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 Un baume pour le coeur, un pansement pour l'âme

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MessageSujet: Un baume pour le coeur, un pansement pour l'âme   Jeu 8 Mar - 8:28

Un baume pour le coeur, un pansement pour l'âmeft. Amy WETTHRONE

Pour être franc, je ne m'étais jamais intéressé à la fille du Maire. Elle avait beau avoir un statut particulier, une place dans la société, je ne m'étais jamais questionné à son sujet, ni lui avait accordé d'importance. Non pas que j'estime qu'elle n'en valait pas la peine, mais c'était juste que pour moi, elle était une personne comme les autres, et je me préoccupais peu de mes semblables. On avait dit d'elle qu'elle était brisée, au plus mal, mais cela ne m'importait pas. Mon attitude à son sujet n'avait jamais déviée. Là, dit comme ça, ça peut paraître très froid, mais ne vous imaginez pas que je suis un être sans cœur. J'ai simplement continué à me comporter avec elle comme si de rien était. Lorsque je devais me rendre à la pharmacie, je me comportais avec elle de manière égale, je ne la regardais pas avec pitié.

Je ne m'intéressais pas à elle jusqu'à la Moisson de l'Expiation. A partir de ce jour là, Amy Wetthrone avait été surmédiatisée, et à cause de cette obligation de visionnage des jeux, je ne pouvais plus que regarder son parcours, et arrêter de feindre l'ignorance. Ma mère ne partageait pas le même point de vue que moi à son sujet, elle avait été dévastée de voir son nom sortir de l'urne. Peut-être presque autant que si ça avait été celui d'un de ses enfants. Ma mère a un grand cœur, elle est pleine d'empathie, aussi, elle avait pris cette jeune femme en pitié et se lamentait du coup du sort.

Chez les Davis, on ne donnait pas cher de la peau des tributs du 5, malgré la présence d'Elina. Pourtant, Amy en était sortie vainqueur, à la plus grande surprise générale, mais aussi à la plus grande joie. J'étais perplexe mais je ne pouvais que me réjouir pour elle. Le soir de la victoire, ma mère m'a exhorté de lui apporter un présent, pour lui montrer notre soutien. Elle pensait que cela pourrait la réconforter de voir que des personnes lambda pensent à elle. Et du réconfort, elle allait en avoir besoin.

La nouvelle de la mort du Maire du District, du père d'Amy, tomba comme un couperet. Le coup du sort toujours. Pour nous, la population du 5, c'était difficile mais nous accusions le coup, mais pour elle, qu'en était-il ? Trois semaines étaient passées mais toujours aucun signe de vie de l'apprentie pharmacienne, retranchée dans le village des vainqueurs. Village mort qui ne comptait plus qu'elle et sa mère certainement. Je crois que c'est à ce moment là que j'ai commencé à ressentir de la peine pour elle, et plus de l'indifférence. Pas parce qu'elle avait vécu des choses atroces et que la vie était impitoyable avec elle, mais parce qu'elle était seule.

Un soir, après ma journée de travail, ma mère m'a fourré un panier dans les bras tout en m'annonçant :

« C'est pour Amy mon grand. Tu veux bien aller lui porter de la part de tout le monde ? Je m'inquiète pour elle, peut-être que ça lui ferait du bien de voir quelqu'un... J'y serais bien allée mais Marco a de nouveau de la fièvre, et tes frères ne sont pas encore rentrés de la centrale... Tu veux bien chéri ? »  

Et avant que j'ai pu répondre oui ou non, elle avait refermé la porte sur elle. Ma mère était passée maître dans l'art de détourner des questions en obligations subtiles. Et qui suis-je pour résister aux ordres de ma mère ?  C'est ainsi que je me suis retrouvé le cœur battant, les joues roses et l'estomac noué devant la porte d'une fille que je ne connaissais pas vraiment et qui risquait de ne pas m'ouvrir. Il a bien du se passer 10 minutes durant lesquelles j'étais planté là, devant la porte de la jolie maison du village des vainqueurs, avant de me décider à toquer. Doucement la première fois, puis avec plus d'assurance.

- Euh... Mademoiselle Wetthrone ? dis-je maladroitement tout en éclaircissant ma voix. Amy Wetthrone ? Je suis Allen Davis. J'ai un présent pour vous, de la part de ma famille. Ils s'inquiètent tous pour vous alors... Je comprendrais que vous vouliez voir personne, alors je vais laisser ça sur le pas de la porte... J'espère qu'on vous reverra bientôt...

Je parlais surement beaucoup trop vite. Tout ça, c'était loin d'être naturel pour moi. Je crois qu'au fond de moi, j'avais l'espoir qu'elle ne réponde pas, pour avoir un prétexte justifié de prendre mes jambes à mon cou. Je déposai alors le panier sur le pas de la porte et reculai d'un pas.

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MessageSujet: Re: Un baume pour le coeur, un pansement pour l'âme   Mar 20 Mar - 14:35


 
Un baume pour le cœur, un pansement pour l'âme.

