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 EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Dim 30 Avr - 19:32

Les Pacificateurs - Equipe 2





« Bouffe le sable, raclure », crissa Derek entre ses dents.

Le rebelle butta dans son élan et chut mollement sur le sol ; dans le raffut ambiant, l’écho même de sa déchéance ne parvint pas aux oreilles des deux Pacificateurs. Seuls ses derniers soubresauts remuèrent une dernière fois la poussière et soulevèrent quelques nuages blancs. L’un tombait, les autres s’élevaient : rien n’était figé dans ce monde.
Derek se mit alors à cracher puis à insulter le monde entier et les rebelles, incluant au passage leurs mères. Il avait tenté de faire un mouvement pour rejoindre la cible abattue et, à cette occasion-là, sa blessure à la côte s’était rappelée à lui. Il injuria sa mère à elle aussi, au passage, et articula entre ses dents que ça ne l’arrêterait pas. Il se leva et avança d’un pas vainement assuré vers la cible.
Edmond bondit à ce moment-là pour arrêter son collègue en posant sa main sur son épaule.

« Gaffe au tireur. Je passe devant, couvre-moi. »

Il enjoignit son geste à la parole et passa le coin du bâtiment tout en ignorant les grognements de Derek derrière lui. Puis jeta un regard. La rue était vide. Et pourtant, bien plus remarquable fut cette porte qui claqua juste devant eux, porte que le vétéran attribua à la bijouterie. Ces imbéciles de rebelles étaient-ils de nouveau rentrés en voyant les Pacificateurs débarquer ? Superbe nouvelle.

« Wolff, couvre les deux portes de la bijouterie qu’on se fasse pas avoir par surprise. »

Derek jeta un regard circonspect à Edmond, avec son visage calme, qui reculait déjà du coin de la bijouterie pour se rapprocher du rebelle abattu. Ni l’un, ni l’autre, ne quittaient des yeux les deux accès au commerce, malgré leurs esprits embrumés par des pensées et des douleurs diverses : cette pagaille ne voulait définitivement pas trouver de fin.
Au moment où ils arrivèrent à leur victime, Edmond vérifia d’un regard que son compagnon était disposé à couvrir leurs arrières ; Derek hocha pour lui assurer que tout allait bien puis désigna le gamin qui se vidait de son sang.

« J’lui colle une balle dans la tête et il nous posera plus de problème.
- Attends un peu… »

Edmond s’était soudain baissé, le regard soucieux, puis avait attrapé le poignet du gamin : celui-ci avait effectivement fait un léger mouvement à l’approche des deux agents de l’ordre, ce qui avait découvert son bras, et des taches d’encre violette avaient alors attiré l’attention du vétéran. Des chiffres et des lettres à moitié effacés y étaient inscrits et livraient des informations étranges : un horaire qui indiquait neuf heures, quelques syllabes qui suggéraient le mot « communication », et enfin un numéro de série qui ressemblait étrangement à un code.
D’un geste automatique puisque perdu dans ses pensées, Edmond avait vérifié que le rebelle n’avait pas d’autres armes que celle qu’il avait rapidement tendue à Derek. La radio grésilla soudainement et une voix s’en échappa :

« Caserne au Pacificateur Bennet. »

A son air songeur, Derek comprit que le problème du gamin qui se vidait de son sang ne se règlerait pas d’une balle dans la tête : au contraire, alors qu’Edmond saisissait la radio d’une main, il attrapa le bonnet qui coiffait le rebelle de l’autre pour comprimer la plaie sur son flanc. Et le vétéran ne s’embêta pas pour des explications.

« Pacificateur Bennet. Qu’y a-t-il ?
- On a attrapé deux rebelles dans les rues du District, elles sont actuellement en cellules. On attend vos instructions pour la suite. »

Edmond s’était relevé pour adresser un signe de la main à un groupe de Pacificateurs dans le lointain. Derek ne s’en était pas rendu compte plus tôt mais il remarqua soudain que le vétéran transpirait une certaine assurance : alors même qu’il se rabaissait pour comprimer la plaie du gamin, sa gestion des différents intervenants avec adresse surprit réellement son collègue.

« Je vous envoie Derek Wolff et quelques hommes, avec un autre prisonnier. Ne faites rien avant les instructions de Wolff.
- Bien reçu. »

Quatre Pacificateurs arrivèrent alors à leur niveau et Edmond enjoignit l’un d’entre eux à prendre sa place pour comprimer la plaie. Enfin, après s’être relevé, il amena Derek un peu à l’écart et détailla son regard surpris, ainsi que sa main plaquée contre son thorax.

« Ecoute, ce gamin est bizarre, il faut absolument qu’on le maintienne en vie jusqu’à ce qu’on l’ait identifié.
- Vu le bordel qu’ils ont foutu, si vous voulez mon avis, ces connards sont tous des mecs bizarres.
- Soit. En attendant, j’ai besoin que tu ailles à la caserne pour interroger les rebelles qu’on a trouvés. Il est essentiel qu’elles restent toutes les deux en vie. »

Les lèvres pincées à l’annonce d’être écarté de la zone de conflits, les yeux de Derek se mirent à luire d’intérêt quand il comprit la mission qui lui était confiée. Peut-être que ses antécédents avec la Pacificatrice Whitelaw, en plus d’avoir été terriblement agréables, allaient lui permettre de s’amuser un peu.

« Tu récupères le plus d’informations possibles. Tant qu’eles restent vivantes, je m’en fiche du reste. Je te laisse gérer.
- Très bien. »

Un sourire s’était dessiné sur le visage de Derek sans qu’il ne s’en rende compte. Déjà, sous les ordres suivants d’Edmond, deux Pacificateurs avaient soulevé le rebelle et n’attendaient que lui pour se diriger vers la caserne.

« Si tu croises un médecin, fais examiner ta côte.
- Et si vous croisez des gens armés, évitez de vous faire tuer. »

Les deux Pacificateurs s’échangèrent un sourire et Derek prit la tête de la troupe en direction de la caserne de la Pacification. Malgré tous ses efforts pour le masquer, il manqua de trébucher deux fois et se rattrapa de justesse, le torse en feu.

***

Petit à petit, la place centrale, où se tenait plus tôt le marché, se calma : ce, grâce à l’arrivée progressive des différents groupes de Pacificateurs que Dixon avait placés pour encercler le District. L’apparition de différents hommes en blanc apaisa progressivement la foule, sans pour autant qu’elle réussisse à se contenir totalement ; et déjà, les premiers blessés par la vague de panique réussirent à être évacués en direction de l’hôpital.
Déjà, Edmond avait hélé quelques duos ou trios de Pacificateurs qui venaient ci et là pour les placer à différents endroit : deux surveillaient étroitement la porte arrière de la bijouterie et deux autres la porte avant ; quant au reste, une dizaine était affectée à gérer la foule et ses débordements, puis à remettre de en état la place centrale, quand le reste surveillait toutes les rues les plus proches du District. Le dispositif était resserré autour du cœur du District : la sécurité et l'ordre primaient.
Cette disposition effectuée, Edmond se dirigea vers la bijouterie avec deux autres Pacificateurs pour démêler une bonne fois pour toutes ce sac de nœuds, en espérant que de terribles actes n’y furent pas commis. L’arme dégainée et prête à tirer, le groupe d’agents de la paix pénétra dans la bijouterie par l’entrée principale.
L’endroit était un véritable champ de bataille : Edmond ne comptait plus le nombre de présentoirs défoncés, de bijoux éparpillés et de personnes éclopées, ou au service des éclopées. Il ne tarda pourtant pas à faire toutes les vérifications nécessaires :

« Pacification ! Ne bougez pas ! »

Pourtant, il sut dès qu’il posa le pied dans la boutique qu’aucun rebelle ne s’y trouvait : l’heure était bien plus au rétablissement qu’à la fuite, et aucun des civils présent ne paraissait bien paniqué. Il envoya les deux autres Pacificateurs pour vérifier la réserve. Personne ne s’y trouvait plus.
Plus de rebelle. Edmond enleva le chien de son arme et la rangea à sa ceinture, pour ainsi éviter de causer plus de peur aux civils. Et surtout parce que ce geste le soulagea d’un certain poids, appréciable pour la suite des évènements.

« C’est terminé, la situation est sous contrôle », annonça-t-il d’une voix assez forte pour que tous l’entendent.

Cette bijouterie semblait appartenir à un autre monde : l’endroit était un capharnaüm impressionnant et pourtant, il y régnait un certain calme, presque gênant. Les deux autres Pacificateurs avaient imité son geste et, après s’être découverts la tête, ils commencèrent à se s'occuper des derniers otages présents et à les évacuer doucement.
Edmond continua son analyse pour voir une jeune femme brune en chemisier au chevet d’un homme visiblement mal et fiévreux. A la droite de l’entrée, un autre, d’âge plus mûr, voyait sa main bandée par le foulard pourpre d’une petite blonde.
Des crissements, puis un corps qui s’effondrait sourdement. Edmond remarqua alors, sur le côté de la boutique, Ban agenouillé entre les éclats de verre, le corps secoué de tremblements assez forts pour être inquiétants ; d’un rapide coup d’œil, alors qu’il se précipitait à son chevet, il remarqua le corps affalé de Morrisson près du comptoir et intima l’un des deux autres Pacificateurs d'aller la voir.

« Marlon ! Qu’est-ce qui t’est arrivé ?  »

Le gamin leva vers lui ses yeux et Edmond put admirer son état : ses yeux éclatés de rouge, la trainée de sang étalée sur sa joue, ses lèvres complètement bleuies et les ecchymoses qui parcouraient sa gorge. Il le vit tenter d’articuler une réponse. Seulement, une quinte de toux sèche et étouffée le prit, et il se recroquevilla sur lui-même, esquivant par la même occasion le geste de réconfort que s’apprêtait à lui procurer le vétéran légèrement décontenancé.
C’était réellement à ne plus rien n’y comprendre. D'un regard au Pacificateur auprès de Morrison il vit celui-ci comprimer la plaie et s'affairer à la maintenir en vie. Puis il repensait à Ban qui était parfaitement incapable de répondre et se retrouvait complètement traumatisé. Tout cela n'avait aucun sens.
Edmond se releva et, dominant assez la bijouterie pour voir les civils qu’il avait identifiés auparavant, s’adressa à ceux-là d’une voix forte pour qu’il ne puisse pas manquer l’interpellation :

« Qui est le propriétaire de cette bijouterie ? »

Il regarda successivement la jeune femme en chemisier, visiblement épargnée par les évènements, puis son compagnon nauséeux, ensuite la gamine blonde aux joues rosies pour enfin terminer par l’adulte grièvement blessé à la main.

« Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’il s’est passé ici ? »

Edmond espérait réellement une réponse de leur part pour comprendre l’étendue des dégâts et évacuer l’endroit le plus rapidement possible. Et, devant leurs airs hagards et quelque peu absents alors que la situation était urgente, le Pacificateur ajouta d'un ton sans appel :

« Tout de suite. »


Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ part en direction de la caserne des Pacificateurs. Il sera désormais joué séparément.
Rachel Morrisson - PNJ, Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.

Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham, Hunter Garroway, Coralie Standford et Winston Davis pour avoir des informations.

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Spoiler:
 


Dernière édition par Amy E. Wetthrone le Dim 30 Avr - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Dim 30 Avr - 19:56

Les Rebelles - Siti J. Solendro





Tout était allé tellement vite, l'arrivée des pacificateurs, leur arrestation... On les avait conduites au poste sans ménagement et même en prenant largement soin de les malmener bien plus que nécessaire. C'était pourtant de bonne guerre, les rebelles avaient causé des pertes indéniables et la vengeance scintillait au coin des paupières des hommes de loi, crépitante d'amertume dans leurs prunelles sombres.

Dans son brouillard, Siti n'avait pas eu conscience de tous les évènements qui s'étaient déroulés. Tant bien que mal, maintenant que la douleur violente de sa blessure relancée par le jeu malsain auquel s'étaient livrés les pacificateurs l'avait sortie de sa torpeur, la jeune femme réalisait à quel point leur situation était désespérée. Les murs froids et l'ambiance austère de ce lieu semblait déjà creuser sa tombe. En réalité, Siti n'avait jamais songé à tout cela. Elle avait toujours préféré éluder la question de la dangerosité de leurs missions, sans doute parce qu'elle avait conscience que si elle s'y était attardée la crainte aurait eu raison de sa volonté à poursuivre la lutte... Elle ne voulait pas se voir comme une lâche : c'était si facile de fermer les yeux, de nier avec force que cela pourrait se terminer ainsi. Et, tandis que le parfum d'une mort certaine envahissant chaque cellule de son corps, enivrait son esprit et déchirait son cœur, la peur la dévorait comme un poison.

Bientôt, elle arriva dans un couloir étroit. Tout son long, des barreaux métalliques se succédaient dans une régularité parfaite qui lui rappela les beaux imprimés géométriques dont il lui arrivait de colorer les tissus. Les larmes coulaient sur ses joues froides à présent, le sang chaud s'était remis à humidifier son épaule.

