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 EXPIATION - Soirée des sponsors

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Lex D. Facemaker
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Mer 18 Mai - 22:23


Lex & Everybody



Soirée des sponsors




àipi elle n'avait pas été si bien née Lex se serait bien vue mentor … non oubliez sa c'est n'importe quoi.

La jeune femme était aussi réceptive que ô combien attractive, peut être Lex derogerait à sa seule règle : ne pas aller voir dans le lit d'un autre, bien qu'à cet instant il s'agissait d'une autre et que le lit serait le sien… conclusion aucune règle transgresser.

Elle s'imaginait déjà prendre un malin plaisir à laissait ses doigts suivre ses courbes, mais… venait-elle de réponse positivement à son argument ? La partie de plaisir devait être reportée dans ce cas : Lex avait affaire à travailler à présent.

Si la capitolienne réussissait son coup elle aurait en plus d'une sponsor une belle fin de soirée en bonne compagnie.

L'égérie accepta gracieusement le verre et remis une distance neutre entre elle et son interlocutrice, ni trop près, ni trop loin, elle ne voulait pas perdre sa belle et encore moins son soutien.

-Je vous comprend, mais en tant qu'hôtesse je me doit de connaître ceux que je propose. Kol a un physique avantageux et la main rapide donnait lui une infime partie des instruction et il saura où aller, il dressera des hypothèses. Joss à un esprit au rouage bien huilés, elle en jouera beaucoup croyait moi là dessus. Peut être que s'y trouve le vainqueur de ses expiations...

Elle choisit ce moment pour prendre une gorgé de liquide pétillant et comme ci elle tourner une publicité laissa une goutte assez petite pour ne pas avoir l'air d'une mauvaise buveuse et importante pour que l'on puisse suivre sa cour humide le long de sa mâchoire puis de son cou ou elle arrêta sa cour à l'aide d'un simple mouchoir qui fit le chemin inverse jusqu'à ses lèvres. Lex aimait quand toute l'attention était sur elle et quitte à attiraut celle des quelques personnes présente autour d'eux la première concernée était la jeune femme en face d'elle.

Elle avait dressait ses arguments sur ce que l'interview des tributs avait laissait voir et sur son habitude à parler avec Silena ou plutôt à poussait à bout Silena pour l'entre donnait son avis sur les tributs.

La goutte de champagne ? Une simple provocation, réussite non ?




CSS par Gaelle
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Dim 22 Mai - 1:54

Pacificateur - Asclépios Maifield






La main d'Asclépios avait rejoint son arme. Il ne savait pas pourquoi mais ce silence ne lui plaisait guère. Peut-être avait-il rêvé ? Peut-être les pensées concernant sa chef avait fini par lui jouer des tours ? Pourtant, il ne pouvait pas se contenter de doutes : il allait falloir qu'il entre dans cette pièce pour vérifier qu'elle était bien libre et que personne ne tentait de gâcher sa mission de protection. Il était sur le point de prendre une grande respiration avant de tenter d'ouvrir la porte de force, mais une voix se fit entendre :

« Une seconde. »

Asclépios reconnut sans mal cette voix. Il avait toujours été baigné dans la frénésie des Hunger Games et en connaissait tous les acteurs principaux, il ne fut donc pas surpris lorsque Melvil Thorne, le mentor du Douze, ouvrit la porte en tenue très légère si on en croyait son torse nu et le reste de son corps à peine dissimulé derrière la porte.

« Pardonnez l’attente, nous étions un peu … Occupés … »

Le mentor paraissait effectivement "occupé"... Asclépios ne se laissa pas démonter pour autant, bien qu'il fut de notoriété publique que les mentors s'adonnaient régulièrement à ce genre de plaisir avec les capitoléens en manque de sensations fortes.

- Je peux comprendre. Mais il est nécessaire de répondre aux injonctions des Pacificateurs M. Thorne, il en va de votre sécurité et de celle de Panem.

Un large sourire se dessina sur le visage du mentor. Asclépios tentait tant bien que mal de conserver son masque de pacificateur et de ne pas céder à cette gêne qui le chatouillait depuis que le mentor à moitié nu avant ouvert la porte.

« Y’a-t-il un problème ? Ou peut-être souhaitiez-vous simplement … »

Son sourire était devenu lubrique, son regard presque provocateur.

« Vous joindre à nous ? J’imagine que vous avez des choses bien plus résistante que les jouets qu’on nous laisse ici … »

- Non ! Bien sûr que non !

Sa réponse avait été tellement vive qu'il était difficile de ne pas remarquer que le pacificateur était visiblement très mal à l'aise. Asclépios s'en voulut immédiatement et tenta de rectifier :

- Je suis en service M. Thorne... Asclépios parlait tout en examinant la chambre. Il fit un pas vers Melvil, l'obligeant à reculer pour pénétrer dans la chambre. Il aperçut alors un second mentor, celui du Quatre. Alors comme cela les mentors copinaient malgré le fait que leurs tributs se tuaient entre eux dans l'arène. A moins qu'ils attendent tous les deux quelqu'un pour des jeux plus intéressants... Après tout, avec deux mentors dans une des chambres privées du Capitole, tout était possible. - Rien de grave, mon collègue et  moi-même protégeons ces appartements. Vous pouvez terminer votre soirée tranquillement.

Un pas en arrière, Asclépios sortit de la suite occupée. Il toisa le mentor en tentant d'arborer son air le plus sévère et ajouta :

- La prochaine fois, identifiez-vous directement : cela évitera les "dérangements".

Asclépios regarda la porte se refermer puis on put entendre ses pas qui s'éloignaient vers l'escalier. Il voulait savoir si la Whitelaw n'était pas le coin : cela aurait très bien pu être son style de le mettre à l'épreuve face à une situation si cocasse. Pourtant, aucune trace de sa chef, seulement un escalier et un couloir déserts. La pression retomba soudainement et Asclépios se sentit soulagé. Personne n'avait assisté à sa décomposition devant le mentor.

Devant ce constat, le soldat du Capitole décida de demeurer là, à proximité de l'escalier qui donnait sur le hall vers les salles de réception. Après tout, si une menace devait se présenter, elle viendrait à coup sûr de l'étage inférieur : il pouvait donc rester ici pour surveiller de possibles allées et venues de manière efficace sans risquer l'intégrité de sa mission. Et, cela aurait surtout le mérite de l'éloigner de cette chambre et de l'empêcher d'entendre les deux mentors batifoler...
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Mer 25 Mai - 0:16



     
Journée 2 ~ Soirée des Sponsors
Ouest du Capitole


     


     

     
Le temps se figea un instant tandis que les deux Mentors se comprirent. Ethan ne connaissait certes pas beaucoup Thorne mais le regard qu’ils échangèrent montra la sincérité des excuses du premier, des excuses qui furent noblement acceptées par le second, dans un respect qui était bien trop rare dans cette capitale – assez rare pour qu’il ne dure pas. Dans son dos retentit les pas d’un nouveau danseur qui se joignait au ballet.

« Bonsoir. Mademoiselle Cybellia. Monsieur Thorne. J’espère que cette magnifique soirée se déroule comme vous l’entendez… Et Monsieur Underwood, c'est un réel plaisir que de vous revoir, bien que d'autres circonstances aient été préférables. »

Cybellia. Ethan imprima le nom dans son esprit, échangeant avec la Capitolienne un regard plutôt complice qui signifiait qu’il avait remarqué cette interruption déplacée d’Oliver à son égard. Ce qui, à n’en pas douter, agaçait la noble femme. L’homme du Dix observa silencieusement l’échange entre les deux autres Mentors qui semblaient avoir pléthores de paroles pompeuses à se partager, attrapant un nouveau verre de champagne au passage.

