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 [FlashBack] Tournée de la victoire

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MessageSujet: [FlashBack] Tournée de la victoire   Sam 3 Sep - 1:13


Tournée de la victoire - 2229


"Arrivée du train"
Sélène & Hunter


L'euphorie, l'opulence, l'abondance, la gloire... Tout avait été parfait. Encore plus splendide que dans mes plus beaux rêves. J'avais été choyée, adulée, élevée au rang de grande vainqueur des Hunger Games. Je ne pouvais le nier, j'avais été fière quand j'avais vu la foule m'applaudir à mon retour. J'avais ressenti ce bonheur éphémère et je m'en voulais d'avoir souri, d'avoir été heureuse même l'espace de quelques minutes quand j'avais serré Channelle contre moi. Elle était si fière de sa grande sœur, mais elle ne connaissait pas toute l'histoire... Personne ne saurait jamais et ça me rongeait de l'intérieur.

**********Quelques semaines plus tard**********

Le bruit métallique du train glissant sur les rails était honteusement rassurant. Parfois, un son plus sourd le perturbait un instant avant qu'il ne reprenne sa mélodie rythmique alors que mon regard se portait au loin. J'apercevais déjà les montagnes de cette région où les barrages hydroélectriques qui faisaient fonctionner tout Panem étaient dressés. Je ne savais pas cela avant l'arène... C'est "lui" qui m'avait expliqué comment tout ce luxe dans lequel je vivais était possible, comment lui et d'autres le fabriquaient dans son district.

Son district.

J'avais toujours pensé que la tournée de la victoire serait pour moi l'apothéose de mon existence, le moment où je savourerais ma supériorité, où je me délecterais de la sensation de profond honneur et de gloire qui m'habiterait. Tout serait parfait, j'en étais sûre. J'avais tout prévu, tout imaginé : ma façon de marcher en me déhanchant légèrement, juste pour paraître suffisamment provocante, mon regard qui n'hésiterait pas à croiser celui des familles des perdants... J'avais imaginé que ce serait facile, grisant même. Or, j'avais dû me rendre à l'évidence, cela n'était qu'un rêve. Et même si jusqu'à présent, la tournée n'avait eu qu'un goût légèrement amer, il y avait eu des instants entre deux flûtes de champagne où j'avais eu l'impression d'être à ma place.

Cependant, alors que le train approchait du District Cinq, je me sentais plus morte que jamais.

La porte du wagon claqua. Kyle s'approcha de la banquette où j'étais adossée et s'installa juste en face de moi. Il n'avait pas dit grand chose depuis ma victoire. En réalité, cela faisait des années que nous n'avions pas eu une vraie conversation. On se détestait, cordialement mais profondément. Le serveur Muet vînt déposé un verre au liquide ambré. Je l'entendis en boire une gorgée pendant que mon attention s'était à nouveau perdu dans ce paysage inconnu qui me semblait pourtant si familier tant il m'avait permis de le voir à travers "ses" yeux...

- Merde pas Sél...

Son avertissement sonna vaguement. Je m'en foutais de son avis. Il ne comprenait pas. Kyle avait toujours été un con, un imbécile bodybuildé qui avait fracassé le crâne de sa nana sur un lac gelé. Est-ce que ça en faisait un type plus respectable que moi qui avais été incapable de "le" tuer ? A mes yeux, ça n'en faisait qu'une pire ordure que ce qu'il n'était déjà avant que je n'entre dans l'arène.

- Aujourd'hui surtout... Tu n'as pas intérêt à merder...

Ferme ta gueule Kyle... Vraiment ferme-la... Me donner des conseils alors que tu aurais préféré que je crève dans cette arène, alors que tu as tout fait pour que j'y reste. Avoue que l'argent des sponsors est parti dans l'alcool dans lequel tu as dû te noyer à chaque fois que je prenais un peu plus la place de favorite... Et puis savais-tu simplement ce qu'il s'était passé ? Non, tu ne savais rien sinon tu m'aurais sans doute déjà dénoncée à tout le District, juste pour me voler la vedette, comme toujours. Kyle Featherstone, l'immense vainqueur et sa pauvre petite sœur si fragile... Il me donnait la nausée. Au final, la seule satisfaction que j'avais eu à gagner était de voir sa tête défaite une fois sortie du centre de soin et même cette vision était une bien maigre consolation par rapport à tout ce que j'avais prévu...

