait plus. Ils étaient coupable. D'après la loi, ils devaient être punit, c'était normal. Arrête de t'inquiéter pour des hors-la-loi Coralie, me souffla une petite voix, ça ne va t'attirer que des problèmes. Cette petite voix, qui était bien sûr un fruit de mon imagination, avait totalement raison. Je devais coopérer. Le pacificateur demanda ensuite si nous n'avions pas d'informations supplémentaires.

Il fallait que je creuse dans ma mémoire pour me rappeler de ce qu'il s'était passé quelques instants auparavant, mais j'avais du mal. C'était comme si mon cerveau essayait d'effacer ce que je venais de vivre. Je fermai les yeux, et soufflai un coup. Je devais faire abstraction de tout le remue-ménage pour me concentrer. Non, c'était bon, je me rappelai de chaque instant, chaque détail. De l'arrivée du grand rebelle à la cicatrice jusqu'à sa fuite avec les deux compagnons. Mais que pouvais-je ajouter aux pacificateurs qui puisse les aider à les retrouver ? J'ouvrai enfin mes yeux, et répondis.

Je... Enfin une des personne est très blessée alors... Je ne pense pas qu'ils soient partis très loin.



Je me recroquevillai sur moi même. J'avais choisi mon camp. Je ne savais pas quoi en penser. C'était la bonne décision je le savais mais... Une boule de culpabilité commençait à naitre en moi.

Je ne sais rien de plus qui pourrait vous aider, je suis désolée.



C'était la vérité. Quoique, je me rappelai d'un coup, et très vaguement, que les rebelles s'appelaient par leur prénoms. Il n'y avait pas un certain... Ni... Nico ? Je ne savais pas si cette information, qui ne jouait que sur des bribes de ma mémoire, allait leur être utile. Je ne préférais donc ne rien dire. Je fuyais leur regard, de peur qu'ils comprennent que j'en savais plus. Je voulais juste qu'ils s'en aillent, c'est tout. Peu importe s'ils réussissaient à les arrêter.

DEV NERD GIRL



Coralie se trouve à la boutique Standford
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 21 Mai - 22:03







 Que faire lorsque l'on se retrouve  enfermé dans  une pièce austère et quasiment vide bien gardée par deux hommes armés jusqu'aux dents ayant pour seul mobilier un bureau aux tiroirs vides , une chaise à roulettes et où régnait une odeur désagréable de renfermé ?

 Voici quelques pistes pouvant servir au lecteur qui pourraient potentiellement se trouver dans cette situation : se tourner les pouces, faire les cents pas , lister tous les noms d'oiseaux possibles pour qualifier l`abruti qui vous a mis là, se tourner les pouces, vérifier si les tiroirs de ce bureau sont vraiment vides,  se coincer le doigt , pousser quelques jurons, constater que les tiroirs sont bel et bien vides, se tourner les pouces, faire tourner la chaise, essayer en vain de toucher son nez avec la langue, faire monter et descendre la chaise , se tourner les pouces, siffloter une mélodie pour se détendre, frapper violemment un pied du bureau suite à la tentative ratée de détente,  avoir un petit orteil souffrant le martyr , nouvelle série de jurons colorés et ... avons nous déjà mentionné le tournage de pouces ?

 Voilà à peu de choses près ce que fit Eneron Stark durant les longues minutes de solitude passées dans sa cellule improvisée. Sa journée avait été ratée sur tous les plans depuis les négociations avec l'ingénieure du Trois  jusqu'à son échec à faire flancher ce fumier de Pacificateur bien trop heureux de pouvoir bomber le torse en mettant aux arrêts le riche négociant d'armes.  Quelle ingratitude ! Cet homme venait de passer les menottes à celui qui avait confectionné les armes qu'il portait.

 Affalé sur sa chaise, l'air un brin résigné et ne sachant pas trop comment s`occuper - ses crampes commençant à se faire sentir au niveau des pouces à force de les faire tourner- Eneron passa presque inconsciemment une main sur son poignet droit sur lequel s'était trouvé,  quelques minutes plus tôt, des menottes de fer fortement serrées, leur trace était d'ailleurs encore visibles. Ça n'étaient pas les stigmates du Christ mais la douleur se faisait ressentir mais surtout ces raies rouges représentaient un signal fort à l'adresse de l'ancien vainqueur. Pour la première fois on lui avait passé les menottes et si aujourd'hui il ne risquait à priori pas grand chose - quoique l'on était pas à l'abri d'une nouvelle mauvaise surprise-  l'avertissement avait été envoyé; les représentants de l'autorité avait mis un holà aux extravagances du businessman: les voitures, la garde rapprochée, l'insolence du personnage; autant de facettes du PDG des Stark Industries qui avait été tolérées jusque là malgré les interdictions.

 Mais la donne avait changé et ces menottes qui n'avaient in fine  été présentes qu'une poignée de minutes en était la traduction et la dure réalité se rappelait à lui : le Capitole comptait bien faire d`Eneron Stark un citoyen ordinaire soumis aux règles et cessant de jouer avec le pouvoir. Le renard du Un qui s'était toujours vu comme l'anomalie de cette jungle de Panem, le spécimen ne se pliant pas aux lois  cruelles de Mère Nature, comme  le maillon en marge sur la chaîne alimentaire de ce monde faisait à présent face à son plus grand défi : que se passait-il quand les puissants : les lions , loups et tigres las de chasser les même proies décidaient de remettre de l'ordre dans leur territoire et de faire respecter la hiérarchie en soumettant ces charognards rusés qui avaient tiré leur épingle en picorant à gauche et grignotant à droite ? La tolérance des prédateurs avait atteint ses limites et cela sentait clairement le roussi pour Eneron et sa situation d`équilibriste.

 Se rendant peu à peu compte de sa situation délicate Eneron passa une main nerveuse sur son bouc soigneusement taillé. Certes le goupil vainqueur des Jeux avaient encore des cartes à jouer dans d manche et ne comptait pas se laisser abattre facilement mais cela serait il suffisant pour échapper aux carnivores d'en haut?  Eneron savait depuis très longtemps  que cette lutte darwinienne éclaiterait un jour ou l'autre mais pour la première fois le formidable ingénieur commençait sérieusement sérieusement à douter qu'il en sortirait indemne.

 Au moins il avait enfin réussi à atteindre le bout de son nez avec sa langue. Seule petite victoire personnelle dans cette triste journée…


Eneron Stark se  trouve dans un bureau de la caserne   et est  , désespérément seul ....

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 22 Mai - 1:27

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Bam !
Libérée de cette pénombre étouffante dans laquelle Nico m’avait enfoncé la tête, je retrouvai soudain la chaleur insupportable et la lumière aveuglante. Mes côtes souffraient d’avoir servi d’appui sur l’épaule de l’autre enfoiré et pourtant, je devais retrouver mon équilibre et essayer de tenir sur mes jambes flageolantes tandis qu’elles cherchaient à tâtons leur appui.
Ma tête cogna contre le mur et je vis milles étoiles danser. En réaction, je pestai. Plutôt que de les cracher et les marmonner, j’avais envie de hurler ces insultes à Nico q'uil bouffe enfin l'étendue de sa connerie ; pourtant, ma gorge asséchée s’enrayait et refusait de livrer mes cris de contestation.
Arriverais-je un jour à ne plus subir au point de frapper au lieu de m’époumoner ?
L’autre paysan se mit soudain à vociférer derrière moi. Il continuait de m’humilier, de me rabaisser, à tel point que j’en sentais ma mâchoire trembler : oui, à la longue, le ridicule m’affligeait et j’en perdais mes moyens.
Ressaisis-toi.