« Voyons Monsieur Wingston, quelles circonstances peuvent être préférables à une fête au Capitole en si bonne compagnie ?
- J’imagine que c’est le dernier sujet que vous voulez aborder, mais je tiens à vous dire que je suis vraiment navré pour vos tributs. Ils ont créé tout un émoi, déclara le Mentor du Quatre.
- Merci… Je déplore en effet la mort de Leanne, elle avait beaucoup de potentiel.
- N'oublions pas que ce sont vos tributs Oliver qui les ont laissés mourir... N'est-ce donc pas malvenu tant d'émoi ? »

Ethan ne laissa rien transparaître mais dans cette chasse aux faveurs, il était clair que Wingston venait de perdre ses avantages auprès de Cybellia, avantages qu’il ne pourrait gagner qu’à l’aide d’une phrase miraculeuse.

« Mais, ne vous en faites pas. Les oisillons finissent par quitter leur nid, mais, comme on dit, l’oiseau refait toujours son nid.
- Ahahah, Monsieur Wingston, je ne vous savais pas poète… Enfin, comme vous l’avez si bien souligné tous les deux je n’ai pas de raison légitime d’accaparer la belle Cybellia, je vous laisse vous battre pour ses faveurs messieurs…
- Et c’est un candidat des plus redoutables qui quitte le ring », déclara calmement Ethan, saluant le Mentor sur le départ d’un hochement significatif de la tête.

Il restait encore Oliver Wingston, qui ne semblait pas vouloir partir malgré ses erreurs, sûrement dues à cet air légèrement ailleurs qu’arborait le jeune Mentor. Ethan l’appréciait beaucoup, ce qui amenait quelques questionnements quand à cet état – mais la jeune femme demandait toute l’attention de la réunion et ce n’était pas sans fondement. Surtout lorsque l’ancien Vainqueur du District Quatre permit à son compère du Dix de sortir de son observation quasi-silencieuse et de se relancer dans la course.

« Alors, j’ai pu assister aux exploits de vos surprenants tributs, Monsieur Underwood.  Pour un retour au Capitole, votre district ne passe pas inaperçu ! »

A cela, Ethan répondit avec un sourire et se tourna instantanément vers Cybellia quand celle-ci prit la parole de manière enthousiaste et rapide – ce qui confortait le Mentor sans qu’il ne considère, pour autant, sa cause comme acquise. Merci les cœurs sentimentaux et volatiles des Capitoliens.

« Il est vrai que vos tributs ont fait une entrée particulière dans l'arène Ethan ! Vous me permettez que je vous appelle Ethan ? Mais dites-moi que pouvez-vous me raconter de leur prestation ? C'est vous qui leur avez donné toutes ces idées merveilleuses qui enflamment les Jeux ?
- Vous pouvez m’appeler Ethan seulement si je peux vous appeler Cybellia, » répondit le Mentor de son ton calme et détaché qui montrait sa complète approbation ainsi que son attention à chacune des paroles de son interlocutrice.

Quand il s’apprêta à répondre à la suite de la question, Wingston se retira sur des derniers mots.

« Je vous prie de m’excuser. Tout ce champagne et ces confiseries délicieuses commencent à faire leur chemin. Je dois malheureusement me retirer quelques instants.
- N'en dites pas davantage ! Excellente soirée à vous.
- Profitez bien des festivités, » conclut Ethan légèrement sceptique au vu de son état rêveur.

Tandis que Cybellia resta un temps dans ses pensées, le Mentor du District son collègue s’éloigner, avant de se concentrer une nouvelle, et espérée dernière, fois sur la Sponsor. Nombre de conversations intéressantes auraient pu antérieurement engagées, mais ce sans compter les interventions extérieures. La jeune femme avait manifesté son agacement, certes subtilement, mais assez pour qu’Ethan le sente, et d’autant plus dans son nouveau regain d’excitation :

« Maintenant que nous sommes enfin seuls Ethan... Racontez-moi tout ! Je veux tout savoir sur Chloé et Jason ! Ils sont tellement... Ahahah ! Vous voyez ce que je veux dire !
- Tout à fait, ils savent surprendre.
- Tout le monde ici a une petite idée sur eux vu les émotions qu'ils nous font vivre... Mais moi, je ne crois que ce que me disent les mentors, alors qu'allez-vous me dire sur eux ?
- Vous ne croyez que les paroles de personnes qui ont pour but de flatter vos charmes – au demeurant, si nombreux et si plaisants à charmer ? »

C’était une provocation. Osée, mais dans le cas présent, Ethan espérait avoir eu le mot juste. Oui, jouer à la guimauve avec Jason et Chloé pouvait marcher – un temps, parce que la jeune Tribut avait tout de même fait flamber la Corne d’abondance et qu’elle n’avait pas que ce genre de tours dans sa poche. Il était d’autant plus sceptique à l’idée d’arborer des paroles mielleuses et romantiques quand les gamins n’hésitaient pas à réclamer des présents et à insulter les sponsors.
Simplement, à l’instant où il se lançait à la suite des questions de la Sponsor, Zatanah Keywell se rappela à la mémoire de tous en brisant un verre dans sa main. Ethan ne put malheureusement constater quelle en était la cause, mais vit que la plupart des occupants de la salle ne semblait guère surpris par cette entrée en matière. Lui qui avait déserté le Capitole depuis sept ans, il observa la Mentor blonde paniquer un instant, et Cybellia s’agacer de cette tendance à être interrompus dans leurs discussions, ce qui était terriblement compliqué pour suivre ses idées.

« Aurons-nous seulement l'occasion de discuter ensemble ce soir...
- La soirée est heureusement, encore, longue », répondit calmement Ethan avec un sourire bref.

Mais lui commençait également à perdre le fil, entre Thorne et ses Tributs perdus, Wingston et son air rêveur, puis la Mentor immanquable du Huit, celle-là même qu’il avait récupérée complètement déboussolée, et qui s’avançait maintenant vers eux et pour entrer dans la discussion.

« Bonjour, je suis Zatanah la vampire de soie, mais je crains mon nouveau surnom soit la casseuse de verre.
- Il est certain que vous êtes comme un éléphant dans un magasin de porcelaine après votre forfait, voire même comme un chien dans un jeu de quilles vu votre entrée en la matière... »

Après Wingston, c’était au tour de Keywell de subir le verbe acéré de la Sponsor, et Ethan s’estima heureux de se tenir toujours debout à ses côtés sans avoir à subir une de ses piques, bien qu’il dût avouer ne pas avoir eu de nombreuses occasions de parler – et donc de se tromper. Et l’échange continua : le Mentor du Dix, toujours aussi patient, attrapa un verre de champagne au vol en observant les deux dames.

« Wahou, vous croyez qu'il serait possible de faire pareil avec les miens ?
- Avec les vôtres ? Il faudrait demander cela à votre styliste, je suis bijoutière pour ma part et ne travaille qu'avec ce qui est précieux... »

Ethan porta son verre à ses lèvres. Cybellia continuait à montrer son agacement grandissant par une question qui faisait écho aux pensées du Mentor du Dix : Keywell s’était-elle réellement remise de son aventure de la veille ?

« Allez-vous bien ma chère ?
- D'accord, je suis une très mauvaise menteuse, rit légèrement la jeune Mentor. Un peu plus et je révèlerais le secret de Clarke. Mais non ça va, je n'ai pas encore assez bu pour ça.
- Le secret de Clarke ?, et la Sponsor se tourna vers Ethan pour demander : aviez-vous soupçonné que cette fille si ordinaire ait un secret si important qu'il mériterait mon attention ?
- N’importe quel secret mérite son attention : mieux vaut connaître un secret inutile qu’ignorer un secret capital. N’avons-nous pas vu une jeune fille boiteuse flamber la Corne d’abondance quelques heures plus tôt ? Et quels secrets aurait-on parié sur le dos de Chloé ? »

Un jeu. Ethan porta à ses lèvres la coupe de chambre dont il prit une nouvelle gorgée. Il ne quitta pas de ses pupilles claires la Sponsor qui s’approchait. Elle posa sa main sur son épaule. Elle murmura des mots significatifs.