 
Avec Allen Davis.
Journée banale d’une existence sur laquelle plus grand-chose n’avait d’emprise.
J’avais entendu Maman cuisiner toute la journée. Depuis que je l’avais tirée de sa pharmacie dans laquelle elle s’était retranchée pour se réfugier dans ses souvenirs, elle s’était rabattue sur de nouveaux outils pour oublier l’absurdité de notre vie actuelle : les casseroles. Le four tournait constamment, elle n’hésitait pas à demander à qui de droit qu’elle souhaitait profiter des produits frais et exotiques que le Capitole voulait volontiers nous livrer. Alors, chaque repas était un festival de saveurs et de couleurs, encore plus impressionnant que n’importe quel bal de la capitale.
Je me souvenais lui avoir une fois demandé pourquoi elle portait encore les maniques. Elle m’avait répondu qu’elle se sentait bien plus d’humeur à cuisiner qu’à essayer de sauver des vies.
Comment imaginer que ma Maman, qui avait toujours été une cuisinière correcte sans pour autant exceller aux fourneaux, aurait trouvé du réconfort dans cette activité ? Je la laissais faire sans remarque, mais, dans le fond, je n’approuvais pas tout à fait. Evidemment, je pouvais me réjouir à l’idée de faire hurler ma styliste, cette insupportable Daphnée Delacour, qui ne supporterait sans doute pas que je rentre dans les froufrous prêts à m’accueillir depuis deux ans déjà.
En réalité, mes craintes auraient dû se porter sur ce refus de ma mère de se raccrocher à la réalité et d’accepter cette nouvelle vie. Je me demandais souvent si c’était mon rôle de secouer un peu cette maison parfaite, avec sa mère au foyer parfaite et sa petite Vainqueure parfaite.
Et puis, je haussais les épaules, me disant que ce souffle m’apportait du réconfort, et j’écoutais la fonte se cogner contre l’acier en regardant silencieusement le soleil, des bribes de vie du District, ou le vide du Village.
Le soleil d’été continuait son lent déclin vers l’horizon lorsqu’un fumet envahit la maison. Du bœuf, sans conteste, cuit en sauce avec une légère touche sucrée – du miel ? de la confiture ? Dans tous les cas, le tout mijoterait encore pour une paire d’heures, aux côtés d’un gâteau très doux se laissant lentement refroidir.
Mais plus que le repas, ce qui me percuta en ce début de soirée ce fut la présence d’une personne franchissant l’entrée du Village des Vainqueurs. Un gamin avec dans ses bras un panier en oseille. Impossible pour moi de reconnaître le garçon, illustre inconnu à mes yeux, visage quelconque dans la foule du District Cinq. Bien que… quelqu’air m’intrigua, sans que je n’arrive à mettre un nom dessus.
Surtout dans ce décor, au milieu des maisons impeccables et vides du Village préfabriqué.
Et soudain, je me rendis compte que la seule bâtisse que ce garçon allait visiter était la mienne. Enfin, la nôtre, à ma mère et moi – j’avais grand mal à accepter que Maman vivait chez moi et non moi chez elle. Et si elle était finalement destinataire de ces bons services, et non moi ? Ce serait source de soulagement. Peut-être un rappel pour Maman qu’elle était avant tout l’un des piliers du District, pharmacienne talentueuse et utile à toute la communauté. Je n’avais pas cœur à le faire moi quand je voyais ce bonheur qu’elle se forçait à construire jour après jour.
Laisser la surprise à ma mère dura dix minutes. Dix très longues minutes. Je tapais du pied sur le plancher, impatiente, avant de me demander si ce garçon ne se moquait pas ouvertement de nous. Aussi, quand il toqua à deux reprises, je bondis sur mes pieds et descendis précipitamment les escaliers.

« Je m’en charge Maman c’est bon ! »

Le garçon m’avait assez agacée avec son délai de dix minutes pour que je vérifie qu’il ne nous voulait aucun mal.
Je posai la main sur la poignée de la porte. Sa voix s’éleva de l’autre côté.

« Euh... Mademoiselle Wetthrone ? Amy Wetthrone ? Je suis Allen Davis. J'ai un présent pour vous, de la part de ma famille. Ils s'inquiètent tous pour vous alors... Je comprendrais que vous vouliez voir personne, alors je vais laisser ça sur le pas de la porte... J'espère qu'on vous reverra bientôt... »

Un instant, je m’arrêtai. J’entendis un bruit lourd derrière la porte. Mon esprit s’embruma de confusion et j’ouvrir prudemment la porte avant qu’il ne soit trop tard.
Je ne dis pas un mot alors que soudain, je voyais Adam Anderson devant moi.
Sa silhouette et son allure ne m’apparaissaient qu’à travers un entrebâillement, pas tout à fait assez grand pour que je puisse le voir. Mais lui au moins pouvait peut-être éviter mon air abasourdi. Le même visage, peut-être aux joues plus creusées, la même coupe de cheveux, le même air perdu et gêné de la personne qui ne semblait pas se trouver à l’endroit où elle devait être… Dans l’ombre de l’ancienne maison d’Elina, ce garçon sortait tout droit d’étranges souvenirs qui me laissaient pantoise.

« Bonjour. »

Mes yeux portèrent sur le panier à mes pieds.

« Pourquoi ce panier ? », demandai-je, un peu froide.


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