Partagez | 
 

 EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 20 Fév - 2:35

Les Pacificateurs - Equipe 2
Derek Wolff





Le gamin trop musclé ne répondait pas à sa proposition de goûter à son verre Le pauvre devait être trop vexé pour apprécier l’invitation. Le salaud devait être trop arrogant pour se rabaisser à partager juste de l’eau avec un Pacificateur.
Derek haussa les épaules : de toute façon, il n’en avait rien à faire, le blondinet ne présentait aucun intérêt.
Il aurait préféré converser avec la jolie rouquine ; simplement, Bennet et sa montre avaient accaparé toute son attention. Le travail avant tout, pensa-t-il en avalant une gorgée d’eau : et une moue traversa son visage quand il constata, amer, que l’eau n’avait pas tardé à s’élever à température ambiante et qu’elle était chaude. Pas que Derek n’aimait pas la chaleur, au contraire, il a supportait avec une aisance qui surprenait plus d’une ; tout bonnement pas lorsqu’il était question d’eau.
Et puis merde, c’était même pas de l’alcool ! Il pouvait s'attendre à de l’eau fraîche, non ?
S’apprêtant à se lever pour réclamer un deuxième verre, Derek se trouva complètement arrêté dans son élan quand Eneron Stark décida lui aussi de porter vivement ses réclamations aux Pacificateurs. Sans déconner, ils assistaient à une véritable épidémie de divanation ! Entre le journaliste qui s’en était pris à Marlon plus tôt et maintenant l’homme d’affaires, le pourtant réputé calme et ironique jeune homme se passa involontairement une main dans ses cheveux coupés courts. Assurément, à son côté, Bennet devait également s’en trouver agacé et n’en montra cependant rien, au contraire de son collègue.
Au contraire de Dixon. Son ancienne supérieure n’aurait pourtant pas héisté à montrer son agacement à qui la provoquait ou tout bonnement la titillait un peu. Ce qui en était devenu un jeu pour Derek, quand il passait temporairement sous son commandement. Elle avait toujours eu l’air plus charmante que dangereuse quand elle arborait soudainement ses mimiques agacées.
Ca lui avait réussi.
Mais avec Bennet, c’était l’inverse : il paraissait plutôt obstiné à être calme et à cacher son jeu. Oh, il n’avait pas traîné à craquer devant les fines provocations de Derek – mais il possédait indéniablement ce talent-là –, cela ne l’avait cependant pas plus ébranlé par la suite. Au contraire, le vieux se vêtit d’un sourire des plus mielleux à l’égard de son interlocutrice, puis lança un regard appuyé à son collègue.
Qui comprit rapidement que le richou en pleines menstruations serait pour lui. Et, Derek le supposait, sans le menacer d’un coup de poing, même si, pour le journaliste, cela n’aurait pas dû être qu’une simple menace. Alors, sans un signe avant-coureur, il frappa son verre sur la tête.

« Purée, la température est tellement élevée que mon eau s’est changée en… »

S’offusquant du mot vulgaire qu’il manqua de prononcer, le Pacificateur se racla la gorge et se tourna vers Stark.

« Pardonnez mes élans, Mr. Stark, je reconnais qu’avec cette chaleur, j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur mes mots… »

Bon sang, mais qu’allait pouvoir dire Derek à l’égard d’un homme dont il se fichait, voire méprisait ? Vinrent à lui des souvenirs qui commençaient à dater : ses braves parents, des homme et femme d’affaires du Capitole qui avaient un gamin sans avoir de temps à leur consacrer, avait eu à traiter avec Stark, alors jeune Vainqueur.
Pitié.
Bennet n’aurait vraiment pas pu demander à Morrisson de l’accompagner au bar ? Peut-être aurait-elle pu le séduire leur victime de ses adorables yeux de biche, ou l’aguicher de ses immanquables atouts…
Décidément, Derek avait la gorge sèche.

« Vous êtes donc venu pour affaires au District Un, Mr. Stark ? Rassurez-moi, pas pour vous ravissantes plantes vertes. Elles doivent difficilement supporter cette météo. »

A ce moment-là, Bennet et l’ingénieure déclarèrent qu’ils devaient laisser le groupe en plan pour aller « pendre l’air » au dehors. Au moins, la raillerie à propos des salades de Stark attira un sourire à Derek, bien qu’il ne doute pas que la répétition trop insistante de ce qui devait être une blague de Stark commença à agacer son monde.
Enfin. Derek observa un instant les deux interlocuteurs quitter l’établissement – plus elle que lui, et il ne s’en cacha pas –, puis se tourna vers Stark.

« Les joies de la hiérarchie : les supérieurs partent toujours avec les jolies filles. C'est peut-être son arme qui doit être plus grosse... »

Vous devez connaître ça, Mr. Stark, manqua-t-il d'ajouter, mais sa phrase n'était vraiment pas terrible. Tant pis. Il haussa les épaules à la gloire du mot vulgaire qu'il avait retenu avant, mais qu'il venait de venger.

« Je ne vous ferai pas l'affront de vous trouvez mignonnes, messieurs. »

Derek but une autre gorgée de son breuvage. Le trouva toujours aussi infâme à cette température.

« Cette eau chaud va me rendre fou, je vais prendre un autre verre. Je vous en commande un, Mr. Stark ? Ce n’est pas parce que je suis contraint à l’eau que cela vous dispense d’alcool. Egalement intéressé ? », ajouta-t-il à l’égard de son muet compagnon.


Spoiler:
 

Derek Wolff PNJ se trouve dans le bar et discute avec Eneron Stark et Emerick Waltham.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 20 Fév - 2:46

Les Rebelles - Equipe 2





Jamais Kenny n'avait participé à une mission d'une importance aussi cruciale et, même s'il ne regrettait pas les choix qui l'avaient mené à cet instant précis, il maudit le moment où il avait aperçu les deux autres rebelles parmi la foule si dense. Néanmoins, ils savaient désormais vers où se diriger : après tant de péripéties, cette perspective d'un objectif clairement défini était presque rassurante. Contre lui, Kenny sentait pourtant la peau moite de Siti qui prouvait la douce fièvre qui la gagnait. Un mal de tête terrible martelait l'esprit de cette dernière. Cependant, elle n'aurait osé s'en plaindre puisque son apparition avait coïncidé avec la disparition des vertiges. Elle porta sa main au foulard entourant sa blessure et constata que le saignement s'était fait moins abondant, le pansement de fortune et le serrage mis en place avaient visiblement eu l'effet escompté. L'espoir qu'éprouvait la jeune femme l'incita à rassurer ces collègues pendant que Jonathan s'était aventuré dans la rue adjacente pour vérifier que la voie était libre.

- J'ai l'impression que le saignement s'est calmé, dit Siti à voix basse de manière à ce que seuls Leanore et Kenny l'entendent. Tu penses que le médecin acceptera de nous aider ou bien...

Siti n'aimait pas l'idée qu'ils soient amenés à menacer quelqu'un pour qu'elle puisse être soignée... Personne ne méritait d'être pris en otage suite à leurs erreurs. Enfin, en réalité, c'était l'erreur de Nicodème mais la jeune femme avait du mal à envisager qu'ils n'étaient pas un peu responsables de son coup de sang au moins parce qu'ils n'avaient pas su le surveiller suffisamment. Après tout, tous le connaissaient : l'agriculteur n'était pas un modèle de discipline  et de sang froid, cela était de notoriété publique. Ils avaient été trop confiants, ils en payaient les conséquences.

- On fera ce qu'il faut pour que tu ailles mieux Siti et après on se cassera d'ici au plus vite.

Et on retrouvera les autres. Voilà ce qu'avait pensé Kenny sans le dire. Intérieurement, son inquiétude le rongeait : leur groupe avait été scindé en trois et il se prenait à songer à Ivy qui avait suivi directement Nicodème après son pétage de plomb qui avait plombé l'ambiance à la gare... Comment cela s'était passé pour elle ? Il savait Nico correct avec Maureen, son amie qu'il considérait aussi comme sa mentor, mais avait-il été aussi sympathique avec Ivy qui présentait la même insolence de caractère ? Il chassa une mauvaise pensée : même s'il les avait plongé dans une merde sans nom, il n'aurait jamais fait du mal volontairement à une collègue... Il sourit soudainement. Après cette foutue histoire, il aurait peut-être le cran de demander à Ivy de "sortir" avec lui - comprenez vivre une soirée inoubliable dans sa taupinière, sans sous-entendu naturellement - et peut-être même que son frère en ferait de même avec Siti - Kenny s'était toujours demandé si Cas' savait que son craquage pour la jolie brunette ne passait inaperçu pour personne, sauf la concernée.

Jace revînt enfin, Siti sourit en comprenant qu'ils allaient pouvoir bouger. Seulement, ce calme apparent avait ravivé le besoin de causette du second du Huit. Alors qu'il était lui-même celui qui avait toujours quelque chose à rajouter, Kenny aurait tout donné pour que Jace se taise un peu et agisse enfin plutôt que de bavasser ! Tantôt directif, tantôt absent, il oscillait entre deux états inverses et qui étaient rarement en accord avec la situation du moment !

- Si c'est tellement tranquille comme expédition, on n'a p'tre le temps d'aller boire un café au salon de thé du coin ? Histoire de tout planifier pendant que Siti souffre... répondit Kenny avec un humour pincé.

Siti lança à Kenny un regard réprobateur. Elle n'appréciait pas qu'il défie l'autorité de son supérieur de District, même si le chargé des communications ne voyait pas les choses sous le même angle. Pour lui, Jace n'était qu'un ajout à leur équipe, un soutien et non un meneur fiable.

- On a ce qu'il faut avec Siti... D'ailleurs... Rapproche-toi Leanore...

Kenny fit un signe de tête à Leanore, l'invitant à se coller à lui. Là, il sortit de la poche de Siti une petite arme qu'il glissa dans celle de Leanore avec le plus de discrétion possible, la cachant au centre de leur petit groupe pendant le transfert. Même si elle ne combattait pas dans leurs rangs depuis longtemps, elle ne pouvait pas être pire stratège sur le terrain que Jonathan. Puis il jeta un coup d'oeil à Jace et lui asséna :

- Tu as dit que la voie est sûre, donc on va y aller tous les trois. Tu restes là et tu surveilles nos arrières Jace ? Si tu vois quelque chose, tu nous préviens sans attirer l'attention sur toi. Il marqua une pause avant d'ajouter : Et tu nous rejoins dès qu'on est arrivé dans la rue du toubib !

La décision était maintenant prise. Kenny ne perdit pas une seconde supplémentaire : sa marche débuta avec Siti qui tentait de garder la tête haute pour ne rien laisser paraître de son état alors qu'il regagnait une allée bien plus fréquentée. Leanore avançait à leurs côtés en essayant d'adopter une expression plus détendue, même si Kenny n'avait aucun mal à y lire de la peur...

Derrière eux, ils abandonnaient temporairement Jonathan mais il les rejoindrait bien vite dans la prochaine ruelle... Presque trop tôt au goût du rebelle du Treize.



Spoiler:
 



L'équipe 2 des rebelles (Kenny & Siti) sont dans la ruelle, avec Leanore.
Kenny a donné une arme chargée (6 balles) à Leanore.
Les trois rebelles (Kenny, Siti et Leanore) ont laissé Jonathan derrière eux en guetteur.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 20 Fév - 3:13





Event exceptionnel - Tour 5
Devenez acteur de votre destin








... et les poupées volent en éclats.
Dans le District du Luxe
__________________________

Les mots résonnent, durs, à l'oreille d'un homme qui comprend qu'il peut perdre énormément. Un homme qui a un levier à portée de bras ; qui a des vies à portée de main.
Désormais, les Pacificateurs ne maintiennent plus les apparences au District des atouts : ils cherchent des rebelles et briseront toutes les barrières qui se dressent devant eux. Terminées les cachotteries, terminés les faux-semblants : seule la mission délivrée par le Ministre des armées compte dorénavant.
Non loin de là, dans une simple bijouterie, tout amenait à ce que les choses dégénèrent : des gens effrayés parquaient dans une pièce assombrie et réchauffée, ainsi que des voix qui hurlaient, que des personnes qui courraient, frappaient, sanglotaient.
Le coup du jeune rebelle sonne l'heure de l'émeute. L'appel du Ministre sonne l'heure de l'ordre.
Et vous voici coincés entre le marteau et l'enclume.



Petite explication
A vous de jouer...
__________________________

Coucou les intrépides des bacs à sable !  Smoke

Voici venu le tour 5 et avec lui, les choses s'accélèrent : les Pacificateurs ont fini de rechercher gentiment les rebelles et vont commencer à ratisser le marché pour trouver ceux qu'ils cherchent, plus véhéments que jamais.
Vous mettrez-vous en travers de leur chemin ?

Les rebelles, pour lesquelles la sortie est bien compliquée à trouver, commencent à être poussés dans leurs retranchements : pourtant, rien n'est plus dangereux qu'un animal acculé et qui n'a rien à perdre, surtout que certains d'entre vous sont coincés avec eux et la panique générale.

Cette semaine, vous êtes nombreux à avoir eu la bougeotte et nous nous permettons donc un petit récapitulatif en image des positions de tous les acteurs de cet event. Les premières lettres du nom de votre personnage indique où il se trouve au début de ce tour 5.
Spoiler:
 


Quelques détails à propos de ce tour de jeu :

  • Ce tour de jeu est officiellement le dernier ! L'event n'est pas terminé, simplement, il se déroulera en un tour unique jusqu'à la fin : pas de date buttoir, mais pour autant, l'activité sera appréciée sinon nous avancerons sans votre personnage.
  • N'hésitez toujours pas à répondre rapidement aux PNJs de manière à permettre à l'intrigue d'évoluer avec fluidité. Comme auparavant, les PNJ n'attendront pas le tour suivant pour vous répondre.
  • Guettez la fin des posts des PNJ ! En effet, des indications des Maîtres du Jeu (Sélène & Amy) peuvent y être postées à l'attention de certains personnages. Ces demandes de réactions de votre part conditionneront la suite de l'event, celui-ci sera donc entièrement personnalisé en fonction de vos rps. Nous vous faisons confiance pour choisir ce qui vous paraît être la meilleure option !
  • Une dernière indication : restez cohérents dans vos réponses, notamment au niveau des mouvements de vos personnages. En effet, vous ne pouvez passer subitement des quartiers Ouest aux quartiers Est par exemple, il vous faut détailler votre passage par la grand place avec au minimum un post, etc...



Quelques rappels :

  • Pour les personnages qui ont été abordés par des PNJ ou qui sont sous le joug de certains d'entre eux : jouez comme s'ils étaient des personnages classiques. Il n'y a pas de "bonne" ou de "mauvaise" attitude avec eux, ils réagiront selon leur caractère, vos réactions et la situation globale.
  • Les PNJ n'attendront pas le prochain tour de jeu pour vous répondre ! Dès que vous leur répondrez, ils en feront de même. Le but est de vous permettre d'avancer rapidement : tout dépend donc de votre désir de faire évoluer l'histoire de manière dynamique et riche pour votre personnage. Saisissez cette opportunité !
  • Si vous ne répondez pas à la sollicitation des PNJ dans la semaine de ce tour, nous considèrerons que votre personnage n'a pas réagi et le nouveau tour débutera avec une nouvelle intervention des PNJ et l'évolution de la situation mise en place ce tour-ci.
  • Durant un tour de jeu, vous pouvez poster autant de fois que vous le désirez ! Le but est de faire avancer votre personnage le plus dynamiquement possible dans son expérience de l'event.
  • D'un point de vue rp, vos personnages ne savent pour l'instant rien de l'événement qui s'est déroulé dans le quartier Ouest du District Un (à l'exception de Clarissa Stern qui a entendu la conversation téléphonique). Le MJ vous apportera des rumeurs ou vous indiquera des éléments étranges dans l'environnement de votre personnage si cela est le cas.
  • Vous pouvez poster à la suite directe des rps des rebelles et des pacificateurs ci-dessous.
  • Rappel : N'oubliez pas de mentionner en italique à la fin de chacun de vos rps : "[Nom de votre personnage] se trouve au/dans [Nom du lieu]". Cela facilitera bien des choses pour que nous sachions à tout moment où est votre personnage à la fin de votre rp.
  • Amy et Sélène restent bien sûr disponibles pour toutes vos questions !



Désormais, les évènements vont suivre leur cours effréné, mais le rythme devra être conservé : le prochain message du Maître du Jeu viendra clôturer l'event...

Maintenant, c'est l'heure des ramasser les récoltes!

Votre staff qui a hâte de découvrir les réactions de vos personnages ! Heart


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 20 Fév - 3:34

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Cette fureur dévorante, je ne la connaissais que trop bien. Je me souvenais avec exactitude du jour et de l'heure à laquelle elle avait envahi mes veines pour la première fois. C'était comme une crue immonde déversant sa haine dans chaque parcelle de mon corps et de mon âme. A l'époque, j'avais dû faire un choix : user toute mon énergie à la combattre ou l'utiliser pour combattre ceux qui l'avaient faite naître. Devinez ma décision...

Je jubilai de voir son corps de poupée fardée et vulgairement riche chuter inexorablement vers le sol. J'étais si aveuglé par cette vision d'extase - imaginant déjà ses os s'entrechoquer sur le paquet - que je n'avais pas remarqué l'ouverture rapide de la porte que je l'avais empêchée d'atteindre moins d'une minute auparavant. Quand il la rattrapa, je faillis lâcher un juron. Salopard de Shepherd, toujours là pour gâcher mon plaisir !

