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 Mission spéciale

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MessageSujet: Mission spéciale   Lun 27 Jan - 9:22

La pluie frappe doucement les carreaux. Il est presque minuit et un silence épais entoure ma maison. Je suis probablement l'une des rares personnes du district dix à être encore réveillée à cette heure. Je suis dans la pièce principale, en train d'étiqueter les pots d'onguents, de poudre et de solution que j'ai préparé toute la journée. Il était temps que je refasse mon stock, je n'avais presque plus rien.
J'aime travailler très tard le soir ou tôt le matin, quand tout est endormi. J'ai l'impression d'être plus sereine et de vivre dans un monde en paix...
Je continue d'écrire mes étiquettes en rêvassant. Soudain, j'entend frapper à ma porte. Qui cela peut-il bien être à cette heure ? Probablement un éleveur dont l'un des animaux est au plus mal. Il faut en effet une sacrément bonne raison pour sortir malgré le couvre feu. Reposant ma plume, je me dirige vers la porte et l'ouvre. Une jeune femme se tient devant la porte. Je ne l'ai jamais vue, et je sens , je sais au fond de moi qu'elle n'est pas du district dix. Elle est complétement trempée par la pluie et tremble violemment. Elle lève les yeux vers moi et murmure tout en claquant des dents :

- S'il vous plait, aidez-moi... Les pacificateurs...

A ce mot, je sens mon sang se glacer dans mes veines. Elle est poursuivie par les pacificateurs...
Eh bien voilà, c'est l'heure de vérité. Depuis la mort d'Anaël et Isur, j'ai senti monter en moi une haine féroce du Capitole, une colère sourde qui ne m'a plus quittée depuis. C'est le moment de voir si j'ai le courage d'aller au bout de mes convictions... Si je la fait rentrer chez moi, je deviens sa complice, et si ensuite les pacificateurs nous trouvent... Bref, je n'aime mieux pas penser à ce qui m'arriverait alors. Mais si je la laisse dehors, pourrais-je me regarder ensuite dans une glace ? Non, bien sûr que non...
Je saisis alors la jeune femme par le bras et la fait rentrer rapidement. Puis je baisse rapidement les stores des fenêtres et diminue l'insensité de ma lampe à huile.
Je me retourne alors vers la jeune femme et lui demande :

- Qui êtes-vous ? Et que faites vous ici ?
- Je m'apelle Eliza... Nous... Nous avons fait sauté la voie de chemin de fer à quelques kilomètres d'ici. Mais les pacificateurs nous ont repéré... Mickaël, Lysandre, et Peter, mon frêre, je ne sais pas où ils sont, nous avons été séparés en nous enfuyant... J'espère qu'ils n'ont pas été pris...

Je commence sérieusement à regretter d'avoir continué à travailler si tard ce soir. Ils ont fait sauté la voie ! J'ai du mal à le croire, tant cet acte me rebellion me semble énorme. Si on la trouve ici, mon compte est bon... Je respire un grand coup pour reprendre mes esprits. Un peu de courage ! Je m'agrippe à une chaise pour ne pas que la jeune femme voit mes mains trembler et je lui dis :

- tu peux rester ici jusqu'à ce que les pacificateurs cessent les recherches. Dans quelques jours, je t'emmènerais dans la forêt.

La jeune femme esquisse un pauvre sourire de remerciement. Elle semble épuisée.je m'approche du buffet pour lui sortir à manger lorsqu'on frappe de nouveau à la porte. Je lève les yeux et regarde Eliza : elle est blanche comme un linge, les yeux exorbités. Je dois être dans le même état qu'elle en même temps. Pour gagner du temps je lance :

- Un instant ! J'ai les mains occupées !

Je fais signe à Eliza de me rejoindre, puis j'ouvre la porte de mon herbier et la pousse dedans. Mon herbier est une sorte de grand cagibi collé à la cheminée, où je fais sécher mes plantes. En ce moment, je suis en train de faire déssecher des rondelles d'oignons et j'ai aussi un décoction d'oignon qui macère. L'odeur est insupportable, même pour moi qui suis habituée. J'espère qu'elle découragera les pacificateurs d'ouvrir la porte...

Je referme la porte de l'herbier sur Eliza, puis me dirige vers la porte...

- Voilà, j'arrive !
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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Jeu 6 Fév - 18:28





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Le pacificateur était près de la voie de chemin de fer quand les rebelles ont voulu la faire exploser, et il a réussi à suivre à la trace la jeune personne qui se trouve chez Leanore.

Lorsqu’il arriva devant la maison de Leanore, il n’avait pas cherché très longtemps. Dans la précipitation, la jeune rebelle n’avait pas pris le temps de cacher ses traces, ce qui l’avait mené jusqu’à la maison de la jeune Blacksand. Il chercha à observer par la fenêtre mais les rideaux étaient trop épais pour qu’il puisse y voir clairement. Il frappa donc à la porte. La jeune femme répondit qu’elle arrivait car elle avait les mains prises, ce qui perturba un peu le pacificateur. Elle finit par arriver, mais il ne put s’empêcher de penser que la jeune femme avait mis trop de temps … Le temps nécessaire pour cacher un rebelle, peut-être ?