« Si vous nous débarrassez de la vampire de soie, nous pourrions trouver un coin plus tranquille pour parler de ce qui est important, qu'en dites-vous ? »

Un jeu auquel il fallait jouer ? Ethan n’appréciait pas le moins du monde rabaisser ses collègues, surtout quand ils s’étaient distingués par leur capacité à survivre, mais il devait reconnaître que les choses commençaient enfin et qu’il ne comptait sûrement pas rater le départ.
Aussi déclara-t-il en attrapant la main de la Sponsor :

« Zatanah, pardonnez-moi de vous embêter avec ce détail mais je crains que vous ayez oublié votre veste dans mes quartiers hier soir. Je l’ai confiée à ma styliste en pensant que c’était la sienne, mais je suis certain maintenant que c’est la vôtre. Vous devriez la lui réclamer avant qu’elle ne s’y attache trop vite. »

Ethan adressa un clin d’œil à la Sponsor et l’entraîna dans le hall, résigné à continuer la partie si c’était son choix.

« Je crains que la pauvre fille, déclara-t-il en désignant Zatanah, se soit trompée de quartiers la nuit dernière... Je ne pouvais la laisser errer dans les couloirs, je me devais de la raccompagner dans ses quartiers. »

Tout en marchant, le Mentor demanda en pesant ses mots :

« Vous me demandiez ce que je savais sur Chloé et Jason toute à l’heure, n’est-ce pas ? »

Ethan lâcha la main de Cybellia pour lui tenir la porte qui menait au hall et au bas des escaliers. A sa suite pénétra-t-il dans l’endroit, s’apprêtant à continuer sa phrase, quand il tomba nez-à-nez avec plusieurs Pacificateurs. Un soupir d’agacement traversa ses lèvres.
L’alcool lui était définitivement monté à la tête.

« Excusez-moi, déclara-t-il néanmoins, connaîtriez-vous un endroit où Madame et moi  pourrions… disons… discuter sans interruption ? »

Sans un mot, l’homme en uniforme désigna l’étage supérieur, avant de regarder son camarade. Sans se douter que c’était du questionnement qui plana entre ces deux-là, Ethan indiqua le chemin à la Sponsor et suivit celle-ci dans les marches.
Même dispositif à l’étage puisque des Pacificateurs y étaient également postés, et l’un d’eux se rapprochait d’eux avec une certaine gêne encrée sur le visage ; celui-ci se raffermit très vite en voyant apparaître les deux invités et il leur demanda ce qu’ils faisaient là.

« Cette charmante demoiselle, répondit Ethan, et moi-même sommes agacés par des conversations sans cesse interrompues. L’une des pièces ici présente est-elle libre ? »

Sur les indications du garde, Ethan invita d’un mouvement de chapeau Cybellia à prendre les devants et la suivit à nouveau. Ils pénétrèrent ainsi dans l’une des chambres privées de l’étage, et le Mentor se demanda devant tant de velours et d’aménagements à quelle sauce allait-il être mangé. Dans tous les cas, il était temps de remettre les choses au calme et à plat ?

« Au milieu de toute cette pagaille, je pense qu’il serait bien de reprendre tranquillement du début. »

Puis, avec un sourire, Ethan lui fit un large salut gentleman avec son chapeau en concluant avec un sourire :

« Excusez-moi, êtes-vous seule ? Ce serait bien dommage pour une personne aussi charmante. Permettez donc que je vous dérange un instant mademoiselle ; et si cela vous déplaît, je n’hésiterais à vous laisser tranquille. »



     
     

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Lun 30 Mai - 23:42


Soirée des sponsors


Sélène & Phileas


Je ne sais pas si j'attendais réellement une réponse quelconque du Haut-Juge, peut-être avais-je juste parlé pour préserver ce moment et regarder encore un instant cette enfant en imaginant la vie que j'aurais pu avoir ? Cette vie, elle m'avait filé entre les doigts alors que j'avais vu défiler au-dessus de mon visage, dans un état de semi-conscience, les lumières claires et froides de l'hôpital. De ma fille, il ne me restait que ce vide. Ce vide qui s'était soudainement créé : comment quelqu'un que vous n'avions pas connu pouvait-il vous manquer autant ? C'était un mystère, un mystère douloureux et incontrôlable. Il fallait simplement apprendre à vivre avec, à feindre le bonheur et l'accomplissement de ses rêves : après tout, c'est ce qu'ils attendaient tous de moi. Alors pendant quelques secondes, je voulais la regarder et m'imaginer que cette petite fille aurait pu être Crystal et que j'aurais réellement pu retrouver ce sourire franc et déterminé que j'affichais toujours avant l'arène.

Je finis par relever la tête pour m'apercevoir que ma question avait pris au dépourvu le Haut-Juge qui finit par lâcher sur un ton surpris :

- Oui, c'est ma fille...

Son regard rejoignit celui de son enfant et je songeais qu'il avait dû l'adopter. Ici, tout le monde savait que Phileas Hampton était l'époux de l'hôte du District Dix. A une époque, cela avait même soulevé des critiques parmi les sponsors quant à de possibles passe-droits ou privilèges dans l'arène de la part de ce Juge. Cependant, au vue des résultats médiocres du Dix, ces réflexions avaient rapidement pris fin... Qui sait, peut-être avaient-elles eu le résultat inverse, M. Hampton voulait s'imposer comme un homme droit. On ne savait jamais vraiment ce que cachait l'expression d'un Haut-Juge : ils étaient de ces personnes infréquentables aux yeux des mentors, des espèces de demi-dieux dans l'esprit de certains, des salauds sadiques pour d'autres, des tortionnaires pour beaucoup... Sans doute la plupart d'entre nous avait une idée de ce qu'il rêverait de leur infliger si nous avions eu la possibilité de nous retrouver seul avec l'un d'eux. Nous aurions su être aussi inventifs qu'eux, aussi cruels et même plus.

Mais avec cette photographie, Phileas Hampton venait de gagner quelque chose : une espèce d'ébauche d'humanité ?

Un sourire lumineux s'afficha sur son visage alors qu'il ajoutait :

- Elle a neuf ans, et c'est la lumière de mes jours.

Mon cœur se serra. Crystal aurait eu le même âge. J'avais l'impression que ma gorge était prise dans un étau, qu'une pression sur ma poitrine m'empêchait de respirer, une tristesse sourde me consumait. Entendre son amour était douloureux. Il avait l'air de vraiment l'aimer, de tenir à elle... Alors comment pouvait-il tuer des gamins qui avaient le même âge ? Il fallait vraiment être doté d'un égocentrisme fou pour ne pas voir au-delà de son cocon familial qui semblait tellement parfait.

- Mon mari et moi l'avons adoptée alors qu'elle n'avait que quelques jours. Elle était gravement malade et nous avons eu peur de la perdre... Mais maintenant, c'est une petite fille pleine de vie et d'entrain, et nous ne pourrions pas vivre sans elle.

Et moi je crois que je n'avais plus vraiment vécu depuis mes Jeux et la mort de Crystal... Mais est-ce qu'il en avait quelque chose à faire ? Il n'était qu'un imbécile qui faisait ce qu'on attendait de lui, un sadique qui avait trouvé le boulot parfait pour infliger des tortures terribles et briser des jeunes en toute légalité ! Il m’écœurait... Il ne méritait pas cette enfant. D'ailleurs, ce n'était même pas la sienne : il l'avait prise, le Capitole l'avait certainement prise dans un district. Sa mère était sans doute morte en couche et il l'avait emmenée ici, il avait pervertie cette gamine qui avait peut-être encore une famille... Et eux n'y pensaient pas. Leur avait-on raconté qu'elle était orpheline ? Vérité ou non, ce Haut-Juge n'en aurait sans doute rien eu à faire : tout ce qui comptait c'est qu'il ne l'avait pas "perdue". Mais tous les parents qui perdaient leurs gosses chaque année parce qu'il appuyait sur un bouton, ça il s'en moquait.

La colère montait. Ma main droite trouva mon verre dont je bus une gorgée. L'alcool me brûla la gorge, j'espérais qu'il me donnerait la force de montrer cette femme qu'ils voulaient tous que je sois. Le masque ne devait jamais tomber.

- Elle est magnifique... Cela se voit que vous l'aimez.