« T’as tellement de merde dans les yeux qu’t’as pas vu qu’on pouvait encore le sortir de là ! Connards ! Vous avez laissé Kenny crever ! »

Du coin de l’œil, je voyais Cas' qui parlementait encore avec l’autre bourge en costard. J’allais les invectiver pour les joindre à la discussion, qu’ils subissent tous les trois le poids qui irradiait mes entrailles : pourquoi étais-je la seule à supporter cet échec alors que je ne demandais qu’à y retourner pour sortir Kenny de là ? Seulement, Nico ne l’entendait pas de cette oreille. Il ne m’avait même pas écoutée qu’il avait attrapé mes épaules pour me secouer plus vulgairement qu’un paillasson sale. Je ne contrôlais plus rien de mon corps, je ressentis cette faiblesse constante qui m’habitait depuis le moment où j’étais tombée sur le sol de la bijouterie.
Du fait de cette impuissance, ma tête chancelant heurta encore le mur. L’envie de vomir me saisit violemment les entrailles et je couvrai ma bouche de mon bras pour empêcher le liquide acide de s’échapper de mes lèvres. Un spasme me gagna. Dans cette soudaine perdition, j’entendis encore mon tortionnaire me hurler de la fermer. Il était content ce connard, alors, de voir que je ne pouvais rien dire sous peine de déverser le contenu de mon estomac vide sur cette dalle immaculée : de tous les enseignements que m’avaient dispensés mes parents, la nécessité de ne pas laisser de traces était la seule que j’avais réellement retenue.
A défaut de pouvoir ouvrir la bouche, je lui adressai mon majeur pour lui signifier qu’il ne m’avait réduite que temporairement au silence. Pourtant, mes jambes fléchissaient et je sus que je ne tiendrais pas encore longtemps debout ; à ce moment-là, Nico me saisit le bras et m’entraîna vers le couple minable que formaient mon frère et le journaliste. Ces magnifiques chevaliers blancs, non ? L’un avait laissé son camarade crever sur les dalles d’un District de péteux et l’autre, si tant était qu’il appartenait à la rébellion, avait son costume sale et sa chemise blanche tachée de sang.
J’entendis brailler Nico alors qu’il me balançait dans les bras de Cassio. Je me dégageai de son étreinte tout de suite, crachant entre mes dents cette réplique dans laquelle j’insufflai le plus de haine possible :

« Vire tes mains sales. »

Cela ne calmait pas le feu qui rongeait mes entrailles. Au passage, tandis que je me débarrassais de ses bras, je lui écrasai violemment sur le pied, et ignorai complètement sa plainte.

« Je vais marcher, j’en peux plus de vos sales gueules. »

Je me mis en route et commençai à faire des tours dans cette cour, sans pour autant porter attention où j’allais. Le goût acide était impossible à défaire de ma bouche ; mon cœur continuait à être balancé par les nausées, rendant ainsi mes cercles tortueux. Je n’en avais rien à foutre de l’autre journaliste : Nico pouvait le secouer autant qu’il le souhaitait puisque c’était son trip de l’instant. Secouer les gens. Vachement utile. Je n’hésitais pas à jeter des regards noirs à Cassio et Nico, occupés avec leur costumé.
Je n'en pouvais plus d’être trimballée d’un homme à un autre, comme une poupée qui braillait trop fort pour qu’on en ait l’envie. Ça me débectait. Si Cassio comptait me retenir, je lui aurais sans aucun doute craché dessus : et il n’aurait pas échappé à la salive pleine de bile.
Soudain, une voix s’éleva, et puisque je ne la connaissais pas, je l’identifiai comme celle du journaliste. Ses paroles furent empruntes de reproche : il blâmait les deux rebelles des Districts de ne pas le remercier des renseignements qu’il leur avait fournis.

« Demande pas à ces deux crevures d’être reconnaissants, ils abandonneraient amis et mères pour sauver leurs couilles… », marmonnai-je entre mes dents.

Peut-être assez fort pour que Cassio m’entende. J'espérais.
Pendant ce temps, Nico continuait son cirque de mâle dominant. Oui, glandu, on savait que la Rébellion n’était pas toute blanche : t’es bien placé pour en parler par ailleurs. Si seulement ils ne surveillaient pas la seule issue de cette cour, je m’en serais déjà allée. Ils parlaient trop pour, surtout, ne rien dire. Ces mecs du Capitole ne valaient rien, ils entraient dans la rébellion comme ils pimentaient leurs soirées érotiques par du jeu de rôle : ce journaliste devait être le premier depuis longtemps à voir un fusil d’aussi près.
Et soudain, Nico demanda à Clyde Holden quelle devait être la suite des évènements ; mon sang ne fit qu’un tour et je bondis vers les deux interlocuteurs. J’explosai :

« Vous allez pas demander à un péteux en chemise de décider de la direction ? On peut encore sortir Kenny de là ! »

Je regrettai immédiatement et amèrement mes mots lorsque je compris que mon seul espoir de ne pas laisser un de mes proches derrière était justement cet illuminé du Capitole. Rien que cette idée ajoutait des couches à mes nausées. Pourtant, Nico et ce mec avaient bien souligné qu’il connaissait les Pacificateurs du District ? Donc il pouvait faire quelque chose pour Kenny sans se mettre en danger ? C’était notre chance !
Accrochée un instant à cette lueur comme je l’étais à mon mur, je me traînai encore d’un pas vers le journaliste.

« Il pourrait nous être utile, nous prouver qu’il est vraiment un rebelle et nous aider à sortir Kenny de là. Je suis sûre qu’il n’est pas encore mort. »

Les merdeux à col blanc pouvaient surprendre même si, en cet instant, je n’y croyais pas.



Spoiler:
 


Ivy Shepherd - PNJ est dans une cour intérieure dont la porte est fermée, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie.
Ivy Shepherd - PNJ est avec Clyde Holden, Cassio Shepherd et Nicodème Cartright - PNJ.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 22 Mai - 1:28

Les Rebelles - Siti J. Solendro





C'était comme la balançoire. L'esprit qui flanche dans une sensation de va-et-vient réveillait des souvenirs lointains, désordonnés et fugaces. Le bruit d'écrous rouillés qui grinçaient s'alliait à la mélodie rassurante du vent dans les feuilles tandis que des rires d'enfants se joignaient à ce superbe tableau d'un jour d'été, où la légèreté de l'insouciance flânait joyeusement sous un soleil radieux. Entre deux vertiges, cette mélopée s'éteignait pourtant pour ne redevenir que des reflets abrutis d'un temps révolu. Les pleurs avaient remplacé le refrain entêtant d'un bonheur facile, la douleur était seule à encore résonner dans sa chair meurtrie.

Siti Solendro oscillait dans une semi-conscience qui n'avait rien de rassurant. Les frissons créaient de petits reliefs sur sa peau matte que seule la chaleur de sa blessure sanglante continuait à réchauffer. Elle se raccrocha à son espoir, aux paroles de Leanore qu'elle connaissait à peine et qui pourtant partageait cette image d'un dénouement heureux. C'était son unique bouée dans cet océan de noirceur et elle ne comptait pas la lâcher, pas déjà, pas alors que ses tremblements lui rappelaient à chaque instant qu'elle était encore en vie.

Sur un bras, la coloriste se cala contre le mur du fond de sa cellule. Les larmes sur ses joues, elle ne les sentait plus. Des sifflements vinrent bientôt lui percer le crâne. Ses muscles se crispèrent, instinct de survie primitif devant l'approche d'une menace imminente. Point besoin de relever le regard, les bottes immaculées qui entrèrent dans son champ de vision suffire à imprimer en elle cette terreur insoutenable qui fit bondir son cœur et tétanisa ses mouvements.

Le pacificateur parla, mais ses mots n'étaient qu'une succession de syllabes que la rebelle avait du mal à saisir. Sa tête lui faisait tellement mal, comme tout le reste de son corps. Elle tourna ses yeux vers sa collègue d'infortune dont la silhouette prostrée lui rappela qu'elles n'étaient que deux pauvres souris prises dans un piège dont jamais elle ne sortirait. Jamais.

Les sueurs sur son front refroidirent sa panique, Siti ramena ses genoux contre sa poitrine et y blottit son visage pour se couper du monde. Cela fonctionna, le visage de Kenny puis de Cassio lui apparurent. Jamais ils ne la laisseraient ici seule. Ils viendraient, c'était une évidence ! Il ne pourrait en être autrement ! Sa supplique interne prenait des airs de prière tandis que le pacificateur jubilait de l'autre côté des barreaux.

Quand sa dernière réplique fut lancée, la jeune femme se raidit malgré elle. Qu'allait-il leur faire subir ? Des images épouvantables heurtèrent son mantra d'espérance et elle ne put s'empêcher de lever son regard jusqu'à croiser celui du chat qui déjà jouait avec sa future friandise. Une pureté émanait de ses pupilles, elle y voyait pourtant le diable qui l'entraînerait dans son antre. Si elle cessa de respirer, elle ne s'en rendit pas compte. Ses lèvres vibraient sans arriver à articuler le moindre son.

Siti n'était pas courageuse, elle n'avait jamais eu à l'être. Elle avait suivi le mouvement, suivi ceux qu'elle aimait, ceux en qui elle avait confiance, ce en quoi elle avait cru... Elle avait tellement peur.

Elle ne voulait pas mourir.