« Bonsoir mademoiselle Blacksand. Il y a eu un incident rebelle dans le coin, et j’ai suivi un des causeurs de trouble jusqu’à votre maison. Ne tentez pas de le nier … »

Il la fixa un instant de toute sa hauteur, menaçant. Les pas menaient tout droit chez elle, mais si elle refusait d’obtempérer, il n’hésiterait pas à démonter la maison pièce par pièce. La rebelle n’avait pas pu s’évaporer …

« Si vous me la donnez maintenant sans faire d’histoire, je ne retiendrais pas contre vous le fait que vous avez donné le refuge à une rebelle. Songez-y mademoiselle, car si je dois fouiller votre maison j’ai tout à fait le droit de le faire, et nous savons tous les deux que je la trouverais. Mieux vaut elle que vous deux, je suis sûr que vous êtes d’accord. Dites-moi où elle est cachée et tout se passera de façon pacifique. »


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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Ven 7 Fév - 9:46

- Bonsoir mademoiselle Blacksand. Il y a eu un incident rebelle dans le coin, et j'ai suivi un des causeurs de trouble jusqu’à votre maison. Ne tentez pas de nier...

Je fixe le pacificateur, pétrifiée. Ce que je peux être bête ! Il lui a suivi de suivre ses traces jusque chez moi. Je m'accroche à la porte, car mes jambes peinent à me soutenir. Il me semble immense, immense et terrifiant.
Morte, je suis morte. Jamais je ne reverrais Kathleen, Shélim, les arbres, mon âne... Les pensées défilent à toute allure dans ma tête, tandis que je fixe le pacificateur avec des yeux écarquillés. Que va t-il m'arriver ?

- Si vous me la donnez maintenant sans faire d'histoire, je ne retiendrais pas contre vous le fait que vous avez donné refuge à une rebelle. Songez-y mademoiselle, car si je dois fouiller votre maison j'ai tout à fait le droit de le faire, et nous savons tous les deux que je la trouverais. Mieux vaut elle que vous deux, je suis sûre que vous êtes d'accord. Dites-moi où elle est cachée et tout se passera de façon pacifique.

Aucune sanction pour avoir caché une rebelle ? S'imagine t-il vraiment que je vais croire à son baratin ? Le Capitole n'a jamais été réputé pour sa clémence.
De toute façon, je suis piégée, je n'ai plus d'échappatoire. S'il doit fouiller la maison, il finira par la trouver.
Alors je fais la seule chose qui me semble avoir du sens en ce moment précis. J'éclate en sanglots. Je tremble des pieds à la tête et je hoquette tellement mes sanglots sont violents. Entre deux spasmes je parviens à peine à articuler :

- Et voilà, je savais qu'elle allait m'at-attirer des en-ennuis ! Moi, j'étais juste en train-train de préparer mes remèdes... Je ne veux pas d'ennui a-avec le Ca-capitole ! Je-je suis juste une vétérinaire, je m'occupe des an-animaux et rien d'autre !

Je pleure tellement que j'en bégaye, mais cela me donne le temps de rassembler mes esprits, afin de tenter un dernier coup de bluff. De toute façon, foutue pour foutue...

- Je lui dit qu'elle ne pou-pouvait pas rester, mais elle insistait, insistait, insistait... Je ne savais plus quoi-quoi faire, je voulais ju-juste qu'elle s'en aille ! A-alors je lui ai dit de partir par la porte ar-arrière et qu'en marchant vite, elle-elle serait vite au grillage. J'avais tellement peur...

Je m'écroule alors sur une chaise en continuant de sangloter violemment. J’enfouis ma tête dans mes mains.
Et j’attends.
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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Dim 23 Mar - 23:39





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[size=12]Le coup de l’ignorance … Tenter d’apitoyer un pacificateur … Le pacificateur aurait aimer dire que c’était original, mais il n’en était pas à ses premières arrestations, et même dans ce cas, on leur avait appris à déjouer les pièges que les rebelles pouvaient leur tendre. Les gens étaient-ils si naïfs qu’ils croyaient être les premiers à tenter de duper un pacificateur ? Il avait vu tellement de gens inventer les histoires les plus abracadabrantes pour tenter d’échapper à leur capture inévitable. Et pourtant au fond de lui, il ne pouvait les blâmer d’essayer de sauver leurs vies … Simplement, il voyait clair à travers leurs jeux. Et puis, il y avait toujours une faille. Généralement, c’était le rebelle qui craquait. Ils aimaient faire comme s’ils avaient de grands cœurs et de noble cause, et si on faisait mine de s’en prendre à leur défenseur … Ils avouaient pas mal de choses.  Il songea un instant que s’il commençait à battre la jeune femme, le rebelle sortirait de sa cachette pour l’aider. Mais c’était un trop gros pari, il fallait trouver un moyen plus sur d’arriver à ses fins. De plus si la jeune fille disait la vérité malgré tout, la battre à mort ne ferait qu’à faire d’elle un martyr.