- Fiche-moi la paix Kyle, dis-je sur un ton égal, pensif.

Je n'avais pas envie de me battre avec lui, pas maintenant. Pas alors qu'on commençait à apercevoir les maisons du District Cinq. Mon frère eut un petit ricanement, se leva et quitta le wagon sans même un mot de plus. Qu'il aille en enfer. Avec les Juges.

Désormais, le train longeait les frontières de notre prochain arrêt. J'apercevais des rues derrière le grillage, des demeures bien moins cossues que celles du Un. J'avais presque l'impression de reconnaître des lieux, il ne m'avait pas menti. Tout était si terne, si morne. Il devait être une lueur au milieu de ces couleurs si neutres et pâles et désormais il était mort.

Une larme coula en silence sur ma joue. Je ne pleurerais pas. Je n'en avais pas le droit. J'étais en vie. Qu'est-ce que j'aurais aimé redevenir cette carrière bourrée de hargne et d'un besoin de prouver au monde entier qu'elle était à la hauteur ? Pourquoi ma débordante confiance en moi m'avait-elle échappé ? Je priai presque que le train oublie de marquer l'arrêt, qu'il passe tout simplement... En réalité, je voulais fuir. Seulement à Panem, on ne décide de rien. On ne décide même pas de sa mort alors décider de ne pas s'arrêter pour aller harceler un District en deuil, c'était surfait !

Un soupir m'échappa, je mélangeais tout. J'essayais d'oublier, de devenir cette vainqueur que tous avaient désignée. Quand j'ouvris les yeux, le métal était partout derrière la vitre. De larges poteaux qui s'entrecroisaient au-dessus des rails dans des structures complexes. Ce district avait cet aspect industriel particulier, un peu comme au six même si, ici, il était encore plus marqué. Un crissement et bientôt le voyage prit fin.

Terminus tout le monde descend... Je restais assise encore quelques secondes, personne n'était sur les quais mis à part les hommes en blanc. Sans doute était-ce comme dans tous les autres districts où la population avait été réunie sur la place principale et attendait patiemment que Sélène Featherstone vienne leur faire l'honneur de sa présence. Je prenais une grande respiration, puis me dirigeais vers la sortie. Mon hôtesse et Kyle m'attendaient déjà en bas des marches.

Ce n'était pas moi qui aurais dû descendre de ce train. Ce n'est pas moi que les pacificateurs du Cinq auraient dû escorter jusqu'à l'Hôtel de ville, ni même moi qui aurais dû serrer la main de la maire.

Maël aurait dû être là. Il aurait dû vivre tout cela. Pas moi.

Ne rien montrer, ne rien laisser paraître de la rage, des regrets et de la faiblesse qui étaient miens. Je gardais la tête haute, mon cœur battant à cent à l'heure et je souris. Je venais de revêtir pour la première fois ce masque qui me deviendrait si familier pendant des années...


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Dernière édition par Sélène J. Featherstone le Lun 24 Avr - 0:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Tournée de la victoire   Sam 3 Sep - 11:58

Arrivée du train - 2229

Les jeux... La pire invention que l'homme n'est jamais inventé. C'est le jour ou Maël, mon frère, a été sélectionné pour participer à cette ignominie que je m'en suis rendu vraiment compte. Le capitole, ce ramassis de pourri qui se pavane comme des coqs de notre éxploitation, n'a fait que l'envoyer à l'abattoire, lui, ainsi que les vingt-trois autres concurrents. Oui. Les vingt-quatre tribûts sont mort dès que leur nom a été tiré de l'urne. Car dans ce jeu, il n'y a pas de vainqueur. Seulement des survivants, qui devienne les marionettes de notre belle capitale. Alors c'est comme ça, Maël est parti crever loin de sa famille, de ses amis et de ceux qu'il chérissait.

Puis il y a eu les notes des juges. Comme toujours, les districts des carrières ont été favorisé, et la district cinq, dévalorisé. La piètre note qu'a obtenu mon jumeau lui a vallu peu d'allié dans l'arêne. Mise-à-part la fille du un. Cette fille en qui il a tous de suite eu confiance, cette fille qui l'a trahie pour la victoire. Je l'avais prévenu de ne se fier à personne, mais comme je le prévoyait, il ne m'avait pas écouté...