Un sourire en coin, des yeux brillants et un ton sincère. Cela dénotait quelque peu de la Sélène Featherstone, ex-carrière, sans pour autant atteindre mon apparence de mentor réservée. J'étais toujours aussi parfaite dans mon rôle, du moins c'est ce que j'espérais.

- Comment s'appel... Ma main droite venait de toucher instinctivement mon poignet gauche pour toucher la gourmette de ma fille dans un réflexe, sans la trouver. Qu'est-ce que...

Je ne réussis pas à cacher mon regard paniqué quand il se posa sur mes bracelets et constatait avec effroi que la gourmette n'y était plus. Je l'avais faite gravée après la naissance de Crystal, pour pouvoir la lui passer au poignet avant de l'enterrer mais le corps ayant été placé sous scellé avant que je ne le récupère, cela n'avait pas été possible. C'est un cercueil avec son petit corps nu, froid et si petit qui avait sa place au cimetière du Un et un bracelet que je n'étais jamais parvenue à quitter, même lors de mes venues au Capitole.

D'un mouvement, je me levai et regardai partout autour de ma chaise. Je reculai le siège, touchait les élément métalliques pour voir s'il n'avait pas pu y rester accroché. Je vérifiai toujours l'attache, il ne pouvait pas être simplement tombé. La sueur commençait à perler sur mon front, l'angoisse était pire que tout. Je ne pouvais pas la perdre à nouveau, ce n'était pas possible !

J'étais à quatre pattes sur le sol quand je compris. La chambre. Dion. A genoux, je me redressai et aperçus au loin la grande porte qui menait à l'étage : là où j'avais "fait ce qu'on attendait de tout vainqueur" avec un certain médecin, grand donateur à ses heures perdues. Mon bracelet avait dû s'ouvrir dans la chambre. Seulement, comment y retourner maintenant que la soirée avait débuté ? Jamais on ne me laisserait monter toute seule, à moins que...

Je me relevai et attrapai la main du Haut-Juge alors qu'il était en train de reprendre la photographie de sa fille.

- Je m'excuse M. Hampton mais j'ai une faveur à vous demander, j'ai perdu un bijou très important pour moi à l'étage, dans une chambre...

Il devait déjà avoir compris le sous-entendu, point de question sur ce que j'y faisais. Cependant, devant son air étonné, je doutais qu'il m'aide si je ne précisais pas l'aspect sentimental de ce bijou.

- C'est un bracelet qui appartenait à une personne que j'ai perdue et que j'aimais autant que vous aimez votre fille... Il faut absolument que je le récupère... Mais on ne me laissera pas monter seule. Voulez-vous bien ?

J'étais totalement folle. Qu'est-ce qui me prenait ? Venais-je réellement de demander de l'aide à un Haut-Juge ? Le désespoir avait sur moi ce genre de réaction totalement insensée que j'aurais préféré éviter mais, alors que c'était la dernière chose qui me reliait à ma fille, il était hors de question que j'abandonne.



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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Mar 7 Juin - 11:33

- Elle est magnifique... Cela se voit que vous l'aimez. me répondit Sélène avec un sourire.

Oui, je l'aimais.
Je l'aimais au point de prendre le risque de la perdre...
Combien de personnes pourraient comprendre ce sentiment ? Diamond le pourrait-il ?
J'espérais tellement qu'il ne m'en voudrait si par ma faute...

- Comment s'appel... Commença alors Sélène avant de s’arrêter brusquement, les yeux dans le vague et l'air éperdue.

Je la regardais avec surprise se lever brutalement et regarder avec frénésie par terre, avant de se jeter à quattre patte par terre. Elle devait avoir perdu quelque chose d'une grande valeur sentimentale.

A cette pensée, je tendais la main pour récupérer mon trésor, la photo de Crystal, lorsque je sentis sa main tremblante se poser sur la mienne. Je levais les yeux et la regardais, tandis qu'elle me demandais d'une voix précipitée :

- Je m'excuse M. Hampton mais j'ai une faveur à vous demander, j'ai perdu un bijou très important pour moi à l'étage, dans une chambre...

Je ne pu retenir une grimace.
Les chambres à l'étage...
Combien de fois cette semaine allais je devoir y aller accompagné d'un mentor ?
Moi qui avait la réputation de ne jamais mélanger la bagatelle et le travail, on allait finir par croire que mon couple battait sérieusement de l'aile... ou que je manigançais quelque chose.

J'allais refuser lorsqu'elle ajouta, d'une voix tendue :

- C'est un bracelet qui appartenait à une personne que j'ai perdue et que j'aimais autant que vous aimez votre fille... Il faut absolument que je le récupère... Mais on ne me laissera pas monter seule. Voulez-vous bien ?

Ses paroles firent fondre ma résolution. Si je ne l'accompagnais pas maintenant, elle ne retrouverait pas son bracelet. Et il avait l'air d'avoir tellement d'importance pour elle...

Sans attendre, je me levais alors, la pris par le bras et lui répondis :

- D'accord, allons-y.

Sous les regards étonnés que quelques Capitoliens, nous sortîmes alors de la salle. Puis, je conduisis Sélène jusqu'à un élégant escalier menant au étages.

Tendis que nous montions les marches, je réalisais soudain que, si elle avait perdu son bracelet dans une de ces chambres, c'était sans doute qu'elle était monté accompagnée d'un capitolien.
Et sans doute pas de son plein gré.
Je me sentais honteux, et responsable de ce qu'elle avait dû subir depuis toutes ces années.
Combien de fois était-elle déjà allé dans une de ces chambres ?
Alors que je n'y allais que pour la seconde fois.
J'essayais de me m'imaginer à sa place, mais les images qui me vinrent à l'esprit me firent frissonner.

Lorsque nous arrivâmes au premier étage, je repérais du coin de l’œil un homme qui semblait attendre dans un coin. Un pacificateur ? Que faisait-il là ? Surveillait-il quelqu'un ? Je devenais parano... Mais j'avais parfaitement le droit d'être là, surtout accompagné.
Je me sentais mal à l'aise, mais je ne pouvais pas abandonner Sélène maintenant, alors que j'avais promis de l'aider. J'avais tellement à me faire pardonner...

D'une voix faussement enjouée, je lui demandais alors :

- Je vous laisse choisir la chambre très chère...

Comment pouvait-on faire cela ? Comment pouvait-on imposer sa volonté à quelqu'un ?
Puis je réalisais que c'était exactement ce que j'avais fait. Même si je n'avais abusé d'un ancien vainqueur, j'avais permis que cela arrive.
J'étais coupable, comme les autres.

Une fois devant la porte de la chambre désignée par Sélène, je l'ouvris sans attendre et entrais à sa suite.
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Jeu 23 Juin - 22:48


La soirée des sponsors (J2)
feat. mentors & donateurs


[Suite de ma réponse précédente après l’intervention de PNG]

- Y a-t-il un problème? Ou peut-être souhaiteriez-vous simplement…, fait alors sensuellement Melvil avant d’examiner de haut en bas l’homme qui se tient devant lui, vous joindre à nous? J’imagine que vous avez des choses bien plus résistantes que les jouets qu’on nous laisse ici…, balance alors le mentor du douze faire tournoyer les menottes poilues devant les yeux du Pacificateur.

Non, mais qu’est-ce qu’il fou?! Il est vraiment en train d’inviter le Pacificateur à nous rejoindre dans une activité pareille et que nous ne faisions même pas vraiment?! Et s’il répond par la positive?! Le sens du devoir du protecteur de la cité va remporter sur le désir d’aventure du capitoléen derrière le masque, pas vrai? Si le pire devait se produire, j’espère qu’il compte utiliser les menottes pour autre chose que ce qu’il laisse sous-entendre au soldat…. Près du lit, plus loin dans la pièce, je camoufle le stress qui me dévore de l’intérieur de mon sourire en coin toujours plaqué sur mon visage alors que mes yeux que je rends curieux interrogent silencieusement les deux hommes près de la porte.

- Non ! Bien sûr que non !