Lorsqu’elle commença à pleurer, le pacificateur prétendit entrer dans son jeu. Il posa une main sur son épaule, avant de prendre son appareil de communication.

« Oui Clay ? Prend une équipe et couvre le périmètre autre de la maison de Blacksand. Oui, j’ai confirmation qu’elle vient d’en partir, elle  n’a pas pu faire plus de cinq cent mètres. Parfait, tiens moi au courant. »

Il raccrocha et jeta un œil circulaire à la maison.

« Merci pour votre aide mademoiselle. Je vais malgré tout faire le tour de la maison, par sécurité. La rebelle aurait pu vous duper et rerentrer dans la maison … A votre insu naturellement. Simple contrôle de routine, si vous n’avez rien à cacher vous n’avez nulle raison d’avoir peur. »

Il avait pris soin de dire cela d’une voix forte, et il se rapprocha de la jeune femme avant de murmurer :

« Je suis ici et armé pour vous protéger. Si la rebelle est ici et vous a menacée ou que vous agissez sous la contrainte, vous devez me le dire maintenant sans quoi je ne pourrais plus rien faire pour vous. »

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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Lun 24 Mar - 10:42

Je garde la tête dans les mains et je continue de pleurer doucement.
La peur me prend à la gorge et me vrille l'estomac, et je commence à imaginer ce qu'a pu ressentir Anaël dans l'arène...

Le pacificateur pose une main sur mon épaule et j'ai le sentiment que c'est mon arrêt de mort qu'il signe.

- Oui Clay ? Prend une équipe et couvre le périmètre autre de la maison de Blacksand. Oui, j’ai confirmation qu’elle vient d’en partir, elle  n’a pas pu faire plus de cinq cent mètres. Parfait, tiens moi au courant.

Pendant un bref instant, j'ai le fol espoir que mon mensonge ait fonctionné, et que le pacificateur va peut être s'en aller et me laisser tranquille. Mais celui-çi ajoute :

- Merci pour votre aide mademoiselle. Je vais malgré tout faire le tour de la maison, par sécurité. La rebelle aurait pu vous duper et rerentrer dans la maison … A votre insu naturellement. Simple contrôle de routine, si vous n’avez rien à cacher vous n’avez nulle raison d’avoir peur.

J'ai l'impression qu'un seau de glace vient de me tomber sur la tête et je reste figée, incapable de respirer ou de dire quoique ce soit.
Il va fouiller la maison... Je sens au son de sa voix qu'il ne lâchera pas sa proie, il mettra tout en oeuvre pour la retrouver. J'ai le sentiment d'avoir posé le pied sur un piège, et de sentir les machoires métalliques se refermer autour de moi.
Je voudrais pouvoir crier, m'enfuir, mais cela ne servirait à rien, je le sais.

Mes sanglots se sont arretés, alors je redresse lentement la tête et essuie les larmes de mes joues.
Le pacificateur se penche alors vers moi et me murmure :

- Je suis ici et armé pour vous protéger. Si la rebelle est ici et vous a menacée ou que vous agissez sous la contrainte, vous devez me le dire maintenant sans quoi je ne pourrais plus rien faire pour vous.

Si je la dénonce, je pourrais m'en tirer sans trop de dommages... La peur, la peur de souffrir, de mourir, me pousse à dénoncer la rebelle cachée dans mon séchoir à herbe.
Mais les mots restent bloquées dans ma gorge.
Parce que si je fais ça, je soutiens le Capitole, et c'est pour moi comme si je tuais Anaël une seconde fois...
J'ai tellement peur qu'en j'en ai la nausée et je sens mes genoux qui flageolent.
Mais ma décision est prise, même si je sais que je vais le payer très cher.
Alors, je regarde le Pacificateur et déclare, d'une petite voix, avant d'avoir de temps de changer d'avis :

- Non, je n'ai pas été menacée... Allez-y, vous pouvez fouiller la maison. Mais faites attention à ne pas renverser mes médicaments...
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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Dim 30 Mar - 18:12





Réponse mission spéciale
 

La jeune femme annonça au pacificateur qu’elle n’avait rien à cacher. Etrange, il était sûr qu’elle mentait, et qu’elle allait craquer. Il attendit un instant à côté d’elle et deux de ses compagnons arrivèrent. Il leur fit un bref signe pour qu’ils entrent.

« Nous avons trois hommes qui ratissent le périmètre. Nous avons pensé que vous auriez besoin d’aide pour fouiller la maison. »
« Parfait Clay, très bonne initiative. Toi là, fait l’arrière. Clay, je veux que chaque meuble, chaque placard de cette maison soit fouillée, est-ce clair ? »
« Oui monsieur. »

C’était parfait. Il pourrait surveiller la jeune femme pendant que les autres s’occupaient de tout fouiller. Et ils allaient retrouver la rebelle … Qu’elle ait menti ou pas. Si elle avait dit la vérité, la rebelle serait dehors et capturée. Si elle avait menti, alors elle était toujours dans la maison. Lorsque Clay ouvrit un placard, il se plait.

