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 EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 20 Avr - 15:43

J'ai peur.
J'ai peur.
J'ai peur.


J'ai l'impression que ces mots me serrent la poitrine, que je butte dessus à chaque pas. Je perçois vaguement que les pacificateurs nous entraînent Siti et moi, mais je n'ai plus la force de m'inquiéter pour elle.
J'ai déjà vécu ça.
Et la peur n'en est que plus intense.

Je me laisse entraîner par ces bras qui me meurtrissent, la tête baissée, sans résister.
Je n'ai plus la force, plus la volonté de me battre.
Je sens simplement un goût amer dans ma bouche.
Je ne suis plus rien.

Trébuchant presque à chaque pas, je sens qu'on m’entraîne dans un bâtiment. La souffrance, la haine semblent suinter de ses murs. J'ai déjà connu ça au district 10, mais cela rend les choses encore plus difficiles.
Je voudrais faire quelque chose, me débattre, histoire d'être tuée en essayant de m'échapper. Ce serait une mort rapide... Mais mon corps refuse de m’obéir, et je reste là, à trembler entre mes gardiens.

Ces derniers me traînent alors dans une pièce sombre. Je distingue alors qu'un des pacificateur a un genre d'aiguille dans la main. Instinctivement, je me raidis, tandis que son collègue avance :

- Fais-toi plaisir avec celle-là, c'est une vraie saloperie. Mike est à l'hosto à cause de cette connasse de rebelle.

J'ai envie de vomir, je voudrais m'évanouir pour ne pas voir la suite, mais je restais pleinement conscient lorsque l'aiguille s’enfonce douloureusement dans mon doigt. Heureusement, je suis tellement sous le choc qu'aucun son ne sort de mes lèvres. Je regarde stupidement le sang couler de mes doigts, et je sais que le pire est à venir. Une nouvelle vague de nausée me submerge, puis reflue lorsque le pacificateur me saisit brutalement pour me faire sortir de la pièce. J'ai l'impression d'être scalpée lorsqu'il agrippe par les cheveux.

J'entend vaguement Siti hurler plus loin, mais je n'arrive rien à ressentir d'autre qu'un affreux soulagement, le soulagement de ne pas encore souffrir à en hurler.

Je trébuche encore, traînée par mon geôlier dans un couloir étroit et sombre, qui empeste la mort. Soudain, je me sens partir en avant et je heurte violemment les barreaux d'une cellule. Une explosion de lumière, d'abord blanche, puis rouge sang, jaillit dans mon crâne, tandis qu'une onde de douleur se propage dans tout mon corps. Mes oreilles se mettent à bourdonner et tout tourne autour de moi, mais je ne peux tomber car mon bourreau me saisit à nouveau et me rejette en arrière. Je heurte alors violemment le mur. Tout l'air quitte mes poumons, et je commence à glisser, complètement sonnée et aveuglée, lorsqu'il me saisit par le menton en me disant :

- Alors ma jolie, ça fait quoi de savoir que tu vas crever entre nos mains ?

Puis, sans attendre, il me jette violemment dans la cellule, et je finis en vol plané par terre.
Encore complètement sonnée, aveuglée par un liquide chaud qui coule, je me recroqueville au sol comme un petit animal.

Je suis incapable de répondre, incapable de réagir, en état de choc.
Je me roule en boule comme pour disparaître, les mains devant mon visage.

Je voudrais juste que tout s'arrête, je voudrais juste m'endormir.
Mais je ne veux pas mourir.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 21 Avr - 18:03

     

Winston ♦ Coralie

Titre du RP
T
u entends des sons. Des voix. Non mais des voix mais une voix. Féminine. Tu sens qu'on te prend la main. Qu'on appuie pour écouter ton pouls. Ton coeur bat faiblement mais tu n'es pas mort. Tu ouvres les yeux soudainement et vois au dessus de toi, penchée, une jeune fille aux cheveux blonds. Coralie. Celle que tu voulais voir dès le début pour lui offrir un foulard en cadeau. Puis aussitôt, une douleur. Vive. Atroce. Une odeur de sang. Tu essayes de te relever sans succès, tu as beaucoup trop mal. Tu portes ta main gauche à ta blessure. Le sang coule. Tu te demandes encore comment tu as pu survivre à cette blessure. Cette blessure causée par un rebelle. Tu n'aurais jamais su qu'un rebelle aurait pu réagir ainsi avec des civils. Tu regardes Coralie et essayes de lui sourire. Tu essayes mais tu as beaucoup trop mal.

- ça pourrais aller mieux. Mais comme tu peux le voir je ne suis pas mort et cela m'étonnes aussi.

Tu tournes la tête. Il restes encore des clients dans la boutique. Il ne restait pratiquement plus personne, les rebelles étaient partis. Tu ne voyais plus le rebelle sanguinaire. Tu poussais un soupir.

- Au fait.. Tu lui sortis de ta poche le foulard prune que tu lui avais acheté au marché tout à l'heure. - Tiens c'est un petit quelque chose, ce n'est pas grand chose, j'espère que le prune n'est pas la couleur que tu détestes le plus.

Tu parles mais tu souffres. Tu espères que quelqu'un viendra à ton aide.

Winston est avec Coralie dans la bijouterie




GleekOut!


Dernière édition par Winston Davis le Lun 8 Mai - 16:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 22 Avr - 1:51

Les Pacificateurs - Marlon Ban





Un très doux nuage. Comme un lit de coton flottant vers le lointain. Aucun son, aucun toucher, aucune odeur et aucun goût : juste le noir, calme, serein. De ceux que personne ne voulait quitter, de ceux dans lesquels tout le monde rêvait de plonger pour se laisser emporter dans cet autre monde. Si distant.
Tout était si simple en s’éloignant…
Voilà que des picotements surgirent au bout de ses doigts. Comme des fourmis venues mordre sa peau. Non, davantage que son épiderme, elles s'attaquèrent à ses chairs : les picotements se transformèrent en des piqûres plus aigues. Des morsures acérées. Ces insectes le tirèrent de sa léthargie : à cet instant, il eut l’irrépressible envie de lutter. Impossible. Les démangeaisons, apparues à toutes ses extrémités, commençaient à remonter le long de ses bras, de ses jambes, à envahir tout son être.
Puis Marlon fut soudainement arraché à son univers ouaté pour se trouver balancé dans la réalité.
Des coupures sur les joues, des rayons perçants et des marmonnements étouffés. Le souvenir d’une porte enfoncée qui s’écrasait lourdement sur le sol et les ordres implacables qui les suivirent. Des crampes avaient envahi son corps entier ; et, soudain, son bras se secoua d’un spasme incontrôlable. Des cliquetis aigus lui répondirent. Les stigmates du visage mort de Janet, perdu dans une contemplation lointaine qui échappait aux autres. Le sol tremblait par intermittence.
Et un mal de tête toujours plus lancinant. Non, pas lancinant : c’était une explosion constante dans sa tête, interminable, continue. Boum, boum. Tiré de son nuage, Marlon se trouvait égaré dans le brouillard le plus complet : plus rien n’avait de sens. Il encaissait chaque nouvelle sensation avec résilience. Avait-il simplement la force de bouger ?
Les voix étaient toujours assourdies. Des détonations violentes les entrecoupèrent. Se recroqueviller pour attendre que tout passe aurait été la solution la plus simple : mais même là, rien n’avait de sens, il était incapable de se décider à faire un mouvement.
Marlon demeurait inexorablement immobile.
Quel changement avait donc opéré ? Tout à coup, des taches blanches se mirent à danser devant ses yeux ; tout à coup, il accusait ce poids oppressant au fond de sa poitrine et ce nœud impossible à défaire au fond de sa gorge. Au milieu de ces maux de tête insoutenables lui parvinrent ses sifflements. Cette impression atroce de manquer d’air. Il cracha. Il suffoqua. Les points devant ses yeux dansèrent, puis s’agitèrent comme une tempête de neige.
Un gémissement agita sa gorge. Il asphyxiait. Des flashs lumineux continuaient à exploser devant ses yeux et des détonations déflagrèrent dans ses oreilles : plus il crachait, moins il parvenait à inspirer. Comme si une infranchissable barrière, quel qu’en soit le sens, s’était logée au milieu de sa tranchée et ne comptait pas en bouger.
Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Marlon porta ses mains à son visage pour les essuyer : le contact de sa paume sur sa joue n’était pas agréable. Au contraire, les fourmillements se décuplèrent et il regretta son geste.
Les cheveux envoûtants d’Ebène glissaient sous ses doigts. Derek se moquait de ses rougeurs devant l’hôtel de ville. Un goût acide hantait son palais gustatif.
Que s’était-il donc passé ?
Alors lentement, frileusement, Marlon ouvrit lentement les yeux. Il continuait de tousser ; avec moins d’intensité, certes, mais il n’arrivait pas à se défaire de cette impression constante d’étouffer. Quand sa vue s’éclaircit enfin, une seule question subsista : ce qui se produisait avait-il simplement un sens ?
Il était effondré au sol : partout autour de lui, des éclats faisaient office de parterre. Leur verre était terne. Pâle. Complètement fade. Et le reste était flou. Marlon tenta de ramener son deuxième bras à lui, pour au moins se redresser un peu, puis il comprit que celui-ci c’était blotti contre sa poitrine : quand il fut conscient de sa présence et de sa localisation, un spasme brut et douloureux le secoua. Plus rien n’avait de sens. Il ramassa ses bras sous lui, sentit vibrer l’armure qui enserrait son corps, et entreprit de se relever.
A peine soulevé d’une dizaine de centimètres, ses bras ballants l’abandonnèrent dans une quinte de toux : il roula sur le dos dans un sinistre crissement et s’immobilisa à nouveau en tentant de refréner cet accès plus terrible que les autres qui lui jeta même un voile noir parsemé de taches blanches sur les yeux. Et un léger gémissement.
Le blanc du plafond l’oppressait ; mais, puisqu’il pouvait désormais voir, il se refusait à ferme les yeux. Bon sang, que se passait-il ? Les images étaient floues et les sons diffus ; les souvenirs étaient effacés et les paroles fondues. Il ne pouvait pas rester là. Il devait comprendre ce qui lui arrivait.
Le dos de sa main frôlait le mur. Cela ne pouvait être que le mur, son dos étant appuyé contre le sol. Dans un geste malhabile, il roula de manière à se plaquer le plus possible contre la cloison, puis utilisa très lentement le contact pour se redresser. Et ne pas tomber. Malgré sa concentration affaiblie par la migraine et ses gestes parasités par les spasmes, il arriva à s’asseoir. A ouvrir les yeux. A voir sans comprendre.
Un champ de bataille : des vitrines éventrées, des shrapnels en verre dispersés, des corps délaissés, et d’autres, blessés, qui se relevaient. Cela n’avait pas sens. Ses yeux, d’abord fixés sur une Pacificatrice dont le visage se dérobait à lui, furent soudain attirés par du mouvement et des voix plus loin. Une jeune fille blonde relevait un quarantenaire au visage tiraillé par la douleur, mais ses lèvres s’agitèrent et il tira un foulard de sa poche. Les paupières de Marlon clignèrent devant la couleur de vin du morceau de tissu qu’il secouait. Une couleur très intense. Très belle. Très prononcée. Précisément le genre qu’adorerait porter Ebène.
A ce moment-là, Marlon décida à s’avancer vers eux, vers ces mouvements dans le coin d’un pièce – d’autres personnes qui arrivaient ? – pour enfin comprendre ce qu’il s’était passé. Il s’appuya encore plus sur le mur pour se relever et réussit à tenir debout. Enfin, ce fut ce qu’il crut puisque, d’affalé sur le mur, il tenta de s’avancer dans leur direction : mais ses jambes furent tremblantes au bout de quelques pas, puis complètement flageolantes, avant de l’abandonner complètement.
Heureusement que son armure le protégeait : il s’effondra totalement sur une étagère entièrement éclatée, provoquant un raffut du diable. L’un des plateaux du meuble glissa sous sa main bleutée et dégringola au sol. Il y avait du mouvement.
Marlon tenta d’exprimer son incompréhension totale à voix haute mais sa trachée s’enraya complètement – une quinte de toux plus violente que d’autres le secoua, et il se tenait à bout de bras à l’étagère. Il n'avait aucune idée de l'image pitoyable qu'il renvoyait, surtout si l'on ajoutait ses yeux rouges, son cou meurtri ou encore ses lèvres bleuies. Entre autres.

« … l’aide… », souffla-t-il enfin.

C’était très bas. Lui-même n’arrivait pas à entendre. Il fallait cependant que cela sorte, qu’il mette des mots sur ce qu’il ressentait, et il espérait que quelqu’un s’était approché, puisque lui ne pourrait pas s’approcher plus que cela.
Que quelqu'un l'entende...

« Que… que… s’est-il pa… ssé ?, bafouilla-t-il. … femme… là-bas… »

Marlon tendait le bras et supposa assez fort qu’il avait désigné la Pacificatrice allongée non loin. Et dans sa tête agitée par des maux insoutenables, une petite piqûre persistait pour rappeler sa mémoire, dans une tentative désespérée de lui rappeler quelque chose... Mais la fatigue lutta. Rien ne lui vint…
Juste la réminiscence du foulard pourpre.


Spoiler:
 


Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Marlon Ban - PNJ s'adresse à qui l'entend.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 24 Avr - 16:56





Évidemment que j'avais sursauté. C'était parfaitement naturel. Je n'étais pas morte de trouille pour autant. Mais c'était vraiment inattendu, tellement soudain que je n'avais pas eu le temps de réagir. Et oui, cette connasse nous avait tiré dessus. Heureusement qu'elle ne savait pas tiré. Et oui, je n'avais pas de mot tendre pour la décrire. C'était une gamine complètement idiote. Elle pouvait me traiter d'imbécile tant qu'elle voulait, c'était pas moi qui tirait sur des civiles au lieu de fuir vers son ultime chance de survie. Ils étaient restés là-dedans de longues minutes inutiles à ne montrer que de la cruauté. C'était donc ça la rébellion ? Et beh.

Mais enfin, ils furent partis et les tirs reprirent à l'extérieur cette fois. Nous permettant de souffler, mais pour combien de temps ? Il était hors de question qu'ils reviennent par ici si ça tournait mal dehors. Et je n'avais aucune raison personnelle de les poursuivre, on n'était pas dans l'arène. Alors que Coralie partit s'inquiéter des blessés dans la boutique, je regardai intensément la porte restée ouverte. Sur le moment, j'y voyais le regard de cet homme qui avait l'air complètement atteint du bocal. Il était effrayant ce type. J'aurais franchement voulu l'arrêter et s'il n'y avait pas eu l'autre idiote, j'aurais pu tenter ma chance. Je le chassai et me levai. Il y avait plus important qu'un illuminé et un foulard bleu : nous dans cette boutique en sale état. Dehors, toujours des tirs, je ne voulais pas prendre le risque de passer la tête et de me prendre une balle perdue. J'avais déjà assez mal mesuré la situation, comme s'il s'agissait d'un entrainement...

Un balai ferait parfaitement l'affaire. Je l'attrapai et attira la porte en passant le bout dans la poignée. Dés qu'elle fut presque close, je la claquais brusquement. Voilà qui nous séparait pour de bon. Du moins je l'espérais. Et c'est là que je l'aperçus : un homme inconscient quelques pas plus loin. Depuis quand était-il là ? Je m'approchai suffisamment pour me pencher au dessus de lui.

