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 Le silence est brisé...

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MessageSujet: Le silence est brisé...   Jeu 10 Avr - 15:19




Le silence est brisé...


- Evénement dans les districts -




Une détonation retentit dans le district brisant le chant mélodique des oiseaux qui s’envolent en hâte, fuyant la menace encore invisible. Les habitants s’arrêtent un instant, puis reprennent leurs activités : nous sommes dans un district calme, habitué aux bruits secs des engins des entrepôts de grains et de l’abattoir. A cet instant, tout semble encore normal, personne ne pense que bientôt tout va changer… La professeur continue sa classe, l’éleveur essaye d’apaiser ses bêtes étrangement effrayées, le boulanger se remet à son fournil, la vétérinaire continue sa tournée…

Puis une épaisse fumée s’élève au-dessus du district. Le ciel s’assombrit. Une sirène retentit. Les pacificateurs sortent en masse de leur caserne, située près de l’hôtel de ville où ils semblent constater l’ampleur de la situation : sur la place du district, une banderole a été déployée sur l’hôtel de ville « Nous ne vous laisserons pas tuer nos enfants ! Mort à l’Expiation ! ».

Ils se divisent et commencent à chercher les coupables, armes à la main, tandis que la majorité filent vers les entrepôts. Déjà l’un d’eux revient avec un adolescent d’une quinzaine d’années qu’il jette contre les escaliers de l’hôtel en lui hurlant de dénoncer son complice…

A l’ouest de la ville, les entrepôts et l’abattoir sont en feu, les écuries des animaux destinés à être envoyés au Capitole également. Une odeur de brûlé s’immisce partout, mélange de l’odeur amère des grains d’avoine qui devaient servir à nourrir les bêtes et un parfum âcre que peu savent reconnaître comme étant celle de la chair dévorée par les flammes. Sur la façade, on peut lire « Révoltez-vous ! », « A bas le Capitole ! » écrit en lettres de sang… Quelques personnes sont massées devant les entrepôts, des ouvriers qui venaient prendre leur service pour la plupart, leur impuissance se mêle aux cris d’agonie des animaux parqués dans des structures métalliques à présent brûlantes. La panique est totale, certains essayent désespérément de fuir de la structure tandis que d’autres se relayent pour tenter d’éteindre les flammes avant qu’elles n’atteignent les demeures alentours mais c’est déjà trop tard pour certaines… Les Pacificateurs arrivent de plus en plus nombreux, deux de leurs collègues sont déjà morts, une balle dans le torse et la tête et leurs corps, pantins inarticulés, sont couchés au pied de la façade nord : là où le feu a pris.
Des rescapés commencent à s'amasser en périphérie, ce sont ceux qui ont eu de la chance d'être près de la sortie... Des Pacificateurs quadrillent le secteur et débusquent un à un les coupables dans la cohue générale. Un homme qui courait pour fuir s'est retrouvé arrêté dans sa course d'une balle en pleine poitrine. Les cris déchirants et la panique s'installe alors que le feu est peu à peu maîtrisé...




Où sont vos personnages et qu’ont-ils vu (un tirage au sort a déterminé ce que votre personnage sait) ?

Leanore Blacksand : Leanore faisait tranquillement sa tournée ce matin-là. Elle était dans un champ quand elle a entendu la première explosion. Non loin du lieu de l’incendie, elle a vu de suite la fumée s’élever dans le ciel et s’est précipitée sur place sans réfléchir plus avant. Là bas, des Pacificateurs quadrillaient déjà la zone et elle a dû clâmer qu’elle était vétérinaire pour qu’il la laisse passer alors que quelques bêtes étaient sorties de l’abattoir en hâte, très peu avaient pu être sauvées. Mais plus que des animaux, ce sont des personnes dont elle va devoir s’occuper : « les êtres humains c’est la même chose que les bêtes, non ? » lui a lancé un pacificateur…

Kathleen Lewis : Kathleen était chez elle quand les attaques ont eu lieu. Quelques minutes seulement après, un rebelle était à leur porte pour parler à son père qui n’était pas de retour au district. Apparemment, il en sait beaucoup sur l’explosion mais ne compte pas en parler à Kathleen, du moins pas avant d’être sûr qu’elle est de leur côté… Il est reparti dès qu’il a su que le père de Kathleen n’était pas présent. Que va-t-elle faire maintenant ?

Chloé P. Olympia : Chloé était avec ses parents à la boulangerie lorsque la première explosion s’est produite. Elle ne s’en est pas souciée avant que la fumée ne se voit au loin, à travers la vitrine de la boutique de ses parents. Après en avoir prévenu ses parents, elle est allée jusqu’à la place du district pour savoir ce qu’il se passait, c’est alors qu’elle a appris pour l’incendie en cours aux entrepôts. Un pacificateur l’a simplement renvoyée chez elle, clamant que le Capitole avait les coupables et avait protégé le district. Derrière lui, elle a aperçu un jeune qu’elle connaissait vaguement : un adolescent du district connu pour être simple d’esprit, pas débrouillard. Chloé a donc acquiescé et est rentrée chez elle comme si de rien n’était mais en sachant une chose : si quelqu’un avait allumé la mèche aux entrepôts, ce gamin n’y avait pas participé… Chloé va-t-elle rentrer chez elle ou chercher à comprendre ?

Allya K. Lagan : La belle professeur du district 10 était en classe quand la fumée a commencé à envahir le district. Elle s’est occupée de rassembler tous les enfants de l’école et de les mettre en sécurité pendant toute la durée de l’alerte. La directrice de l’école ayant toute confiance en elle, l’a envoyé chez les pacificateurs pour obtenir leur aide. Elle est en route pour le poste.

Ethan P. Underwood : Ethan était allé voir un autre éleveur ce matin-là, il se trouvait sur la place du district, déserte à cette heure-ci, quand il a été témoin d’une drôle de scène : deux Pacificateurs chargeait une caisse dans un de leurs véhicules, ce qui en soit n’a rien d’étonnant sauf quand elle s’est renversée… Là, il a pu apercevoir une partie d’une inscription « …roglycérine ». Sur le moment, il n’y a pas prêté attention mais après qu’aient eu lieu les explosions et l’incendie des entrepôts et de l’abattoir, cette observation lui est brutalement revenue en mémoire et il ne sait quoi penser… Que fera-t-il de cette information ?

Silver Adjoy : En visite au district 10, Silver venait pour livrer des grains à l’entrepôt qui a été incendié avec d’autres ouvriers de son district. Elle et deux de ces collègues ont échappé de justesse aux flammes, les autres n’ont pas réussi à sortir à temps. Néanmoins, elle a été brûlée au bras droit en frôlant une poutre en flammes alors qu’elle s’enfuyait (lancer de dés : -10 PV). A l’intérieur de l’entrepôt, elle n’avait rien remarqué d’étrange, si ce n’est que le gardien avait l’air plus nerveux que d’habitude : se pouvait-il qu’il s’attendait à quelque chose ? En attendant, Silver fait partie des rescapés attendant d’être examiné.




Hors RP : Vous pouvez poster à la suite, un prochain message du maître du jeu permettra de continuer l’événement, il sera posté d’ici trois à quatre jours.

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Jeu 10 Avr - 16:29

C'est une belle journée, les oiseaux chantent et le vent agite doucement les feuilles des arbres. Par un temps comme aujourd'hui, c'est un vrai plaisir de faire ma tournée. Je marche lentement dans un champ, inspirant l'ai qui embaume le foin sec, pour aller examiner un poulain né la semaine dernière. Je laisse mes mains caresser les herbes hautes, et souris en regardant les cabrioles du poulain. C'est une si belle journée...

Soudain, une énorme explosion déchire le silence. Le poulain court se réfugier dans les pattes de sa mère, tandis que je reste complètement abasourdie. Qu'est ce qui a pu causer ce bruit ? Un grand bruit sourd emplit l'atmosphère, sans que je puisse discerner de quoi il s'agit. Je reste plantée au milieu du champ, tous les sens en alertes, me demandant si rejoindre ou non le centre ville.
Puis, c'est une sirène qui se met à hurler, et je comprends que quelque chose de grave est en train de se passer. A ce moment précis, je vois une fumée noire s'élever lentement dans le ciel. Un bâtiment est en train de brûler, et le bruit sourd augmente d'intensité, je suis presque sûre d'entendre des hurlements.

Et puis soudain je ressens comme un coup de poing dans l'estomac, l'incendie ne peut venir que des entrepôts et de l'abattoir ! Les animaux destinés au Capitole ou à abattoir doivent être prisonniers des flammes !
Sans réfléchir, je pars alors alors en courant dans la direction de la fumée, réprimant un sanglot d'épouvante, pendant que je pense à toutes ces pauvres bêtes. Je dois aller la-bas pour voir si je peux en sauver certaines.

Sur le chemin, je croise Tim, le fils de l'éleveur. sans ralentir ma course je lui hurle :

- Tim ! File au cabinet vétérinaire et rapporte moi tous les bandages et les pots d'antiseptiques que tu pourras porter sur le lieu de l'incendie ! Dépêche toi !

J'arrive enfin sur le lieu de l'incendie, et c'est une scène de désolation qui s'offre à moi. Je me demande pendant un fraction de seconde ce qui a pu causer cette explosion, mais la vue de cauchemar qui s'offre à moi chasse rapidement cette idée de ma tête. Une vache couverte de suie passe en meuglant à côté de moi, des gens courent partout en criant, des flammes sont déjà en train de lécher plusieurs bâtiments. L'odeur est insupportable et je crains un moment de me trouver mal.
J'entend des meuglement de désespoir qui proviennent de l'abattoir. Des animaux sont encore coincés à l'intérieur ! Je me précipite alors, bousculant tous les gens sur mon passage. Les hurlements des bêtes prises au piège me perforent les tympans.
Soudain, un pacificateur me barre la route, m’empêchant d'avancer plus près.
Je tente de me défaire de son étreinte en hurlant :

- Mais je suis vétérinaire ! Laissez moi passer ! Je suis vétérinaire !

Le chef des pacificateurs s'approche alors de moi et me dit :

- Suivez-moi ! Il y a beaucoup de blessés dû à l'explosion et nous allons avoir besoin de vous !

Le pacificateur qui me retenait relâche alors son étreinte, mais c'est moi qui reste paralysée. Je bégaye en direction du chef des pacificateurs :

- Mais je suis vétérinaire ! Pas médecin !
-  les êtres humains c’est la même chose que les bêtes, non ? Allez, dépéchez vous ! dit il en m’entraînant par le bras.

Je le suis, l'air hagard. Je sais soigner des vaches, des chèvres, des chevaux. Mais des hommes ! Ce n'est pas mon domaine ! Je ne sais pas le faire ! Je voudrais pouvoir m'enfuir mais le pacificateur me tient d'une main de fer.