En l’espace d’un instant, un grand malaise semble s’emparer du Pacificateur. Melvil avait pris un risque, mais visiblement, c’est en train de nous rapporter gros. Rapidement, l’employé du Capitole se ressaisit avant de poursuivre, plus adroit.

- Je suis en service M. Thorne..., avant d’imposer son entrée dans la chambre. Rien de grave, mon collègue et moi-même protégeons ces appartements. Vous pouvez terminer votre soirée tranquillement., rajouta-t-il après que son regard ait croisé le mien.

Le fait de savoir que deux mentors cogitent ensemble ne semble pas le surprendre d’un poil. Mais l’homme en armure blanche a révélé quelque chose d’intéressant : ils ne sont que deux et ils protègent ces appartements. Notre tuyau concernant l’existence de cet ingénieur semble donc vrai et en plus nous savons combien ils sont pour monter la garde. Nous voilà en meilleure posture.

-La prochaine fois, identifiez-vous directement : cela évitera les "dérangements".

Il n’en faut pas plus au Pacificateur pour quitter la chambre en refermant la porte derrière lui. Rapidement, je me rhabille d’une traite, réinstallant l’arme sous ma ceinture, dans mon dos. Vu la corpulence du garde, ses pas résonnent sur le plancher du plus luxueux édifice de la capitale et je suis étonné de l’entendre s’éloigner autant. Soit nous l’avons vraiment dégoutté, soit il se rapproche de l’ingénieur parce qu’il a un doute. Mais la direction prise par le soldat est celle des escaliers, ce qui me fait croire à la première hypothèse. Un regard à Melvil suffit pour comprendre que c’est maintenant où jamais. À cette distance, même si deux personnes s’envoyaient bruyamment en l’air, je doute que le soldat les entendrait. Nous pouvons donc poursuivre à deux nous, ce qui nous donne définitivement plus de jeu pour la suite. En espérant qu’il ne change pas d’avis pour venir se joindre à la partie…

Sans risquer d’attirer davantage l’attention de gens indésirables, je retourne auprès de la bouche d’aération pour me diriger vers la pièce suivante.

Oliver enfile son veston (bracelet, 3 comprimés de vomitifs) et remet l’arme sous sa ceinture.
Poches de pantalon : chargeur x1



FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.
[/color]
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Sam 2 Juil - 20:33




Soirée Sponsors




« Non ! Bien sûr que non ! »

Fiou. Je soupir de soulagement intérieurement. C’était un peu ce que j’avais espéré, je n’aurais pas vraiment aimé avoir à faire ce qu’il fallait avec le pacificateur. En plus, connaissant Oliver, j’étais presque certain que ça aurait été au-dessus de ses forces, vu comment il avait réagi à ma supercherie. Etait-ce possible qu’il n’ait jamais reçu des requêtes uniquement de Capitolienne ?

« Je suis en service M. Thorne… Rien de grave, mon collègue et moi-même protégeons ces appartements. Vous pouvez terminer votre soirée tranquillement. »

J’avais levé un sourcil amusé vers lui.

« Peut-être après votre service alors ? »

Oui c’était gonflé, mais si mes années chez les rebelles m’avaient appris une chose, c’était de ne pas jouer un rôle « à moitié ». Lorsque j’habitais « Melvil le mentor séducteur », je me jetais à corps perdu dans le personnage, quitte parfois à m’y perdre moi-même. C’était la seule façon de ne pas se trahir.

« La prochaine fois, identifiez-vous directement : cela évitera les "dérangements". »

Je lui fis un clin d’œil avant de refermer la porte derrière-lui. On entend alors les pas du pacificateur s’éloigner, et je colle mon oreille à la porte pour entendre pendant qu’Oliver se rhabille. Il a mentionné un autre pacificateur. Je siffle entre mes dents. Ce n’était pas prévu ; il devait être seul. Cependant, celui-là s’éloigne, c’est peut-être notre chance. Je vois Oliver se précipiter sous la bouche d’aération et je lui fais signe de la main de ne pas bouger. J’entends quelque chose … C’est la voix de Phileas. Ses pas s’approchent des nôtres.

« Je vous laisse choisir la chambre très chère... »

Punaise, le con. Il va foutre en l’air la mission. D’un autre côté, il doit nous donner les codes d’accès à l’entrée de l’arène qui est la plus proche du district cinq. Je respire, ferme les yeux. Il faut réfléchir vite. Je file à la salle de bain et fais couler l’eau sous la douche. Puis je reviens et m’approche d’Oliver, et prend son arme dans son dos.

« Phileas, le haut-juge, est avec nous. Il doit te donner quelque chose. Il va rentrer ; il est accompagné par je ne sais qui. Fais comme si j’étais sous la douche, notre version au pacificateur ne dois pas se contredire avec celle donnée à cette personne. Donne-lui la possibilité de te donner les codes. »

Je laisse mes vêtements là, reboutonnant juste rapidement mon pantalon, ma présence sera crédibilisée par le chemise sur le lit. Je me place sous la trappe et saute pour m’y hisser. Je reste une seconde suspendu au dessus du sol, dernier conseil à Oliver avant que nos routes ne se séparent.

« Et Oliver. Fais les sortir vite. Ensuite enchaine-toi au lit. Si ça merde là-bas, dis que je t’ai attaché, on a pas besoin de perdre deux personnes ce soir. »

Je me hisse dans la trappe et la referme au moment où je vois la porte s’ouvrir. Je souffle doucement. De justesse. Bon, il ne faut pas trainer ; il faut avancer absolument. Je me glisse doucement dans le conduis. Il faut être rapide, mais ne pas se précipiter … J’avance progressivement. J’ai vidé ma tête de ce qui se passe dans la salle que j’ai laissée. Oliver devra gérer ; ce n’est pas un bleu. Je vois une première trappe devant moi. J’y jette un œil, salle vide. L’ingé n’est pas là. Je continue ma progression, en soufflant doucement. Il faut rester calme, c’est ça le principal. La mission a beau être périlleuse, s’affoler n’apportera rien de bon. Ce n’est pas vraiment un masque de rebelle cette-fois, c’est simplement le mien. Je suis d’une nature plutôt posée … J’arrive à la dernière trappe. D’après le plan, si ce n’est pas là, c’est la salle d’à côté. On ne peut entrer que par la porte. Je croise les doigts pour que ça soit là. Merde. Vide. J’ouvre doucement la trappe, et je descends, en restant accroché quelques secondes pour amortir ma chute et que ça ne s’entende pas. J’atterris accroupis, et observe autour de moi.


Description donnée par le MJ:
 

La porte est entrouverte. Je me cale derrière rapidement, sans plus d’attention que ça pour la sale dans laquelle je me trouve. Je glisse mes mains dans mon dos pour prendre le silencieux laissé par notre indic dans la première salle. Il va falloir agir. Je sais ce que j’ai à faire … L’idée ne me réjouis pas. Déjà parce que c’est un risque. Ensuite parce que l’homme que je m’apprête à tuer à peut-être une femme, une sœur, des enfants … Mais je dois chasser ce genre de penser si je veux me concentrer sur la tâche devant moi. Alors je me glisse rapidement dans l’entrebâillement de la porte, et je vise le crâne du pacificateur. Et là, je tire.


Melvil tire sur le Pacificateur avec son silencieux. DEMANDE DE LANCER DE DES

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Zatanah Keywell
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Sam 20 Aoû - 13:38

Zatanah en devenait ridicule et la femme devant elle se montrait odieuse alors qu'Ethan ne semblait d'aucun secours. Chacun pour soit, n'est-ce pas ? Ils s'étaient éloignés et c'était mieux ainsi, pour la réputation de la jeune femme qui n'était plus capable que de s'enfoncer.

Les yeux pleins de larmes et la bouche tordue de rage de se sentir aussi impuissante et pathétique, elle s’assit dans un coin, un peu cachée, espérant juste disparaitre complètement. Et fort heureusement, personne ne semblait la remarquer. Être ignorer royalement était le plus cadeau qu'on pouvait lui faire en cette soirée complètement ratée.