- Hmm... ça va ? Tu m'entends ?

Je secouai son épaule, doucement puis un peu plus fort. Peut-être faisait-il semblant ? Et s'il était inconscient je ne voyais pas non plus d'autres façons de faire... De l'autre côté, j’entendais Coralie, puis Winston. Puis une autre voix faiblarde. J'irais voir si celui-ci demeurait sans réaction.

© redSheep



Nova Waltham se trouve dans l'arrière salle de la bijouterie et s’adresse à Hunter.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 26 Avr - 13:53

Event district 1

Je regardais avec appréhension le visage de Winston, qui restait impassible. D'un coup, les muscles de son visage se contractèrent, ses paupières tremblèrent, sa main devenait plus ferme dans la mienne. On aurait dit qu'il resuscitait. Je jetai un coup d'oeil à sa main gauche. Elle pissait le sang. J'avais envie de vomir. Est-ce que cet effet se faisait pour tout le monde ? D'avoir des nausées à la vue du sang ? Parce que je me demandais alors comment ils pouvaient survivre dans l'arène. Bon, exemple mal choisi parce que justement, ils ne survivaient pas... Enfin bon, au moins les Jeux permettaient d'avoir des astuces de survie. Par exemple là, je savais qu'il valait mieux arrêter le saignement avant qu'il perte trop de sang. Je regardais autour de moi, je ne voyais pas comment je pouvais le faire.

J'entendis derrière moi des bruits de pas. Je me retournai, c'était la fille qui était otage avec moi et qui veillait aussi sur les blessés. Ouf, je ne serais plus seule à le faire. Je me retournai de nouveau pour voir Winston, qui faisait une grimace, mais je compris que c'était parce qu'il voulait me parler.

Ca pourrais aller mieux. Mais comme tu peux le voir je ne suis pas mort et cela m'étonnes aussi.



Oui, je le voyais, et ça me rassurait grandement. Mais j'avais vraiment peur pour sa blessure à la main qui n'était vraiment pas belle.

Oui... C'est vrai que j'ai eu vraiment très peur...



Je devais aller voir la fille pour lui demander comment soigner la blessure de Winston. J'allais m'en aller, quand il m'interpela :

Tiens c'est un petit quelque chose, ce n'est pas grand chose, j'espère que le prune n'est pas la couleur que tu détestes le plus.



Je regardais avec effarement le foulard qu'il me tendait.

Je... heu merci mais...



Cela me touchait beaucoup qu'il ai pensé à moi, sachant qu'il m'avait déjà beaucoup aidé. Je pris le foulard et l'observa attentivement. Il était vraiment très joli. Je me demandais s'il était vraiment venu de son district jusqu'ici juste pour me l'offrir. Il avait dû l'acheter au marché qui se déroulait juste à côté. On m'avat toujours offert des cadeaux extravagants pour mes anniversaires. Il est vrai qu'un simple foulard uni, offert par quelqu'un que je connaissais à peine, me remplissait autant de joie.

Je le passai autour de mon cou et regardai de nouveau la main de Winston ensanglantée. Je soupirai. Je savais ce que je devais faire. Je repris le foulard dans mes mains, l'observai une dernière fois, et commença a l'enrouler autour de sa main, afin de stopper l'hémoro... heu le sang. Oui, je ne suis pas une experte en bandage non plus, faut pas exagérer. Je ne savais même pas si ce que je faisais était utile.

Je suis désolée, j'adore votre cadeau, mais il ne vaut mieux pas que vous perdiez trop de sang....



Je resserrai un maximum le bandage improvisé autour de sa main, en espérant que ça aille mieux.

DEV NERD GIRL



Coralie se trouve à la boutique Standford et s'adresse à Winston
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mer 26 Avr - 16:20

Event exceptionnel
Post d'introduction - 5




Clyde essayait à grande peine de rejoindre la gare, sans succès. Il était bousculé de partout, impossible de faire un mètre en avançant sans reculer de deux mètres dans la même foulée. Il ne pouvait pas se plaindre, c’était en partie lui qui l’avait provoqué, qui l’avait voulu. Il n’essayait même plus de lutter contre la foule qui le pressait de tous les côtés, il n’essayait plus de faire un garrot pour sa main ensanglanté. Il se trouvait tout à coup très las, très déçu de lui-même. Il avait pris des risques pour aider, plus qu’il n’en avait pris pour n’importe quelle enquête de sa carrière, mais aucun n’avait payé. Pire, il s’était compromis pour empirer la situation.

Alors qu’il se lamentait sur son sort, il ne vit pas une dame, son enfant collé contre son sein, le bousculer, et il tomba sur le trottoir. Il se releva aussitôt, mais la chute lui fit l’effet d’un électrochoc et il retrouva ses esprits. Epoussetant son costard –geste inutile puisqu’il était couvert de sang, de sueur et de poussière, mais c’était un réflexe-, son regard se concentra sur la foule autour de lui. Tout passa vite, tellement vite qu’il n’était même plus sûr de ce qu’il voyait. Deux nouveaux pacificateurs venaient porter secours à leurs collègues, tandis que pas très loin –beaucoup trop près à son goût- il était persuadé d’avoir aperçu le rebelle qu’il avait vu quelques secondes (minutes ? heures ?) auparavant.

Il était encore vivant. Peut-être plus pour longtemps. Comme s’il y voyait un signe divin qui lui donnait une seconde chance, Clyde fit un pas dans sa direction avant de s’arrêter. Aller à leur rencontre n’allait pas les aider ; au contraire : il était connu des pacificateurs et il risquait plus d’attirer l’attention qu’autre chose. Il aperçut du coin de l’œil –autre signe d’origine plus ou moins divine, il en était persuadé- une porte ouverte, qui menait sans doute à une bonne cachette. Le rebelle ne l’avait visiblement pas vu, puisqu’il ne se dirigeait pas vers celle-ci. Le jugement des risques qu’il allait prendre était bref ; sa décision était prise. Sans courir –il ne voulait pas attirer l’attention-, il marchait cependant à grandes enjambées vers le jeune rebelle, en espérant le rattraper à temps.

Heureusement pour lui, le rebelle était aussi coincé dans la foule, et le journaliste ne mit pas plus de quelques secondes à le rattraper. Parvenu à sa hauteur, il posa une main directrice sur son épaule, levant l’autre main haut pour bien montrer qu’il était désarmé. Il ne fallait pas qu’il le prenne pour un pacificateur.

▬ Suis moi, je sais où tu peux te cacher pour éviter les pacificateurs.

Sa voix avait été basse –il s’agissait de ne pas prévenir toute la place- mais ferme et sans appel. Il avait laissé sa main sur son épaule, en espérant qu’il se laisserait faire pour qu’il puisse le guider quelques mètres plus loin où il pourrait lui montrer la porte derrière laquelle il serait en sécurité.


Clyde Holden se trouve sur la place du marché et s'adresse à Cassio Shepherd.


Dernière édition par Clyde J. Holden le Jeu 27 Avr - 14:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 27 Avr - 2:14















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~ Un rendez-vous  ~






Avec son air plutôt satisfait, le pacificateur qui m'avait réquisitionnée me plaisait de plus en plus. Malgré toutes les paroles échangées avec son supérieur, son visage n'exprimait aucune animosité : au contraire, son sourire craquelait à peine et j'avouais l'admirer en silence pour son professionnalisme. Bien entendu, je n'oubliais pas les nombreuses erreurs que lui et son collègue avaient commises dans la précipitation - comme confier l'analyse de la montre sans doute prélevée sur le cadavre d'un rebelle à la première ingénieure qui leur était tombée sous la botte - mais je devais reconnaître qu'il faisait tout pour ne pas laisser transparaître la gravité de la situation et que cela semblait lui réussir pour le moment.

Pendant que mes doigts fins s'affairaient à remettre en place les quelques rouages et ressorts que j'avais déplacés pour arriver à ma conclusion catégorique sur l'identité de l'inventeur, mon attention était scindée entre mes propres actions et les paroles que continuaient à débiter le pacificateur sans se soucier de mon oreille indiscrète. Après l'échange peu sympathique que j'avais entendu, il ne devait guère s'inquiéter que j'en sache davantage. J'en savais déjà trop. Cependant, il ne pouvait rien y changer. Son ordre de boucler le district et le centre-ville sonna comme une condamnation. Je ne rentrerai probablement pas chez moi ce soir... Et dire que je savais qu'une autre action se préparait au District Deux... Peut-être était-elle même en cours actuellement ? Après tout, si les rebelles étaient intelligents et organisés comme je me plaisais à le croire, ils auraient préféré coordonner leurs missions de manière à rendre les pacificateurs plus inopérants.

Ma réflexion s'enchaîna en silence alors que le poing du pacificateur s'abattit à trois reprises sur un des carreaux du bar. Il était sans doute temps pour cet homme de reprendre sa place dans le dispositif qu'il semblait diriger tant bien que mal. Avec l'épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête, lame menaçant de chuter à tout instant pour faire chuter sa tête, mieux valait que sa stratégie soit efficace le plus rapidement possible. Au final, son calme me plaisait : sa compagnie était plus apaisante que celle de bien des pacificateurs. De plus, après l'exposition des faits que j'avais soumise à Eneron Stark et son absence de réponse claire à ce sujet, je devais bien admettre appréhender la suite de notre échange. Je n'avais jamais été grande diplomate, préférant aux jeux de mots en société la solitude de mon laboratoire.

Quand la voix du magnat de l'ingénierie résonna en invectivant le pacificateur, je me redressai soudain. Un de mes outils tourna à l'arrière du cadran dans un geste plus vif que je ne l'aurais voulu, rayant le métal. Depuis combien de temps Stark nous observaient-ils ? Vu ses paroles et son ton qui ne prenait même pas la peine de cacher sa condescendance, il avait appris quelques éléments sur l'affaire qui animait le district. Toutefois, je ne doutais pas d'avoir eu accès aux exclusivités : pouvoir entendre les informations les plus croustillantes avec la conversation-radio antérieure avait été inestimable.

Ne pas défaillir, ne pas laisser paraître ma tension.

   
« Vous permettrez que je referme cette merveille avant que nous migrions vers un lieu plus propice, n'est-ce pas M. Stark ? »


Je n'avais pas réellement besoin de temps supplémentaire, seulement je ne voulais pas être de celle qui réagissait au quart de tour quand cet homme claquait dans les doigts. Je n'étais pas son larbin, pas plus d'ailleurs que ce pacificateur ou son collègue charmeur qui sortait à son tour du bar feutré. Alors qu'Eneron Stark me faisait face et commençait à reprendre son discours comme s'il n'avait cure de ma demande, j'aperçus le regard désapprobateur que le pacificateur belle gueule portait sur Stark. Finalement, il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que ce genre de types imbu de sa personne n'était pas forcément la meilleure des fréquentations...

Quand il me proposa - ou plutôt m'imposa à demi-mot - de le suivre afin que nous puissions nous "en sortir indemnes", une vague suspicieuse m'envahit : je ne désirais pas me retrouver quelque part avec cet homme, pas alors qu'il n'avait pas répondu à mes dernières répliques... Cet homme était influent, cet homme n'avait de cesse que de montrer une certaine défiance et tout dans son comportement m'indiquait que s'il n'avait pas relevé immédiatement, mon intervention l'avait tout de même suffisamment interpelé pour qu'il veuille pousser la conversation plus loin. Et surtout, dans un lieu bien moins exposé. Je me raidis presque imperceptiblement, serrant le cadran de la montre dans ma paume à m'en blanchir les jointures.

La montre ! Je tournai la tête vers les hommes en blanc, prête à prolonger l'échange avec eux pour gagner du temps quand je remarquai que leurs silhouettes immaculées avaient été avalées par la foule qu'ils avaient rejoint au pas de course. Mes lèvres s'entrouvrirent, moue surprise. Des amateurs... Franchement, moi qui commençais à avoir de l'estime pour ce pacificateur aux fossettes marquées dans lesquelles se reflétait le poids de l'épée de Damoclès qu'on venait de lui suspendre au-dessus du crâne... Je fronçai les sourcils, comment pouvaient-ils être aussi négligents ? Pas étonnant que des rebelles réussissent un coup d'éclat dans un des Districts les plus stables et, bien que je ne pouvais que deviner ce qui s'était produit, cela me parut soudainement si normal avec de tels incapables. Au moins, il n'était pas difficile de savoir pourquoi la Rébellion avait de beaux jours devant elle...

Tic nerveux, je claquai ma langue dans un réflexe de désapprobation. Il allait falloir que je leur rapporte la preuve dont ils ne tarderaient pas à se rendre compte qu'elle manquait dans leur poche trop légère, aussi vide que leurs cervelles de pacificateurs imbéciles.

Je m'apprêtai à suivre Eneron quand je constatai avec surprise que deux hommes venaient de l'encadrer, armes à la taille et parfaitement visibles. Mon élan s'en trouva rembruni. Jamais je n'irai nulle part avec un ancien vainqueur opportuniste qui s'entourait de gorilles si bien équipés.

   
« Ce n'est pas poss... » tentai-je en désirant lui annoncer que mon devoir était d'aller rendre la preuve aux pacificateurs trop dissipés pour faire attention aux preuves qu'ils pouvaient semer.


Cependant, la marche débuta et Eneron se détourna de moi avant même que je ne puisse finir mon intervention, trop occupé à confirmer que nous allions rejoindre un véhicule apparemment stationné quelques rues plus loin. Mon sang ne fit qu'un tour. S'il possédait réellement une voiture ou tout autre moyen de transport, alors il était encore plus émancipé que je l'aurais pensé : encore plus dangereux et inquiétant aussi...

Je pressai le pas pour le rattraper quand des coups de feu retentirent. Instinct de survie, je me baissais immédiatement : plaçant ma main sur mon crâne, protection inutile, je regardai nerveusement les alentours. Mes cheveux auburns battaient dans l'air à chacun de mes mouvements de tête, ondulant comme des serpents aux aguets. Pourtant, je ne voyais rien si ce n'est la masse difforme de la foule qui noircissait à vue d’œil et dont la vague qui se précipitait, désordonnée et violente, secouée d'une panique irrépressible. C'est alors que je le vis, debout non loin de l'angle de la rue qui descendait vers le sud.

Jonathan. Ma prise se resserra autour de la montre. Je me redressai et restai immobile, fouettée par des dizaines de corps hystériques qui me frôlaient, me heurtaient. Mes yeux noisette ne pouvait se détacher de son regard azur si reconnaissable. Il faisait partie des rebelles recherchés. De là où j'étais, je ne pouvais deviner son attitude, ni voir distinctement ses traits mais il me sembla voir passer l'ombre d'une terreur silencieuse. Elle m'avait aussi envahi le cœur, glacé mes entrailles et anesthésié mes sens... Tant bien que mal, mes pensées se reconstruisirent alors que de nouveaux coups de feu, dans une direction contraire et bien plus proche, venaient de s'élever.