Il m'amène jusqu'à un endroit dégagé ou plusieurs blessés sont déjà étendus à même le sol. La plupart son horriblement brûlés et se tordent de douleur. Brusquement, je réalise que le Pacificateur a raison, les médecins ne seront pas assez nombreux pour soigner tous les blessés, et je peux les aider. Le Pacificateur doit voir le changement sur mon visage car il me laisse aller et repart aider ses collègues.

Je m'approche alors d'un premier ouvrier, atrocement brûlé, et m'agenouille près de lui. Il gémit sans discontinuer, et je me penche alors vers lui pour lui dire :

- Je vais vous aider, tout va bien aller, je vais vous aider...


Je sens mes mains qui tremblent un peu, alors je respire un grand coup, et je sors mon pot d'onguent de mon sac. Malgré le tumulte autour de moi, je vais le vide dans mon esprit, jusqu'à ne voir que le blessé juste devant moi. Le bruit, l'odeur de brûlé, les cris deviennent lointains et diffus. Lentement, par légères touches, je commence à appliquer mon onguent. Le blessé s'est évanoui, c'est plutôt une bonne chose pour lui je pense. Pour le moment, il ne souffre plus...

J'espère que Tim va rapidement arriver, car je vais avoir besoin de beaucoup de bandages...
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Sam 12 Avr - 16:17

Le silence est brisé...

_________________________________________________________

Les rayons du soleil, presque irréels, passent à travers les rideaux de lin de la salle de cours. Mes élèves sont tellement concentrés que pour la première fois depuis longtemps, on pouvait entendre une mouche voler dans la salle. Je souris rien qu'à cette image, alors qu'effectivement une mouche venant des entrepôts que l'on voit depuis les fenêtres me passe sous le nez. Assise à mon bureau, je goûte un repos bien mérité, alors que les enfants essayaient tant bien que mal de réussir un exercice sur l'insémination bovine. Je ne pense qu'à une chose : que la cloche sonne l'intercours afin que j'aille boire de l'eau, car ma gorge est tellement sèche que je n'étais même plus sûre de pouvoir tenir jusqu'à la fin de l'heure. Une fois n'était pas coutume, je vais peut-être rentrer chez moi avec une extinction de voix. 
Je parcours la salle du regard, faisant exprès d'ignorer qu'un des garçons cherche à copier sur sa voisine. Je n'allais pas être sévère alors que la Moisson approchait. Les pauvres, ils étaient déjà assez tendus pour que je leur mette une pression supplémentaire. 
L'une des filles demande une précision supplémentaire, et je répète une explication que j'avais déjà donnée quelques minutes plus tôt. 
Elle plonge le nez vers sa feuille après m'avoir remerciée. 
Je m'apprête à regarder ma montre une nouvelle fois alors qu'un coup de feu retentit. Sonore, bref, mais assez effrayant pour que tous mes élèves tournent la tête vers la fenêtre. 
Je lâche brusquement mes fiches. Je suis certaine que ce n'était pas un claquement d'une des machines de l'abattoir, pour les avoir entendues toute mon enfance. 
Non, ce bruit provient d'une arme à feu, comme celles qu'utilisent les Pacificateurs. 
Quelques instants après, une odeur de brulé envahit l'air. Je me lève lentement, essayant de garder mon calme, alors que les enfants se précipitent vers les fenêtres. Une sirène pareille à celle qui annonce le début de la Moisson vient de retentir, et une fumée noire s'élève dans le ciel. 
- Eloignez vous des fenêtres, tout de suite ! je crie. 
Ils s'exécutent et courent vers le mur d'en face. L'entrepôt juste à côté de l'école est en train de brûler, avec un bruit sourd. Des hurlements vrillent dans mes oreilles. 
Les filles plaquent leurs mains contre leurs oreilles, terrorisées. Les garçons, eux, me fixent. Si seulement un simple regard pouvait tuer, je serais déjà morte. Ils attendent de savoir si je vais réagir. 
Allya, Allya, calme toi, respire. Qu'est-ce qu'on fait quand un bâtiment brûle ? 
Ce ne sont pas des hurlements humains qu'on entend. Les bêtes de l'abattoir beuglent avec des voix sinistres, qui ressemblent au cris de mutations génétiques que les Juges envoient parfois dans l'arène.
Allya, calme toi. 
- Rassemblez vous dans le calme ! j'ordonne, en répétant les consignes de sécurité dans ma tête. 
On n'entend plus que le ronflement des flammes et les hurlements des bêtes. 
Je ferme les fenêtres à toute vitesse et je fais sortir les enfants de la salle. Ce sont eux que je dois  mettre en sécurité le plus vite possible, tant pis pour les animaux. 
Je les confie à la directrice. 
- Emmenez-les à l'Hôtel de Justice, je propose. Ils seront en sécurité là-bas, des maisons risquent d'être atteintes par les flammes. 
- Je m'en occupe, va chercher de l'aide ! me demande-t-elle. 
- D'accord. 
J'avise d'un seul coup les autres classes de l'école, et leur conseille de suivre Mlle Willis. 
Sans vérifier qu'ils la suivent tous, je cours dans la direction opposée des flammes, cherchant à m'en éloigner le plus possible. 
Déjà, la fumée me pique les yeux, assèche ma gorge encore plus. Eliott... Il doit être en plein service à cette heure ! 
Dès que je pense à lui, c'est l'illumination. Je cours comme une dératée en direction du poste des Pacificateurs quand l'un d'eux me barre la route.
- Que faites-vous ici, Mlle Lagan ? 
J'essaye de reprendre mon souffle, incapable de parler. 
- Vous venez donc de l'entrepôt ? 
Je le fusille du regard. 
- Je.. ne... suis pas.. rebelle ! je hurle. 
Il sourit. 
- Evidemment, Mlle Lagan... 




Dernière édition par Allya K. Lagan le Mer 14 Mai - 14:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Dim 13 Avr - 14:00


   
   
Finalement, le bar était sale et miteux, constata Ethan. Habitué à y chercher un verre quand il venait traiter affaires en ville, ce qui était le cas aujourd'hui, il trouvait un endroit animé et accueillant. Mais peut-être parce que l'on était en plein après-midi et que tout le monde travaillait, il n'y avait personne à part ce couple dans un coin et le propriétaire des lieux, avachi sur son comptoir, avait éteint la lumière, ce qui dressait un tableau sinistre et décrépi de la salle.
Ethan s'avança jusqu'au comptoir. Le propriétaire des lieux se réveilla en sursaut quand il entendit le claquement familier des bottes sur le sol. Il se morfondit en excuses devant l'éleveur qui eut un sourire rassurant et passa commande.

« Ne t'inquiète pas. Donne moi la même chose que d'habitude. »

Le barman acquiesça et se mit au travail tandis qu'Ethan s'assit sur l'un des tabourets et repensa à sa journée atypique. Elles l'étaient un peu toutes. Quel bonheur d'être éleveur.
Il était parti à cheval le matin même rendre visite à un éleveur de bovins qui l'avait contacté pour acheter un cheval et qui vivait de l'autre côté de la ville. L'homme souhaitait rassembler ses troupeaux éparpillés dans ses verts pâturages et Ethan avait accepté de lui vendre l'un de ses Paint Horse. L'échange avait été rapide et il était reparti sans traîner car il avait encore du travail à faire, Chase ne pouvant pas l'aider puisqu'il était à l'école.
Midi était passé quand il était arrivé sur la place centrale du District. Il y avait peu de monde mis à part les Pacificateurs qui préparaient l'endroit en vue de la Moisson. L'ancien Mentor avait naturellement pressé sa jument et tracé son chemin sans rien dire, peu désireux de penser aux Jeux qui allaient bientôt commencer. Il s'était même senti heureux de savoir que Chase n'y participerait pas cette année, trop jeune encore pour être lâché au milieu des loups.
Son regard errait au milieu des préparatifs quand il entendit le bruit d'une caisse chutant lourdement au sol. Ethan lança un coup d'œil rapide - et aussi rapide fut le mouvement des deux Pacificateurs qui remontèrent l'objet tombé et tentèrent malhabilement de dissimuler une inscription. Ethan rabattit son chapeau sur ses yeux et pressa Milady de ses jambes pour quitter le lieu le plus tôt possible. Il ne désirait pas être vu. Il avait réussi à lire la fin de l'inscription : «... roglycérine ». Ce nom bien barbare dans un District d'éleveurs lui était familier, faisant écho à un souvenir lointain qu'il n'arrivait pas à saisir. C'était troublant.

« Vous avez l'air bien soucieux, » lança le barman.

Ce dernier posa avec force le verre devant Ethan qui se rendit compte de ses sourcils froncés et de sa tête posée sur sa main. Il leva les yeux vers son vis-à-vis. L'homme était beaucoup plus jeune que lui et n'avait jamais cessé de le vouvoyer depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Peut-être était-ce parce qu'il l'avait un jour vu remporter les Jeux sur cette télé poussiéreuse, accrochée dans le coin de la pièce. Ou parce que l'éleveur était plutôt silencieux et toujours sobre lors de ses visites, au contraire de beaucoup de ceux qui venaient ici. Pas tous bien sûr. La vie au District Dix était dehors, au milieu des bêtes, et les gens ne ressentaient pas le besoin de se noyer dans l'alcool, chose étonnante dans l'un des coins les plus pauvres de Panem : les qualités du grand air et du contact animal, sûrement.
Ethan porta les lèvres à son verre et but une petite gorgée. Le peu d'alcool présent la rendait désaltérante.

« Rien de particulier, répondit-il. Ton bar est plutôt vide.
- Oui, répondit le jeune homme en passant la serpillère sur le comptoir. Il faut dire que c'est pas encore l'heure, les premiers clients arriveront dans deux heures. »

Ethan allait acquiescer mais son verre lui glissa des mains et une explosion retentit.
Il aurait bien été incapable de dire ce qui se passa en premier. Le verre, l'explosion ? Un cri retentit dans la salle et Ethan jeta un regard circulaire : la jeune femme sanglotait dans les bras de son amant. Elle avait dû avoir peur. L'explosion avait tout de même était violente et pas commune bien qu'elle se soit produite bien plus loin à l'ouest de la ville.
Il se leva, prêt à dire à quelque chose au barman, quand le silence qui s'était installé laissa entendre des coups de feu et des cris. Il se passait quelque chose, là bas. Ethan sortit précipitamment.
Milady était paniquée. La jument devait entendre ces bruits effrayants qu'elle ne comprenait et tirait sur ses rênes attachées à un poteau. Il fallut à Ethan cinq bonnes minutes pour la calmer au milieu de doux murmures et d'apaisantes caresses, cinq minutes où il sentit l'urgence de rentrer. Et soudain, il se rappela que Chase était en classe. A l'école. A côté de cette terrible fumée noire qui montait cacher le soleil.
Milady calmée, il grimpa sur son dos et partit droit vers l'ouest. Entre les maisons et les ruelles, il vit des gens courir, des jeunes enfants crier et la ville entière emprisonnée par la panique. Il manqua deux ou trois fois d'écraser des gens et devait inspirer profondément pour garder son sang froid, pour faire fuir la panique. Cela ne servait à rien de s'énerver.
Il ne put aller plus loin. Un barrage de Pacificateurs empêchait l'accès au quartier accidenté de la ville.
Ethan mit pied à terre et s'avança vers eux en gardant dans sa main ferme les rênes. Ceux qui ne les avaient jamais vus regardèrent avec une expression étrange la jument paniquée et l'allure de cowboy de ses vêtements. Ils ne reconnurent pas l'ancien Mentor qui apparaissait toujours bien propre avant, mais lui n'en avait rien à faire.