Alors, lorsque la voix de Leanore défia le silence de leur prison, Siti tourna immédiatement son visage brouillé de larmes vers cette jeune femme qui avait tout fait pour l'aider, quitte à s'enfoncer dans le même bourbier. Elle disait qu'elle n'aimait pas attendre, qu'elle savait ce qui l'attendait. Qu'elle était prête.

Le visage de la belle brune disparut à nouveau sous un torrent de larmes. Elle était incapable d'entendre cela, d'en entendre encore davantage sur ce qui les attendait sûrement. Elle voulait retrouver les couleurs vives des teintures, la douceur des étoffes et le parfum âcre des usines du Huit. Plus que tout elle voulait oublier qu'elle savait ce que signifiait la venue de ce pacificateur, toute l'obscurité qu'il amenait avec lui et qui les happerait bientôt dans son linceul terne.



Spoiler:
 



Siti J. Solendro est dans la caserne des Pacificateurs, enfermée dans une cellule à côté de Leanore.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 22 Mai - 1:41





Event - Prolongation du Tour 7
Devenez acteur de votre destin








Le temps suspendu...
Dans le District du Luxe
__________________________

Les ultimatums étaient lancés... Ils avaient résonné partout : dans la bijouterie à l'ambiance lourde, dans les cellules aux barreaux de fer, dans la petite cour à la tension palpable... Personne ne semblait vouloir répondre à part quelques courageux qui savaient que chacun des deux camps ne sauraient attendre davantage.

Quelques nouvelles paroles furent prononcées... Les autres patientaient encore...

Quels mots décisifs oseront franchir vos lèvres ?

Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les p'tits loups ! Câlins

Nous avons une annonce de la plus importance à vous faire. En effet, le nouveau tour de jeu devait intervenir ce soir. Toutefois, étant donné le peu de réponse et le court délai que nous vous avions accordé, nous nous rendons compte à quel point il a pu être compliqué pour vous de trouver le temps de répondre à l'event.

C'est pourquoi nous prolongeons ce septième tour de jeu jusqu'à mercredi prochain, le 24 mai à 21h. Vous avez donc trois jours supplémentaires pour répondre à ce tour de jeu de l'event avec votre personnage ! Passé ce délai, l'event continuera à évoluer vers un nouveau tour de jeu.

Nous comptons vraiment sur vous pour faire avancer les choses !  Superman


Petite carte pour rappel des positions de chacun :
Spoiler:
 


En outre, souvenez-vous que trois arcs narratifs sont actuellement en cours dans trois lieux différents du district Un :

  • Dans la boutique Standford : Bien qu'il ait enfin obtenu un début de réponse, Edmond espère que les témoins encore présents sauront lui apprendre d'autres informations lui permettant d'interpeler au plus vite les rebelles en fuite...
  • A la caserne des pacificateurs : Parce qu'il n'a aucune aspiration carriériste, Derek hérite du commandement de la caserne. Après s'être occupé du cas Stark, il s'apprête à soutirer le plus possible d'informations aux rebelles emprisonnées.
  • Dans une cour intérieure au sud-ouest de la boutique : Les reproches de leur sauveur ont échauffé l'esprit des rebelles qui sont plus sur le qui-vive que jamais.



Rappels généraux :
 

A vous de jouer !   Câlins

Votre staff qui attend avec impatience vos réponses ! Heart


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 2 Juin - 0:06

Les Pacificateurs - Equipe 2





La gamine arborait un regard apeuré qui, sans perturber le vétéran habitué aux effets provoqués par l’uniforme, le déconcertait légèrement. Certes, la jeune fille s’avérait étrangère à ces évènements difficiles – l’inverse l’aurait surpris –, et pourtant elle craignait les hommes en blanc venus leur rendre service. Les assister pour aider à évacuer les blessés.
Bien évidemment, ils auraient pu intervenir plus tôt. C’est par ailleurs ce qu’ils avaient tenté puisque Morrison et Ban, premiers présents sur les lieux, s’étaient interposés… Edmond jeta rapidement un regard à ce dernier, encore avachi sur les étagères éventrées à observer les alentours à la recherche de réponses à ses questions. Quelles questions ? En cet instant, le jeune Soldat les gardait et refusait qu’on l’approche pour l’épauler.
Si un homme de l’ordre était complètement désemparé, rien d’étonnant qu’une civile soit également déroutée.
Aucun des deux autres intervenants ne réagit : ils laissèrent tacitement l’adolescente, au demeurant propriétaire des lieux, développer les informations divulguées. Ni le quarantenaire sérieusement blessé à la main, ni la jeune femme à l’assurance débordante ; non, il revenait à la petite blonde décontenancé d'avoir le devoir d’aider la Pacification.
Soit. Edmond se concentra sur ses dires.
La jeune femme révéla que l’un d’entre eux avait été blessé. A cette mention, Ban siffla et regarda vivement vers l’arrière-boutique. Son mouvement serait passé inaperçu si cette inspiration de terreur n’était pas intervenue ; or, Edmond avait tourné la tête juste à temps pour le voir faire. Par contre, cette mention avait fini d’achever le moral inexistant du Soldat du Capitole. Celui-ci se laissa doucement choir au sol et ses yeux errèrent dans le vide.
D’accord. Ce fameux rebelle se confirma être celui qui avait plus ou moins mis les deux Pacificateurs à terre. Et il avait été blessé ? Immédiatement, Edmond saisit sa radio :

« Bennet. Nouvelle information : un blessé grave se trouve dans le groupe de rebelles. Ils ne seraient pas loin de la bijouterie. »

De plus, l’endroit contenait des pièces et indices importants que les allers et venues incessants risquaient de souiller. Il était temps pour ces civils de débarrasser ces lieux maudits.

« Merci beaucoup, Miss Standford, déclara-t-il. La Pacification retiendra votre coopération. »

Edmond se redressa lentement de manière à bien dominer la pièce et pouvoir l’observer dans tous ses recoins : il fronça un long moment ses sourcils quand la réserve passa dans son champ de vision. Il s’y attarda longuement. Puis continua :

« Malheureusement, nous devrons encore disposer de votre amabilité un moment : cette bijouterie regorge d’indices majeurs qui sont nécessaires à la résolution de l’enquête. »

Le message était clair : Edmond réquisitionnait les lieux le temps des investigations. Il le déclarait simplement de manière polie et courtoise. Il adressa un léger sourire à l’égard de la jeune femme, puis se tourna vers les deux autres.

« Nous ferons de notre possible pour vous rendre votre lieu de travail au plus vite et en bon état. »

Bien évidemment, la Pacification apporterait un soin prononcé à ce que tout soit ordonné à la fin. Il ne resterait aucune trace des évènements malheureux de la journée et les Standford pourront reprendre normalement leur activité… pour leurs vies, malheureusement, Edmond n’avait aucun pouvoir vis-à-vis des Jeux de la Faim.

« Au vu de votre état, il serait bien que vous vous rendiez au centre de soins du District. Si vous n’en sentez pas le besoin, vous pouvez accompagner les blessés ou apporter votre aide à la Pacification pour assister la population. »

Il avait d’abord observé le quarantenaire au sujet des soins, puis l’autre jeune femme pour l’assistance à la Pacification, qui par ailleurs envahissait les lieux par ses nombreux hommes qui attendaient les ordres. Ils le signifièrent d’un bref regard en direction du vétéran ; celui-ci, en réponse, indiqua les derniers blessés présents sur les lieux.
L’un d’entre eux s’approcha de l’homme adossé au mur, auprès duquel s’était déjà abaissé un Pacificateur. Face à son silence, les deux agents s’interrogèrent du regard, puis l’un d’entre eux prit la parole :

« Attendez Monsieur, nous allons examiner votre blessure à le cheville et voir s’il faut vous évacuer rapidement ou non. »

Les uniques sons qui s’élevaient au milieu des murmures des Pacificateurs. L’homme qui avait pris la parole procéda donc à l’inspection et s’arrêta immédiatement dès qu’il vit un éclat à cet endroit. La suite se passa en un éclair : cette atmosphère anxiogène se trouva plus que propice pour ses réflexes qui s’éveillèrent subitement. L’agent de l’ordre passa immédiatement derrière le blessé et lui fit une clef de bras, le forçant par la même occasion à se lever :

« Cet homme est armé ! »

Avec plus de professionnalisme, le Pacificateur ne se serait pas exclamé au milieu de civils encore marqués. Pourtant, son visage lisse trahissait son jeune âge et sa récente sortie d’entraînement l’épaulait en ce moment-même pour maîtriser un blessé, le tout expliquant sa réaction subite. Trois autres se tournèrent tout de suite vers eux ; et en plus, Edmond s’avança à grandes enjambées dans sa direction.