Mon cœur eut un raté. Allait-il s'écrouler d'un instant à l'autre ? Frappé d'une balle qui lui foudroierait l'âme avant de la jeter dans les abysses de l'oubli ? Il resta debout, impassible. J'osais balayer des yeux les environs, pas de trace de pacificateurs. Le puzzle qui se constitua lorsque, dans cette manie si habituelle chez lui, sa capuche se rabattit sur ses cheveux blonds : il était le guetteur.

La mission.

Cela faisait plusieurs semaines qu'il était venu me trouver, qu'il m'avait dit qu'il m'aimait. Qu'il m'avait demandé des communicateurs aussi. Des communicateurs pour une mission rebelle au District Deux... Rien n'avait eu lieu depuis et voilà qu'il était là, au District Un où la Rébellion venait de s'illustrer autant qu'elle était désormais en train de tomber sous les balles.

Il m'avait menti. Il s'était servi de moi.

La peur, l'angoisse, l'incompréhension... Pour lui, pour moi...

« Comment as-tu pu ?... »


Ça n'avait pas été une parole, pas même un murmure. Un souffle tout au plus. Nos regards se croisèrent, comme si mon appel inaudible nous avait rapproché dans cet espace que nous partagions sans savoir pourquoi... Non. Que je croyais que nous partagions, sans doute était-ce un leurre de plus. Fantôme de toujours, la foule happa ses contours. Je bousculai des badauds, mais déjà Jonathan avait disparu avec ce brio qui le caractérisait et je le maudis. Je me maudis.

Un homme me heurta vivement, faillit me faire tomber et je manquai de lâcher la montre qui n'avait pas quitté ma paume. La parenthèse était finie, envolée. Stark avait disparu et les préoccupations qui l'entouraient aussi. Plus que chaos et détonations, trahison et inquiétude.

Au Deux... Comment avais-je pu être aussi idiote ?

Il fallait que je m'éloigne, à tout prix. Il fallait que je m'éloigne de lui, de cette Rébellion, de tous ces rêves imbéciles qui m'embrumaient l'esprit et qu'il avait gravé dans mon passé avant d'en faire mon présent. Je courais désormais, je courais à travers la vague humaine. Je savais exactement quoi faire...












Clary est sur la grande place et file entre les étals et la foule pour rejoindre la caserne des Pacificateurs.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Sam 29 Avr - 18:28

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Mission au District 1

Les Rebelles




Son corps secoué par une rage brûlante, Ivy se débattait comme un diable avec toute la force du désespoir. Elle ne réalisait pas. Elle ne réalisait pas que si je lui obéissais, si je la laissais rejoindre notre ami alors elle serait la prochaine à rougir le pavé. Elle ne réalisait pas que si j'acceptais d'encaisser tous les coups qu'elle m'assénait de ses mouvements vifs et violents, c'était parce qu'il n'était pas envisageable que je la laisse se sacrifier dans une cause perdue d'avance. Il était mort ou sur le point de l'être et tous ses foutus espoirs n'y changeraient rien. C'était trop tard ! Bon sang, c'était trop tard !

Mes bras resserrèrent leur étreinte quand elle hurla mon prénom, il fallait qu'elle la ferme à tout prix ! Il n'était pas question qu'elle nous condamne, Kenny l'aurait compris j'en étais sûr ou du moins je me le répétais pour m'en convaincre. Entre la chaleur étouffante et ses gesticulations incessantes, ma main moite glissait sur la crosse de mon arme dont les reflets métalliques jouaient avec les rayons cuisants de l'astre du jour. Ces éclats clinquants répondaient à ceux des riches marchandises qui s'étendaient sur les étals à l'arrière de notre position, dont les produits bien trop précieux avaient été abandonnées à une indifférence générale. La faute au bordel que nous avions créé.

Mon visage plaqué dans la chevelure dorée d'Ivy, je tentais de bloquer ses tentatives de fuite. Quand elle se jeta en arrière dans un élan afin de me repousser, j'en profitai pour l'utiliser et reculer d'un pas en l'emportant dans mon sillage. J'espérais la forcer à abdiquer. Ma volonté inébranlable saurait trouver la force de la traîner contre son gré : si cela était la seule manière de la sortir de là, je n'hésiterai pas. Après tout, que sa colère me lamine la chair et qu'elle me haïsse autant qu'elle le voulait, tant qu'elle sortait vivante de cette fusillade qui s'engageait je me foutais du reste.

- Arrête tes conneries, faut qu'on dégage ! me mis-je à crier à mon tour.

A cet instant, je m'en fichais de la blesser de trop l'étreindre, qu'elle me déteste, m'insulte et me cogne. Elle pouvait marteler mes jambes et me fouetter le visage autant qu'elle voulait, il était hors de question que lui laisse le moindre lest. Pourtant, sa haine s'amplifia, redoubla, devînt viscérale. Des râles m'échappaient, je ne pouvais plus ignorer la douleur qu'elle réveillait à chacune de ses frappes. Ma poitrine comprimée contre son dos avait tant de mal à se lever que ma respiration se faisait de plus en plus saccadée, emportant mes gémissements dans un souffle court couvert par les vociférations de ma sœur et les hurlements de terreur de la foule. Mes muscles tendus se tordaient dans des crampes insoutenables, mais je tenais bon en reculant d'un nouveau pas.

Je ne l'avais pas vu venir ce putain de coup. S'écrasant dans mes ecchymoses, son coude venait de couper mon inspiration et distillait son poison dans une souffrance interne. Déchirante, elle irradiait dans tout mon flanc et pourtant mes doigts agrippèrent Ivy, dernier rempart contre une folie qui nous coûterait la vie.

- Putain arr...

Elle ne m'avait pas laissé finir que déjà mon point faible était à nouveau exploité sans le moindre état d'âme. Un second coup me fit lâcher un hoquet de douleur, assorti de quelques injures marmonnées alors que je me pliai en deux. Une main s'était plaqué avec l'arme sur mon côté contusionné, sa jumelle se tendant vers l'ombre mouvante d'Ivy qui s'était projetée en avant. La panique me gagna, brouillant ma vue et faisant tambouriner le sang dans mes tempes. Putain à quoi elle jouait ! Mes traits se déformèrent dans une grimace lorsque je me redressais pour la poursuivre, pour la protéger contre les pacificateurs, contre elle-même. J'eus à peine le temps de faire une foulée en relevant le torse que déjà j'entendis ma sœur lâcher un cri avant de cracher ses poumons en insultes, plus véhémente que le vieux Johnson quand des gosses cognaient dans sa caisse à outils. Qu'est-ce que...

La sueur froide qui dévala mon échine à l'idée qu'elle fasse face aux deux pacifs parut devenir une nappe de brouillard glacé s'étendant dans mon crâne, je manquais de trébucher et de bouffer le pavé. Je relevai déjà mon arme, prêt à tirer. Seule la crinière de ma fauve de sœur m'apparut, éclatante sous le soleil qui courait sur la silhouette haute de Nicodème. Perchée sur son épaule, elle se débattait comme une tarée mais Cartright arrivait déjà au pas de course dans ma direction avec cet air déterminé et froid dont il avait le secret. Cela n'effacerait pas tout ce qu'il avait fait dans la journée : impossible d'oublier que c'est à cause de lui qu'on était dans cette merde et que bien des nôtres étaient morts par sa faute, sa dernière victime encore chaude derrière lui... Une pointe de reconnaissance me traversa pourtant, Ivy...

Il la tenait, il allait me suivre. Enfin.

Volte-face. Devant mes yeux dansaient des dizaines de silhouettes, elles nous contournaient, nous fuyaient alors que ma cadette faisait résonner sa voix couverte par les cris de panique de la foule. Le foulard flirtait avec mes lèvres, les embrassait à chaque inspiration pour s'en détacher à regret à chaque souffle rejeté dans l'étuve humide. Vivement que je puisse virer ce truc, vivement qu'on soit loin mais par où aller ? Il ne fallait pas que je réfléchisse, il fallait simplement courir. Courir et s'échapper de ce merdier.

Foncer tête baissée dans la foule était la meilleure option, je la saisissais. Une femme hurla en me voyant approcher, provoquant un mouvement incohérent dont je profitais pour me glisser entre deux autres badauds qui n'avaient pas compris ce qui se jouait à côté d'eux. Je rentrai ma main sous un pan de ma veste, juste assez pour que mon arme ne se voit pas tout en étant prête à sortir pour faire feu. Comment croire qu'on allait pas être poursuivis ? Comment croire qu'ils n'allaient pas vouloir finir le boulot après avoir fait tombé l'un des nôtres ? L'image de la chute de Kenny, de son sang, de sa position de rebelle déchu... Elle s'imposa encore. Ce n'était pas le moment.

Battant des coudes, je progressais avec difficulté entre tous ces gens qui transpiraient la peur. J'aurais aimé avoir ce luxe car, à l'instant même où nous n'aurions plus la tête froide, on serait foutus. Plusieurs fois, je m'assurai que Nico était toujours derrière moi même si en réalité les braillements de ma sœur suffisait à me rassurer sur le fait qu'il veillait à l'emporter dans notre sillage. Autour de nous, le brouhaha se mélangeait aux visages inconnus et repérer des hommes en blanc était perdu d'avance. Notre seule chance était de foutre le camp et vite. Vague désordonnée, la foule nous ralentit à nouveau et je dus bousculer un homme portant un de ces drôles de costumes colorés pour nous frayer un chemin vers l'angle sud-ouest.

Je m'apprêtais à me dégager, à tailler la route vers le sud, quand je sentis une main sur mon épaule. Pire qu'un coup de feu, cette sensation d'être stoppé dans mon élan sembla arrêter net la course du sang dans mes veines et je pivotai en pointant déjà mon arme vers son torse qu'elle toucha du bout du canon. Heureusement pour ce cinglé, sa main levée en signe d'apaisement et ses mots m'empêchèrent d'appuyer sur la gâchette.

Ses paroles sonnèrent comme le glas. Je m'immobilisai en laissant s'échapper dans un murmure, à la fois surpris et prit d'une angoisse qui brisa ma voix.

- Les pac...

Il avait raison. Plus loin, au nord, plusieurs silhouettes filaient entre les étals. Et merde !

Nicodème me fonça dedans en grommelant avant de s'immobiliser à la vue de nos futurs bourreaux. Je me retrouvai pressé encore davantage contre cet homme dont le visage me disait vaguement un truc sans que j'arrive à le remettre. Le revolver s'enfonça entre nous, invisible aux yeux de toute cette masse qui grouillait sans pour autant nous protéger de quoi ce que soit. Je balayai rapidement la zone du regard, aucune échappatoire ne m'apparut. On avait pas le choix.

Mes yeux clairs se plongèrent dans ceux de ce mec sorti de nulle part.

- Qui que tu sois, je te jure que si tu mens tu meurs avec nous ! lui intimai-je en appuyant un peu plus encore le canon contre son corps et en saisissant un pan de sa veste pour l'obliger à rester coller contre moi.

Cette menace n'était pas voilée : on n'avait pas le temps pour les politesses ou pour faire connaissance ! Si c'était un de ces foutus mecs qui rêvaient de jouer aux héros patriotiques, il pourrait toujours me servir de bouclier pour me laisser le temps de couvrir Nico et Ivy dans leur fuite... Les idées s'enchaînaient dans un flot interrompu, j'imaginais presque déjà les interpellations des pacifs et le son sourd de leurs tirs.

Putain pourquoi fallait-il que ça continue à tourner au désastre ! On n'avait pas le choix, on pouvait pas risquer de se faire tirer comme des lapins : on devait tenter le coup avec ce type  !

- On le suit ! ordonnai-je à Nico qui s'apprêtait à gueuler un truc.

Il me suivrait, il le suivrait. Tout simplement parce que c'était notre dernière chance.


© Aeli
Cassio agrippe Clyde Holden et le braque de son arme à l'angle nord-ouest de la bijouterie, en s'apprêtant à le suivre.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 30 Avr - 12:15

Event exceptionnel
Post d'introduction - 5




Ce n’est que lorsqu’il eut le canon du pistolet braqué contre sa tempe que Clyde se rendit compte qu’il n’aurait peut-être pas dû aller aussi vite ne besogne. Après une seconde de réflexion accordée par la seconde d’hésitation du rebelle, Clyde se rendit compte que celui-ci n’avait aucune raison de le croire, et encore moins de le suivre.  Le gosse devait être à peine plus jeune que le journaliste, mais il le tenait avec une poigne dont Clyde n’avait pas soupçonné la force.

▬ Qui que tu sois, je te jure que si tu mens tu meurs avec nous !

Le regard qu’il lui avait lancé signifiait clairement que ce n’était pas des menaces en l’air.
Clyde prit la parole, rapidement. Les secondes étaient trop comptées pour qu’ils prennent le temps de faire connaissance.

▬ Je suis journaliste au Capitole, je viens d’être recruté par les rebelles, et là maintenant, je suis votre meilleure chance de vous en sortir vivants.  

Clyde ne savait pas si le rebelle l’avait cru ou s’il avait considéré qu’il n’avait pas d’autre choix, toujours est-il qu’il lança un ordre que Clyde ne comprit pas immédiatement. C’est en lâchant des yeux le canon pistolet collé à sa tempe qu’il eut la réponse à son interrogation. Le rebelle n’était pas seul. Un autre, plus âgé, tenait sur son épaule une jeune fille qui se débattait. Quel étrange duo ils formaient, tous les trois. Bon, il allait fallait improviser. Un rebelle pouvait être facile à cacher, trois dont un baraqué et une nana qui visiblement ne voulait pas se laisser faire allait être une autre paire de manche.

▬ Essayez de ne pas vous faire remarquer.

La demande virait presque à la supplication tant il avait vu les chances que son idée aboutisse dégringoler en se rendant compte du nombre de rebelles qu'il avait à cacher.

▬ Il y a une porte là-bas ouverte, qui donne sur une cour où vous pourrez vous cacher. Si vous fermez la porte derrière vous il n’y a aucune raison que les pacificateurs viennent fouiller par-là, c’est une résidence privée. Il faudra juste vous faire discret.

Clyde jeta un nouveau coup d’œil au pistolet. Il hésita un instant à lui demander de baisser son arme, mais se ravisa au dernier moment: ils n'avaient pas le temps de se battre à ce sujet et si un pacificateur les voyait, il s'en sortirai mieux un pistolet sur le tempe que se baladant librement avec un groupe de rebelles. Quoi que.
Clyde était impressionné par le calme avec lequel il appréhendait la situation. Peut-être ne se rendait-il tout simplement pas compte des risques qu’il était en train de courir…
Autant qu’il pouvait avec l’espace que lui accordait le jeune rebelle, Clyde initia la marche qui devait les amener en sûreté. Ils marchèrent un peu dans la foule, jusqu’à pouvoir apercevoir la porte en question (heureusement, celle-ci n’était faite que d’un battant et n’était pas en verre). Il s’arrêta et s’adressa au jeune homme qui le tenait toujours aussi fermement :

▬ C’est juste là. Vous devriez passer inaperçu, dans l’agitation de la foule, mais faites attention quand même.

Bien sûr qu’ils feront attention, le conseil de Clyde n’était pas des plus utile mais il voulait montrer qu’ils leur apportait tout son soutien… C’était des gosses, ils avaient l’air si jeunes, que faisaient-il dans ce bordel ?