« Que se passe-t-il ? les pressa-t-il.
- Une explosion. Les abattoirs et les entrepôts sont en feu.
- Et l'école... et l'école qui est à côté ?
- Les Pacificateurs viennent d'être prévenus par l'une des maîtresses. Les enfants vont bien et vont être mis en sécurité. »

Ethan poussa un soupir soulagé et leur tourna le dos. Il était temps de réfléchir. Allait-il partir maintenant et laisser tout cela derrière lui alors qu'il pouvait être utile ? Ce n'était pas possible. Mais mettre le pied au milieu de ces détonations importantes... de toutes façons, les Pacificateurs ne le laisseraient sûrement pas passer.
Tant pis. Au diable les Pacificateurs. Ethan se retourna prêt à forcer le passage quand il saisit une bribe de leur conversation.

« On dit que les rebelles ont utilisé de la nitroglycérine. »

Et tout s'éclaira. La bribe de mot qu'il avait lue sur la caisse et qu'il n'avait pas compris, c'était de la nitroglycérine. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ait pas fait le rapprochement : la seule fois où il en avait vue, c'était lors d'une des éditions des Hunger Games où ils en avaient équipé l'un des Tributs. Cela avait fait « boum ! ». Comme aujourd'hui.
Seulement, ce n'était pas des rebelles qui avaient transporté ce produit dangereux. Ca avaient été des Pacificateurs. Ethan était sûr d'avoir vu ces hommes en blanc ce matin et tout concordait : leur attitude nerveuse, la précipitation avec laquelle ils avaient cherché à masquer l'inscription, leur regard suspicieux en sa direction. Peut-être avaient-ils pensé à le tuer pour qu'il n'y ait aucun témoin.

« Ecoutez, messieurs... », commença Ethan.

Et il s'arrêta là, incapable de terminer sa phrase. Prudence parla : comment réagiraient des Pacificateurs face à un homme qui protégerait des rebelles et dénoncerait des hommes du Capitole ? Qu'est-ce qui les retiendrait de l'accuser pour complicité parce qu'il avait eu vent de cette nitroglycérine ? Durant son mentorat, il n'avait jamais manifesté une démonstration d'affection pour la capitale et ses institutions et pour cause, il les haïssait. Il avait malheureusement un gamin et une ferme à gérer : à son âge et seul, il ne pouvait crier la vérité. Ce n'était pas un rebelle. Ce n'était pas un pion du Capitole, ni même un simple habitant. C'était un peu des trois. Il n'était donc rien.

« Qu'y a-t-il ? lança l'un d'eux d'un ton agacé.
- Laissez moi passer. Mon gamin est à l'intérieur et je peux aider, » répondit Ethan.

Peut-être que quelqu'un pourrait l'entendre là dedans, pourrait avoir quelque chose à faire de cette information. Qui donc avait déjà été emmené ou fusillé innocemment pour porter le chapeau ? Ethan ne savait pas à qui ces deux Pacificateurs, ou même ceux qui se tenaient devant, obéissaient.
Il se tint droit et menaçant devant les forces de l'ordre. Une chose était devenue claire dans sa tête : il franchirait cette barrière pour apporter son aide. Et chercher qui pourrait lui en donner.

   

   



   


Désolée pour la longueur :(

_________________
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Le vaste monde vous entoure de tous côtés ; vous pouvez vous enclore, mais vous ne pouvez éternellement le tenir en dehors de vos clôtures.
by lizzou.


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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Lun 14 Avr - 18:55






Le silence est brisé

La journée était splendide, pas un seul nuage ne couvrait l'horizon. Allongée dans l'herbe je jouais avec Gaby pendant toute la matinée, sans me préoccuper de mes taches quotidienne. Mon frère avait repris un peu la relève depuis que mon père été passé, quelques jours auparavant.

Lorsqu'il repart en mission, j'ai toujours peur qu'il ne rentre pas, qu'il se fasse abattre ou qu'il devienne muet au Capitole. Le plus difficile est pour moi. A part, Léanore, peu de personne me portent compagnie. Anna, la petite amie de mon frère est assise sur les marches de la maison et elle fixe le ciel azur, comme hypnotisée. Peu à peu, j'ai appris à la considérer comme une soeur, mais les débuts avait été rudes, rythmé par de nombreuses disputes.

Je décide de rentrer à l'intérieur pour me désaltérer. J'ai la gorge sèche et la peau tachetée de coups de soleil. A peine ai-je ouvert le robinet pour boire l'eau qu'une explosion retentit. Au début j'ai cru que c'était encore une machine qui avait rendu l'âme. Ce n'est que lorsque Anna rentra, affolée, les yeux grands ouverts que je comprit qu'une chose n'était pas habituelle. Je sortit avec hâte dehors, afin de savoir se qui se passait. Un immense nuage de fumée couvrait une partie du ciel et des cris, bien que lointains, semblait bien étrange.Un homme d'une trentaine d'année courrait en direction de la maison. Il semblait stressé et recherchait de l'aide.

-Kathleen, où es Samuel?

-Papa est reparti il y a quelques jour pourquoi ? Et puis c'est quoi cette explosion ?

-Pour rien, pour rien. Il n'y a pas moyen de contacter Samuel ?

-Pas de ma connaissance. Mais dit moi ce qui s'est passé.

-Désolé, je n'ai pas de temps à perdre Kathleen. A une prochaine fois peu être

Il repartit en courant sans même se retourner. Ma curiosité était piquée à vif. Serai-ce une attaque rebelle ?  Je ne pourrai en avoir le coeur net qu'en suivant ce rebelle. Je me précipitait à l'intérieur, pris mon livre caché sous le canapé et partit rejoindre le rebelle. Mais a peine était-je arrivée au centre de la ville que j'avait perdu sa trace

En cherchant le rebelle dans les rues alentours je tombe sur deux pacificateur qui remonte vers le centre encadrant un jeune homme un peu plus jeune que moi. L'un des deux pacificateur se tourne vers moi et son regard me fait froid dans le dos. Je me retourne pour lui faire face et il me demande, avec empressement, quelque peu énervé par la situation.

-Que faite vous ici mademoiselle ? Rentrez chez vous!

-Je cherche ma prof, c'est une vétérinaire, Mlle Blacksand. L'avez vous vu ?

Le pacificateur tourne la tête vers son collègue qui lui dit non de la tête.

-Non. Maintenant rentrez chez vous.

Je file au bout de la rue, accompagnée de Gaby, puis je remonte vers les entrepôts, d'où la fumée s'en échappe, mais malheureusement celle-ci es entourée par les pacificateurs. J'allais faire demi tour lorsque, un bruit de coup de feu retentit. Je me retourna vivement et vit une jeune femme à peine plus âgée que moi s'écrouler au sol avec lourdeur. Mon instinct me poussa à partir en direction de la forêt sans me retourner. Mais arrivée face à la barrière, un son inhabituel m'interpella, la grille était allumée. Aucun moyen de s'enfuir. Prisonnière. Essoufflée et troublée , je me laissa glisser au sol pour reprendre mon souffle. J'ai l'impression de me retrouver en plein cauchemar.

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart




Dernière édition par Kathleen Lewis le Mar 1 Juil - 12:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mar 13 Mai - 20:08

Des hurlements, des cris, des pleurs. De la fumée, des flammes, du sang. Une odeur lourde qui brûle les poumons.
Je ne sais pas depuis combien de temps déjà je suis agenouillée auprès des blessés, à tenter de soulager leur souffrance, au moins pour un moment. Je racle mon pot d'onguent, mais le pot est désespérément vide. J'espère que Tim va bientôt revenir avec tout ce qu'il aura pu trouver au cabinet vétérinaire, car il reste encore beaucoup de blessés à soigner...

Les médecins et infirmiers du district ont à peine réagi quand ils m'ont vu au milieu des blessés. Toute aide est la bienvenue en ce moment, alors ils ne font pas les difficiles. J'ai également entraperçu trois autres vétérinaires qui se venus se joindre à nous. Mais nous sommes encore si peu nombreux... beaucoup d'hommes vont mourir fautes de soins prodigués à temps. J'en pleurerais si j'en avais le temps. Je ne sais pas qui a fait ça, mais rien, rien ne peut justifier un tel acte de barbarie.

Je termine de bander le bras d'un grand brûlé, dont la peau est partie en lambeaux entre mes doigts. Je sens comme un arrière goût de bile dans ma bouche, et j'essaie de ne pas succomber à la nausée.
Relevant la tête pour m'éponger le front avec ma manche, j'aperçois Tim qui court, les bras chargés de bandages, escorté d'un pacificateur. Et soudain, je réalise qu'il y a encore quelqu'un qui pourrait sauver des vies ici.

Pendant que Tim dépose tout son chargement devant moi, je lui demande, en parlant fort pour que le pacificateur m'entende :

- Tim, il faut que tu trouves Kathleen Lewis, c'est mon apprentie et elle aussi pourra soigner des blessés ! Trouve-là et dis lui de venir le plus vite possible ! Chaque minute compte !

Tim file en courant, et je vois le pacificateur qui hoche la tête dans ma direction, il laissera passer Kathleen.

Un peu soulagée, je récupère un pot d'onguent neuf et des bandages, puis me dirige vers le blessé suivant...
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Jeu 15 Mai - 18:06






Le silence est brisé

une gamine ! On aurait dit une pitoyable gamine, assise dans la terre, la tête dressée vers le ciel, le souffle court, le visage ruisselant de larmes. J'étais stressée, mon corps tremblait, frissonnais à chaque goulée d'air. J'avais peur, j'étais terrifiée, et la terreur qui m’emplissait m’empêchait de respirer convenablement et de penser à quoique se soit. Je ne pouvais pas fuir dans cette forêt luxuriante qui me tendait les bras, je ne trouvais personne qui pouvais m'aider à comprendre se qu'il se passe. Mais il y avait sûrement les rebelles derrière tout ce raffut, j'en était sûre.

