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 On n'peut pas l'abandonner

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Zane Hamilton
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MessageSujet: On n'peut pas l'abandonner   Lun 22 Aoû - 21:46

On n'peut pas l'abandonner
RP De groupe

« On nous a clairement vendu. » Cette phrase de Melvil berçait mes pas de course depuis qu'on avait quitté la zone. Ça me tenait en rythme. Oui bien sûr qu'on allait tenir, tout du moins moi j'étais encore en forme. La colère ça tient un homme. Même si je m'étais tapé la route avant, j'avais bien fait de dormir avant de sauter vers le 4. Vendu. Mais qui pouvait avoir fait ça ? Nous mettre en danger ? Nous trahir ? Pas des gars du 13 en tout cas, qui attendaient que ça, de pouvoir manger ce poisson.

Sous les conseils de Melvil, je les menais vers un endroit de la clôture qui était le moins protéger. Tout du moins, celui qui recevait le moins de patrouille. Mais ça ne pouvait pas garantir notre sécurité pour autant. Le lieu était désert, sombre. Mais Melvil eut raison de ralentir Brook, il fallait être prudent et observer un instant avant de sauter.

Tout à l'heure, on s'était fait choppé, alors qu'il y avait eu aussi un silence rassurant. Sauf que là, plus aucun silence ne me rassurait. On longea chacun la clôture. Brook s'éloigna un peu plus de nous. Je trouvais un coin pas trop mal. Je fis signe à Melvil qui était le plus proche de moi. Il acquiesça. Il fallait retourner chercher Brook qui était partie plus haut. En avançant, on entendit quelque chose tombait lourdement au sol et puis quelqu'un courir, casser des branches sous ses pas. Trop rapide, trop bruyant, trop suspect, trop... Mon corps entier se raidit. Ils étaient plusieurs à courir.

On s'avança vers le bruit en s'enfonçant vers la forêt pour rester à couvert. Je courrais aussi vite que je le pouvais, les branches fouettaient mes bras que j'avais placé devant mon visage pour le protéger. J'entendis un cris étouffé. BROOK ! Alors que je voulais sortir de la densité des arbres, Melvil me saisit par le bras pour m'arrêter. Ce n'était pas une bonne idée. Bien sûr que c'était pas une bonne idée ! Mais on allait pas rester là alors que... Je voyais Melvil se penchait. Il y avait un creux où on pouvait voir ce qui se passait. Je fis de même, le cœur en transe.

Brook était à terre et deux hommes la tenaient. Dans tous les sens du terme. La rage commençait à me consumer. J'avais eut un espoir que ça ne soit pas elle. Fallait qu'on se bouge, mais quand j'essayais de me relever, Melvil m'ordonna de ne rien faire de plus con. Il commençait à me gonfler, mais après réflexion, il avait raison. Même si on tirait, on pouvait risquer de tuer Brook. Et le temps de sauter la clôture, ils auraient le temps de nous abattre comme du gibier. On était grillé d'avance.


Mais merde, putain de merde. Je commençais à paniquer. Brook. C'était pas possible, c'était une vision d'horreur. Un cauchemar. On avait jamais été dans ce genre de situation. On avait...jamais été choppé. Je regardais l'horreur se déroulait sous mes yeux. J'avais envie de tout exploser. Tout en moi était en branle. Brook. Putain Brook. J'observais les deux gars. L'un des deux venait de la frapper à la tempe. J'eus l'impression de prendre le coup pour elle, mais dans l'estomac. Je n'en voyais bien qu'un seul, il me disait quelque chose. Je l'avais déjà vu...mais où ? C'était pas un coin du gars. Pas un Pacificateur du quartier. C'était pourtant... Arrg je sais plus.

Quand ce mec jeta Brook comme un lapin sur son épaule, l'autre se retourna dans notre direction, semblant chercher quelque chose, ou quelqu'un. C'est là que je le reconnus. Kyle. Le frère de Channelle. Oh mon Dieu. Debout tous les deux, je me rappelais enfin de l'autre inconnu. C'était lors de ma mission au 8, avec les filles. La tenue. Celui que j'avais pas pu tuer car son arme était bloquée. Je plaquais mon dos contre le tronc de l'arbre le plus près, en état de choc. Le frère de la femme que j'aimais et l'ordure que j'avais pas été capable abattre y'a des mois de ça. Y'avait pas pire comme situation. Comme culpabilité.

Melvil semblait aussi défait que moi, il me regarda. Les autres avaient déguerpis. Est-ce que j'allais oser lui dire ? J'essayais de reprendre une respiration normale. On était plus que nous deux et il allait falloir sortir Brook de cette merde de toute façon. Je ne savais pas trop ce qu'ils allaient en faire.

"J'ai peut-être une idée."

Mes yeux se posèrent sur le Mentor.

"Je connais l'un des gars. Il n'est pas Pacificateur. C'est un coach du Centre. Featherstone. Kyle Featherstone."

Melvil en avait forcément entendu parler. Ça m'avait écorché la bouche de dire ça. De savoir que Brooklyn était aux mains de ce gros malade me rendait fou.

"Je connais sa maison, ça serait un début que d'aller fouiller vers là bas. On sait jamais. Peut-être que...peut-être qu'ils l'auront pas embarqué aux postes ? Je sais pas ?"

C'était notre seule chance. Melvil ne semblait pas trouver ça con d'aller voir ça de plus près. De toute façon, on avait rien d'autre à faire. On était au moins d'accord sur un truc : ne pas abandonner Brook.

On se leva et on retourna vers le coin qu'on avait vu tout à l'heure plus tranquille. On sauta la barrière. Juste à temps, une patrouille était en train d'arriver au grillage. On se planqua entre deux maisons. Et de nouveau le jeu du chat et la souris débuta. Sauf que cette fois, on était sur mon terrain de jeu. Je connaissais les quartiers comme ma poche. Je passais par des coins peu fréquentés mais forcément, on fit un détour monstre. Le chemin était plus long jusqu'au village des vainqueurs. On devait passer dans une rue un peu chaude, et on voyait des voitures de patrouille au loin. Je bifurquais. J'avais un lieu parfait pour éviter tout ça : chez moi. On fila tout droit sans s'arrêter dans la rue parallèle. Je laissais toujours la fenêtre déverrouillée. Je n'eus qu'à la soulever pour qu'elle s'ouvre. On grimpa à l'intérieur.