Il se tenait debout, son fichu foulard sur le visage. Décidément, qu'ils apprennent à assumer leur appartenance à la Rébellion ! Entre agacement et suspicion, j'hésitai. Si Cassio était là seul, cela ne pouvait que signifier que les coups de feu entendus n'avaient peut-être pas été sans conséquence finalement... Je soupirai : rien que des amateurs...

La noirceur de mes pensées gagnait jusqu'à celle de mon regard qui brûlait la silhouette de Cassio, le dévisageait sans aucun regret. Je devinais ses réprimandes avant même qu'il ne me les balance. Croyait-il vraiment que j'allais écouter un gosse ? Qu'il la ferme avec son ton bien pensant...

- Oh sois pas vexé ! Papa te donnera un autre boulot bien vite j'en suis sûr !

Je fis un ou deux pas vers le mec qu'Ivy avait roué de coups, et gratifiai cette dernière d'un large sourire dans lequel s'affichait ostensiblement toute la fierté que j'éprouvais à son égard. Puis, j'ajoutai dans une énième provocation :

- Et pour "ça", dis merci à ta frangine, ironisai-je en désignant Ivy de la tête, avant d'ajouter dans un souffle narquois : Elle a été parfaite !

Sa réaction allait être splendide, remarquable et inexistante. Outre la plus jeune, les deux autres gamins Shepherd aboyaient bien plus qu'ils ne mordaient. Ils faisaient les beaux pour faire plaisir à papa mais ils n'avaient pas le cran nécessaire pour s'affirmer, de simples toutous qui essayaient de faire les plus belles cabrioles pour impressionner leur paternel. Zut, j'avais fait foiré son tour aujourd'hui... Quel dommage, songeai-je avec un rictus en coin.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ Rebelle) et Cassio (PNJ Rebelle).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 20 Fév - 4:59

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





Le pic de Nicodème à mon égard me rendit dingue. Je sentis le poing dans ma poche se serrer autour de la crosse de mon arme. N'avait-il donc aucune conscience ? N'y avait-il donc que sa petite personne qui lui importait ? Etait-il vraiment des nôtres... Je sentais bouillir au plus profond de mes entrailles cette colère qui remplaçait peu à peu le soulagement que j'avais éprouvé en apercevant Ivy saine et sauve. Et cela était normal, parce qu'il n'y avait pas que ma sœur. Il y avait aussi Kenny qui devait se dépêtrer avec Siti qui était blessée, sans compter Franklin qui était mort. Nous payions tous l'égocentrisme abusif de ce mec qui n'en avait absolument rien à foutre de nous.

Son insinuation envers la responsabilité de ma sœur fut la goutte d'eau. Je regardais incrédule ce tableau insensé en essayant d'en reformer le puzzle infâme qu'il composait.

- Comment...

Je m'arrêtai avant même que les derniers mots n'aient franchi mes lèvres. Cela semblait si improbable que je ne parvenais pas à rassembler tous les morceaux, peut-être qu'au final je ne désirais pas savoir. Mon regard se braqua sur la mine défaite d'Ivy, elle ne broncha pas. Il avait osé.

Dans ce fleuve d'émotions, j'avais totalement zappé la jeune fille qui était encore dans mes bras. Elle quémandait mon aide dans un murmure implorant qui avait quelque chose de touchant, sa requête était simple : que je les fasse partir... Les. Confirmation cruelle qu'Ivy avait franchi les limites sous l'influence de Nicodème. Mes muscles se contractaient en rythme le long de ma mâchoire serrée. Glissé dans ma poche au contact du revolver qui n'attendait qu'à en sortir pour régler une bonne fois pour toutes son compte à l'autre enflure, mon poing était si tendu que j'avais la sensation que ma peau aurait pu s'en briser.

Il fallait qu'il paye.

- Oui... Je vais régler ça, lui dis-je tout simplement.

Ma paume quitta son bras qu'elle n'avait pas lâché pendant toute la durée de mon altercation verbale avec l'abruti du Neuf. Dans sa jeunesse, cette fille avait ce souffle d'innocence préservée que je n'avais jamais connue. Une beauté à laquelle nous n'avions jamais eu le droit, mon frère, ma sœur et moi. Nicodème avait brisé bien trop de choses aujourd'hui. Il était temps d'y mettre un terme.

- Aide-le à se relever et allez dans l'autre pièce, terminai-je en désignant l'homme au sol avant de plonger mes yeux dans les siens avec un regard appuyé, émanant d'une détermination rassurante.

Je savais ce que je faisais. Je savais exactement ce que j'allais faire. J'attendis qu'elle se dirige vers le mec à terre. Ivy me contemplait de ses grands yeux perdus, ceux qu'elle arborait parfois quand la situation lui échappait bien malgré elle, quand elle se perdait dans un tourbillon d'actions contraires et irréconciliables qu'elle payait souvent au prix fort...ou dont je payais la dette pour elle.

Cette fois-ci, je ne paierai rien.

D'un pas direct, je me dirigeai vers Nicodème qui me jaugeait toujours de ses yeux rieurs, une sale vipère. Un élan. Mon poing partit dans sa gueule cynique pour en virer ce sourire viscieux que je ne pouvais tolérer un instant de plus. Mes phalanges se fracassèrent contre l'angle anguleux de sa joue et une douleur vive les envahit. Un coup, un seul. Prompt et efficace dans lequel j'avais concentré toutes les pensées atroces de cette journée en enfer, ce coup il était pour Franklin, pour Siti, pour Kenny, pour Ivy... Pour moi et pour tout ce que nous avions perdu à cause de son orgueil que je lui aurais bien fait bouffer !

Projeté en arrière, sa respiration fut coupée quand il heurta une étagère de métal de laquelle plusieurs petites caissettes tombèrent au sol sous le coup de l'impact : cet imbécile ne s'était pas attendu à cela. Je secouai ma main comme pour en exorciser la sensation écœurante du contact avec cet individu qui me répugnait.

Je n'aurais pas dû faire un truc aussi con mais purée qu'est-ce que ça faisait du bien !

Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ).

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 21 Fév - 16:26

J’avais envie de lui en recoller une. Deux coups ne suffisaient pas à inculquer une leçon : on disait bien jamais deux sans trois. Simplement, la chaleur harassante de la pièce, l’étouffement du foulard sur mes lèvres, l’assèchement quasi-métallique de ma gorge et mes bouffantes nausées me dictaient d’arrêter et d’éviter de tout perdre en simplement levant le pied.
Des bruits de pas précipités suivi d’un plus intense : Nico avait rattrapé la gamine qui tentait de s’enfuir et commencé à lui beugler dessus. L’écho de ses aboiements se répercutait sur les murs et me cognaient avec une force telle que j’aurais cru qu’il me levait la main dessus pour frapper l’intérieur de ma poitrine. Je me grattai l’oreille droite : je n’entendais plus rien mais au moins, son contact me rassurait. Enfin, essayait de me rassurer. L’effet n’était pas des plus efficaces.
Je fis un pas très léger pour me rapprocher de Nico et lui demander d’arrêter ; malheureusement, mon corps partit en arrière, plus à même de se raccrocher au mur à côté que de s’avancer vers le danger. Heureusement qu’il n’était pas loin. Je pouvais toujours garder l’autre connard en joug, sans que celui-ci n’ait perçu mon mouvement, et profiter par la même occasion de la fraîcheur que m’offrait la pierre.
Aller, plus vite. Les évènements étaient chaotiques et je n’arrivais à penser à rien d’autres que la soif et la chaleur, ce qui m’échauffait passablement.
Une lumière sur ma droite : la porte venait de s’ouvrir. Cassio se tenait là, la gamine entre les bras… Nico avait essayé de la balancer ? J’allais lui hurler que c’était un connard, mais je ne sus pas ce qui me retint. Le soulagement de voir mon frère entier et vivant ? Les mots qu’il hurla à son tour à l’égard de notre compagnon ? Le fait que ledit compagnon soit Nico et pas n’importe quel rebelle ?
Dans tous les cas, la présence de Cassio m’insuffla un tel soulagement que je sentis l’envie de mes larmes de me grimper aux yeux. J’avais simplement envie de murmurer son prénom, de lui dire que rien n’allait, que je ne savais pas comment j’allais enchaîner trois foulées pour sortir de ce merdier.
Au lieu de cela je réajustai le morceau de tissu qu’il m’avait donné et laissai alors l’occasion à Nico de le provoquer. De nous provoquer, peut-être, puisqu’il fit directement mention de notre père. Je me sentais prête à lui répondre quand l’autre taré me coupa l’herbe sous le pied pour désigner le mec que j’avais frappé plus tôt et qui continuait à déblatérer des paroles vides de sens. Qu’il se taise. Qu’ils se taisent tous et qu’on sorte de là.
Parfaite. La perfection me donnait envie de vomir.
A cet instant, Cassio renvoya les deux frère et sœur à la boutique, nous laissant tous les trois seuls dans cette réserve. Encore trimballée de part et d’autres pas toutes sortes de courants d’émotions, même si la vue de mon frère m’avait un temps soulagée – avant de précipiter le chaos. Je le vis avancer franchement vers Nico, armer son bras, et frapper.
C’en était à la fois violent et gracieux. Silencieux et éclatant. Le grand rebelle vola par le seul poing de Cassio contre une étagère en métal en laissant tomber des petites caissettes au sol.
« Mais ça va pas ? », m’exclamai-je à l’égard de mon frère.
J’avançais d’un pas si ferme qu’au lieu de me perturber, celui-ci me revigora un instant.
« T’es vraiment un crétin, t’as pas trouvé un meilleur moment pour faire ça ! »
Non, j’aurais aimé le faire avant toi, lui faire payer de m’avoir poussée à frapper un homme au sol. Peut-être allai-je reporter mon occasion perdue sur mon frère. Peut-être déferler sur lui tout ce mal être qu’avait provoqué mon premier pas dans la boutique.
« Bordel ! »
Je me détournais en ajoutant cette dernière insulte. Je n’avais pas envie de faire face aux regards de Nico ni de Cas. J’espérais juste que ce crochet avait mis les choses à plat et qu’on allait enfin tous sortir d’ici.
Enfin.
Pour ne pas avoir à assumer les échanges qui suivaient entre les deux idiots qui se proclamaient rebelles, je m’en allai vers la boutique. Les traits de mon visage étaient tordus par la colère, mais en vérité, je masquai tout ce dégoût aux origines diffuses qui me vrillait la gorge.
Un très faible murmure parvint à mon oreille, et je vis les différents otages se regarder les uns les autres. Surpris. Décontenancés. Et quelque peu animés par… l’espoir. Comme attrapée par l’adrénaline en plein vol, ma vision s’éclaircit et je regardais toute la pièce, jusqu’à tomber sur la gamine et son frère qui s’étaient placés à la porte, qu’on essayait d’ouvrir. Ses lèvres se mouvaient pour prononcer des mots que je n’entendais pas.
Une exclamation brisa mes lèvres et je m’approchai de la porte.
« Dégage de là ! »
Mon cœur battait la chamade tandis que j’attrapai le bras de la fillette pour l’éloigner de la porte. Comment avait-on pu se faire ainsi avoir ? Comme des bleus ? Comme des débutants ! Cette putain de porte !
Une fois que j’avais traîné la gamine à deux mètres de la porte, je m’en retournai essoufflée vers la porte, me décalai vers une des vitrines adjacentes et observai le perron de la bijouterie : deux personnes se tenaient là, un grand homme qui était très proche de la porte et une gamine complètement paumée. Je remarquai juste des cheveux qui dansaient dans le lointain.
Ils savaient ! Ils savaient tout !
Je me précipitai vers l’arrière-boutique, en trombe, manquant de tomber lorsque je butai contre la jambe d’un des otages, et déblatérai en arrivant au niveau de Nico et Cas :
« Des connards de civils nous ont repérés, ils vont chercher les Pacificateurs ! »









L’ingénieure appelée Clarissa Stern avait regardé et identifié la montre comme étant celle d’un certain Franklin Schildkroete pendant qu’Edmond se faisait sermonner. Comme quoi, tout se passait à des vitesses différentes.
Au moins avait-il l’information essentielle de cette journée. Il la remercia.
Edmond attrapa sa radio à sa ceinture et continua à prévenir. Il devait reconnaître que parlementer sans fin alors qu’une épée de Damoclès flottait au-dessus de sa tête le contrariait. Non, c’était pire que cela : c’était comme un fil tranchant qui lui glissait le long du dos.
La douleur était violente. La douleur était excitante. Mais bon Dieu, que c’était frustrant de devoir blablater.
« Pacificateur Bennet à l’appareil, scanda-t-il. Il est absolument nécessaire que vous teniez vos positions et que personne ne bouge. Les premiers qui laissent partir des civils finissent, au mieux, en cour martiale. »
Les supérieurs qui soulageaient leur frustration sur des subordonnés. Même lui s’y mettait à son plus grand désarroi – mais c’était pour mieux se faire respecter, se rassurait-il. Quelle hypocrisie.
Les Pacificateurs en poste en bordures de District contactés et rappelés à leurs obligations et leur devoir, Edmond changea la fréquence de sa radio. Ses gestes étaient toujours sûrs et mesurés, sa tête froide et sa vision claire : la tension et l’anxiété étaient bien présentes mais n’avaient pas encore de prise sur un esprit avec de l’expérience. Cette expérience : non pas de la poursuite de rebelles, mais d’être sans fin sollicité pour des missions risquées par ses supérieurs.
La fréquence bien réglée, Edmond reprit ses usages protocolaires et scanda à nouveau aux quelques Pacificateurs qui avaient escorté l’équipe du Capitole et Mr. Gemmeus :
« Pacificateur Bennet à l’appareil, je souhaiterais connaître votre position et l’état de votre escorte.
- Nous sommes bien à l’hôtel de ville sans encombre.
- Mettez-moi en contact avec le journaliste du Capitole et son caméraman. »
Un silence s’ensuivit.
« Y a encore quelqu’un ?
- Nous ne les retrouvons pas, Pacificateur Bennet.
- Comment ça ? »
Un silence s’ensuivit à nouveau. C’en devenait agaçant.
« Nous n’en savons pas plus.
- Je vous conseillerai très fortement de les retrouver vite fait avant que ça chauffe pour vous.
- Oui, Pacificateur Bennet.
- Je reviendrai aux nouvelles. »
Edmond coupa la transmission. Les supérieurs qui soulageaient leur frustration sur des subordonnés, n’est-ce pas ?
Ils devaient bouger au plus vite. Après avoir adressé un regard à Miss Stern pour voir si elle avait quelque chose à ajouter, ce qui n’était pas le cas, Edmond se rapprocha d’un pas lent et assuré de la fenêtre du bar et jeta un coup d’œil à l’intérieur de la pièce. Il vit certains clients lui lancer quelques regards perplexes, auxquels il réagit d’un sourire qu’il espérait assez inquiétant pour qu’ils se taisent. La réponse fut immédiate : tendus et tassés sur leurs sièges, ces braves civils pas courageux pour deux sous calmèrent tout de suite leurs ardeurs.
Au fond de la salle, Wolff demeurait attablé avec Eneron Stark. Mais les clients installés entre eux deux et le vétéran de la Pacification avaient leur attention attirée par l’intervention de ce dernier. Ils devaient faire bien moins de bruit.
D’un geste lent et assuré, Edmond leva la main et toqua fermement le carreau de la fenêtre. Trois fois.

_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 21 Fév - 16:40

Les Pacificateurs - Equipe 2
Edmond Bennet





L’ingénieure appelée Clarissa Stern avait regardé et identifié la montre comme étant celle d’un certain Franklin Schildkroete pendant qu’Edmond se faisait sermonner. Comme quoi, tout se passait à des vitesses différentes.

Au moins avait-il l’information essentielle de cette journée. Il la remercia.

Edmond attrapa sa radio à sa ceinture et continua à prévenir. Il devait reconnaître que parlementer sans fin alors qu’une épée de Damoclès flottait au-dessus de sa tête le contrariait. Non, c’était pire que cela : c’était comme un fil tranchant qui lui glissait le long du dos.
La douleur était violente. La douleur était excitante. Mais bon Dieu, que c’était frustrant de devoir blablater.

« Pacificateur Bennet à l’appareil, scanda-t-il. Il est absolument nécessaire que vous teniez vos positions et que personne ne bouge. Les premiers qui laissent partir des civils finissent, au mieux, en cour martiale. »

Les supérieurs qui soulageaient leur frustration sur des subordonnés. Même lui s’y mettait à son plus grand désarroi – mais c’était pour mieux se faire respecter, se rassurait-il. Quelle hypocrisie.

Les Pacificateurs en poste en bordures de District contactés et rappelés à leurs obligations et leur devoir, Edmond changea la fréquence de sa radio. Ses gestes étaient toujours sûrs et mesurés, sa tête froide et sa vision claire : la tension et l’anxiété étaient bien présentes mais n’avaient pas encore de prise sur un esprit avec de l’expérience. Cette expérience : non pas de la poursuite de rebelles, mais d’être sans fin sollicité pour des missions risquées par ses supérieurs.

La fréquence bien réglée, Edmond reprit ses usages protocolaires et scanda à nouveau aux quelques Pacificateurs qui avaient escorté l’équipe du Capitole et Mr. Gemmeus :

« Pacificateur Bennet à l’appareil, je souhaiterais connaître votre position et l’état de votre escorte.
- Nous sommes bien à l’hôtel de ville sans encombre.
- Mettez-moi en contact avec le journaliste du Capitole et son caméraman. »

Un silence s’ensuivit.