Des bruits de pas se firent entendre et je me retournait vivement afin de voir qui s’approchait.  Un jeune homme, le fils d'un fermier que je connaissait rapidement de vue. Je reculais, apeurée comme un animal. Les mains contre le sol dur et chaud, parsementé de cailloux. Je voulais qu'on me laisse tranquille, qu'importe qui ils étaient. De toute façon qui pouvais bien se préoccuper de moi dans un moment pareil ?  J'allais me relever pour fuir mais il m'attrapa le bras fermement.

-Arrête de t'enfuir, Léanore à besoin de toi à l'entrepôt !

Léanore ! Ce simple prénom avait réussi à éveiller mes sens et à reprendre peu à peu ma raison. Ce simple prénom avait réussi à me réveiller, me sortir de ma terreur. Mais vu tout les pacificateurs qui grouillait dans le coin, je ne pourrai sûrement pas la rejoindre. Ma crainte à du se lire sur mon visage car il m'a regarder sévèrement avant de lâcher mon bras, qui en devenait douloureux.

-Les Pacificateurs te laisserons passer, maintenant dépêche-toi d'aller la rejoindre, chaque minute compte !

Je ne sais pas si c'est l'envie de partir loin de lui où le fait que Léa ai besoin de moi qui m'a motiver à la rejoindre, mais rapidement j'ai rejoins l'entrepôt, prise d'une soudaine adrénaline. Un pacificateur m'a reconnu et m'a laisser passer. J'ai tout de suite repérée mon amie et je me suis précipitée à ses côtés, elle à tourné la tête vers moi, et je me suis mise au travail.

L'atmosphère était insupportable, entre l'odeur de la fumée et du sang, la chaleur du bâtiment, les pleurs et les hurlements, j'ai cru que ma tête allait exploser et que mon adrénaline allait baisser, mais il s'est passer complètement le contraire. Je restait calme, parlait d'une voix douce, tentant d’apporter tant bien que mal un peu de calme. Mais quelque chose clochait, je regardais vivement Léa et vit des flammes non loin derrière, et je perdit mon calme. J'étais dans un endroit fermé, ce qui n'était déjà pas l’apothéose et en plus des flammes menaçais l'entrepôt de s’effondrer. Mon coeur bondis dans ma poitrine et je me leva et rejoignis mon amie.

-Il faut faire évacuer le bâtiment ! Comment se fait-il que vous n'avez pas encore commencé ?!
M'écriais-je, un poils affolée quand à la situation. L’entrepôt va finir par s’effondrer !  


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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Jeu 29 Mai - 21:59


Décidément, Ethan passait un mauvais moment. Les Pacificateurs semblaient obstinés à avoir un peu de contrôle en cette folle journée et c'était sur lui que ça tombait : ils refusaient de le laisser passer, et le jeu était à savoir qui serait le plus obstiné. Et puis, l'éleveur mentionna qu'il pouvait aider, et cela sema d'autant plus le trouble qu'un homme vint donner des nouvelles effrayantes. L'entrepôt menaçait de s'effondrer, les bêtes affolées devenaient dangereuses et il y avait eu des morts. Dont des Pacificateurs. C'était la panique totale là bas.
Ethan vit là sa dernière chance d'entrer et, rassemblant tout son sang froid, il insista :

« Je peux vraiment vous aider. J'ai déjà affronté de dures situations. »

Celui des Pacificateurs que l'éleveur identifia comme étant le chef de la bande releva sa visière. Il vit un regard bleu mais surtout, une peau d'une blancheur incroyable. Cet homme n'était pas du District. Cet homme ne le connaissait pas.
Cet homme acquiesça lentement pour donner son autorisation de passage.

« Combien de temps pour rejoindre le centre ville ? s'empressa Ethan.
- Dix minutes. »

Comment aurait-il pu exprimer cette gratitude qui montait dans sa poitrine ? L'éleveur hocha la tête à son tour puis siffla pour que sa jument le rejoigne, en espérant fort qu'elle n'était pas repartie. Dix minutes, c'était beaucoup trop long, le temps manquait et l'urgence pressait. Il fallait qu'il y arrive au plus vite et sa meilleure solution c'était Milady, quitte à la fatiguer. Quand elle le rejoignit, tendue et excitée par l'atmosphère électrique qui pesait sur le District, quand il mit pied à l'étrier et sauta légèrement sur son dos, il se sentit enfin prêt.
Là dessus, sans un mot, il partit.
Galopant droit vers la fumée noire montante, Ethan doublait des hommes et des femmes paniqués, certains blessés, d'autres seulement effrayés... Et lui gardait la tête froide, concentré sur le seul objectif d'aller à l'abattoir. En trois minutes, il arriva sur place et fut pris de doute et d'horreur.
Du rouge, du orange, du noir. Partout. L'abattoir se dressait du mieux qu'il pouvait devant Ethan et offrait un spectacle auquel il ne pouvait finalement s'y préparer, pris dans les flammes dorées et dans l'épaisse fumée. Au dessus de la porte, une banderole et ses lettres rouges souhaitant la mort du Capitole. Devant la façade, les décombres du toit effondré s'amassent, et des dizaines de Pacificateurs, d'habitants, de blessés acheminés vers une infirmerie située plus loin. Et aux pieds de la jument, on débarrassait les deux corps des Pacificateurs, on voyait très bien les balles...
Ethan sentit le doute creuser plus profond son sang froid et la certitude que les deux Pacificateurs appartenaient bien au Capitole. Et si c'était des rebelles ? Si, pour une fois, le massacre n'était pas dû au Capitole mais à ceux qui œuvraient pour s'en libérer ? Si les deux Pacificateurs qui avaient chargé les caisses de nitroglycérine semblaient nerveux qu'on ne les démasque ? La banderole de protestation, la détresse de la dizaine de Pacificateurs qui tentaient d'aider du mieux étaient des signes tellement clairs que l'éleveur ne savait plus où en donner de la tête.
Le temps n'était néanmoins pas à la réflexion et il pressa à sa jument d'avancer.
Milady recula. Tout à ses pensées, Ethan ne s'était pas rendu compte de la détresse de sa jument. Lui, homme de cheval, l'avait oubliée à l'instant où elle avait besoin d'un peu de courage. A voir les flammes et à entendre les cris de détresse des animaux, elle tremblait, comme poussée à l'extrême de son courage. Elle ne pouvait faire un pas de plus et semblait même sur le point de faire demi-tour. Le cavalier mit pied à terre et coinça la rêne dans l'étrier juste avant que la frayeur n'ait raison de la paralysie de l'animal et la fit fuir cette horrible scène.
Ethan la regarda silencieusement faire, disparaître à l'angle de la rue, et reprit son sang froid. Il se détourna vers l'un des Pacificateurs qui s'occupaient de gérer la crise et l'arrêta d'une main à l'épaule.

« Dites moi où je peux me rendre utile. »

L'homme en blanc lui indiqua l'entrepôt qui prenait feu et dans lequel s'élevaient les cris des gens prisonniers à l'intérieur. Les hommes au loin le reconnurent, soulagé qu'on vienne les aider. Ethan se précipita vers eux puis buta sur le corps d'un homme. Un habitant du District, sans sentiment patriotique ni rebelle, abattu d'une balle.







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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mer 4 Juin - 15:02

Le silence est brisé...

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Je suis là, assise sur mon banc, à attendre. Attendre alors que là-bas, c'est le chaos total. Attendre parce que je n'ai que ça à faire. Parce que je suis impuissante. Parce que je le serais toujours. Parce que je le suis et que je le reste.
Même ici, devant l'Hôtel de Justice, le calme n'est que très relatif. On entend tout. Le craquement des flammes, les tôles métalliques qui s'effondrent. Les hurlements d'agonie des bêtes. Les hommes qui s'affrontent comme des animaux.
On n'est pas si loin que ça de l'entrepôt, aussi j'entends des mots, lointains, ou proches, tous des hurlements, horribles, qui...
Et je me lève. Moi, rester là à rien faire, sans bouger, comme une idiote alors qu'il y a des gens qui meurent ? Et pourquoi je n'y retournerais pas, dans l'entrepôt ? C'est là qu'est ma place, non ?
Je fais partie du District. Et c'est pour ça que je fusille le Pacificateur de garde devant le poste qui me regarde comme si j'étais son prochain repas.

- Vous êtes tous des incapables. Des égoïstes.
Aucun mouvement de sa part. Je pourrais continuer à l'insulter mais je n'en ai ni l'envie, ni le temps. Et cela ne servirait à rien.
- Mais c'est ça, prenez votre temps ! Pendant ce temps des innocents du District meurent carbonisés ! C'est ça que vous voulez, hein ? Qu'il n'y ait plus personne ici ? Ca lui ferait une belle jambe, à la présidente, si on n'avait plus de tribut du Dix !

Il hoche la tête, fait mine de rentrer dans la caserne, se retourne.

- C'est vous, la fiancée de Barnett, non ?

- Oui, je réponds en croisant les bras, un petit sourire victorieux sur le visage.  

Sans attendre qu'il réponde quoi que ce soit, je pars en courant vers l'entrepôt. Qu'ils viennent, qu'ils restent cloîtrés dans leur poste comme des lâches, je m'en fiche.
Et je cours.
A chaque embranchement, à chaque mètre parcouru, l'odeur de brûlé se fait de plus en plus forte. Assommante. Envahissante. Etouffante.
C'est l'horreur, ici.
Et je cours comme une dératée. J'avise la vétérinaire Blacksand, qui appelle au secours.
Je la rejoins.


- Qu'est-ce que je peux faire ? je demande d'une voix pressante. Dites moi, je veux aider. Les Pacificateurs ne feront rien de toute façon.  

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mer 4 Juin - 16:06

La fumée de plus en plus épaisse me prend à la gorge et me brûle les yeux.  Je résiste à l'envie de me frotter les yeux, car mes mains sont couvertes de poussière et de sang.
Soudain, du coin de l’œil, je vois Kathleen qui court vers moi et je ne peux retenir un sourire et un sourire de soulagement. Son aide va m'être précieuse !
Sans un mot, elle s’installe à coté de moi et commence à nettoyer les blessures du blessé dont je m'occupe, pendant que j'applique de l'onguent une fois les blessures propres.
Nous travaillons bien plus vite à deux, mais je vois que mes réserves de bandages et d'onguent s'épuisent de nouveau.
Et j'ai tellement soif...

Nous nous séparons avec Kathleen pour nous occuper de blessés plus légers. Ell est parfaitement capable de se débrouiller seule, même si je reste à portée en cas de besoin.

Soudain, je vois du coin de l’œil que Kathleen s'est redressée et je la regarde, curieuse de voir ce qui l'a distraite. De grandes flammes lèchent le mur de l'entrepôt et Kathleen se met à crier :

- Il faut faire évacuer le bâtiment ! Comment se fait-il que vous n'avez pas encore commencé ?! L’entrepôt va finir par s’effondrer !