« Qu’est-ce que c’est que cette odeur … Ah ! »

Le pacificateur aperçut quelqu’un sortir en trombe du placard et alors qu’elle s’approchait, il la plaqua au sol. Il lui attacha les mains et jeta un coup d’œil à Léanore.

« Et bien, il semblerait que j’emmènerais deux rebelles au poste ce soir. »

Plus tard, au poste …

Le pacificateur entra dans la salle où Léanore avait été détenue, seule. Il avait dû la laisser ici un temps pour aller faire un débriefing  au chef du district. Il s’avança vers elle.

« Habituellement je ne me charge pas des interrogatoires mademoiselle. Mais j’ai fait la demande de pouvoir m’occuper en personne du vôtre. »

Il se leva et marcha dans la pièce, la contournant tout en commençant à observer la pièce, comme on le lui avait appris au centre des pacificateurs.

« Vous savez, mademoiselle, j’aime beaucoup ce district. Nous avons moins d’effectifs que dans mon précédent district, la nourriture y est moins bonne et les gens semblent beaucoup moins reconnaissants pour la protection qu’on leur apporte contre les rebelles … Mais je l’aime bien. »

Il se rapprocha d’elle, et pris son menton entre son pouce et son index.

« Vous savez ce que je n’aime pas en revanche, mademoiselle Blacksand ? Qu’on se moque de moi. »

Il attrapa l’arrière de sa tête, et la frappa violemment contre la table. Il s’écarta à nouveau le temps qu’elle reprenne un peu ses esprits,  et il se mit assis en face d’elle.

« Ce que vous avez fait aujourd’hui, cacher une rebelle … C’est très grave. Vous serez évidemment punie pour ça. La question qui vient est donc la suivante : étiez-vous une jeune femme malavisée qui s’est laissée manipuler par une rebelle afin de l’héberger, ou êtes-vous l’une d’entre eux. Comme vous vous en doutez, je ne vais pas vous prendre au mot. Il y a deux façons d’en finir aujourd’hui mademoiselle Blacksand. La première est que vous soyez battue en place publique, avant qu’on ne réquisitionne tous vos animaux pour les abattre et améliorer la qualité de mes repas. Evidemment, ce n’est que pour le show, vous serez ensuite tuée cela va sans dire, nous ne pouvons pas laisser une menace rebelle errer dans le district … »

Le pacificateur la fixait, il prenait soin de parler très lentement. Il pencha sa tête, et laissa un silence s’installer avant de se relever et de se remettre à tourner en rond.

« L’autre solution bien sûr, serait que vous m’écriviez une confession complète de ce qui s’est passé lors de cette soirée. Vous l’avez protégée, et je suis sure que cette femme vous a donné des noms. Je vais vous donner une feuille, et si vous me donnez le nom d’au moins deux de ses complices,  je veillerai personnellement à ce qu’aucun mal ne soit fait à vous ou à vos animaux. Je témoignerai personnellement de votre bonne foi dans cette affaire, et m’assurerais que votre punition ne dépasse pas la privation d’une semaine de nourriture. »

Il se plaça derrière elle et posa une feuille et un stylo sur la table devant elle.

« Alors mademoiselle Blacksand, comment finit cette soirée ? »

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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Lun 31 Mar - 17:21

Je reste debout, figée au milieu du salon. J'ai l'impression d'avoir la tête dans du coton, je vois deux autres pacificateurs qui entrent dans la maison et s'adressent à leur chef. Je ne comprend pas un mot de ce qu'il disent, j'ai l'impression de les voir s'agiter à travers un écran de télévision...
Je ne sens plus mon corps, je ne sens plus qu'une énorme boule au creux de l'estomac qui me donne la nausée et que je voudrais expulser. Je me sens partir très loin, flotter loin, très loin...

Soudain, un grand bruit me ramène douloureusement à l'instant présent, et je vois le chef des pacificateurs plaquer la jeune femme au sol et la ligoter. Ils l'ont trouvée. Chez moi.

- Et bien, il semblerait que j’emmènerais deux rebelles au poste ce soir.


Je sens mon esprit qui s'égare encore, qui refuse de réaliser que je vais être emmenée au poste. Que va-t-il m'arriver ? Cette simple question soulève une nouvelle vague de nausée et la terreur revient, plus forte que jamais me broyer le cœur.
Je ne suis pas courageuse... Et j'ai peur de souffrir... Si peur...

Plus tard, au poste …

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis enfermée dans cette pièce. J'alterne entre des moments d'hébétude, où je me contente de fixer le mur sans arriver à aligner deux pensées cohérentes, et des moments de peur si forte, que je voudrais me cogner la tête contre les murs pour ne plus rien ressentir.
J'ai fini par vomir, de la bile, dans un coin de la pièce. Cela ne m'a pas soulagé. Je crois qu'il n'y a rien de pire que l'attente...