On la plaqua contre une grille, sa tête la heurta dans un son sourd qui fit vibrer les cages. On allait l'enfermer, l'emprisonner et peut-être jamais n'en sortirait-elle... Elle était terrifiée à présent et sa tête lui tournait tant après le choc qu'elle ne comprit pas ce que le pacificateur vociféra en l'envoyant face contre terre contre le béton à vif.

Un hurlement lui échappa quand son épaule heurta violemment le sol de la cellule, elle se sentit à nouveau nauséeuse : elle tanguait entre deux mondes et aurais aspiré à rejoindre le coton duveteux de l'inconscience mais celui-ci la repoussait, la laissant seule avec ce grondement de panique dans l'estomac qui lui donnait la nausée. Elle entendit à peine les bottes des pacificateurs qui frappèrent la mesure en quittant le couloir dont la porte resta ouverte et alors que sa respiration rauque résonnait dans la cellule, elle se redressa sur son bras valide et se hissa jusqu'à l'angle du fond adjacent à la cellule de Leanore qu'elle pouvait apercevoir entre les barreaux de fer. Prostrée, sa voisine paraissait si affligée...

Siti perçut que son monde devenait instable, incertain et pourtant son avenir si prévisible. Un sanglot lui échappa, puis encore un autre suivi de dizaines, noyant sa poitrine dans une souffrance telle qu'elle n'en avait jamais ressenti et qui lui prouvait que, malgré tout, elle était encore en vie. Pour l'instant.

Son crâne tambourinait d'une mélodie sanglante. Elle avait l'impression qu'il allait exploser sur la surcharge d'informations, qu'elle allait sombrer sous ses pensées confuses. Comme un exorcisme inutile qu'elle ne pouvait pas retenir, elle se mit à murmurer :

- Ils vont venir... Un nouveau sanglot l'obligea à marquer une pause avant qu'elle ne reprenne : Ils vont venir nous aider... Il... Il... Il m'a déjà sauvée une fois, il le refera...

Elle pleurait désormais en pensant à Cassio qui l'avait déjà sortie une fois d'une impasse, cependant était-ce réellement aussi désespéré à l'époque ? Elle ne le savait plus, tant de choses se mélangeait dans son esprit qui lui renvoyait l'image floue d'un Kenny les laissant seules et son âme semblait saigner tant son être se tordait d'une frayeur insurmontable.

- Je suis sûre qu'ils ne nous laisseront pas... Elle leva un visage marqué par ses larmes salées vers Leanore, toujours recroquevillée sur le sol de la cellule accolée : Tu le sais aussi, non ? Il le faut !

Siti divaguait, ou peut-être était-ce simplement l'espoir... L'espoir qui lui permettait de ne pas totalement lâcher prise et qui pourtant s'étiolait de minute en minute...


Spoiler:
 



Siti J. Solendro est dans la caserne des Pacificateurs, enfermée dans une cellule à côté de Leanore.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 1 Mai - 17:06

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Mission au District 1

Les Rebelles




Était-ce juste une impression où le visage de ce type avait-il réellement viré au blanc quand le canon avait trouvé l'espace entre ses côtes pour s'appuyer fermement ? Sa présentation à deux balles m'agaça plus qu'autre chose : la situation donnait-elle l'impression qu'on avait le temps de faire la causette ? Toutefois, elle eut le bénéfice de me rappeler où je pensais avoir vu ses traits aseptisés de mec qui n'avait sans doute jamais bossé de sa vie... Il était à la gare avec le reste de l'équipe de tournage, celle qui avait offert une tribune à ce putain de désastre !

Ma main se serra autour de l'arme, la tension dévorait mes muscles et j'avais bien du mal à faire abstraction de l'oppression qui pesait sur ma poitrine. Nous savions qu'un journaliste avait été recruté - avec une casquette rose, cela allait de soi -, mais comment être sûr que c'était ce gringalet ? Il n'était pas question de lui faire confiance, mon étreinte sur sa veste se fit plus pressante quand je le poussai légèrement pour qu'il nous entraîne vers sa planque. Il n'y avait pas une minute de plus à perdre.

Derrière moi, Ivy continuait à brailler, à nous injurier en se débattant comme une cinglée... Nicodème encaissait sa furie en gueulant aussi fort qu'elle. Entre les insultes de ma sœur qui nous gratifiait de ses connaissances en noms d'oiseaux plus que développées et l'autre abruti qui grognait en donnant des petits coups d'épaule dans l'espoir vain de la faire taire, nous allions finir par nous faire repérer.

- Putain fais-la taire ! lançai-je à Nico en tournant brièvement la tête vers lui sans lâcher notre sauveur du dimanche.

L'autre imbécile de scribouillard continuait de me taper la discute pour m'expliquer sa brillante idée de planque... Qu'est-ce que j'avais donc fait pour qu'on me colle des idiots pareils ? Pourquoi Will n'était pas là ? Au moins à deux, on réussissait à contenir les moments de battement en mission : on avait cette espèce de connexion qui nous permettait de nous coordonner, de trouver des solutions pendant que l'un couvrait l'autre. Là, tout se cassait la gueule et je ne savais pas encore si je devais considérer l'arrivée de ce type au teint lisse et au costume ridicule comme une aubaine ou comme un piège dans lequel nous foncions tête la première.

Ses dernières paroles insinuèrent un doute macabre... Il nous donnait des indications pour qu'on se planque là-bas seuls...

- Bonne idée, tu vas nous montrer comment faire alors ! Il sembla se raidir, j'ajoutai d'un ton sans appel : Avance !

Nous progressâmes à travers la foule qui nous heurtait sans ménagement. Nerveux, mon cœur tambourinait dans ma poitrine dans un rythme infâme qui décuplait la sensation du manque d'air. Lorsqu'un homme me poussa, un juron m'échappa : mon flanc me tirait, mes expirations étaient difficiles et mon front perlait de sueur. Les précieuses secondes que l'on perdait à se dégager des badauds construisaient notre exécution, d'autant plus qu'il était impossible de ne pas remarquer que la panique se dissipant, les silhouettes devenaient à chaque seconde plus distinctes dans la masse... Ma marche se fit plus rapide, on devait se casser de cette foule dont je ne doutais pas un instant qu'elle finirait tôt ou tard par nous trahir.

Nous n'étions plus qu'à quelques mètres de la planque indiqué par le Capitoléen. Une porte de bois massif, gravée de quelques arabesques inutiles, était ouverte et donnait visiblement sur une cour intérieure.

- On va faire attention et toi aussi : si tu es des nôtres, tu te planques avec nous ! ordonnai-je en le défiant du regard, impassible.

S'il ne l'avait pas compris avant, ma nouvelle remarque devait avoir enfin permis à son cerveau de faire tilt : je ne lui faisais pas confiance et encore moins depuis qu'il tentait en vain de nous fausser compagnie dans chacune de ses paroles. A peine nous avait-il hélé et désigné les pacificateurs et la planque qu'il avait cherché à nous envoyer dans ce bourbier seuls. C'était quoi son petit plan machiavélique de collabo ? Se faire mousser auprès du Capitole en nous parquant dans un lieu clos où nous serions des animaux en cage que les pacificateurs n'auraient qu'à venir cueillir ou fusiller selon l'humeur ?

Il avait été recruté par des rebelles... Ouais... Des rebelles du Capitole, pas des rebelles. Des gens qui n'avaient rien à voir avec nous : des personnes qui se révoltaient mais contre quoi ? De pas être assez riches pour aller se payer la dernière perruque ou costume à la mode ? Ces rebelles étaient des personnes qui n'avaient jamais vraiment trimé de leur existence, qui ne savaient pas ce qu'était la vie dans les districts, qui n'avaient pas la moindre idée de ce qu'il se passait derrière les clôtures dorées de leur belle capitale. Le manque d'adrénaline, voilà ce qui les poussait à rejoindre nos rangs sans savoir ce qui les attendait ! Ils n'avaient pas idée avant de commencer les missions et c'est pour cela qu'on les envoyait jamais sur le terrain : on avait besoin d'eux pour glaner des infos, mais ça s'arrêtait là. Ils n'étaient pas fiables, pas assez impliqués... Ils ne pouvaient pas avoir la même volonté, la même motivation alors qu'il avait une existence tranquille dans leurs coussins de soie.

La Rébellion avait merdé en l'utilisant sur le terrain, pour sa "première fois". C'était le meilleur moyen de tester sa loyauté, mais aussi dans le cas présent de nous faire buter s'il s'avérait que ses penchants "rebelles" n'aient été qu'une expérience extravagante de plus dans sa vie de décadence capitoléenne.  

La rage bouillonnait en moi de songer qu'il veuille nous enfler. Mes yeux toujours braqués dans les siens, je ne lui laissai pas le temps de se débattre pour le forcer à me suivre vers la porte. Nos ombres filèrent avant de disparaître dans cet espace calme et tranquille, à mille lieues de l'agitation modérée qui régnait encore au dehors. Dès qu'il eut pénétré dans la cour, je poussai le journaliste contre un mur où descendait un lierre aux feuilles d'un vert profond. C'est leur entrelacement naturel que rencontra sa face tandis que je fermai sèchement la porte pour nous isoler du reste de ce foutoir.

Nicodème essayait toujours de calmer Ivy et perdait largement patience. Peut-être aurais-je dû aider ma sœur, seulement nous avions un problème plus urgent sur le feu !

- Ton nom ! lui demandai-je directement de manière à ce qu'on puisse vérifier ses dires si on s'en sortait.

J'attendis sa réponse, l'arme baissée pour ne pas lui mettre encore davantage de pression tout en sachant que je n'hésiterai pas à le braquer à nouveau s'il tentait la moindre connerie.

- Qu'est-ce que tu foutais dans la foule ? continuai-je, il parut surpris alors j'ajoutai : On ne vous demande jamais de vous mouiller, vous savez pas faire... Alors qu'est-ce que tu foutais là ?

Sous mon foulard, ma bouche se tordait dans une grimace mêlant douleur et stress. Ma main libre se posa sur mon côté endolori et je jetai un regard furtif à ma cadette qui se faisait rabrouer par Nicodème. J'avais encore du temps avant qu'il ne vienne foutre son grain de sel et risque de faire peur à notre cher "collègue".

© Aeli
Cassio est caché dans une cour intérieure dont il a fermé la porte, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Clyde Holden, Nicodème Cartright (PNJ) et Ivy Shepherd (PNJ).

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 8 Mai - 0:16

Les Pacificateurs - Equipe 2





Les civils présents dans la boutique gardaient un air ahuri mais ne pipaient pas un seul mot. Aucun d’entre eux ne réagit à la demande expresse d’Edmond : un silence profondément embarrassé se trouva jeté sur la bijouterie. Ils se regardaient tous en espérant que l’autre répondrait sous les yeux attentifs du Pacificateur qui, il fallait le reconnaître, commençait à perdre réellement patience. Il lui suffisait de tourner les yeux vers ses deux collègues qui aidaient Morrisson de leur mieux, puis d’admirer le total effondrement de Ban, pour comprendre que le mutisme ambiant n’était à l’évidence pas une réponse adéquate.
Sentant le regard du vétéran, ce dernier leva lourdement la tête. Ses lèvres s’ouvrirent et se fermèrent un petit nombre de fois avant qu’il ne tente d’articuler une explication. A cette vue, Edmond se déporta des civils muets pour aller vers le soldat étranglé. Se rapprocher pour ainsi lui demander moins d’effort. Simplement, le jeune agent de l’ordre avait beaucoup de mal à formuler ses mots : les mouvements de ses lèvres auraient sûrement été satisfaisants, si seulement un son décent en sortait. Un sifflement aigu et désagréable prenait pourtant sa place, sans que Ban ne puisse rien y faire d’autre que s’étouffer encore plus.
Le soldat du Capitole se ramassa encore plus sur lui-même, évitant tout contact rassurant d’Edmond. Celui-ci se trouva un instant dépassé par l’ampleur des évènements : certes, les hommes et femmes qu’il avait cru morts étaient plus ou moins vivants, mais cela ne rendait pas les conséquences de l’incursion rebelle plus agréables ou plus simples à gérer. Ainsi saisit par une stupéfaction qui se changea en agressivité, il tourna la tête en direction des civils qu’il avait hélés plus tôt, il vociféra :

« Qui a fait ça ? Répondez-moi ! »

Se détournant de son collègue, Edmond se redressa pour s’avancer en direction du groupe de civils : ils en savaient nécessairement plus long que ce qu’ils en disaient. Son regard s’était endurci, ses traits étaient figés, et une chose était certaine : ils n’allaient pas se moquer encore longtemps de lui, il allait s’en assurer.
Depuis droit devant eux, les regardant alternativement pour ne rien laisser passer, il continua d’un ton qui ne laissait place à aucune équivocité :

« Personne ne sort d’ici tant que je n’ai pas reçu de réponse ! »

Les deux autres Pacificateurs valides, à cette phrase qui avait résonné dans toute la bijouterie, redressèrent la tête et observèrent un instant le vétéran en quête de directives plus précises si celles-ci devaient intervenir.