Sa voix complètement affolée me fait soudainement réaliser que nous somme en grave danger. Si l'entrepôt s’effondre, nous allons tous être pris au piège dans les décombres...
Je me lève alors d'un bond, saisie moi aussi de panique et crie à mon tour  :

- On a besoin d'aide pour évacuer les blessés !

Je me précipite alors vers la sortie en hurlant :

- Au secours, nous avons besoin d'aide pour sortir les blessés !

J'essaye de distinguer quelques chose au milieu de la fumée qui me fait pleurer. Non loin de la porte de l'entrepôt, j'entraperçois une masse que j'identifie avec effroi comme étant le cadavre d'un homme. Un homme arrive en courant et trébuche alors sur le corps.
Sans chercher à savoir de qui il s'agit, je l'appelle, d'un ton implorant :

- S'il vous plait ! Aidez nous ! ...
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mer 11 Juin - 11:38

Le silence est brisé...

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Je suis là, assise sur mon banc, à attendre. Attendre alors que là-bas, c'est le chaos total. Attendre parce que je n'ai que ça à faire. Parce que je suis impuissante. Parce que je le serais toujours. Parce que je le suis et que je le reste.
Même ici, devant l'Hôtel de Justice, le calme n'est que très relatif. On entend tout. Le craquement des flammes, les tôles métalliques qui s'effondrent. Les hurlements d'agonie des bêtes. Les hommes qui s'affrontent comme des animaux.
On n'est pas si loin que ça de l'entrepôt, aussi j'entends des mots, lointains, ou proches, tous des hurlements, horribles, qui...
Et je me lève. Moi, rester là à rien faire, sans bouger, comme une idiote alors qu'il y a des gens qui meurent ? Et pourquoi je n'y retournerais pas, dans l'entrepôt ? C'est là qu'est ma place, non ?
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- Vous êtes tous des incapables. Des égoïstes.
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- Mais c'est ça, prenez votre temps ! Pendant ce temps des innocents du District meurent carbonisés ! C'est ça que vous voulez, hein ? Qu'il n'y ait plus personne ici ? Ca lui ferait une belle jambe, à la présidente, si on n'avait plus de tribut du Dix !

Il hoche la tête, fait mine de rentrer dans la caserne, se retourne.

- C'est vous, la fiancée de Barnett, non ?

- Oui, je réponds en croisant les bras, un petit sourire victorieux sur le visage.  

Sans attendre qu'il réponde quoi que ce soit, je pars en courant vers l'entrepôt. Qu'ils viennent, qu'ils restent cloîtrés dans leur poste comme des lâches, je m'en fiche.
Et je cours.
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C'est l'horreur, ici.
Et je cours comme une dératée. J'avise la vétérinaire Blacksand, qui appelle au secours.
Je la rejoins.


- Qu'est-ce que je peux faire ? je demande d'une voix pressante. Dites moi, je veux aider. Les Pacificateurs ne feront rien de toute façon.  

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mer 11 Juin - 13:37

Avant que l'homme que j'appellais puisse me répondre, j'entend une voix féminine juste à coté de moi :

- Qu'est-ce que je peux faire ? Dites moi, je veux aider. Les Pacificateurs ne feront rien de toute façon.

je me retourne surprise, et tombe nez à nez avec Allya Lagan, mon ancienne institutrice. j'ai été son élève durant les dernières années où je suis allée à l'école, et j'aimais la façon dont elle enseignait.
Elle m'a aussi aidé après la mort de mon frère et d'Anaël. Voir ses élèves mourir doit être une expérience vraiment traumatisante, et je n'ose imaginer comment je réagirais si Kathleen était tirée lors de la moisson...
Je ne l'ai pas revu depuis un moment, mais je suis soulagée de la voir. Je suis sûre qu'elle va pouvoir nous aider.

- Madame Lagan, je suis tellement contente que vous soyez là ! Il faut évacuer les blessés vers un endroit sécurisé le plus rapidement possible ! Vous avez une idée de comment faire ?

A ce moment précis, une pluie de cendres nous enveloppe pendant un moment, portée par le vent. Je tousse, les mains contre mon visage, pour essayer de reprendre mon souffle. Les flammes se rapprochent, je commence à sentir leur chaleur qui nous encercle.
Quoi que nous fassions, il va falloir que nous agissions vite.

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mer 11 Juin - 21:30

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« S'il vous plaît ! Aidez nous !... »

Un appel résonna au loin et tira Ethan de sa contemplation. Ses yeux croisèrent Leanore et il la reconnut, elle qui avait tant de fois soigné ses chevaux. Celle-ci tourna cependant la tête sur le côté et fut tout autant surprise que lui d'entendre une voix féminine répondre :

« Qu'est-ce que je peux faire ? Dites moi, je veux aider. Les Pacificateurs ne feront rien de toute façon. »

Ethan vit là Allya, qui accourait pour aider du mieux qu'elle le pouvait. Je me permettrai de décrire ce qui ne dura qu'un quart de seconde dans son esprit, temps infime dans l'urgence pressante. Car les deux femmes qui s'étaient rapprochées n'avaient pas poussé de cri d'horreur ou de terreur; non, elles semblaient même vouloir prendre les choses en main.
Effectivement, Ethan eut tout le loisir d'admirer l'entrepôt dépassé par les flammes derrière elles. Et d'entendre encore ces hommes et ces femmes blessés, coincés à l'intérieur, appelant tout le secours possible. Les Pacificateurs hésitaient eux aussi, debout devant la grande porte ouverte, mis à part la pincée qui faisait des allers et retours livré à eux-mêmes.
Ethan enjamba alors le corps à ses pieds et rejoignit les deux femmes. Cela lui permit de voir, entre les bras désespérés d'un blessé, des flammes de plus en plus proche. Leanore murmura qu'elle ne savait pas comment faire. Oui, le temps manquait, et l'éleveur sentit soudain le changement opérer en lui; si ces derniers jours, il avait eu la tendance à s'apitoyer sur son sort, son corps entier se vida de toute émotion et se fixa lors sur un but unique. Sauver ces gens.
D'éleveur de chevaux et père de famille, l'homme redevint Mentor et, surtout, Vainqueur des Jeux. Insensible, vidé de toute réflexion et fixé sur l'action d'agir.
Ethan arriva au niveau des deux femmes et les pressa.

« On a pas le temps, l'entrepôt menace de s'effondrer à tout instant ! Nous devons rapatrier le plus de blessés du fond de l'entrepôt vers l'entrée, pour que d'autres puissent les amener en un lieu plus sûr. »

Sans même attendre qu'elles répondent, l'éleveur courut. Arrivé à l'entrée de l'entrepôt, il expliqua rapidement ce qu'il comptait faire aux Pacificateurs, leur demandant en plus d'évacuer les blessés des premiers rangs, et les plus peureux d'entre eux s'estimèrent heureux d'agir sans avoir à se jeter tête la première dans les flammes, ce qu'Ethan fit non sans être tailladé par une question.
N'y avait-il donc aucun chef Pacificateur présent pour aider au sauvetage des habitants du District ? Etait-ce à eux de le faire ?
/modif/D'un regard rapide, il constata l'aide présente. Il vit une jeune femme, qui était Kathleen Lewis, fille d'un éleveur de bovins connue, agenouillée à côté d'un corps. Elle tentait tant bien que mal de recouvrir son visage, de garder un quelconque calme, mais le linge ne cessait de glisser de ses mains. L'ancien Mentor hésita un instant, savoir s'il allait aider cette jeune fille, mais il se rappela avoir vaguement entendu qu'elle était la protégée de Leanore et celle-ci était sûrement en train d'accourir à son chevet./modif/
Ethan partit droit vers le fond de l'entrepôt et constata que le feu n'était qu'à quelques mètres et avait déjà bien gagné le plafond. Bien trop même. A l'instant où il atteignit la cinquième rangée de blessés en partant de la fin, il y eut un bruit assourdissant qui sonnait comme la fin du monde. Il leva rapidement la tête et s'immobilisa.
Le toit déjà léché par les flammes s'effondrait.
Ethan poussa un cri. Il sentit la présence de deux personnes à côté de lui. Il saisit leurs mains et les tira très violemment en arrière, faisant lui-même un bond immense. Les décombres et le bois en feu épargna les rangées juste devant lui, mais les quatre autres furent soudain ensevelies. On entendit le dernier de leur cri, poussé par tous ces morts d'une même voix. Et soudain, il ne resta d'eux que le craquement des flammes.

« Aidons ceux qui peuvent encore être aidés... » murmura l'éleveur en se détournant tout de suite des flammes.

Il saisit un homme alité et le conduisit à l'extérieur puis recommença. Encore et encore.
Sauver ceux qui étaient encore en vie.







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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Ven 27 Juin - 20:29

Silver était assise sur un sac de grain à l’arrière de la camionnette, les ouvrier parlait entre eux, rigolait pendant qu’elle regardait le paysage défilait. Le chemin était bosselé ce qui engendrait quelque bond de la part de la vielle camionnette. Silver aimait passer ses doigts sur la peinture écaillé du véhicule, elle se disait que la camionnette lui ressemblait, elles étaient toutes deux blessait par le temps et le passé.
La camionnette s’arrêta dans le district dix. Tous les habitants étaient déjà partit au travail, il ne restait que quelques personnes âgés sur la petit place derrière l’entrepôt. Silver sauta de la camionnette avec l’aide des ouvriers, ils étaient particulièrement gentils c’est dernier temps, ce qui l’intriguer. Leur chef alla parlait au chef de l’entrepôt avant de faire un signe d’approcher la cargaison. Silver voulu jeter un œil mais son patron lui rétorqua sèchement :
« - Va te balader gamine. Tu n'es pas assez forte pour porter ses trucs. »
Silver détestait que l’on l’appelle gamine, mais cette petit liberté que l’on venait de lui offrir la réjouissait au plus haut point. Silver partit donc avec deux livreurs faire le tour de l’entrepôt, car «  on ne peut pas la laisser seule ». Jason et Cato, deux garçons plus tôt jeunes l’accompagnèrent. Ils s’arrêtèrent près de la porte, ils se penchèrent à la barrière qui surplombe tout l’entrepôt et qui donne une vue sur toute les machines et tous les ouvriers. Silver se retourna et remarqua le gardien à droite de la porte. Il était grand, baraquer et semblait avoir une cicatrice sur le visage mais la casquette bleu qu’il portait, empêchait Silver de déterminer l’endroit où elle se tenait. Elle remarqua aussi qu’il avait l’air nerveux, du moins plus que d’habitude. Pourtant il n’y avait pas de quoi, les habitants travaillaient tranquillement, seul le bruit des machines se faisaient entendre, mais les mains du gardien étaient moites comme en pouvait témoigner le nombre de fois il se les essuyait sur sa veste. Ses doigts tapaient nerveusement sur son arme de service. C’est Jason qui tira Silver de son observation :
« - Quelque chose ne va pas princesse ?