Ou du moins, c'est ce qu'il croyait. Après que les deux tourtereaux aient fait part au monde de leur magnifique physique, Sélène Featherstone n'a pas hésité une seconde a jeté Maël du haut de la falaise, pour qu'il aille se fracasser conte les rochers. Je ne crois pas que ses larmes n'aient trompés personne. Elle l'a poussé, qu'elle l'assume et qu'elle le reconnaisse, sinon elle finira comme lui. Et plus tôt qu'elle ne le pense.

Cette fille, qui dit « pleurer Maël autant que ses concitoyens du district cinq », a d'abord abusé de la confiance de mon frère pour en obtenir les faveurs, avant de l'abandonner comme on abandonnerait des objets usagés. Et aujourd'hui, elle vient. Elle ose venir devant la famille de Maël, notre famille, pour lui dire qu'elle partage notre chagrin ou je ne sait quelle connerie dans ce genre là. Si au moins elle avait la déscence d'assumer, elle mourrait plus rapidement. Parce que oui, elle va mourir. Mais après avoir confesser son crime.

Son train était parti du district quatre il y a maintenant plusieurs heures, et j'ésperais bien qu'il déraillerais, emmenant six pieds sous terres tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur. Mais je me doutais bien qu'il arriverait, et qu'elle serait là, devant nous, pour cracher sur Maël, à nous dire qu'elle l'avait vraiment aimé, et je ne sais quel excuse pour prouver que ce n'est, soi disant, pas elle qui l'a tué.

Car oui, nous étions déjà sur la place depuis maintenant deux heures. Les pacificateur nous avaient obliger à venir en avance, afin de nous rediffuser les meilleurs moment des jeux. Ils aimaient nous faire souffrir, en nous diffusant en boucle la mort de Maël. Toujours ce même passage. Sélène qui le pousse, lui qui tombe, et le bruit de ses os rompu contre le rocher, et son corps emmener par les vagues, puis par l'hovercraft.

Enfin, on entendit un crissement aigüe venant de la gare. Le train arrivait. Mais à présent, je m'en rendait compte. C'était trop pour moi, je ne pouvait pas la regarder dans les yeux. Si je la voyait, il faudrait que j'aille la tuer, l'égorger sous les yeux de la foule, c'était la meilleure chose que j'avais à lui offrir. Mais si je faisais ça, je me ferais éxecuter, et bien que j'aime mon frère, je n'avais pas envie de le rejoindre.

Je préférais donc m'éxilez, je forçais le passage et m'enfuis en courant dans une cachette que je connaissait, juste à côté de la cave de boucher. L'odeur n'était pas éxquise, mais elle était toujours plus supportable que celle de cette tueuse. Quand ils m'attraperont, ils me fouetteront sûrement, mais qu'importe, c'est toujours mieux que la mort...

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MessageSujet: Re: [FlashBack] Tournée de la victoire   Lun 24 Avr - 0:20


Tournée de la victoire - 2229


"Attente à l'hôtel de ville"
Sélène & Hunter


Marcher droit, le regard à l'horizon et sans s'arrêter. Cette détermination avait toujours semblé m'accompagner : quand je m'étais entraînée sans relâche tout d'abord, puis lorsque je m'étais portée volontaire, lors du battage médiatique qui avait précédé l'entrée dans les Jeux et enfin tout au long l'arène. Dans les discours, on me dotait de cette hargne propre aux carrières, de leur puissance redoutable, de leur fougue aussi, et ils ne mentaient pas. J'avais toujours réuni ces qualités, je m'en étais servie, vantée même. Alors pourquoi avaient-elles décidé de prendre la poudre d'escampette toutes en même temps ? Je foulais ce sol du District Cinq avec une impression étrange de ne pas être à ma place. Pourtant, il allait falloir qu'elle se dissipe et vite.

Sans attendre, nous nous étions dirigés vers l'hôtel de ville. Sur le chemin, il était difficile pour moi de ne pas faire le parallèle entre ce que mes yeux découvraient de ce district et les mots qu'avaient su trouver Maël pour me décrire son quotidien. Je pouvais presque entendre sa voix et j'aurais aimé pouvoir fermer les paupières rien qu'un instant pour avoir la sensation qu'il était encore là, en train de m'expliquer tout ce qui présentait à mon regard. Ce droit ne m'était pas accordé, nous avions un programme à respecter. Un programme qui n'incluait pas l'apitoiement de la vainqueur sur sa dernière victime.

La rage me rongea, j'accélérai le pas.