Soudain, la porte s'ouvre et laisse entrer le pacificateur.

- Habituellement je ne me charge pas des interrogatoires mademoiselle. Mais j’ai fait la demande de pouvoir m’occuper en personne du vôtre, dit-il en marchant dans la pièce. Vous savez, mademoiselle, j’aime beaucoup ce district. Nous avons moins d’effectifs que dans mon précédent district, la nourriture y est moins bonne et les gens semblent beaucoup moins reconnaissants pour la protection qu’on leur apporte contre les rebelles … Mais je l’aime bien.

Je ne comprend pas ce qu'il dit, ses mots ne parviennent pas jusqu'à mon cerveau. Je reste assise sur ma chaise, sans bouger, le souffle coupé. J'attend juste qu'il me dise ce qu'il va faire de moi...
Comme s'il lit dans mes pensées, il se rapproche et me glisse, en me saisissant le menton :

- Vous savez ce que je n’aime pas en revanche, mademoiselle Blacksand ? Qu’on se moque de moi.

Soudain, sans je ne vois rien arriver, je sens ma tête partir et une douleur fulgurante explose dans crâne. Je vois des milliers d'étoiles qui dansent devant mes yeux, tandis que la douleur se propage dans tout mon corps. Je sens quelque chose de chaud qui coule sur mes lèvres, et je réalise que ce doit être du sang. Je n'ai même pas crié, tellement tout s'est passé si vite.

Je regarde hébétée le pacificateur s’asseoir en face de moi, pendant que mon sang goutte sur la table. La douleur devient lancinante, je dois avoir le nez cassé.
J'ai du mal à reprendre ma respiration, j'ai l'impression que ma tête va exploser.
Je n'ai jamais souffert de la faim ni de violence au cours de ma vie, et je réalise soudain la chance que j'ai eu d'avoir eu une enfance si protégée. Du coup, la douleur que je ressens me laisse sans défense, abasourdie. C'est comme une vague qui me soulève...
Je regarde à nouveau le pacificateur, les yeux emplis de larmes de douleur.

- Ce que vous avez fait aujourd’hui, cacher une rebelle … C’est très grave. Vous serez évidemment punie pour ça. La question qui vient est donc la suivante : étiez-vous une jeune femme malavisée qui s’est laissée manipuler par une rebelle afin de l’héberger, ou êtes-vous l’une d’entre eux. Comme vous vous en doutez, je ne vais pas vous prendre au mot. Il y a deux façons d’en finir aujourd’hui mademoiselle Blacksand. La première est que vous soyez battue en place publique, avant qu’on ne réquisitionne tous vos animaux pour les abattre et améliorer la qualité de mes repas. Evidemment, ce n’est que pour le show, vous serez ensuite tuée cela va sans dire, nous ne pouvons pas laisser une menace rebelle errer dans le district …

Abattre mes animaux. Bizarrement, c'est ce que je retiens en premier de son discours. Abattre mes pauvres bêtes qui n'ont jamais fait de mal à personne... Je sens les larmes qui me montent aux yeux rien qu'à cette idée. Et puis le reste de ses paroles atteint enfin mon cerveau. Battue puis tuée...
Alors voilà le vrai visage du Capitole. Voilà ce qu'a dû ressentir Anaël en partant dans l'arène...

La pacificateur laisse un silence s'installer, puis reprend :

-  L’autre solution bien sûr, serait que vous m’écriviez une confession complète de ce qui s’est passé lors de cette soirée. Vous l’avez protégée, et je suis sure que cette femme vous a donné des noms. Je vais vous donner une feuille, et si vous me donnez le nom d’au moins deux de ses complices,  je veillerai personnellement à ce qu’aucun mal ne soit fait à vous ou à vos animaux. Je témoignerai personnellement de votre bonne foi dans cette affaire, et m’assurerais que votre punition ne dépasse pas la privation d’une semaine de nourriture.

Il se place alors juste derrière moi et pose une feuille et un stylo sur la table devant moi.

- Alors mademoiselle Blacksand, comment finit cette soirée ?

Comment ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je suis complètement confuse, la douleur m'embrouille les idées, et le goût de sang dans ma bouche m’écœure.
J'ai les oreilles qui sonnent, ou bien j'entend le rire d'Anaël dans mes oreilles. Que ferait-il à ma place ? Choisirait-il la vie, ou la mort ? Mais lui n'a pas eu le choix...

Je vacille sur ma chaise, emportée par une vague de souvenirs, de peur et de souffrance. J'aimerais tellement être dans la forêt, où avec mon âne... Mais si je ne parle pas, il va mourir... Et si je parle, qui va mourir par ma faute ?

Je pense aussi à la rebelle que j'ai cachée. Que sont-ils en train de lui faire subir ?

J'essaie de parler, mais je manque de m'étouffer avec tout le sang qui coule de mon nez. Lentement, je prend alors le stylo devant moi et le pose sur la feuille.

Je commence à écrire, d'une main tremblotante, des gouttes de sang faisant comme un seau de cire au bas de la feuille :

la rebelle que j'ai cachée s’appelle Eliza.
Quand à son complice, il s’appelle

J'hésite une fraction infime de seconde avant de marquer :

Anaël.


Je repose le stylo maintenant poissé de sang sur la table, et repousse lentement la feuille vers le pacificateur.
Je sens des larmes qui roulent le long de mes joues. La douleur au niveau de mon nez m’empêche de respirer convenablement et je sens de nouveau ma vue qui se brouille et mes oreilles qui se bouchent.
Mes mains et mes pieds deviennent froids comme de la glace, je suis comme paralysée. Est ce que je suis en train de mourir ? L'idée ne me paraît finalement pas si terrible finalement...
Je flotte, je suis à la dérive loin, très loin d'ici.
Je vois le pacificateur qui me regarde, mais il est tellement loin, jamais il ne pourra m'atteindre ni me faire du mal. De toute façon, je ne suis même plus dans le district dix
J'entend de nouveau le rire d'Anaël qui résonne à mes oreilles et j'essaie de tourner la tête pour voir où il est. Pourquoi ne s'approche-t-il pas ?


Lentement, très lentement, je glisse de ma chaise et tombe inconsciente sur le sol.


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MessageSujet: Re: Mission spéciale   Mar 15 Juil - 13:02





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Visiblement, il n’en fallait pas beaucoup pour déstabiliser cette jeune demoiselle. Le sang qui coulait sur son visage suffisait à faire son effet : elle tremble, vacille sur sa chaise. Le pacificateur est désormais certain que le dénouement est proche. Au pire, il pourra toujours l’aider à écrire plus vite si elle ne se décide pas bientôt. Un ou deux coups supplémentaires, juste pour le plaisir de la voir encore plus terrorisée.

Un gargouillis répugnant sort bientôt de sa bouche mortifiée. Il sourit en voyant tout le sang qui l’empêche de parler, elle va enfin avouer. Sa main se dirige vers le stylo et la pointe de ce dernier commence à courir sur le papier :
« La rebelle que j'ai cachée s’appelle Eliza.
Quand à son complice, il s’appelle »

Le pacificateur est fier de lui. Sa prisonnière hésite encore un instant, mais il est trop tard. C’est toujours la même rengaine avec les personnes qui veulent jouer les bonnes âmes avec les rebelles, ils tentent de nier, puis ils plient doucement jusqu’à rompre. Ce n’est pas leur bataille et ils le savent. C’est pour cela qu’ils finissent toujours par parler, même s’il faut parfois les y encourager pour le plus grand plaisir des pacificateurs en manque d’action. Il fait le tour de la table pour lui faire face, pour faire comprendre à Leanore qu’il n’y a pas d’issue.

Elle continue, hésite une seconde avant d’ajouter sur le papier un nom supplémentaire : « Anaël. »

Doucement, elle prend la feuille et la fait glisser vers le pacificateur qui l’attrape. Lui lit ces quelques lignes, puis repasse derrière Leanore en claironnant de sa voix grave :

- Eliza… Au moins, nous savons comment s’appelle celle que nous exécuterons demain. C’est qu’elle n’est plus trop en état de parler actuellement et cela nous gênait beaucoup de ne pas pouvoir annoncer le nom de la traitre à Panem à la foule…

Les larmes qui coulent sur les joues de Leanore ravissent encore davantage le pacificateur qui prend un malin plaisir à prononcer distinctement chaque mot de ses paroles, à insister sur les termes qui la blesseront au plus profond d’elle-même. Il  veut qu’elle souffre, elle a osé cacher une rebelle. C’est alors qu’il fait le lien : « Anaël ». C’était l’ami de la jeune femme, il était mort aux Jeux quelques années auparavant. Alors comme ça ce gosse était un rebelle, amusant que le Capitole ait eu sa peau aux Jeux.

Il continuait à tourner autour d’elle, tel un vautour quand elle dégringola de sa chaise. Inconsciente sur le sol, elle ne leur servait plus à rien. Il la souleva sans ménagement, poupée de chiffon entre ses mains qui auraient bien pu la tuer pour la manière dont elle l’avait défié. Mais il était certain que son « cas » intéresserait son capitaine…

Il la jeta dans une petite cellule étroite et humide où elle se réveilla quelques heures plus tard. Alors que le soleil se levait, elle put entendre le bruit des pas lourds des pacificateurs derrière la porte de sa cellule minimaliste mais aucun ne s’occupait d’elle.

Vers 8heures, le pacificateur qui l’avait interrogée la soirée précédente vînt lui ouvrir. Il lui attrapa sans ménagement le bras et lui entoura les poignets de larges chaînes.

- Nous y sommes Mlle Blacksand. Le moment où vous payez pour votre faute.