Clyde Holden se trouve sur la place du marché et s'adresse à Cassio Shepherd.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 30 Avr - 21:29

Les Rebelles - Siti J. Solendro





Tout était allé tellement vite, l'arrivée des pacificateurs, leur arrestation... On les avait conduites au poste sans ménagement et même en prenant largement soin de les malmener bien plus que nécessaire. C'était pourtant de bonne guerre, les rebelles avaient causé des pertes indéniables et la vengeance scintillait au coin des paupières des hommes de loi, crépitante d'amertume dans leurs prunelles sombres.

Dans son brouillard, Siti n'avait pas eu conscience de tous les évènements qui s'étaient déroulés. Tant bien que mal, maintenant que la douleur violente de sa blessure relancée par le jeu malsain auquel s'étaient livrés les pacificateurs l'avait sortie de sa torpeur, la jeune femme réalisait à quel point leur situation était désespérée. Les murs froids et l'ambiance austère de ce lieu semblait déjà creuser sa tombe. En réalité, Siti n'avait jamais songé à tout cela. Elle avait toujours préféré éluder la question de la dangerosité de leurs missions, sans doute parce qu'elle avait conscience que si elle s'y était attardée la crainte aurait eu raison de sa volonté à poursuivre la lutte... Elle ne voulait pas se voir comme une lâche : c'était si facile de fermer les yeux, de nier avec force que cela pourrait se terminer ainsi. Et, tandis que le parfum d'une mort certaine envahissant chaque cellule de son corps, enivrait son esprit et déchirait son cœur, la peur la dévorait comme un poison.

Bientôt, elle arriva dans un couloir étroit. Tout son long, des barreaux métalliques se succédaient dans une régularité parfaite qui lui rappela les beaux imprimés géométriques dont il lui arrivait de colorer les tissus. Les larmes coulaient sur ses joues froides à présent, le sang chaud s'était remis à humidifier son épaule.

On la plaqua contre une grille, sa tête la heurta dans un son sourd qui fit vibrer les cages. On allait l'enfermer, l'emprisonner et peut-être jamais n'en sortirait-elle... Elle était terrifiée à présent et sa tête lui tournait tant après le choc qu'elle ne comprit pas ce que le pacificateur vociféra en l'envoyant face contre terre contre le béton à vif.

Un hurlement lui échappa quand son épaule heurta violemment le sol de la cellule, elle se sentit à nouveau nauséeuse : elle tanguait entre deux mondes et aurais aspiré à rejoindre le coton duveteux de l'inconscience mais celui-ci la repoussait, la laissant seule avec ce grondement de panique dans l'estomac qui lui donnait la nausée. Elle entendit à peine les bottes des pacificateurs qui frappèrent la mesure en quittant le couloir dont la porte resta ouverte et alors que sa respiration rauque résonnait dans la cellule, elle se redressa sur son bras valide et se hissa jusqu'à l'angle du fond adjacent à la cellule de Leanore qu'elle pouvait apercevoir entre les barreaux de fer. Prostrée, sa voisine paraissait si affligée...

Siti perçut que son monde devenait instable, incertain et pourtant son avenir si prévisible. Un sanglot lui échappa, puis encore un autre suivi de dizaines, noyant sa poitrine dans une souffrance telle qu'elle n'en avait jamais ressenti et qui lui prouvait que, malgré tout, elle était encore en vie. Pour l'instant.

Son crâne tambourinait d'une mélodie sanglante. Elle avait l'impression qu'il allait exploser sur la surcharge d'informations, qu'elle allait sombrer sous ses pensées confuses. Comme un exorcisme inutile qu'elle ne pouvait pas retenir, elle se mit à murmurer :

- Ils vont venir... Un nouveau sanglot l'obligea à marquer une pause avant qu'elle ne reprenne : Ils vont venir nous aider... Il... Il... Il m'a déjà sauvée une fois, il le refera...

Elle pleurait désormais en pensant à Cassio qui l'avait déjà sortie une fois d'une impasse, cependant était-ce réellement aussi désespéré à l'époque ? Elle ne le savait plus, tant de choses se mélangeait dans son esprit qui lui renvoyait l'image floue d'un Kenny les laissant seules et son âme semblait saigner tant son être se tordait d'une frayeur insurmontable.

- Je suis sûre qu'ils ne nous laisseront pas... Elle leva un visage marqué par ses larmes salées vers Leanore, toujours recroquevillée sur le sol de la cellule accolée : Tu le sais aussi, non ? Il le faut !

Siti divaguait, ou peut-être était-ce simplement l'espoir... L'espoir qui lui permettait de ne pas totalement lâcher prise et qui pourtant s'étiolait de minute en minute...


Spoiler:
 



Siti J. Solendro est dans la caserne des Pacificateurs, enfermée dans une cellule à côté de Leanore.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 30 Avr - 21:43

Les Pacificateurs - Equipe 2





« Bouffe le sable, raclure », crissa Derek entre ses dents.

Le rebelle butta dans son élan et chut mollement sur le sol ; dans le raffut ambiant, l’écho même de sa déchéance ne parvint pas aux oreilles des deux Pacificateurs. Seuls ses derniers soubresauts remuèrent une dernière fois la poussière et soulevèrent quelques nuages blancs. L’un tombait, les autres s’élevaient : rien n’était figé dans ce monde.
Derek se mit alors à cracher puis à insulter le monde entier et les rebelles, incluant au passage leurs mères. Il avait tenté de faire un mouvement pour rejoindre la cible abattue et, à cette occasion-là, sa blessure à la côte s’était rappelée à lui. Il injuria sa mère à elle aussi, au passage, et articula entre ses dents que ça ne l’arrêterait pas. Il se leva et avança d’un pas vainement assuré vers la cible.
Edmond bondit à ce moment-là pour arrêter son collègue en posant sa main sur son épaule.

« Gaffe au tireur. Je passe devant, couvre-moi. »

Il enjoignit son geste à la parole et passa le coin du bâtiment tout en ignorant les grognements de Derek derrière lui. Puis jeta un regard. La rue était vide. Et pourtant, bien plus remarquable fut cette porte qui claqua juste devant eux, porte que le vétéran attribua à la bijouterie. Ces imbéciles de rebelles étaient-ils de nouveau rentrés en voyant les Pacificateurs débarquer ? Superbe nouvelle.

« Wolff, couvre les deux portes de la bijouterie qu’on se fasse pas avoir par surprise. »

Derek jeta un regard circonspect à Edmond, avec son visage calme, qui reculait déjà du coin de la bijouterie pour se rapprocher du rebelle abattu. Ni l’un, ni l’autre, ne quittaient des yeux les deux accès au commerce, malgré leurs esprits embrumés par des pensées et des douleurs diverses : cette pagaille ne voulait définitivement pas trouver de fin.
Au moment où ils arrivèrent à leur victime, Edmond vérifia d’un regard que son compagnon était disposé à couvrir leurs arrières ; Derek hocha pour lui assurer que tout allait bien puis désigna le gamin qui se vidait de son sang.

« J’lui colle une balle dans la tête et il nous posera plus de problème.
- Attends un peu… »

Edmond s’était soudain baissé, le regard soucieux, puis avait attrapé le poignet du gamin : celui-ci avait effectivement fait un léger mouvement à l’approche des deux agents de l’ordre, ce qui avait découvert son bras, et des taches d’encre violette avaient alors attiré l’attention du vétéran. Des chiffres et des lettres à moitié effacés y étaient inscrits et livraient des informations étranges : un horaire qui indiquait neuf heures, quelques syllabes qui suggéraient le mot « communication », et enfin un numéro de série qui ressemblait étrangement à un code.
D’un geste automatique puisque perdu dans ses pensées, Edmond avait vérifié que le rebelle n’avait pas d’autres armes que celle qu’il avait rapidement tendue à Derek. La radio grésilla soudainement et une voix s’en échappa :

« Caserne au Pacificateur Bennet. »

A son air songeur, Derek comprit que le problème du gamin qui se vidait de son sang ne se règlerait pas d’une balle dans la tête : au contraire, alors qu’Edmond saisissait la radio d’une main, il attrapa le bonnet qui coiffait le rebelle de l’autre pour comprimer la plaie sur son flanc. Et le vétéran ne s’embêta pas pour des explications.

« Pacificateur Bennet. Qu’y a-t-il ?
- On a attrapé deux rebelles dans les rues du District, elles sont actuellement en cellules. On attend vos instructions pour la suite. »

Edmond s’était relevé pour adresser un signe de la main à un groupe de Pacificateurs dans le lointain. Derek ne s’en était pas rendu compte plus tôt mais il remarqua soudain que le vétéran transpirait une certaine assurance : alors même qu’il se rabaissait pour comprimer la plaie du gamin, sa gestion des différents intervenants avec adresse surprit réellement son collègue.

« Je vous envoie Derek Wolff et quelques hommes, avec un autre prisonnier. Ne faites rien avant les instructions de Wolff.
- Bien reçu. »

Quatre Pacificateurs arrivèrent alors à leur niveau et Edmond enjoignit l’un d’entre eux à prendre sa place pour comprimer la plaie. Enfin, après s’être relevé, il amena Derek un peu à l’écart et détailla son regard surpris, ainsi que sa main plaquée contre son thorax.

« Ecoute, ce gamin est bizarre, il faut absolument qu’on le maintienne en vie jusqu’à ce qu’on l’ait identifié.
- Vu le bordel qu’ils ont foutu, si vous voulez mon avis, ces connards sont tous des mecs bizarres.
- Soit. En attendant, j’ai besoin que tu ailles à la caserne pour interroger les rebelles qu’on a trouvés. Il est essentiel qu’elles restent toutes les deux en vie. »

Les lèvres pincées à l’annonce d’être écarté de la zone de conflits, les yeux de Derek se mirent à luire d’intérêt quand il comprit la mission qui lui était confiée. Peut-être que ses antécédents avec la Pacificatrice Whitelaw, en plus d’avoir été terriblement agréables, allaient lui permettre de s’amuser un peu.

« Tu récupères le plus d’informations possibles. Tant qu’eles restent vivantes, je m’en fiche du reste. Je te laisse gérer.
- Très bien. »

Un sourire s’était dessiné sur le visage de Derek sans qu’il ne s’en rende compte. Déjà, sous les ordres suivants d’Edmond, deux Pacificateurs avaient soulevé le rebelle et n’attendaient que lui pour se diriger vers la caserne.

« Si tu croises un médecin, fais examiner ta côte.
- Et si vous croisez des gens armés, évitez de vous faire tuer. »

Les deux Pacificateurs s’échangèrent un sourire et Derek prit la tête de la troupe en direction de la caserne de la Pacification. Malgré tous ses efforts pour le masquer, il manqua de trébucher deux fois et se rattrapa de justesse, le torse en feu.

***

Petit à petit, la place centrale, où se tenait plus tôt le marché, se calma : ce, grâce à l’arrivée progressive des différents groupes de Pacificateurs que Dixon avait placés pour encercler le District. L’apparition de différents hommes en blanc apaisa progressivement la foule, sans pour autant qu’elle réussisse à se contenir totalement ; et déjà, les premiers blessés par la vague de panique réussirent à être évacués en direction de l’hôpital.
Déjà, Edmond avait hélé quelques duos ou trios de Pacificateurs qui venaient ci et là pour les placer à différents endroit : deux surveillaient étroitement la porte arrière de la bijouterie et deux autres la porte avant ; quant au reste, une dizaine était affectée à gérer la foule et ses débordements, puis à remettre de en état la place centrale, quand le reste surveillait toutes les rues les plus proches du District. Le dispositif était resserré autour du cœur du District : la sécurité et l'ordre primaient.
Cette disposition effectuée, Edmond se dirigea vers la bijouterie avec deux autres Pacificateurs pour démêler une bonne fois pour toutes ce sac de nœuds, en espérant que de terribles actes n’y furent pas commis. L’arme dégainée et prête à tirer, le groupe d’agents de la paix pénétra dans la bijouterie par l’entrée principale.
L’endroit était un véritable champ de bataille : Edmond ne comptait plus le nombre de présentoirs défoncés, de bijoux éparpillés et de personnes éclopées, ou au service des éclopées. Il ne tarda pourtant pas à faire toutes les vérifications nécessaires :

« Pacification ! Ne bougez pas ! »

Pourtant, il sut dès qu’il posa le pied dans la boutique qu’aucun rebelle ne s’y trouvait : l’heure était bien plus au rétablissement qu’à la fuite, et aucun des civils présent ne paraissait bien paniqué. Il envoya les deux autres Pacificateurs pour vérifier la réserve. Personne ne s’y trouvait plus.
Plus de rebelle. Edmond enleva le chien de son arme et la rangea à sa ceinture, pour ainsi éviter de causer plus de peur aux civils. Et surtout parce que ce geste le soulagea d’un certain poids, appréciable pour la suite des évènements.

« C’est terminé, la situation est sous contrôle », annonça-t-il d’une voix assez forte pour que tous l’entendent.

Cette bijouterie semblait appartenir à un autre monde : l’endroit était un capharnaüm impressionnant et pourtant, il y régnait un certain calme, presque gênant. Les deux autres Pacificateurs avaient imité son geste et, après s’être découverts la tête, ils commencèrent à se s'occuper des derniers otages présents et à les évacuer doucement.
Edmond continua son analyse pour voir une jeune femme brune en chemisier au chevet d’un homme visiblement mal et fiévreux. A la droite de l’entrée, un autre, d’âge plus mûr, voyait sa main bandée par le foulard pourpre d’une petite blonde.
Des crissements, puis un corps qui s’effondrait sourdement. Edmond remarqua alors, sur le côté de la boutique, Ban agenouillé entre les éclats de verre, le corps secoué de tremblements assez forts pour être inquiétants ; d’un rapide coup d’œil, alors qu’il se précipitait à son chevet, il remarqua le corps affalé de Morrisson près du comptoir et intima l’un des deux autres Pacificateurs d'aller la voir.

« Marlon ! Qu’est-ce qui t’est arrivé ?  »

Le gamin leva vers lui ses yeux et Edmond put admirer son état : ses yeux éclatés de rouge, la trainée de sang étalée sur sa joue, ses lèvres complètement bleuies et les ecchymoses qui parcouraient sa gorge. Il le vit tenter d’articuler une réponse. Seulement, une quinte de toux sèche et étouffée le prit, et il se recroquevilla sur lui-même, esquivant par la même occasion le geste de réconfort que s’apprêtait à lui procurer le vétéran légèrement décontenancé.
C’était réellement à ne plus rien n’y comprendre. D'un regard au Pacificateur auprès de Morrison il vit celui-ci comprimer la plaie et s'affairer à la maintenir en vie. Puis il repensait à Ban qui était parfaitement incapable de répondre et se retrouvait complètement traumatisé. Tout cela n'avait aucun sens.
Edmond se releva et, dominant assez la bijouterie pour voir les civils qu’il avait identifiés auparavant, s’adressa à ceux-là d’une voix forte pour qu’il ne puisse pas manquer l’interpellation :

« Qui est le propriétaire de cette bijouterie ? »

Il regarda successivement la jeune femme en chemisier, visiblement épargnée par les évènements, puis son compagnon nauséeux, ensuite la gamine blonde aux joues rosies pour enfin terminer par l’adulte grièvement blessé à la main.

« Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’il s’est passé ici ? »

Edmond espérait réellement une réponse de leur part pour comprendre l’étendue des dégâts et évacuer l’endroit le plus rapidement possible. Et, devant leurs airs hagards et quelque peu absents alors que la situation était urgente, le Pacificateur ajouta d'un ton sans appel :

« Tout de suite. »


Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ part en direction de la caserne des Pacificateurs. Il sera désormais joué séparément.
Rachel Morrisson - PNJ, Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.

Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham, Hunter Garroway, Coralie Standford et Winston Davis pour avoir des informations.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 30 Avr - 22:13



Event District 1
Plein de monde

Une voix. D’abord flou, puis petit à petit audible. J’ouvris les yeux. Difficilement, ils accommodèrent, et cette silhouette floue se transforma en une personne. Une jeune femme, brune, qui était penché au-dessus de ma tête. Elle m’appelait, depuis je ne sais trop quand, et sûrement grâce à elle je me suis réveillé.

-Ouais, qui êtes-vous ?, dis-je, avec un effort assez important.

Je ne me souvenais plus exactement de tout. J’avais toujours très mal à la jambe, mais finalement, je m’y habituais, en quelque sorte, même si on ne s’habitue jamais vraiment à la douleur. Je m’adossais contre le mur, faisant attention à ne pas m’enfoncer d’autres éclats de verre dans les mains. Je m’en étais déjà enfoncé quelques petits avant mon évanouissement, en échouant à mon redressement, je ne voulais surtout pas refaire cette vaine erreur.

Mais avant que j’aie pu dire autre chose, les pacificateurs entrèrent dans la bijouterie, en hurlant qu’ils voulaient des informations sur ce qu’il s’était passé. Ils demandèrent aussi qui possédait la bijouterie. Coralie allait encore en prendre plein la tête, et cette fois-ci, je ne serais pas là pour la protéger, car elle n’avait pas l’air de supporter mon aide…

Code by Joy


Hunter se trouve sur le sol de la bijouterie Standford.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 1 Mai - 17:23

................

Mission au District 1

Les Rebelles




Était-ce juste une impression où le visage de ce type avait-il réellement viré au blanc quand le canon avait trouvé l'espace entre ses côtes pour s'appuyer fermement ? Sa présentation à deux balles m'agaça plus qu'autre chose : la situation donnait-elle l'impression qu'on avait le temps de faire la causette ? Toutefois, elle eut le bénéfice de me rappeler où je pensais avoir vu ses traits aseptisés de mec qui n'avait sans doute jamais bossé de sa vie... Il était à la gare avec le reste de l'équipe de tournage, celle qui avait offert une tribune à ce putain de désastre !

Ma main se serra autour de l'arme, la tension dévorait mes muscles et j'avais bien du mal à faire abstraction de l'oppression qui pesait sur ma poitrine. Nous savions qu'un journaliste avait été recruté - avec une casquette rose, cela allait de soi -, mais comment être sûr que c'était ce gringalet ? Il n'était pas question de lui faire confiance, mon étreinte sur sa veste se fit plus pressante quand je le poussai légèrement pour qu'il nous entraîne vers sa planque. Il n'y avait pas une minute de plus à perdre.

Derrière moi, Ivy continuait à brailler, à nous injurier en se débattant comme une cinglée... Nicodème encaissait sa furie en gueulant aussi fort qu'elle. Entre les insultes de ma sœur qui nous gratifiait de ses connaissances en noms d'oiseaux plus que développées et l'autre abruti qui grognait en donnant des petits coups d'épaule dans l'espoir vain de la faire taire, nous allions finir par nous faire repérer.

- Putain fais-la taire ! lançai-je à Nico en tournant brièvement la tête vers lui sans lâcher notre sauveur du dimanche.

L'autre imbécile de scribouillard continuait de me taper la discute pour m'expliquer sa brillante idée de planque... Qu'est-ce que j'avais donc fait pour qu'on me colle des idiots pareils ? Pourquoi Will n'était pas là ? Au moins à deux, on réussissait à contenir les moments de battement en mission : on avait cette espèce de connexion qui nous permettait de nous coordonner, de trouver des solutions pendant que l'un couvrait l'autre. Là, tout se cassait la gueule et je ne savais pas encore si je devais considérer l'arrivée de ce type au teint lisse et au costume ridicule comme une aubaine ou comme un piège dans lequel nous foncions tête la première.

Ses dernières paroles insinuèrent un doute macabre... Il nous donnait des indications pour qu'on se planque là-bas seuls...

- Bonne idée, tu vas nous montrer comment faire alors ! Il sembla se raidir, j'ajoutai d'un ton sans appel : Avance !

Nous progressâmes à travers la foule qui nous heurtait sans ménagement. Nerveux, mon cœur tambourinait dans ma poitrine dans un rythme infâme qui décuplait la sensation du manque d'air. Lorsqu'un homme me poussa, un juron m'échappa : mon flanc me tirait, mes expirations étaient difficiles et mon front perlait de sueur. Les précieuses secondes que l'on perdait à se dégager des badauds construisaient notre exécution, d'autant plus qu'il était impossible de ne pas remarquer que la panique se dissipant, les silhouettes devenaient à chaque seconde plus distinctes dans la masse... Ma marche se fit plus rapide, on devait se casser de cette foule dont je ne doutais pas un instant qu'elle finirait tôt ou tard par nous trahir.

Nous n'étions plus qu'à quelques mètres de la planque indiqué par le Capitoléen. Une porte de bois massif, gravée de quelques arabesques inutiles, était ouverte et donnait visiblement sur une cour intérieure.

- On va faire attention et toi aussi : si tu es des nôtres, tu te planques avec nous ! ordonnai-je en le défiant du regard, impassible.

S'il ne l'avait pas compris avant, ma nouvelle remarque devait avoir enfin permis à son cerveau de faire tilt : je ne lui faisais pas confiance et encore moins depuis qu'il tentait en vain de nous fausser compagnie dans chacune de ses paroles. A peine nous avait-il hélé et désigné les pacificateurs et la planque qu'il avait cherché à nous envoyer dans ce bourbier seuls. C'était quoi son petit plan machiavélique de collabo ? Se faire mousser auprès du Capitole en nous parquant dans un lieu clos où nous serions des animaux en cage que les pacificateurs n'auraient qu'à venir cueillir ou fusiller selon l'humeur ?

Il avait été recruté par des rebelles... Ouais... Des rebelles du Capitole, pas des rebelles. Des gens qui n'avaient rien à voir avec nous : des personnes qui se révoltaient mais contre quoi ? De pas être assez riches pour aller se payer la dernière perruque ou costume à la mode ? Ces rebelles étaient des personnes qui n'avaient jamais vraiment trimé de leur existence, qui ne savaient pas ce qu'était la vie dans les districts, qui n'avaient pas la moindre idée de ce qu'il se passait derrière les clôtures dorées de leur belle capitale. Le manque d'adrénaline, voilà ce qui les poussait à rejoindre nos rangs sans savoir ce qui les attendait ! Ils n'avaient pas idée avant de commencer les missions et c'est pour cela qu'on les envoyait jamais sur le terrain : on avait besoin d'eux pour glaner des infos, mais ça s'arrêtait là. Ils n'étaient pas fiables, pas assez impliqués... Ils ne pouvaient pas avoir la même volonté, la même motivation alors qu'il avait une existence tranquille dans leurs coussins de soie.

La Rébellion avait merdé en l'utilisant sur le terrain, pour sa "première fois". C'était le meilleur moyen de tester sa loyauté, mais aussi dans le cas présent de nous faire buter s'il s'avérait que ses penchants "rebelles" n'aient été qu'une expérience extravagante de plus dans sa vie de décadence capitoléenne.  

La rage bouillonnait en moi de songer qu'il veuille nous enfler. Mes yeux toujours braqués dans les siens, je ne lui laissai pas le temps de se débattre pour le forcer à me suivre vers la porte. Nos ombres filèrent avant de disparaître dans cet espace calme et tranquille, à mille lieues de l'agitation modérée qui régnait encore au dehors. Dès qu'il eut pénétré dans la cour, je poussai le journaliste contre un mur où descendait un lierre aux feuilles d'un vert profond. C'est leur entrelacement naturel que rencontra sa face tandis que je fermai sèchement la porte pour nous isoler du reste de ce foutoir.

Nicodème essayait toujours de calmer Ivy et perdait largement patience. Peut-être aurais-je dû aider ma sœur, seulement nous avions un problème plus urgent sur le feu !

- Ton nom ! lui demandai-je directement de manière à ce qu'on puisse vérifier ses dires si on s'en sortait.

J'attendis sa réponse, l'arme baissée pour ne pas lui mettre encore davantage de pression tout en sachant que je n'hésiterai pas à le braquer à nouveau s'il tentait la moindre connerie.

- Qu'est-ce que tu foutais dans la foule ? continuai-je, il parut surpris alors j'ajoutai : On ne vous demande jamais de vous mouiller, vous savez pas faire... Alors qu'est-ce que tu foutais là ?

Sous mon foulard, ma bouche se tordait dans une grimace mêlant douleur et stress. Ma main libre se posa sur mon côté endolori et je jetai un regard furtif à ma cadette qui se faisait rabrouer par Nicodème. J'avais encore du temps avant qu'il ne vienne foutre son grain de sel et risque de faire peur à notre cher "collègue".

© Aeli
Cassio est caché dans une cour intérieure dont il a fermé la porte, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Clyde Holden, Nicodème Cartright (PNJ) et Ivy Shepherd (PNJ).

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 8 Mai - 0:51

Les Pacificateurs - Equipe 2





Les civils présents dans la boutique gardaient un air ahuri mais ne pipaient pas un seul mot. Aucun d’entre eux ne réagit à la demande expresse d’Edmond : un silence profondément embarrassé se trouva jeté sur la bijouterie. Ils se regardaient tous en espérant que l’autre répondrait ; ce, sous les yeux attentifs du Pacificateur qui, il fallait le reconnaître, commençait à réellement perdre patience. Il lui suffisait de tourner les yeux vers ses deux collègues qui aidaient Morrisson de leur mieux, puis d’admirer le total effondrement de Ban, pour comprendre que le mutisme ambiant n’était à l’évidence pas une réponse adéquate à sa question.
Sentant le regard du vétéran, ce dernier leva lourdement la tête. Ses lèvres s’ouvrirent et se fermèrent un petit nombre de fois avant qu’il ne tente d’articuler une explication. A cette vue, Edmond se déporta des civils muets pour aller vers le soldat étranglé. Se rapprocher pour ainsi lui demander moins d’effort. Simplement, le jeune agent de l’ordre avait beaucoup de mal à formuler ses mots : les mouvements de ses lèvres auraient sûrement été satisfaisants, si seulement un son décent en sortait. Un sifflement aigu et désagréable prenait pourtant sa place, sans que Ban ne puisse rien y faire d’autre que s’étouffer encore plus.
Le soldat du Capitole se ramassa encore plus sur lui-même, évitant tout contact rassurant d’Edmond. Celui-ci se trouva un instant dépassé par l’ampleur des évènements : certes, les hommes et femmes qu’il avait cru morts étaient plus ou moins vivants, mais cela ne rendait pas les conséquences de l’incursion rebelle plus agréables ou plus simples à gérer. Ainsi saisi par une stupéfaction qui se changea en agressivité, il tourna la tête en direction des civils qu’il avait hélés plus tôt puis vociféra :

« Qui a fait ça ? Répondez-moi ! »

Se détournant de son collègue, Edmond se redressa pour s’avancer en direction du groupe de civils : ils en savaient nécessairement plus long que ce qu’ils en disaient. Son regard s’était endurci, ses traits étaient figés, et une chose était certaine : ils n’allaient pas se moquer encore longtemps de lui.
Debout droit devant eux, les regardant alternativement pour ne rien laisser passer, il continua d’un ton qui ne laissait place à aucune équivocité :

« Personne ne sort d’ici tant que je n’ai pas reçu de réponse ! »

A cette phrase qui avait résonné dans toute la bijouterie, les deux autres Pacificateurs validesr edressèrent la tête et observèrent un instant le vétéran, en quête de directives plus précises. Si celles-ci devaient intervenir.


Spoiler:
 



Rachel Morrisson - PNJ, Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham, Hunter Garroway, Coralie Standford et Winston Davis pour avoir des informations.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 8 Mai - 1:18

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Fallait qu'on bouge et cette putain de foule opaque n'allait pas nous simplifier la vie. J'avais l'habitude de me faufiler à travers le blé et de pousser les lourdes bottes de paille qui s'installaient dans les champs après la récolte, alors j'usais de ma force pour virer les connards qui se pressaient contre nous et participaient à rendre notre fuite des plus compliquées. Derrière mes paupières, l'image de Kenny gisant sur le sol s'était imprimée : je la chassais comme un insecte pénible, on ne pourrait plus rien y changer.

Oh bien sûr l'autre gamine ne l'entendait pas de cette oreille et continuait à gesticuler comme une tarée sur mon épaule. Entre ses jambes qui tentaient de me foutre des coups qu'elle manquait invariablement lorsque je la secouais d'un coup d'épaule qui lui broyait l'estomac et sa langue qui crachait son venin en nous dotant de fabuleux noms de piafs, elle me tapait sur le système... La foule était heureusement plus bruyante qu'elle.

- Ferme ta gueule maintenant ! lui ordonnai-je toutefois, en tentant de suivre tant bien que mal son frère qui nous conduisait vers la sortie.

Il progressait avec autant de difficulté, si ce n'est plus, nous créant un sillage dans lequel je m'engouffrais pour ne pas le lâcher d'une semelle. Non pas de la peur qu'il me laisse dans la merde, il était trop con pour laisser sa cadette se faire choper, mais parce que je savais qu'être séparé maintenant signerait à coup sûr notre arrêt de mort. Fallait pas être un fin mathématicien : j'avais plus de balle, l'autre folle gueulait comme un putois ce qui la rendait peu fiable à réaliser une prouesse quelconque en tir - sans compter qu'elle m'avait déjà assez montré à quel point elle avait un don naturel pour la visée -, ne restait que Cassio pour s'opposer si des pacificateurs nous faisaient le coup du diable sortant de sa boîte. Putain de surprise qui nous pendait au nez.

Ivy cogna avec ses poings dans mon dos. Représailles, ma main valide qui tentait de la maintenir sur mon épaule tant bien que mal, je plantai le tranchant de ma main entre ses côtes flottantes histoire qu'une douleur lui fasse oublier un moment de jouer le rôle de localisateur ambulant... Concentré à mes tentatives bien peu fructueuses pour la faire taire, je lâchai un juron quand je heurtai Cassio qui s'était brutalement stoppé.

- Qu'est-ce tu f... commençai-je avant de voir qu'il était collé à un type bien trop propre sur lui pour être honnête.

Vu comme le tenait le jeune Shepherd, ça devait pas totalement être un pote... Je l'entendis le menacer à voix basse pendant que Ivy continuait son cirque, j'étais pourtant trop concentré à écouter ce qu'il disait au mec pour m'en occuper. J'aurais voulu me mêler de ce fourbis, lui dire que je sentais pas ce type au costume coloré mais il me prit de cours.