Le gardien est trop bizarre et ne m'appelle pas princesse

Comme tu veux et tous les gardiens sont un peu bizarres.

Non, il a l'air nerveux.

Si tu veux, mais je voulais te dire que... »


Une détonation gigantesque venait de se faire ressentir. L'explosion attira Silver à terre, le feu se mit à se propager à une vitesse fulgurante, la charpente de l'usine était en bois ce qui n'aidait pas du tout. L'impulsion avait été si forte que Silver fut sonnée une fois au sol, sa tête tournait et elle n'entendait plus grand-chose. Mais très vite elle sentit une main passait dans son dos elle l'a saisir, elle distingua le visage de Jason, il était à une centaine de mètres de la porte, mais au moment d'avancer une poutre en flamme tomba violemment au sol, silver déclara tant bien que mal :
« - La charpente va s'effondrer, on n'a pas le choix il faut passer en dessous de la poutre. »

Jason acquiesça d'un signe de tête en commença à passait en dessous, l'espace était encore asse grand, car la poutre était encore retenue d'un côté, mais quand ce fut au tour de Silver la poutre commença à tomber, lui infligent une violente brulure au bras droit, le fait que la poutre était en flamme ne la rassurait en aucun point. Elle finit très vite de passer en dessous, une fois arrivée à la prote, une deuxième détonation reprojeta en avant Silver sauf que cette fois-ci, elle réussit à rester debout. Elle se dégagea des débris jusqu'à rejoindre les secours qui étaient déjà sur place, là-bas elle retrouva seulement Cato et Jason, aucun autre membre de son équipe. Jason essayait de rassurer Cato en lui répétant :

]« - Ne t'inquiète pas, ils sont peut-être sortis par derrière.

Salut les garçons, il n'y a que nous ?

Pour l'instant que nous, va voir les secours, ils vont traiter ta blessures. »


Silver se dirigea sans rien ajouter vers une dame en blouse blanche qui lui indiqua de s'asseoir et d'attendre que l'on vienne la voir. La douleur lui faisait maintenant plus mal qu'avant, son instinct de survie lui avait fait oublier sa souffrance, seulement au-delà de la douleur, une question lui trottait dans la tête : Est-ce que le gardien avait-il avoir quelque chose dans l'explosion ?
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Ven 4 Juil - 17:57

Le silence est brisé...

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«Ca brûle encore», me dis-je machinalement en observant le toit de l'entrepôt. On pourrait installer une zone médicale pour y accueillir les blessés, tenter de les soigner avec les affaires de Léanore. Je soupire. Ca ne sert à rien de rêver. Sans une escouade de Pacificateurs, on est tous morts. Mais...si ils ne font rien... Je les déteste malgré tout. Même si je sais que certains d'entre eux ne sont pas aussi cruels que ce qu'on peut croire. Je m'attendais à voir les ruines de l'entrepôt, mais à la place de ça, je me retrouve devant des corps humains ou animaux en charpie, et une de mes anciennes élèves complètement en état de choc. Et je fais quoi, moi ?
Je jette un coup d'oeil à mon escorte d'hommes en blanc, qui attendent un ordre de ma part. Réfléchis et calme-toi, Allya. J'inspire profondément.
Tous mes sens sont aussitôt agressés. Mon premier réflexe, un réflexe de base, consiste à me couvrir le nez du mieux que je peux pour chasser le nuage de fumée et de cendres qui s'abat sur Léanore et moi. Des points noirs dansent devant mes prunelles et je suis à deux doigts de tourner de l'oeil. Léanore m'observe, elle se demande sûrement de quoi est faite la femme qui lui a appris à lire et à écrire.

- Madame Lagan, je suis tellement contente que vous soyez là ! Il faut évacuer les blessés vers un endroit sécurisé le plus rapidement possible ! Vous avez une idée de comment faire ?
- Le bilan est mitigé, je soupire. L'endroit n'aide pas forcément à prendre une décision de cette empleur. Et je ne suis pas secouriste...

Je sens soudain toute ma détermination fondre d'un seul coup. Mais quelle idiote ! Jamais je n'aurais dû m'exposer ainsi !


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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Dim 6 Juil - 10:18






Le silence est brisé

La chaleur était de plus en plus étouffante, je sentais mon ventre se nouer et quelque chose n'allais pas, quelque chose clochais. En tentant d'aider au maximum les blesser pour qu'il puissent sortir, je me faisait mal, quelques braises s'envolaient à cause du vent. Une d'elle se déposa sur ma joue et me fit l'effet d'une piqûre que je tentais d'apaiser avec un tissus humide. Je tentais temps bien que mal, dans ce décor épouvantable, de garder la tête haute, de ne pas céder à l'énervement et le stress. Mais en essayant de contrôler ma peur, j'avais l'impression de faire n'importe quoi. Je pris mon courage à deux mains et releva la jeune femme que je soignais et entrepris de la déplacer hors de cet entrepôt.

Le plus étrange, c'est qu'aucun des pacificateurs ne venait nous aider alors que la vie d'une cinquantaine de personne était en jeu. Je pressais le pas, malgré les gémissements de la femme. J'étais désolé, j'étais brusque et je lui faisait mal, mais au moins elle aurait la vie sauve, du moins, je l'espérait. A peine avais-je mis un pied en dehors qu'un bruit sourd résonna tel un gong. Je laissais la femme aux mais des pacificateurs pour partir voir ce qu'il se tramais. Je courrai à perdre haleine, puis soudain entendant des cris  de douleur, je me stoppa net. Je regarda Léanore du coin de l’œil, elle paraissait  au désespérée que moi. Un homme marcha dans notre direction, aidant à marcher les deux personnes qu'il venait sûrement de sauver. Avant de se diriger vers la sortie, il murmura

« Aidons ceux qui peuvent encore être aidés... »

Les flammes se faisait de plus en plus hautes et de plus en plus impressionnantes. J'aidais Léanore à porter les blesser et je priais intérieurement pour que le toit ne s’effondre pas, un fois de plus. Les braises virevoltaient dans l'air et se collaient contre notre peau. Dans nos nombreux allers-retours, j'avais entrevue mon ancienne professeur. Nous étions seulement quatre, sans aide extérieure, à bout de force, sauvant ceux qui pouvais encore l'être. Je voyais que Léanore suait affreusement, son visage en devenait brillant. Alors, juste avant de porter la dernière personne de la rangée, j'essuyais son visage avec mon bout de tissus, dans un murmure, je lui demandais

« Sa va ? »

Puis je soulevais le corps de cette petite fille qui pleurait et la serra contre moi, je couru vers la sortie tandis que Léanore m’attendais pour porter le prochain blessé.


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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Lun 7 Juil - 10:33

Allya Lagan me regarde et je vois qu'elle semble aussi perdue que moi. Le bruit, la fumée, les cris semblent avoir eu raison d'elle.

- Le bilan est mitigé, murmure-t-elle L'endroit n'aide pas forcément à prendre une décision de cette ampleur. Et je ne suis pas secouriste...

Alors que j'allais répondre, l'homme que j'avais déjà aperçu tout à l'heure se précipite vers nous en criant

- On a pas le temps, l'entrepôt menace de s'effondrer à tout instant ! Nous devons rapatrier le plus de blessés du fond de l'entrepôt vers l'entrée, pour que d'autres puissent les amener en un lieu plus sûr.

D'un coup, je me sens soulagée. Voilà enfin quelqu'un qui semble avoir encore la tête froide et qui prend des décisions.
Suivant ses ordres, je cours vers de fond de l’entrepôt et entreprend de ramener des blessés vers l'avant, afin qu'ils soient mis en sécurité.
Au moment au j'approche de l'entrée de l’entrepôt, deux blessés appuyés sur mes épaule, un bruit assourdissant me déchire les tympans et un souffle puissant m'envoie valser à quelques mètres. Complètement sonnée, je me retourne pour voir le toit de l'entrepôt qui s'est complètement effondré sur les dernières allées.
Et sur les blessées...
Alors je hurle, de rage impuissante et de peur.

Je me relève tant bien que mal. Je ne dois pas me laisser aller, pas maintenant. Il y a encore des gens qui peuvent être sauvés.
Soudain je me demande où est Kathleen, et je sens une main de fer agripper mon cœur.
Je me retourne et la vois juste à coté de moi. Elle essuie mon visage avec un chiffon, puis me demande :

- Ça va ?

Je prend un petit moment avant de lui répondre, ma chute m'a désorienté. Mais je suis tellement soulagée qu'elle soit là et qu'elle n'ait rien !
Je secoue alors la tête, respire un grand coup et lui répond avec un faible sourire :

- Oui, merci.

Kathleen part alors en courant, emportant dans ses bras une toute jeune fille.
Quant à moi, je me dirige alors vers une jeune fille blessée assise par terre. Je suis étonnée, car je ne la reconnais pas. Il doit s'agir de quelqu'un d'un autre district et je me demande ce qu'elle fait là.
Je m'accroupis à coté d'elle et lui demande

- Bonjour, tu n'es pas du district ? Où es tu blessée ? Es ce que tu peux marcher si je t'aide ?

Du coin de l’œil, je surveille l'entrée de l'entrepôt pour voir si Kathleen revient.
Les poutres métalliques qui soutiennent le toit de l'entrepôt gémissent et se tordent, il reste vraiment peu de temps pour évacuer ceux qui peuvent encore l'être...
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Ven 11 Juil - 12:24






Le silence est brisé

Tout en courant de toute mes forces vers la sortie, je murmure des mots doux pour apaiser les pleurs de cette fille, mais rien n'y fait, elle pleure et crie, se débat dans mes bras et j'arrive avec difficulté jusqu'à la sortie. Furieuse contre les pacificateurs, je dépose la jeune fille dans les bras d'un pacificateur et les regarde d'un air peu aimable, puis je disparaît à nouveau dans l'entrepôt. Léanore est accroupie face à une jeune fille que je ne reconnaît pas. Je m'approche d'elles prudemment et fait signe à Léanore de se dépêcher. Je me rapproche de la jeune fille et lui demande si elle peut marcher, elle me fait oui de la tête. Je lui montre la sortie et l'aide à se relever.

Je part aider plusieurs personnes avec Léanore, mais la fumée me brûle les yeux et je me met à tousser de façon répétitive. L'air deviens réellement toxique et à force de porter tout le monde, nous allons finir par tous nous tuer. Alors pour m'aider à prendre le plus oxygène possible sans tousser je me passe le chiffon au niveau des du nez et de la bouche, prend le temps de respirer des grandes goulées d'air et me met à crier, d'une voix roque qui ne ressemble pas vraiment d'habitude.