Avec deux autres pacificateurs de part et d’autre de la jeune femme, ils la firent sortir de la caserne des pacificateurs. Ils arrivèrent directement sur la grand place où, à peine Leanore l’aperçut-elle, Eliza reçut une balle en pleine tête. La foule regardait autour impuissante. Personne n’avait été convoqué pour ces punitions publiques mais il était l’heure où tous les habitants se rendaient au travail, l’heure idéale pour que tout le District sache comment finissaient les rebelles.

La prise du pacificateur se fit encore plus pressante sur le bras de Leanore, il l’entraîna brutalement vers le centre de la place où il l’attacha sur le poteau qui avait été positionné juste à côté de celui du corps de la rebelle exécutée. Le corps de cette dernière était lacéré de plaies profondes, elle avait dû beaucoup souffrir avant qu’ils se décident à l’abattre…

Le pacificateur annonça vers la foule:

- Leanore Blacksand a elle aussi commis un crime. Elle a aidé à dissimuler cette rebelle chez elle la nuit dernière ! Et pour cela, elle doit payer.

Un sourire carnassier se figea sur le visage du pacificateur alors qu’il se tourna vers Leanore et qu’un de ses comparses lui donna un fouet. Il s’approcha du visage de Leanore et lui murmura :

- Et je vais y mettre tout mon cœur. Je déteste qu’on me mente comme vous l’avez fait, et vous allez bientôt comprendre qu’on ne plaisante pas avec la Loi du Capitole.

Il s’éloigna d’un pas et les coups commencèrent à pleuvoir. Chacun plus fort et plus vif que le précédent. Il regarda chaque goutte de sang qui coulait de ses plaies qui se faisaient de plus en plus nombreuses à tel point que ça en venait difficile de les distinguer les unes des autres. Il la contempla s'affaisser contre le poteau, se tortiller de douleur. Il attendait qu'elle supplie qu'il arrête. Cela était tellement bon de sentir une vie au bout de ses mains, de sentir qu'on faisait cela pour le bien de la nation.

Le pacificateur fut fier de lui quand elle ne bougea presque plus. Son supplice avait-il duré une minute, dix minutes, des heures ? Leanore ne put le savoir mais quand les coups s’arrêtèrent enfin, elle sentit des mains gantées qui la détachèrent et la laissèrent là sur le sol pavé et poussiéreux de la grande place du District 10. La voix du pacificateur - auquel elle avait ouvert la veille sans savoir tous les événements que sa simple décision de mentir à un représentant des forces du Capitole – s’éleva une dernière fois :

- Aujourd’hui, vous restez en vie. Demain… Il marqua une pause. vous n’aurez peut-être pas la même chance.

Il était content de lui, de voir cette petite chose insignifiante qui  avait osé le défier ainsi avachi sur le sol, sans défense. Le fait de ne pas l’avoir tuée, de la laisser tant souffrir était encore meilleur que tout : ils en avaient fait un exemple. En regagnant la caserne, son chef le salua d’un signe de tête au passage. La gamine avait payé et il était celui qui l’avait démasquée derrière son gentil minois de vétérinaire altruiste. Cela était fini, pour cette fois…



Staff a écrit:
C’était le dernier message du pacificateur. Nous te demandons une dernière réponse pour nous faire part de tes pensées vu cet événement. Suite à ce rp, tu seras contactée par les rebelles ; en effet même si tu as confessé une partie de la vérité (nom de la rebelle déjà arrêtée par les Pacificateurs), tu as couvert ses complices qui eux n'ont donc pas pu être arrêtés. Attention, car suite à ce rp, tu n’es pas dans les bonnes grâce des pacificateurs : bien au contraire ! Félicitations pour ce rp en éspérant qu’il t’aura apporté de quoi faire avancer ton personnage dans l'aventure ! Et à très bientôt dans un rp avec les rebelles !
Le staff

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Localisation : Paris
★ Âge : 21 ans.
☆ Surnom : Lea
★ Occupation : chasse - vétérinaire
☆District : dix

○ Points : 850
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Mission spéciale   Mar 15 Juil - 14:26

Une lumière blafarde éclaire le mur suintant d'humidité en face de moi.
J'essaie péniblement de rassembler mes esprits, afin de comprendre où je me trouve. J'ai la vue brouillée et j'ai mal partout.

Anaël, Anaël est parti et je n'ai pas eu le temps de lui dire au revoir...
Mais Anaël est mort il y a déjà si longtemps...
Où suis je ?


Et puis, lentement, avec beaucoup de mal, la mémoire me revient. Je suis en prison...
Que va-t-il m'arriver maintenant ?
Et que va t-il arriver à la rebelle que j'ai caché ?
Je sens un goût amer dans ma bouche, et je me tourne pour vomir de la bile sur le sol. Les spasmes me secouent de haut en bas. Lorsqu'ils se calment, je retombe cassée sur ma paillasse.
Est ce que je vais mourir ?

je voudrais pleurer, crier, taper sur les murs, mais je ne peux que fixer les lézardes du plafond.
J'entend des bruits de pas derrière la porte, mais aucun ne s’arrête. Va-t-on tout simplement me laisser mourir dans cette cellule ?
Au fond, c'est peut être un solution. Après, plus jamais de souffrance, plus de peine.
Il serait si simple de se laisser sombrer dans une nuit sans fin.