« Y a encore quelqu’un ?
- Nous ne les retrouvons pas, Pacificateur Bennet.
- Comment ça ? »

Un silence s’ensuivit à nouveau. C’en devenait agaçant.

« Nous n’en savons pas plus.[/b][/color]
- Je vous conseillerai très fortement de les retrouver vite fait avant que ça chauffe pour vous.
- Oui, Pacificateur Bennet.
- Je reviendrai aux nouvelles. »

Edmond coupa la transmission. Les supérieurs qui soulageaient leur frustration sur des subordonnés, n’est-ce pas ?

Ils devaient bouger au plus vite. Après avoir adressé un regard à Miss Stern pour voir si elle avait quelque chose à ajouter, ce qui n’était pas le cas, Edmond se rapprocha d’un pas lent et assuré de la fenêtre du bar et jeta un coup d’œil à l’intérieur de la pièce. Il vit certains clients lui lancer quelques regards perplexes, auxquels il réagit d’un sourire qu’il espérait assez inquiétant pour qu’ils se taisent. La réponse fut immédiate : tendus et tassés sur leurs sièges, ces braves civils pas courageux pour deux sous calmèrent tout de suite leurs ardeurs.

Au fond de la salle, Wolff demeurait attablé avec Eneron Stark. Mais les clients installés entre eux deux et le vétéran de la Pacification avaient leur attention attirée par l’intervention de ce dernier. Ils devaient faire bien moins de bruit.

D’un geste lent et assuré, Edmond leva la main et toqua fermement le carreau de la fenêtre. Trois fois.


Spoiler:
 

Edmond Bennet PNJ se trouve devant le bar et discute avec Clarissa Stern.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 21 Fév - 16:51

Les Rebelles - Ivy Shepherd





J’avais envie de lui en recoller une. Deux coups ne suffisaient pas à inculquer une leçon : on disait bien jamais deux sans trois. Simplement, la chaleur harassante de la pièce, l’étouffement du foulard sur mes lèvres, l’assèchement quasi-métallique de ma gorge et mes bouffantes nausées me dictaient d’arrêter et d’éviter de tout perdre en simplement levant le pied.

Des bruits de pas précipités suivi d’un plus intense : Nico avait rattrapé la gamine qui tentait de s’enfuir et commencé à lui beugler dessus. L’écho de ses aboiements se répercutait sur les murs et me cognaient avec une force telle que j’aurais cru qu’il me levait la main dessus pour frapper l’intérieur de ma poitrine. Je me grattai l’oreille droite : je n’entendais plus rien mais au moins, son contact me rassurait. Enfin, essayait de me rassurer. L’effet n’était pas des plus efficaces.
Je fis un pas très léger pour me rapprocher de Nico et lui demander d’arrêter ; malheureusement, mon corps partit en arrière, plus à même de se raccrocher au mur à côté que de s’avancer vers le danger. Heureusement qu’il n’était pas loin. Je pouvais toujours garder l’autre connard en joug, sans que celui-ci n’ait perçu mon mouvement, et profiter par la même occasion de la fraîcheur que m’offrait la pierre.

Aller, plus vite. Les évènements étaient chaotiques et je n’arrivais à penser à rien d’autres que la soif et la chaleur, ce qui m’échauffait passablement.

Une lumière sur ma droite : la porte venait de s’ouvrir. Cassio se tenait là, la gamine entre les bras… Nico avait essayé de la balancer ? J’allais lui hurler que c’était un connard, mais je ne sus pas ce qui me retint. Le soulagement de voir mon frère entier et vivant ? Les mots qu’il hurla à son tour à l’égard de notre compagnon ? Le fait que ledit compagnon soit Nico et pas n’importe quel rebelle ?

Dans tous les cas, la présence de Cassio m’insuffla un tel soulagement que je sentis l’envie de mes larmes de grimper à mes yeux. J’avais simplement envie de murmurer son prénom, de lui dire que rien n’allait, que je ne savais pas comment j’allais enchaîner trois foulées pour sortir de ce merdier.

Au lieu de cela je réajustai le morceau de tissu qu’il m’avait donné et laissai alors l’occasion à Nico de le provoquer. De nous provoquer, peut-être, puisqu’il fit directement mention de notre père. Je me sentais prête à lui répondre quand l’autre taré me coupa l’herbe sous le pied pour désigner le mec que j’avais frappé plus tôt et qui continuait à déblatérer des paroles vides de sens. Qu’il se taise. Qu’ils se taisent tous et qu’on sorte de là.

Parfaite. La perfection me donnait envie de vomir.

A cet instant, Cassio renvoya les deux frère et sœur à la boutique, nous laissant tous les trois seuls dans cette réserve. Je me sentais encore trimballée de part et d’autre par toutes sortes de courants d’émotions, même si la vue de mon frère m’avait un temps soulagée – avant de précipiter le chaos. Je le vis avancer franchement vers Nico, armer son bras, et frapper.

C’en était à la fois violent et gracieux. Silencieux et éclatant. Le grand rebelle vola par le seul poing de Cassio contre une étagère en métal en laissant tomber des petites caissettes au sol.

« Mais ça va pas ? », m’exclamai-je à l’égard de mon frère.

J’avançais d’un pas si ferme qu’au lieu de me perturber, celui-ci me revigora un instant.

« T’es vraiment un crétin, t’as pas trouvé un meilleur moment pour faire ça ! »

Non, j’aurais aimé le faire avant toi, lui faire payer de m’avoir poussée à frapper un homme au sol. Peut-être allai-je reporter mon occasion perdue sur mon frère. Peut-être déferler sur lui tout ce mal-être qu’avait provoqué mon premier pas dans la boutique.

« Bordel ! »

Je me détournais en ajoutant cette dernière insulte. Je n’avais pas envie de faire face aux regards de Nico ni de Cas. J’espérais juste que ce crochet avait mis les choses à plat et qu’on allait enfin tous sortir d’ici.
Enfin.

Pour ne pas avoir à assumer les échanges qui suivaient entre les deux idiots qui se proclamaient rebelles, je m’en allai vers la boutique. Les traits de mon visage étaient tordus par la colère, mais en vérité, je masquai tout ce dégoût aux origines diffuses qui me vrillait la gorge.
Un très faible murmure parvint à mon oreille, et je vis les différents otages se regarder les uns les autres. Surpris. Décontenancés. Et quelque peu animés par… l’espoir. Comme attrapée par l’adrénaline en plein vol, ma vision s’éclaircit et je regardais toute la pièce, jusqu’à tomber sur la gamine et son frère qui s’étaient placés à la porte, qu’on essayait d’ouvrir. Ses lèvres se mouvaient pour prononcer des mots que je n’entendais pas.

Une exclamation brisa mes lèvres et je m’approchai de la porte.

« Dégage de là ! »

Mon cœur battait la chamade tandis que j’attrapai le bras de la fillette pour l’éloigner de la porte. Comment avait-on pu se faire ainsi avoir ? Comme des bleus ? Comme des débutants ! Cette putain de porte !

Une fois que j’avais traîné la gamine à deux mètres de la porte, je m’en retournai essoufflée vers cette entrée trop dégagée, me décalai vers une des vitrines adjacentes et observai le perron de la bijouterie : deux personnes se tenaient là, un grand homme qui était très proche de la porte et une gamine complètement paumée. Je remarquai juste des cheveux qui dansaient dans le lointain.
Ils savaient ! Ils savaient tout !

Je me précipitai vers l’arrière-boutique, en trombe, manquant de tomber lorsque je butai contre la jambe d’un des otages, et déblatérai en arrivant au niveau de Nico et Cas :

« Des connards de civils nous ont repérés, ils vont chercher les Pacificateurs ! »


Ivy Shepherd est dans la boutique Standford.

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 21 Fév - 19:54

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était tellement grisant de voir ce pauvre fils à papa perdre patience. Il avait toujours été le plus coincé de la famille, le plus "raisonnable" : ce genre de types avait le don de m'horripiler avec leur raisonnement si parfait en apparence et pourtant si peu pratique. Lorsque sa voix s'éteignit, je pris un plaisir malsain à contempler sa mine virer à une pâleur extrême. Il faut dire que je scrutai chacun de ses regards qui oscillait tel le balancier d'une ancienne horloge entre sa sœur et le mec à terre. Alors Cassio, tes neurones ont enfin fait tilt ? songeai-je avec ironie. S'il acceptait enfin de ne plus voir sa sœur comme une mignonne petite princesse au lieu de la violente opposante sans concession qu'elle était, il aurait sans doute mieux avalé cette couleuvre.

S'attendre à une réaction franche de sa part aurait relevé de l'utopie pure et dure. Cassio n'était pas capable de la moindre incartade, c'est ce qui le rendait si insignifiant derrière ses faux airs de rebelle prêt à tout pour servir la cause. Il était hautement prévisible, ridiculement prévisible. C'est pour cette raison que, lorsqu'il indiqua à la jeune blondinette en détresse de prendre son frangin pour se tirer dans la salle à côté, mon rictus s'accentua. Il faisait quitter la pièce aux civils, qu'est-ce que c'était adorable tout plein... De quoi avait-il peur ? Des paroles salées qu'il allait me balancer ? Les autres seraient morts dans un coin et vilain Nicodème serait coupable qu'ils n'aient pas suffisamment de plomb dans le crâne pour détaller...

J'entendais déjà ses accusations quand ses pas frappèrent le parquet avec détermination. Voilà qu'il allait se planter devant moi pour me débiter ses âneries sur l'esprit de groupe et me cracher au visage toute son indignation. Je m'en marrais déjà d'avance.

Un élan. Un mouvement.

Bon fallait bien que je l'admette, celle-là je l'avais pas vu venir. Le choc dans ma joue résonna, la douleur fut immédiate. Un vertige sous l'impact me fit basculer en arrière et je heurtai de plein fouet les étagères métalliques qui laissèrent leur chargement leur échapper dans un fracas du tonnerre. Mon dos meurtri claqua contre les façades en fer qui s'imprimèrent dans ma chair alors que je laissai mon corps choir sur le sol. De ce dernier émanait la fraîcheur qui manquait dans cette pièce à l'ambiance étouffante, ce qui me permit de reprendre doucement mes esprits. Non loin de moi, le fils Shepherd me jetait des regards haineux et secouait sa main comme un diable en faisant les cent pas pendant que sa sœur le sermonnait. C'était bien la meilleure !

Un crachat de sang vînt maculer le sol si impeccable auparavant. Ma lèvre inférieure s'était fendue. J'avais toujours apprécié le goût ferreux du sang, ma langue parcourut mes lèvres autant pour en effacer la trace du liquide vital qui rougissait mes dents que pour me délecter de sa saveur âcre. Quand on y réfléchissait bien, ce n'était qu'une vaste plaisanterie qu'il ose me frapper, moi. Un rire guttural s'empara de ma gorge, sorti des tréfonds de mes entrailles il se répercuta dans toute la pièce. Cassio stoppa sa marche inutile, sans comprendre.

- Ça va mec ? Tu as enfin donné la dérouillée dont tu rêvais ? Mais je crois que tu t'es planté de personne...

Ma parole fit mouche. J'avais toute son attention. Ses yeux me fusillaient, criaient presque que si je disais un mot de plus, il me le ferait regretter. Mais il n'en ferait rien. Parce que, j'avais raison. Oh bien entendu, je n'avais été sûr de rien avant d'émettre cette allusion à propos des violences dont je suspectais le père Shepherd de faire usage sur son fils cadet... Toutefois, le faisceau de présomption était grand et je rêvais d'en faire usage maintenant.

Avant, c'était un coup de sang qu'avait eu Cassio. Maintenant, il était temps qu'il atterrisse.  

Je me relevai un peu titubant en m'appuyant sur l'étagère renversée tandis que je me massai la mâchoire de l'autre main.

- Quoi ? Tu sais prendre des coups mais pas les rendre, j'étais ton entraînement avant de passer à la vraie source de ton problème ?...

Je souris, Cassio était livide. Je m'en délectai. Ivy arriva à ce moment-là, annonçant qu'on avait été repérés. Pas de problème. Cependant, je n'en avais pas fini avec eux ; ma voix continua à siffler :

- A moins que tu n'aies pas le courage de lui les rendre... A "lui". Membre triomphal de la Rébellion mais père plus que merdique pas vrai ?

Les airs bienpensants de Cassio l'avaient définitivement quitté. Je l'avais juste suffisamment allumé pour qu'il parte en vrille, que je lui répondes en lui donnant une bonne leçon pour bien lui faire passer l'envie de recommencer son sale coup et que je puisse me casser ensuite en le laissant comme un con avec sa frangine. Il était temps pour moi de prendre la poudre d'escampette, mais pas sans avoir remis les Shepherd à leur place une bonne fois pour toute : même s'ils étaient aveuglés par leur image de famille parfaite, ces deux gosses devaient enfin réaliser que leur père était une enflure.

Une enflure dont la décision de confier cette putain de mission à son fils au lieu d'un rebelle expérimenté avait participé à l'assassinat du maire du Cinq, même si les raisons de tout cela était bien plus profondes... Gravées en moi... Image sanglante sur un mur d'entrepôt.

Spoiler:
 


Nicodème et Ivy sont dans la boutique Standford.
[Pour information : L'équipe 1 des rebelles est dissoute, Nicodème et Ivy seront à présent joués séparément.]

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mer 22 Fév - 14:31

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était tellement grisant de voir ce pauvre fils à papa perdre patience. Il avait toujours été le plus coincé de la famille, le plus "raisonnable" : ce genre de types avait le don de m'horripiler avec leur raisonnement si parfait en apparence et pourtant si peu pratique. Lorsque sa voix s'éteignit, je pris un plaisir malsain à contempler sa mine virer à une pâleur extrême. Il faut dire que je scrutai chacun de ses regards qui oscillait tel le balancier d'une ancienne horloge entre sa sœur et le mec à terre. Alors Cassio, tes neurones ont enfin fait tilt ? songeai-je avec ironie. S'il acceptait enfin de ne plus voir sa sœur comme une mignonne petite princesse au lieu de la violente opposante sans concession qu'elle était, il aurait sans doute mieux avalé cette couleuvre.

S'attendre à une réaction franche de sa part aurait relevé de l'utopie pure et dure. Cassio n'était pas capable de la moindre incartade, c'est ce qui le rendait si insignifiant derrière ses faux airs de rebelle prêt à tout pour servir la cause. Il était hautement prévisible, ridiculement prévisible. C'est pour cette raison que, lorsqu'il indiqua à la jeune blondinette en détresse de prendre son frangin pour se tirer dans la salle à côté, mon rictus s'accentua. Il faisait quitter la pièce aux civils, qu'est-ce que c'était adorable tout plein... De quoi avait-il peur ? Des paroles salées qu'il allait me balancer ? Les autres seraient morts dans un coin et vilain Nicodème serait coupable qu'ils n'aient pas suffisamment de plomb dans le crâne pour détaller...

J'entendais déjà ses accusations quand ses pas frappèrent le parquet avec détermination. Voilà qu'il allait se planter devant moi pour me débiter ses âneries sur l'esprit de groupe et me cracher au visage toute son indignation. Je m'en marrais déjà d'avance.

Un élan. Un mouvement.

Bon fallait bien que je l'admette, celle-là je l'avais pas vu venir. Le choc dans ma joue résonna, la douleur fut immédiate. Un vertige sous l'impact me fit basculer en arrière et je heurtai de plein fouet les étagères métalliques qui laissèrent leur chargement leur échapper dans un fracas du tonnerre. Mon dos meurtri claqua contre les façades en fer qui s'imprimèrent dans ma chair alors que je laissai mon corps choir sur le sol. De ce dernier émanait la fraîcheur qui manquait dans cette pièce à l'ambiance étouffante, ce qui me permit de reprendre doucement mes esprits. Non loin de moi, le fils Shepherd me jetait des regards haineux et secouait sa main comme un diable en faisant les cent pas pendant que sa sœur le sermonnait. C'était bien la meilleure !

Elle finit par lâcher l'affaire et partit en trombe dans la boutique. Je n'étais pas dupe, la vérité c'est qu'elle aurait aimé avoir le cran de m'en mettre une à la place de son aîné.

Un crachat de sang vînt maculer le sol si impeccable auparavant. Ma lèvre inférieure s'était fendue. J'avais toujours apprécié le goût ferreux du sang, ma langue parcourut mes lèvres autant pour en effacer la trace du liquide vital qui rougissait mes dents que pour me délecter de sa saveur âcre. Quand on y réfléchissait bien, ce n'était qu'une vaste plaisanterie qu'il ose me frapper, moi. Un rire guttural s'empara de ma gorge, sorti des tréfonds de mes entrailles il se répercuta dans toute la pièce. Cassio stoppa sa marche inutile, sans comprendre.

- Ça va mec ? Tu as enfin donné la dérouillée dont tu rêvais ? Mais je crois que tu t'es planté de personne...

Ma parole fit mouche. J'avais toute son attention. Ses yeux me fusillaient, criaient presque que si je disais un mot de plus, il me le ferait regretter. Mais il n'en ferait rien. Parce que, j'avais raison. Oh bien entendu, je n'avais été sûr de rien avant d'émettre cette allusion à propos des violences dont je suspectais le père Shepherd de faire usage sur son fils cadet... Toutefois, le faisceau de présomption était grand et je rêvais d'en faire usage maintenant.

Avant, c'était un coup de sang qu'avait eu Cassio. Maintenant, il était temps qu'il atterrisse.  

Je me relevai un peu titubant en m'appuyant sur l'étagère renversée tandis que je me massai la mâchoire de l'autre main.