De son petit coin, elle avait vu sur les écrans qui diffusaient les jeux en direct. Après l'annonce de Selena un peu plus tôt, les choses semblaient s'améliorer pour le district huit. Clarke et Maxim, en duo avec bien meilleur qu'eux. Seulement Clarke ne rejoignit jamais son partenaire et ne mit pas longtemps pour mourir en direct.

Ça c'est fait comme on dit.
Pas vraiment le temps de s’apitoyer sur elle quand on n'est déjà que tristesse. La mentor en profita plutôt pour s’éclipser de ce cauchemar avant que Maxim ne la rejoigne.
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Jeu 1 Sep - 0:40


Soirée des sponsors


Sélène, Phileas & Oliver


Au Capitole, plusieurs réalités étaient de notoriété publique. Tout d'abord, les vainqueurs se soumettaient toujours aux devoirs qui leur incombaient, peu importe qui convoitait leurs faveurs. Par ailleurs, tous savaient que les Haut-Juges ne mélangeaient jamais Jeux et jouissances, à croire que les Hunger Games leur suffisaient pour atteindre l'apogée de leur plaisir. Une autre vérité était qu'au Capitole, on ne demandait jamais rien directement à quiconque : on ne faisait que suggérer, avec plus ou moins d'insistance. Venait ensuite le temps de l'attente et d'incertitude où nous devions être prêts à tout pour obtenir l'objet de notre convoitise alors qu'ils nous imposaient leurs règles.

Je ne connaissais que trop bien toutes ces règles, ces lois insidieuses qu'on ne prononçaient jamais mais qui se gravaient dans notre chair à chaque nouvelle expérience abusive. Elles finissaient par faire partie de nous, comme des amies étranges et cruelles. Des funambules. Voilà ce que nous étions. En constant équilibre sur la corde raide, nous valsions dans les airs, évitions les tempêtes qui auraient pu nous plonger dans les abysses, embrassions les brises qui nous donnaient des ailes un moment encore... J'avais toujours été douée pour garder cet équilibre, pour rester à ma place. Alors pourquoi avais-je ce léger goût amer sur les lèvres ? Cette impression sordide que je venais de briser les frontières du ridicule acceptable des capitoléens ? Oh oui, il était tellement plus acceptable de tuer un enfant que de demander un service à l'un d'eux. Et pour ça, je les détestais.

C'est pourquoi quand le regard de Phileas Hampton me parcourut avec cette lueur de surprise avant d'ébaucher une grimace qui représentait sans doute toute la répugnance envers les vainqueurs qu'il gardait savamment enfouie, je me sentis sotte. Imbécile d'avoir pensé qu'il pourrait me venir en aide. J'étais debout là, sa main entre mes doigts. Pauvre brebis égarée, non perdue. C'était curieux qu'un simple objet puisse ainsi vous faire perdre pieds, fissurer le masque au point d'apercevoir les yeux bordés de larmes de la femme qui l'a trop longtemps porté.

Pourtant, j'avais insisté. Je persistais et signais mon crime.

Lorsqu'il se leva, je crus qu'il allait me laisser là avec toute ma tristesse et mon désarroi. Au lieu de cela, il m'attrapa par le bras et j'eus un mouvement de recul, réflexe de carrière.

- D'accord, allons y.

Mon regard scruta le sien un instant, alors que Phileas m'attirait déjà dans son sillage. Mes talons claquaient sur le sol ciré de la salle de réception, derrière les pas feutrés du Haut-Juge à qui tous souriaient avec cette expression sordide entre l'extase et l'envie. Ils l'admiraient entre deux rires suffisants. C'était écœurant.

Quelques coups d’œil interloqués nous accompagnèrent jusqu'au bas de l'escalier et je me sentis presque soulagée de me retrouver seule avec le Haut-Juge. Deux possibles amants, voilà ce qu'ils voyaient malgré l'imbécilité de la situation. Deux meurtriers en cavale, voilà ce que moi je voyais. Le sol de marbre clair était une page blanche, nos ombres qui s'y étalaient ressemblaient étrangement aux traces de sang que nous laissions sur notre passage. Pourtant, personne ne nous condamnait. Non, personne ne le condamnait. Moi, le destin m'avait réservé un châtiment pire que la mort. Tout se paye. C'est pour cela que je gravissais les marches d'un escalier de verre qui se brisait à chaque fois que je pénétrais dans une de chambres de l'étage pour me faire plonger plus bas que terre.

Alors c'était idiot, je ne l'avais pas connue, mais pourtant dans ces instants de déchéance, c'était elle qui m'aidait à ne pas me laisser sombrer...

Pendant que ma main était posée sur la rambarde, mon poignet me semblait orphelin. La pression de l'argent sur ma peau laissait un vide désagréable. Au fond de moi, je me répétais une litanie rassurante : j'allai le retrouver, le revêtir et tout irait bien, du moins aussi bien que possible parce qu'elle serait "là". Il fallait que je la retrouve, c'était vital.

Bientôt, nous aperçûmes un homme à l'étage. Son allure contrastait avec les autres participant à la soirée... Comment s'appelait-il encore ? Clioss ? Clépios ? La dernière fois qu'il m'avait vue à cet étage, que nous nous y étions vus, il était encore jeune : le genre de type, gosse de riche, qui pensait que tout lui était dû et le pire, c'est qu'il avait raison. Il avait eu tout ce qu'il voulait et son actuelle tenue présageait qu'il avait été jusqu'à tout faire pour défendre les idéaux du Capitole. Pauvre garçon... Pauvre imbécile à œillères...

A mes côtés, le Haut-Juge se tendit. Lorsqu'on a été dans une arène, la moindre réaction de doute ou de tension d'un ennemi se devine, se jauge. On se délecte presque de son angoisse, on l'utilise. Mais pourquoi diable ne ressentais-je pas cette extase à le mettre si mal à l'aise ? Pourquoi ne jubilais-je pas de détruire sa réputation pour tout ce qu'il m'avait fait ? Oh, peut-être pas personnellement, mais il était un Haut-Juge : que la mort de Maël et de ma fille soit de son fait ou non, j'aurais dû être heureuse... J'aurais dû. Je n'y parvenais pourtant pas. L'image de cette fillette sur la photo me revenait en mémoire à chaque fois que je le toisai du coin de l’œil. En parlant d'elle, il était soudainement devenu humain, en décidant de m'aider il l'était peut-être même devenu un peu trop...

Un large sourire pour Clé-quelque-chose, il me dévora des yeux et je pensais à la façon dont j'aurais pris un plaisir malsain à lui les arracher, pendant que ma main gauche massait mon poignet droit dans un geste mécanique.

J'avais besoin de retrouver cette sécurité, cette bouée à laquelle me raccrocher. Indispensable, irremplaçable,...

Une expression soudainement un peu hagarde parcourut le visage de Phileas Hampton tandis que je le dépassais déjà pour le sortir de sa gêne.

- Je vous laisse choisir la chambre très chère...

Pourquoi m'aidait-il ? Pourquoi osait-il aller si loin avec moi ? Il prenait un gros risque à jouer à ce jeu dangereux, à effleurer du bout des doigts la limite qu'il devait s'être fixée avec les mentors...et je lui en étais profondément reconnaissante parce qu'il me sauvait sans même le savoir. Bien sûr, cela n'effaçait en rien le profond dégoût que m'inspirait sa fonction, sa vie. Sa vie si parfaite à côté de mon existence en ruine dans laquelle je m'efforçais de protéger les seuls trésors qu'il me restait. Si Pearl n'avait pas remplacé Channelle, elle aurait pu être à cet étage l'année prochaine alors mon visage s'éclaira et je lâchai un léger rire à peine audible. Il aurait paru raffiné à n'importe quel capitoléen, une esclaffe séductrice et sensuelle.

- A votre bon plaisir M. Hampton...

