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 EVENT exceptionnel - Post d'introduction n°2

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★ Âge : Immortel
★ Occupation : Torturer les joueurs ^^
☆ Humeur : Sadique
☆District : Tous

○ Points : 4357
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: EVENT exceptionnel - Post d'introduction n°2   Dim 22 Jan - 21:09





Introduction de l'Event - Post n°2
Pacificateurs








Un ordre est un ordre...
Appel des troupes
__________________________

La matinée du ministre des armées s'annonçait complexe, à mille lieues de celle qu'il avait imaginée dans la routine des dossiers cachetés habituels. Un soupir lui échappa et il retira son épaisse veste dont les épaulières portaient quelques décorations militaires, vestiges d'un passé où il avait exploré le terrain avec ses frères d'armes. Prométhéus devait bien l'admettre : parfois, il aurait donné cher pour retourner combattre les parias des districts et exterminer les nuisibles de la Rébellion. Il se souvenait encore avec fierté des traques qu'il avait menées, des esprits qu'il avait molestés, des corps qu'il avait torturés et des vies qu'il avait ôtées. Il n'aurait su les compter et pourtant chacun de ses actes avaient contribué à le mener jusqu'à ce bureau d'où il tenait l'armée entre ses mains à la peau calleuse.

Prométhéus Cleagan était un homme du Capitole mais aussi un homme de terrain, un homme qui était finalement bien différents des autres épouvantails qui siégeaient au conseil des ministres. Même s'il n'approuvait guère leurs réactions mesurées et hautement sournoises, il comprenait que c'était cette maîtrise de l'art de l'hypocrisie qui leur permettait de s'assurer une pérennité au sein du gouvernement. Avoir une morale ne pouvait vous être d'aucune aide, au contraire elle trahissait votre faiblesse de caractère.

Ses doigts agitèrent une cuillère dans sa tasse de café encore pleine dans laquelle il ajouta un soupçon d'alcool. Le liquide lui brûla la gorge, le revivifia. La chaleur emplit sa poitrine pendant qu'il parcourait déjà son clavier virtuel pour contacter la première intéressée, la chef des pacificateurs du District Un : l'impitoyable Janet Dixon. Bien qu'il fut plutôt misogyne, le ministre devait admettre que ses états de service étaient impeccables. Sur l'autre moitié de son écran s'affichait ceux du pacificateur Stevens, le chef du District Cinq. Bientôt les deux garants de la sécurité de ces districts furent en ligne.

- Ici Harding, annonça-t-il simplement alors que Dixon et Stevens lui répondirent d'une salutation militaire. J'ai à vous informer d'une mission de sécurité capitale. Dans quelques heures seulement les maires de vos districts se rencontreront au Un pour une diffusion en direct commandée pour l'Expiation. Il est impératif que la sécurité y soit maximale.

L'expression fermée, Janet affirma que, malgré les troupes de réserve réduite en raison du marché mensuel qui bénéficiait d'une surveillance accrue vu le nombre d'étrangers présents, elle réussirait à mettre en place une équipe efficace dans le temps imparti. Beaucoup plus sur la défensive, Stevens indiqua qu'il n'avait que peu d'hommes disponibles et que, puisque la rencontre se déroulerait au Un, il n'enverrait que quelques pacificateurs pour assurer le transport de M. Wetthrone, dont Edmond Bennet qui avait fréquemment été attaché à sa sécurité. Janet eut un sourire pincé derrière son écran, la réaction de son interlocuteur ne faisait que confirmer l'incapacité de bien des chefs de caserne à veiller à maintenir le calme à Panem.

Après un bref instant de réflexion, le ministre ajouta tout en écrivant déjà un message pour l'escouade d'intervention d'urgence stationnée à la Noix tout en annonçant :

- Très bien. Dixon vous accueillerez également des pacificateurs de l'unité d'intervention stationnée au Deux, ils viendront renforcer vos rangs. Je ne veux pas de la moindre vague.