-Tout ceux qui peuvent marcher ou partiellement, sortez en vous entraidant les uns et les autres ! Il nous reste peu de temps ! Dépechez-vous !

Soudain, plusieurs personnes tentent de se lever en s'entraidant et cela semble fonctionner, ils avancent avec lenteur, mais au moins, nous allons pouvoir utiliser nos forces pour aider ce qui sont vraiment incapable de se déplacer. Je continue à tousser et je vois que Léanore n'est pas dans un meilleur état. Désormais, il ne reste que quelques personnes dans l'entrepôt et j'essaye de porter un éleveur avec Léanore, mais il es très lourd. Nous sommes contrainte de le traîner par terre contre la paille et la boue  pour l'évacuer. Un craquement sourd me fait sursauter. Nous sommes presque à la sortie lorsque je voit une partie de l'entrepôt s’effondrer, soulevant un nuage de cendres. Je regarde Léanore, avec un visage désolé.

-Nous allons nous tuer si nous retournons à l'intérieur, et tu le sais. On ne peut pas prendre ce risque, on ne peut pas ce le permettre. Je suis désolée...

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mar 15 Juil - 11:11

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mar 15 Juil - 12:10

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Mar 15 Juil - 12:29

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Jeu 24 Juil - 17:59

Un mensonge ?


- Un éclair à la vanille Mme Ternissien ? Voilà pour vous, cela vous fera 3 crédits dis-je en souriant à une de nos meilleures clientes.

Avec ces cheveux blancs qui brillaient légèrement sous le beau soleil de ce jour, elle était la preuve qu’on pouvait vivre âgée et heureuse dans un district tel que le nôtre. Elle arrivait à rendre mes journées moins ternes lorsqu’elle venait à la boutique. Toujours bienveillante, douce et calme, elle était une sorte de mémoire vivante du District. Elle me paya puis tourna talons non sans m’avoir souhaité une agréable journée et m’avoir dit à quel point j’avais été une bonne fille avec elle. Lorsqu’elle franchit la porte, une détonation résonna au dehors. Je sursautai et levai les yeux vers la source du bruit pour tenter de distinguer à travers la vitrine le lieu d’où provenait ce son tonitruant. Mais rien. Mme Ternissien me jeta un regard et commenta ce son comme un nouveau vacarme provenant d’une mauvaise manipulation aux entrepôts et disparut dans la rue plus bondée. Une telle effervescence était rare dans le district, ce qui me laissait à penser qu’il se passait autre chose.

Quelques minutes plus tard, d’épaisses fumées s’élevèrent des entrepôts et là je compris. Je compris que cette détonation était autre chose qu’une simple manœuvre qui aurait raté. Je gagnai et ouvrit la porte de la boutique à la volée, une large nappe de fumées noires commençait à grignoter tout le ciel et s’étendait progressivement au-dessus de tout le District. C’était étrange, trop étrange même pour notre District.

- Maman ! criai-je.

Elle vînt en courant à partir du fournil, me demandant ce qu’il se passait pour que je hurle ainsi.

- Qu’est-ce donc que cela ?... dit-elle d’une petite voix en arrivant à mes côtés.

- Je vais aller me renseigner dis-je en la regardant avec un air que je voulais rassurant.

Elle me retînt au bras, me demandant d’être prudente. Je lui répondis d’un signe de tête avant d’enlever mon tablier de vendeuse et de m’éloigner vers la place centrale. Là, tout n’était que désolation : les habitants couraient dans tous les sens, les Pacificateurs tentant régulant tant bien que mal les accès aux différents quartiers de la ville. Je tombai sur l’un d’eux vers le chemin menant aux entrepôts.

- Excusez-moi Monsieur, puis-je vous demander ce qu’il se passe ? Mes parents sont inquiets, ils m’ont demandé d’aller prendre des nouvelles pour savoir si nous pouvions aider ? m’enquerrai-je avec une petite  voix.

Mes parents n’étaient peut-être pas des gens riches, mais ils étaient respectés dans le District. Suffisamment connu pour qu’un pacificateur veuille bien nous donner quelques informations, du moins cela s’était en temps normal.

- Tout est sous contrôle Mlle Olympia, dites cela à vos parents et rentrez chez vous. me répondit-il sur un ton autoritaire avant d’ajouter : Nous avons les coupables…

Il désigna de la tête d’autres pacificateurs qui descendaient la vaste rue menant aux entrepôts situés en hauteur du District. A chaque fois, entre deux d’entre eux, on pouvait distinguer des silhouettes ensanglantées qui marchaient les fers aux poignets et l’échine courbée. Un de leurs prisonniers ne marchait plus, il se laissait traîner par les deux pacificateurs, visiblement complètement sonné. Peut-être même était-il déjà mort vu la large tâche de sang séchée sur son tee-shirt et le filet de sang qui coulait d’une plaie béante sur son crâne. J’étais tétanisée devant tout ce sang lorsqu’un des visages attira mon attention. Scott… Scott Peters… Ce n’était pas un mauvais garçon, plutôt attachant et assez simple d’esprit. Très simple d’esprit même. Comment cela se pouvait-il qu’il fasse parti des coupables.

- Maintenant que vous avez votre réponse, filez Mlle Olympia ! me renvoya assez sèchement le pacificateur.

- Oui, merci. dis-je avant de commencer à courir vers chez moi.

Cette histoire était bizarre, trop bizarre pour être vraie. Il fallait que j’en sache davantage. J’étais curieuse  après tout. Je trouvai un passage étroit entre deux maisons qui, si on savait comment s’y glisser, pouvait mener à la route barrée par les pacificateurs. Tout ce que j’avais affaire c’est à ne pas me faire remarquer par celui qui m’avait demandé de rentrer, ça allait être simple dans cette cohue. J’escaladai une petite palissade, non sans difficulté avec ma jambe, avant de songer que c’était avec Jason que nous passions parfois par là pour nous échapper jusque dans les champs bordant les entrepôts, là où personne ne traînait… Non, ce n’était pas le moment de se souvenir.

Je me laissai tomber de l’autre côté et me rattrapai juste avant de toucher le sol. Ma jambe vacilla mais ne plia pas. Au bout de dix bonnes minutes de course, j’arrivai enfin à proximité des entrepôts. Ils étaient en feu, complètement rongés par les flammes qui semblaient le dévorer davantage chaque seconde. Le toit de tôle n’était plus rien, il était si masqué par les langues ardentes du feu que je ne doutais pas qu’il lâcherait d’un instant à l’autre. Mes yeux remarquèrent à peine les inscriptions des rebelles qui tatouaient la façade ou les corps de ceux qui avaient résisté à l’arrestation. Tout cela était trop étrange, trop…décalé avec les gamins qu’ils arrêtaient, des personnes qui n’avaient rien de rebelles ? Pourquoi arrêtaient-ils des personnes qui n'avaient pas les capacités de mettre en place une telle attaque ? Qu'est-ce qu'ils y gagnaient ? Je me posai sans doute trop de question, après tout on ne connait jamais vraiment ceux qui nous entoure.

Au loin, les bénévoles semblaient avoir besoin d'aide.

Puis, avant que j’ai eu le temps de faire un pas de plus pour tenter de proposer mon aide pour l’évacuation des victimes, il y eut un fracas d’enfer et un cri effroyable m'échappa sans même que je ne m'en rendes compte.



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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Jeu 24 Juil - 18:39




Le silence est brisé...


- Evénement dans les districts -




Même mère nature n’est pas clémente à Panem, un vent venu du Nord est venu anéantir les efforts des sauveteurs en quelques minutes. Le feu redouble aux entrepôts, ils dévorent les chairs des malheureux qui n’ont pas eu le temps de sortir et les cris déchirants des animaux pris au piège cessent peu à peu. Des craquements se font de plus en plus entendre au niveau de la toiture, les poutres de métal se tordent de plus en plus, certains sauveteurs l’ont bien compris : il n’est plus l’heure de trainer ici.

Une petite fille réussit à s’extirper des décombres. Les pacificateurs la voient mais ne font rien. Le toit de tôle émet un dernier gémissement et c’est le drame. Dans un fracas semblable à un tonnerre provenant tout droit de l’enfer, il s’effondre sur les victimes qui n’ont pu être sauvées et sur la pauvre enfant… Des morts, encore des morts…

***Après quelques heures***

Tous les survivants à l’attaque ont finalement été conduits jusqu’en ville par les bonnes âmes qui ont bien voulu les porter jusque là. Un hôpital de fortune a été aménagé dans l’hôtel de ville, « sur les ordres directs du Capitole » selon les Pacificateurs qui se plaisent à le rappeler à quiconque se plaint du manque de moyen alors que le Capitole a déjà été fort généreux de leur prêter un tel lieu pour les abriter après cette attaque sordide.

Le lieu est gardé par les Pacificateurs - pour les protéger et éviter une autre attaque selon leurs dires - mais, au dehors, les pas en rythme des Pacificateurs prouvent qu'il se passe quelque chose de pas net... Mais quoi donc encore qu'ils ne veulent pas montrer ?...


Ce qu’il s’est passé pour vos personnages :

Leanore Blacksand : Leanore a vu la petite fille qui venait d’émerger des décombres à l’arrière de l’usine juste avant que le plafond ne s’effondre. Elle s’est mise à courir dans sa direction mais des bras l’ont enserré par l’arrière pour l’empêcher de faire l’erreur d’entrer dans l’entrepôt qui n’allait pas tarder à s’effondrer. Elle a été rattrapée à temps mais a vu la gamine disparaître dans le fracas de l’effondrement du bâtiment… Choquée, elle soigne désormais les blessés sauvés in-extremis à l’hôpital de fortune aménagé en ville. Pourra-t-elle pardonner à Kathleen de l’avoir retenue ?

Kathleen Lewis : Kathleen n’a pas eu le temps de réfléchir quand elle a vu Leanore s’élancer vers cette gamine. Elle a vu le toit lâcher et elle a pensé à son amie et l’a rattrapée avant de l’enserrer de toutes ses forces afin qu’elle ne fasse pas la bêtise fatale de pénétrer dans l’entrepôt. Leanore a été très choquée et n’a pas dit un mot à Kathleen depuis cela. Kathleen est restée quelques instants debout devant les décombres fumantes où le feu commençait à s’étouffer en pensant au visage de cette gamine qu’elle a laissé mourir. Pourra-t-elle se pardonner de ne rien n’avoir tenté pour lui venir en aide ?

Allya K. Lagan : Allya a aperçu son ami, le sous-chef de Pacificateurs Eliott Barnett, juste après l’effondrement du bâtiment. Il lui a alors promis de tout mettre en œuvre pour que les blessés soient transférés, tout en lui rappelant que sa sécurité étant primordiale à ses yeux, elle n’aurait jamais dû se trouver ici ! Ils ont eu une petite dispute, mais elle est tout de même restée pour panser les plaies des victimes les moins atteintes.  Actuellement, elle soigne Silver Adjoy.