Je tirais les rideaux au moment où un véhicule passa et traça tout droit vers la clôture certainement. "On est chez moi." Mais sans Brook. "On sera à l’abri le temps que ça se calme niveau ronde dehors. Tu...merde. Tu as déjà été confronté à un tel cas de figure ?"

J'avais besoin d'être rassuré. De croire que Melvil savait tout, qu'il avait plus de bouteille que moi dans ce domaine. Qu'il allait me dire qu'il savait comment procéder. Que ça allait se faire tout seul, qu'il connaissait le protocole. J'étais démuni face au caractère nouveau de la situation. J'étais perdu sans Brook.

Brook, où es-tu ? J'avais peur, très peur. Pas pour moi. Pour elle. J'étais presque plus inquiet de la savoir entre les mains de Kyle, qui était sans doute capable de tout, que dans celle d'un Pacificateur. C'était peut-être con de réagir comme ça. Mais on avait appris à encaisser les interrogatoires de ces gars là en blanc. Kyle lui, s'était l'inconnu, c'était la folie incarnée. Dans quoi c'était-elle embarquée ?

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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Dim 28 Aoû - 14:55





Zane & Melvil





Zane avait trouvé un coin où passer. Il me fit signe qu’on devait aller chercher Brook, et j’acquiesçai, lorsqu’on entendit un cri. Mon cœur se stoppa net. Brook. J’accélérais le pas, lorsque je vis Brooklyn sortir de la forêt, suivie par deux hommes. Je compris instantanément ce qu’elle était en train de faire. Elle les éloignait. L’idiote. Zane se précipita à sa suite, et je le stoppais net. Si on était tous attrapés, on était tous morts. Et personne ne viendrait nous aider. Aussi dur que c’était, il fallait les laisser la prendre. Je regardais à travers les buissons, pour voir Brook se faire attraper. L’un était en tenue de pacificateur. L’autre … Je ne le reconnu que lorsqu’il pivota. Kyle Featherstone, ancien vainqueur de son district. Ce n’était pas une bonne nouvelle. Zane tenta de se redresser, et je du à nouveau le stopper.

« Morts, on ne lui sera d’aucun secours. »

Il commençait à me gonfler. Qu’est-ce qu’il croyait ? Tout en moi me hurlait d’aller descendre ces deux cons et de sortir Brook de là. Mais on était des rebelles, et il fallait réfléchir avant d’agir. Aussi intolérable que la scène que j’avais sous les yeux était, il fallait être plus malin et attendre, si on voulait avoir une chance de la sauver. Lorsqu’il la frappa, je sentis la rage monter en moi. Il fallait faire vite. Je réfléchissais à cent à l’heure, mais rien ne venait. S’ils l’emmenaient au QG des pacificateurs, c’était une forteresse. On ne pourrait pas l’extraire. Zane me coupa dans mes reflexions.

« J'ai peut-être une idée. Je connais l'un des gars. Il n'est pas Pacificateur. C'est un coach du Centre. Featherstone. Kyle Featherstone. »

J’acquiesçai. Il voyait lui aussi qui c’était. Je supposai qu’il comprenait en quoi ça n’allait pas nous aider. On ne pouvait rien faire contre ce type, cela ferait trop de remous. Ce serait sauver Brook, mais tous nous condamner plus tard.

« Je connais sa maison, ça serait un début que d'aller fouiller vers là-bas. On sait jamais. Peut-être que...peut-être qu'ils l'auront pas embarqué aux postes ? Je sais pas ? »

J’acquiesçai à nouveau.

« Ok Zane, réfléchis. Je ne connais pas ce district. Ils sont partis par là-bas. Où est le centre de pacificateurs du D1, et où se trouve le village des vainqueurs ? »

Cette info était Capitale. Si ils ne l’emmenaient pas au centre, on avait une chance. Mince, peut-être, mais on pourrait la saisir. S’ils allaient ailleurs … Je préférais ne pas y penser. Heureusement, il me confirma qu’ils n’allaient pas vers le QG. Mon cœur se souleva. C’était déjà ça de pris. Ca n’annonçait rien de bon pour Brook ; s’ils l’emmenaient là-bas, ça ne pouvait signifier qu’une chose : ils ne voulaient pas passer par une procédure « standard ». Mais on avait une chance de la récupérer. Je tentais de voir l’aspect positif, même si je souffrais rien qu’à l’idée de ce qu’elle allait endurer. J’ignorais cette pensée. Il ne fallait pas y penser, sans quoi je perdrais la raison avant d’avoir pu l’aider.


On traversa la clôture, et Zane me conduisit chez lui. Nous étions tous les deux d’accord sur ce point … Il fallait réfléchir en lieu sûr. Il tira le rideau et se tourna vers moi. J’étais déjà en train de penser à un plan.

« On est chez moi. On sera à l’abri le temps que ça se calme niveau ronde dehors. Tu...merde. Tu as déjà été confronté à un tel cas de figure ? »

Je le fixai un instant. Il avait l’air perdu. Bien sûr que j’avais déjà été confronté à ces situations épineuses. Il savait lui-même ce que ça impliquait, il ne voulait juste pas se l’avouer. Mais c’était Brook. Ca changeait tout. Je les avais suffisamment observé pour savoir qu’il tenait à elle plus qu’à une simple collègue. Je n’aurais donc pas à la convaincre d’enfreindre les règles.

« Bien sûr … Et tu sais bien les ordres dans ce genre de situation. Pas d’extraction. »

Cela m’avait presque arraché la langue de le dire. Avant qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, je continuais.

« Je pense qu’on est tous les deux d’accord sur le fait qu’on ne va pas suivre la procédure dans ce cas précis. On ne peut pas laisser Brook. Le fait qu’ils ne l’aient pas emmené au QG nous laisse une marge de manœuvre. »

Je réfléchissais. Je cherchais une meilleure idée que celle qui me venait, mais rien. C’était la seule chose à faire, mais c’était risqué.