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Rachel Morrisson - PNJ, Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 8 Mai - 1:05

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Fallait qu'on bouge et cette putain de foule opaque n'allait pas nous simplifier la vie. J'avais l'habitude de me faufiler à travers le blé et de pousser les lourdes bottes de paille qui s'installaient dans les champs après la récolte, alors j'usais de ma force pour virer les connards qui se pressaient contre nous et participaient à rendre notre fuite des plus compliquées. Derrière mes paupières, l'image de Kenny gisant sur le sol s'était imprimée : je la chassais comme un insecte pénible, on ne pourrait plus rien y changer.

Oh bien sûr l'autre gamine ne l'entendait pas de cette oreille et continuait à gesticuler comme une tarée sur mon épaule. Entre ses jambes qui tentaient de me foutre des coups qu'elle manquait invariablement lorsque je la secouais d'un coup d'épaule qui lui broyait l'estomac et sa langue qui crachait son venin en nous dotant de fabuleux noms de piafs, elle me tapait sur le système... La foule était heureusement plus bruyante qu'elle.

- Ferme ta gueule maintenant ! lui ordonnai-je toutefois, en tentant de suivre tant bien que mal son frère qui nous conduisait vers la sortie.

Il progressait avec autant de difficulté, si ce n'est plus, nous créant un sillage dans lequel je m'engouffrais pour ne pas le lâcher d'une semelle. Non pas de la peur qu'il me laisse dans la merde, il était trop con pour laisser sa cadette se faire choper, mais parce que je savais qu'être séparé maintenant signerait à coup sûr notre arrêt de mort. Fallait pas être un fin mathématicien : j'avais plus de balle, l'autre folle gueulait comme un putois ce qui la rendait peu fiable à réaliser une prouesse quelconque en tir - sans compter qu'elle m'avait déjà assez montré à quel point elle avait un don naturel pour la visée -, ne restait que Cassio pour s'opposer si des pacificateurs nous faisaient le coup du diable sortant de sa boîte. Putain de surprise qui nous pendait au nez.

Ivy cogna avec ses poings dans mon dos. Représailles, ma main valide qui tentait de la maintenir sur mon épaule tant bien que mal, je plantai le tranchant de ma main entre ses côtes flottantes histoire qu'une douleur lui fasse oublier un moment de jouer le rôle de localisateur ambulant... Concentré à mes tentatives bien peu fructueuses pour la faire taire, je lâchai un juron quand je heurtai Cassio qui s'était brutalement stoppé.

- Qu'est-ce tu f... commençai-je avant de voir qu'il était collé à un type bien trop propre sur lui pour être honnête.

Vu comme le tenait le jeune Shepherd, ça devait pas totalement être un pote... Je l'entendis le menacer à voix basse pendant que Ivy continuait son cirque, j'étais pourtant trop concentré à écouter ce qu'il disait au mec pour m'en occuper. J'aurais voulu me mêler de ce fourbis, lui dire que je sentais pas ce type au costume coloré mais il me prit de cours.

Un ordre, il avait osé me donner un ordre ! Putain sale gosse ! Le pire, c'est qu'il avait raison... L'autre poissonnière nous pétait les tympans et, avec les badauds qui calmaient doucement leurs nerfs fragiles de bourgeois, on ne tarderait pas à devenir les centres d'attention... Perspective hautement réjouissante : si on voulait se faire trouer la peau !

D'un mouvement sec, je basculai mon corps en avant pour la faire dégringoler devant moi et, avant qu'elle ait eu le temps de comprendre, je la chopais de ma main valide par l'épaule gauche pour lui faire faire un demi-tour et la plaquer contre moi. Quelques secondes s'étaient écoulées où elle avait presque été sage, l'effet de surprise était toujours salvateur, mais cela ne dura pas et je dus compléter mon action en plaquant fermement ma main ensanglantée sur son foulard pour le lui faire bouffer... Le tissu s'enfonça dans sa bouche, atténuant le son de sa voix suraiguë. Qu'est-ce que ça faisait du bien de ne plus la supporter !

Bloquée dos contre mon torse, enserrée de mon étau, elle n'avait d'autre choix que de marcher dans la direction dans laquelle je la poussais de force. Je n'avais aucune confiance en Cassio et ce mec sorti de nulle part mais, quand je suivis le regard du Shepherd vers le nord, je compris pourquoi il tentait le tout pour le tout.

Nous nous engouffrâmes bientôt sous un porche, une porte en bois enchâssée dans un encadrement décoré qui débouchait sur une petite cour... Charmant ! A peine la porte claquée, je lâchai Ivy et la poussai devant moi : elle faillit se manger le mur du fond mais se rattrapa au dernier moment. Un peu plus sur la droite, je vis Cassio qui faisait de même avec notre nouveau copain et improvisait un interrogatoire de fortune, je m'agaçai qu'il prenne si bien les choses en main et reportai ma frustration sur Ivy :

- A quoi tu as joué là dehors ?! lui tempêtai-je, furieux de soudain ressentir mes muscles crispés et malmenés par ses accès de fureur, je te croyais moins conne pour comprendre quand une cause était perdue !

Je la saisis par les épaules et la secouais franchement un coup, alors qu'elle vociférait de nouvelles accusations et lui lançai :

- Tu vas faire l'effort de la fermer, oui ?!

Seulement, ça se serait su si cette gamine n'avait pas été une chieuse de première. C'était son tempérament que j'appréciais habituellement, mais maintenant qu'on risquait notre peau et qu'elle faisait son caprice, je ne comptais pas jouer un instant de plus les nounous ! Je resserrai ma prise sur son bras et l'entraînai sans ménagement vers Cassio qui essayait d'en apprendre plus sur l'autre tête d'abruti capitoléen.

- Occupe-toi de ta frangine, sinon je te jure que je la claque ! intimai-je au fils Shepherd en envoyant valdinguer Ivy dans ses bras.

La rattrapant de justesse, ses lèvres articulèrent une injonction de me calmer : je le stoppai dans son élan de bien pensant en levant simplement ma main sur laquelle le sang caillé formait un tatouage informe. Je n'étais pas d'humeur à recevoir un seul conseil de plus. Il dut comprendre car il fit un pas sur le côté, toujours en maintenant sa sœur.

A nous deux alors...

Mon visage se tourna vers notre "sauveur"... Mes yeux perçants glissèrent sur ses fringues si colorées aux riches tissus luisants sous le soleil qui filtraient entre les bâtisses de pierre. Même ses traits étaient trop parfaits. Il n'y résidait aucune marque quelconque qui aurait pu prouver qu'il avait eu une vie un tant soit peu difficile. Je le toisai ainsi pendant une dizaine de secondes, dans un échange silencieux. La tension montait, palpable. J'étais à nouveau dans mon élément, tant et si bien que la douleur ne semblait plus qu'être une vague amie.

- J'ai bien moins de patience que mon collègue, donc on va faire simple... finis-je par lui annoncer d'une voix calme qui contrastait avec mon rictus narquois.

Je posai ma main valide à côté de sa tête et m'appuyai dessus pour me pencher vers son visage dont l'expression se faisait de plus en plus inquiète. Chiffe molle, p'tre qu'il allait même bientôt pleurer et appeler papa-maman... Pas sûr que ces deux-là soient fiers en voyant que leur progéniture aidait des rebelles ou du moins c'était ce qu'il prétendait...  

- Donc on reprend... Tu es qui ? articulai-je bien distinctement sans lâcher le contact visuel qui nous liait dans un échange froid et ardent à la fois. Et plus important encore, quelle est ton intention ? Te faire buter par nous ou l'autre camp ?

Mon sourire narquois s'étendit encore davantage, nous allions enfin avoir nos réponses.

Spoiler:
 


Nicodème s'adresse à Clyde Holden.
Nicodème est caché dans une cour intérieure dont la porte est fermée, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Clyde Holden, Cassio Shepherd et Ivy Shepherd.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mer 10 Mai - 0:47

Les Pacificateurs





Les quatre collègues s'étaient retrouvés au croisement d'une rue, un peu plus en périphérie alors qu'ils resserraient l'étau comme le message radio l'avait clairement ordonné quelques minutes auparavant. Eux qui n'avaient jamais connu la précipitation de l'urgence faisaient pourtant preuve d'un sang froid étonnant. Ce n'était qu'apparence. Dans sa tenue si blanche, le corps du plus jeune aurait presque tremblé s'il n'avait pas tout fait pour conserver la cadence de ses partenaires dont les regards balayaient les promeneurs affolés avec méthode. Tous se concentraient sur la tâche qui leur avait été assignée. L'erreur n'était pas une option.

Rien ne devait filtrer.

C'est alors qu'ils l'aperçurent, une voiture rangée dans une rue ascendante à l'artère passante dans laquelle ils progressaient. La méfiance gagna la patrouille en mission qui ne tarda pas à repérer trois personnes qui se précipitaient vers le véhicule suspect.

Le geste fut sec et sans appel : l'un d'eux indiqua un homme de la pointe de son index ganté. Sa carrure imposante, sa démarche menaçante doublée d'une raideur qui transpirait l'inquiétude et surtout ce reflet métallique à sa main... Une arme. Imperturbables, les pacificateurs se figèrent. Leurs armures leur parurent si lourdes, leur devoir si pesant et noble à la fois. Entre les bambins innocents et les femmes aux foulards colorées évoluaient un homme armé. Ses vêtements ajustés lui permettaient de se fondre dans la masse. Sa foulée était coordonnée avec deux complices qui se hâtait dans la même direction. Une échappatoire que les pacificateurs n'étaient pas prêts à leur offrir.

Deux à deux, ils se déployèrent. Les approcher, les encercler, les arrêter. Les tuer même s'il le fallait. Tels étaient les objectifs communs qui grouillaient dans leur crâne dont la raison fissurait sous l'impact du soleil. La blancheur de leur tenue le réverbérait, anges protecteurs qui s'apprêtaient à mener l'offensive contre ceux qu'ils considéraient comme les ennemis de Panem. Leurs bottes frappèrent le pavé, rythmiquement et avec une assurance croissante.

A peine eurent-ils couverts la distance que, dans le dos de ceux qu'ils imaginaient déjà condamnés, un premier duo leva ses armes avant que la voix du plus âgé ne s'élève pour couvrir toute complainte de la foule restée en arrière.

« Pacification ! Arrêtez-vous et mains en évidence ! »

Ombres claires surgissant des zones ombragés où le soleil ne daignait se montrer, leurs deux collègues firent irruption à cet instant de part et d'autre des rebelles présumés, ne leur laissant aucune chance.  

« Lâchez vos armes ! Tout de suite ! » ordonna un second pacificateur, visiblement sur le qui-vive. « Sans geste brusque ! »

Deux hommes armés s'exécutèrent alors qu'un troisième vit son identité trahie par les riches vêtements et la posture fière qu'il affichait ostensiblement malgré la situation. Eneron Stark.

Le plus jeune des pacificateurs faillit baisser son arme. D'un claquement de langue son partenaire lui fit comprendre qu'être une "personnalité" du District n'exonérait d'aucune explication. Du moins, pas aujourd'hui.

Bien sûr, il y eut les tentatives de négociation du magnat de l'industrie mais elles glissèrent sur les tenues des pacificateurs comme une goutte d'eau flirte avec la parfaite verticalité des vitres en verre avant de disparaître à jamais. Peu à peu, ils se rapprochèrent et saisirent les armes tombées au sol.

Des menottes furent passées aux poignets des deux gardes que la témérité avait fait plonger dans une situation regrettable. Quant à l'entrepreneur, on l'en gratifia même si la poigne ferme d'un pacificateur l'obligea à se ranger à leur volonté de l'embarquer également.

« Personne ne quitte le centre-ville M. Stark... » lui annonça le seul pacificateur libre d'escorte, en plantant un couteau cranté qu'il venait de tirer d'un fourreau à sa ceinture dans un des pneus de la voiture.

C'était une simple assurance : ce véhicule ne servirait plus à personne. Après tout, les armes n'étaient peut-être que la partie visible de l'iceberg... Une preuve plus évidente que d'autres... Le doute était permis au vue de leur comportement suspect et, après tout, ce n'était pas à eux de décider quoi que ce soit. Ils n'étaient que des exécutants et faisaient donc ce qu'ils savaient faire le mieux : exécuter les ordres. En cet instant précis, cela les soulageait d'ailleurs énormément.

« Nous allons vous conduire à la caserne, » finit par annoncer un pacificateur à Eneron Stark tandis que le petit groupe se dirigeait vers le nord d'un pas pressé. « Vous y serez en sécurité... »

Cette dernière allusion sonnait d'une ironie pure. Visiblement, l'homme en tenue blanche n'appréciait guère l'homme au costume noir. Sa prise se serra encore un peu plus, obligeant Eneron a avancé sans lui laisser le temps de remuer à nouveau sa langue souvent trop pendue.