Mais soudain, le visage d'Anaël s'imprime contre le mur. Puis il se transforme en celui de Kathleen.
Non ! Je ne dois pas abandonner ! Jamais ! Je dois me relever et faire face. Pour les habitants du district, pour ma nouvelle apprentie, je n'ai pas le droit de renoncer.

A ce moment, la porte de ma cellule s'ouvre et le pacificateur entre. Je le regarde sans dire un mot pendant qu'il passe de lourdes chaînes à mes bras

- Nous y sommes Mlle Blacksand. Le moment où vous payez pour votre faute.

Bizarrement, je me sens comme réveillée, plus consciente de ce qui m'entoure. je distingue chaque tâche de moisi sur le mur, le moindre cliquètement des chaines, tout semble se passer au ralenti.

J'ai peur de ce qui va m'arriver, mais dans le même temps je suis étrangement calme, comme si je voyais tout ça de très très loin. Je sens des bras qui me traînent le longs de couloirs jusqu'à la grande place de la ville.
En un éclair, je vois que beaucoup d'habitants sont là, qui se rendaient au travail. Je ne sais pas si Kathleen est là, j'espère que non. Je ne veux pas qu'elle assiste à ce qui va suivre.
Les pacificateurs continuent de me traîner et j'aperçois vaguement une forme rouge étendue sur le sol.
Eliza. C'est Eliza. Ils l'ont exécutée et le même sort m'attend.

Le pacificateur m'attache alors au poteau, juste à coté du corps martyrisée de la pauvre rebelle. Étrangement, cette vision m'emplit tellement de colère qu'elle me donne de la force et je redresse la tête.
Pour les habitants du district, pour ma nouvelle apprentie, je dois faire face.

- Leanore Blacksand a elle aussi commis un crime. Elle a aidé à dissimuler cette rebelle chez elle la nuit dernière ! Et pour cela, elle doit payer.

Le pacificateur se saisit alors d'un fouet et s'approche de moi, tout en murmurant à mon intention :

- Et je vais y mettre tout mon cœur. Je déteste qu’on me mente comme vous l’avez fait, et vous allez bientôt comprendre qu’on ne plaisante pas avec la Loi du Capitole.

La première morsure du fouet me déchire le dos. La douleur est intolérable, et je vois des étoiles qui dansent devant mes yeux. Les coups suivant ne font qu'amplifier cette douleur, qui finit par tout recouvrir. Je ne vois plus rien, je n'entend plus rien, je ne suis plus qu'une immense plaie à vif, une montagne de douleur. Je hurle de douleur, impossible de retenir mes cris. Je sens ma vie qui s'écoule doucement hors de moi.

Au bout d'un moment, je sens de nouveau mon esprit qui se détache de mon corps. La douleur devient plus sourde, plus lancinante, et je vois mon pauvre corps affaissé le long du poteau. Je me demande si je suis déjà morte.

Soudain, un silence assourdissant emplit mes oreilles. J'ai l'impression de chuter dans le vide. Je sens alors deux main qui me détachent du poteau et me laissent étendue sur le sol. C'est la fin.

- Aujourd’hui, vous restez en vie. Demain… Il marqua une pause. vous n’aurez peut-être pas la même chance.

Les mots ne parviennent pas à atteindre mon cerveau. Je ne comprend pas ce qui arrive. Pourquoi attend-il si longtemps avant de m'abattre ?
Je ne vois plus rien, je n'entend plus rien. Puis, je sens de nouveau des mains qui me soulèvent, mais avec une infinie douceur cette fois. Je sens qu'on me porte puis qu'on me dépose sur un lit.
Je suis vivante...

Vaguement, j'entend qu'il y a des gens qui s'agitent autour de moi. Sans doute ils soignent mes blessures, car je sens une fraîcheur m'envahir, et je sombre enfin dans le sommeil...


quatre où cinq jours plus tard

Une lumière dorée traverse doucement la fenêtre de ma chambre, et caresse ma couverture. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis inconsciente. Je pense que j'ai dû avoir de la fièvre, car j'ai plusieurs fois vu Isur et Anaël à mon chevet, avec Kathleen.

Mais ce matin, j'ai l'esprit frais, je suis pleinement consciente. La douleur dans mon dos est toujours atroce, et je suis incapable de bouger. Je vais encore en avoir pour des semaines avant d'être complètement guérie.
Mais je suis en vie...
Je suis en vie... Mais demain je n'aurais peut être pas la même chance...

Je soulève doucement mes mains pour les mettre dans la lumière, et je les regarde.
Je me demande si elles seraient capables de tuer. De tuer un être humain.
Que cette pensée me vienne à l'esprit me terrifie, et me grise aussi, d'une certaine manière.

S'il était vétérinaire, le pacificateur le saurait :

Il n'y a rien de plus dangereux qu'un animal blessé...
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