Chloé P. Olympia : Chloé a vu l’effondrement du bâtiment de loin. Elle a entendu les cris des victimes et ceux de désespoir de leurs proches qui n’ont pas pu leur éviter leur fin prématurée… C’est un dur coup qui a été porté à leur district et elle en a conscience. Dès que l’idée qu’un hôpital de fortune allait être mis en place, elle a proposé l’aide de sa famille, sachant que ses parents ne refuseraient jamais. Elle est rentrée et est allée chercher des plantes et des ingrédients pour concocter des soupes, après tout les survivants ont vraiment besoin de se restaurer pour mieux supporter leurs soins et la dure journée qu’ils viennent de vivre…et  les soignants aussi d’ailleurs.

Ethan P. Underwood : Ethan a suivi le mouvement et a aidé au transfert des blessés juste après l’effondrement. Il a également été hélé par le sous-chef des Pacificateurs du District, Eliott Barnett, qui, après l’avoir remercié de l’aide utile qu’il avait apporté et dont ses hommes lui avaient rapporté les bienfaits, lui a demandé de veiller sur Allya jusqu’à la fin de la journée : « vous êtes un vainqueur, vous savez que les choses peuvent arriver très vite… » lui a-t-dit. « Nous nous devons maintenant arrêter et punir tous les coupables… ». Actuellement, il aide Chloé a distribué les repas aux survivants. Elle va lui parler du jeune qu’elle a vu se faire arrêter.

Silver Adjoy : Silver a été transférée avec les autres blessés à l’hôpital de fortune. Sa brûlure est en train d’être bandée par Allya qui s’est transformée en infirmière pour l’occasion, à cause du manque de personnel. Silver va lui parler de ses doutes à propos du chef de l’entrepôt qui paraissait bien trop nerveux et qui est un des seuls à ne pas être blessé. Elle l’observe en silence : il est debout près de la porte d’entrée et contemple la salle d’un air abattu, presque coupable ?


Hors RP : Vous pouvez poster à la suite, un prochain message du maître du jeu permettra de clôturer l’événement, il sera posté d’ici trois à quatre jours.

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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Ven 25 Juil - 11:20

Je m'applique à nettoyer les plaies, enlevant à la pince à épiler les éclats de bois pour éviter qu'elle ne s'infectent. J'essay de me focaliser uniquement sur mon travail, pour ne pas laisser revenir les images qui hantent mon esprit.
C'était une petite fille...

Je secoue la tête pour chasser cette pensée, et saisit une compresse et du désinfectant. Je finis de nettoyer les plaies avec des gestes doux.
C'était une petite fille...

Puis, je prend des bandages et entoure délicatement les blessures. Le blessé gémit, mais ne reprend pas conscience.
Voilà, j'ai fini.
Je me redresse doucement en grimaçant, tous mes muscles me font souffrir.
C'était une petite fille et nous l'avons laissée mourir.

Nous étions en train d'emmener les derniers blessés hors de l’entrepôt qui pouvait s'effondrer à chaque instant, lorsque je l'ai vu.
Une petite fille, probablement pas plus de 8 ans. Elle tentait tant bien que mal de se dégager des décombres à l'arrière de l’entrepôt. Elle semblait gravement blessée, incapable de se mettre sur ses jambes.
dans le même temps, je vois les poutres du toit plier, et un immense craquement se fit entendre. La toiture lâchait et la petite fille était juste en dessous ! Je partis alors en courant pour aller la chercher, lorsque des bras m'ont attrapé, brisant net mon élan. Je me retournais pour voir qui m'avais arrêté et via alors Kathleen, manifestement terrifiée. J'allais lui crier de me lâcher lorsque le toit, dans un grand gémissement de tôle froissée, s'effondra alors entièrement, enterrant la petite fille sous ses décombres.

En un instant, il n'y avait plus qu'un amas de poutres métallique à l'endroit où était la fillette. Je restais abasourdie, avant de pousser un long hurlement :

- Non, non, non !

Je me dégageais alors des bras de Kathleen, un lueur de colère dans le regard, et je criais

- Pourquoi tu as fait ça ? Tu l'a tuée, tu l'as tuée !

Puis je tournais les talons et partis droit devant moi. Je sentais des gros sanglots qui se bloquaient dans ma gorge. En ce moment, des parents devaient chercher partout leur petite fille, sans savoir qu'il était déjà trop tard...

Je marchais comme un automate, avant de buter sur quelque chose et de m'étaler par terre. Un corps. Je le regardais complètement hébétée.
C'était une petite fille...

Je sentis alors qu'on me soulevait brusquement. C'était un Pacificateur, qui m’envoya à l'hôtel de ville, transformé en hôpital de fortune. Je me remis alors en route, l'image de la fillette prise au piège dansant devant mes yeux.


Je n'ai plus de désinfectant, et je me dirige donc vers ce qui fait office de pharmacie pour en reprendre. Il n'y a plus de nouveau blessés qui arrivent depuis un petit moment, et les choses commencent à s'organiser dans l'hôtel de ville.
Mais il reste encore beaucoup de blessés à soigner, nous en aurons pour toute la nuit je pense, rien que pour donner les premiers à tout le monde. Il n'y a pas assez de médecins dans notre district, pas assez de médicaments...
Et si Kathleen ne m'avait pas retenue, je serais morte à l'heure qui est.

De loin, je l'aperçois justement qui prépare des bandages.
Je m'approche doucement d'elle et lui dis :

- Kathleen, je... suis désolée pour ce que j'ai dit tout à l'heure. Je ne le pensais pas. Tu... tu m'a sauvé la vie et... je sais maintenant que je n'aurais pas eu le temps de ramener la fillette dans un endroit sûr. Je n'aurais pas dû te parler comme ça, je regrette.
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MessageSujet: Re: Le silence est brisé...   Sam 26 Juil - 0:22






Le silence est brisé

Au loin, bougeant dans les débris avec difficulté, une jeune fille tentait de sortir. Nous avions omis d'aider une pauvre petite innocente. Je posais ma main contre ma bouche, retenant mes larmes. Le bâtiment craquait et malheureusement nous ne pourrions pas la sauver, il était trop tard. La poutre du toit plie, accompagnée d'un bruit de grincement. Léanore était à mes côtés et semblait paniquée. Dans un élan de folie, elle commença à courir vers le bâtiment. Non ! Il était hors de question qu'une personne de plus meurt, surtout pas elle. Sans réfléchir, agissant par instinct j'ai attrapée fermement Léanore en la retenant de tout mes forces. Puis un énorme « baoum » se fait entendre et on entend les derniers cris de la jeune fille. Il n'y avait plus qu'un immense amas de débris ravagé par les flammes. Nous n'aurions jamais pu la sauver, même en étant rapide, et si je n'aurai pas retenue Léanore, elle serait sûrement morte à l'heure qu'il es. Léanore hurle et je relâche la pression de mes bras.

«Non, non, non ! »

Elle se retourne férocement vers moi, prise d'une colère folle, qui me fait reculer, par la peur. Là, elle me fait peur.

« Pourquoi tu as fait ça ? Tu l'a tuée, tu l'as tuée ! »

« On ne pouvais pas la sauver ! Tu entends ?! On ne pouvais pas sauver! » Hurlais-je, hors de moi. « Tu n'a pas le droit de mourir ! »

Puis, elle m'a tourner le dos et s'est dirigée vers l’hôtel de ville. Je me suis approchée du bâtiment ravagé par les flammes qui n'étais désormais plus qu'un souvenir. Depuis qu'elle avait été fouettée en place publique, Léanore avait changée, elle avait muée. Et désormais, dans certains moment, elle me terrifiait. Face aux ruines, je pleure, pour évacuer mon chagrin, mon désespoir et ma peur. Je murmure, le visage inondé de larme.

« Je suis tellement désolé... »

Je reste pendant plusieurs minutes comme ça, sans arrêter de murmurer ces quatre mots. Puis, on me tapote l'épaule et on me dit d'aller soigner les blessés à l’hôtel de ville. J'y vais d'un pas lourd, regardant le sol. Je suis triste, rongée par la culpabilité d'avoir laisser des gens mourir. Je m'accroupis, attrape une poignée de cendres et les relâche une fois dans l'air. Je regarde les gens, qui pour la plupart pleurent ou baissent les yeux. Tout semble tourner au ralentit, et lorsque je rentre dans l’hôtel de ville qui s'est improvisé en hôpital de fortune. L'odeur des désinfectants y es forte et elle me pique le nez, mais quand on sauve les gens, autant le faire jusqu'au bout. Alors je me dirige vers les provision de médicaments et je prépare des bandages pour pouvoir aider à soigner.

«  Kathleen, je... suis désolée pour ce que j'ai dit tout à l'heure. Je ne le pensais pas. Tu... tu m'a sauvé la vie et... je sais maintenant que je n'aurais pas eu le temps de ramener la fillette dans un endroit sûr. Je n'aurais pas dû te parler comme ça, je regrette. »

J'ai toujours la tête baissée sur ma préparation. Mon cœur bat à la chamade et les larmes me montent aux yeux. Si elle savait la colère qu'elle dégageais, si seulement elle savait. Si elle s'apercevait du changement de son caractère et la peur qu'elle me procure, elle s'en voudrait tellement. J'ai les épaules qui tremblent sous l'émotion mais je veut pas relever les yeux vers elle. Je n'oserai jamais lui dire, comme je n'aurai pas le courage d'avouer qu'on m'a ajouter six tessaereas alors qu'elle, elle à subit bien pire que moi.

« Ce n'est rien... » mentis-je

Puis je sépare mon paquet de bandages en deux, et j'en pris une partie, laissant l'autre à Léanore. Mais avant de commencer à soigner les blessés, j'ose enfin la regarder droit dans les yeux et je lui dit ce que j'ai sur le cœur depuis plusieurs semaines déjà.

« Tu as tellement changée... »

Et je m'enfuis, faignant de soigner les blessés pour ne pas à affronter son regard, ni sa présence. J'aide les gens, je leur sourit et j'essaye d'oublier ma peine et ma culpabilité, mais rien ne semble y faire, je suis abattue par mon sort et finalement, je me dis qu'avec la malchance que j'ai en se moment, j'ai toute mes chances d'être tirée aux Hunger Games. Tout me brusque et j'ai l'impression de perdre le fil de ma vie. Je ne sais plus par où regarder, ni quoi penser. Et j'ai l'impression de voir Léanore s'éloigner, j'ai l'impression de la perdre et ça me bousille. Car c'est une bonne personne, une adorable personne, et je la vois se noyer, s’étouffer avec la douleur que lui procure la flamme qui brûle au fond d'elle .
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Le silence est brisé...

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