Un ordre, il avait osé me donner un ordre ! Putain sale gosse ! Le pire, c'est qu'il avait raison... L'autre poissonnière nous pétait les tympans et, avec les badauds qui calmaient doucement leurs nerfs fragiles de bourgeois, on ne tarderait pas à devenir les centres d'attention... Perspective hautement réjouissante : si on voulait se faire trouer la peau !

D'un mouvement sec, je basculai mon corps en avant pour la faire dégringoler devant moi et, avant qu'elle ait eu le temps de comprendre, je la chopais de ma main valide par l'épaule gauche pour lui faire faire un demi-tour et la plaquer contre moi. Quelques secondes s'étaient écoulées où elle avait presque été sage, l'effet de surprise était toujours salvateur, mais cela ne dura pas et je dus compléter mon action en plaquant fermement ma main ensanglantée sur son foulard pour le lui faire bouffer... Le tissu s'enfonça dans sa bouche, atténuant le son de sa voix suraiguë. Qu'est-ce que ça faisait du bien de ne plus la supporter !

Bloquée dos contre mon torse, enserrée de mon étau, elle n'avait d'autre choix que de marcher dans la direction dans laquelle je la poussais de force. Je n'avais aucune confiance en Cassio et ce mec sorti de nulle part mais, quand je suivis le regard du Shepherd vers le nord, je compris pourquoi il tentait le tout pour le tout.

Nous nous engouffrâmes bientôt sous un porche, une porte en bois enchâssée dans un encadrement décoré qui débouchait sur une petite cour... Charmant ! A peine la porte claquée, je lâchai Ivy et la poussai devant moi : elle faillit se manger le mur du fond mais se rattrapa au dernier moment. Un peu plus sur la droite, je vis Cassio qui faisait de même avec notre nouveau copain et improvisait un interrogatoire de fortune, je m'agaçai qu'il prenne si bien les choses en main et reportai ma frustration sur Ivy :

- A quoi tu as joué là dehors ?! lui tempêtai-je, furieux de soudain ressentir mes muscles crispés et malmenés par ses accès de fureur, je te croyais moins conne pour comprendre quand une cause était perdue !

Je la saisis par les épaules et la secouais franchement un coup, alors qu'elle vociférait de nouvelles accusations et lui lançai :

- Tu vas faire l'effort de la fermer, oui ?!

Seulement, ça se serait su si cette gamine n'avait pas été une chieuse de première. C'était son tempérament que j'appréciais habituellement, mais maintenant qu'on risquait notre peau et qu'elle faisait son caprice, je ne comptais pas jouer un instant de plus les nounous ! Je resserrai ma prise sur son bras et l'entraînai sans ménagement vers Cassio qui essayait d'en apprendre plus sur l'autre tête d'abruti capitoléen.

- Occupe-toi de ta frangine, sinon je te jure que je la claque ! intimai-je au fils Shepherd en envoyant valdinguer Ivy dans ses bras.

La rattrapant de justesse, ses lèvres articulèrent une injonction de me calmer : je le stoppai dans son élan de bien pensant en levant simplement ma main sur laquelle le sang caillé formait un tatouage informe. Je n'étais pas d'humeur à recevoir un seul conseil de plus. Il dut comprendre car il fit un pas sur le côté, toujours en maintenant sa sœur.

A nous deux alors...

Mon visage se tourna vers notre "sauveur"... Mes yeux perçants glissèrent sur ses fringues si colorées aux riches tissus luisants sous le soleil qui filtraient entre les bâtisses de pierre. Même ses traits étaient trop parfaits. Il n'y résidait aucune marque quelconque qui aurait pu prouver qu'il avait eu une vie un tant soit peu difficile. Je le toisai ainsi pendant une dizaine de secondes, dans un échange silencieux. La tension montait, palpable. J'étais à nouveau dans mon élément, tant et si bien que la douleur ne semblait plus qu'être une vague amie.

- J'ai bien moins de patience que mon collègue, donc on va faire simple... finis-je par lui annoncer d'une voix calme qui contrastait avec mon rictus narquois.

Je posai ma main valide à côté de sa tête et m'appuyai dessus pour me pencher vers son visage dont l'expression se faisait de plus en plus inquiète. Chiffe molle, p'tre qu'il allait même bientôt pleurer et appeler papa-maman... Pas sûr que ces deux-là soient fiers en voyant que leur progéniture aidait des rebelles ou du moins c'était ce qu'il prétendait...  

- Donc on reprend... Tu es qui ? articulai-je bien distinctement sans lâcher le contact visuel qui nous liait dans un échange froid et ardent à la fois. Et plus important encore, quelle est ton intention ? Te faire buter par nous ou l'autre camp ?

Mon sourire narquois s'étendit encore davantage, nous allions enfin avoir nos réponses.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 8 Mai - 2:55





Event exceptionnel - Tour 6
Devenez acteur de votre destin








Une tempête passe, une autre arrive...
Dans le District du Luxe
__________________________

Alors que certains sont en fuite et d'autres sous les verrous, les rebelles n'ont jamais autant fait parler d'eux auparavant. En effet, maintenant que la clameur de la foule baisse, que les mouvements anarchiques de sa panique s'apaisent, une rumeur gronde dans les demeures : on aurait vu à la télévision un homme être abattu par ces criminels. Le père de la tribut du Cinq, le maire du Cinq... Tel un sourd bourdonnement, il se propage au dehors et parmi les badauds... On raconte les arrestations, on insinue que certains pourraient encore se dissimuler dans la masse noire des promeneurs du marché... Les femmes gloussent et pâlissent, les hommes gonflent le torse et critiquent, les enfants ne comprennent pas...

Personne ne comprend.

Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les p'tits loups !   Heart

Nous voici donc de retour pour vous jouer un mauvais tour... Choqué Ou du moins, en commencer un nouveau !

Bien que nous vous ayons annoncé le 20 février dernier que les tours de jeu étaient abolis, nous nous voyons contraintes de les remettre en place afin de respecter le calendrier initialement prévu pour le forum. En effet, vous n'êtes sans savoir que la saison 2, pleine de nouveautés et d'intrigues passionnantes, n'attend que la fin de cet event pour vous dévoiler des surprises époustouflantes... Il devient donc nécessaire qu'une nouvelle dynamique se propage à travers les rues du marché du Luxe pour envahir la boutique ravagée, la caserne angoissante et la cour intérieure dissimulée !

C'est ainsi que  ce sixième tour de jeu commence dès maintenant et se terminera dimanche prochain, le 14 mai à 20h. Vous avez donc une semaine pour répondre à l'event avec votre personnage ! Passé ce délai, l'event continuera à évoluer vers un nouveau tour de jeu.


Petite carte pour rappel des positions de chacun :
Spoiler:
 


En outre, souvenez-vous que trois arcs narratifs sont actuellement en cours dans trois lieux différents du district Un :
  • Dans la boutique Standford : Edmond est arrivé avec deux de ses collègues pacificateurs. Laissé sans réponse, il commence à perdre patience.
  • A la caserne des pacificateurs : Deux rebelles, Leanore et Siti, ont été enfermées dans des cellules exiguës et attendent d'en savoir plus sur le sort qui leur sera réservé. Accompagné de deux collègues, Derek s'y rend en emmenant dans son sillage un autre rebelle récemment arrêté et gravement blessé, Kenny.
  • Dans une cour intérieure au sud-ouest de la boutique : Trois rebelles tentent de cerner les motivations de leur mystérieux sauveur.



Désormais, à vos claviers et que ça swingue !

Nous comptons sur vous pour faire vivre cet event jusqu'au bout !  Superman



Rappels généraux : :
 

Nous voici donc à un nouveau tournant de cet event, à vous de jouer !  pop

Votre staff qui a hâte de vous voir revenir dans la danse ! Bisous


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 8 Mai - 9:44






- Juste Nova et toi ?

Etait-ce vraiment la question la plus importante ? Enfin il avait l'air complètement à l'ouest mais il avait réussit à s'adosser au mur, c'était déjà pas mal. Il allait vivre. Suivant ! J'étais déjà debout. Mais pas le temps de bouger que des pacificateurs étaient entrés en grande pompe dans la boutique. Ils avaient plein de question et demandaient notamment le gérant. C'était la bijouterie Standford, donc je présumais que les parents de Pearl et Coralie géraient l'endroit. Pas de bol, Coralie les avait remplacer le mauvais jour. A moins qu'elle n'y travaille tous les jours puisque Winston la savait ici ? Elle avait l'air si jeune pourtant...
Bref, tout le monde restait interdit et moi j'attendais que Coralie leur réponde puisqu'ils l'avaient demandé elle. Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils ne perdent patience face à nous, nous regardant comme des ronds de flan. Et à leur place, je n'aurais pas dit mieux. Très bien, j'allais le faire comme ça au moins, je ne serais pas venue ici pour rien. L'état de choc était grand dans l'assemblée et ça se comprenait.

- Il y avait trois personnes, deux hommes et une femme. La femme était blonde et avait l'air assez jeune, l'un des deux hommes aussi. Le troisième... Je fus parcourue d'un frisson en repensant à son regard... Je crois que je me souviendrais de lui à vie. Il avait ce côté... Comme la Vampire de Soie lors de son dernier combat. Complètement taré. Il avait une cicatrice à l’œil et un regard... dément. Je ravalais ma salive. Je n'ai pas tout vu, mais je crois que c'est surtout lui qui... Et je pointais du menton le massacre autour d'eux. Pour la première fois d'ailleurs je pouvais le contempler et cela ne pouvait créer qu'un certain malaise.

Ce type est un monstre. Est-ce ce qu'il faut devenir pour gagner les jeux ?


© redSheep



Nova Waltham se trouve dans l'arrière salle de la bijouterie et s’adresse à Hunter puis aux pacificateurs.


Dernière édition par Nova Waltham le Lun 8 Mai - 19:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Lun 8 Mai - 16:46

     

Winston ♦ Coralie

Titre du RP
C
oralie prit le foulard que je lui tendais et me remercia. Elle l'enroula autour de son cou et observa ma main blessée. Elle enleva alors le foulard et l'enroula autour de ma blessure en me disant qu'il faudrait mieux que je ne perde trop de sang.

- Je t'en achèterai un autre quand tout sera terminé.

Je ne savais pas si elle avait déjà fait ça avant. Venir en aide à un homme gravement blessé.

- Merci...et encore désolé pour ta sœur.

J'entendis des bruits de pas. Je regardais en direction de l'entrée de la bijouterie. Trois pacificateurs. Ils étaient tous armés et braquaient leur arme. Deux pacificateurs rejoignaient la réserve. Celui qui restait dit à ses collègues que la situation était sous contrôle. Il devait avoir remarqué un de ses collègues blessé car il se précipita vers un coin de la boutique. Il parla un instant avec son collègue puis reprit à l'attention de tout le monde en demandant qui était le propriétaire de la bijouterie et ce qu'il s'était passé. J'avais encore trop mal pour parler. Personne ne parla pendant quelques minutes. Le pacificateur reprit en haussant la voix, redemandant qui avait fait ça dans la boutique. Il rajouta en disant que personne ne sortirait d'ici tant qu'il n'aurait pas reçu de réponse. La première personne à parler était Nova, la jeune femme qui était avec moi et Indis, une jeune rousse, au marché. Elle expliquait ce qu'il s'était passé dans la boutique.

- Le propriétaire de la boutique est cette jeune femme à côté de moi. Je pense que la personne ayant fait tout ce bazar dans la boutique est un rebelle. Je ne connais pas son nom.

Winston est dans la bijouterie avec Nova, Hunter, Coralie et les pacificateurs. Celui-ci s'adresse aux Pacificateurs.




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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 9 Mai - 11:44

La douleur. Qui vrille, martèle, écrase.
roulée en boule sur le sol, je haletais, essayant de refouler la douleur et les idées morbides.
Une fois déjà j'avais été traînée au poste. Et j'avais été prévenue qu'un nouvel acte de rébellion me serait fatal.
Pourtant, je n'avais pas de regrets, pas vraiment. La meilleure part de moi même était morte dans l'Arène avec Anaël de toute manière.
Non, je j'avais seulement peur de souffrir, beaucoup, et de finir par parler...
Je n'étais pas très courageuse....

Une voix faible me parvint soudain de la cellule d'a côté :

- Ils vont venir... Il... Il... Il m'a déjà sauvée une fois, il le refera...

Je bougeais légèrement la tête, essayant de distinguer quelque chose entre mes cheveux poissés de sang. Siti semblait se raccrocher encore à ces camarades, tandis que je n'avais plus aucune illusion.
Ils sont plus forts que nous, nous ne sommes pas de taille à lutter.
Pas encore, mais un jour peut être.
Si suffisamment de personnes font le choix de résister...


- Je suis sûre qu'ils ne nous laisseront pas... Tu le sais aussi, non ? Il le faut !

Je redressais la tête en grimaçant de douleur. Tout mon corps n'était plus qu'un amas de souffrances variées.
Je sentis que Siti était au bord de la folie, alors que, bizarrement, j'étais maintenant très calme, presque détachée.
D'une voix aussi rassurante que possible, je lui murmurais en retour, bien que je n'en pensais pas un mot :

- Bien sûr, ils vont venir nous chercher... tout va bien se passer... Ils vont venir...

Bien sûr, ils n'en feraient rien. Ce serait une opération suicide, et stupide. Leur seule chance était de fuir vite et loin. Il y avait déjà eu trop de perte...

Intérieurement, je me demandais combien de temps ils allaient nous torturer, avant de lâcher l'affaire, et de nous envoyer en prison.
Où étaient les prisons d'ailleurs ? Et comment était ce ?
Y verrais-je encore parfois la lumière du soleil ? Où est ce que je passerais le restant de mes jours dans une cellule semblable à celle ci ?
Où allais-je mourir dans ce district, sous les coups d'un pacificateur ?

Et Siti ? Comment allait-elle réagir, lorsqu'elle comprendrait que personne ne viendrait nous sauver ?
Si j'avais un espoir, bien que très faible, de pouvoir surmonter les épreuves à venir, je n'étais pas sûre de supporter de l'entendre subir la même chose.

Mais je n'avais plus le choix de toute façon.
Je n'avais plus aucun choix.
Il ne me restait plus qu'à attendre...
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Mar 9 Mai - 18:47

Event district 1

Je regardais mon bandage avec satisfaction. J'espérais que ça marche, bien que je doutais de son efficacité. Winston m'annonça qu'il allait racheter un foulard pour moi. Il était vraiment très gentil. Il s'excusa à propos de ma soeur. J'étais un peu surprise au début, je n'y pensais absolument plus, et c'était bien la première fois depuis longtemps. Je lui répondis, dans un murmure.

Merci, c'est gentil...



Soudain, j'entendis un bruit en direction de la porte d'entrée, ou du moins ce qu'il en restait. Des pacificateurs entrèrent brusquement dans le magasin et commencèrent à crier. Enfin ils ne criaient peut-être pas, mais par rapport au silence qui précedait leur intervention, j'avais l'impression qu'ils hurlaient. Ils demandèrent qui était le gérant de la boutique. J'étais terrorisée, je ne voulais pas qu'ils commencent à tirer de partout avec leurs armes. J'avais peur qu'ils soient aussi violents que les autres qui étaient venus juste avant.