Les minutes passèrent. Évitant la majorité de la masse des badauds, les pacificateurs n'eurent aucun mal à atteindre rapidement leur point de rassemblement. Les escaliers furent gravis et bientôt le hall se peupla de nouveaux arrivants. Un ou deux collègues s'arrêtèrent net en admirant d'un air circonspect le magnat des affaires et ses deux gardes à la mine rembrunie. Entre incompréhension et appréciation du ridicule de la scène, leurs cœurs balançaient. Le pacificateur qui avait ouvert la marche annonça à celui qui semblait gérer l'arrivée du flot de pacificateurs qui se réunissait peu à peu dans la caserne après avoir battu les rues. Ce sous-chef improvisé contemplait ces nouveaux arrêtés : un voile de perplexité flottant dans le regard, il se teintait presque de rouge tant l'idée qu'Eneron Stark lui-même puisse se trouver ici le répugnait.

« Pacificateur Rowner ! » clama fièrement le pacificateur à peine arrivé. « Ces hommes tentaient de quitter le centre-ville dans un véhicule non autorisé au marché et transportaient sur eux deux armes à feu. »

Il déposa les deux revolvers sur le comptoir d'accueil où elles furent saisies pour être examinées avant d'être confisquées en lieu sûr. Les traits du sous-chef se durcirent. Même s'il restait à bonne distance des deux armes, on ne pouvait ignorer ses yeux qui s'attardaient sur le canon de chacune d'elles avant de filer vers les silhouettes des individus interpellés.

« Que fait-on d'eux ? » s'enquit le pacificateur qui, ayant remarqué l'air interdit de son supérieur, était à présent plus sûr de lui que jamais.

La pomme d'Adam du sous-chef se souleva, déglutition qui ne faisait que retarder l'inéluctable ordre qu'il ne saurait donner. S'il faisait une erreur de jugement, il savait qu'on le lui ferait payer. Toute cette journée se paierait et cela quel que soit le nombre de rebelles ou prétendus rebelles qu'on arrêtait...

Comme si une entité divine existait et avait entendu ses prières sourdes, la porte s'ouvrit à nouveau sur une arrivée bien plus réjouissante. Le pacificateur de l'unité d'intervention, Derek Wolff, était de retour. Il traînait dans son sillage une victime, non un coupable : un jeune garçon à peine sorti de la puberté et dont le sang souillait déjà le sol de la caserne. Soutenu par deux autres pacificateurs, il pendait mollement au bout de leurs bras à l'emprise sévère et brusque.

Celui qui avait pris la direction temporaire de la caserne manqua de lâcher ouvertement un soupir. Il venait de trouver la parfaite parade pour sauvegarder sa carrière.

« Pacificateur Wolff ! Ravi de voir que vous ramenez de la vermine ! » Une pause, puis il reprit : « Puisque vous étiez avec Bennet, les opérations vous reviennent : que fait-on de ces trois-là ? Ils ont tenté de quitter le centre et deux armes ont été saisies sur ces deux-là... » dit-il en désignant de la tête les deux gardes dont les visages fermés ruminaient la colère que leur inspiraient ces pacificateurs qui les avaient arrêtés.

Comme pour appuyer sa demande, il ajouta :

« Donnez vos instructions. Nous les exécuterons. »




Spoiler:
 


Une équipe de quatre pacificateurs a arrêté Eneron et deux de ses gardes, avant de les conduire à la caserne.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Jeu 11 Mai - 21:10

Les Pacificateurs - Derek Wolff





« Ah putain… »

Cette plainte s’échappa à contrecœur de la poitrine de Derek alors qu’il se sentait chanceler sur ces pavés immaculés. Devant ses yeux tournait le monde entier ; sous le soleil violent du District, au milieu des ordres des forces de l’ordre et des plaintes des civils, sur un sol juste assez irrégulier pour racler les chaussures, son bras tendu cherchait appui sur le premier mur venu. Il brassa un instant l’air, chaque échec provoquant une frustration nauséeuse. Quand ses doigts heurtèrent enfin la surface crayeuse, le Pacificateur posa la main entière pour une trentaine de secondes.
Une douleur aigue irradiait toute sa poitrine, la cognait, et ses poumons se consumaient. Toute respiration, toute déglutition, n’importe quel geste provoquait ces douleurs de moins en moins supportables. Derek ferma lentement les paupières et ses doigts s’agrippèrent à la façade rugueuse de l’habitation ; en une expiration, il réussit un instant à se détacher du tout.
Au moment où il distingua le bruit de pas qui s’approchaient, un courant électrique parcourut  le Pacificateur : celui-ci donna une impulsion à son bras tant pour se détacher du mur que pour se détacher de son accablement. Il secoua la tête. Il vit alors avancer l’un de ses collègues, qui avait laissé la garde du rebelle à l’autre pour présenter ses inquiétudes :

« Vous allez bien, Pacificateur Wolff ?
- Parfaitement. On continue », rétorqua un peu brutalement son interlocuteur.

Agacé par cette sollicitude – ou le rappel trop mielleux qu’il était blessé –, celui-ci chassa les deux autres agents de la main. Il les intima de ce balayement à reprendre la route en direction de la caserne de la Pacification : lui les suivrait en serrant les dents. Pour autant, il ne lâcherait pas son arme, ni ne se priverait de scruter les alentours.
Putain de bordel de merde, ce qu’il pouvait avoir mal !
La route se confirma être infernale. Suivre avec autant de lassitude les deux simples Pacificateurs devant lui agaça Derek au plus haut point. Ce fut pourquoi il se redressa à son maximum et n’hésita pas à paraître détaché. Pas dure comme l’aurait été Dixon, arrogante comme le serait Whitelaw ou sérieux comme Bennet : simplement désinvolte, comme Wolff avait la réputation de l’être. Peu importait ses souffrances tant qu'il avançait comme un prince menant son trésor dans les rues du District.
A la vue de la fameuse caserne, Derek retint un soupir réjoui sous peine de douleurs importantes. Il préféra accélérer le pas pour pouvoir passer à la suite des évènements : Bennet lui avait laissé le champ libre pour qu’il s’occupe des rebelles, et ça tombait fichtrement bien au regard de la frustration qu’il accumulait plus ou moins silencieusement. A cette pensée, il jeta un œil aux deux autres hommes en blanc, les observa un instant tandis qu’ils le tenaient fermement d’une main et le maintenaient en vie de l’autre, puis détourna le regard de manière à leur indiquer l’entrée.
Quand il se tint devant la porte battante, Derek se stoppa un instant pour inspirer profondément. Grimaça. Puis ouvrit les battants en grande pompe pour annoncer son arrivée.
Depuis que les quatre hommes en blanc présents sur les quais avaient quitté la caserne, l’endroit avait changé : d’un calme absolu, il s’était transformé en une véritable fourmilière. Tous allaient et venaient dans le hall sans que personne ne puisse les arrêter. Pourtant, lorsque les Pacificateurs se retournèrent de leur air blasé vers les nouveaux venus, la présence d’un gamin blessé gardé avec rigueur les intrigua.
Maintenant qu’ils étaient dans la caserne, la sécurité du rebelle était assurée au point que Derek puisse arrêter de garder constamment un œil sur lui : aussi passa-t-il agilement devant ses deux collègues pour se diriger prestement vers les geôles. Non, il n’avait pas particulièrement envie de discuter. Son agacement et son torse échauffé risquaient de ressurgir rapidement. Ce qui ne l’enchantait pas.

« Pacificateur Wolff ! Ravi de voir que vous ramenez de la vermine ! »

Pour la discrétion et la dérobade en direction des geôles, il faudra repasser. Peut-être aurait-il dû calmer ses ardeurs à son entrée.
Derek ordonna aux deux agents publics d’amener le rebelle par là-bas. Puis le masque tomba. Un grand sourire. Des mains qu’il balança de part et d’autre de son corps. Des gestes légers, sans-gêne, comme si en ce moment même, civils comme Pacificateurs se trouvaient sous lune pluie de balles.
Rowner était donc devenu chef attitré de la caserne ? Les vautours n'avaient pas tardé quand Dixon était devenue une carcasse à dépecer. Et le voir ainsi alors qu'il n'avait pas mis un pied dehors... Le coup dans sa côte s'indignait de lui-même.

« Pacificateur Rowner !, clama-t-il en s’avançant. Que puis-je pour vous ?
- Puisque vous étiez avec Bennet, les opérations vous reviennent : que fait-on de ces trois-là ? Ils ont tenté de quitter le centre et deux armes ont été saisies sur ces deux-là... »

Connard, manqua de lâcher Derek à la première partie de la phrase. Ce lâche ne voulait pas voir sa carrière renversée par une prise de risques… Et puis merde ! lui n'était pas le moins du monde concerné rien : après tout, personne n’avait l’intention de faire monter en grade un délinquant du Capitole. Et cela lui convenait très bien. Sa curiosité était pourtant attisée : qui était au centre de cette attention, par ailleurs ? D’un regard oblique, le Pacificateur de l’unité mobile, que l’on venait de catapulter à la tête des opérations où il ne comptait pas rester, vérifia l’objet de la discorde.
Il poussa un sifflement satisfait en reconnaissant l’autre imbécile de businessman, Eneron Stark.

« Donnez vos instructions. Nous les exécuterons, insista le Pacificateur Rowner, mais déjà son interlocuteur avait détourné son attention.
- Quel plaisir de vous revoir, Monsieur Stark ! Je vous aurais volontiers proposé un verre mais je crains que vous ne soyez d'humeur à boire. »

Ne grimace pas, Derek ; la douleur dans sa poitrine était diffuse et seule l’excitation de remettre cette grande gueule en costard à sa place l’aidait à garder son sardonique sourire. Lui cacher qu’il ne comptait pas laisser filer cette occasion était ridicule et manifestement pas présent à l’ordre du jour.
Au contraire, il se posa sur le bureau de Rowner et caressa les deux armes, sujettes de la discorde. Il se permit de pousser une exclamation de surprise devant la facture de ces armes, réellement bonne. Et naturellement signées « Stark ».

« Et puis je, et mes collègues également, n’arrivons pas à comprendre pourquoi vos gardes portent ces dans un District solidement réputé comme sûr… le jour même d’une intervention musclée. »

Derek laissa ses doigts pianoter à un rythme accéléré. Soudain, secoué par une violence soudaine et brutale, une réplique enflammée traversa ses lèvres :

« Vous devez comprendre qu’avec vos conneries, vous faites perdre du temps à la Pacification alors que celui-ci est particulièrement précieux. Nos collègues se battent au dehors pour protéger votre petit cul, c’est une belle manière de montrer votre reconnaissance. »

Sa voix vibrait d’une certaine colère, en vérité, qu’il n’arrivait pas à masquer. Sans cette douleur infâme aux côtes, il lui aurait collé son poing dans la figure… cette information ne devait manquer à personne. Comme quoi, l’hypocrisie n’était pas innée à tous les natifs du Capitole. Derek récupéra pourtant son calme.
Quelques Pacificateurs acquiescèrent à la déclaration de Derek ; d’autres firent une grimace gênée face aux mots employés et à l’intention dissimulée.

« Je dois pourtant assurer votre sécurité et je compte bien m’acquitter de mon… devoir. Si je ne m’abuse, Pacificateur Rowney, le bureau à côté du vôtre est actuellement vide ?
- Oui, son ancien occupant a été affecté au District Quatre il y a trois semaines.
- Parfait ! Monsieur Stark, il vous sera très agréable. Deux Pacificateurs seront placés à l’entrée, vous devrez vous sentir parfaitement tranquille. »

Le natif du Capitole passa une main dans ses cheveux puis s’approcha d’Eneron Stark tout en prenant soin de respecter une distance respectable. Avec beaucoup de calme, il conclut ses instructions.

« Une réclamation ? »

La plupart des hommes en blanc présents dans la caserne avaient arrêté leur activité pour écouter la conversation qui avait lieu au bureau de Rowney. Derek avait, de son côté, planté ses yeux azur dans le regard de Stark et ne le lâcha pas.
Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ échange avec Eneron Stark.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Ven 12 Mai - 23:14

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Cela faisait plaisir à voir. La peur était le meilleur sentiment que vous pouviez inspirer à quelqu'un ; le Capitole l'avait compris depuis bien longtemps et ne se gênait jamais pour l'utiliser à son avantage. Pire qu'un poison, elle poussait dans ses retranchements même le plus fort des hommes. Lui n'était pas fort. Était-ce seulement un homme ?

Un misérable insecte qui pensait accomplir une noble cause. Pathétique. Son hésitation fit croître mon énervement, la corde déjà bien bouffée par l'autre imbécile de gamine Shepherd menaçait de s'user définitivement et de céder sous une pulsion incontrôlée s'il ne se décidait pas à l'ouvrir.

Je fermai les yeux sous la résurgence d'une poussée aiguë dans ma paume endolorie, notre invité choisit ce court instant pour parler de son identité. Pour parler trop. Pour parler pour ne rien dire.

Bien entendu que je ne le connaissais pas, mais les sonorités haut perchées de son prénom associées à ce putain d'accent me fournissaient une preuve suffisante pour savoir d'où il sortait. La seule chose que tous ces détails ne me disaient pas, c'était si sa dévotion à notre cause n'était pas qu'une lubie : un sac de céréales, grains de blé de bonnes intentions, dont la toile de jute trop fine pour supporter une telle pression allait bientôt céder dans l'espoir de faire retrouver à leurs hôtes la terre fertile qui les avait vus naître.