L'hôtel de ville était une bâtisse bien moins clinquante que dans le Un, mais bien plus digne que dans le Douze où son aspect décrépi m'avait arraché une moue de dégoût. Comme à chaque fois, c'est une porte dérobée que nous empruntâmes afin de laisser tout l'effet de ma présence pour mon entrée sur les escaliers de la place qui offriraient une tribune à mon triomphe. A l'angle, j'entendais déjà les murmures discrets de la foule que des pacificateurs devaient encadrer. Je m'imaginais ce qu'ils disaient, mais ça m'atteignait pas. Leur jugement n'était qu'un venin dont j'aurais dû me délecter tant il était surfait, au lieu de cela il m'indifférait seulement. Je m'en voulais presque de ne pas vivre la tournée que j'avais espéré, mais cela n'était qu'une nouvelle façon qu'avait trouvé mon esprit pour m'empêcher de penser à cette famille qui allait être placée sur une estrade pour me faire face.

Il y en aurait deux en réalité, deux familles qui avaient perdu un enfant. Dualité imbécile, je me fichais de celle de la fille tandis que l'autre me perturbait avant même que j'ai affronté son regard. Avait-il des frères et sœurs ? On n'en avait pas vraiment parlé dans l'arène...

Dans le vaste hall, le maire nous fit signe d'attendre. Le rassemblement de la population n'était pas encore tout à fait fini et cela agaça mon hôtesse, toujours pressée d'être sur le devant de la scène. Elle trouvait toujours que les organisations dans les districts manquaient de justesse : rien n'équivalait à la théâtralité minutée des émissions capitoléennes. Elle avait dû vivre plusieurs tournées entre mon frère, Stark... Mais de sa voix suraiguë qui me vrillait les tympans et son accent haut perché, elle continuait à piailler incessamment. Je m'adossai en esquissant un sourire en coin. Juste à côté du buste de la Présidente, nous étions dans cette attente qui me gonflait...

Bientôt mon hôtesse revînt vers moi et profita de ce répit pour appeler les préparateurs venus avec nous pour qu'ils remettent mon maquillage en place. La tenue, elle, avait déjà été enfilée dans le train. Quant au discours, aucun n'avait été prévu. Il suffisait que je fasse preuve de mon orgueil habituel : que je leur montre la gloire de Sélène Featherstone ! C'était si facile dans la bouche de ce piaf. Alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai...

Tordre le cou à mon hôtesse puis aux préparateurs me démangeait. Kyle dut percevoir mon agacement car il baissa la tête en haussant les sourcils dans un regard clairement désapprobateur. Il avait pas l'impression de me filer trop de conseils dans la même journée ? Connard.

Encore un coup de pinceau sur les joues, j'empêchais un préparateur de remonter mes cheveux. J'avais besoin de les sentir battre contre mon cou, de pouvoir me dissimuler derrière une de leurs longues mèches ébène. Penser à se cacher... Je devenais vraiment une idiote.

De qui pourrais-je ressentir le besoin de me cacher ? Mes pensées se pressaient et j'essayais de respirer une grande bouffée, le corset m'enserrait pourtant tant que je ne parvenais pas à inspirer correctement. Tout m'oppressait de plus en plus dans cet hôtel de ville où tout paraissait aussi sobre que le reste de la ville ; les hauts murs du hall me donnaient le vertige, les grandes portes monopolisaient mon attention et chacune de leurs vibrations sans doute dues à l'importance de la population sur la place me firent frémir.

J'avais besoin de me cacher de sa famille. La réponse était si évidente... Si ça avait été lui, s'il avait dû faire face à Channelle, comment se serait-il comporté ? Il se serait excusé, il l'aurait fait. Il était bien trop doux pour ne pas le faire. Mais je n'étais pas comme lui. Je ne savais pas faire ça, je ne savais pas être "gentille". J'étais une carrière, redoutable, cruelle. Et s'il avait une petite sœur, ou un frère ?

La porte à double battants s'ouvrit une fraction de secondes et le maire s'en approcha sans que je ne le remarque vraiment. Mon hôtesse l'avait rejoint, ils discutèrent. Non. Je les regarderai à peine, je ne croiserai pas leurs regards. Même si je leur devais bien ça, je ne le ferai pas. Parce que j'étais Sélène Jade Featherstone, la carrière du Luxe qui ne devait rien à personne. Il fallait que je me répète cette connerie, il le fallait.

- Ça va être à toi ma chérie ! me dit mon hôtesse en venant me tirer de ma réflexion.

Un large sourire étira mes lèvres, auquel j'ajoutai un clin d’œil pour lui prouver mon assurance. Par ce simple geste, je me sentis plus forte. Je n'étais pas aussi invulnérable qu'ailleurs, mais j'avais besoin de me sentir moi-même : de retrouver cette fille que j'avais été avant l'arène et qui n'avait peur de rien, surtout pas d'une famille en deuil.

Alors je m'avançai derrière cette femme excentrique dont les plumes greffées sur le bas de la veste dessinaient une queue de paon grotesque. J'eus un petit rire qui finit de me détendre, elle me fusilla du regard avant de continuer à avancer quand le maire nous interpella. C'était à nous, à moi.

- Bon spectacle ! me lança Kyle sur un ton moqueur, quand je passai devant lui.

Immédiatement, je détournai le regard pour faire face à la lumière blanche, presque aveuglante qui filtra entre les battants de la porte principale quand elle s'ouvrit sur ma silhouette. J'entrai dans une nouvelle arène où j'allai affronter pire que des tributs : mes propres démons.

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MessageSujet: Re: [FlashBack] Tournée de la victoire   Mer 26 Juil - 13:07

Attente à l'hotel de ville

Adossé par terre, après avoir fuis cette tournée absurde du meurtre, j'attendais. Je n'avais aucune envie d'entendre une population endeuillée acclamer contre leur gré la pire assassine que le monde ait connu. Du coup, j'attendais qu'elle s'en aille, contre le mur ouest de la boucherie. De mon coin, je pouvais discerner le haut de l'estrade par dessus les maison, et les grands écrans et projecteurs installés sur notre belle place publique par le capitole. En cet instant, colère, rage, fureur et chagrin se mêlaient dans ma tête.

Je me remémorais donc, en attendant, encore une fois ces jeux horribles, les pire que tous ceux que j'avait eu le privilège de voir. Tous quoi. D'abord la moisson. Le nom de Maël Garroway tiré de l'urne. Ça ne devait pas arriver. C'est moi qui aurait du participer. La fille ne m'aurait pas dupé moi. Elle ne m'aurait pas tué. Après qu'on ait fourré mon frère dans un train, avec une autre fille que j'oublie tout le temps, ils furent déguisés maintes fois par le capitole, la capitale, afin de se pavaner dans la rue, devant des huées de citoyens "modèle".

Passé ce défilé grotesque, puis les notes des juges, tous les tributs furent envoyé à la mort. Mourrant un à un sous les coups de Sélène, il ne resta plus qu'eux. Ayant prouvé au monde que coucher devant la caméra ne la gênait pas, la garce jeta mon frère dans la vide, afin qu'il aille se fracasser contre la falaise. Ce qu'il fit.

Ma belle théorie comme quoi même le vainqueur était excusable vola en éclat en même temps que les os de Maël.

À présent, Sélène devait être sortie de son train, et devait rêpéter sa chorégraphie avec le pingouin endimanché qui la suivait à la trace. Elle n'allait donc pas tarder à sortir faire part au peuple de ses excuses connes. Des condoléances toutes rédigés, et apprises par coeur, si encore elle en faisait, et qu'elle ne vantais pas juste ses mérites de vainqueur.

Tout d'un coup, je me rendis compte que mes poings étaient tellement serrés qu'on aurait dit qu'ils allaient exploser. Mes veines apparentes, mes ongles rentrant presque dans ma peau, même mon corps en voulait à Sélène Featherstone. Je desserais lentement mes mains, jusqu'à mes laisser tomber d'elle-même par terre. Face à moi se reflétait dans le lac le beau soleil et le ciel bleu du jour, un climat en complète opposition avec l'orage qui déferlait en moi. Tout se passait sous le soleil. Même Maël mourrut sous le soleil.

Enfin, je vis les projecteurs s'allumer, tout comme les grands écrans avec le logo de capitole, et des jeux. La princesse choyée ne devrait pas tarder à sortir. Enfin, elle fut annoncé, et sortit apparement de la mairie. Je ne la vis pas, et c'est tant mieux comme ça. Mais la simple idée qu'elle soit là, devant les gens me révulsa, et me levant, je ne put m'empêcher de laisser ma haine sortir, incontenable.

- TU L'AS TUÉ !! C'EST LUI QUI AURAIT DU GAGNER !!

Tout en sachant qu'elle ne m'entendrait pas, à cause du bruit du film qui passait.

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