Depuis que la décision de mettre la majeure partie de la sécurité entre les mains de Dixon, Prométhéus était sceptique : cela n'était qu'à causes de ses préjugés sexistes mais contrôler un peu plus la situation grâce à la présence de quelques pacificateurs chevronnés, voire des soldats, viendrait renforcer la sécurité du District Un.

Janet approuva sans plus de commentaire, bien qu'elle percevait le doute du ministre sur sa capacité à assurer le commandement des troupes et leur plan de couverture de l'événement. Quant à Stevens, il se contenta de saluer la décision de Cleagan.

Je vais maintenant vous rendre la communication afin que vous puissiez mettre en place la coordination de vos troupes respectives. Et n'oubliez pas, même si cette mission de sécurité peut vous sembler facile, je ne tolérerai pas la moindre erreur.

Sur cette déclaration, il coupa sa transmission laissant les deux pacificateurs seuls.

Coopération des troupes
Une discussion animée
__________________________

Décidément, cette journée allait de mal en pire. Janet se mordit la lèvre inférieur, seul tic nerveux dont elle n'arrivait pas à se défaire. L'allusion à peine voilée de la confiance limitée que lui accordait le ministre des armées l'avait profondément agacée et elle comptait bien tout mettre en œuvre pour prouver que ses hommes étaient suffisamment compétents sans qu'on leur flanque des chiens du Deux.

- Stevens, puisque je devrais assurer la majeure partie du travail, je vous prierai de m'éviter les tergiversations et de me faire part dès maintenant des mesures que vous envisagez pour le transfert efficace de votre maire dans mon district.

Son ton avait été sec, cassant. Stevens eut un léger rire, pour qui se prenait cette donzelle ? Elle était peut-être à la tête d'un des districts les plus sûrs de Panem, mais elle n'avait pas à garder l’œil sur un élément aussi vital que l'électricité. Un soulèvement au Cinq serait bien plus dévastateur qu'au Un et cela expliquait, selon lui, qu'elle ait tant de facilité à maintenir la quiétude dans la région du luxe. Il ne releva donc pas son insinuation quant à son manque d'implication.

- M. Wetthrone est une personnalité impliquée dans la vie de notre district et très appréciée, il n'aura pas besoin d'une garde importante pour le quitter et, quand il débarquera dans votre gare, cela sera votre problème, dit-il sur un ton légèrement hautain. C'est pourquoi je le ferai conduire à la gare par trois de mes hommes, mais un seul l'accompagnera.

Janet se racla la gorge en signe de désapprobation, ce que Stevens ne manqua pas de relever.

- La rencontre a lieu chez vous Dixon, il faut croire que votre district bénéficie d'une meilleure image aux yeux des gens de la capitale que le nôtre et puis il est tellement sécurisé... Rien ne sert que j'affaiblisse nos troupes alors que vous gérez la situation... Et vous la gérez, n'est-ce pas ? finit-il par lui demander avec une certaine défiance dans la voix.

- Les données parlent d'elles-mêmes Stevens, affirma-t-elle simplement.

- Parfait, dans ce cas... Bennet ! l'entendit appeler Janet.

Sans avoir le moindre scrupule de gâcher le temps de la pacificatrice qui avait bien d'autres chats à fouetter avec ce travail qui se surajoutait à sa journée déjà chargée, elle comprit bientôt que son homologue était en train de donner ses consignes en direct à son subordonné, celui-là même qu'elle aurait sous ses ordres pendant toute la durée de l'opération.

Edmond Bennet. Voilà le nom de celui qui avait été choisi. Déjà coutumier d'assurer les arrières du maire Wetthrone lors de ses apparitions publiques officielles, il était une valeur sûre. Le genre d'hommes sur lequel on pouvait compter et qui ne rechignait jamais à accepter une nouvelle tâche au pied levé, soit-elle la plus dangereuse ou la plus ingrate. Derrière ce dévouement, se cachait une soif de reconnaissance et d'ascension et, lorsqu'Edmond saisit l'ampleur de cette garde rapprochée qu'on lui confiait, il sut immédiatement qu'il s'agissait peut-être de l'occasion qu'il attendait depuis si longtemps de faire ses preuves, de se démarquer.

Edmond écouta attentivement les détails de l'opération fournis par son commandant tandis que Janet s'impatientait à l'autre bout du téléphone délaissé. Ce peu de considération la heurta et lorsque Stevens reprit le combiné pour l'informer qu'à présent son homme était prêt à recevoir ses instructions même s'il demeurait toujours sous le commandement du Cinq, Janet se retînt de lui dire ses quatre vérités.

Aussi peu de professionnalisme l'agaçait et son énervement s'entendait encore quand Edmond s'adressa à elle.

- Pacificateur Bennet à l'appareil. Pacificatrice Dixon, j'ai cru comprendre que je passerai la journée dans votre district.

- Oui c'est cela et durant tout ce temps, je compte sur vous pour vous plier aux règles de ma caserne.

Premier contact, premier écueil. Néanmoins, Edmond devait bien admettre que la poigne dont faisait preuve cette femme avec son ton strict avait de quoi impressionner. Il espérait avoir la même un jour...

- Oui, cela va de soi. Je tiens toutefois à vous rappeler que ma seule mission est de protéger le maire du Cinq, je ne pourrais être affecté à aucune autre tâche.

Janet sentait monter en elle une tension sourde, voilà qu'il essayait de lui apprendre son métier alors qu'il n'était qu'un simple subalterne.

- Certes, mais cela ne veut pas dire que votre arme ne comptera pas parmi nos rangs pour l'organisation de la rencontre des maires.

- A ce sujet, si je peux me permettre, qu'avez-vous prévu comme plan de déploiement pour sécuriser la gare ? Si c'est bien là qu'aura lieu le premier contact.

Le ton cinglant de Janet amusait beaucoup Edmond même s'il n'en montrait rien. Il sentait bien que la rigidité de cette cheffe prise au dépourvu par les événements la poussait à rester sur la défensive plutôt que de réfléchir à la façon d'organiser la sécurisation des lieux.

- C'est... C'est effectivement là-bas que la rencontre aura lieu, sous les caméras, cela est une évidence.

- Qu'attendez-vous de moi ?

- Que vous fassiez votre travail serait déjà bien ! A votre arrivée au Un, restez dans l'enceinte de la gare. Je viendrai coordonner avec vous les derniers détails et nous pourrons alors procéder aux premières images. Ensuite, nous partirons vers l'Hôtel de ville pour les séquences plus intimistes entre les deux maires. Sachez que la traversée du District ne devrait pas poser de problème particulier malgré le marché du luxe qui se tient au centre-ville aujourd'hui même, nos rues sont parfaitement sous contrôle, dit-elle comme si elle voulait imposer sa supériorité à Edmond.

Bien que cette femme autoritaire commençait doucement mais sûrement à lui taper sur les nerfs, Edmond préféra jouer la carte de la souplesse : il plierait mais ne romprait pas !

- J'ai toujours fait mon travail correctement Pacificatrice Dixon. Nous attendrons votre arrivée en espérant que vos hommes seront suffisamment bien disposés pour nous éviter tout tracas.

- Il n'y a jamais de "tracas" au District Un, pas sous mon commandement Bennet ! Soyez à l'heure et respectez les ordres qui vous ont été donnés. A bientôt.

Janet avait raccroché. L'oreille encore posée contre le combiné qui n'émettait plus qu'un vague bip, Edmond sourit. Cette femme était aussi insupportable qu'elle était forte, mais il ne souhaitait pas se la mettre à dos. Lui montrer de quoi il était capable pourrait faire progresser sa carrière et il n'était pas prêt à laisser passer cette chance...

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