Douce, ma voix avait caressé sa silhouette tandis que mes mains avaient glissé vers lui pour attraper les pans de sa veste et l'attirer vers la chambre qui m'intéressait. Au fond, même s'il m'aidait, je voulais qu'il souffre. Qu'il souffre autant que moi je souffrais de ce qu'il faisait subir année après année aux "vainqueurs", non aux fantômes. Il n'avait jamais eu l'occasion de voir ce que nous vivions, cette gêne constante, cette impression de leur appartenir et je voulais qu'il sache. Je vis ses traits s'étonner, ses pommettes rougirent derrière les verres luisants de ses lunettes... Cela aurait pu être parfait si la hâte de pouvoir fouiller cette chambre ne m'avait pas dévorée intérieurement.

Mes doigts jouaient avec sa veste, je resserrais brusquement mon emprise pour l'attirer vers la porte contre laquelle je me plaquai... Il me regardait avec intensité. Avec précipitation, son badge claqua dans la serrure électronique. Un bip, je pénétrais dans la suite en reculant pour entraîner Phileas avec moi.

Cependant quand je notais la lumière allumée dans la chambre et le bruit d'eau qui ruisselait dans la douche, j'abandonnais mon petit stratagème pour me retourner en hâte. Je tombais face à la plus "fantastique" vision de l'année... Si seulement on m'avait dit que je verrais un jour Oliver Wingston, mentor arriviste du District Quatre, menotté à un lit avec seulement un veston sur le dos... Maintenant je comprenais ma sœur ! Si je n'avais pas perdu la seule chose qui m'ancrait dans cette réalité décadente, j'aurais volontiers succombé moi-même à la tentation de tester la marchandise pour vérifier les dires de Channelle... Décidément, les Featherstone avaient vraiment un goût exquis et un talent certain pour choisir leurs amants !

Je me mordis la lèvre avec un sourire plutôt amusé alors que le mentor tentait de se redresser malgré son entrave qui le maintenait dans les draps de soie. Derrière moi, je pouvais presque sentir le Haut-Juge tellement irréprochable se décomposer. Ma joie aurait été totale si seulement...

- Ne te dérange surtout pas Oliver, je viens juste reprendre quelque chose qui m'appartient et je m'en vais... dis-je en commençant à scruter du regard le sol feutré de la pièce, avant d'ajouter tandis que mon regard s'attarda en direction de la douche qui ruisselait toujours : J'espère que "celle-là" n'est pas mineure...

Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire en coin. Comprendrait-il où je voulais en venir, je n'en doutais pas et j'aurais sans doute savouré son expression désarçonnée si je n'avais pas une urgence capitale. Puis je me tournai vers Phileas, son air déboussolé finit par m'atteindre et j'eus pitié malgré ma propre angoisse de ne pouvoir remettre la main sur la gourmette de Crystal.

- Je vais faire vite M. Hampton... Je suis presque sûre... continuai-je en me mettant à quatre pattes pour mieux pouvoir regarder sur le sol et en dessous du lit, de n'avoir que pu le perdre ici...

Ma main passa sous le cadre massif du lit, celui-là même où il y a un peu plus d'une heure Dion passait ses mains sur ma peau moite en me murmurant combien j'étais désirable... Mais je me fichais de tout cela, il fallait juste que ma fille soit à nouveau avec moi. Après ma dignité, je m'interdisais qu'ils m'enlèvent tout ce qu'il me restait d'elle...

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♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Mar 6 Sep - 16:06




Soirée Sponsors




Le tir avait atteint la tête. Le soldat venait de tomber au sol, presque mort. Sans une hésitation, je tirais un deuxième coup pour l’achever. Il ne devait pas être capable de m’identifier ; jamais. Cet homme ne faisait au final que son devoir. Sans doute avait-il une femme, un frère, des parents … Peut-être même un enfant, vu son âge, mais ce genre d’idées s’effaçaient complétement lorsque j’étais en mission et même après. Lorsqu’on rejoignait les rebelles, on faisait un choix sur ce qu’on était capable ou non de faire, et j’en avais fait de pires. Il suffisait de s’en détacher. Immédiatement, je relevais mon arme et la pointai sur l’ingénieur.

« Un bruit et cette balle va droit dans ta tête. »

Je me rapprochai de lui, sortant la clef usb de mon caleçon et la déposant sur son bureau.

« On a peu de temps. Je suppose que tu sais te servir de cela puisque tu es un cerveau, mais laisse-moi te donner un petit aperçu. Rouquine, district 6, pas encore vingt ans. Si je ne reviens pas, il y a ordre de l’exécuter dans l’heure. Tu peux vérifier les photographies. »

Je reculai d’un pas et poussai doucement la porte du pied, aux aguets d’éventuels bruits de pas mais rien ne venait. J’avais quelques minutes à peine avant de devoir repartir. J’espérais qu’il puisse faire ce qu’on attendait de lui, sans quoi il ne passerait pas la nuit.

« Tu as un second dossier dessus. Il parait que tu es le seul à pouvoir les compléter. »

Je laissai l’ingénieur parcourir les données, en attendant un signe de sa part ou une parole, mais rien ne venait. Je perdais patience ; il fallait que cela se fasse vite, sans quoi je devrais partir sans les précieuses informations. Ma tête se tourna vers la porte, puis vers lui.

« Combien de temps ? Et je te déconseille d’essayer de jouer la montre, pour le bien de la petite. »

J’avais les yeux sur l’arrière de son crâne, mais toujours un œil sur l’écran. Bien sûr, je ne comprenais pas grand-chose à ce qui défilait, mais je gardais un œil alerte pour m’assurer qu’aucune autre fenêtre ne s’ouvre ; je ne voulais pas que le petit malin essaye d’utiliser cet outil pour avertir qui que ce soit. J’eu une vague pensée pour Oliver, espérant qu’il gère la situation de son côté et qu’aucun imprévu ne s’était présenté. Mais je ne pouvais pas perdre du temps à m’inquiéter de ce que faisait ou pas mon coéquipier, mon esprit devant se concentrer sur une seule et même tâche, en l’occurrence faire en sorte que l’ingénieur fasse le job.

Melvil achève le Pacificateur avec son silencieux.

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Jeu 22 Sep - 15:11


- A votre bon plaisir M. Hampton...
 murmura alors Sélène d'une façon parfaitement audible, en me saisissant par les pans de ma veste pour m’entraîner vers une chambre. Je me raidis, avant de réaliser qu'elle avait déjà du vivre cette situation des dizaines de fois, et que cette situation était sans doute infiniment plus douloureuse pour elle.

Je la laissais alors m'attirer vers la porte en sortant mon badge de ma poche.
Je regardais Sélène sans répondre. J'aurais voulu... Je ne savais pas au juste. M'excuser semblait tellement mesquin par rapport à tout ce qu'elle devait subir ! Lui parler, au moins, qu'elle sache que j'étais conscient des souffrances dont j'étais responsable ? Mais est ce que cela changerait quelque chose pour elle ? Non, cela ne ferait que me soulager moi...

Sans regarder, je plaquais mon badge et la porte s'ouvrit sans un bruit.

J'entrais dans la chambre et me figeais, complètement abasourdi.
Un mentor était déjà là, attaché au lit. Un mentor qui, je devais l'avouer, avait pour moi bien plus de charme...
Je détournais alors les yeux, ne voulant surtout pas profiter de la situation et ressembler aux autres capitoléens.

Sélène me tira d'embarras en s'exclamant, d'un ton moqueur :

- Ne te dérange surtout pas Oliver, je viens juste reprendre quelque chose qui m'appartient et je m'en vais... J'espère que "celle-là" n'est pas mineure...

Je ne savais plus trop où me mettre, et j'avais finis par fixer obstinément mes chaussures, priant pour que tout cela s'arrête au plus vide.
D'autant plus que j'avais une mission à remplir ce soir, et que je ne voulais pas échouer. Je sentais le papier avec les codes dans la poche intérieure de ma veste, et j'espérais pouvoir le remettre rapidement

- Je vais faire vite M. Hampton... Je suis presque sûre... enchaîna Sélène, qui se jeta par terre pour retrouver son bracelet.