- Quoi ? Tu sais prendre des coups mais pas les rendre, j'étais ton entraînement avant de passer à la vraie source de ton problème ?...

Je souris, Cassio était livide. Je m'en délectai. Ivy arriva à ce moment-là, annonçant qu'on avait été repérés. Pas de problème. Cependant, je n'en avais pas fini avec eux ; ma voix continua à siffler :

- A moins que tu n'aies pas le courage de lui les rendre... A "lui". Membre triomphal de la Rébellion mais père plus que merdique pas vrai ?

Les airs bienpensants de Cassio l'avaient définitivement quitté. Je l'avais juste suffisamment allumé pour qu'il parte en vrille, que je lui répondes en lui donnant une bonne leçon pour bien lui faire passer l'envie de recommencer son sale coup et que je puisse me casser ensuite en le laissant comme un con avec sa frangine. Il était temps pour moi de prendre la poudre d'escampette, mais pas sans avoir remis les Shepherd à leur place une bonne fois pour toute : même s'ils étaient aveuglés par leur image de famille parfaite, ces deux gosses devaient enfin réaliser que leur père était une enflure.

Une enflure dont la décision de confier cette putain de mission à son fils au lieu d'un rebelle expérimenté avait participé à l'assassinat du maire du Cinq, même si les raisons de tout cela était bien plus profondes... Gravées en moi... Image sanglante sur un mur d'entrepôt.

Spoiler:
 


Nicodème et Ivy sont dans la boutique Standford.
[Pour information : L'équipe 1 des rebelles est dissoute, Nicodème et Ivy seront à présent joués séparément.]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Sam 25 Fév - 13:58

Les Rebelles - Ivy Shepherd





J’haletai, accrochée au cadre de la porte. Non pas que j’aie fourni un effort considérable, mais les enjeux devenaient désastreux. Il était temps que nous détalions, vite, parce qu’il était certain que nous ne tiendrons pas contre les Pacificateurs.
J’avais oublié combien en avait compté Franklin. J’en avais même oublié l’endroit qui permettait la fuite selon Kenny. Si seulement j’avais été plus attentive…
Nico siffla. Comme une flèche terrible, tirée pour couper Cas’ dans son élan ; comme une flèche voilée, me frappant en plein cœur. Un liquide brûlant s’écoulait au fond de ma poitrine, m’échauffant les entrailles, gelant mon dos.
Mais surtout, surtout, m’inspirant une envie d’exploser pour que Nico ferme sa grande gueule.

« Ferme-la ! »

Que savait-il ? Qui d’autre était au courant ? Sa copine ? Ses relations au District Neuf ? Des hauts gradés dans la rébellion ? Dans ma tête, ses mots résonnaient avec des voix différentes, de rebelles que j’avais déjà croisés, de gens qui traitaient avec la famille… Je voyais des yeux emplis de pitié mais aussi de mépris posés sur mon frère, posés sur moi, comme si nous étions des incapables face à ses coups. C’était vrai. Il n’y avait jamais riposte.
Lucius frappe ses gamins quand il est saoul. Enfin, il me vise, et touche Cas’.
Ces simples mots de Nico avaient brisé une façade que je me tuais à ériger. J’aurais peut-être dû jeter un regard vers Cas, voir comment il avait perçu ces paroles, mais je n’en fis rien.
Comment Nico avait réussi à deviner ? Il ne fallait pas qu’il en connaisse plus, qu’il en dévoile plus ! Il fallait qu’il se taise, qu’il laisse cette histoire en-dehors de cette situation ! A grandes enjambées, je me plaçai entre les deux hommes : dos à mon frère mais face à l’abruti.
Nico ne pouvait pas comprendre.

« Tu ne sais pas de quoi tu parles, enfoiré ! »

Et pourtant il l’ouvrait.

« Alors FERME-LA ! »

Et pourtant il savait.
Ce n’était pas le moment. Les Pacificateurs arrivaient, les civils ne tenaient plus en place, et voilà que Nico la ramenait. La situation manquait à tout instant d’exploser.
Je sentis mon poing se serrer. Peut-être que lui asséner un coup comme l’avait fait Cas toute à l’heure réglerait le problème. Peut-être qu’il perdrait trop de dents et sa langue par la même occasion, peut-être qu’on sortirait enfin de ce four à emmerdes, peut-être que tout le monde oublierait les insinuations qu’il venait de siffler au sujet des soirées chez les Shepherd.

« Sinon je te jure que je te laisse aux Pacificateurs qui arrivent pour payer tout le bordel que tu viens de semer ! »

Ma main s’était portée vers l’arme que j’avais toujours en main, celle que je n’avais pas rangée quand j’avais cessé de tenir l’autre crétin en joug. Alors doucement, je la levai, non pas pour la pointer sur l’une des parties les plus vitales de son corps. Au contraire, le canon désignait sa jambe.
J’hésitai à enclencher le chien. Je n’hésitai pas longtemps.
Les doigts agrippés à la crosse, je décrivis un immense arc de cercle avec mon bras, de manière à frapper violemment son visage avec l’arme. Un cri de rage, mêlé à des accents aigus, s’échappa du fond de ma poitrine.



Ivy Shepherd - PNJ est dans la boutique Standford.
Spoiler:
 


_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Sam 25 Fév - 18:55

Les Pacificateurs - Equipe 1





Forcément, rien.
L’agitation signalée qui les avait amenés là pouvait avoir rapidement disparu – sûrement, d’ailleurs. La foule avait cette tendance à étouffer les évènements aussi rapidement qu’elle les avait allumés : au vu du calme, relatif, de l’endroit indiqué par la Carrière, les Pacificateurs n’en tireraient rien.
Marlon et Rachel échangèrent un regard déçu. A ce rythme-là, les rebelles pouvaient tranquillement quitter le District et la mort de Janet ne serait pas vengée. Grâce à cette masse de gens qui, finalement, composait leur plus belle protection.
Rachel amena son collègue à faire un tour de routine, encore, quand une voix les interpella tous les deux.

« Dans la bijouterie. Des rebelles ! »

Immédiatement tendu, Marlon observa Nova Waltham plantée devant eux, son attitude totalement décontractée jurant avec les mots qu’elle venait de prononcer. D’ailleurs, avait-elle réellement évoqué les « rebelles » ? Personne au District ne savait qu’ils étaient présents, c’était bien là l’intérêt de l’espèce ratée de manège que les Pacificateurs avaient mis en place. Le simple fait que la Carrière connaisse leur existence, couplé à sa précision sur la source de son information, réussit en tout cas à convaincre les deux Pacificateurs…
Ce qui ne suffit évidemment pas.

« Des rebelles, ils sont armés ! Ils sont partis par là !
- Merde », souffla le jeune soldat du Capitole.

La main en sang, s’époumonant au milieu des passants qu’il bousculait, voilà que le journaliste déféré par le Capitole pour commenter la rencontre des deux maires venait de débarquer sur les lieux. Au milieu de la foule. Vociférant quand la jeune femme avait, elle, tenté la discrétion.
Marlon grinça des dents à la vue de cet homme qu’il avait appris à mépriser toute à l’heure à la gare. Il n’avait par ailleurs aucune raison de se trouver là, alors qu’il avait été escorté plus tôt vers l’hôtel de ville en compagnie de Mr. Gemmeus ! Bien décidé à réagir lui, quand tout à l’heure ce furent ses collègues qui avaient pris sa défense, le natif du District Un leva les yeux vers Rachel pour lui faire part de cette volonté ; mais celle-ci jetait un regard inquiet alentours avant de s’exclamer :

« Tout va bien ! »

Malheureusement, sa voix, bien qu’autoritaire, n’arrivait pas à couvrir le murmure qui grondait dans la foule. Marlon se racla la gorge et, se donnant du courage en se rappelant combien il détestait le journaliste, poussa un cri à son tour qui réussit tant par sa concision que par sa soudaine assurance à attirer l’attention papillonnante :

« Oh ! »

Trop de visages étaient tournés vers lui. Il se mordit la joue pour ne pas se dérober à leurs vues de rapaces. Rachel ne traîna pas pour profiter de la courte accalmie offerte :

« On se calme ! Monsieur est simplement ivre saoul et s’est ouvert sur un verre ! »

Insistant toujours plus pour que les gens se calment, Rachel et Marlon parvinrent à apaiser les murmures, mais les rumeurs étaient déjà partis ; et avec elles ses conséquences et ses boules de neige.
Quand ce fut enfin fini ils se retournèrent vers les deux civils qui étaient intervenus pour signaler des activités rebelles. Mais ceux derniers avaient touché les deux Pacificateurs : quand ils en discutèrent entre eux, Marlon affirma qu’il croyait Nova, qu’il connaissait déjà pour être une franche partisane du Capitole alors que le journaliste, au préalable détestable, n’avait rien à faire ici et qu’il ne s’était pas empêché de faire paniquer la foule ; d’un autre côté, Rachel, que la verve du Capitoléen avait convaincue, nota que ce dernier était blessé, fait à ne pas prendre à la légère.
Mais il fallait dire que c’était trop peu pour qu’ils s’y rendent tous les deux, et la bijouterie Standford était la plus sérieuse des pistes qu’ils avaient depuis le début : leur choix fut arrêté. Rachel céda et acquiesça à la proposition de Marlon, précisant qu’elle demanderait à des Pacificateurs en poste de se rendre à la position indiquée par Mr. Holden.

« Je vais prévenir Bennet et Wolff pour qu’ils nous rejoignent, déclara-t-elle en attrapant sa radio. Ils seront ravis d’apprendre qu’on a retrouvé le journaliste, au passage.
- Je m’occupe des deux civils. »

Ils n’étaient pas forcément très éloignés l’un de l’autre : aussi, quand Marlon s’approcha du journaliste et de la Carrière, il entendit Rachel dans son dos :

« Pacificateur Bennet ? Il faut que vous veniez à la bijouterie Standford. Sud-ouest de la place principale, elle fait le coin, c’est urgent. On a en plus retrouvé le journaliste du Capitole. »

Marlon était au niveau des deux civils.

« Vous êtes en poste à l’Est du District ? Parfait. Restez là. Je vous envoie la Patrouille au Sud. Des activités suspectes ont été repérées dans cette zone, veuillez s’il vous plaît faire une vérification des ruelles allant de votre poste au marché, puis revenir à votre poste. Au moindre soupçon, agissez.
- Nous nous rendons à la bijouterie, déclara Marlon avec un hochement de tête à la première, avant d’ajouter plus froidement au second : et nous dépêchons d’autres Pacificateurs pour votre position. »

Marlon essaya de voir la position de la bijouterie à côté, mais un mur de passants se dressait entre elle et lui. Tant pis. Il ajouta à l’attention du journaliste :

« Vous devriez rester là en attendant que nos collègues arrivent et sachent quoi faire de vous. Et couvrez bien la plaie pour éviter de vous vider. »

Au même moment, Rachel s’adressa à la Carrière :

« Vous, mademoiselle, il serait utile que vous empêchiez toute personne de s’approcher de la bijouterie. Si ces… gens sont là-dedans, rien n’est prévisible. Demandez de l’aider à des connaissances pour cela – et à Mr. Holden, pourquoi pas, si nos collègues ne trouvent pas mieux. »

Sa voix devint soudain plus ferme, plus patriotique, et la Pacificatrice ajouta sur un hochement de tête significatif de son collègue.

« Et sachez que le Gouvernement sera prêt à vous remercier pour votre loyauté, Miss Waltham. »



Spoiler:
 



Leanore Blacksand : Des rebelles se trouveraient à l’Est. L’information est tombée hasardeusement dans l’oreille des Pacificateurs qui prêtent désormais une certaine attention à cette zone du District. Si les quatre hommes et femme en blanc qui composent l’équipe de tête sont occupés ailleurs, une patrouille a été dépêchée.
Vous entendez les pas cadencés se répéter contre les murs qui s’étendent dans la direction que vous empruntez. Que faire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 28 Fév - 1:22

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Le son de la voix d'Ivy était si mélodieux, si profondément extirpé de ses entrailles par mes brimades à peine voilées. Alors ma jolie, on comprenait enfin que tout le monde n'était pas aveuglé par le blason luisant de ta famille ? Derrière tous les grands hommes se cachaient des monstres et ton paternel avait peu de chance de faire exception. J'étais observateur, je savais reconnaître les signes... Sans compter que la mine déconfite de ton frangin avait terminé d'affirmer les soupçons. Oh oui Ivy, tu m'amusais avec tes airs offusqués. Est-ce que tu t'offusquais autant quand Lucius en venait à frapper ton frère ? Raconte, on est entre nous !

Je ricanai intérieurement, elle était tout bonnement extraordinaire. Maintenant, elle cachait Cassio et venait faire front. Brave bête...

Allez gueule si ça peut te faire plaisir, ça n'effacera pas ce que tu sais. Ça ne fera pas disparaître cette étincelle de rage dans ton regard, une étincelle qui n'est pas que pour moi mais pour lui. Au fond, tu le détestes. Tu hais ton frère aussi pour vous avoir exposé, pour m'avoir collé cette envie de vous faire chuter plus bas que terre. Moi, au contraire, je ne regrette pas son geste… Cela va tellement me donner une raison de vous planter avant que les pacificateurs se pointent… Votre père aura p’tre une petite larme quand il apprendra que vous vous êtes pris une balle, mais moi je saurais la vérité : que chez vous, tout n’est qu’apparence.

Et voilà qu’elle menaçait de me laisser aux pacificateurs, je croyais être nez à nez avec un miroir, un miroir si imparfait qu’il en gagnait en superbe. Son canon pointé sur ma jambe me fit sourire encore davantage, mes lèvres articulèrent un : « Vas y, tire » sans qu’aucun son n’en sorte. A vrai dire, j’en aurais presque été fier si elle avait eu cette audace, mais sans personne pour lui souffler à l’oreille cette autorisation qu’elle avait encore besoin d’entendre, elle n’était qu’une pauvre petite chose fragile. Ce même petit oiseau qui risquait trop souvent de tomber du nid chez les Shepherd mais à qui ses frangins sauvaient la mise. Elle, je ne l’avais jamais vue avec les mêmes ecchymoses que Cas’ alors qu’avec sa fougue incontrôlable, elle méritait bien plus une rouste que ce gosse bienpensant qui faisait tout pour être dans les petits papiers de son vieux. Intelligente. Juste assez pour s’en sortir. Voilà ce qu’elle avait de plus que moi.

A cette distance, je pouvais sentir sa respiration qui soulevait sa poitrine dans un rythme saccadé qui faisait monter en moi cette excitation malsaine des moments cruciaux et quand elle leva son arme, je sentis mes muscles se tendre dans un pur réflexe de survie. Pourtant, mon esprit n’avait jamais été aussi passionné qu’à cet instant précis. Lorsque le canon de l’arme visa ma jambe, je sus qu’elle était l’avenir : le genre de personnes qui peuvent faire pencher une Rébellion parce qu’elles n’ont pas peur de prendre les sales décisions, celles qui feront de vous une ordure. Sale ingrate. Dire que c’est moi qui avais allumé la braise qui allait s’embraser pour me consumer. Un éclat passa dans son regard quand elle hésita, moins d’une seconde.

La déception. Cruelle.

Son hurlement empruntait à la plainte d’un chien errant et au piaillement du moineau… Stupide gamine. J’esquivais son coup sans le moindre problème, sans même besoin d’un mouvement de mon corps : détourner la tête suffit. Manqué !

Pauvre princesse déchue sur le sol si froid. Pathétique.

Je la regardais comme on regarde une vermine venue réclamer sa pitance et qui ne sait mordre pour obtenir son dû. Au final, elle était si faible, si insignifiante.

J’eus un rire guttural, explosif qui emplit la pièce avec force. Il se répercuta sur toutes les pierreries, tous les bijoux clinquants, toutes les étagères de métal. Il prit la forme de la peur des otages, de la colère de Cassio, de l’humiliation d’Ivy.

- Ça c’est du rebelle premier choix !

M’appuyant sur mon bras droit, je me penchais vers elle avant de cracher une nouvelle giclée de sang écarlate à quelques centimètres de sa tête.

- Félicitations... Tu viens de prouver que tu es une incapable… Totalement i-nu-ti-le… martelai-je en scindant chaque syllabe. Je me rapprochai encore, mes lèvres frôlaient presque son oreille, et je lui murmurai : La prochaine fois laisse ton frère gérer, apparemment c’est lui le spécialiste pour encaisser et filer les coups…

Son visage vers le sol, ses longs cheveux blonds la dissimulaient à mon regard perçant créant un espace salvateur que je m’étais appliqué à briser. J’avais légèrement posé mon front sur le côté de sa tête, qu’elle sente mon poids peser sur sa silhouette décadente. Elle n’avait plus le courage de m’affronter et c’était très bien comme cela. Il fallait qu’elle se blesse, qu’elle se fracasse, qu’elle se détruise.

Quand son frère se précipita, je m’écartai immédiatement en levant les mains pour prouver ma bonne foi comme un criminel qu’on braque. Avec ce rictus en coin dont j’avais le secret, je savais que je le rendais fou mais il ne dit rien. Il avait ce self-control que je trouvais si surfait de nos jours et qui pourtant lui valait d’être considéré comme un allié de confiance en mission. Alors qu’il s’affairait à recoller les morceaux de sa poupée de porcelaine nauséeuse, je me relevai en m’agrippant le long d’une étagère métallique qui avait survécu à nos chutes.