« Votre nom ! »

Il observa un instant, interloqué, le couteau enfoncé dans sa cheville. Aussi blessé qu’il était, la lame empêchait d’abondants saignements. Cela n’expliquait toujours pas la situation à laquelle il assistait puisqu’il était improbable qu’un civil porte sur lui une arme sur lui. Et même interdit.
Cet homme était pourtant assez blessé pour ne pas le considérer comme un danger. Cela ne suffisait pourtant pas à rester neutre et passif.

« Pourquoi portiez-vous une arme sur vous ? »

Il espérait que dans ce temps, certains des autres civils étaient partis : mais après tout, la scène promettait d’être assez marquante. Comme le reste de la journée.



Spoiler:
 



Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Winston Davis pour lui conseiller de rejoindre le centre de soins.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham et Coralie Standford pour leur conseiller soit d'accompagner Winston Davis au centre de soins, soit d'aider la Pacification.
Un Pacificateur - PNJ fait une clef de bras à Hunter Garroway et Edmond Bennet - PNJ l'interroge sur la provenance de son arme.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 2 Juin - 0:06

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Stimulant.
Voir ces deux jeunes femmes, par sa seule présence et ses quelques mots, trembler de la tête aux pieds avait quelque chose de stimulant. De grisant. Leurs regards larmoyants n’étaient qu’autant d’étincelles qui attisaient le brasier qui avait remplacé son être.
Fort de sa victoire précédente contre l’homme d’affaires aux pieds d’argile, Derek se sentait quasiment invincible : certes, il n’y avait aucun honneur à profiter de femmes battues par ses collègues et désormais avachies à ses pieds, mais il y avait comme un goût de revanche dans sa bouche. Ou de pouvoir. Ou de n’importe quel sentiment l’éloignant toujours plus d’un honneur que de facto, il ne possédait pas.
A quoi bon s’en préoccuper, de toute façon : cela ne changerait rien pour les deux poulettes effrayées devant lui. A croire qu’elles voyaient le terrible boucher au couteau.
Celle qu’il identifia comme étant Siti Solendro, la coloriste du Huit, leva doucement les yeux vers lui et tenta d’agripper son regard. Elle y arriva, certainement, et y trouva ce qu’elle craignait le plus d’après la prostration plus intense qui suivit cet échange. Mais Derek ne fit rien. Il ne la regarda même pas. Il redressa simplement son buste, avec fierté et droiture, pour la dominer totalement sa seule présence.
Il ne quitta pas de yeux ses lèvres frémissantes, sa poitrine bloquée, ses bras figés autour de ses jambes prostrées. Plus jouissif qu’un prédateur qui allait tomber sur sa proie puisque rien n’était à faire, l’animal blessé se terrait déjà dans son coin.
Et soudain, un bégaiement tapota son tympan : Leanore Blacksand, la vétérinaire du Dix, venait se réveiller à côté d’elle. Les couilles qu’elle avait dû dénicher entre les briques de sa cellule ne suffisaient qu’à prononcer des sons : ses mots, constamment entrecoupés, étaient à la limite de l’incompréhension. Fallait avouer que Derek ne fournissait pas d’effort supplémentaire pour saisir le sens de sa phrase de laquelle il tira les termes suivants : « j’aime pas attendre », « commençons » et « prête ».
Leanore cracha. Le caillot tomba à mi-chemin entre elle et Derek, et son sourire s’étalant toujours plus sur son visage. Peut-être que les couilles qu’avait trouvées cette fille étaient encore un peu remplies ; et avec un peu de chance, elles ne venaient pas de se vider lamentablement à ses pieds. Ils allaient au final tous s’amuser.

« Mademoiselle Blacksand… Je vais devoir revenir sur ma décision. J’ai très envie de passer un peu de temps avec vous deux. »

A cet instant-là, un torrent silencieux de larmes explosa aux coins des yeux de Solendro. Cette fille était complètement brisée : aucun besoin de fournir d’efforts pour obtenir ce qu’elle souhaitait. L’autre, pourtant, paraissait déjà plus forte et prête à en découdre malgré ses bégaiements : elle tiendrait quelques minutes.
Ce serait déjà mieux que rien. Derek était d’humeur à prendre ce qu’on lui offrirait.

« Votre enthousiasme me fait chaud au cœur dans tous les cas ! Avec une vétérinaire aussi déterminée, les bêtes du District Dix doivent se porter à merveille, un tel dévouement au Capitole sera apprécié. »

Le Pacificateur se détacha alors du mur face aux deux cellules puis s’avança lentement vers les deux rebelles. Bien au centre. S’arrêta à quelques pas des portes, juste avant la tache rouge qu’avait dessinée le faible crachat de la rebelle. Du bout de la chaussure, Derek s’amusa à l’étaler, tellement que ce petit rien disparut rapidement pour ne laisser qu’une faible trace. Oubliable. Oubliée. Effort vain et inutile.
D’un haussement d’épaule, il s’orienta alors vers Blacksand et présenta aisni son dos à Solendro.

« Tellement apprécié que je vais vous laisser du répit. Votre amie Siti Solendro m’a vraiment l’air mal en point, je crains qu’elle ait besoin que je lui accorde toute mon attention : j’imagine que cavaler dans les rues chaudes du District Un ne doit pas être reposant quand on est habitué à la douceur du District Huit. »

Faire craquer la vétérinaire en s’attaquant à la plus faible des deux : déjà, Derek réfléchissait aux moyens dont il disposait pour tirer les infirmations. Ils demeuraient au final très réduits, le Un n’étant pas réputé pour être un centre d’interrogation musclé et ainsi, bien équipé. Et la chouineuse ne devait pas claquer avant la fin, les instructions de Bennet étaient claires à ce sujet.
Derek se retourna comme un prince et lança à la volée.

« Installez-vous bien, je ne devrais pas en avoir pour longtemps. »

Après le spectacle, l’heure était à la récolte d’informations : le Pacificateur, formé par Whitelaw en personne pour les interrogations, se dirigea vers la cellule de Solendro en sachant pertinemment que sa partenaire ne louperait rien.


Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ s'adresse à Leanore Blacksand et Siti Solendro - PNJ dans les cellules.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 2 Juin - 0:31





Event exceptionnel - Tour 8
Devenez acteur de votre destin








Un dernier sursaut...
Dans le District du Luxe
__________________________

Prendre position a été facile finalement, tous ou presque ont choisi leur camp et se sont désormais engagés sur une pente glissante... Le son de leur voix a peut-être tremblé tandis qu'elle a pris un ton assuré dans d'autres discours : peu ont pourtant compris que ce n'était pas tant les mots prononcés qui comptaient, mais ce qui était dit entre les lignes...

Les Pacificateurs maîtrisent la situation. Aussi bien au centre du District que dans l'enceinte même de leur caserne, ils ont repris le contrôle des opérations. Jamais leurs mains n'auront été aussi crispées sur la crosse de leurs armes, jamais leurs réactions n'auront été si vives et brutales dans un District d'ordinaire si docile. Certains oseraient murmurer que tout change, les plus sages préfèrent affirmer que ce n'est qu'une erreur : personne ne doute que les Pacificateurs sauront faire "ce qui est nécessaire". Et cela commence dès maintenant avec les quelques rebelles capturés à leur merci...

Cependant, les radios grésillent encore d'ordres cinglants. Leurs questions heurtent la chair de leurs prisonniers, ravagent les mines encore choquées des anciens otages,... Car il ne faut pas l'oublier, le jeu du chat et de la souris continue ! Et si les rebelles s'entêtent à demeurer ainsi au centre, s'attardent près de leurs ennemis, ils risquent bien d'être débusqués. Qui sait ce qui les attendrait alors...

La fin est proche, comment vivrez-vous ces derniers instants avant la résolution de ce désastre ?

Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les p'tits loups !   Heart

Le dernier tour de jeu aura été bien plus long que prévu afin de permettre au maximum d'entre vous de s'impliquer dans cette dernière ligne droite de l'event et nous sommes certaines que vous attendez désormais le dénouement avec une impatience folle !  Red Face

Cependant, avant de vous faire découvrir le splendide final que nous vous avons réservé, un dernier sursaut capital va se jouer... Tous ont leur destin entre leurs mains, mais que décideront-ils d'en faire ?