« S’ils sont chez Kyle, la zone ne sera pas surveillée. Ils sont probablement déjà en train de la torturer. Ils seront occupés avec elle. On entre en force, on les descend, on attrape Brook et on se casse de là. On peut monter un peu la scène pour faire croire qu’ils se sont entretués, que le Featherstone était un rebelle. Parce que personne, même pas le treize ne pourra savoir ce qu’on a fait, ça aura trop de conséquences … Le meurtre d’un ex-mentor va forcément faire du bruit. »

Je parlais presque autant pour lui que pour moi. Une chose était certaine, on devait être rapides. Dieu seul savait ce que Brook était en train de subir au moment où on parlait …



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Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Mar 30 Aoû - 14:45


On n'peut pas l'abandonner
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« Bien sûr … Et tu sais bien les ordres dans ce genre de situation. Pas d’extraction. »

Oui, oui, mais non. Je m'en fichais des ordres. Je...ce n'était tout bonnement pas possible. Pas pour Brook. Non je ne voulais pas croire ce que j'entendais. Heureusement qu'il enchaina sur la suite. J'étais rassuré. Rassuré de me dire que je ne serais pas le seul à aller sortir Brook de là. Qu'il marcherait avec moi. Je m'en fichais de savoir pourquoi il n'obéissait pas aux ordres lui. Ce qui pouvait y avoir entre elle et lui pour qu'il ne respecte pas ce qui était pourtant clair chez nous. Pas d'extraction. Et c'était le genre de mec à suivre le protocole. Brook était ma sœur, ma meilleure amie, j'avais mes raisons. Mais lui ? Peut importe, il me suivait, il était de mon avis, mon allier le plus fiable. J'avais pas besoin d'explications. Et il avait raison, on avait une chance car elle n'était pas au QG des Pacificateurs. On avait de quoi faire. Elle n'était pas fichu. Fallait que je me ressaisisse. Brook n'était pas foutue si on agissait agilement. On allait y arriver. On le devait. Je me calmais intérieurement. La situation était pourrie, mais pas impossible à résoudre. Brook comptait sur nous, sur moi. J'espérais qu'elle s'en doutait, et qu'elle allait s'accrocher. J'espérais qu'elle se doute qu'on n'allait pas fuir et la laisser là. Qu'on allait la récupérer.

« S’ils sont chez Kyle, la zone ne sera pas surveillée. Ils sont probablement déjà en train de la torturer. Ils seront occupés avec elle. On entre en force, on les descend, on attrape Brook et on se casse de là. On peut monter un peu la scène pour faire croire qu’ils se sont entretués, que le Featherstone était un rebelle. Parce que personne, même pas le treize ne pourra savoir ce qu’on a fait, ça aura trop de conséquences … Le meurtre d’un ex-mentor va forcément faire du bruit. »

La torturer. Je bouillonnais d'entendre clairement mes plus sombres pensées dans la bouche de Melvil, qui me confirmait que tout ça, c'était réel. La capture de Brook. Elle était dans les mains de deux gars qui ne le rendaient pas aux autorités. Pourquoi ? Qu'allaient-ils donc faire d'autre que de lui faire cracher des infos ? Mais elle allait tenir. C'était une battante. Et si j'étais sûr d'un truc, c'était qu'elle avait assez de cran pour leur tenir tête. Du moins jusqu'à ce qu'on arrive. J'avais confiance en elle. Elle allait gérer, comme on allait gérer de notre côté aussi. Je m'en persuadais.

Le plan de Melvil semblait s'entendre, voir même il était presque parfait. Tuer ceux qui avaient vu Brook, l'avait embarqué, assommé, torturé. J'aurais voulu leur faire payer. Bien sûr que j'étais OK avec ça... Seulement il y avait une ombre au tableau. Et ça, Melvil ne le savait pas.

Ce n'était tout simplement pas possible de tuer Kyle. Il ne devait pas y avoir de meurtre d'un ex-mentor ce soir. Même si ça serait tout simplement jouissif de voir sa carcasse à mes pieds, pour tout ce qu'il avait pu faire dans l'Arène, tout ce qu'il représentait, tout ce qu'il s’apprêtait à faire pour Channelle. C'était lui, tout cet entrainement, le fait qu'elle veuille allait dans les Jeux. Ça me coûter de penser ça. De penser que si je le tuer, Channelle ne me le pardonnerait jamais.

Alors que s'il mourrait, elle n'aurait peut-être plus la conviction d'aller aux Jeux. Il ne serait plus là pour la motiver, la harceler. Ou au contraire, elle en serait encore plus motivée. Pour prouver des trucs ou pour me le faire payer. Et c'était bien vrai. Malgré l'ordure qu'il était, ça restait le frère de la femme que j'aimais. Comme Brook restait pour moi ma sœur. J'aurai pu, y'a quelques mois ou quelques années, tuer Kyle et toute sa famille. Les Featherstone représentaient tout ce que je devais détester. Ceux qui avaient fait de mon père un martyr. Hélas...je devais trouver autre chose. Je savais que trop bien ce qu'elle pouvait ressentir. Et le but n'était pas de se venger ce soir. Le but était de récupérer Brook, saine je ne sais pas, mais dans tous les cas sauve.

"Le Featherstone un rebelle..." Murmurais-je en réfléchissant. Je souriais intérieurement. Kyle un rebelle. Merde, cette idée me faisait rire, mais je ne le montrais pas, ce n'était pas le bon moment. Mais ça m'aurait arrangé qu'il le soit, vu comment Channelle portait son frère dans son cœur, ça m'aurait aidé à l'époque. Je chassais cette idée de ma tête.

Bordel, Channelle me manquait atrocement. Elle ne savait pas que j'étais rentré. Ni toute la merde que je ramenais avec moi. Je ne savais pas trop où elle pouvait être ? Chez ses parents ? Des amis ? Au Centre ? Chez Kyle ? Oh bordel... Quelle merde. Il fallait que je la prévienne. Que je trouve un moyen de lui dire, de la trouver, de lui expliquer la situation. Je savais bien qu'elle ne portait pas Brook dans son cœur, mais elle pouvait bien m'aider ? J'étais prêt à...épargner son ordure de frère, elle pourrait peut-être...m'aider à protéger Brook ? J'avais peut-être une idée. Je me tournais vivement vers le Mentor.

"Pas en force. Je crois que j'ai un moyen plus soft, sans avoir à se battre. Sans risquer de se faire tuer. Je ne doute pas de tes attributs, ni des miens. Mais on parle de Kyle, qui s'entraine tous les jours depuis sa victoire et qui a très certainement chez lui tout un attirail pour nous découper en morceau. Et l'autre Pacificateur est armé. Je pense pouvoir trouver un moyen pour rentrer sans qu'ils ne s'en rendent compte. Sortir Brook de là et se faire la malle vers le 13. J'ai...j'ai quelqu'un ici qui peut nous aider. Qui connait bien Kyle."