L’autre blondasse d'otages nous regardait toujours de son air ahuri. Elle avait jamais vu des rebelles ou quoi ? Ah oui, p’tre bien qu’on venait de péter un de ses mythes aujourd’hui. Pauvre gamine riche. Je l’oublierai bien vite, mais elle ne m’oublierait jamais.

La tête me tournait encore un peu maintenant que j’étais debout de toute ma stature. Bientôt, j’atteindrai la porte de l’arrière-boutique et le temps que Cassio ait pouponné sa sœur, je serai déjà loin et ils seraient devenus mon assurance-vie auprès des pacificateurs qui allaient bientôt investir les lieux… La diversion et le sacrifice des autres : le meilleur des plans.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 6 Mar - 18:04

Les Pacificateurs - Equipe 1





« Ne vous inquiétez pas. »

La jeune Carrière s’inclina face à la mission que Rachel lui avait déléguée. Toujours entraînée par l’élan patriotique qui lui avait permis d’animer sa voix, la Pacificatrice conserva son parfait modèle de discipline, sa droiture quasi-rigide ; elle prit néanmoins un très court instant pour coincer une mèche récalcitrante derrière son oreille.
Rachel jeta un regard en direction de Marlon. A ses lèvres serrées et les regards fuyants en direction du journaliste dépité qui traînait ses sabots vers la gare – Bennet serait furieux de le voir partir, mais ils avaient d’autres urgences actuellement –, elle devina que le gamin hésitait à lui répondre quelque. Mais lorsqu’il vit sa collègue le fixer, il comprit qu’il devait revoir ses priorités et les traits de son visage se détendirent immédiatement.
Pour insister un peu sur son empressement, elle tapa du pied. Il obtempéra.
C’était tellement plus simple avec Marlon. Pourtant, alors qu’ils partaient en direction de la bijouterie, la native du District Neuf devait reconnaître que l’insupportable présence de Wolff n’aurait pas été de trop.
Le très court chemin qui séparait leur point de départ de l’entrée principale de la bijouterie était peuplé, et rapidement agacée par ces personnes qui flânaient en travers de leur route, Rachel grinçait des dents et sifflait :

« Pacification, laissez-nous passer ! »

Mais sa voix, d’un naturel fluet, prenait des accents encore plus aigus sous la pression de l’arrestation prochaine : n’importe qui aurait ressenti de la tension, et surtout de l’appréhension, à l’approche du point de retraite de ceux qui avaient lâchement assassiné un maire et une Pacificatrice.  Alors, bien loin de crier, la voix crissait ; et la matrone à sa droite lui lança une moue indignée.
Puis vit ses sourcils froncés. Sa main posée sur son arme. L’arme de Marlon posée dans ses mains. Une exclamation franchit sa poitrine et elle se poussa.
Rachel devait se rendre à l’évidence, à laquelle tous les chemins menaient tôt ou tard : sa voix ne portait pas assez pour se faire entendre. Fallait-il mettre les civils en sécurité et ainsi risquer de dévoiler leur intervention ? Le temps que Bennet et Wolff arrivent, Rachel et Marl, à deux deux, ne pouvaient se priver de l'effet de surprise.
Les dents serrées, elle continua sa route, ses yeux ne quittant pas la porte et son écriteau annonçant à qui le lisait que la bijouterie était fermée. A côté d’elle, son collègue jetait des regards alentours, à la recherche du moindre indice et débarrassant la voie des passants les plus encombrants. Encombrants physiquement, mais également encombrants par leur ego.
Rachel s’arrêta au niveau de l’homme qui les attendait : elle le reconnut comme l’un des compagnons de la Carrière qui leur avait indiqué la retraite des insurgés. Des assassins. La jeune femme tenta d’attraper un quelconque indice au travers des stores irrémédiablement baissés puis dut malheureusement faire face à son échec.

« Ils sont toujours là dedans ? », l’apostropha-t-elle.

Elle ne patienta néanmoins pas pour une réponse puisqu’elle continua immédiatement :

« Faites en sorte que personne ne reste devant la porte. Nous ne serons pas responsables des dommages collatéraux. »

Terminé. Elle s’était déjà assez déconcentrée comme cela. A côté, avec son mutisme tellement forcé que l’on pouvait croire que quelqu’un lui avait coupé la langue, Marlon suivit ses instructions signées au pied de la lettre et se plaça d’un côté de l’encadrement de la porte. Rachel fit de même de l’autre côté.
Au contact du mur, la jeune femme ne put se retenir de s’y plaquer de tout son long. Mais lui non plus n’était pas épargné par la chaleur harassante du soleil, et sa caresse était brûlante. Elle s’en détacha rapidement puis souffla pour laisser échapper quelques difficultés.
Rachel reporta son attention sur Marlon. Qui lui-même attendait des ordres de sa part. D’un signe de tête, il désigna la porte ; une moue contrariée tordit les lèvres de l’aînée, et elle montra à son tour l’entrée de la bijouterie, avec insistance et surtout un froncement de sourcils éloquent.
Les épaules de Marlon s’affaissèrent et il se mit face à la porte. Derrière, Rachel leva son arma et la braqua sur la silhouette imaginaire qui se cachait dans cette pièce sombre. La Pacificatrice se projetait déjà entre quatre murs sombres, mal éclairés. Elle essayait de s’imaginer les otages à l’intérieur, leur nombre, leur emplacement… Tenta également de compter les rebelles… Ils avaient estimé leur chiffe à une demi-douzaine et elle les installa tous au sein de la bijouterie : l’endroit était petit à vue d’œil, et il serait plutôt facile de les voir. A moins qu’ils soient cachés dans la réserve, si la boutique en possédait une. Elle ne se priva pas de cette hypothèse : au moindre indice, elle pourrait les y voir.
La jambe de Marlon était pliée, aussi tendue qu’un ressort. Rachel était relativement couverte par le coin de la porte, mais rien ne garantissait qu’ils ne les attendent pas derrière.
Pendant un instant, le visage du gamin se tendit et on pouvait y apercevoir des traits d’angoisse, qu’il effaça immédiatement. Elle prit une profonde inspiration en même temps que son collègue, arrêtant le temps.
Tout s’enchaîna si rapidement : la porte céda dans un craquement fracassant, le Soldat du Capitole s’abrita immédiatement sur le côté de la porte, il attrapa son arme, des cris retentirent et Rachel pénétra la première dans la pièce.

« Pacificateurs ! A terre ! »

Que sa voix fut fluette perdit le temps de ce cri de son importance : elle fut contrebalancée par le poids important des mots qui fusèrent.
Tout de suite, Rachel repéra l’arrière-boutique. Assis au sol, une quinzaine de civils geignaient, recroquevillés contre les murs, apeurés ou éblouis par la soudaine lumière qui venait de faire irruption et qui se déferlaient sur ceux qui avaient connu l’obscurité pendant un moment. La Gardienne de l’ordre entendit l’un d’entre eux gémir qu’il s’était pris la porte dans le visage. Elle ne s’en occupa pas.
Des vitrines, un comptoir, certes, mais ne se trouvaient dans cette pièce que des gens assis sur le sol rendu sale par la prise d’otages. Les rebelles n’étaient pas là. Dans l’arrière-boutique. L’appel de Rachel à l’égard de Marlon sonna comme une sommation.

« Couvre-moi ! »

Il tenta de lui répondre quelque chose, mais ses mots se perdirent dans les battements sourds mais militaires du cœur de la Pacificatrice. Pas après pas, rien d’autre n’existait que les murs et les rebelles qu’ils pouvaient dissimuler ; rien d’autre que le sol et les obstacles qui pouvaient éclore ; rien d’autre qu’elle et son dévouement à la cause capitoléenne.
Ces connards ne sortiraient pas de cette bijouterie.
Une silhouette dans l’encadrement de la porte. Des cheveux longs, clairs, mais cette personne semblait bien trop libre de ses mouvements pour être une otage. Rachel ne s’arrêta pas. Le coup partit avant qu’elle ne pose le pied au sol, avant même de prendre une inspiration ; la balle manqua la cible et elle pesta.

« Dégagez ! », lança-t-elle aux otages alignés le long d’un comptoir.

Certains s’étaient déjà précipités vers la sortie et Rachel profita de leur place pour s’y réfugier. Pas longtemps. Elle vit Marlon faire de même. Peut-être lui dit-il quelque chose mais elle ne l’entendit pas. Elle ne l’écouta pas.
D’un mouvement souple, Rachel se redressa, visa la même personne que précédemment, et le second coup partit. Le corps visé s’agita dans le même temps.



Spoiler:
 


Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.
Rachel Morrisson - PNJ tire. DEMANDE DE LANCER DE DES.

_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 


Dernière édition par Amy E. Wetthrone le Lun 6 Mar - 21:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 6 Mar - 20:39

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





La douleur se propageait dans mes phalanges, ce n'était pas désagréable à vrai dire : elle était la preuve que j'étais plus vivant que jamais. Je sentais d'ailleurs cette vague d'énergie qui brûlait chaque parcelle de ma peau, qui réveillait mon esprit. Tout me paraissait tellement plus clair alors que ma frustration venait de se dissiper en même temps que le sourire narquois de l'autre ordure. Plus aucune envie de le frapper de m'animait, j'aurais aimé lui faire payer bien plus cher son erreur mais le temps viendrait où il devrait rendre des comptes...

Ma sœur s'était réveillée sous le son éclatant des caissettes de métal. Elle m'enguirlandait franchement, il fallait croire qu’elle avait fini par prendre exemple sur mes tentatives pour la calmer après ses disputes avec père… Elle choisissait toujours son moment pour s’assagir. Pensait-elle me faire croire qu’elle avait enfin appris à être raisonnable en insinuant que ce n’était pas le meilleur moment pour en coller une à Nico ?

- Non... répondis-je simplement à son insinuation, ce qui eut le don d’enflammer encore davantage ses joues pâles.

Dans un dernier juron, elle quitta la pièce. Je secouai encore ma main, putain de douleur. Je jetai un œil sur ce que faisait Ivy dans la boutique, remarquai une rangée de civils installés en bas d’un comptoir. Sérieux, ils étaient complètement fadas… Autant d’otages, qu’est-ce qui leur était passé par la tête ? J’étais en train de repérer la porte d’entrée que j’avais tenté actionner plus tôt : la jeune fille blonde y était pressée et Ivy la rejoignait au pas de course. Mon expression se fit plus méfiante, j’en oubliais les tiraillements dans mon poing et m’apprêtai à me rapprocher ; pourtant, Nicodème choisit pile cet instant pour ouvrir à nouveau sa grande gueule. Son rire résonna dans mon dos, je me tournai vers lui. Son menton ensanglanté contrastait avec les traits amusés posés sur son visage. Je savais qu’il était barge, mais pas à ce point…

Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre son allusion. A nouveau, la braise en moi s’en sentit attisée, elle grésilla au fond de ma poitrine, m’empêchant presque de respirer. Je devais me tromper, il ne pouvait pas savoir : personne ne savait ce qui se produisait le soir, tard, alors que la journée de travail avait épuisé nos corps et endolori nos esprits… Personne ne savait la colère qui grondait dans nos cœurs, qui incendiait nos entrailles et nous laissait en cendres… Personne.

Nico savait. Je m’en foutais de savoir comment, mais il savait.

Et voilà qu’il m’accusait, qu’il se défoulait à son tour. Mes poings se serrèrent, j’avais tellement envie de l’expédier en enfer. Il avait peut-être remarqué des attitudes, des hématomes, des mines crispées… N’importe quoi qui lui avait donné assez de matière pour en arriver à cette saleté de conclusion. Maintenant il l’utilisait, vengeance sans classe… Il ne connaissait rien de nos vies, comment aurait-il pu imaginer ce que nous avions dû traverser ? Il n’était qu’un pauvre type qui se permettait de juger une situation à laquelle il ne comprenait rien. Il m’aurait presque fait pitié avec ses saloperies qu’il déblatérait, presque… Parce que je rêvais d’une seule chose en cet instant : lui fermer définitivement et irrémédiablement sa grande gueule. Seulement, ça aurait été lui donner raison que de répondre à sa provocation. C’est tout ce qu’il attendait, je le voyais dans son regard plein d’un sadisme qui m’appelait.

Quand Ivy refit son apparition, annonçant avec une pointe d’angoisse dans la voix qu’on était repérés, j’oubliais presque les paroles pleines de venin de Nicodème. Il fallait qu’on se tire de ce merdier au plus vite. Combien de temps leur faudrait-il pour trouver des pacificateurs ? Ceux-ci avaient sans doute investi les rues à l’heure qu’il était. Deux minutes, peut-être quatre au mieux ? Peu en somme.

L’injonction d’Ivy fut puissante, violente. Les dires de l’autre connard du Neuf l’atteignaient bien plus que moi. Bien qu’un goût amer remplissait ma bouche, saveur de la chair de mes lèvres que mes dents pressaient pour m’éviter une réponse trop crue, je gardais mon calme en contemplant ma sœur. Ses tremblements étaient perceptibles, sa haine palpable. Il savait parfaitement de quoi il parlait et cela la rendait folle car il avait raison, elle en avait conscience.

J’allais m’avancer pour la retenir, déjà elle fondait sur lui avec cette rage qui ne donnait jamais rien de bon… L’empêcher d’agir ou la laisser faire… Cruel dilemme… Après tout, si elle lui en foutait une, peut-être qu’elle se sentirait aussi bien que moi… La scène sous mes yeux était intense et devint chaotique lorsqu’un reflet métallique émana au bout de son bras. Merde, merde, merde ! A quoi jouait-elle ?

Mes lèvres s’entrouvrirent, articulèrent son prénom sans qu’aucun son n’en sorte, comme un réflexe… Voilà pourquoi il fallait toujours que je m’interpose…

- Oublie… dis-je péniblement à voix basse…

L’instant s’était suspendu. La vision du canon d’Ivy braqué sur la jambe de Nicodème parut se figer, obsédante. Rappelez-moi comment nous étions arrivés là alors même que nous avions sans doute tous les pacificateurs du District aux fesses ? Une vague de soulagement me submergea quand je la vis frapper, avant de m’arracher un hoquet de surprise. Ivy venait de chuter lourdement sur le sol, elle paraissait sonnée, complètement incapable de se défendre alors que le responsable de cette mascarade se penchait déjà sur elle pour répandre son poison.

- Vraiment ferme ta gueule Nico ! criai-je en accourant vers Ivy.

Je m’agenouillai à côté de sa silhouette de guerrière déchue. J’avais presque oublié pourquoi je devais constamment veiller à ce qu’elle ne se fasse pas tuer avec ses idées désastreuses ! Elle était une force vive, trop vive, trop impulsive… Lâcherait-elle un jour cette colère interne qui provoquerait un jour sa chute ? Peut-être pas… Mais je serai là, toujours, pour la rattraper avant qu’elle ne tombe de trop haut sans pouvoir se relever.  

- Ca va aller… lui murmurai-je en relevant ses cheveux pour voir son visage.  Tu vas réussir à tenir debout ?

J’étais inquiet. Combien de temps s’était écoulé depuis qu’elle nous avait avertis pour les hommes en blanc ? Deux minutes ? Trois ? Peut-être plus ? Les gouttes de sueur perlaient sur mon front. Bon sang, qu’est-ce qu’il faisait chaud !

Sentant Ivy défaillir, je pris sa mine entre mes mains. Ses yeux clairs semblaient perdus, on y lisait ce vertige que je détestais et qui laissait présager les ennuis. Elle ne tiendrait pas seule.

- Je te tiens, la rassurai-je en passant mon bras sous le sien pour l’aider à se lever.  Faut qu’on se barre avant qu’on soit coincés…

Soudain, crissement sur le sol. Mes yeux rivèrent vers la gauche. Une arme venait de glisser jusqu’à nous, je levai mon regard clair pour apercevoir que la jeune fille blonde était toujours là. Elle devait avoir assisté à toute la scène et…m’avait rendu l’arme d’Ivy. Ma respiration se stoppa net. Nous avions fait une énorme erreur… Cette fille aurait pu nous descendre sans qu’aucun de nous ne réagisse… Et au lieu de cela, elle nous aidait… Ou plutôt, elle m’aidait car déjà elle dénonçait la fuite de Nicodème.

Je ramassai l’arme, Ivy n’était de toute manière pas en état d’en faire usage. Je lui adressai un signe de tête en guise de remerciement, incapable d’en dire plus. Instinctivement, comme si cela en dévoilait déjà trop, je remontai encore davantage mon foulard sur mon visage qu’il n’avait cessé de dissimuler.

Le fracas brisa tout. Un son brut de bois qui se brise et de porte qui claque envahit l’espace.  

- On reste ensemble quoi qu’il arrive… dis-je à ma sœur en serrant son corps debout contre le mien autant pour être sûr de bien la maintenir si nous devions courir, que pour me rassurer.

Situation évaluée, nous devrions passer devant l’encadrement de la porte pour arriver à l’autre sortie. Encadrement où se trouvait encore la jeune fille blonde qui nous servirait de bouclier : les pacificateurs n’étaient pas assez cons pour tirer sur une civile, du moins pas sans sommation. La voix suraiguë d’une pacificatrice couvrit le gémissement des otages, elle ordonna qu’on la couvre… A priori, ils n’étaient que deux. Nous avions une chance… Je jetai un regard à Nico qui visiblement tentait de nous laisser en plan. Tant pis, maintenant il était pris au piège comme nous.

Je tentais encore de rassembler mes idées, de fomenter un plan quand le premier coup fut tiré. La jeune fille lâcha un cri quand la balle la frôla, je traînais Ivy vers elle.