Pour accélérer les choses, je m'avançais dans la chambre et regardais par terre pour voir si je ne voyais pas le bijou, en prenant grand soin de ne pas tourner les yeux vers le lit, enfin surtout vers son occupant...
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Soirée des sponsors   Dim 15 Jan - 0:06

Capitole - Sam Banks






Pendant une minute, Miss Whitelaw était restée plantée à la porte avec ses yeux de serpent qui suivaient les moindres faits et gestes de sa proie. Conscient de ses intentions hostiles, Sam pianotait rapidement sur son clavier dans l’espoir qu’elle le laisserait travailler ; et enfin, quand la porte se referma, il se permit un relâchement : un soupir profond le libéra du poids accablant sa poitrine.
L’ingénieur ferma ses paupières et laissa ses mains frotter ses yeux, masser ses tempes, remettre ses cheveux en place : en somme, lui permettre d’effacer les dix dernières heures infernales qui venaient de s’écouler, pour enfin passer à une tâche. Lui qui avait cherché dans les vingt premières années de sa vie une existence exaltante, où il pourrait vivre de science et de connaissance sans jamais se reposer, voilà qu’il regrettait ces années insouciantes.
A cette simple pensée, Sam se ressaisit et chercha la bouteille d’eau que sa Muette avait eu l’intelligence de placer dans son sac : il ne pouvait pas revenir en arrière, et y penser n’arrangerait rien. Bien au contraire. Il n’avait pas le droit de regretter le passé : ni de se souvenir, ni même de l’évoquer. Ces consignes avaient été claires et il se devait de les suivre à la lettre. Sans hésitation aucune. Si cette journée n’avait eu de cesse de renchérir en agacements et en mauvaises nouvelles, ce n’était qu’un concours de circonstances : une fois que l’ingénieur aurait réparé le programme qui posait si soucis à l’insupportable Pacificatrice, tout rentrerait enfin dans l’ordre.
Alors que Sam reposait la bouteille d’eau, la porte et laissa entrer un Pacificateur dans la pièce – sans aucun doute sur les ordres de Miss Whitelaw. Docile, le garde se plaça tout de suite à la position qui lui était indiquée, échappant ainsi au regard noir que lui lançait inconsciemment le surveillé. Puis l’ingénieur demeura absent quelques secondes devant son écran. Bon sang, pourquoi était-il incapable de se concentrer ?
L’ingénieur avait-il péniblement ressaisi son attention, puis commencé à rechercher le problème, que le Pacificateur eut l’ingénieuse idée de faire les cents pas dans la pièce. L’agacement de Sam s’avéra réelle.

« Vous êtes vraiment obligé de faire autant de bruit ? »

L’agent de l’ordre public l’ignora superbement et continua son trajet.
N’ayant pas particulièrement de choix, Sam se contraignit à retourner à son affaire. A force de violence disparurent d’abord les bruits de fête, puis le sentiment insupportable d’être surveillé par Miss Whitelaw, et enfin les pas du Pacificateur ; restait cependant ancré au fond de sa poitrine, sans fin, le poids de souvenirs qu’il se refusait à ressasser. De temps à autres, son attention passait de l’écran dématérialisé à sa tablette personnelle, pour retourner à l’ordinateur principal. Puis le temps s’effaça à son tour.
Quand un bruit inhabituel attira son attention, il leva la tête pour apercevoir que le Pacificateur ne marchait plus : il était allongé – non !, effondré sur le sol, et Sam surprit une balle fendre sa tête. Un malaise terrible gagna ses entrailles et ses yeux se braquèrent sur l’arme que l’on pointait sur sa tête.

« Un bruit et cette balle va droit dans ta tête. »

Le vide et le silence s’installèrent lourdement dans la pièce, accompagnant l’intrus armé, le cadavre encore chaud et l’ingénieur désemparé. Comme ordonné, celui-ci opta pour un mutisme parfait, qu’il maintint également lorsque l’autre homme sortit une clef USB de son caleçon pour le poser sur la table. Le contact résonna un instant dans le silence harassant du bureau. D’un coup d’œil bref, le destinataire quitta l’arme des yeux pour se porter vers la clef USB, puis revint à son vis-à-vis.
L’ingénieur peinait à retenir les frissons que provoquaient la course de sueurs froides le long de sa colonne vertébrale.

« On a peu de temps, déclara l’intrus. Je suppose que tu sais te servir de cela puisque tu es un cerveau, mais laisse-moi te donner un petit aperçu. Rouquine, district 6, pas encore vingt ans. Si je ne reviens pas, il y a ordre de l’exécuter dans l’heure. Tu peux vérifier les photographies. »

La bouche de Sam était tellement sèche qu’il était incapable d’avaler les informations que l’on venait de lui livrer. Rouquine, District Six, pas encore vingt ans… Sa main se tendit vers la clef USB posée sur le bureau et l’inséra dans le port qui lui était destiné.  Il ouvrit le dossier indiqué. Les photographies s’étalèrent sur son écran.
Ses paupières battirent plusieurs fois, comme pour rationnaliser l’objet de ces images, ou pour chasser la dure réalité. Mais rien ne bougeait : si Sam n’avait plus aucun contact avec cette personne, ces photographies lui rappelèrent une petite fille qui courrait sur le quai d’une gare, incapable de rattraper ce que le sort lui arrachait définitivement.
L’intrus le coupa dans sa contemplation.

« Tu as un second dossier dessus. Il parait que tu es le seul à pouvoir les compléter. »

Les sons revinrent et Sam considéra un instant l’autre homme debout à côté de la porte d’entrée. Il avisa la tablette à son côté, et hésita un instant à la saisir pour appeler la Pacificatrice Whitelaw. Mais les photos n’avaient pas quitté l’écran et, dans son geste, il les aperçut… Le doute s’installa alors et Sam retint sa main une seconde.
La seconde de trop : quand l’intrus se plaça derrière lui, il comprit que toute issue était condamnée.

« Combien de temps ? Et je te déconseille d’essayer de jouer la montre, pour le bien de la petite.
- Un instant… »

Le murmure traversa les lèvres de l’ingénieur. Après tout, avait-il le choix ? Pas face à cette personne entraînée et équipée. Il observa rapidement les photographies sur son écran puis ferma leur document en soufflant quelques mots :

« Par pitié, laissez-la tranquille. Elle n’a rien fait. »

Des mots complètement idiots mais qui apaisèrent le cœur de Sam, comme s’il avait essayé de protéger sa sœur ; ce qui, au vu de la situation, s’avérait totalement inutile et également aussi hypocrite puisqu’il la mettait en danger.
Il s’en retourna vers le second document. Des plans à n’en plus finir se livrèrent à lui : plus il avançait dans son étude et plus ses doutes se transformèrent en évidences : l’homme était un rebelle, et les informations dont Sam prenait peu à peu connaissance étaient de nature à lui coûter la vie dès que sa mission serait terminée.
Des sueurs froides ruisselèrent de sa nuque à ses reins. Il ne voulait pas mourir et pourtant, la mort était la seule conclusion à cette histoire. Peu importait la réaction de l’ingénieur : trouverait-il la réponse aux problèmes des rebelles que leur envoyé le ferait taire à jamais ; s’avérait-il totalement ignorant qu’il ne s’embêterait pas d’une personne inutile.
La solution s’offrit d’elle-même par l’examen plus détaillés documents : d’ici, dans une salle perdue au milieu du Capitole, il ne pouvait rien compléter du tout. Sam se raccrocha à cette lueur d’espoir comme un naufragé à la planche de son navire brisé :

« Ecoutez… Ce que je vais vous dire ne va pas vous plaire. »

Sa poitrine battait tellement qu’il dut s’y reprendre à plusieurs fois pour continuer sa phrase.

« Je ne peux rien faire ici avec les plans que vous m’avez fournis : il manque trop d’informations, par rapport à la situation géologique la caverne, à l’état de vos véhicules ou celui des voies. Ce ne sont que des exemples. Il faut que je m’y rende en personne. »

Epuisé, apeuré, accablé, Sam regarda pourtant son assaillant droit dans les yeux.

« Je trouverai la solution, mais il va falloir sacrifier un peu de votre précieux temps. A vous de prendre la décision. »
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EXPIATION - Soirée des sponsors

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