Je faisais les cent pas, réfléchissant en même temps. Puis je reportais mon attention vers Melvil.

"Mais tu peux pas venir. La personne te reconnaitrait directement vu ton statut."

Je ne doutais pas une seconde que Channelle connaissait le Mentor Thorne. Même si je lui faisais confiance. Je ne voulais pas que Melvil se sente en danger ou qu'il se sente trahi. Brook ça suffisait. Pas besoin d'un deuxième collègue me faisant la morale et que je sois blacklisté chez les rebelles. J'attendais sa réaction. Pourvu qu'il ne soit pas...trop curieux.

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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Mer 31 Aoû - 19:14





Zane & Melvil






« Le Featherstone un rebelle... »

Oui, aucun plan n’est parfait. Ce n’était peut-être pas l’affirmation la plus plausible du monde, mais je ne l’entendais pas proposer mieux, et pendant qu’on discutait, dieu sait ce qu’ils faisaient subir à Brook. Respire Melvil, pense à autre chose, focalise toi sur ce que tu peux faire ; la faire sortir au plus vite. Je me sentais impuissant, de la savoir là-bas et d’être tranquillement caché chez Zane, mais si c’était actuellement la meilleure chose à faire. Il fallait réfléchir. Mais l’image de l’ex-mentor en train de torturer Brook n’arrêtait pas de s’imposer à mon esprit, rendant toute réflexion un peu compliquée. Zane semblait réfléchir à l’idée.

« Pas en force. Je crois que j'ai un moyen plus soft, sans avoir à se battre. Sans risquer de se faire tuer. Je ne doute pas de tes attributs, ni des miens. Mais on parle de Kyle, qui s'entraine tous les jours depuis sa victoire et qui a très certainement chez lui tout un attirail pour nous découper en morceau. Et l'autre Pacificateur est armé. Je pense pouvoir trouver un moyen pour rentrer sans qu'ils ne s'en rendent compte. Sortir Brook de là et se faire la malle vers le 13. J'ai...j'ai quelqu'un ici qui peut nous aider. Qui connait bien Kyle. Mais tu peux pas venir. La personne te reconnaitrait directement vu ton statut. »

Je l’avais écouté en acquiesçant, mais les idées tournoyaient dans ma tête. C’était du grand délire, il s’en rendait compte ?

« Zane … Va falloir m’en dire plus là. C’est de la vie de Brook dont on parle. Et je parle pas d’une petite torture sympathique là. S’ils l’ont emmené ailleurs qu’au QG, c’est pour la faire parler, ça va pas être joli. Et après ça, t’as bien conscience qu’ils vont pas pouvoir la ramener au QG. »

Le dire à haute voix me provoquait des frissons, mais il fallait qu’il soit bien conscient que Brook avait zero chance de s’en tirer si on merdait. Qu’on ne pouvait pas avoir de faille dans son plan. Or, son « quelqu’un » m’apparaissait comme une grosse faille.

« C’est qui, ce quelqu’un ? Parce qu’on parle quand même d’une personne qui n’est visiblement pas des nôtres, sinon je vois pas en quoi le fait de me reconnaitre poserait problème. Qui connait « bien » Kyle Featherstone. Ca me semble aussi un problème. Et qui … Quoi, aiderait des rebelles ? Ce qui voudrait dire révéler ton identité ET celle de Brook ? Honnêtement, faire sauter la tête de Kyle me parait encore moins risqué que ça. »

Il y avait beaucoup trop de points noirs dans son « soi-disant plan ». Le fait qu’il se montre aussi mystérieux sur l’identité de cette personne en était aussi un gros. Il y avait quelque chose que je ne comprenais pas, que je ne maîtrisais pas.

« Honnêtement Zane, t’as l’air d’un gars bien, mais on parle de Brook là. Je parierais pas sa vie sur la fiabilité de ton plan si je le connais même pas. »



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I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Mer 31 Aoû - 22:05


On n'peut pas l'abandonner
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Je passais la main dans mes cheveux. J'avais conscience d'en dire trop peu pour le Mentor. Moi aussi j'aurais été suspicieux, je pouvais pas lui en vouloir de me cuisiner. D'un côté j'étais rassuré qu'il le fasse. Ça en disait long sur lui. Il était pas con, il fonçait pas tête baissée. Et surtout, il tenait à Brook. Je grinçais des dents quand il expliqua qu'il allait pas lui faire un simple maquillage d'entrée dans l'Arène. Oui c'est bon, j'avais compris, j'étais pas con. Je savais ce que ça impliquait le fait qu'ils l'aient pas embarqué au QG. Et ça n'avait rien de rassurant que ce soit Kyle et ce fameux mec du D8. Putain si seulement je l'avais tué la dernière fois. Bordel !

« C’est qui, ce quelqu’un ? Parce qu’on parle quand même d’une personne qui n’est visiblement pas des nôtres, sinon je vois pas en quoi le fait de me reconnaitre poserait problème. Qui connait « bien » Kyle Featherstone. Ca me semble aussi un problème. Et qui … Quoi, aiderait des rebelles ? Ce qui voudrait dire révéler ton identité ET celle de Brook ? Honnêtement, faire sauter la tête de Kyle me parait encore moins risqué que ça. Honnêtement Zane, t’as l’air d’un gars bien, mais on parle de Brook là. Je parierais pas sa vie sur la fiabilité de ton plan si je le connais même pas. »

Je pouvais pas le dire. Non non, on ne pouvait pas faire sauter la tête de Kyle, bon sang, même si j'en avais envie. Tout aurait été si simple il y a quelques mois. (Hehe)

"Elle...elle n'aiderait pas les rebelles. Pas vraiment. Mais elle m'aiderait moi. J'en suis persuadé" Enfin je l'espérais. C'était pas le moment de douter de Channelle. "Je tiens beaucoup à Brook. Elle a l'air de compter pour tous les deux. Sinon on ne serait pas là à trouver un moyen de l'extraire, alors qu'on est formaté pour ne pas le faire." Je repassais une nouvelle fois ma main dans les cheveux. J'étais gêné, dérangé. "Kyle ce n'est pas un problème, au contraire..."