- Fais gaffe ! lançai-je en l’attrapant par le poignet pour la projeter vers nous, évitant de la laisser une seconde de plus dans l’encadrement de la porte par laquelle les pacificateurs osaient nous canarder.

Elle chuta au sol, elle semblait terrifiée.

Nan mais pause mecs ! Eux civils, nous rebelles ! C’est tellement dur à comprendre pour vos petites tronches de fonctionnaires ? Ah oui, c’est vrai : on vous demande pas de réfléchir à vous…

- Dans le coin !

J’espérais que la jeune fille m’ait compris : il fallait qu’elle se mette à couvert autant que possible, cette arrière-boutique allait devenir une vraie passoire dans les minutes qui arrivaient.

Le second coup avait été pour Nicodème qui avait dû battre en retraite derrière un rayonnage. Il allait falloir qu’on dégage. Alors, je passai le canon de l’arme dans l’encadrement et je commençai à tirer sans m’exposer. Même si mes tirs ne les touchaient pas, cela les ralentirait et Nico allait bien être obligé de nous aider s’il voulait s’en tirer vivant : il était trop loin de la porte pour faire bande à part.

- Bon sang tire ! lui hurlai-je.

Je tiendrai le coup, pour moi mais surtout pour Ivy. Il fallait qu’elle sorte de là, même si je devais me sacrifier pour les occuper et la sortir d’ici.


Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ).

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : Immortel
★ Occupation : Torturer les joueurs ^^
☆ Humeur : Sadique
☆District : Tous

○ Points : 4357
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Lun 6 Mar - 23:52

Les Pacificateurs - Equipe 2





Sirotant son verre d’eau, Derek en vint à la conclusion que l’ambiance était réellement nase : le voici privé d’alcool, forcé à rester coincé avec l’éponge et l’homme d’affaires quand Bennet s’amusait avec la rouquine au dehors.
Et les choses devinrent encore plus insupportables quand Stark, piqué dans ce qui lui restait d'orgueil, se prit à jouer aux paons et à étendre devant Derek tout un éventail de jolis titres, de jolis exploits et surtout d’une prétention à vomir. D’ailleurs, le Pacificateur se demandait pourquoi il se retenait à vider le contenu de son estomac sur les chaussures impeccables de cette pompe à fric. Peut-être apprendrait-il alors à regarder en bas, pour se rendre compte qu’il n’était qu’un autre pouilleux au milieu de tous les autres avec de la merde sur les pompes.
Un mec des Districts qui rêvait du Capitole. Derek ne comptait peut-être pas s'abstenir longtemps. Eneron Stark était bien à la hauteur de sa réputation : indigeste.
Le natif du Capitole ne prit même pas la peine de lui répondre. A quoi bon, après tout ? L’ancien Vainqueur paraissait avoir plus à se raconter à lui-même qu’aux autres, histoire de se persuader qu’il valait mieux. Derek trouva lus d’intérêt à son verre d’eau – finalement, même si ce n’était pas de l’alcool, ça pouvait se boire. C’était donc plutôt utile.
Quand Stark se leva pour sortir et qu’il souhaita la bonne journée à Derek, celui-ci leva son verre vide :

« A votre santé !, avant d'ajouter dans un murmure Peut-être vous envoleriez-vous à force de péter plus haut que votre cul. »

Derek ne savait plus trop ce qu’il devait faire entre rester assis là à boire, et il y avait pire comme métier dans la vie, ou bien rejoindre Bennet au dehors. Et accessoirement Stark et l’ingénieure rousse. Quitte à se résigner, autant le faire bien accompagné : et le Pacificateur se résigna à commander un nouveau verre. D’eau.
Un silence religieux s’installa soudain dans la salle pour lancer s’élever trois coups distincts. Derek se retourna et admira un instant tous les visages du bar tournés dans sa direction. Il haussa un sourcil, perplexe, puis admira le carreau relativement propre qui le séparait de l’extérieur.
Bennet l’observait au derrière et, quand il vit qu’il avait capté son attention, lui fit un simple signe de l’index pour lui indiquer de sortir. Il disparut de la fenêtre. Les conversations reprirent alors, doucement, presque timidement.

« Tant pis pour le verre », lança Derek.

Puis il se leva et tranquillement, sans se presser, rejoignit Bennet au dehors qui lançait un œil perplexe en direction de l’homme d’affaires qui avait repris sa conversation avec l’ingénieure Stern, comme si de rien n’était.
A la question sourde qui lui était adressée, Derek siffla :

« Imbécile en col blanc. »

Il remercia silencieusement Bennet de ne pas insister plus avant. A cet instant, une voix s’échappa de la radio :

« Pacificateur Bennet ? Il faudrait que vous veniez à la bijouterie Standford. Sud-ouest de la place principale, elle fait l'angle, c’est vraiment urgent. On a, de plus, retrouvé le journaliste du Capitole.
- Bien reçu, Morrisson. Envoyez une patrouille du Sud pour rejoindre la position donnée par le journaliste. Wolff et moi arrivons. »

La discussion coupée avec Rachel, Bennet enchaîna sur d’autres patrouilles. Derek l’observa tranquillement lister ses ordres, leur expliquant, sommairement, que les patrouilles devaient rapprocher leurs positions de manière à resserrer le cercle. Ne pas les laisser sortir. Pas un trou dans le piège.

« Personne ne sort. »

Derek acquiesça légèrement, jetant des regards interrogateurs autour de lui : mais toujours cette foule, rien que cette foule, qui avalait sans fin ceux qui avaient besoin de se dissimuler.
Quelque part, au fond de lui, une certaine excitation monta en lui : sa main était crispée sur sa crosse, lui causant une bienvenue douleur, quand l’autre se serrait et se desserrait dans un mouvement inconscient. Il était temps de bouger. Enfin. Derek devait reconnaître que bien loin de l’apaiser, ces verres d’eau l’avaient échauffé : ils avaient simplement reculé le moment où tout aurait lieu.
Derek n’était pas d’un naturel patient et chaque frustration ne faisait qu’augmenter sa volonté de frapper. N’importe quoi, n'importe qui. Un journaliste. Un homme d’affaires. Ou un rebelle.
Bennet prit les devants et ils partirent en direction de la bijouterie. Le regard alerte. Même Bennet ne pouvait entièrement masquer la tension qui s’insinuait dans son corps : le sourire qui se dessinait lentement sur son visage n’avait rien de naturel, ni de détendu. Et ses tentatives pour le réfréner ne passaient pas inaperçues.
Ils étaient à mi-chemin quand soudainement, un premier coup, très étouffé, retentit. Bennet et Derek échangèrent un regard : le suivit un second coup et puis plusieurs, à un rythme toujours plus effréné.
Un juron de concert. Les deux Pacificateurs se mirent à accourir vers la bijouterie Standford, l’arme au clair.

« Poussez-vous ! N'approchez pas de la boutique ! »

Terminé les gants de velours.
Enfin.

Spoiler:
 



Edmond Bennet et Derek Wolff sont entre le marché et la bijouterie Standford.

Clyde Holden : Tu as décidé de repartir vers la gare en laissant derrière toi tes collègues rebelles. Grand bien t'en fasse puisque te voilà prisonnier de la foule lorsque celle-ci, suite aux coups de feu et aux invectives des Pacificateurs, se trouve aussi désorganisée et affolée qu'une mer un soir d'orage : et tu ne peux pas lui échapper pour l'instant.
Te voici donc bloqué, balloté par les relents incessants de cette masse paniquée, jusqu'à amélioration de ta situation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 7 Mar - 13:30

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Tic tac tic tac… Le temps courait, je pouvais presque l’entendre se précipiter vers le moment fatidique où nous allions tous nous faire choper. Pourquoi n’avais-je pas évité ce coup à con ?  Le vertige se calmait à peine depuis que je m’étais levé et j’aurais déjà pu être loin si le sol ne m’avait pas semblé si peu stable. Comment faisaient les mecs du Quatre sur leurs bateaux pour ne pas se casser la gueule à chaque tangage ? Même si j’étais bien content d’avoir donné une vraie leçon de vie aux gosses Shepherd, sans doute la plus utile qu’ils aient jamais reçue, je me maudissais d’avoir tant traîné…

Cassio était encore en train de tenter de rassembler les fragments de sa sœur. Décidément, elle me décevait… Si pitoyable ainsi affalée, à peine capable de percuter aux paroles de son frangin. Ce gamin finirait par se faire tuer pour elle ! Trop de loyauté finissait par avoir de fâcheuses conséquences… Tôt ou tard. Et, si on en croyait les dires d’Ivy, ce serait pour bientôt. Un sourire narquois parcourut mon visage, étirant la large cicatrice qui barrait depuis si longtemps ma joue droite : encore quatre foulées et je serai à la sortie. Bye bye les Shepherd… Voyez si vous arrivez à vous débrouiller comme des grands puisque c’est ce que papa veut…

C’est alors qu’un grésillement métallique résonna derrière moi, j’écarquillai les yeux et fit volte-face, m’attendant presque à voir une arme braquée sur moi : à vrai dire, on n’en était pas très loin. Une arme venait de s’arrêter à quelques centimètres du duo et l’autre otage venait de bousiller ma fuite surprise ! Sale petite délatrice !

- La blondasse elle va la claper si elle…

La fin de ma menace se perdit dans le fracas d’une porte qu’on défonce. Trop tard… et merde ! Les pacificateurs venaient d’investir la boutique et une nana en blanc gueulait des tonnes d’injonctions : c’est bon ma p’tite dame, on a compris que vous alliez tenter d’accrocher une petite médaille toute brillante à votre armure ! D’ailleurs, cette voix me disait vaguement un truc… Mais passons, fallait que je me tire d’ici plutôt que de la laisser me filer un rencard au poste, pas sûr d’avoir envie de savoir s’il s’agissait d’une ancienne conquête. Je me mis à avancer plus rapidement mais déjà une première balle siffla et manqua la blonde ! La meilleure de l’année : ils essayaient d’abattre notre bouclier humain ! Des flèches ces pacificateurs !

Une seconde balle fut tirée et j’eus juste le temps de me projeter contre une étagère métallique avant qu’elle n’atteigne un coin non loin de ma position.

Les tirs redoublèrent, Cassio venait de se joindre au bal et m’engueulait.

- C’est bon, une minute ! lui répondis-je d’une voix sèche.

Le pistolet au poing, je cliquai le chargeur et retirai la sûreté en me penchant sur le côté de l’étagère de manière à pouvoir viser un minimum. La pacificatrice lâcha un cri, Cassio l’avait touchée. Finalement, ce n’était peut-être pas un mauvais plan d’être toujours avec eux…

A mon tour de prouver que j’étais doué pour descendre du pacificateur… Finissons le boulot de Cas'... On stabilise, on arme, on tire, feu !

Deux balles partirent quand, soudain, une silhouette se précipita à l'intérieur de la boutique : je ne laisserai pas un pacificateur de plus nous prendre au piège ! Alors, la troisième balle fut pour lui...

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tire deux balles (chargeur de 9 cartouches) en visant Rachel. - DEMANDE DE LANCER DE DES.
Nicodème tire une troisième balle (reste après ce tir : 6/9 balles) en visant Winston. - DEMANDE DE LANCER DE DES.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mar 7 Mar - 23:39

Les Pacificateurs





A peine leur radio avait-elle grésillé sous les ordres du pacificateur Bennet que les deux patrouilles s’étaient mises en marche à toute allure. Remontant les rues, l’une venant du sud et l’autre de l’est, elles scrutaient toutes deux les silhouettes des passants à la recherche du moindre indice dénonçant des rebelles se dissimulant dans la foule. Les dernières informations étaient si graves que aucun d’entre eux ne pouvaient tolérer la moindre erreur : être responsable de la fuite de rebelles, c’était s’exposer à de fâcheuses conséquences. Des conséquences que nul ne voulait affronter.

Leur course était rythmique, le son mat de leurs bottes battant le pavé dans une démarche saccadée. Méthodiques, ils tentaient d’être les plus attentifs possibles à tout comportement suspect et alors que des coups de feu venaient de retentir dans le lointain, ils comprirent. Des rebelles devaient avoir été débusqués. L’un faillit se relâcher, mais son collègue lui rappela à juste titre qu’ils ne pouvaient savoir si d’autres n’étaient pas encore dans les rues. Se relâcher n’était pas une possibilité, cela aurait été une faiblesse.

Les deux patrouilles s’aperçurent bientôt à un croisement. D’un simple hochement de tête, ils surent qu’ils allaient désormais resserrer l’étau jusqu’au lieu signalé ensemble. Pourtant, soudain, alors que tous s’apprêtaient à repartir, celui qui avait failli abdiquer plus tôt la vit : cette jeune femme affaissée sur un escalier tandis qu’une autre la tenait dans ses bras. Elles semblaient toutes les deux profondément affectées.

Il aurait pu les ignorer. Après tout, celle au teint mat avait juste l’air fatiguée, harassée même, ce qui n’était guère surprenant par une telle chaleur. Toutefois, son instinct lui indiqua qu’avec le flot incessant de badauds qui fuyaient au plus loin des tirs qui avaient retenti en salves successives, cette parenthèse de tranquillité était étrange, anormale.

Il fit un pas vers elle, bravant la vague folle de la foule et s’éloignant de ses collègues qui ne notèrent pas son départ dans le brouhaha ambiant, et c’est à cet instant il le vit dans un reflet ensoleillé. Ecarlate. Brillant. Preuve indiscutable. Du sang resplendissait sous l’astre clair, imbibait un large foulard pendu autour de la plus pâle des jeunes femmes.

Seul, il avança vers ses proies. Il les avait débusquées et arme à la main, il eut l’honneur de la sommation :

- Pacification, dit-il avec calme avant d’ajouter : Levez-vous sans faire de geste brusque…

Voyant qu’aucune ne réagissait, il annonça plus fort :

- Maintenant !

Spoiler:
 


Un pacificateur fait face à Leanore et Siti (PNJ), tandis que ces trois collègues sont plus loin et n’ont pas encore noté son départ.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Mer 8 Mar - 2:12

Les Rebelles - Cassio T. Shepherd





La gâchette me semblait plus facile à actionner à chaque nouvelle pression. Une crispation franche au début devint finalement un appui souple. Quand la pacificatrice lâcha un cri auquel Nicodème répondit par trois nouveaux coups de feu, je rabattis mon arme vers moi et frottai mon poing serré contre le tissu sombre de ma veste. Ce n’était vraiment pas le moment que la peau moite de ma paume glisse ainsi sur la crosse luisante, perdant en une précision dont nous avions plus que jamais besoin. A nouveau, des cris puis un court silence… Si elle n’était pas à terre, c’était tout comme. Peut-être avions-nous un créneau ?

Contre mon flanc droit, Ivy s’appuyait toujours désespérément. Son poids me déstabilisait un peu, mais j’avais l’habitude. Son contact me rassurait, comme cette conviction idiote que je pourrais la protéger de tout ce foutoir. A vrai dire, je n’avais même pas pris le temps de savourer le soulagement que m’avait procuré le simple fait de savoir qu’elle n’était plus seule, quelque part dans ce district inconnu avec Nicodème. Les événements s’étaient enchaînés à un rythme effréné et désormais, les sueurs glacées qui se diffusaient dans le bas de mon dos pour remonter jusqu’au sommet de mon crâne étaient les seules qui me permettaient de garder la tête froide.

A nouveau des coups émanèrent, reprise des hostilités. J'entendis Nicodème lâcher un juron atroce. Sérieux, on ne pouvait pas prendre l’avantage rien qu’un instant sans que la situation se casse la gueule en moins de deux ? Putain de journée ! Même si ça me faisait mal de l’admettre, on avait besoin de Nico pour se casser d’ici ! Sa main ensanglantée plaquée contre lui, la chair à vif, il oscillait entre un cri animal et rire d’un échappé de l’asile. Il gueula si fort qu’il les éclaterait pour ce qu’ils venaient de faire, se mettant à les canarder comme jamais, que la peur de songer qu’il avait définitivement péter une durite me tomba sur l’estomac.

Fallait qu’on se casse. Fallait qu’on se casse avant que ça n’aille encore plus mal et qu’il disjoncte pour de bon.

- On se tire !  lui hurlai-je en traînant Ivy avec moi à reculons, pour ne pas perdre des yeux l’ouverture de l’encadrement par lequel les forces armées tentaient de nous tuer.

Mes pas étaient rapides, je faillis trébucher sur une des caissettes en métal qui avait terminé sa chute bien loin de l’étagère où Nico s’était effondré tout à l’heure. Ivy commençait à être plus agile, même si le choc de ses côtes cognant contre mon flanc me colla une douleur terrible, reste d'une scène que l'autre abruti avait trop bien insinuée. Je l’ignorais sans mal, l’adrénaline faisait tout oublier.

- Allez, aide-moi un peu ! intimai-je à Ivy d’une voix étouffée.

Dans mon dos, Nicodème avait cessé de tirer. Son ombre se dirigeait vers notre porte de secours. Dernière assurance, je relevai mon arme pour recommencer à tirer vers le comptoir que j’apercevais de moins en moins distinctement dans la pénombre. Qu’ils soient morts, blessés ou même simplement à couvert, nous ne devions leur laisser aucune chance de nous choper, pas maintenant que nous avions une chance, même infime d’arriver à nous échapper de ce merdier.

Même si personne ne pouvait savoir ce que nous trouverions derrière la porte, n'importe quelle surprise me paraissait plus gérable que ce dont nous essayions de nous dépêtrer... 