Ceci le conduirait invariablement à la mort pour avoir voulu jouer dans la cour des grands sans filet. Je n'étais pas un homme d'honneur, la trahison était pourtant l'unique choix qui me répugnait et que je ne tolérais de quiconque.

Je sondai ses traits comme on sonde un sol avant d'y jeter la semence : minutieusement et avec scepticisme. Ma main n'avait toujours pas quitté le mur contre lequel il était plaqué en bon animal acculé. J'aurais cru que cette posture minable saurait lui rappeler qu'il n'était pas en position de l'ouvrir plus que nécessaire. Pourtant, il fallut qu'il se laisse ronger par une colère sourde et contenue. Ce n'était même pas une vraie colère, de celles qui explosent et ne laissent qu'un tas de cendres derrière elles, non ce n'était même pas ça ! Espèce de défouloir abruti à ses petits états d'âme, il nous fit le coup du type désabusé à qui on avait oublié de filer un cadeau parce qu'il avait fait ton job. Pire qu'un âne à qui on oublie de filer sa carotte.

Telle une tempête déferlant sur la côte, le temps vira à l'orage et l'écume se fit épaisse. Je vis rouge tandis que les écueils se brisaient sur les rochers : il aurait été si jouissif de lui en coller une. De le molester juste pour lui faire comprendre que tout cela n'était pas un jeu. Il n'y avait pas de joli trophée à remporter à la fin, pas de maison dans un quartier riche, pas de promotion qui le ferait se sentir plus important. Un misérable cafard avide de reconnaissance : c'était encore pire que ce que j'avais pu imaginer.

Telle une infusion vivace, la couleur de sa colère avait perdu sa vivacité pour déteindre sur mon âme qui en bouillonnait. Mes yeux n'étaient plus que deux trous noirs dans lesquels on devinait tout le mépris que j'avais pour son besoin de se sentir "important".

Être reconnaissants... Sauver notre vie... Il se foutait de moi ? Putain, quelle scène surréaliste ! Le mec croyait vraiment qu'on allait lui filer des lauriers pour ça ? Un large sourire étira mes lèvres, un hoquet resta bloqué dans ma gorge. Un éclat, puis un second. Un petit rire sarcastique s'échappa sans que je ne puisse rien n'y faire. Ma bulle avec le scribouillard venait de se rompre, je n'entendais plus les deux Shepherd qui se chamaillaient derrière moi : à vrai dire, je n'arrivais plus à gérer plus d'une chose à la fois.

- Qu'est-ce que tu croyais ? ne pus-je m'empêcher de lui demander.

La question n'était pas si bête : ses pseudo-révélations étaient-elles censées avoir un autre effet que celui de me le faire encore davantage haïr pour tout ce qu'il était et représentait ? Un type à qui la vie avait trop donné et qui venait se mêler d'affaires dont il n'avait pas idée. Un type qui avait tout, face à nous qui n'avions rien. Ou pire, à qui on avait arraché trop de choses...

- Vraiment, tu croyais quoi ? Je marquai une nouvelle pause en dévisageant sa mine qui se tordait dans une grimace où une espèce de colère idiote flirtait avec l'incompréhension. Que la Rébellion était une grande et belle famille ? Désolé de te décevoir mon p'tit gars mais ta gueule de premier de la classe ne m'inspire pas plus maintenant que tu nous as fait ton numéro !

Mes paroles crachées sur sa peau si lisse, si vierge de tout traumatisme, me firent l'effet d'une attaque trop douce. Il m’écœurait profondément. Qu'allait-il se passer à présent ? Nous allions devoir sortir tôt ou tard et laisser sa silhouette de pauvre journaleux fragile derrière nous. S'il était bien le type dont avait parlé Lucius, je n'avais pas le droit de le toucher même si mes doigts en brûlaient d'envie. Ma langue passa sur mes lèvres, je salivai presque de rage à présent que chacun de ses reproches tournaient en boucle dans mon esprit embrumé par la douleur. Mon cou se tordit comme pour que de mon crâne s'extirpe cette lamentation souffreteuse qui vrillait mon crâne, rongeait ma chair et me faisait perdre le fil de mes pensées. Confusion et arrogance... Non. Violence.

- Au lieu de te remercier, je vais plutôt te donner une leçon de base pour survivre...

Elle m'avait échappée. Ma phrase se suspendit dans l'air, oppressante entre nos visages qui ne se détournaient pas l'un de l'autre. Avec calme, mes lèvres articulèrent :

- Ne risque plus jamais la vie de ceux qui sont dans la merde jusqu'au cou pour jouer les héros ! Ma voix avait tonné soudainement alors que ma main ensanglantée avait saisi un pan de son beau costume, prenant une intonation plus dure j'ajoutai : - Ces connards de pacifs te connaissent puisque c'est "le Capitole" qui t'a demandé de venir filmer tout ce cirque ! Tu étais bien plus repérable que nous et tu aurais pu les mener jusqu'à nous... Mais après tout, tu avais tellement envie de nous fausser compagnie que c'est p'tre bien ce que tu cherchais...

Je n'avais pas pu m'empêcher de le choper par l'autre pan de son foutu costume de snobinard. Les plis qui se dessinaient dans le tissu ressemblaient aux fils d'une marionnette, la seule question restait de savoir par qui elle était manipulée. Manière douce ou manière forte, aucune difficulté pour choisir. Dans un élan, je le secouais. Son corps s'était plaqué plus nettement sur le mur tapissé de lierres : facile, c'était tellement facile. Sa résistance limitée en faisait une proie facile et la douleur me montait tant à la tête que la dose de condescendance dont il avait fait preuve avait sans nul doute assassiné le reste de ma patience.

- Alors que fait-on maintenant... Clyde Holden ? finis-je par demander sans le lâcher.

Dans mes tempes, le sang battait à tout rompre. Une seule envie me dévorait, lui casser la gueule pour ne pas risquer un élan de trahison de sa part dès que nous partirions de cette planque précaire. Mon poing se serra déjà, je promettais de ne pas trop abîmer son minois de gamin pourri s'il arrêtait de la ramener... Ou peut-être en aurais-je besoin. Juste pour apaiser cette frustration au goût de tristesse qui grondait dans ma poitrine au souvenir de Kenny que je n'avais su sauver et dont les reproches de l'autre rebelle du dimanche me rappelait la vision amère.

Spoiler:
 


Nicodème s'adresse à Clyde Holden.
Nicodème est caché dans une cour intérieure dont la porte est fermée, elle est située à l'ouest de la rue adjacente à la bijouterie. Il est en compagnie de Clyde Holden, Cassio Shepherd et Ivy Shepherd.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Dim 14 Mai - 18:46

Les Pacificateurs - Equipe 2





La première à réagir d’entre tous fut la jeune femme au chemisier.
Le mouvement esquissé avait intrigué Edmond, qui avait ainsi reporté son attention sur elle. Finalement, rien ne l’empêchait d’être la propriétaire ou la gérante des lieux : au contraire, son attitude laissait à penser qu’elle pouvait assumer ce rôle et le vétéran de la Pacification partit sur cette idée-là. Il suffisait d’observer ses yeux illuminés et cette impression d’utilité pour comprendre qu'elle n'avait, explicitement du moins, pas l'intention de les trahir. Tant mieux.
Cette fille décrivit un groupe de trois personnes avec une femme et deux hommes, puis entra dans les détails : l’une avait les cheveux blonds et était aussi jeune qu’un second pour lequel elle n'entra pas dans les détails. Quant au troisième, Edmond n’en retint que l’essentiel : sa dangerosité. Un physique effrayant pour lui, un frisson provoqué chez la jeune femme, un bordel semé dans toute la pièce...
Ces personnes découvraient pour la première fois la rébellion, grande absente du District Un.
Quand le Pacificateur s’apprêta à la remercier pour, par la suite, quérir de plus amples informations puisqu’elle laissa sa phrase en suspens, une autre personne s’immisça dans la conversation pour livrer les informations que le vétéran avait demandées plus tôt. Ce dernier se tourna vers cette nouvelle voix pour reconnaître, un peu plus proche de l’entrée, le quarantenaire à la main entourée d’un foulard. Il fronça les sourcils à la vue de cette blessure, mais se concentra pour saisir le nécessaire : outre le fait qu’il rappela que le boxon de la bijouterie avait été causé par ce fameux rebelle à la cicatrice, il désigna la petite blonde à son côté comme la propriétaire des lieux.
Cette gamine, blonde, la propriétaire de la bijouterie ? Quelque peu dubitatif,  Edmond détailla un instant l’adolescente devant lui. Elle paraissait totalement perdue, voire même horrifiée, au point qu’elle donnait l’impression de craindre que les Pacificateurs se mettent à tirer dans tous les sens. Elle ressemblait beaucoup à sa fille qui était, elle, d’un naturel assez peureux au même âge. Si elle avait été préservée des rebelles toute sa vie, ses parents évitant d’évoquer le sujet, parler des Jeux provoquait un certain stress et rendait les choses bien compliquées à gérer.
Les années précédentes, Edmond s’était débrouillé pour être présent à la maison les jours qui précédaient la Moisson, pour que sa femme n’ait pas à tenir seule face à cette angoisse profonde : seulement, avec son affectation au District Cinq, rien ne lui avait permis de se déplacer. Il avait unqieuement reçu un message de son épouse lui annonçant que tout était « ok ».
Ok. Après réflexion, la blondinette face à lui affichait quand même plus d’assurance, bien qu’il ait été difficile de faire moins.
Néanmoins, sa dernière phrase s’avéra curieuse : la propriétaire des lieux s’enquérait du sort réservé aux rebelles. Avec sa voix fluette et les mots utilisés, il fallait y comprendre qu’elle s’interrogeait sur leur mort probable : si cela aurait été une issue largement admissible en temps ordinaire – si tant était qu’un tel mot pouvait être utilisé –, l’appel du Ministre des armées ne laissait aucun doute sur la cérémonie de clôture qui aurait lieu au soir.
Réfrénant ses élans paternels, le Pacificateur s’adressa tout d’abord à la jeune blonde pour répondre à sa question :

« Mademoiselle, regardez le saccage dans votre bijouterie. La Pacification ne permettra pas que les hors-la-loi qui ont commis ces actes restent impunis, ni même ne réitèrent. »

Cette réponse donnée, Edmond saisit immédiatement sa radio et communiqua les informations données au reste des hommes de l’ordre du District.

« Ici Bennet, pour vous signaler la présence de trois fugitifs au départ de la bijouterie Standford : un jeune homme, une jeune blonde et un dernier homme avec une cicatrice à l’œil et manifestement dangereux. Arrêtez-le de préférence vivants, mais abattez-les à la première opposition : pas d’imprudence. Terminé. »

Il entama alors une observation générale de la pièce. Quelques otages avaient été évacués par ses deux collègues qui allaient et venaient : quelques autres collègues débarqués dans le coin aidaient à acheminer ceux qui le nécessitaient le plus vers le centre hospitalier du District. Les deux se penchèrent sur Morrisson et, d’un geste de la main, ils furent intimés par Edmond à presser le pas vers ledit hôpital. Par la même occasion, il invita quelques autres hommes en blanc à rentrer, et trois prirent le relai de leurs collègues. L’un d'entre eux se mit derrière Edmond lorsqu'il le vit en pleine discussion avec trois civils plus ou moins en mauvais état.
Un autre s’avança vers Ban pour l’évacuer vers le centre de soins, mais celui-ci les renvoya en articulant avec beaucoup de difficultés qu’il souhaitait entendre ce qui était dit vis-à-vis des rebelles. Le Pacificateur amena donc lentement son collègue Soldat aux côtés d’Edmond, l’épaulant quand il perdait l’équilibre.
Enfin, un dernier s’approcha de l’homme auprès duquel s’était tenue la fille en chemisier. Il paraissait vraiment mal, nauséeux, ainsi adossé au mur de la bijouterie. L'agent de l'ordre lui demanda civilement :

« Monsieur, tout va bien pour vous ? Vous m’avez l’air blessé. Auriez-vous besoin que l’on vous accompagne vers l’hôpital ? »

Ce rapide état des lieux fait pour Edmond, il adressa un regard réconfortant vers Ban, qui restait complètement paumé mais tenait à rester ici. C’était inconscient mais il n’en démordait pas, et l’on respecta sa volonté.
Alors le vétéran se tourna vers les trois civils devant lui.

« Je vous remercie pour les informations que vous nous avez déjà livrées et qui nous seront précieuses pour punir les coupables. »

Le ton du Pacificateur était doux et rassurant. Edmond compatissait réellement devant les épreuves qu’avaient dû supporter ces trois personnes : il imaginait, à leur place, sa famille, ses amis, ses proches. Aucun ne lui avait paru suspect, ou à suspecter. Il y avait bien la jeune femme très en confiance mais, au vu du District, elle pouvait parfaitement convenir comme Carrière. Une alliée de poids.

« Simplement, ajouta Edmond, il nous faut quelques informations supplémentaires, bien plus précises… N’ont-ils rien divulgué sur un éventuel point de retraite ? Ou d’autres détails qui vous viennent à l’esprit, même ceux que vous estimez insignifiants. »

La bijouterie commençait petit à petit à être dégagée de ses occupants : le reste ferait donc l’objet d’une enquête rapide et efficace. Il devait pourtant en savoir plus, en rapidement, pour arrêter ces personnes dangereuses pour la sécurité et la vie des habitants du District. D’autres blessés seraient un drame.

« Votre aide a déjà été considérable mais nous n’avons pas le luxe, même au District Un, de négliger le moindre détail. Ils peuvent parfaitement recommencer. »

Si Edmond n’en était pas à supplier, il gardait un ton doux mais assuré : s’il n’était pas leur ennemi, son rôle n’était pas de jouer les infirmières mais de traquer des criminels en puissance. Autant qu’ils le comprennent aussi, entre adultes bien élevés et intelligents.
Au milieu des restes d’un champ de bataille, ils se trouvaient tous alliés. Tous du même côté. Toutes victimes de ceux qui n’avaient aucune limite.



Spoiler:
 



Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham, Coralie Standford et Winston Davis pour avoir plus d'informations.
Un Pacificateur - PNJ s'adresse à Hunter Garroway pour connaître son état.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 16 Mai - 0:38

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Eneron Stark ne divulguait pas un iota de ses pensées. Rien de surprenant au vu de son rang social : comment aurait-il pu s’élever en montrant ses véritables émotions ? Au Capitole comme dans les Districts, le masque composait le plus essentiel des accessoires, constituait l’apparat le plus utile. Que les grands aimaient à vêtir, tant au quotidien et d'autant plus dans les soirées mondaines. Toute son enfance, le gamin de la capitale n’avait rêvé que d’une chose : détruire cette façade, puis arracher ce loup pour ensuite le jeter, affaibli, dans une bergerie affamée de vengeance.
A défaut d’une bergerie, le loup avait été jeté dans un chenil : et à force d’humiliation, les chiens avaient également un appétit vorace.
Derek Wolff disposait donc de nombreuses cartes face à l’homme d’affaires. Une très belle main. Le Pacificateur qui était en charge, temporairement, de la caserne l’avait chargé de l’affaire Stark. L’avait de cette manière désigné maître des lieux en ce qui concernait l’ancien Vainqueur : lui qui avait déjà une belle poignée de figures avec son appartenance à l’unité mobile de Panem, Bennet puis Rowney lui avaient donné des atouts des plus intéressants en lui faisant confiance.
Savaient-ils ? Savaient-ils que seul, tel qu’il se trouvait maintenant, Derek n’était pas une menace à leur autorité ? Il avait passé sa vie à admirer les gens de pouvoir et à les éviter, les plaindre, voire les mépriser. Sur son profil, il était écrit noir sur blanc qu’il était entré dans la Pacification pour expier ses fautes ce qui le rendait impropre à la Carrière. Sur son front, il était affiché qu'il n'en avait rien à fiche.
Tant pis. Il mourrait au combat.
C’était intéressant d’être une arme pour toutes ces superbes gens. De se savoir outil au bout du bras, dernier maillon d’une chaîne de commandement. D’être capable de faire sauter un système complet de commandement par son propre choix : ce serait temporaire, spécifique à un ordre ou à un objectif, mais son existence ne serait ainsi pas insignifiante.
Voilà ce que Derek Wolff hurlait à Eneron Stark par son sourire sarcastique. Tu étais au début de la chaîne de commandement ? Moi, maillon de la fin, je viens exploser ton travail.
Le milliardaire avait débuté sa défense par une plainte quant aux risques qu’il encourait dans sa vie quotidienne : on voulait le voir mort, lui faire du mal, alors il se défendait, ce qui était d’autant plus justifié par l’intrusion rebelle de la journée. C’était logique. C’était facile. C’était hilarant par sa prévisibilité.
Évidemment, quand le Pacificateur lui ouvrit une fenêtre pour partager ses réclamations, l’homme d’affaires s’y engouffra comme un chien auquel on entrebâillait la porte : sa blague fit écho au vendeur de salade et fut la bienvenue pour Derek qui se retenait à grande peine. Celui-ci se mit à rire, pas tant pour la boutade que pour la réclamation suivante de Stark. Une ligne directe avec la Présidente ? Un éclat de rire secoua le Pacificateur qui eut grand mal pour garder son calme.
Il y parvint cependant au prix d'un certain effort. Enfin, c'était surtout pour retirer sa douleur lancinante dans les côtes.

« Monsieur Stark… Vous manquez pas de culot ! Demander une ligne directe avec la Présidente ! »

Derek aurait apprécié en dire plus. Réagir à ses attaques gratuites vis-à-vis de la Pacification, de leur travail et leur manière de gérer les choses. Pour moins que cela, le brun lui aurait collé un poing : mais c’était beau d’être dans la situation de domination et de voir le prédateur de la veille se débattre dans ses mailles.
Dernier coup de l’animal acculé : Stark s’avança vers son interlocuteur. Derek haussa un sourcil puis se laissa à nouveau aller contre le bureau de Rowney, les bras croisés et les jambes tendues, et attendit. L’homme d’affaires posa la main sur son épaule, puis lui souffla doucement qu’à la moindre occasion, l’autre Pacificateur lui balancerait tout sur le dos.
Un sourcil se releva. Pour qui cet homme le prenait-il ? Un naïf de première ? Derek n’attendait rien de personne, et encore moins de la loyauté. Aussi lança-t-il un regard dérobé au milliardaire et haussa-t-il exagérément les épaules pour signifier expressément qu’il n’était pas inquiet le moins du monde :

« Ouais, je suis au courant. »

Derek Wolff n’avait rien à perdre.
Soudain, Stark fit l’erreur de trop aux yeux du Pacificateur : tout en s’éloignant, il s’exclama qu’il cherchait ledit bureau et qu’il n’avait plus à faire perdre de temps à la Pacification. Les nerfs de Derek en furent piqués à vif de manière si brusque qu’ils conduisirent au constat suivant : l’homme d’affaires ne s’en tirerait pas à si bon compte. Était-il abruti au point de ne pas comprendre sa situation délicate ? La merde qu’il avait accumulée et dans laquelle il se tenait actuellement ?
Tant pis pour lui. Comme tout le monde, il apprendrait de ses erreurs – ou pas.

« Effectivement, M. Stark, vous ne nous empêcherez pas de travailler. »

Après s'être décollé du bureau, Derek s’approcha de Rowney, qui n’avait rien manqué du dialogue dont il était sujet, puis désigna les menottes qui pendaient à sa ceinture :

« Je vous les emprunte. »

L’instant d’après, le Pacificateur de l’unité d’intervention était passé derrière Stark. Il saisit son poignet droit, autour duquel il passa le bracelet, puis procéda au second pour lier ses deux mains dans le dos.

« Contrairement à tous ces carriéristes, M. Stark, je n’ai pas peur de vous. Comprenez-le bien. »

Assez fier de sa petite pique, Derek repéra du coin de l’œil deux Pacificateurs curieux et siffla pour attirer l’attention de l’un d’entre eux ; cela fait, il lui lança les clefs des menottes. Le gamin à la tête l’attrapa du bout des doigts et jeta un regard à son voisin, qui lui ressemblait beaucoup, se demandant assurément s’ils avaient ou non commis une bêtise en se regroupant autour de la scène.

« Hé les Boisjoli, les apostropha-t-il, prenez votre copain et amenez notre cher Stark dans le bureau à côté de Rowney. Faites bien attention à ce qu’il soit bien installé… »

Derek saisit un peu violemment le bras du milliardaire menotté pour le tirer vers les trois Pacificateurs qui devaient l’escorter. Comme un colis dont il souhaitait rapidement se débarrasser, il les leur tendit, pour ensuite glisser ses instructions à l’oreille du plus grand des Boisjoli.

« Tu fermes la porte derrière toi et vous lui enlevez les menottes : ton frère et toi, gardez l’entrée jusqu’à nouvel ordre de ma part. »

Jetant une dernière œillade ironique à Eneron Stark, Derek ne pu s’empêcher d’ajouter :

« Passez une bonne journée, M. Stark. Au plaisir de se faire une salade un de ces quatre ! »

Sur un geste assez clair et condescendant, Stark fut chassé et ses accompagnateurs le conduisirent à l’endroit indiqué. Une fois éloignés, Derek désigna les deux gardes du corps anciennement armés et s’occupa lui-même de les amener dans les cellules. Son échange avec le milliardaire l’avait rendu d’excellente humeur et lui inspirait un pas léger.

***

Arrivé dans les cellules, il jeta un coup d'œil aux bureaux des Pacificateurs : il vit l’un d’entre eux qui se frottait la main, le visage encore marqué par une hilarité profonde, et un second les yeux rivés sur un écran d’ordinateur. Deux autres se servaient un verre d’eau. En entendant le bruit de talons que l’on claquait sur le sol, les quatre relevèrent la tête et aperçurent le nouveau venu accompagné de deux nouveau détenus.

« Vous avez attrapé d’autres raclures ?, s’enquit l’un d’entre eux.
- En quelque sorte, oui : on les a trouvés avec des armes. Ce ne sont que des gardes du corps mais, tout de même, il serait intéressant de savoir comment ils ont réussi à les rentrer au District Un. »

Les deux hommes autour de leurs verres les vidèrent d’une traite et sortirent convoyer les gardes de Stark vers les cellules. Derek en profita pour s’approcher de celui qui regardait posément l’écran : un chauve d’âge mûr, la quarantaine sûrement, bien décidé à ne laisser passer aucune information. Il se s’enfonça un peu dans sa chaise.

« Wolff, c’est ça ? Vous étiez avec Dixon à la gare ?
- C’est ça. Condoléances. Vous travailliez avec elle ?
- Je l’aidais pour l’intendance et la gestion de l’équipement. C’est vraiment un sale bordel là dehors. J’imagine que vous êtes là pour les trois rebelles ?
- Oui, vous avez réussi à les identifier ? »

Quelques clics répondirent à la question de Derek et deux portraits féminins s’affichèrent sur le moniteur. En dessous s'étalait une description que le Pacificateur du Un résuma à voix haute :

« La fille à gauche s’appelle Leanore Blacksand, vétérinaire au Dix, activement recherchée pour avoir volé un uniforme ; ça n’a vraiment pas été dur de la retrouver. L’autre c’est Siti Solendro, une coloriste du Huit, qui n’avait aucune plainte à son actif mais faisait l’objet d’une surveillance. Nos collègues la soupçonnaient de fréquenter un rebelle – ils n’avaient pas tort.
- Et le dernier ? Le gamin ? »

Le Pacificateur assis changea rapidement de fenêtre sur son ordinateur pour montrer la recherche en cours :

« On a essayé de réduire au maximum les critères de recherche à partir du prélèvement sanguin, mais cela prend beaucoup plus de temps que les deux autres. Rien pour l’instant.
- D’accord. Je me charge des deux gonzesses.
- Faites-vous plaisir, elles sont en cellules cinq et six. »

Pour toute réponse, un sourire s’étala sur le visage de Derek, suivi d’un petit rire qui, lui, lui rappela sa blessure à sa mémoire. Il toussota. Sortit de la pièce. Refusa de se départir de la bonne humeur qui l’envahissait à la pensée d’un Stark qui ruminait sa défaite dans sa cage dorée.
Il reprit son pas léger, sa bonne humeur irradiante et ses sifflements enjoués puis se diriger vers les numéros indiqués par son collègue. Il jeta un regard en chemin aux deux gardes de Stark silencieux et immobiles. Il se demandait bien ce qui se passait dans leurs têtes en ce moment-même : leur employeur avait-il prévu le truc en leur dispensant une attitude d’urgence ? Ou était-ce réellement une erreur due à une vanité proportionnelle au contenant d’un compte en banque ? Dans tous les cas, cette affaire avait pris beaucoup de temps et, même si ses fruits étaient délicieux, leur interrogatoire devrait attendre.
Une fois devant la porte surmontée d’un cinq, Derek commença son rituel par une franche et forte salutation :

« Bonjour les filles ! »

Une certaine excitation commençait à poindre tandis qu’il reculait vers le mur face aux cellules, pile entre les deux, de manière à ce qu’il puisse observer les deux rebelles pareillement et admirer leurs réactions.

« J’aimerais apprendre à mieux vous connaître mais j’ai pour habitude de ne prendre qu’une nana à la fois : à qui l'honneur du premier rencard ? »

Elles étaient réellement dans un état pitoyable : le sang séchait sur leurs visages tuméfiés et habités par une expression désespérée. Ses collègues n’y étaient pas allés de main morte mais, heureusement, ils en avaient encore laissé assez pour jouer. Dos au mur, Derek croisa les bras.

« Vous battez surtout pas. Ce serait réellement dommage que je joue à pile ou face, les jeux de hasard ont tendance à m’énerver. »

En attendant leur réponse, Derek se mit à siffler un air qu’il avait entendu bien des années auparavant au Capitole, au rythme proche d’une valse lente et romantique.

Spoiler:
 



Derek Wolff - PNJ est dans la Caserne de la Pacification.
Derek Wolff - PNJ a envoyé Eneron Stark dans un bureau vide à l'étage.
Derek Wolff - PNJ s'adresse à Leanore Blacksand et Siti Solendro - PNJ dans les cellules.

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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 16 Mai - 22:53

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Bam !
Libérée de cette pénombre étouffante dans laquelle Nico m’avait enfoncé la tête, je retrouvai soudain la chaleur insupportable et la lumière aveuglante. Mes côtes souffraient d’avoir servi d’appui sur l’épaule de l’autre enfoiré et pourtant, je devais retrouver mon équilibre et essayer de tenir sur mes jambes flageolantes tandis qu’elles cherchaient à tâtons leur appui.
Ma tête cogna contre le mur et je vis milles étoiles danser. En réaction, je pestai. Plutôt que de les cracher et les marmonner, j’avais envie de hurler ces insultes à Nico q'uil bouffe enfin l'étendue de sa connerie ; pourtant, ma gorge asséchée s’enrayait et refusait de livrer mes cris de contestation.
Arriverais-je un jour à ne plus subir au point de frapper au lieu de m’époumoner ?
L’autre paysan se mit soudain à vociférer derrière moi. Il continuait de m’humilier, de me rabaisser, à tel point que j’en sentais ma mâchoire trembler : oui, à la longue, le ridicule m’affligeait et j’en perdais mes moyens.
Ressaisis-toi.

« T’as tellement de merde dans les yeux qu’t’as pas vu qu’on pouvait encore le sortir de là ! Connards ! Vous avez laissé Kenny crever ! »

Du coin de l’œil, je voyais Cas' qui parlementait encore avec l’autre bourge en costard. J’allais les invectiver pour les joindre à la discussion, qu’ils subissent tous les trois le poids qui irradiait mes entrailles : pourquoi étais-je la seule à supporter cet échec alors que je ne demandais qu’à y retourner pour sortir Kenny de là ? Seulement, Nico ne l’entendait pas de cette oreille. Il ne m’avait même pas écoutée qu’il avait attrapé mes épaules pour me secouer plus vulgairement qu’un paillasson sale. Je ne contrôlais plus rien de mon corps, je ressentis cette faiblesse constante qui m’habitait depuis le moment où j’étais tombée sur le sol de la bijouterie.
Du fait de cette impuissance, ma tête chancelant heurta encore le mur. L’envie de vomir me saisit violemment les entrailles et je couvrai ma bouche de mon bras pour empêcher le liquide acide de s’échapper de mes lèvres. Un spasme me gagna. Dans cette soudaine perdition, j’entendis encore mon tortionnaire me hurler de la fermer. Il était content ce connard, alors, de voir que je ne pouvais rien dire sous peine de déverser le contenu de mon estomac vide sur cette dalle immaculée : de tous les enseignements que m’avaient dispensés mes parents, la nécessité de ne pas laisser de traces était la seule que j’avais réellement retenue.
A défaut de pouvoir ouvrir la bouche, je lui adressai mon majeur pour lui signifier qu’il ne m’avait réduite que temporairement au silence. Pourtant, mes jambes fléchissaient et je sus que je ne tiendrais pas encore longtemps debout ; à ce moment-là, Nico me saisit le bras et m’entraîna vers le couple minable que formaient mon frère et le journaliste. Ces magnifiques chevaliers blancs, non ? L’un avait laissé son camarade crever sur les dalles d’un District de péteux et l’autre, si tant était qu’il appartenait à la rébellion, avait son costume sale et sa chemise blanche tachée de sang.
J’entendis brailler Nico alors qu’il me balançait dans les bras de Cassio. Je me dégageai de son étreinte tout de suite, crachant entre mes dents cette réplique dans laquelle j’insufflai le plus de haine possible :

« Vire tes mains sales. »

Cela ne calmait pas le feu qui rongeait mes entrailles. Au passage, tandis que je me débarrassais de ses bras, je lui écrasai violemment sur le pied, et ignorai complètement sa plainte.

« Je vais marcher, j’en peux plus de vos sales gueules. »

Je me mis en route et commençai à faire des tours dans cette cour, sans pour autant porter attention où j’allais. Le goût acide était impossible à défaire de ma bouche ; mon cœur continuait à être balancé par les nausées, rendant ainsi mes cercles tortueux. Je n’en avais rien à foutre de l’autre journaliste : Nico pouvait le secouer autant qu’il le souhaitait puisque c’était son trip de l’instant. Secouer les gens. Vachement utile. Je n’hésitais pas à jeter des regards noirs à Cassio et Nico, occupés avec leur costumé.
Je n'en pouvais plus d’être trimballée d’un homme à un autre, comme une poupée qui braillait trop fort pour qu’on en ait l’envie. Ça me débectait. Si Cassio comptait me retenir, je lui aurais sans aucun doute craché dessus : et il n’aurait pas échappé à la salive pleine de bile.
Soudain, une voix s’éleva, et puisque je ne la connaissais pas, je l’identifiai comme celle du journaliste. Ses paroles furent empruntes de reproche : il blâmait les deux rebelles des Districts de ne pas le remercier des renseignements qu’il leur avait fournis.

« Demande pas à ces deux crevures d’être reconnaissants, ils abandonneraient amis et mères pour sauver leurs couilles… », marmonnai-je entre mes dents.

Peut-être assez fort pour que Cassio m’entende. J'espérais.
Pendant ce temps, Nico continuait son cirque de mâle dominant. Oui, glandu, on savait que la Rébellion n’était pas toute blanche : t’es bien placé pour en parler par ailleurs. Si seulement ils ne surveillaient pas la seule issue de cette cour, je m’en serais déjà allée. Ils parlaient trop pour, surtout, ne rien dire. Ces mecs du Capitole ne valaient rien, ils entraient dans la rébellion comme ils pimentaient leurs soirées érotiques par du jeu de rôle : ce journaliste devait être le premier depuis longtemps à voir un fusil d’aussi près.
Et soudain, Nico demanda à Clyde Holden quelle devait être la suite des évènements ; mon sang ne fit qu’un tour et je bondis vers les deux interlocuteurs. J’explosai :

« Vous allez pas demander à un péteux en chemise de décider de la direction ? On peut encore sortir Kenny de là ! »

Je regrettai immédiatement et amèrement mes mots lorsque je compris que mon seul espoir de ne pas laisser un de mes proches derrière était justement cet illuminé du Capitole. Rien que cette idée ajoutait des couches à mes nausées. Pourtant, Nico et ce mec avaient bien souligné qu’il connaissait les Pacificateurs du District ? Donc il pouvait faire quelque chose pour Kenny sans se mettre en danger ? C’était notre chance !
Accrochée un instant à cette lueur comme je l’étais à mon mur, je me traînai encore d’un pas vers le journaliste.

« Il pourrait nous être utile, nous prouver qu’il est vraiment un rebelle et nous aider à sortir Kenny de là. Je suis sûre qu’il n’est pas encore mort. »

Les merdeux à col blanc pouvaient surprendre même si, en cet instant, je n’y croyais pas.



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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Dim 21 Mai - 23:51

Les Rebelles - Siti J. Solendro





C'était comme la balançoire. L'esprit qui flanche dans une sensation de va-et-vient réveillait des souvenirs lointains, désordonnés et fugaces. Le bruit d'écrous rouillés qui grinçaient s'alliait à la mélodie rassurante du vent dans les feuilles tandis que des rires d'enfants se joignaient à ce superbe tableau d'un jour d'été, où la légèreté de l'insouciance flânait joyeusement sous un soleil radieux. Entre deux vertiges, cette mélopée s'éteignait pourtant pour ne redevenir que des reflets abrutis d'un temps révolu. Les pleurs avaient remplacé le refrain entêtant d'un bonheur facile, la douleur était seule à encore résonner dans sa chair meurtrie.

Siti Solendro oscillait dans une semi-conscience qui n'avait rien de rassurant. Les frissons créaient de petits reliefs sur sa peau matte que seule la chaleur de sa blessure sanglante continuait à réchauffer. Elle se raccrocha à son espoir, aux paroles de Leanore qu'elle connaissait à peine et qui pourtant partageait cette image d'un dénouement heureux. C'était son unique bouée dans cet océan de noirceur et elle ne comptait pas la lâcher, pas déjà, pas alors que ses tremblements lui rappelaient à chaque instant qu'elle était encore en vie.

Sur un bras, la coloriste se cala contre le mur du fond de sa cellule. Les larmes sur ses joues, elle ne les sentait plus. Des sifflements vinrent bientôt lui percer le crâne. Ses muscles se crispèrent, instinct de survie primitif devant l'approche d'une menace imminente. Point besoin de relever le regard, les bottes immaculées qui entrèrent dans son champ de vision suffire à imprimer en elle cette terreur insoutenable qui fit bondir son cœur et tétanisa ses mouvements.

Le pacificateur parla, mais ses mots n'étaient qu'une succession de syllabes que la rebelle avait du mal à saisir. Sa tête lui faisait tellement mal, comme tout le reste de son corps. Elle tourna ses yeux vers sa collègue d'infortune dont la silhouette prostrée lui rappela qu'elles n'étaient que deux pauvres souris prises dans un piège dont jamais elle ne sortirait. Jamais.

Les sueurs sur son front refroidirent sa panique, Siti ramena ses genoux contre sa poitrine et y blottit son visage pour se couper du monde. Cela fonctionna, le visage de Kenny puis de Cassio lui apparurent. Jamais ils ne la laisseraient ici seule. Ils viendraient, c'était une évidence ! Il ne pourrait en être autrement ! Sa supplique interne prenait des airs de prière tandis que le pacificateur jubilait de l'autre côté des barreaux.

Quand sa dernière réplique fut lancée, la jeune femme se raidit malgré elle. Qu'allait-il leur faire subir ? Des images épouvantables heurtèrent son mantra d'espérance et elle ne put s'empêcher de lever son regard jusqu'à croiser celui du chat qui déjà jouait avec sa future friandise. Une pureté émanait de ses pupilles, elle y voyait pourtant le diable qui l'entraînerait dans son antre. Si elle cessa de respirer, elle ne s'en rendit pas compte. Ses lèvres vibraient sans arriver à articuler le moindre son.

Siti n'était pas courageuse, elle n'avait jamais eu à l'être. Elle avait suivi le mouvement, suivi ceux qu'elle aimait, ceux en qui elle avait confiance, ce en quoi elle avait cru... Elle avait tellement peur.

Elle ne voulait pas mourir.

Alors, lorsque la voix de Leanore défia le silence de leur prison, Siti tourna immédiatement son visage brouillé de larmes vers cette jeune femme qui avait tout fait pour l'aider, quitte à s'enfoncer dans le même bourbier. Elle disait qu'elle n'aimait pas attendre, qu'elle savait ce qui l'attendait. Qu'elle était prête.

Le visage de la belle brune disparut à nouveau sous un torrent de larmes. Elle était incapable d'entendre cela, d'en entendre encore davantage sur ce qui les attendait sûrement. Elle voulait retrouver les couleurs vives des teintures, la douceur des étoffes et le parfum âcre des usines du Huit. Plus que tout elle voulait oublier qu'elle savait ce que signifiait la venue de ce pacificateur, toute l'obscurité qu'il amenait avec lui et qui les happerait bientôt dans son linceul terne.



Spoiler:
 



Siti J. Solendro est dans la caserne des Pacificateurs, enfermée dans une cellule à côté de Leanore.

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♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Ven 26 Mai - 23:44

Les Pacificateurs - Equipe 2





La gamine arborait un regard apeuré qui, sans perturber le vétéran habitué aux effets provoqués par l’uniforme, le déconcertait légèrement. Certes, la jeune fille s’avérait étrangère à ces évènements difficiles – l’inverse l’aurait surpris –, et pourtant elle craignait les hommes en blanc venus leur rendre service. Les assister pour aider à évacuer les blessés.
Bien évidemment, ils auraient pu intervenir plus tôt. C’est par ailleurs ce qu’ils avaient tenté puisque Morrison et Ban, premiers présents sur les lieux, s’étaient interposés… Edmond jeta rapidement un regard à ce dernier, encore avachi sur les étagères éventrées à observer les alentours à la recherche de réponses à ses questions. Quelles questions ? En cet instant, le jeune Soldat les gardait et refusait qu’on l’approche pour l’épauler.
Si un homme de l’ordre était complètement désemparé, rien d’étonnant qu’une civile soit également déroutée.
Aucun des deux autres intervenants ne réagit : ils laissèrent tacitement l’adolescente, au demeurant propriétaire des lieux, développer les informations divulguées. Ni le quarantenaire sérieusement blessé à la main, ni la jeune femme à l’assurance débordante ; non, il revenait à la petite blonde décontenancé d'avoir le devoir d’aider la Pacification.
Soit. Edmond se concentra sur ses dires.
La jeune femme révéla que l’un d’entre eux avait été blessé. A cette mention, Ban siffla et regarda vivement vers l’arrière-boutique. Son mouvement serait passé inaperçu si cette inspiration de terreur n’était pas intervenue ; or, Edmond avait tourné la tête juste à temps pour le voir faire. Par contre, cette mention avait fini d’achever le moral inexistant du Soldat du Capitole. Celui-ci se laissa doucement choir au sol et ses yeux errèrent dans le vide.
D’accord. Ce fameux rebelle se confirma être celui qui avait plus ou moins mis les deux Pacificateurs à terre. Et il avait été blessé ? Immédiatement, Edmond saisit sa radio :

« Bennet. Nouvelle information : un blessé grave se trouve dans le groupe de rebelles. Ils ne seraient pas loin de la bijouterie. »

De plus, l’endroit contenait des pièces et indices importants que les allers et venues incessants risquaient de souiller. Il était temps pour ces civils de débarrasser ces lieux maudits.