La fille qui était avec moi quelques minutes aupararant pris la parole et commença à décrivire les rebelles qui avaient saccagé la boutique. J'étais horrifiée, si les pacificateurs les trouvaient, ils allaient les tuer ! Je revoyais le visage des deux jeunes qui avaient l'air assez proches. Ils étaient peut-être de la même famille, après reflexion. Les pacificateurs n'allaient tout de même pas les tuer ? Quoique... Ils étaient très dangereux, ils mettaient la vie de personnes innocentes.

Winston prit à son tour la parole et annonça que j'étais la gérante. Mince, avec toute ces refelxions, j'avais oublié de répondre... Je répondis à mon tour, d'une voix que je voulais assurée mais que je savais fébrile.

Oui c'est bien moi la gérante, mais ils vous ont déjà tout expliqué : des gens sont arrivés, nous ont menacé et sont repartis...



J'allais pointer l'endroit vers lequel les rebelles étaient partis, mais je m'absteint. Je ne savais ce que les pacificateurs allaient leur faire une fois qu'ils allaient les arrêter. Je sais que je ne devais pas m'inquiéter de leur sort mais... je voulais savoir, je devais savoir.

Qu.. qu'allez vous faire une fois que vous les aurez attrapés ?



S'ils allaient mourir à cause de mon témoignage, je ne sais pas si je me le pardonnerais un jour.


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Coralie se trouve à la boutique Standford
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 11 Mai - 14:14

Event exceptionnel
Post d'introduction - 5




▬ Bonne idée, tu vas nous montrer comment faire alors! Avance !

Clyde se raidit immédiatement, mais le pistolet sur son flanc, ainsi que la peur de se faire démasquer par les passants autour d’eux l’empêchaient de répliquer. Ils franchirent, beaucoup trop lentement à son goût, les quelques mètres qui les séparaient de la porte. Encore une fois, il voulut les laisser, estimant avoir effectué sa mission, mais encore une fois les rebelles ne semblaient pas du même avis. Le jeune l’obligea à entrer et Clyde, suivirent les deux autres rebelles, et ferma la porte juste derrière eux.

▬ Ton nom !

Clyde eu à peine le temps de reprendre ses esprits qu’il se sentait déjà agressé par le jeune homme dont il venait de sauver la vie. Il n’avait plus peur, au lieu de cela il sentait un sentiment de colère monter en lui. Encore essoufflé par leur petite balade sur la place, il se contenta se lui jeter un regard noir. Ce gosse ne se rendait-il pas compte de ce qu’il avait risqué juste pour leur permettre de se cacher ici ?!

▬ Qu’est-ce que tu foutais dans la foule ? On ne vous demande jamais de vous mouiller, vous savez-pas faire… Alors qu’est-ce que tu foutais là ?

Clyde jeta un coup d’œil à l’arme que le rebelle tenait dans sa main, mais qui cette fois-ci n’était plus braquée sur lui. Mais il savait qu’au moindre mot de travers, il retrouverai le contact glaçant du canon sur sa tempe, sa chemise, ou n’importe quelle partie du corps que le rebelle trouverait appropriée.

▬ Le Capitole m’a demandé de venir filmer l’évènement, je suis journaliste, et j’étais dans la foule parce que j’avais essayé d’attirer les pacificateurs autre part…

Il tendit sa main ensanglanté en signe de preuve. Dans la précipitation de vouloir donner toutes les informations pour s’en sortir et convaincre son interlocuteur, Clyde avait l’impression de s’emmêler les pinceaux et de ne pas être claire. Il prit une grande inspiration et voulu reprendre depuis le début mais il fut interrompu par l’autre rebelle qui apparemment s’en était sortie avec l’autre fillette.

▬ J’ai bien moins de patience que mon collègue, donc on va faire simple…

Ses lèvres arboraient un sourire qui n’augurait rien de bon. Sa poigne forte et assurée empêchait à Clyde de bouger sa tête. Ou n’importe quelle autre partie de son corps.

▬Donc on reprend… Tu es qui ? Et plus important encore, quelle est ton intention ? Te faire buter par nous ou par l’autre camp ?

Clyde jaugea en un instant quel était le plus dangereux pour lui : dire la vérité mais alors les rebelles auraient son nom, et vu comment il lui faisait confiance ce n’était peut-être pas judicieux, ou alors mentir sur son identité mais lorsqu’il croisa le regard du colosse sa décision était prise.

▬ Je m’appelle Clyde Holden. C’est possible que mon nom ne vous dise rien, je viens d’entrer dans la résistance…

Clyde sentit de nouveau la colère monter en lui. Ils étaient tous au même niveau, ils étaient tous de rebelles qui risquaient chacun autant leur vie. Pourquoi avait-il autant besoin de se justifier auprès de ces rebelles-ci ?

▬ Vous pourriez être un peu plus reconnaissants. Les pacificateurs étaient tout près, sans moi ils vous auraient tout de suite remarqué. Mais il n’y a pas de quoi, ne me remerciez pas, je vous sauve la vie quand vous voulez.

Il était sûrement allé trop loin, mais le surplus d’émotions, d’adrénaline, lui avaient fait perdre un peu son instinct de survie, et les mots qu’ils venaient de prononcé, face à ce rebelle, dont la capacité musculaire dépassait tout ce qu’il pouvait imaginer, étaient peut-être la chose la plus dangereuse qu’il ait faite aujourd’hui.

[/b][/color]
Clyde Holden est caché dans une cour intérieure à l’ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Cassio Shepherd, Ivy Shepherd et Nicodème Cartright.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Jeu 11 Mai - 19:51

Les Pacificateurs





Les quatre collègues s'étaient retrouvés au croisement d'une rue, un peu plus en périphérie alors qu'ils resserraient l'étau comme le message radio l'avait clairement ordonné quelques minutes auparavant. Eux qui n'avaient jamais connu la précipitation de l'urgence faisaient pourtant preuve d'un sang froid étonnant. Ce n'était qu'apparence. Dans sa tenue si blanche, le corps du plus jeune aurait presque tremblé s'il n'avait pas tout fait pour conserver la cadence de ses partenaires dont les regards balayaient les promeneurs affolés avec méthode. Tous se concentraient sur la tâche qui leur avait été assignée. L'erreur n'était pas une option.

Rien ne devait filtrer.

C'est alors qu'ils l'aperçurent, une voiture rangée dans une rue ascendante à l'artère passante dans laquelle ils progressaient. La méfiance gagna la patrouille en mission qui ne tarda pas à repérer trois personnes qui se précipitaient vers le véhicule suspect.

Le geste fut sec et sans appel : l'un d'eux indiqua un homme de la pointe de son index ganté. Sa carrure imposante, sa démarche menaçante doublée d'une raideur qui transpirait l'inquiétude et surtout ce reflet métallique à sa main... Une arme. Imperturbables, les pacificateurs se figèrent. Leurs armures leur parurent si lourdes, leur devoir si pesant et noble à la fois. Entre les bambins innocents et les femmes aux foulards colorées évoluaient un homme armé. Ses vêtements ajustés lui permettaient de se fondre dans la masse. Sa foulée était coordonnée avec deux complices qui se hâtait dans la même direction. Une échappatoire que les pacificateurs n'étaient pas prêts à leur offrir.

Deux à deux, ils se déployèrent. Les approcher, les encercler, les arrêter. Les tuer même s'il le fallait. Tels étaient les objectifs communs qui grouillaient dans leur crâne dont la raison fissurait sous l'impact du soleil. La blancheur de leur tenue le réverbérait, anges protecteurs qui s'apprêtaient à mener l'offensive contre ceux qu'ils considéraient comme les ennemis de Panem. Leurs bottes frappèrent le pavé, rythmiquement et avec une assurance croissante.

A peine eurent-ils couverts la distance que, dans le dos de ceux qu'ils imaginaient déjà condamnés, un premier duo leva ses armes avant que la voix du plus âgé ne s'élève pour couvrir toute complainte de la foule restée en arrière.

« Pacification ! Arrêtez-vous et mains en évidence ! »

Ombres claires surgissant des zones ombragés où le soleil ne daignait se montrer, leurs deux collègues firent irruption à cet instant de part et d'autre des rebelles présumés, ne leur laissant aucune chance.

« Lâchez vos armes ! Tout de suite ! » ordonna un second pacificateur, visiblement sur le qui-vive. « Sans geste brusque ! »

Deux hommes armés s'exécutèrent alors qu'un troisième vit son identité trahie par les riches vêtements et la posture fière qu'il affichait ostensiblement malgré la situation. Eneron Stark.

Le plus jeune des pacificateurs faillit baisser son arme. D'un claquement de langue son partenaire lui fit comprendre qu'être une "personnalité" du District n'exonérait d'aucune explication. Du moins, pas aujourd'hui.

Bien sûr, il y eut les tentatives de négociation du magnat de l'industrie mais elles glissèrent sur les tenues des pacificateurs comme une goutte d'eau flirte avec la parfaite verticalité des vitres en verre avant de disparaître à jamais. Peu à peu, ils se rapprochèrent et saisirent les armes tombées au sol.

Des menottes furent passées aux poignets des deux gardes que la témérité avait fait plonger dans une situation regrettable. Quant à l'entrepreneur, on l'en gratifia même si la poigne ferme d'un pacificateur l'obligea à se ranger à leur volonté de l'embarquer également.

« Personne ne quitte le centre-ville M. Stark... » lui annonça le seul pacificateur libre d'escorte, en plantant un couteau cranté qu'il venait de tirer d'un fourreau à sa ceinture dans un des pneus de la voiture.

C'était une simple assurance : ce véhicule ne servirait plus à personne. Après tout, les armes n'étaient peut-être que la partie visible de l'iceberg... Une preuve plus évidente que d'autres... Le doute était permis au vue de leur comportement suspect et, après tout, ce n'était pas à eux de décider quoi que ce soit. Ils n'étaient que des exécutants et faisaient donc ce qu'ils savaient faire le mieux : exécuter les ordres. En cet instant précis, cela les soulageait d'ailleurs énormément.

« Nous allons vous conduire à la caserne, » finit par annoncer un pacificateur à Eneron Stark tandis que le petit groupe se dirigeait vers le nord d'un pas pressé. « Vous y serez en sécurité... »

Cette dernière allusion sonnait d'une ironie pure. Visiblement, l'homme en tenue blanche n'appréciait guère l'homme au costume noir. Sa prise se serra encore un peu plus, obligeant Eneron a avancé sans lui laisser le temps de remuer à nouveau sa langue souvent trop pendue.

Les minutes passèrent. Évitant la majorité de la masse des badauds, les pacificateurs n'eurent aucun mal à atteindre rapidement leur point de rassemblement. Les escaliers furent gravis et bientôt le hall se peupla de nouveaux arrivants. Un ou deux collègues s'arrêtèrent net en admirant d'un air circonspect le magnat des affaires et ses deux gardes à la mine rembrunie. Entre incompréhension et appréciation du ridicule de la scène, leurs cœurs balançaient. Le pacificateur qui avait ouvert la marche annonça à celui qui semblait gérer l'arrivée du flot de pacificateurs qui se réunissait peu à peu dans la caserne après avoir battu les rues. Ce sous-chef improvisé contemplait ces nouveaux arrêtés : un voile de perplexité flottant dans le regard, il se teintait presque de rouge tant l'idée qu'Eneron Stark lui-même puisse se trouver ici le répugnait.

« Pacificateur Rowner ! » clama fièrement le pacificateur à peine arrivé. « Ces hommes tentaient de quitter le centre-ville dans un véhicule non autorisé au marché et transportaient sur eux deux armes à feu. »

Il déposa les deux revolvers sur le comptoir d'accueil où elles furent saisies pour être examinées avant d'être confisquées en lieu sûr. Les traits du sous-chef se durcirent. Même s'il restait à bonne distance des deux armes, on ne pouvait ignorer ses yeux qui s'attardaient sur le canon de chacune d'elles avant de filer vers les silhouettes des individus interpellés.

« Que fait-on d'eux ? » s'enquit le pacificateur qui, ayant remarqué l'air interdit de son supérieur, était à présent plus sûr de lui que jamais.

La pomme d'Adam du sous-chef se souleva, déglutition qui ne faisait que retarder l'inéluctable ordre qu'il ne saurait donner. S'il faisait une erreur de jugement, il savait qu'on le lui ferait payer. Toute cette journée se paierait et cela quel que soit le nombre de rebelles ou prétendus rebelles qu'on arrêtait...

Comme si une entité divine existait et avait entendu ses prières sourdes, la porte s'ouvrit à nouveau sur une arrivée bien plus réjouissante. Le pacificateur de l'unité d'intervention, Derek Wolff, était de retour. Il traînait dans son sillage une victime, non un coupable : un jeune garçon à peine sorti de la puberté et dont le sang souillait déjà le sol de la caserne. Soutenu par deux autres pacificateurs, il pendait mollement au bout de leurs bras à l'emprise sévère et brusque.

Celui qui avait pris la direction temporaire de la caserne manqua de lâcher ouvertement un soupir. Il venait de trouver la parfaite parade pour sauvegarder sa carrière.

« Pacificateur Wolff ! Ravi de voir que vous ramenez de la vermine ! » Une pause, puis il reprit : « Puisque vous étiez avec Bennet, les opérations vous reviennent : que fait-on de ces trois-là ? Ils ont tenté de quitter le centre et deux armes ont été saisies sur ces deux-là... » dit-il en désignant de la tête les deux gardes dont les visages fermés ruminaient la colère que leur inspiraient ces pacificateurs qui les avaient arrêtés.

Comme pour appuyer sa demande, il ajouta :

« Donnez vos instructions. Nous les exécuterons. »




Spoiler:
 


Une équipe de quatre pacificateurs a arrêté Eneron et deux de ses gardes, avant de les conduire à la caserne.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Ven 12 Mai - 22:55

Les Pacificateurs - Derek Wolff





« Ah putain… »

Cette plainte s’échappa à contrecœur de la poitrine de Derek alors qu’il se sentait chanceler sur ces pavés immaculés. Devant ses yeux tournait le monde entier ; sous le soleil violent du District, au milieu des ordres des forces de l’ordre et des plaintes des civils, sur un sol juste assez irrégulier pour racler les chaussures, son bras tendu cherchait appui sur le premier mur venu. Il brassa un instant l’air, chaque échec provoquant une frustration nauséeuse. Quand ses doigts heurtèrent enfin la surface crayeuse, le Pacificateur posa la main entière pour une trentaine de secondes.
Une douleur aigue irradiait toute sa poitrine, la cognait, et ses poumons se consumaient. Toute respiration, toute déglutition, n’importe quel geste provoquait ces douleurs de moins en moins supportables. Derek ferma lentement les paupières et ses doigts s’agrippèrent à la façade rugueuse de l’habitation ; en une expiration, il réussit un instant à se détacher du tout.
Au moment où il distingua le bruit de pas qui s’approchaient, un courant électrique parcourut le Pacificateur : celui-ci donna une impulsion à son bras tant pour se détacher du mur que pour se détacher de son accablement. Il secoua la tête. Il vit alors avancer l’un de ses collègues, qui avait laissé la garde du rebelle à l’autre pour présenter ses inquiétudes :

« Vous allez bien, Pacificateur Wolff ?
- Parfaitement. On continue », rétorqua un peu brutalement son interlocuteur.

Agacé par cette sollicitude – ou le rappel trop mielleux qu’il était blessé –, celui-ci chassa les deux autres agents de la main. Il les intima de ce balayement à reprendre la route en direction de la caserne de la Pacification : lui les suivrait en serrant les dents. Pour autant, il ne lâcherait pas son arme, ni ne se priverait de scruter les alentours.
Putain de bordel de merde, ce qu’il pouvait avoir mal !
La route se confirma être infernale. Suivre avec autant de lassitude les deux simples Pacificateurs devant lui agaça Derek au plus haut point. Ce fut pourquoi il se redressa à son maximum et n’hésita pas à paraître détaché. Pas dure comme l’aurait été Dixon, arrogante comme le serait Whitelaw ou sérieux comme Bennet : simplement désinvolte, comme Wolff avait la réputation de l’être. Peu importait ses souffrances tant qu'il avançait comme un prince menant son trésor dans les rues du District.
A la vue de la fameuse caserne, Derek retint un soupir réjoui sous peine de douleurs importantes. Il préféra accélérer le pas pour pouvoir passer à la suite des évènements : Bennet lui avait laissé le champ libre pour qu’il s’occupe des rebelles, et ça tombait fichtrement bien au regard de la frustration qu’il accumulait plus ou moins silencieusement. A cette pensée, il jeta un œil aux deux autres hommes en blanc, les observa un instant tandis qu’ils le tenaient fermement d’une main et le maintenaient en vie de l’autre, puis détourna le regard de manière à leur indiquer l’entrée.
Quand il se tint devant la porte battante, Derek se stoppa un instant pour inspirer profondément. Grimaça. Puis ouvrit les battants en grande pompe pour annoncer son arrivée.
Depuis que les quatre hommes en blanc présents sur les quais avaient quitté la caserne, l’endroit avait changé : d’un calme absolu, il s’était transformé en une véritable fourmilière. Tous allaient et venaient dans le hall sans que personne ne puisse les arrêter. Pourtant, lorsque les Pacificateurs se retournèrent de leur air blasé vers les nouveaux venus, la présence d’un gamin blessé gardé avec rigueur les intrigua.
Maintenant qu’ils étaient dans la caserne, la sécurité du rebelle était assurée au point que Derek puisse arrêter de garder constamment un œil sur lui : aussi passa-t-il agilement devant ses deux collègues pour se diriger prestement vers les geôles. Non, il n’avait pas particulièrement envie de discuter. Son agacement et son torse échauffé risquaient de ressurgir rapidement. Ce qui ne l’enchantait pas.

« Pacificateur Wolff ! Ravi de voir que vous ramenez de la vermine ! »

Pour la discrétion et la dérobade en direction des geôles, il faudra repasser. Peut-être aurait-il dû calmer ses ardeurs à son entrée.
Derek ordonna aux deux agents publics d’amener le rebelle par là-bas. Puis le masque tomba. Un grand sourire. Des mains qu’il balança de part et d’autre de son corps. Des gestes légers, sans-gêne, comme si en ce moment même, civils comme Pacificateurs se trouvaient sous lune pluie de balles.
Rowner était donc devenu chef attitré de la caserne ? Les vautours n'avaient pas tardé quand Dixon était devenue une carcasse à dépecer. Et le voir ainsi alors qu'il n'avait pas mis un pied dehors... Le coup dans sa côte s'indignait de lui-même.

« Pacificateur Rowner !, clama-t-il en s’avançant. Que puis-je pour vous ?
- Puisque vous étiez avec Bennet, les opérations vous reviennent : que fait-on de ces trois-là ? Ils ont tenté de quitter le centre et deux armes ont été saisies sur ces deux-là... »

Connard, manqua de lâcher Derek à la première partie de la phrase. Ce lâche ne voulait pas voir sa carrière renversée par une prise de risques… Et puis merde ! lui n'était pas le moins du monde concerné rien : après tout, personne n’avait l’intention de faire monter en grade un délinquant du Capitole. Et cela lui convenait très bien. Sa curiosité était pourtant attisée : qui était au centre de cette attention, par ailleurs ? D’un regard oblique, le Pacificateur de l’unité mobile, que l’on venait de catapulter à la tête des opérations où il ne comptait pas rester, vérifia l’objet de la discorde.
Il poussa un sifflement satisfait en reconnaissant l’autre imbécile de businessman, Eneron Stark.

« Donnez vos instructions. Nous les exécuterons, insista le Pacificateur Rowner, mais déjà son interlocuteur avait détourné son attention.
- Quel plaisir de vous revoir, Monsieur Stark ! Je vous aurais volontiers proposé un verre mais je crains que vous ne soyez d'humeur à boire. »

Ne grimace pas, Derek ; la douleur dans sa poitrine était diffuse et seule l’excitation de remettre cette grande gueule en costard à sa place l’aidait à garder son sardonique sourire. Lui cacher qu’il ne comptait pas laisser filer cette occasion était ridicule et manifestement pas présent à l’ordre du jour.
Au contraire, il se posa sur le bureau de Rowner et caressa les deux armes, sujettes de la discorde. Il se permit de pousser une exclamation de surprise devant la facture de ces armes, réellement bonne. Et naturellement signées « Stark ».

« Et puis je, et mes collègues également, n’arrivons pas à comprendre pourquoi vos gardes portent ces dans un District solidement réputé comme sûr… le jour même d’une intervention musclée. »

Derek laissa ses doigts pianoter à un rythme accéléré. Soudain, secoué par une violence soudaine et brutale, une réplique enflammée traversa ses lèvres :

« Vous devez comprendre qu’avec vos conneries, vous faites perdre du temps à la Pacification alors que celui-ci est particulièrement précieux. Nos collègues se battent au dehors pour protéger votre petit cul, c’est une belle manière de montrer votre reconnaissance. »

Sa voix vibrait d’une certaine colère, en vérité, qu’il n’arrivait pas à masquer. Sans cette douleur infâme aux côtes, il lui aurait collé son poing dans la figure… cette information ne devait manquer à personne. Comme quoi, l’hypocrisie n’était pas innée à tous les natifs du Capitole. Derek récupéra pourtant son calme.
Quelques Pacificateurs acquiescèrent à la déclaration de Derek ; d’autres firent une grimace gênée face aux mots employés et à l’intention dissimulée.

« Je dois pourtant assurer votre sécurité et je compte bien m’acquitter de mon… devoir. Si je ne m’abuse, Pacificateur Rowney, le bureau à côté du vôtre est actuellement vide ?
- Oui, son ancien occupant a été affecté au District Quatre il y a trois semaines.
- Parfait ! Monsieur Stark, il vous sera très agréable. Deux Pacificateurs seront placés à l’entrée, vous devrez vous sentir parfaitement tranquille. »

Le natif du Capitole passa une main dans ses cheveux puis s’approcha d’Eneron Stark tout en prenant soin de respecter une distance respectable. Avec beaucoup de calme, il conclut ses instructions.

« Une réclamation ? »

La plupart des hommes en blanc présents dans la caserne avaient arrêté leur activité pour écouter la conversation qui avait lieu au bureau de Rowney. Derek avait, de son côté, planté ses yeux azur dans le regard de Stark et ne le lâcha pas.
Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ échange avec Eneron Stark.
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May the odds be ever in your favor
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 14 Mai - 11:26








Clarissa avait fait le choix de ne pas le suivre ce qui contrariait largement Eneron qui aurait bien voulu tirer la situation au clair au plus vite. Mais visiblement il allait devoir faire preuve de patience; la priorité était à présent de quitter la zone du centre ville qui semblait être en proie à  des troubles importants.  L'homme d'affaires et ses garde étaient quasiment arrivés à la voiture salvatrice quand une voix autoritaire les héla sans la moindre délicatesse. Par réflexe militaire et dans avoir bien entendu l'injonction  à leur égard : les deux gardes firent volte-face , les armes pointés , prêts à en découdre. Bien mal leur en pris puisque ils se retrouvaient en face d'une patrouille de Pacificateurs peu composé qui pouvait interpréter cette manoeuvre comme une agression.  Au bout de quelques secondes de flottement ; les gardes posèrent les armes tandis que l'ancien vainqueur réprimait un soupir exaspéré: il n'avait vraiment pas besoin de cela.
Il leva les mains en l'air comme pour signaler qu'il ne tenterait rien contre les forces de l'ordre qui n'avaient sans doute pas tardé à le reconnaître.

“C'est un regrettable malentendu messieurs. Nous cherchions seulement à quitter la zone en toute sécurité. “


Mais visiblement les justifications d`Eneron ne traversaient pas les casques immaculés des Pacificateurs qui pour toute réponse crevèrent les pneus du véhicule. Les enfoirés,  cette histoire allait encore lui coûtait une fortune; il ne fallait pas compter sur la Pacification pour les dégâts causés.

Il tenta à nouveau d'apaiser la situation , en vain. Ces brutes ne voulaient rien savoir.

“Inutile de vous sentir en danger ; je suis fidèle au Capitole et à la Pacification. Mes avis que vous devriez concentrer votre énergie sur de véritables menaces…”


Ils passèrent  alors les menottes aux deux hommes qui l'accompagnaient et forcèrent le magnat de l'armement à les suivre avec autant de douceur qu'un grizzly en rut.  Eneron se retrouvait alors plus ou moins clairement aux arrêts; il n'avait pas ressenti cette anxieuse compagnie de la Pacification depuis des dizaines d'années, depuis la Moisson où il avait été choisi pour l`arène. Un frisson lui parcourut l'échine quand ce sombre souvenir refit surface depuis les tréfonds de sa mémoire.  Il fut alors inhabituellement  assailli par le doute pour un court instant . La boucle était -elle en train de se boucler?

Ils furent conduits à la caserne du Un ; gigantesque édifice austère et imposant dont l'architecture faisait bien comprendre aux habitants du district du Luxe que malgré leurs positions privilégiées c`était toujours le Capitole qui surveillait et contrôlait. Un message qui visiblement avait eu un peu de mal à arriver jusqu'à la villa Stark ces dernières années. Aujourd'hui un rappel à l'ordre devenait donc nécessaire

Cependant au bonheur d`Eneron ; l'officier qui était en charge de la caserne : un certain Rowney se montrait bien hésitant : une mauvaise décision devant cette situation exceptionnelle et c'était toute sa carrière qui risquait de passer à la trappe.  L'hésitation du policier devenait alors une porte de sortie pour le riche ingénieur ; Eneron ouvrit la bouche pour persuader son interlocuteur que tout ceci n'était qu'une erreur. Mais l'attention du sous -chef dit alors aspiré ailleurs: les portes de la caserne s'étaient à nouveau ouvertes avec fracas. Un nouveau membre de la Pacification fit irruption en tenant fermement un jeune homme mal en point.  
En reconnaissant le nouveau venu qui s'avançait fièrement Eneron se dit toute forme de chance l'avait définitivement quitté depuis l`aube; en effet la dernière personne qu'il voulait voir arriver était bien ce Pacificateur avec qui l`avait abordé au bar quelques dizaines de minutes plus tôt.

Et visiblement ce dénommé Wolff paraissait ravi de voir l`ingénieur dans cette situation embarrassante ; Eneron lui rendit son sourire moqueur tout en rassemblant toute sa volonté pour ne pas flanquer une tarte à ce crétin qui se mettait à le narguer, ce n'était pas le moment de se créer de nouveaux problèmes

Le Pacificateur commença par s'interroger sur la présence de gardes armés dans un district si sûr avant de reprocher à l'homme d'affaires de détourner les forces de l'ordre de leur tâche.

“Vous savez mon cher ami , beaucoup de gens veulent me voir souffrir : carrières commes rebelles. Je prends donc mes dispositions d'autant qu'aujourd'hui même nous avons la preuve que cet endroit est bien moins sûr qu'on se plaît à le prétendre. Le maire aurait peut-être dû investir plus massivement dans le système de surveillance que je comptais lui vendre ; cela aurait évité ce genre de situation. Quant à vos hommes vous avez parfaitement analysé la situation ; vous devriez les envoyer éteindre de véritables menaces plutôt que de mettre aux arrêts un ami du Capitole. “



Eneron avait beau ignorer précisément ce qui a passait en ce moment au centre-ville ; la nervosité des forces de l`ordre et l`état de panique allait bien dans le sens d`affrontements.

Affront suprême , ce jeune coq décida alors “d'assurer la sécurité” du milliardaire en l'enfermant dans un bureau gardé par deux hommes. Ironie assumée et  sarcasme appuyé ; en ce moment précis Eneron était capable de donner la moitié de son empire commercial pour voir disparaître ce petit sourire suffisant du visage de Derek.  Il se contenta de répondre calmement avec son faux sourire légendaire.

“Vous m'intriguez Pacificateur Wolf. D'un côté vous me reprochez de détourner l'attention des hommes quand il y a d'autres chats à fouetter mais de l'autre vous perdez deux hommes affectés à la surveillance inutile. Je cherche la logique là dedans mais j'ai bien du mal. Quand à mes réclamations pour rendre ce séjour plus agréables ?Voyons voir… “


Eneron fit mine de réfléchir en prenant tout son temps ; s'assurant bien que Derek s`agace.  

“Je voudrais une salade de laitues bien vinaigrée  vu que c'est une vieille histoire entre nous mon ami ; ainsi qu'une ligne avec le bureau présidentiel au Capitole dès que vous en aurez l`occasion.”

Il ignorait si le Capitole en avait quelque chose à faire du petit confort de l'ancien vainqueur mais l'évocation de la Présidente , connue pour être un des principaux soutiens d`Eneron au gouvernement pouvait avoir son petit effet.

Eneron tapota l'épaule de Derek et lui souffla :

“Soyez bien certains de prendre la bonne décision car ce couard de Rowney ne prendra aucune part de responsabilité dans cette affaire et n'hésitera pas à tout mettre sur votre dos.”


Eneron recula et s'exclama alors

“Bon allez, où est ce bureau? Je vous ai déjà fait perdre assez de temps comme ça;  je ne voudrais pas tirer sur la corde et vous empêcher de travailler comme il se doit.”


À l'extérieur Eneron était parfaitement fidèle à lui-même : calme, arrogant et serein mais au fond de lui il savait que cette arrestation était un signal ; un signal que son totem d'immunité était en train de s'éroder et que des forces s`employaient à piéger le Renard du Un qui défiait les lois de la jungle en vigueur à Panel. Il savait depuis longtemps que cela arriverait bien tôt au tard ; mais cette fatalité n'avait jamais été aussi proche.



Eneron Stark se  trouve dans la caserne   et parle  avec , Derek Wolf .
Eneron tente de faire douter Derek :  DEMANDE DE LANCER DE DES


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   Dim 14 Mai - 23:46

Résultat : Le plan qu'a fomenté Eneron s'avère dans un premier temps efficace. En effet, Derek Wolff est convaincu par le manque total de loyauté du Pacificateur Rowney et ne lui fait pas confiance.
Simplement, la victoire est de courte durée puisque l'absence totale de confiance de la part de Wolff s'arrête là : cela ne lui fait ni chaud, ni froid.
L'action d'Eneron n'a donc pas de conséquence.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun   

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EVENT exceptionnel au District 1 - Sujet de RP commun

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