Spoiler:
 


Cassio se trouve dans la boutique Standford, avec Coralie, Hunter, Ivy (PNJ) et Nicodème (PNJ).
Cassio tire deux coups supplémentaires en direction des pacificateurs.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Jeu 9 Mar - 15:38

Les Rebelles - Nicodème Cartright





C'était jouissif de voir cette silhouette danser au gré des deux balles qui la frappèrent avec violence avant de chuter comme un tas de fumier. Elle n'était rien. Une ombre qui venait de sombrer une bonne fois pour toute dans l'obscurité, une sale petite garce formatée, un chien bien obéissant tout au plus... La véhémence de mon mépris n'avait d'égal que la force vive de l'adrénaline qui coulait à flots dans mes veines, consumait mes muscles, cadençait les battements de mon cœur dans un rythme effréné.

La sensation de toute-puissance qui s’emparait de moi me donnait cette impression d’invincibilité que je savourais avec une satisfaction extrême. A quelques mètres de moi, toujours debout à côté de l’encadrement de la porte et à couvert, Cassio paraissait prêt à me rejoindre.

Les tirs reprirent pourtant instantanément sous les traits d’un gosse dont j’étais sûr que j’aurais pu moucher le nez mais la douleur qui transperça mon flanc fut viscérale. Dans un réflexe, ma main se porta à elle et avant même que le sang chaud ne coule sur mes phalanges, une déchirure horrible la transperça. Elle m’arracha un grondement sourd, bestial. Sorti du fond de mes trippes, ce hurlement animal masqua tout autre son dans la boutique. Ma tête chavira mais déjà le poison des braves, adrénaline mon amour, me revigorait.

Je ne baissai même pas les yeux pour regarder ma main gauche qui pendait à présent comme un morceau de chair inutile. Je ne la sentais plus, était-elle seulement encore accrochée ? Sans doute vu qu’un craquement s’était fait entendre sans pour autant qu’un poids ne tombe, mais je m’en foutais. J’avais juste envie de leur exploser la gueule, leur trouer le crâne, arracher leurs yeux de leur orbite et cogner leurs cadavres.

- Salopards ! Fumiers ! injuriai-je en me dirigeant d’un pas lourd et dans une haine démoniaque vers l’encadrement de la porte.

Le fils Shepherd ma cria un truc, je ne l’entendis pas : qu’est-ce que j’en avais à battre de ses directives ! Mon arme n’était plus stabilisée mais je m’en foutais royalement aussi, je savais exactement ce que j’allai faire. J’allai aller jusqu’à ce fichu comptoir et leur coller une balle entre les deux yeux. J’allai les regarder mourir, j’allai regarder ces enfoirés de collabos crever la bouche ouverte et s’ils me suppliaient de les achever ce serait encore mieux.

La haine me consumait, me dévorait. Je ne ressentais plus rien d’autre, juste ce besoin de vengeance, ce besoin de faire ce que j’avais toujours su que nous devrions faire : les éclater jusqu’au dernier.

- Quand j’en aurai fini j’vous jure que vos familles vous reconnaîtront plus ! hurlai-je en arrivant à côté de Cassio et en recommençant à tirer en direction du comptoir. Sale petit merdeux ! Sors de là !


Trois tirs rapides et nets partirent en direction du comptoir. Cassio devait avoir suivi Des vitrines explosèrent, parsemant le sol d’éclats de verres qui luisaient sous les reflets des rayons éclatants qui pénétraient à travers l’ouverture stupide de la porte défoncée. Tels des diamants… J’allai vous les polir jusqu’à la moelle ces p’tits parvenus de pacif’, je vous jure que leur chair serait aussi à vif que ses pierres polies qui désormais jonchaient le sol comme de vulgaires cailloux. Peut-être même qu’on en fouterait sur leur tombe pour l’honneur… Ils crèveraient dedans en tout cas, ici, maintenant…

Je me délectai des coups tirés, m’apprêtai à avancer quand soudain une ombre bougea : le connard que j’avais manqué de peu se trouvait toujours là. Un geste : arme sur lui, prêt à tirer. Seulement, moment d’hésitation. Ce n’était pas un pacificateur, mais un civil… Au fond, qu’importe ! Il n’avait qu’à pas se tenir là : si un des coups de Cassio n’avait pas provoqué l’effondrement d’un présentoir à cet instant, me sortant de ma cruauté assassine, sans doute l’aurai-je flingué sous le coup de la douleur qui a nouveau commençait à mordre ma chair, plus fulminante encore que sous le choc. Mon regard ne quittait néanmoins pas ce mec pitoyable, silhouette qui avait voulu jouer les héros : pauvre petite chose à ma merci…


Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tire trois balles (reste après ce tir : 2/9 balles) en visant en direction des pacificateurs. - DEMANDE DE LANCER DE DES.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe


Dernière édition par Sélène J. Featherstone le Jeu 9 Mar - 15:46, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Jeu 9 Mar - 15:43

Les Pacificateurs





Un nouveau coup de feu retentit, trop près pour correspondre à la localisation des précédents. Le groupe de Pacificateurs se retourna, puis s’observa, et nota soudainement que de quatre, ils étaient passés à trois.
Quand ils identifièrent la personne manquante, ils comprirent que les ennuis venaient de frapper à leur porte. Deux des gardiens de la paix se tournèrent vers le troisième, partenaire habituel du chaînon manquant. D’un signe silencieux, celui-ci identifia l’endroit d’où provenait la dernière détonation. D’un commun accord, ils se séparèrent en deux groupes : le binôme encore complet retourna sur ses pas, et le dernier s’en alla vers la foule toujours plus folle, mais qui paraissait soigneusement éviter un homme habillé de blanc et surtout, armé.
Les deux autres trottinaient vers le lieu signalé. Leurs semelles, qui avaient déjà habillé les murs cinq minutes plus tôt, battaient à nouveau les ruelles comme le tambour qui annonçait la guerre. La discipline donnait l’impression qu’un seul homme évoluait : un géant aux pieds de pierre qui s’avançait vers sa cible, qu’il comptait bien écraser d’un poing.
Ils la virent enfin. Debout au milieu de la rue pavée, déserte – enfin, si on ne comptait pas le corps inanimé au sol, ni la jeune femme affalée dans l’encadrement d’une porte juste à son côté. Mais elle se tenait là, debout, à fixer sa victime à ses pieds.
Les deux Pacificateurs s’arrêtèrent d’un même mouvement et se positionnèrent : le corps de profil, l’arme dressée, la visée précise, aucun mouvement ne leur échapperait. La rebelle était assez loin pour qu’ils puissent maîtriser le moindre de ses gestes ou anticiper un quelconque coup fourré.
Elle ne pouvait plus agir. Cette rebelle arrêterait enfin de fuir devant la loi et ses responsabilités.

« Pas un geste ou on tire ! »

L’un des deux Pacificateurs se tenait en retrait et gardait la seconde femme bien en vue, mais elle ne bougerait pas, a priori trop mal en point pour être un danger.

« Faites glisser votre arme vers nous et gardez bien vos mains en évidence ! »

Pas un geste ou ils tiraient.

Spoiler:
 


Deux Pacificateurs font face à Leanore et Siti (PNJ)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Ven 10 Mar - 2:10

Les Rebelles - Nicodème Cartright





Qu’est-ce que j’en avais à foutre ? Sérieusement, il allait me sortir son curriculum le type ? Il croyait qu’être un vainqueur faisait de lui un mec à part ? C’était sans doute la connerie qu’on lui avait appris à gober là-bas, dans cette cité de riches dominants qui ne pensaient qu’à écraser les districts sous leurs talons. Lui aussi avait piétiné du monde et maintenant il était quoi ? Un insecte sous ma botte…

Derrière moi, Cassio tira un coup de feu. Le couard se baissa… Je serrai les dents autant pour m’empêcher de faire péter sa petite tête si creuse que pour me retenir de laisser filtrer un cri déchirant : le son du tir avait provoqué une crispation réflexe de mes mains, mais l’une d’elles ne semblait plus capable de rien et remplaçant le mouvement une douleur mordante m’avait crevé l’esprit, broyé les os, bouffé la chair. Le sang gouttait de la plaie béante à présent, du moins c’est ce que j’imaginais lorsque la tronche de l’autre ahuri me toisa avec son regard de blaireau. Son exclamation m’arracha un rire rauque qui transperça mon flanc. Il était sérieux ce con ?

Mon regard de corbeau ne quittait plus sa pitoyable silhouette, je m’avançai sans réfléchir, sans perdre une seconde. La sensation de mon tee-shirt humide sur mon flanc me saisit, en même temps que ma vue se doubla un instant. Pourtant, je ne cillai pas, ne tremblai pas. La haine était le plus impressionnant des moteurs, le plus instinctif et bestial. Civil ou pas, il était une menace. Il avait joué, il avait perdu... Et même si j’avais un tout autre objectif que Cas' me gardait au chaud, je ne pouvais pas envisager de ne pas réagir aux provocations de ce "mentor" à qui j'allai apprendre un nouveau jeu des plus passionnants… J’étais un rebelle, je n'avançai pas mes pions comme lui, je n’avais pas les mêmes règles. Je n’en avais pas. J’avais vraiment besoin d’oublier cette putain de douleur. Un échauffement, voilà ce qu’il serait.

Après quelques secondes seulement, je surplombais sa cachette de fortune. Son crâne était à la hauteur de mon arme, démasquait son corps de piaf. Une relance, impression d’absence comme un vide terrible dans mon membre,… Je savais exactement quoi faire, mes yeux étaient braqués sur ma cible. Un sourire glaçant habilla mes traits torturés, crispés.

- Tu veux la même ? lui demandai-je avec naturel, avant d’ajouter en pressant la détente : Suffisait de demander !

Le coup partit. Précis. Insolent. Irréparable.

Spoiler:
 


Nicodème est dans la boutique Standford, avec Ivy (PNJ), Cassio (PNJ), Coralie et Hunter.
Nicodème tire une balle (reste après ce tir : 1/9 balles) en visant la main de Winston. - DEMANDE DE LANCER DE DES.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 00ans.
○ Points : 4104
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Ven 10 Mar - 22:00

Les Rebelles - Ivy Shepherd





Non !
Le cri resta bloqué dans ma gorge, causant un poids supplémentaire qui m’entraîna dans une irrémédiable chute. Un instant, je vis la pièce danser devant moi. Je n’arrivais pourtant pas à détacher mes yeux de Nico qui n’avait pas bougé d’un iota, gardant l’insupportable air de suffisance qu’aurait adopté un fou qui pensait avoir le monde à ses pieds.
Ses pieds. La boue, l’herbe, la pluie collées à ses chaussures : une dernière image avant que l’humiliant choc avec le sol ne me réduise à l’état de loque.
Mon crâne se cogna violemment et mon corps lui répondit en se figeant : de ma vie, le monde n’avait jamais ainsi tourné. Tourné au point de me faire perdre toute notion de sens : hormis le sol qui me frappait de son outrage, le reste de la pièce continuait son nauséeux ballet, auquel je n’étais pas invitée. Bien au contraire : comme une main qui enveloppait mon buste tout entier, on me poussait toujours plus vers le plancher, sanction plus avilissante que la punition d’un père à sa fille désobéissante.
Non ! J’avais un compte à régler avec Nico ! Je ne pouvais pas rester là après ça !
Refusant obstinément l’échec, refusant obstinément l’humiliation qui dégageait la colère de mon cœur, je tentais de me relever. Mais me surélever ne serait-ce que d’un centimètre me demandait un effort trop important et redoublait mon tournis ; ouvrir les yeux pour comprendre à quoi ressemblaient les alentours m’embrouillait encore plus l’esprit et aggravait mes nausées.
Une fois, deux fois, trois fois. L’échec me giflait à chaque fois que je m’affaissais, et ses marques étaient tellement cuisantes que l’essai suivant en devenait plus ridicule. Que la colère n’arrivait pas à me détacher de ma situation.
Et cette poigne qui me plaquait toujours plus au sol à mesure que je me débattais.
Je sentais que lentement, sans ménagement, on grignotait les lambeaux de ma fierté ; que lentement, avec délectation, on rongeait mes dernières certitudes. Non ! Je ne peux pas laisser Nico s’en tirer comme ça ! Je refusais de me résigner à ce sort, tant pis si je devais y rester. J’allais foutre la beigne que ce connard méritait, hors de questions que Cas’ soit le seul à en tirer toute la gloire. Je tentai un mouvement, du moins réussis-je à en avoir l’idée, qu’un allié à mes maux se joignit au combat.
Comme s’il provenait de tous les recoins de la pièce, le rire de Nico s’éleva et les sifflements reprirent de plus belles, échos infernaux. Il saluait mon exploit. Il pissait sur ma chute. Il écrasait du pied mes dernières armes, me laissant seule avec ce mal qui détachait petit à petit mon armure et qui ainsi me désarmait.
Non…

« Ça c’est du rebelle premier choix ! »

Mes bras désertaient eux-mêmes le conflit, préférant se rabattre contre ma poitrine pour me protéger de cette lame chauffée à blanc qui cuisait tout mon être.

« Ferme-la… »

Mais ce souffle ne m’offrit pas l’aplomb que je cherchais : bien au contraire, il me rappela que je n’avais plus qu’envie de vomir, il me ramena à la réalité de laquelle la raillerie m’avait tirée et ce monde qui continuait obstinément de tourner alors qu’on continuait de m’écraser sur ce sol.
Et soudain, une présence. Mes tripes se secouèrent, mes mains se crispèrent, et mon souffle lui-même se coupa.

« Félicitations... Tu viens de prouver que tu es une incapable… Totalement i-nu-ti-le… »

Nico était là, à côté de moi, si tant était qu’« à côté » voulait encore dire quelque quand la gauche et la droite s’inversaient constamment dans ce bordel ambiant. Seulement, trois choses devenaient certaines à mesure qu’il s’approchait : j’étais étalée au sol, j’étais paralysée, et Nico était à côté de moi, proche. Très proche.

« La prochaine fois laisse ton frère gérer, apparemment c’est lui le spécialiste pour encaisser et filer les coups… »

Ferme-la... Mais ce ne fut plus qu’un gémissement. Mes mains bougèrent un peu avant de se plaquer à nouveau contre ma poitrine.
Place parfaite pour que je perçoive ma poitrine s’alarmer, soudain, alors que Nico me touchait. Je suffoquais : mon souffle se coupa, mon cœur s’effraya, et je compris enfin quelle était cette main qui refusait de me libérer.
La peur.
Je m’affolai soudain alors que Nico appuyait encore plus sa tête contre la mienne. Aucun de mes muscles ne répondait. Maintenant que le monde tourne et que j'aie l'envie de vomir ne comptaient plus : il avait sa tête contre la mienne et il était la peur et l’humiliation.
La panique et la honte.
Plus rapide qu’un fantôme qui ne faisait que passer, Nico disparut : mais l’absence de contact me laissait toujours aussi pétrifiée. Mon visage était mouillé, la sueur s’écoulait, et le ballet interminable recommençait, me rappelant que dans ce bordel ambiant, je ne pouvais que repérer le sol.
J’allais rester là jusqu’à ce qu’un Pacificateur me ramasse. Ca ne pouvait pas en être autrement.
Au moment où je me disais ces mots, une main commença à caresser calmement mon visage, écartant mes cheveux. L’air en devenait moins oppressant. Et j’entendis alors un murmure, doux, rassurant, et je fus la première surprise à simplement me laisser bercer par celui que j’avais reconnu comme mon frère.

« Cas…, appelai-je tout bas.
- Ca va aller… Tu vas réussir à tenir debout ?
- Oui. »

J’avais balancé ce mot pour m’en débarrasser au plus vite, avant que mes nausées ne deviennent plus concrètes. En vérité, je ne repérais plus le haut du bas, ni la gauche de la droite.
Je savais par contre que Cas’ était à mes côtés. Je m’y accrochais comme un marin s’accroche à une planche à la dérive.