« Merci beaucoup, Miss Standford, déclara-t-il. La Pacification retiendra votre coopération. »

Edmond se redressa lentement de manière à bien dominer la pièce et pouvoir l’observer dans tous ses recoins : il fronça un long moment ses sourcils quand la réserve passa dans son champ de vision. Il s’y attarda longuement. Puis continua :

« Malheureusement, nous devrons encore disposer de votre amabilité un moment : cette bijouterie regorge d’indices majeurs qui sont nécessaires à la résolution de l’enquête. »

Le message était clair : Edmond réquisitionnait les lieux le temps des investigations. Il le déclarait simplement de manière polie et courtoise. Il adressa un léger sourire à l’égard de la jeune femme, puis se tourna vers les deux autres.

« Nous ferons de notre possible pour vous rendre votre lieu de travail au plus vite et en bon état. »

Bien évidemment, la Pacification apporterait un soin prononcé à ce que tout soit ordonné à la fin. Il ne resterait aucune trace des évènements malheureux de la journée et les Standford pourront reprendre normalement leur activité… pour leurs vies, malheureusement, Edmond n’avait aucun pouvoir vis-à-vis des Jeux de la Faim.

« Au vu de votre état, il serait bien que vous vous rendiez au centre de soins du District. Si vous n’en sentez pas le besoin, vous pouvez accompagner les blessés ou apporter votre aide à la Pacification pour assister la population. »

Il avait d’abord observé le quarantenaire au sujet des soins, puis l’autre jeune femme pour l’assistance à la Pacification, qui par ailleurs envahissait les lieux par ses nombreux hommes qui attendaient les ordres. Ils le signifièrent d’un bref regard en direction du vétéran ; celui-ci, en réponse, indiqua les derniers blessés présents sur les lieux.
L’un d’entre eux s’approcha de l’homme adossé au mur, auprès duquel s’était déjà abaissé un Pacificateur. Face à son silence, les deux agents s’interrogèrent du regard, puis l’un d’entre eux prit la parole :

« Attendez Monsieur, nous allons examiner votre blessure à le cheville et voir s’il faut vous évacuer rapidement ou non. »

Les uniques sons qui s’élevaient au milieu des murmures des Pacificateurs. L’homme qui avait pris la parole procéda donc à l’inspection et s’arrêta immédiatement dès qu’il vit un éclat à cet endroit. La suite se passa en un éclair : cette atmosphère anxiogène se trouva plus que propice pour ses réflexes qui s’éveillèrent subitement. L’agent de l’ordre passa immédiatement derrière le blessé et lui fit une clef de bras, le forçant par la même occasion à se lever :

« Cet homme est armé ! »

Avec plus de professionnalisme, le Pacificateur ne se serait pas exclamé au milieu de civils encore marqués. Pourtant, son visage lisse trahissait son jeune âge et sa récente sortie d’entraînement l’épaulait en ce moment-même pour maîtriser un blessé, le tout expliquant sa réaction subite. Trois autres se tournèrent tout de suite vers eux ; et en plus, Edmond s’avança à grandes enjambées dans sa direction.

« Votre nom ! »

Il observa un instant, interloqué, le couteau enfoncé dans sa cheville. Aussi blessé qu’il était, la lame empêchait d’abondants saignements. Cela n’expliquait toujours pas la situation à laquelle il assistait puisqu’il était improbable qu’un civil porte sur lui une arme sur lui. Et même interdit.
Cet homme était pourtant assez blessé pour ne pas le considérer comme un danger. Cela ne suffisait pourtant pas à rester neutre et passif.

« Pourquoi portiez-vous une arme sur vous ? »

Il espérait que dans ce temps, certains des autres civils étaient partis : mais après tout, la scène promettait d’être assez marquante. Comme le reste de la journée.



Spoiler:
 



Marlon Ban - PNJ et Edmond Bennet - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Winston Davis pour lui conseiller de rejoindre le centre de soins.
Edmond Bennet - PNJ s'adresse à Nova Waltham et Coralie Standford pour leur conseiller soit d'accompagner Winston Davis au centre de soins, soit d'aider la Pacification.
Un Pacificateur - PNJ fait une clef de bras à Hunter Garroway et Edmond Bennet - PNJ l'interroge sur la provenance de son arme.
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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mer 31 Mai - 15:10

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Stimulant.
Voir ces deux jeunes femmes, par sa seule présence et ses quelques mots, trembler de la tête aux pieds avait quelque chose de stimulant. De grisant. Leurs regards larmoyants n’étaient qu’autant d’étincelles qui attisaient le brasier qui avait remplacé son être.
Fort de sa victoire précédente contre l’homme d’affaires aux pieds d’argile, Derek se sentait quasiment invincible : certes, il n’y avait aucun honneur à profiter de femmes battues par ses collègues et désormais avachies à ses pieds, mais il y avait comme un goût de revanche dans sa bouche. Ou de pouvoir. Ou de n’importe quel sentiment l’éloignant toujours plus d’un honneur que de facto, il ne possédait pas.
A quoi bon s’en préoccuper, de toute façon : cela ne changerait rien pour les deux poulettes effrayées devant lui. A croire qu’elles voyaient le terrible boucher au couteau.
Celle qu’il identifia comme étant Siti Solendro, la coloriste du Huit, leva doucement les yeux vers lui et tenta d’agripper son regard. Elle y arriva, certainement, et y trouva ce qu’elle craignait le plus d’après la prostration plus intense qui suivit cet échange. Mais Derek ne fit rien. Il ne la regarda même pas. Il redressa simplement son buste, avec fierté et droiture, pour la dominer totalement sa seule présence.
Il ne quitta pas de yeux ses lèvres frémissantes, sa poitrine bloquée, ses bras figés autour de ses jambes prostrées. Plus jouissif qu’un prédateur qui allait tomber sur sa proie puisque rien n’était à faire, l’animal blessé se terrait déjà dans son coin.
Et soudain, un bégaiement tapota son tympan : Leanore Blacksand, la vétérinaire du Dix, venait se réveiller à côté d’elle. Les couilles qu’elle avait dû dénicher entre les briques de sa cellule ne suffisaient qu’à prononcer des sons : ses mots, constamment entrecoupés, étaient à la limite de l’incompréhension. Fallait avouer que Derek ne fournissait pas d’effort supplémentaire pour saisir le sens de sa phrase de laquelle il tira les termes suivants : « j’aime pas attendre », « commençons » et « prête ».
Leanore cracha. Le caillot tomba à mi-chemin entre elle et Derek, et son sourire s’étalant toujours plus sur son visage. Peut-être que les couilles qu’avait trouvées cette fille étaient encore un peu remplies ; et avec un peu de chance, elles ne venaient pas de se vider lamentablement à ses pieds. Ils allaient au final tous s’amuser.

« Mademoiselle Blacksand… Je vais devoir revenir sur ma décision. J’ai très envie de passer un peu de temps avec vous deux. »

A cet instant-là, un torrent silencieux de larmes explosa aux coins des yeux de Solendro. Cette fille était complètement brisée : aucun besoin de fournir d’efforts pour obtenir ce qu’elle souhaitait. L’autre, pourtant, paraissait déjà plus forte et prête à en découdre malgré ses bégaiements : elle tiendrait quelques minutes.
Ce serait déjà mieux que rien. Derek était d’humeur à prendre ce qu’on lui offrirait.

« Votre enthousiasme me fait chaud au cœur dans tous les cas ! Avec une vétérinaire aussi déterminée, les bêtes du District Dix doivent se porter à merveille, un tel dévouement au Capitole sera apprécié. »

Le Pacificateur se détacha alors du mur face aux deux cellules puis s’avança lentement vers les deux rebelles. Bien au centre. S’arrêta à quelques pas des portes, juste avant la tache rouge qu’avait dessinée le faible crachat de la rebelle. Du bout de la chaussure, Derek s’amusa à l’étaler, tellement que ce petit rien disparut rapidement pour ne laisser qu’une faible trace. Oubliable. Oubliée. Effort vain et inutile.
D’un haussement d’épaule, il s’orienta alors vers Blacksand et présenta aisni son dos à Solendro.

« Tellement apprécié que je vais vous laisser du répit. Votre amie Siti Solendro m’a vraiment l’air mal en point, je crains qu’elle ait besoin que je lui accorde toute mon attention : j’imagine que cavaler dans les rues chaudes du District Un ne doit pas être reposant quand on est habitué à la douceur du District Huit. »

Faire craquer la vétérinaire en s’attaquant à la plus faible des deux : déjà, Derek réfléchissait aux moyens dont il disposait pour tirer les infirmations. Ils demeuraient au final très réduits, le Un n’étant pas réputé pour être un centre d’interrogation musclé et ainsi, bien équipé. Et la chouineuse ne devait pas claquer avant la fin, les instructions de Bennet étaient claires à ce sujet.
Derek se retourna comme un prince et lança à la volée.

« Installez-vous bien, je ne devrais pas en avoir pour longtemps. »

Après le spectacle, l’heure était à la récolte d’informations : le Pacificateur, formé par Whitelaw en personne pour les interrogations, se dirigea vers la cellule de Solendro en sachant pertinemment que sa partenaire ne louperait rien.


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MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Sam 10 Juin - 13:30

Les Pacificateurs - Derek Wolff





Les yeux braqués sur Solendro, les oreilles tournées vers Blacksand, Derek employait pourtant toute sa concentration à ce que ses semelles provoquent un fracas assourdissant à chaque pas. Le cri de la vétérinaire continuait de résonner dans les cellules : les barreaux se comportaient comme autant de diapasons dont les harmonies réfléchissaient la panique des deux rebelles.
Whitelaw aurait jubilé dans cette situation. Derek ne savait pas s’il devait se satisfaire d’être seul à en profiter ou si, en vérité, il regrettait de ne pouvoir partager avec la rouquine. Les deux situations s’avéraient excitantes.
La coloriste se ratatinait toujours plus, sûrement animée de l’espoir sourd de pouvoir disparaître au travers de l’implacable pierre de la cellule. Ca ne fonctionnait pourtant pas. Elle aurait eu plus de chance de se défiler en fuyant par la porte ouverte de la cellule : le Pacificateur qui se dressait sur son chemin était bien moins dur que le sol.
Enfin, ce n’était pas à parier : cette fille n’avait aucune chance d’échapper à son destin.
Derek se tenait à une enjambée de sa proie quand un rugissement surgit à leur droite. En partie étouffé, certes, mais suivi d’un mouvement tellement ample et surprenant que le Pacificateur fit un pas de côté. Il se tourna juste à temps pour admirer Blacksand : celle-ci, prise d’une folie furieuse et soudaine, s’éclatait contre les barreaux entre les deux cellules et retomba lourdement sur le sol.
La main sur son arme et le cœur battant, le natif du Capitole alternait frénétiquement entre l’une et l’autre rebelle, s’attendant à tout instant à ce que cette furie contagieuse se transmette à la plus amorphe des deux. Son geste avait été précipité et voilà que sa côte se réveillait : une grimace s’installa sur son visage et une plainte traversa ses lèvres.
Des pas sonnèrent tambourinèrent dans le couloir au moment même où la rebelle se mit à vociférer du fond de son être :

« Tu ne pourras pas me détruire ! »

A cet instant, Derek comprit qu’il s’était laissé surprendre et en ressentit une honte piquante. Les choses auraient de ce fait pu dégénérer à une vitesse folle. Oh, il s’en serait sorti, à n’en pas douter, mais le simple fait d’une erreur l’agaça. Il devait reprendre un semblant d’autorité. Alors, devant cette invective de la rebelle, il força un rire, qui devint au fil des inspirations plus naturel, plus sincère, jusqu’à laisser échapper une réplique :

« Je n’ai pas besoin, vous le faites très bien toute seule. »

Les Pacificateurs précédemment dans leur bureau débarquèrent immédiatement après, le temps pour Derek de comprendre que par son saut, la rebelle s’était blessée et neutralisée seule. L’autre ne constituait aucun danger.

« Pacificateur Wolff ? Que s’est-il passé ?
- Tout va bien, l’hystérie doit être une condition de recrutement dans la rébellion. Vérifiez qu’elle ne soit pas trop gravement blessée et menottez-la aux barreaux. Avec deux paires. »

Les choses s’annonçaient assez sportives pendant cet interrogatoire…



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