Ce huitième tour de jeu débute dès à présent et il se clôturera le samedi 10 juin, à 21h. Vous avez donc un peu plus d'une semaine pour répondre à l'event avec votre personnage ! Passé ce délai, l'event continuera à évoluer vers un nouveau tour de jeu qui sera l'avant-dernier de l'event.

Petite carte pour rappel des positions de chacun :
Spoiler:
 


En outre, souvenez-vous que trois arcs narratifs sont actuellement en cours dans trois lieux différents du district Un :

  • Dans la boutique Standford : Les pacificateurs ont obtenu les réponses qu'ils souhaitaient, du moins autant qu'on peut en attendre de civils choqués par les récents évènements. Toutefois, une lueur métallique aura suffi à révéler que l'un d'eux n'est peut-être pas aussi innocent que le reste du groupe... Qu'adviendra-t-il suite à cette découverte ?
  • A la caserne des pacificateurs : Stark enfermé dans une cage dorée, un rebelle mourant qu'on ne parvient pas à identifier et deux autres qui s'apprêtent à rencontrer le pacificateur Wolff dans toute sa splendeur... La caserne s'affiche comme le point névralgique de la résolution de toute cette affaire.
  • Dans une cour intérieure au sud-ouest de la boutique : Clyde reste muet alors que les minutes passent et que les chances des rebelles de quitter le district en vie s'amenuisent.



Ce tour s'inscrit comme dans les derniers de cet event, si vous désirez que votre personnage nous prouve de quoi il est capable : c'est le moment où jamais !  Pom pom gril



Rappels généraux :
 

A vous de jouer !   Love you

Votre staff qui a hâte de voir vos réactions ! Bisous


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 4 Juin - 10:51






Je restais un moment inactive, en apparence du moins. Je cherchais dans ma tête le moinde détail, le moindre indice qui aurait pu filtrer dans leurs paroles, me repassant tout ce que j'avais entendu depuis mon arrivée. Mais rien de significatif ne me venait à l'esprit. Il y avait bien le foulard bleu, mais ce détail n'aurait fait que me rendre ridicule à leurs yeux. Le garçon, s'il avait un peu de jugeote s'en serait vite débarrassé. De plus, avec toutes les couleurs portées par les habitants... Et la chaleur... Combien aurait un foulard bleu pour se protéger du soleil ? Beaucoup trop. Non, sans rien de plus à leur offrir, je préférais me taire. Parler pour ne rien dire n'était toujours pas ma tasse de thé. Je ne rouvris la bouche que pour acquiescer à une de leur proposition. Jouer les infirmières n'était vraiment pas mon style.

- En tant que fière représentante du district deux, je souhaiterais aider la pacification. S'il-vous-plait.

Un vrai petit soldat. Si ma vie de carrière s'arrêtait, je pourrais toujours rejoindre la pacification, ces hommes et femmes si courageux n'avaient rien à envier aux tributs.

© redSheep



Nova Waltham se trouve dans la bijouterie et s’adresse aux pacificateurs.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 7 Juin - 10:37

Assise par terre, le dos aussi droit que possible, je fixais mes chaussures, incapable de lever la tête. J'avais peur de croiser le regard de cet homme, peur de perdre le peu de courage qui me restait.
Je devais rester concentrée, ne pas le laisser dominer mon esprit...

Mais alors, j'entendis sa voix glacée :

- Mademoiselle Blacksand… Je vais devoir revenir sur ma décision. J’ai très envie de passer un peu de temps avec vous deux. Votre enthousiasme me fait chaud au cœur dans tous les cas ! Avec une vétérinaire aussi déterminée, les bêtes du District Dix doivent se porter à merveille, un tel dévouement au Capitole sera apprécié.

A ces mots, des images de mon district me revinrent. Les champs, les troupeaux, la chaleur de l'étable, mon cabinet...
Tout me semblait si loin maintenant, comme si c'était des images issues d'un vieux livre, des souvenirs d'une vie qui n'était pas la mienne.
Qui n'était plus la mienne.

J’essayais de me forcer à respirer lentement pour ne pas sangloter, mais je sentais le sang qui battait à mes oreilles.
Et il devait jouir de ce spectacle, de notre impuissance, là devant nous.
Mais je ne devais pas craquer...

- Tellement apprécié que je vais vous laisser du répit. Votre amie Siti Solendro m’a vraiment l’air mal en point, je crains qu’elle ait besoin que je lui accorde toute mon attention : j’imagine que cavaler dans les rues chaudes du District Un ne doit pas être reposant quand on est habitué à la douceur du District Huit.

A ces derniers mots, je relevais la tête tellement violemment que mon cou endolori craqua.
Au désespoir, je laissais échapper un :

- Non !

Il se jouait de nous, de notre souffrance, je le savais.
Mais ça ne changeait rien.
Je ne voulais pas voir, pas entendre.
Mais il le savait.
Il savait comment nous briser, il l'avait su dès qu'il nous avait vu.
Il n'y avait plus d'espoir.Il n'y avait plus rien.

- Installez-vous bien, je ne devrais pas en avoir pour longtemps.

Un goût âcre dans la bouche, des étoiles dansant devant mes yeux, je le vis avancer dans la cellule de Siti, s'approcher de son corps recroquevillé au sol.
Alors, tandis qu'un voile rouge s’abattait devant mes yeux, je me levais sans même m'en rendre compte en poussant un rugissement de bête blessée, et fonçais droit sur lui.

Et je heurtais violemment les barreaux séparant ma cellules de celle de Siti. J'entendis un craquement sec, sans savoir de quelle partie de mon corps il provenait, avant de repartir en arrière et de tomber violemment au sol.

La bouche pleine de sang, je hurlais :

- Tu ne pourras pas me détruire !
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 14 Juin - 8:30

Event district 1

Le pacificateur me regardait calmement. Je savais qu'il ne voulait que mon bien, et que le bien de tous les habitants du district. Il ne faisait que son travail, alors pourquoi ai-je retenu des informations qui pouvaient entraver l'enquête ? C'était trop tard à présent, je ne pouvais plus revenir en arrière. Par contre, ce que j'allais faire à présent allait être déterminant.

Il parla avec ses collègues, et je compris que l'information que je leur avais donné était importante. Tant mieux, j'avais servi à quelque chose, pour une fois. En effet, je n'avais pas réussit à stopper l'immense rebelle balafré. J'ai envoyé Winston dans la gueule du loup, car si je ne lui avais pas dit qu'il y avait des rebelles dans la boutique, il ne serait sûrement pas venu m'aider. J'ai changé de camp et aidé ceux qui nous avaient menacés. Et pour finir, j'ai  caché une partie de la vérité aux pacificateurs, sans même savoir pourquoi.

Cette journée avait donc été un échec total et cuisant pour moi, et je comptais bien me rattraper. Le pacificateur nous donna un choix. Aller accompagner les blesser, ou bien les aider. J'en avais marre de voir du sang partout et des gens pleurer. Mais d'un autre côté, je ne savais pas ce que je pouvais apporter aux forces de l'ordre.

Dîtes moi ce que je dois faire. Je... je ferai mon maximum pour vous aider.



Soudain, ils trouvèrent une arme sur le corps de mon "frère". Je le regardai avec stupeur. Mais qui était-il ? Est-ce qu'il comptait utiliser cette arme sur moi après m'avoir posée toutes ces questions ? J'attendis, toujours dans un coin de la salle, sa réponse, pour avoir plus d'éclaircissements.

DEV NERD GIRL



Coralie se trouve à la boutique Standford
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 15 Juin - 20:20

Event exceptionnel
Post d'introduction - 5




Clyde entendait le grand rebelle lui parler, mais il bouillait tellement de rage qu’il comprit à peine ce qu’il lui disait. Pour ce rebelle, Clyde était un rebelle de bas-étage parce qu’il venait du capitole. Mais il ne pouvait pas faire un effort deux secondes pour comprendre que, justement, c’était beaucoup plus difficile pour lui de s’engager pour la résistance ? Qu’a priori il n’avait aucune raison de le faire, et qu’en plus il avait tout à perdre ?

Un instant Clyde regretta de lui avoir sauvé la vie. D’ailleurs ce n’était pas la sienne qu’il voulait sauver mais celle de l’autre rebelle. Qui n’a pas l’air extrêmement plus reconnaissant, mais au moins il ne lui faisait pas la morale. La jeune rebelle qui n’avait pas parlé depuis le début prit soudainement la parole et Clyde fut surpris de la dureté de ses mots malgré son jeune âge. Clyde ne répondit pas au rebelle le plus âgé ; il n’avait rien à lui dire. En revanche, sa réponse pour la jeune fille sortit de sa bouche avant même qu’il ne s’en soit rendu compte.

▬ Non.

Lorsqu’il se rendu compte de la fermeté avec laquelle il avait prononcé ce mot, il ajouta rapidement de peur de s’en prendre une.

▬ Je suis vraiment, sincèrement désolé, j’ai déjà risqué ma couverture aujourd’hui, et encore, pour peu que j’aie encore une couverture… Rien ne dit que les pacificateurs ne m’ont pas vu vous entraîner dans cette cachette. En plus, il serait beaucoup trop risqué pour vous de sortir pour quelqu’un dont tu n’es même pas sûre qu’il soit vivant…

Clyde ignorait la relation qui la reliait au certain Kenny qu’elle voulait sauver, et il ne voulait pas en savoir plus de peur de changer d’avis. Mais entre quatre rebelles (car malgré ce qu’en disaient les autres, il était un rebelle) en sûreté et cinq rebelles potentiellement morts, le calcul était rapide…

▬ Après, si tu veux y aller, je ne te retiens pas, c’est ton choix.

Même si elle n’avait que peu de chances de réussir, si elle voulait tenter de le sauver il n’avait aucun droit de la retenir.

▬ Maintenant, si vous étiez un peu plus malin que ce que vous paraissez jusqu’à maintenant, vous me laisseriez partir. Je ne suis d’aucune utilité ici, et je suis censé être à la gare protégé par des pacificateurs. Je sais que vous n’aimez pas ça, que vous ne m’aimez pas, mais je suis utile. Enfin, je peux l’être si je pars maintenant. Et contrairement à ce que vous pensez, je ne cherche pas à sauver ma peau- enfin, pas que, mais également celles dont les informations que je transmettrais à la résistance pourront aider.

Clyde se tu et fixa un à un chacun des rebelles qui lui faisaient face, attendant leur réaction. Allaient-ils le laisser passer ou l’empêcher de partir ?



Clyde Holden est caché dans une cour intérieure à l’ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Cassio Shepherd, Ivy Shepherd et Nicodème Cartright.

_________________
Clyde James Holden
You that never done nothin', but build to destroy. You play with my world like it's your little toy. You put a gun in my hand and you hide from my eyes and you turn and run farther when the fast bullets fly. (⚡️) master of war
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 10 Juil - 1:45

................

Mission au District 1

Les Rebelles




Ma paume était moite, je pouvais la sentir glisser sur la crosse de mon arme. Le regard braqué dans celui du journaleux, j'aurais été aveugle si je n'avais pas capté l'agacement dans sa voix et cela ne fit que renforcer ma propre nervosité. Les tremblements s'intensifiaient, les sueurs froides aussi. Risquais-je de tourner de l’œil si la douleur lancinante continuait son jeu malsain et que les conneries qu'il débitait ne devenaient pas plus utiles ? Même pas foutu de répondre à la question la plus simple en me révélant son identité, voilà qu'il me sortait son cv... Lorsqu'il tendit vers moi sa main ensanglantée en faisant allusion à sa distraction des pacificateurs, je fis néanmoins un pas vers lui, prêt à m'en saisir pour voir la blessure de plus près et lui demander des explications sur cette soit-disant diversion. S'il avait été démasqué, ce n'est pas que cette plaie qui lui aurait troué la peau... Alors qu'est-ce qui allait encore nous tomber dessus avec ses putains d'initiatives bancales ?

J'aperçus à peine Ivy avant qu'elle ne faillisse manger le pavé. Réaction instinctive je me jetai vers elle, la rattrapant de justesse alors que Nico me beuglait de m'occuper d'elle tout en se dirigeant vers le scribouillard. Sa démarche raide ne pouvait que trahir ses intentions.

- Nico, ne fais pas de...

Le geste de sa part ne m'aurait pas empêché de lui dire ma façon de penser, mais ma sœur que j'avais maintenue enlacée contre mon torse qui soudainement me repoussait violemment c'était autre chose...

- Vire tes mains sales.

Bien entendu, la douleur qu'elle avait provoquée en se dégageant n'était pas agréable ; elle était toutefois beaucoup moins amère que ses paroles qui parurent me ronger à l'acide. Que croyait-elle ? Que je n'aurais pas aimé sauver Kenny ? Que je n'aurais pas aimé qu'on puisse tous se sortir de ce merdier provoqué par l'autre balafré ? J'étais peut-être un lâche à ses yeux mais elle était en vie et je préférais la voir tourner en rond en vociférant, en me détestant même si ça pouvait lui faire du bien... Au moins, elle était en vie.

Mes mâchoires étaient si serrées que je pouvais presque entendre le grincement de mes dents et les mots qui rêvaient de s'échapper de mes lèvres. Oui, j'avais envie de lui gueuler à la figure que je m'en foutais qu'elle m'en veuille, qu'elle pouvait me haïr autant qu'elle voulait si cela lui donnait l'impression de s'être comportée comme il fallait. Le soleil qui lacérait la cour de quelques rayons brûlants faisait ressortir ses traits juvéniles et me renvoyait l'horrible vérité : elle était trop instable ou plutôt trop jeune pour ce genre de tuerie. Je ne m'en rendais que trop compte maintenant qu'elle faisait les cent pas en jurant sans réaliser que ses cris auraient pu nous coûter tout à l'heure. Ivy avait besoin de souffler, je gardai un œil sur elle tout en reportant mon attention sur l'échange houleux entre l'autre fou furieux et notre nouveau pote en costard.

Enfin, nous savions qui il était. Le reste de la discussion était stérile, sans le moindre intérêt. Les minutes filaient, étais-je le seul à comprendre que nous devions aller à l'essentiel et nous casser au plus vite ? La demande de gratitude du type du Capitole m'arracha un demi-sourire narquois, il croyait qu'il allait avoir une médaille à chaque fois qu'il réussissait son p'tit tour comme un "bon chienchien" ? Franchement, ces pseudo-rebelles étaient vraiment des amateurs. Quand Nico le secoua un peu, j'hésitai à m'interposer... Ivy siffla entre ses dents, son allusion à notre mère me blessa plus que n'importe quelle arme l'aurait pu... Incapable d'affronter sa rancœur, je me contentai de prendre sur moi une fois de plus et me dirigeai vers la porte encore close pour tenter d'entendre les bruits à l'extérieur, à l'affût d'une accalmie qui nous permettrait de disparaître rapidement.

Comme tous les trois paraissaient décidé à mener une bataille silencieuse, j'entrouvris le battant alors que Nico et le fameux Clyde se toisaient dans une espèce de lutte à la noix pour savoir lequel avait la plus grosse... Dehors, les habits blancs n'étaient plus à l'horizon, ils avaient dû rejoindre la place où ils avaient abattus Kenny. Son souvenir se bloqua dans ma gorge, il était hors de question que je lâche ne serait-ce qu'une larme. Ce n'était pas le moment. Ça ne le serait jamais.

J'allai proposer de partir. Maintenant que la voie était temporairement libre, nous avions notre créneau à saisir. Pourtant, Ivy s'avança avec cette détermination furieuse dans son regard. En quelques pas, je rejoignis le groupe juste à temps pour entendre Ivy formuler son plan :

- Il pourrait nous être utile, nous prouver qu’il est vraiment un rebelle et nous aider à sortir Kenny de là. Je suis sûre qu’il n’est pas encore mort.

Nicodème eut un ricanement et ajouta, plus sur le ton d'une mauvaise plaisanterie que par sérieux :

- T'as raison... Je suis sûr que notre nouvel ami ne verra aucune objection à aller se fourrer dans la gueule du loup ?

Interdit, je fixai la scène avec une tension interne qui avait paralysé ma respiration. D'abord focalisé sur ma cadette, je fixai désormais le bleu avec une terreur que je peinais à cacher. S'il lui donnait un espoir, nous étions tous morts.

▬ Non.

Un immense soulagement, comme une brise fraîche sous ce foulard qui m'étouffait de plus en plus. Le discours qu'il nous servit ensuite ne fit qu'apaiser cette sensation de sang qui battait dans mes tempes sous le coup du stress intense. S'il n'avait aucune expérience du terrain, il avait plus de plomb dans le crâne que ce que j'avais pu soupçonner et j'éprouvais soudainement une espèce de reconnaissance. Du moins, jusqu'à ce qu'il provoque Ivy en lui lançant comme défi à demi-mot d'aller elle-même chercher Kenny, je bondis sur l'occasion pour imposer la suite des évènements en attrapant le bras de ma sœur avant qu'elle nous fasse le coup de tourner talons pour se jeter dans un piège qui ne manquerait pas de nous mener à l'abattoir.

- N'espère même pas, on se casse d'ici tous ensemble, dis-je à l'adresse de ma sœur qui se retenait visiblement de me cracher au visage.

Pendant ce temps, notre cher "collègue" était saisi d'une nouvelle idée pour nous fausser compagnie.

- Tu crois quoi ? Qu'on a envie de sauver ta belle gueule pour tes pauvres informations ? Tu es le cadet de nos soucis, tu pars quand on te le dit... railla Nicodème en agitant dangereusement son arme sous son nez.

Ivy se dégagea avec colère. Je déglutis pour me donner la force de nous pousser à avancer, cachant tant bien que mal mon malaise et les tremblements de plus en plus nets qui faisaient vibrer ma poigne sur le revolver au métal froid, m'obligeant à crisper mes muscles sur la crosse encore davantage pour garder contenance.

- J'ai regardé, la voie était libre mais faut revérifier que la situation n'a pas changé... ajoutai-je en regardant Nicodème. Si c'est toujours le cas, on se tire. Je tournai la tête vers Ivy pour terminer : C'est clair ?

L'une dut m'insulter tout bas, l'autre pesta dans sa barbe, avant de se diriger vers la porte. Je ne doutais pas que Nico serait prudent : si l'un de nous avait autant envie de s'en sortir que moi, c'était bien ce salaud sans conscience. Les pas de mes deux comparses les avaient portés jusqu'à notre échappatoire, moi j'étais resté immobile en face de Clyde. Nos regards se jaugeaient en silence, il attendait une réponse.

- C'est bon ! Faut qu'on en profite ! lança le guetteur à voix mesurée.

- Ok alors on y va ! acceptai-je en hochant légèrement la tête vers Ivy pour que Nicodème comprenne qu'il devrait la maintenir avec nous coûte que coûte.

Son signe discret me confirma qu'il avait saisi ma demande, il savait pertinemment que je ne l'aiderais pas à sortir du District si elle ne partait pas avec nous. Mine de rien, une simple observation rapide de sa blessure me permettait d'être quasiment certain qu'il avait besoin de moi pour s'en tirer ou du moins l'espérer : j'étais le dernier tireur du groupe, le seul qui n'était pas encore blessé ou déstabilisé... Encore suffisamment apte à tenir le choc si nous venions à croiser des résistances pacificatrices... Même si je souhaitais qu'on n'ait pas à en arriver là.

Je lâchai une grimace quand je remarquai l'hésitation de Nicodème devant mon immobilité.

- Grouillez-vous ! assénai-je alors et sa main agrippa fermement le poignet de ma sœur pour la projeter avec lui dans la rue.

Volte-face vers le journaleux, c'était con d'être resté avec lui plutôt que de les suivre immédiatement mais il fallait que je le briefe. Le temps nous était compté, je n'avais plus le temps pour faire dans le politiquement correct. Il fallait que je les rejoigne et que j'aille à l'essentiel.

- Compte jusqu'à cent Clyde ! Son expression surprise le trahit et je répétai d'une voix pressée : Compte jusqu'à cent pour nous laisser le temps d'être à quelques rues d'ici quand tu sortiras, il ne faut pas que quelqu'un puisse t'associer à nous ! Et surtout n'écoute pas ma sœur, ne joue pas les héros ! Tu m'as compris ?

Sans m'en rendre compte, j'avais saisi son avant-bras pour obtenir toute son attention. Dès que mes dernières paroles eurent tinté dans la chaleur enflammée de l'été, je m'éloignai à petites foulées. Ma main posée sur la poignée, je m'apprêtai à disparaître à la suite de mes deux comparses quand serrant les dents, je me retournai vers la silhouette grotesque de cet apprenti rebelle.

- On dirait que tu ne fais pas un si mauvais rebelle alors ne te fais pas tuer, ok ?

Bon... Ce n'était pas de réels remerciements, ni même la gratitude qu'il avait espérée mais j'avais éprouvé le besoin de lui dire. Un peu comme quand la jeune fille dans la bijouterie nous avait renvoyé l'arme d'Ivy au lieu de s'en servir pour nous exploser le crâne. Je n'avais pas eu l'occasion de lui dire qu'elle avait fait un choix qui en disait long sur elle, je n'avais pas pu... Alors à celui-là qui se disait rebelle, j'avais eu besoin de lui dire que j'espérais vraiment qu'il s'en tirerait.

S'il était assez malin et nous assez chanceux pour quitter ce fichu District, on se reverrait.

La rue, la foule. Le danger. A découvert.

La main glissée dans ma veste pour cacher mon arme, je baissai la tête en me faufilant entre les passants. Nicodème et Ivy à une dizaine de mètres devant moi ne furent pas difficiles à repérer, nous filâmes ainsi la peur au ventre et le cœur tambourinant à chaque nouvelle intersection. Néanmoins, tous les pacificateurs semblaient avoir migré vers le centre du District car, si nous croisâmes de loin une patrouille qui nous fit resserrer la prise sur nos armes, celle-ci remonta rapidement une allée adjacente pour se diriger vers la place.

Nos pas se pressèrent ensuite sans jamais courir et nous devînmes des ombres aux âmes sombres et emplies de souffrance s'échappant vers la périphérie du District... Poussés pour l'un par son instinct de survie et une autre contrainte et forcée par un amour fraternel qui m'aidait à avancer...

© Aeli
Cassio vient de quitter Clyde Holden, en le laissant seul dans la cour intérieure. Il s'enfuit vers la périphérie du District avec Nicodème Cartright (PNJ) et Ivy Shepherd (PNJ).

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 13 Juil - 9:34

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Les yeux braqués sur Solendro, les oreilles tournées vers Blacksand, Derek employait pourtant toute sa concentration à ce que ses semelles provoquent un fracas assourdissant à chaque pas. Le cri de la vétérinaire continuait de résonner dans les cellules : les barreaux se comportaient comme autant de diapasons dont les harmonies réfléchissaient la panique des deux rebelles.
Whitelaw aurait jubilé dans cette situation. Derek ne savait pas s’il devait se satisfaire d’être seul à en profiter ou si, en vérité, il regrettait de ne pouvoir partager avec la rouquine. Les deux situations s’avéraient excitantes.
La coloriste se ratatinait toujours plus, sûrement animée de l’espoir sourd de pouvoir disparaître au travers de l’implacable pierre de la cellule. Ca ne fonctionnait pourtant pas. Elle aurait eu plus de chance de se défiler en fuyant par la porte ouverte de la cellule : le Pacificateur qui se dressait sur son chemin était bien moins dur que le sol.
Enfin, ce n’était pas à parier : cette fille n’avait aucune chance d’échapper à son destin.
Derek se tenait à une enjambée de sa proie quand un rugissement surgit à leur droite. En partie étouffé, certes, mais suivi d’un mouvement tellement ample et surprenant que le Pacificateur fit un pas de côté. Il se tourna juste à temps pour admirer Blacksand : celle-ci, prise d’une folie furieuse et soudaine, s’éclatait contre les barreaux entre les deux cellules et retomba lourdement sur le sol.
La main sur son arme et le cœur battant, le natif du Capitole alternait frénétiquement entre l’une et l’autre rebelle, s’attendant à tout instant à ce que cette furie contagieuse se transmette à la plus amorphe des deux. Son geste avait été précipité et voilà que sa côte se réveillait : une grimace s’installa sur son visage et une plainte traversa ses lèvres.
Des pas sonnèrent tambourinèrent dans le couloir au moment même où la rebelle se mit à vociférer du fond de son être :

« Tu ne pourras pas me détruire ! »

A cet instant, Derek comprit qu’il s’était laissé surprendre et en ressentit une honte piquante. Les choses auraient de ce fait pu dégénérer à une vitesse folle. Oh, il s’en serait sorti, à n’en pas douter, mais le simple fait d’une erreur l’agaça. Il devait reprendre un semblant d’autorité. Alors, devant cette invective de la rebelle, il força un rire, qui devint au fil des inspirations plus naturel, plus sincère, jusqu’à laisser échapper une réplique :

« Je n’ai pas besoin, vous le faites très bien toute seule. »

Les Pacificateurs précédemment dans leur bureau débarquèrent immédiatement après, le temps pour Derek de comprendre que par son saut, la rebelle s’était blessée et neutralisée seule. L’autre ne constituait aucun danger.

« Pacificateur Wolff ? Que s’est-il passé ?
- Tout va bien, l’hystérie doit être une condition de recrutement dans la rébellion. Vérifiez qu’elle ne soit pas trop gravement blessée et menottez-la aux barreaux. Avec deux paires. »

Les choses s’annonçaient assez sportives pendant cet interrogatoire…



Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ s'adresse à Leanore Blacksand et Siti Solendro - PNJ dans les cellules.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 13 Juil - 10:23

Un goût âcre et métallique emplissait ma bouche, et je compris que c'était du sang. J'étais tellement hors de moi, en colère, effrayée, que des sanglots secs se bousculaient dans ma gorge, et que j'avais du mal à respirer.
Le pacificateur en face de moi se mit alors à rire et me répondit :

- Je n’ai pas besoin, vous le faites très bien toute seule.


Je le regardais, le regard brouillé par la haine brûlante que je ressentais contre lui. Je ne me reconnaissais plus, jamais je n'avais ressenti ça. Mais là, je sentais au plus profond de moi que, si l'occasion se présentais, je lui arracherais les yeux avec plaisir. J'avais envie de le voir souffrir

Alors c'était comme ça, comme ça qu'on devenait une bête dure et insensible, un guerrier sans peur et impitoyable...
Je n'avais pas envie de devenir comme ça, mais la vie ne me demandait pas mon avis...

J'entendis une cavalcade de pas dans le couloirs, et d'autres pacificateurs, sans doute alertés par le bruit que j'avais fait, débarquèrent en criant

- Pacificateur Wolff ? Que s’est-il passé ?
- Tout va bien, l’hystérie doit être une condition de recrutement dans la rébellion. Vérifiez qu’elle ne soit pas trop gravement blessée et menottez-la aux barreaux. Avec deux paires.

Un des pacificateurs s'approcha alors de moi, et me saisit brutalement par les cheveux pour voir mon état. Il dut lui sembler correct puisqu'il m'attacha ensuite brutalement les poignets aux barreaux avec des menottes.
Je me débattis violemment et tentais de le mordre et de lui envoyer des coups de pieds dans les jambes, sans succès.

Je m'agitais encore une fois les menottes en place, ne réussissant qu'à m'abîmer la peau des poignets.

Je me tournais alors pour regarder le pacificateur et lui crachais :

- Vous pensez me faire peur pacificateur Wolff, mais vous vous trompez. Vous êtes pathétique, comme ces chiens qui aboient mais sont incapables de protéger les troupeaux contre les loups. Vous n'êtes rien.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 18 Juil - 0:30

Les Pacificateurs - Equipe 2





La scène était surréaliste, dérangeante après tout le vacarme qui avait déjà eu lieu précédemment. Le Pacificateur Bennet la contemplait avec une certaine distance, non dépourvue de dureté. La situation était suffisamment grave sans que d'autres ennuis ne viennent s'ajouter au bilan sordide de cette journée.

Sa tête brinquebalait péniblement d'un côté à l'autre, cet homme n'avait guère d'allure ainsi terni par le sang poisseux qui inhibait son pantalon. Comment n'avaient-ils pas pu le remarquer avant ? Son état l'avait défendu sans qu'il ait besoin de parler. Les yeux des hommes en blanc avaient failli et Bennet savait ce que ce genre d'erreurs pourrait lui coûter, aujourd'hui plus que jamais.

Heureusement, sa silhouette pitoyable ne représentait plus une menace immédiate et les voix de l'adolescente et la jeune femme qui s'élevaient tantôt peu assurée tantôt débordante de volonté réussirent à calmer les angoisses qui fleurissaient dans sa poitrine.

Un pas de plus vers l'homme encore affalé à terre... Son silence aurait pu être insultant si la sueur qui perlait sur son front ne présageait pas de sa faiblesse. Néanmoins, devant ces hommes dont il avait temporairement le commandement, il savait qu'il ne pouvait faillir.

« Je vous ai posé une question... Veuillez déclarer votre identité ! »

Il n'avait pas été menaçant, juste dur et implacable bien qu'il se douta que cela n'aurait que peu d'effet et il ne s'était pas mépris. A part un gémissement de douleur, rien ne s'échappa de la gorge de cet anonyme armé et blessé. Il retint sa respiration un instant, analysant chacune des possibilités offertes avant de peser chacun des mots qu'il allait prononcer.

« Saisissez-le et désarmez-le ! Nous aurons tout le loisir d'en apprendre plus sur lui à la caserne. »

« Très bien Pacificateur Bennet ! » lui répondit un de ses collègues présents avant de mettre en œuvre l'ordre reçu.

Ce fut sans mal que l'homme fut délesté de son arme que le pacificateur prit soin de conserver afin de rafraîchir aisément la mémoire de l'inconnu lorsqu'il l'interrogerait au poste. Sans ménagement, ils le soulevèrent sous les yeux d'un Bennet satisfait qui continua à mettre en place la suite des évènements. Son ton calme était rassurant dans le tumulte qui s'apaisait et dont les dernières relances à l'extérieur parvenaient aux oreilles des anciens otages.

« Vous aiderez les pacificateurs à conduire cet homme jusqu'à la caserne en ouvrant la voie pour sécuriser le passage. » annonça-t-il à l'adresse de la jeune femme brune qui attendait toujours qu'on lui donne des instructions.

Une fois celles-ci données, il tourna sa tête vers l'adolescente qui avait été identifiée comme la responsable de la boutique pour la journée. Il la regarda une seconde sans un mot, évaluant la meilleure façon de la faire participer à l'effort et décida finalement que son expression trahissant ses angoisses était assez touchante pour qu'il lui permette de souffler. Bennet lui adressa un petit sourire du bout des lèvres, simple spasme aux yeux de quiconque ne connaissait pas le pacificateur, avant de déclarer :

« Quant à vous, je ne crois pas me tromper en disant que vous vous êtes parfaitement occupé de cet homme jusqu'à présent. Vous pouvez l'accompagner au centre de soins. Nous vous contacterons plus tard pour...la boutique. »

Espérant ainsi faire diminuer les tensions, Edmond patienta le temps nécessaire pour que la bijouterie se vide de tous ses occupants. Marlon, malgré quelques protestations incompréhensibles et tenant plus du râle que du discours articulé, fut pris en charge par des collègues qui furent missionnés pour le conduire au centre de soins en même temps que les deux autres ex-otages. Sa souffrance affectait réellement Edmond qui, même s'il ne le connaissait que peu, ne pouvait supporter de voir un gamin comme lui aussi déboussolé. Quant à Rachel, le sang qui s'échappait de ses plaies ne laissait rien présager de bon et il préféra se concentrer sur Bin pour éviter d'être affecté. Il n'avait pas besoin que son esprit divague encore davantage.

Une fois seul parmi les débris de verre et les joyaux soudain désuets, le natif du Trois lâcha un soupir en se passant sa main au front. La chaleur était pourtant bien moins lourde à porter que les responsabilités qui pesaient toujours sur ses épaules. Devant ses paupières closes un instant, il vit danser les images qui s'étaient succédées, toutes plus morbides les unes que les autres. Toutes plus dangereuses les unes que les autres.

« Bennet aux patrouilles, » dit-il dans sa radio. Un grésillement lui répondit et il termina :  « A-t-on arrêté les fuyards ? »

A nouveau un grésillement retentit, une dizaine de secondes passa. Sa main gantée se crispa sur l'appareil : il connaissait déjà la réponse.

« Hum... Nous... Ils ne sont pas encore localisés Pacificateur Bennet » répondit avec hésitation le seul patrouilleur visiblement assez courageux pour oser annoncer une telle déplaisante nouvelle.

Edmond sentit la tension raidir encore davantage ses muscles, sa mâchoire se resserrer tandis que les paroles sonnaient comme une conclusion désagréable.

« Continuez les recherches. »

Il cala alors la radio à sa ceinture, avant de partir en direction de la caserne. Des décisions difficiles et des heures sombres s'annonçaient. Il devrait être à la hauteur.
Spoiler:
 



Marlon Bin - PNJ est emmené vers l'hôpital.
Edmond Bennet - PNJ reste sur le terrain et coordonne les opérations de fouille de la ville.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Winston Davis & Coralie Standford pour les envoyer au centre de soins.
Deux Pacificateurs - PNJ relèvent de force Hunter Garroway et le conduisent à la caserne. Edmond Bennet - PNJ coordonne les opérations en envoyant Nova Waltham avec les deux autres pacificateurs à la caserne et Coralie avec Winston à l'hôpital.
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EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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