« Je te tiens. Faut qu’on se barre avant qu’on soit coincés… »

J’étais debout. Ca, je le compris lorsque Cas’ m’enleva mon repère principal, ce sol, pour que je puisse me tenir à côté de lui : ne restaient que mes pieds qui étaient vissés au plancher. Les choses paraissaient peut-être étouffantes maintenant que je n’étais plus face contre terre mais les vertiges redoublèrent, et j’étais d’autant plus désorientée.
Ne me restait qu’un phare dans la nuit. Pour éviter que ma vue ne soit source de pires maux, j’enfouis ma tête contre l’épaule de Cas’ : avec un peu de chances, les choses allaient se calmer… Au moins, ce n’étaient pas les Pacificateurs qui m’avaient ramassée.
C’était une réelle source de soulagement, même si j’avais foncièrement un problème avec le fait d’être ramassée. Même par lui. Surtout par lui.
Je tentais réellement de converger tous mes efforts vers le fait de tenir debout, car il m’était impossible de comprendre. Au moins personne ne beuglait, ce qui était un réel progrès : à défaut de devoir m’occuper des sifflements interminables, je pouvais me concentrer sur les vertiges et les nausées. De ma main libre, je remontai le foulard sur mon visage, cherchant le contact du tissu qui se mouvait au fil de mes inspirations et expirations. Je voulais sûrement vérifier si, même en étouffant, je respirais encore.
Encore accrochée à Cassio, je tentais de transférer mon poids sur mes pieds. Ce n’était pas gagné, mais il y avait du mieux ; si j’en avais eu la force, j’aurais pesté devant le ridicule dont je faisais preuve.
J’ouvris les yeux, constatant avec joie que le monde ne tanguait plus autant et que j’arrivais enfin à tout discerner. Je n’avais plus la moindre notion du temps.
Et soudain, tout se précipita.
J’entendis le bruit de la porte que l’on enfonçait ; j’entendis le bruit des balles, les cris de Cas’, les cris de la gamine, les cris des Pacificateurs, les sifflements. A ce moment, mon frère nous mit à couvert, la blonde, lui et moi, alors que des balles commençaient à pleuvoir. Je me sentais encore ballotée dans tous les sens, mais ce simple mouvement de fuite me força à tenir sur mes pieds. A les mettre l’un devant l’autre. A me souvenir comment marcher, trottiner, courir.
La voix de Nico. Mon cœur se serra franchement.
Mais les balles pleuvaient, filaient et surtout, explosaient. Dans tous les sens. J’essayai de me boucher mon oreille atteinte de surdité, même si je doutais que c’était parfaitement inutile. Je jetai un regard autour de moi, je revis l’agencement de la pièce. Cas continuait de hurler à Nico d’arrêter ses conneries. Si ce connard écoutait, nous n’aurions pas été dans ce bordel sans nom… Je fixai un instant la porte, puis sentit un mouvement de Cas. Je le vis qui se mit à tirer en direction de la boutique, réussissant à cette occasion à abriter mon ouïe des éclats de verre qui se déversaient sur ce qui devait être un Pacificateur… Ou deux ? En tout cas, la zone de feu était là-bas, je comprenais bien.
Quand mes vertiges se calmaient un peu, c’étaient à mes sifflements de redoubler. Putain de bordel de merde.
A ce moment-là, je me détachai lentement de Cassio : il avait raison quand il disait qu’il fallait qu’on sorte, je n’allais plus tenir longtemps ici. Il fallait que j’aide de mon mieux pour qu’on sorte le plus vite. J’évoluai de quelques pas, l’habitude de marcher me revenant, puis je vis l’arme de mon frère qui apparaissait de sa poche.
J’en pouvais plus d’être ramassée, trimballée, protégée. Je m’étais relevée maintenant. Il fallait que j’aide.
Alors que je m’approchais de lui, il attrapa ma main puis la glissa lentement ma main dans sa poche, histoire de saisir l’arme.

« Merci », lui lançai-je d’une voix essoufflée.

Il me lança un regard. J’osai un sourire crispé.
Ce fut à ce moment-là que j’entendis la porte frapper derrière nous, pour voir une silhouette débarquer en trombe dans la réserve.

« Derrière ! »

Et pour lui montrer qu’il pouvait s’occuper de ce nouveau problème, je me tournais vers le comptoir défoncé et tirai une balle pour rappeler au Pacificateur derrière qu’il ne bougerait pas. J’osais un regard en direction de Nico mais ne vis rien.
Enfin je respirai un peu.





Ivy Shepherd - PNJ est dans la boutique Standford.
Ivy Shepherd - PNJ tire une balle en direction de Marlon Ban - PNJ. Il lui reste 4/10 balles.
Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Ven 10 Mar - 23:57

Les Pacificateurs





La tension était palpable, étouffante. Crispation interne, le pacificateur qui faisait face à la rebelle pouvait sentir son estomac qui se tordait en un nœud infâme dans son abdomen. Le regard perdu de la jeune femme, la croire inoffensive était une erreur qu’il ne commettrait pas : un de leurs collègues l’avait déjà payé cher. Elle était une rebelle, une de ces activistes qui auraient dû être rayés de la carte il y a déjà de cela tellement longtemps… Des cafards à exterminer, rien de plus.

Sous leurs casques, les deux hommes sentaient la sueur perler sur leur front. L’arme qu’elle tenait encore dans sa main les inquiétait même si leurs visières les dotaient de cette impassibilité propre aux forces de l’ordre. L’ordre, les lois. Voilà ce qu’ils allaient appliquer, avec quelques extras sans doute… Leur collègue le méritait.

Autour d’eux, le vide s’était fait. La foule s’était éloignée avec sa terreur, son parfum âcre flottait encore dans l’air comme un effluve qui trahissait le profond changement qui venait d’avoir lieu dans ce District si calme, si contrôlé, si loyal. Le loup était entré dans la bergerie. Désormais, il allait falloir abattre l’animal. L’euthanasie serait pourtant une mort trop douce…

Leurs canons, visant tantôt le cœur tantôt la tête, gardaient la rebelle en joug sans faillir. Les deux hommes patientèrent quelques secondes en silence tandis que la pression montait, les oppressait de plus en plus, horreur insupportable d’un poids qui s’alourdissait pour devenir insurmontable. Cependant, ils ne bougeaient pas. Calmes et inflexibles en apparence. Leurs muscles se tendirent pourtant sous leurs armures d’une blancheur parfaite quand celle qui leur faisait face leva sa main dans un geste lent, prête à tirer.

Ils auraient pu l’abattre. Ils auraient pu. Cela aurait été trop facile.

Elle le vit trop tard.

Le troisième pacificateur avait observé toute la scène, englouti par les ombres qui valsaient incessamment dans les mouvements désordonnés et paniqués de la foule des badauds. Sa silhouette anonyme s’était approchée sur le côté, longeant le mur où les pierres de taille laissaient émaner une fraîcheur agréable en cette chaude journée d’été. Cela aurait presque pu ressembler à un répit s’il n’avait pas su ce qu’il devait faire pour offrir la plus belle prise possible qui saurait peut-être compenser les sombres annonces faites à leur radio, compenser aussi l’image de son partenaire gisant dans une mare de sang.

Et il le fit.

Une foulée suffit, elle ne l’avait pas aperçu à temps. D’une main, il attrapa son poignet et le tordit si violemment qu’elle en lâcha son arme. Le cliquetis du métal sur le sol suivi du coup de pied de leur collègue qui leur envoya l’arme sonna le signal que les deux autres attendaient : l’un fondit sur leur blessé tandis que l’autre ramassa l’objet interdit avant d’accourir vers les rebelles démasquées. Seulement, son collègue s’occupait déjà de la plus téméraire sans aucun ménagement.
Il l’avait attrapée, frappée violemment au visage et précipitée au sol. Le pavé reluisait de son sang tandis que l’homme en blanc la frappait de plusieurs coups de bottes élancés. Elle pouvait se plier de douleur autant qu’elle le souhaitait, il ne faiblirait pas : elle le méritait. Ce déferlement impressionna la foule qui s’était apaisée, regardait à présent les pacificateurs avec admiration et respect. C’était la fin de leur acte, les pacificateurs revenaient sur le devant de la scène pour continuer le spectacle.

Un radio grésilla, on dépêchait des secours pour leur collègue gravement atteint. Un autre venait d’entraver les poignets de la rebelle faiblarde dont le sang maculait son haut.

Penché au-dessus de la jeune femme au courage empreint de désespoir, le pacificateur qui l’avait neutralisée avait cessé ses coups. Il agrippa son poignet, y serra plus brutalement que raison une menotte avant d’attraper son second bras pour l’emprisonner de la même manière.

- Levez-vous ! aboya-t-il en empoignant son bras pour la soulever.

Qu’elle se lève ou non, elle le suivrait au poste dusse-t-il la traîner dans la poussière. Il la briserait.

Une nouvelle patrouille arriva, alertée par le coup de feu qui avait résonné dans les rues paniquées du District. La situation était sous contrôle, ils se joignirent à leurs collègues déjà sur place. Deux relevèrent la rebelle qui visiblement avait déjà eu affaire à leurs armes de pointe, tandis que les deux autres encadrèrent celle qui avait joué le tout pour le tout. L’escorte était prête à s’élancer vers le poste. La suite n’était pas de leur ressort.

Spoiler:
 


Quatre Pacificateurs conduisent Leanore et Siti (PNJ) et les tiennent en joug. Un autre pacificateur reste avec leur collègue blessé en attendant les secours.

Leanore Blacksand : Tu es désormais en état d’arrestation et subis donc les actions des pacificateurs. HRP : Tu peux répondre à ce post afin de nous faire part du vécu de ton personnage lors de cette scène traumatisante, mais tu ne peux pas anticiper le déroulement futur qui sera défini dans un futur rp PNJ.

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« »
★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   Dim 12 Mar - 18:48

Les Pacificateurs - Marlon Ban





Immédiatement, Marlon retourna derrière le comptoir : il s’était plaqué tout entier contre le meuble, les sens en alerte pour comprendre les conséquences de ses actes. LE temps se figea un instant dans la bijouterie : aucun son, aucun mouvement, comme si la fusillade avait suspendu son cours pour reprendre son souffle.
Le Soldat du Capitole s’abaissa auprès du corps de Rachel et observa un instant l'étendue de ses blessures : des trous, des trous partout, certaines balles avaient traversé l’épaule de la Pacificatrice, quand une autre s’y était installée. Le regard de Marlon se porta sur chacune des déchirures, incapable de choisir laquelle était la plus urgente : il fallait absolument qu’il la sorte de là, qu’elle survive, et s'il pouvait en faire de même, ce serait bien. Mais encore devait-il savoir comment. Or, en ce moment, c'était impossible. Il ne trouvait même pas de tissu à pour compresser la plaie.
Marlon tenta vainement d’arrêter les saignements en apposant ses mains sur la première blessure qu’il vit.
La silhouette difforme grogna alors sourdement. Voilà un animal que l’on venait d’acculer dans une pièce, voilà un prédateur fusillé que l’on avait laissé vivant : le grondement se changea en un hurlement, puis en paroles venimeuses. Marlon leva les yeux mais le comptoir lui coupait la vue ; et ses oreilles percevaient des mots terribles, des mots qu’il refusait simplement d’entendre. Il jeta un œil à la porte de la boutique, celle qu’ils avaient franchie plus tôt pour mettre fin à cette prise d'otages et aux exactions des rebelles… ce qu’il faisait actuellement n’avait plus aucun sens.
Un regard à la hanche de Rachel. La radio s’y trouvait toujours. Il pouvait appeler des secours…
Et soudain des coups détonnèrent : dans cet orage, un présentoir derrière Marlon céda dans un cri déchirant quand un second s’effondra à sa gauche. Dans un réflexe, le jeune homme se plaqua contre le comptoir pour éviter les éclats de verre, mais les dégâts étaient assez loin et les petits morceaux n’étalèrent qu’un tapis étincelant jusqu’au mur du fond.
Mais immédiatement, un troisième tir éclata juste à sa droite dans une plainte déchirante : Marlon se jeta sur Rachel, entoura sa tête et son cou de haut de son corps. L’orage passé, la grêle suivit : une pluie dure frappa son dos et ses épaules, glissant le long de l’armure blanche pour rebondir en notes claires sur le plancher. De vives coupures s’éveillèrent alors le long de son crâne et de son cou, et il siffla face à l’acerbe douleur.
Ils devaient sortir d’ici avant que ça ne dégénère encore plus – pouvait-ce réellement être pire que la situation actuelle ? De ses gants écorchés par les éclats de verre, il aperçut des perles de sang goutter petit à petit. Il sentait également un fil liquide sur le cou lui causant des chatouillements qui lui lançaient des décharges le long du dos.
Marlon se redressa pour se défaire de cette insupportable sensation. Il aperçut alors une silhouette s’approcher, grande, dont la venue était simplement terrifiante. Son cœur manqua un battement tandis qu’il tâtonnait son flanc pour saisir son arme, pour ne pas laisser cette personne s’approcher. Quand j’en aurai fini j’vous jure que vos familles vous reconnaîtront plus ! Ces mots se rappelèrent au soldat avec la violence de coups de poing et il ne douta pas un instant que cet homme tiendrait parole.
Un regard à la porte, puis à l’arme. Marlon décida de tenter de le neutraliser, pour de bon.
Une pulvérisation retentit subitement derrière lui, sur le côté de la bijouterie. Le jeune soldat se retourna juste le temps d’apercevoir l’étagère qui s’étalait sur le sol dans un vacarme tonitruant, assourdissant, déversant des milliers d’éclats de verre sur le sol. Les vagues atteignirent les pieds des deux Pacificateurs, inondant le parquet de leur dangereuse lueur. Marlon se replia sur lui-même et observa horrifié la vague qui se répandait pour les entourer. Un jour, lors de sa formation, il avait entendu une femme originaire du District Quatre raconter que les plus violentes marées montaient tellement vite que les pêcheurs et baigneurs imprudents se trouvaient emprisonnés avant de comprendre la calamité qui venait les attraper.
Marlon comprenait l’émotion qui devait les étreindre, happés par l’horreur de se trouver coincés par une force qui l’acculait en ce moment-même. Entre les balles qui l’empêchaient de s’écarter du comptoir et les vitrines qui s’effondraient pour le plaquer contre le meuble, le soldat ne pouvait pas faire le moindre mouvement. Il était coincé là. Lui et son cœur qui s’affolait, et Rachel qui déclinait, et les rebelles qui les avaient totalement à leur merci.
Peut-être fut-ce son œillade rapide ou le fait que la journée était une belle après-midi d’été, mais Marlon vit la sortie comme une magnifique tâche éclairée : une clarté qui était d’autant plus rude qu’inaccessible. Loin de cet enfer. La lumière d’un jour chaud filtrait de l’entrée enfoncée pour offrir des rayons doux, mais d’une douceur aussi dure. Elle donnait aux gouttes de verre une splendeur glacée, quand il suffisait d’un contact pour apposer sur leur surface cristalline un voile écarlate.
Pourquoi fallait-il que ce lieu d’horreur soit paré de si beaux ferrets ?
Encore un regard saccadé à la ronde : la silhouette s’était transformée en un homme imposant, et Marlon eut peine à croire que ce qui l’effrayait tant était un être humain. Qu’il ne voyait que de dos, avançant vers un civil. Non, pas un civil quelconque, c’était l’ancien Vainqueur qui s’était précipité dans la bijouterie et que le soldat avait sommé plus tôt de sortir. Ce que l’idiot n’avait pas fait. Les deux hommes tenaient une conversation dont les accents parvenaient nettement jusqu’à Marlon, sans pour autant qu’il puisse en discerner les mots.
Encore un tir, et cette fois-ci, la balle frappa directement le comptoir en explosant tout le verre sur les deux gardiens de la paix, l’un parvenant au dernier moment à protéger l’autre et à se prendre la violence de l'impact dans tout sa magnificence.
Marlon se trouva submergé par le clair matériau : submergé par la clameur éclatante, submergé par le verre, submergé par les entailles qui fleurissaient sur chaque centimètre de peau que son armure abîmée ne couvrait plus. Les paupières crispées, les bras et les épaules ramassés sur Rachel, il lui était simplement impossible d’agir. Son souffle lui-même était coupé. Il se trouvait là à attendre que ça passe, à attendre le coup suivant, à attendre la fin.
Ce fut le roulement des billes de verre se joignant tranquillement à l’écume des salves précédentes qui le tira de sa prostration. Ses mouvements détachèrent les quelques éclats logés sur son corps. Premier réflexe un peu idiot, il frotta le verre sur son armure, débarrassa ceux qui avaient envahi Rachel malgré sa couverture.
Du sang perla dans son œil, lui brouilla la vue. Son arcade sourcilière s’était entaillée et, il avait beau frotter, il ne pouvait pas empêcher le saignement abondant.
Un constat consternant : il lui était impossible de sortir. Il suffisait qu’il redresse un peu la tête pour qu’un tir le prive de tout moment. Ni réplique, ni échappade. Subir jusqu’à ce qu’on l'oublie. L’histoire de sa vie, en somme.
Marlon leva les yeux vers l’échange entre les deux hommes, juste à temps pour voir le rebelle lever l’arme vers le civil. En direction de la main sur l’étagère. Une détonation. Une explosion. Des éclaboussures de sang irradièrent l’endroit, les gouttes s’éparpillant sur les deux hommes avec l'aisance de la rosée au matin. Et laisser à la place de la main des guenilles, des loques, des charpies.
Le rebelle venait d’exploser la main d’un civil sous les yeux stupéfaits de Marlon. Une exclamation étranglée s’échappa de sa poitrine, comme s’il ne pouvait pas y croire : il se trouvait aussi horrifié qu’il l’avait été devant le crâne défoncé du maire ou le visage mort de Janet. Il ne se rendit pas compte du bruit qu’il avait fait, il tentait de son mieux de détourner les yeux de cette vision d’horreur, de ces lambeaux qui pendaient mollement du bras de l’ancien Vainqueur. Sans même percevoir que le rebelle avait la même mais la stupeur n’aurait de toute façon pas été la même entre les deux blessures.
Sous la surprise, il avait dû bien trop se relever et un nouveau tir partit, le forçant à se baisser et à briser ses observations.
Impossible. Sa poitrine battait à tout rompre, ordonnant elle aussi la sortie – mais il n’y avait pas de sortie ! Plus de sortie ! Marlon n’en pouvait plus, et il ne se rendit même pas compte qu'en essuyant le sang qui coulait de son sourcil, il en rajoutait encore plus – le sien, celui de Rachel, aucune idée. Pas d’échappatoire, ni de sortie : impossible pour lui de faire un mouvement sans se blesser encore plus sur cette mer de verre, sans risquer de se prendre le tir qui l'attendait insidieusement de la réserve. Sans risquer d'abandonner sa vie au coin d'une bague finement ouvragée.


Spoiler:
 


Rachel Morrisson - PNJ et Marlon Ban - PNJ sont dans la bijouterie Standford.

_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 


Dernière édition par Amy E. Wetthrone le Lun 13 Mar - 2:13, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
« »


MessageSujet: Re: EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1   

Revenir en haut Aller en bas
 

EVENT exceptionnel - Confrontation au District 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunger Games RPG ::  :: Gestion des events, PNJ,...-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit