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 EVENT - Confrontation au District 1

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★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: EVENT - Confrontation au District 1   Dim 22 Jan - 0:11





Introduction de l'Event - Post n°4
Transports - District 6








Au départ d'un parcours de santé
Réaction rebelle - J5, 2h
__________________________

Adossé contre le mur de la gare vide, une faible lampe posée sur son front, Lucius parcourait lentement le billet qu’il tenait entre ses mains. A son côté, son fils aîné attendait, ses coups d’œil brusques tantôt dirigés vers le morceau de papier, tantôt dirigés vers le tunnel du train, et qui trahissaient sa patience relative.

« Très bien. »

Lucius se détacha du mur, tâtonna dans sa poche dont il sortit son briquet. Après quelques essais trahissant son usure avancée, celui-ci parvint tout même à s’allumer et sa flamme embrasa le papier. Sa vie se termina dans une dernière gerbe sur le quai sombre du Cobra. La lampe grésilla un peu, donnant à l'endroit une ambiance quelque peu inquiétante. C'était à se demander ce qui les attendait dans les recoins sombres. Dans les trop nombreux recoins sombres qui composait sans conteste la station la plus fréquentée de toute Panem.

« Et maintenant ?, s’enquit Will pour détourner son attention.
- On attend. J’ai dit à ton frère et à ta sœur de préparer rapidement leurs affaires et de nous rejoindre, mais je soupçonne Cassio de s’être rendormi.
- Les miracles existent, tu sais. »

Un léger sourire anima le visage ridé par les soucis, à peine éclairé par la lampe frontale toujours aussi instable. Et puis, le silence s’installa à nouveau entre les deux hommes. Pour l’un, il résonnait apaisant et doux, et il ferma doucement les paupières pour profiter du répit. Pour l’autre, il tintait désagréable et dissonant et, à mesure que ses pupilles s’habituaient à l'obscurité toujours plus lourde, il cherchait quelque chose de rassurant dans ces points d’intérêt. Un petit dessin obscène laissé là par un artiste du dimanche.
Quel dommage que les stations de train rebelles ressentent autant le besoin d'être secrète et mystérieuse, c'en était réellement désagréable.
Will partagea soudain ses inquiétudes.

« Pourquoi Cassio et Ivy ? On aurait pu y aller tous les deux.
- Il est trop tard pour prévenir nos employeurs, détailla calmement Lucius. Ivy, elle, peut rater l’école sans que personne ne s’en occupe et je peux couvrir Cassio à l’usine.
- D’accord… mais… tu sais que si elle décide de n’en faire qu’à sa tête – et elle le fera –, ce n’est pas lui qui va l’arrêter.
- Je sais bien. Si seulement on avait le choix. La mission devrait être facile. »

Tous les deux se turent. Le silence profita de cette faiblesse pour imposer sa lourdeur. Les soupirs répétés de Will retentissaient plus fort qu’ils n’auraient dû, et des raclements de gorge leur répondirent.
Non, décidément, il n'en pouvait plus de cette atmosphère pesante.

« Qui les accompagnent ?
- Les gars encore disponibles qu’ils ont trouvés au Treize et qu'ils ont balancés dans le train. Pas que des incompétents de ce que j'ai compris. Ils ont dépêché un ami à moi, un ingénieur dans le génie civil du District Trois. Un gars plutôt calme qui s’appelle Franklin Schildkroete. J’aimerais bien qu’il les conduise tous, si tu veux mon avis, je serais un peu plus tranquille.
- Oui, je me rappelle de lui. »

L’intonation de Will trahissait une certaine perplexité, mais il ne voulait pas juger un homme qu'il ne connaissait pas et que Lucius estimait. Et de toute façon, peu de choses réussiraient à l’apaiser ; ce pourquoi, perdu dans cette gare fantôme et vide, l’aîné des Shepherd cherchait à détailler les formes légèrement éclairées par une lumière vacillante.
Comment réagiraient-ils si cette maudite lampe frontale s'éteignait ? Ils resteraient plantés là à attendre la locomotive illuminée ?

« Siti Solendro l’accompagne, ajouta son père entre deux gorgées tirées de sa flasque.
-  Oh ! Siti fait partie de l’aventure ? Première bonne nouvelle de la journée. Sa gentillesse a tendance à faire rougir Cas', ça le calmera lui au moins… »

Pas de réaction de la part de son père. Une moue de Will se perdit dans l’obscurité. Les choses étaient tellement dures depuis quelques années.

« Qui d’autre ?
- Nicodeme.
- Ah merde. »

Will fit quelques pas dans l’obscurité, tournant en rond. Il se demandait soudain pourquoi il était là.

« On organise les choses précipitamment et Nicodeme fait partie de l’aventure ? Ça me rappelle rien de bon..., insinua-t-il.
- Tu n’as pas besoin de me le rappeler. En attendant, si je le briefe bien, il ne devrait pas poser problème. »

Des mots secs pour des souvenirs douloureux.
Pendant un instant, Will s’arrêta net et leva les yeux vers son père. Une envie d’envoyer ce plan en l’air et de s’engager à la place de l’agriculteur du District Neuf l’avait saisi : après tout, il était un travailleur rigoureux et consciencieux, et son absence ne lui serait pas reprochée. Tout le monde pouvait annoncer cette mission comme la plus simple du monde, le simple fait d’envoyer Ivy et Nicodeme sous la seule tutelle de Franklin et Siti n’était pas une garantie de succès. Sincèrement pas.
Mais les ordres étaient les ordres et ils devaient faire avec, même dans la précipitation la plus insensée.
Ses pensées furent coupées : des pas retentirent dans la cage d’escaliers, des rires résonnèrent et des paroles surexcitées répondirent. Les éléphants débarquaient, pensa Will, et la lampe de Lucius éclaira l’arrivée en fanfare d’Ivy et Cassio.

« Toujours aucun signe de l'équipe de choc ?, sollicita-t-elle.
- Dire qu'on aurait pu dormir encore un peu… », gémit-il.

Ivy pouvait brailler autant qu'elle le voulait, ses petits yeux révélèrent son réveil précipité et l'envie peut-être de dormir un peu. Mais le regard rieur de Will s'avérait tellement éloquent qu'elle se ressaisit après avoir secoué ses cheveux, prête à relever un nouveau défi : être plus insupportable que d'ordinaire malgré les heures de sommeil perdues.
Envoyant au diable toutes les saletés sur lesquelles il pouvait s’asseoir, Cassio s’installa dans un coin du quai pour terminer sa nuit : sa journée avait été terrible et ne cessait de se rappeler à lui. Ivy lui jeta un regard furtif, prête à le déranger, mais un geste de son père l’arrêta dans son élan, d’autant plus que son frère aîné le soutenait. Elle se détournait d’eux et commença à faire la funambule quelques mètres au-dessus des rails.

« T’auras l’air maline si tu tombes, éluda Will alors qu’elle en était à son cinquième aller-retour.
- Rien à faire.
- Pousse-toi Ivy, le Cobra arrive », grogna son père.

D’un saut majestueusement exagéré, la jeune femme se décala des rails. Effectivement, les crissements d’un train debout sur ses freins retentirent et les phares du magnifique engin illuminèrent la gare secrète du District Six. On réveilla Cassio.



La première à passer les portes du bijou de la rébellion était Siti. Le visage toujours souriant et les yeux toujours réveillés, la jeune coloriste du District Huit salua toute la famille assemblée là. Comme si savamment prédit, les joues de Cassio se teintèrent quand elle le prit dans ses bras ; et elle se retrouva visiblement satisfaite sur le visage hâlé quand Ivy et Will se mirent à rire.

« Ah Kenny, ils ont réussi à te trouver un travail plus intéressant que la boîte à chaussures qui te sert de bureau ? », ricana Ivy.

Spécialisé dans les télécommunications au District Treize, où il était né, Kenny Lonwood avait effectivement reçu son ticket de train pour la mission au dernier moment puisque :

« … j’ai eu à user de mon charme ravageur en rappelant que c’était moi qui avais reçu l’information parce que j’avais veillé tard, se pavanait-il.
- Dis leur que c’est parce que tu t’es endormi et que tu as loupé la fin de ton service, minauda Siti.
- Oh hé, ça va. Une Capitoléenne qui braille avec son accent de merde à l’autre bout du fil, même pour annoncer une future mission, c’est vraiment un supplice.
- Effectivement, t’as mérité ton billet.
- Et puis, j’tiens à rappeler que j’ai passé des heures au District Un… mais vous ne saurez pas pourquoi. C’est classé « Secret Défense ».
- J’espère que la fille était jolie. »

Le nouvel intervenant, Nicodeme Cartright, quitta le train de son pas ample jusqu’à dominer le gamin du Treize. Celui-ci avait piqué un fard après avoir jeté un regard à Ivy, qui n’avait d’yeux que pour le dernier arrivant qui lui servait de modèle dans la rébellion.

« Je suis déçue, plaisanta-t-elle.
- Il raconte n’importe quoi ! T’façon, j’ai pas besoin de chercher des filles au Un, elles sont assez belles au Treize !
- Intéressant », souffla Siti.

Hilarité générale, et même Lucius que cette conversation agaçait, trahit son absence.
A cet instant sortit le vétéran de cette mission, si l’on exceptait Lucius qui ne faisait que donner les instructions : un homme à la peau tannée imposant le respect autant par sa taille que par la tempérance qui exhalait de son visage. Bien qu’il n’y mette pas une force incroyable, sa voix grave et posée porta loin :

« Nous repartons dans dix minutes pour le District Quatre. Ne perdons pas de temps, Lucius, tout le monde est là. »

La considération que se portaient les deux vétérans fut rappelée en un échange de regards et le mécanicien du District Six se racla la gorge pour capter l’attention papillonnante. Malheureusement, il n'aimait pas s'improviser chasseur de papillons.

« Si vous pouviez vous concentrer dès maintenant, j’aimerais vous exposer les directives que j’ai reçues pour cette mission. »

Les rebelles s’étaient naturellement placés en arc de cercle devant lui : Will à sa droite, puis Nicodeme, suivi de Siti, Ivy, Cassio, Kenny, et enfin Franklin et son éternel immobilisme à sa gauche.

« Il y a de cela quatre heures, un de nos indics du Capitole nous a fait savoir que le Gouvernement organisait une rencontre entre les maires du District Cinq et du District Un chez ce dernier pour une interview. Ce qui signifie caméras et journalistes sur place, avec une possible diffusion en direct. »

A part Will, aucun ne savait de quoi en retournait cette mission : Ivy et Cassio avaient à ce moment-là paressé dans leurs lits et Nicodeme, Siti, Kenny et Franklin avaient sauté dans le Cobra sans même savoir de quoi il en retournait.

« Ça a un rapport avec les Tributs encore vivants dans l’arène ?, s’enquit Siti.
- C’est ça, intervint Will avec l’assentiment de son père. Le rapport était évasif à ce sujet mais il semblerait que la ministre des Hunger Games en personne souhaite marquer le coup avec ces images. Nous en saurons certainement plus lorsque vous aurez accompli votre mission.
- Qui a deux volets, reprit Lucius. D’abord, il vous faudra tuer le maire du District Un à la vue des journalistes présents sur place.
- Si avec ça on ne marque pas le coup…, articula Kenny.
- Ensuite, il faudra mesurer le temps de réaction des Pacificateurs. »

A ce moment-là, Ivy glissa quelques mots à l’oreille de Cassio à propos de « marque d’oreiller » et de « trace de bave » ; agacé, il répondit par un coup de pied dans le tibia qui provoqua à la fois une grimace de douleur et une once d’hilarité.

« Gonzesse.
- Connasse.
- Bon sang, ça suffit tous les deux ! »

Lucius gronda et les regards se tournèrent tous vers les deux Shepherd. Cassio leva les mains et Ivy soupira en roulant des yeux, mais les deux se turent – pour le moment.

« Mesurer le temps de réaction des Pacificateurs, donc ?, intervint Franklin en sentant la colère de son voisin grandir.
- Effectivement. C’est une donnée dont on a besoin depuis longtemps, sans savoir à quelle occasion la mesurer. Elle se présente maintenant et l’impact psychologique serait assez marquant pour qu’on la loupe.
- Mais comment sommes-nous censés fuir et mesurer le temps en même temps ?
- Vous n’êtes pas : nous avons un rebelle dans les rangs des journalistes, et il sera présent à l’interview. Il a déjà reçu toutes les instructions.
- Depuis quand on a un journaleu qui bosse avec nous ? »

Décidément, le gestionnaire des communications externes au District Treize était intéressé par cette nouveauté : sa vie serait facilitée par la présence de ce rebelle au Capitole. Mais Siti tempéra ses ardeurs :

« On n’a pas le temps, Kenny.
- Evitez simplement de le descendre lui, reprit Will. Vous devriez le reconnaître, il a un micro et peut-être une casquette. Rose. »

Quelques rires secouèrent l’assemblée et Franklin jeta un regard à sa montre, ce qui suffit à transmettre son message sans user de mots.

« Donc, continua Lucius, le maire du District Un descendu, faites en sorte d’échapper aux Pacificateurs. Si jamais vous ne trouvez pas de planque sur place, Kenny sait où habite Zane Hamilton – plusieurs hochements de tête révélèrent la popularité de ce gamin – qui vous accueillera sans souci.
- Yep, entre le centre d’entraînement des Carrières et la garnison des Pacificateurs ! Derrière la poubelle rouge, si je me souviens bien. »

Champion. Lucius claque de la langue en signe de désapprobation.

« Pour terminer, conclut Will, sachez que le Cobra contient déjà tout votre équipement. Cette mission n’est vraiment pas considérée comme difficile : l’organisation est juste précipitée par l’arrivée tardive des informations. Néanmoins, soyez prudents.
- Une dernière chose : il a été convenu que ce soit Cassio qui abatte le maire du District Un. »

Deux têtes se soulevèrent à cette annonce : tout d’abord Cassio, qui ne comprenait pas pourquoi il lui était déléguée une telle responsabilité, ce qu’il n’eut pas le temps d’exprimer puisque sa sœur lui claqua un coup de coude dans les côtes ; puis venait, plus insidieux, le regard de Nicodeme, pas assez dupe pour comprendre qu’il n’y avait rien de convenu et que Lucius avait décidé seul que ce serait son fils qui tiendrait le fusil.
Encore une histoire de Shepherd, comme le rappelait l'intervention de son aîné en très bon second qui récapitula la mission :

« En somme, infiltrez le District Un, descendez son maire, essayez de récupérer le plus d’informations possible et dégagez de cet endroit. Pour les questions, essayez de voir entre vous : je crois que si le Cobra part sans vous, Franklin va nous étrangler un par un. »

Quelques sourires accueillirent cette tirade et les rebelles grimpèrent dans le train. D’abord Siti qui enlaça rapidement son ami Will avant de partir, puis Kenny qui se retourna vers Ivy, qui le suivait, en la félicitant de se joindre à eux ; vint derrière encore Cassio que son père surveillait de son habituel regard sévère et lourd de responsabilités.
Quand Nicodeme commença à franchir les marches, Lucius l’arrêta un instant.

« C’est pas un traitement de faveur, tu sais. Faut que le métier rentre.
- Oui ça va, j’ai compris.
- Si tu dois arranger un coup manqué, n’hésite pas. »

Le rebelle du District Neuf acquiesça et partit sans plus attendre. Franklin le suivait de près, et Lucius lui lança :

« Surveille mes gamins comme je surveillerais les tiens.
- Compte sur moi. »

Et, réglé comme du papier à musique, le train s’ébranla lentement pour quitter la gare rebelle du District Six.



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Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


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