Je devais lui dire, je veux dire, j'étais plus à ça près si ? Il s'agissait de la vie de Brook. Plus on rester planter là, plus... Bref. Ça servait à rien de se creuser les neurones pour inventer un bobard de toute pièce ou pour enjoliver la réalité ou encore moins pour faire des pseudo énigmes.

"C'est sa sœur. Elle pourrait les distraire assez, les faire sortir pour qu'on récupère Brooklyn. Elle saura parler à Kyle, elle le connait par cœur. Il suffirait qu'elle leur dise qu'elle a vu du mouvement dans les rues, un truc du genre. Et ils sortiraient de la baraque et on récupèrerait Brook."

«Sa sœur ? T'as perdu la tête, je la connais bien, y'a pas plus pro-Capitole»

Je fronçais mes sourcils. Pardon ? Il la connait "bien" ?

"Que quoi ? Je...tu connais sa sœur ? Mais comment ?"

Là fallait qu'il m'explique à son tour. Comment le mentor du 12 pouvait connaitre Channelle ? Elle m'en aurait parlé. Non ? Où alors elle ne savait pas qu'il faisait partie de le rébellion . Charnelle me cacherait des choses ? C'était quoi ces histoires ?

«C'est compliqué, je la connais pas si bien que ça. On était pas bien y'a quelques jours, les choses ont dérapé, ... On a passé la nuit ensemble. Mais c'était juste ça, pas au point de lui demander un truc pareil, j'ai aucune confiance en elle.»

Je restais bloquer sur ses paroles. Droit comme un piquet face à lui et si j'ouvrais ma bouche, il était certain que ma mâchoire se décrocherait. J'avalais ma salive. Comment ça pas bien ? Comment ça ils ont couchaient ensemble ? Merde...putain c'était pas possible. Y'avait un truc qui collait pas, Channelle pouvait pas faire ça, elle...c'était vrai que ça faisait un moment qu'on ne s'était pas vu. Que je l'avais pas retrouvé. Elle s'inquiétait pour moi, mais merde ! Si elle était pas bien, pourquoi elle aurait couché avec... Bon sang, c'était du délire.

"Je...putain..."

«Comment tu peux t'imaginer qu'elle nous aiderait ?!»

"Mais qu'est-ce que tu foutais au D1 toi ?"

Je tenais plus en place. Une espèce de vieille rage était en train de me bouffer. C'était impossible dans ma tête ce genre d'équation. Même si elle n'était pas bien, elle m'aimait assez pour ne pas me faire ça, non ? J'étais plus sûr de rien. C'était encore une genre de vengeance ? Comme dans ce bar là, avec ce Vince. Mais là ça allait trop loin. C'était pas possible, c'était...irraisonné ! Il devait se tromper !

"Attend attend, t'es en train de me dire, qu'à peine rentrer du Capitole, t'as rien trouvé de mieux que de venir au D1 te taper la sœur de Kyle ? Pourquoi ?"

Mon visage marquait l’incompréhension. Mes poings étaient serrés. Malgré moi j'en voulais à Melvil. Il y était certainement pour rien, et il devait se douter de rien mais...arrrg. Channelle n'avait du rien dire si c'était le cas. Il devait pas savoir pour elle et moi. Il ne me le dirait pas comme ça. Mais malgré tout, savoir que... Ma mâchoire se crispa.

Non et je vous jure, moi le con qui essayait de ne pas faire tomber la tête de Kyle ? Pourquoi je m'obstinais à l'épargner ? A ne pas la blesser ? Si elle, elle se tapait n'importe qui pendant que j'étais pas là. Bordel je n'avais jamais douté d'elle, pas une seconde, et surtout pas après sa scène qu'elle m'avait faite en découvrant Brook à poil, alors qu'elle m'avait demandé une sorte de pause. Même si elle avait aguiché ce mec sous mes yeux. Non, là j'étais dans un autre monde. Mon cerveau me disait que c'était irréel.

Tant pis... Melvil avait certainement raison, on allait rentrer dans le tas...tant pis pour Kyle. Et j'allais me barrer d'ici. Trop pour moi. Je me laissais tomber dans le canapé. Juste une seconde, juste le temps d'encaisser. C'était comme si j'avais ramassé un gros goût de poing qui m'avait coupé le souffle.

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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Mar 6 Sep - 18:15





Zane & Melvil




« Elle...elle n'aiderait pas les rebelles. Pas vraiment. Mais elle m'aiderait moi. J'en suis persuadé. Je tiens beaucoup à Brook. Elle a l'air de compter pour tous les deux. Sinon on ne serait pas là à trouver un moyen de l'extraire, alors qu'on est formaté pour ne pas le faire. Kyle ce n'est pas un problème, au contraire… »

Je le fixai un instant, mes pensées partants dans des sens assez différents. D’abord « elle ». Donc c’était une femme, qui l’aiderait « lui ». Fallait-il comprendre que Zane était avec quelqu’un, et qu’il lui avait révélé son identité ? Si c’était le cas, c’était une connerie monumentale, surtout à son âge. Si la fille était pro-Capitole, il avait signé son arrêt de mort, les amours adolescents duraient moins longtemps que les allégeances. On tient à Brook tous les deux. Autre revirement de pensées : dans quelle mesure est-ce qu’il tient à elle ? Est-ce qu’ils … Non Melvil. C’est pas vraiment le moment de penser à ça, sans parler du fait que ça ne me regarde pas. Pas vraiment. Ou pas du tout, je n’étais plus bien sûr à ce stade. Kyle n’est pas un problème, au contraire. Ok, là le petit génie m’a perdu.


« C'est sa sœur. Elle pourrait les distraire assez, les faire sortir pour qu'on récupère Brooklyn. Elle saura parler à Kyle, elle le connait par cœur. Il suffirait qu'elle leur dise qu'elle a vu du mouvement dans les rues, un truc du genre. Et ils sortiraient de la baraque et on récupèrerait Brook. »

Putain. Alors celle-là, je l’ai pas vue venir. Il pensait pas sérieusement aller demander de l’aide à Sélène Featherstone ?! Ok, je m’étais planté visiblement sur son lien avec cette « elle ». Il ne devait pas la connaître, parce qu’on nageait en plein délire.

«Sa sœur ? T'as perdu la tête, je la connais bien, y'a pas plus pro-Capitole»
« Que quoi ? Je...tu connais sa sœur ? Mais comment ? »

J’haussais un sourcil. Décidément, ce gamin avait des qualités de stratégie mais en dehors de ça ce n’était pas une flèche. Il savait, au moins, que j’étais mentor, n’est-ce pas ? Bon, pour le dissuader d’aller dans cette direction, mieux valait être clair avec lui. Je n’étais pas du genre à me vanter de ce genre de chose, mais dans ce cas précis, il fallait l’aborder. Je connaissais peu Sélène, mais je l’avais quand même côtoyée au Capitole. En dehors de la dernière fois qu’on s’était « vu », elle m’avait toujours semblée être de ceux qui aiment particulièrement ce monde, les jeux et nos dirigeants. Tout sauf une sympathisante à notre cause.

«C'est compliqué, je la connais pas si bien que ça. On n’était pas bien y'a quelques jours, les choses ont dérapé, ... On a passé la nuit ensemble. Mais c'était juste ça, pas au point de lui demander un truc pareil, j'ai aucune confiance en elle.»

« Je...putain... »

J’haussai un sourcil. Quoi putain ? Est-ce que j’aurais pu avoir raison la première fois ? Non, franchement j’avais vraiment du mal à l’imaginer. Mais en regardant Zane, j’avais l’impression que je venais de lui mettre un coup en plein ventre. Je devais en avoir le cœur net.

«Comment tu peux t'imaginer qu'elle nous aiderait ?!»
« Mais qu'est-ce que tu foutais au D1 toi ? »

Je le fixai un instant. Je n’aimais pas trop le ton qu’il venait d’employer, et on déviait clairement du sujet.

« Je ne crois pas que ça soit le problème actuellement. »
« Attend attend, t'es en train de me dire, qu'à peine rentré du Capitole, t'as rien trouvé de mieux que de venir au D1 te taper la sœur de Kyle ? Pourquoi ? »

Je le fixai. Ses poings étaient serrés. Bon, visiblement, ma première intuition –bien que presque inimaginable- avait été la bonne. Merde. Mais l’important, c’était Brooklyn actuellement. On devait ne se concentrer que sur ça. Zane s’écroula sur le canapé et je levai les yeux au ciel. Putain, quelle merde je venais de foutre. J’avais besoin de sa concentration. Maintenant.

« Ecoute Zane, je suis désolé ok. T’as visiblement un truc avec elle, je savais pas. »

J’avais songé un instant à dire que ça ne voulait rien dire, que c’était juste comme ça, mais clairement, on devait penser à Brooklyn, et je ne voulais pas risquer d’engager une autre conversation.

« L’important tout de suite c’est Brook. Mais clairement, sa soeur n’est pas une option. Je suggère qu’on s’en tienne à mon plan. Je peux y aller seul, si l’idée de tuer Kyle te pose un problème étant donné ta relation avec Sélène, mais il faut se décider vite. Tu es avec moi, ou pas ? »



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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Sam 10 Sep - 16:44


On n'peut pas l'abandonner
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« Ecoute Zane, je suis désolé ok. T’as visiblement un truc avec elle, je savais pas. L’important tout de suite c’est Brook. »

Oui bien sûr, bien sûr qu'elle était le plus important dans l'histoire. Mais on ne pouvait pas non plus sortir sans plan. Et mon seul plan venait clairement de tomber à l'eau. Mon plan, et toute...toute ma vie. Oui j'en faisais peut-être des caisses, mais je ne pensais pas tomber si bas. Channelle bordel...

« Mais clairement, sa sœur n’est pas une option. Je suggère qu’on s’en tienne à mon plan. Je peux y aller seul, si l’idée de tuer Kyle te pose un problème étant donné ta relation avec Sélène, mais il faut se décider vite. Tu es avec moi, ou pas ? »

Je me redressais d'un coup le regardant comme s'il venait d'avouer un truc insensé. Mais bien sûr ! Sélène Featherstone. Le mentor du D1, c'était aussi la sœur de Kyle... Melvil était mentor, quel con j'avais été ! Il parlait de Sélène, la grande sœur de Cha. Ce sentiment de soulagement qui venait de m'envahir me redonna des forces pour me relever. J'avais été abattu par la nouvelle, mais maintenant j'étais de nouveau sûr de moi. Comment avais-je pu douter ? J'étouffais un rire gêné, un rire entre le soulagement et la honte d'avoir réagit comme ça.

"Ok ok... On ne parle pas de la même femme. Kyle a deux sœurs. Je te parle pas du mentor, je te parle de sa plus jeune sœur, Channelle, que je connais...plutôt bien."

Oui ça ne servait à rien de rentrer dans les détails. Même si lui même venait de m'avouer avoir couché avec Sélène. J'étais juste trop content que tout ça soit une méprise et un mal entendu. Mon plan était toujours viable du coup.

"Crois-moi que j'aurai envie qu'il crève pour tout ce qu'il est en train de faire sans doute subir à Brook mais..." Je ne préférais même pas imaginer. Il ne fallait pas que je me l'imagine. Je risquais de changer d'avis. "...je connais un moyen pour ne pas se faire voir. Et ne pas risquer notre identité. Si ça tournait mal... On parle de Kyle, et ce mec là avec lui est un Pacificateur du 8, je l'ai reconnu. Il a tiré sur Leanore lors d'une mission. Ils sont entrainés, ils sont deux. Si on arrive pas à les tuer, je suis grillé du D1 s'ils ne nous tuent pas. Channelle peut éviter tout ça. Pour le coup, ce n'est pas Sélène, mais je connais assez Channelle pour savoir qu'elle nous aidera"

Je le regardais dans les yeux. J'étais déterminé. Et puis à force de parler d'elle. J'avais tellement envie de la revoir. Elle connaissait Kyle, elle saurait quoi faire. Elle saurait même dire si mon plan était fou. Le but n'était pas de la mettre en danger non plus. Je ne savais pas dans quel état j'allais la trouver quand j'allais lui dire tout ce qui s'était passé. Depuis la mission où elle m'avait cru mort, c'était un peu tendu quand on en parlait. Je savais qu'elle avait envie que je raccroche tout ça. Je risquais ma vie, la preuve... Je voulais aussi la rassurer en me pointant en un seul morceau.

J'entendis du bruit provenir de la porte. Merde. On nous avait retrouvé ? Je fis signe à Melvil. On arma nos flingues et discrètement on se plaquait contre les murs. Mon cœur se remit en branle. Quelqu'un nous avait-il suivi ? On nous avait vu ? Une fouille des Pacificateurs ? Non ils se seraient annoncés. Et si c'était Kyle et l'autre dingue ? Brook ne nous aurait jamais vendu. Channelle ? Non, elle ne passait jamais par la porte.

D'un signe de tête à Melvil je m'approchais de la porte. J'allais l'ouvrir sous la couverture de Melvil qui pointa son arme vers la sortie. Je respirais un grand coup et j'ouvris la porte à la volé. Mon cœur manquant un battement et mon arme se baissa aussitôt. Channelle. Mais que foutait-elle là ? J'eus à peine le temps de faire un pas entre Melvil et Channelle, qu'elle me sauta au cou. Je fermais les yeux, une sensation délicieuse de chaleur m'envahit quand je la serrais à mon tour dans mes bras. Bordel que ça faisait du bien après toute cette merde de mission. Nos lèvres se trouvèrent naturellement, comme si l'absence rendait ce baiser plus spécial que les autres. Elle sentait bon, alors que j'étais couvert de crasse et de sang.

C'était étrange, parce que cette étreinte, c'était pas seulement le fait qu'elle était heureuse de me revoir. Pourquoi était-elle là ? Je doutais qu'elle passait tous les soirs pour voir si j'étais revenue. Non elle était spécialement venue ici, elle me...cherchait. Je quittais ses lèvres et l'embrassais tendrement sur le front. "Je suis content de te voir aussi." Collant mon front contre le sien.

J'avais juste oublié un détail. Dans la pièce derrière moi, un mentor médiatisé qui n'avait rien à faire là, mise à part s'il était un rebelle. C'était trop tard pour protéger Melvil de l’anonymat.

"On a eu un problème. Brook..."

Ma gorge se serra. Pour des milliers de raisons. Déjà parce que Brook était un sujet sensible déjà de base entre Channelle et moi. Mais c'était ma meilleure amie, ma sœur. Et l'idée qu'elle soit en train de souffrir me tordait le ventre. Et puis parler comme ça d'une mission à quelqu'un qui n'était pas des notre, devant quelqu'un qui en faisait parti, ça me dérangeait. Parlait de Brook à Channelle devant Melvil, laissait entendre que Channelle connaissait Brook. Et elle n'était pas censée la connaître, ni même mon identité. C'était une situation particulièrement gênante. Mais au fond je m'en fichais. Ce que je voulais, c'était extraire Brook de là.

"J'ai besoin de toi." Disais-je en m'écartant un peu, laissant Channelle entrevoir Melvil. Elle n'était pas une rebelle, elle n'avait aucune raison de nous aider. Mais m'aider moi...c'était peut-être différent pour elle ? Elle avait toujours été là. Même après tout ce qui s'était passé entre nous. Elle m'avait ouvert lors de ma fuite avec des Pacificateurs. J'avais ouvert le mienne quand on l'avait battu à mort. On fonctionnait comme ça.

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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Dim 11 Sep - 13:28





Plus rien n'a d'importance ...




Je passe la porte. J’étais tellement pressée que je n’ai pas réfléchi. J’aurais peut-être du enfiler un truc noir, histoire de passer plus inaperçue, mais je n’arrive pas à penser correctement. Au lieu de ça, je pars en courant vers les quartiers pauvres. Une ou deux fois, j’aperçois des pacificateurs et je me cache. Je ne sais pas pourquoi je me cache. Parce que ça m’arrive tout le temps de me balader dans le district la nuit, et que je n’ai jamais l’impression de faire quelque chose de « mal ». Mais je sens que je transpire la panique. Si je devais leur parler, justifier ma présence, je ne sais pas j’arriverais à garder mon calme ce soir.

Lorsque j’arrive à la maison de Zane, mon premier réflexe est d’aller à la fenêtre … Mais je me rappelle de ce que Brook m’a dit. « Ils ». Je risquerais de les faire paniquer. Alors j’arrive à la porte et je frappe. Ça doit être la première fois. C’est drôle, ce qui vous passe par la tête dans des moments pareils. Comment le fait de frapper à sa porte arrive à occuper mon esprit. Le temps me parut long, mais la porte fini par s’ouvrir. Sur Zane. Je ne remarquais même pas qu’il braquait une arme sur moi. Je lui sautai immédiatement au cou. Mon cœur se souleva, et je me sentis soudain incroyablement lourde, comme si mes os venaient de fondre et que toute la tension quittait mon corps. Je me perdis complétement dans ses bras pendant ce qui me parut durer des heures. Pour la première fois depuis le début de la soirée, ma tête était vide et je ne pensais à rien. J’avais fermé les yeux enfouissant mon nez dans son cou.

« Dieu merci tu n’as rien … »

Je reculai à peine pour m’emparer de ses lèvres alors que mes mains glissaient dans ses cheveux. J’avais besoin de le sentir. Et j’avais un mal de chien à le lâcher. Il recula le premier, et m’embrassa le front.

« Je suis content de te voir aussi. »

Je lâchai une sorte de rire étranglé dans un sanglot. Les nerfs lâchaient. Je relevai mes yeux vers lui. Son regard venait de s’assombrir. Qu’est-ce qui se passait ?

« On a eu un problème. Brook... »

Je me pris une claque en pleine face. L’espace d’une seconde, j’avais tout oublié. Kyle, Brook, « ils » … Ma tête s’était entièrement vidée quand je l’avais vu. J’inspirais. Et alors que j’allais pour le rassurer, je tournai la tête. Bordel de … C’était … Non. Non, sérieusement ? Ma bouche s’entrouvrit.

« J'ai besoin de toi. »

Je clignais des yeux. Oui bien sûr, ils ne savaient pas. « Ils » ne savaient pas. Bon sang, le mentor du douze. Je n’arrivais à nouveau plus à trier mes pensées, mes yeux restant braqués sur le mentor. Je recroisai le regard de Zane.

« Ne t’en fais pas, elle est chez moi. »

Je réalisai alors que pour Zane, chez moi signifiait encore chez Kyle. Il était déjà parti lorsque chez moi était redevenu « chez moi ».

« Je veux dire, dans la maison de mes parents. Je l’ai sortie de chez Kyle. Elle m’a demandé de venir vérifier que vous alliez bien, toi et  ... »

Mon regard se porta sur son collègue.

« Mr. Thorne. »

Je n’arrivais toujours pas à assimiler cette information. Qu’est-ce qu’un mentor foutait chez les rebelles ? Zane je comprenais. Son père et compagnie. Brook je pouvais imaginer. Elle avait à peine de quoi manger et se vêtir, à en juger par son apparence. Mais un mentor ? Je n’arrivais pas à comprendre … Un homme à qui le gouvernement avait tout donné. Mais ce n’était pas la question. Je lisais clairement le soulagement dans leurs yeux. Mais ils ne savaient pas tout, même s’ils devaient s’en douter.

« Par contre, Zane, elle … Elle est quand même bien amochée. Elle ne peut pas marcher. »

Je reculai d’un pas. Il fallait penser rationnellement. J’imaginais bien qu’ils allaient vouloir repartir. On allait devoir en discuter … Parce que Zane ne repartirait pas. Il en était strictement hors de question.

« Les pacificateurs sont partout ce soir. Je … Je vais devoir y retourner. Elle ... Elle a besoin de soins. Vous deux feriez mieux de ne pas bouger cette nuit. »



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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Dim 11 Sep - 14:14





Zane, Cha & Melvil





« Ok ok... On ne parle pas de la même femme. Kyle a deux sœurs. Je te parle pas du mentor, je te parle de sa plus jeune sœur, Channelle, que je connais... Plutôt bien.  Crois-moi que j'aurai envie qu'il crève pour tout ce qu'il est en train de faire sans doute subir à Brook mais ... Je connais un moyen pour ne pas se faire voir. Et ne pas risquer notre identité. Si ça tournait mal... On parle de Kyle, et ce mec là avec lui est un Pacificateur du 8, je l'ai reconnu. Il a tiré sur Leanore lors d'une mission. Ils sont entrainés, ils sont deux. Si on n’arrive pas à les tuer, je suis grillé du D1 s'ils ne nous tuent pas. Channelle peut éviter tout ça. Pour le coup, ce n'est pas Sélène, mais je connais assez Channelle pour savoir qu'elle nous aidera. »

J’allais objecter que c’était du temps perdu, que le temps de la trouver, d’établir un plan, Brook serait peut-être déjà … Mais quelqu’un frappa à la porte. Immédiatement, je dégainai mon arme et la pointai vers celle-ci. Zane s’approcha de la porte toutes armes devant lui aussi. Lorsque la porte s’ouvrit, une jeune femme lui sauta au cou. Je les fixai un instant, les braquant toujours avec mon arme même si de toute évidence, elle n’était pas venue le tuer. Je l’identifiai assez rapidement comme celle qu’il avait appelée Channelle. Il n’y avait pas de toute à avoir ; je croyais voir un double miniature de Sélène Featherstone. Je baissai mon pistolet. « Que je connais … Plutôt bien » … Clairement plutôt très bien. Je levai les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’il avait été s’enticher d’une Featherstone, qui connaissait son identité. Ce mec était complétement inconscient. Lorsqu’enfin, les retrouvailles furent terminées, Zane entra directement dans le vif du sujet.

« On a eu un problème. Brook ...  J'ai besoin de toi. »

Putain de merde. Et il lui a balancé l’identité de Brook par-dessus le marché. Si le sujet n’était pas plus important, je lui aurais remis les pendules à l’heure.

« Ne t’en fais pas, elle est chez moi. »

J’eus un sourire jaune. Je menaçai d’éclater de rire en fait. Justement petite conne, c’est bien le problème qu’elle soit chez toi et ton taré de frangin.

« Je veux dire, dans la maison de mes parents. Je l’ai sortie de chez Kyle. Elle m’a demandé de venir vérifier que vous alliez bien, toi et  ...  Mr. Thorne. »

J’écarquillai les yeux. Est-ce que j’avais bien compris ce qu’elle venait de dire ? Je me pliai en deux, sous le choc de la nouvelle. Je n’avais même pas tiqué sur le fait qu’elle m’avait reconnu moi aussi. Tout ce que je sentais, c’était un soulagement intense. J’éclatai de rire. Bon sang. Brook était en vie. Sortie d’affaire. C’est bien ce qu’elle venait de dire n’est-ce pas ? Je ne l’avais pas rêvé ? Je sentais mes poumons se remplir d’air. Depuis combien de temps avais-je cessé de respirer ? Je me redressai, m’appuyant contre le mur. Brook était en vie. Je fermai les yeux et pris de grandes inspirations. En vie. Je réalisai à ce moment que je n’avais pas arrêté de douter, sans me l’avouer, que nous arriverions avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Mais elle était envie. Sauvée par une Featherstone. C’était de la folie, mais c’était le cas. Ca n’avait aucune importance. Cette fille pouvait bien connaître toutes nos identités, savoir tout sur nous, j’en avais rien à fouttre. Brook était vivante. C’était la seule information qui avait de l’importance  à ce moment précis.

« Par contre, Zane, elle … Elle est quand même bien amochée. Elle ne peut pas marcher. »

Mais elle est vivante. Mes yeux se posèrent sur Channelle. Elle ne peut pas marcher. Bordel Brook … Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? J’avais besoin de la voir. Maintenant.

« Les pacificateurs sont partout ce soir. Je … Je vais devoir y retourner. Elle ... Elle a besoin de soins. »
« Allons-y. »
« Vous deux feriez mieux de ne pas bouger cette nuit. »

Je pivotai vers elle et lui lançai un regard noir en saisissant son poignet.

« Je veux la voir MAINTENANT. »

Je réalisai que j’avais été plutôt sec. J’avais crié, en fait. Elle me fixait avec une drôle d’intensité et je regrettai aussitôt mon geste. Cette fille était juste incroyable. J’aurais du la prendre dans mes bras et pas la brutaliser … Parce qu’elle avait réussi là où moi j’avais échoué. Elle avait sauvé Brook. La seconde d’après, je lâchai sa main et je me radoucis.

« Désolé … Ce que je veux dire c’est merci. Merci de l’avoir sortie de là … Il n’y a pas de mot pour … Mais ça ne peut pas attendre demain. J’ai besoin de la voir, le plus tôt possible. »

J’avais pesé mes mots. Je ne voulais pas paraître ingrat … Mais je voulais la voir, immédiatement. Il était hors de question que je laisse une inconnue s’occuper d’elle, malgré ce qu’elle venait de faire pour nous. Je regardai mon collègue, à la recherche d’un appui.

« Zane ?! »

Je la vis le regarder et faire non de la tête. Putain, une autre têtue, génial. Visiblement, elle ne voulait pas qu’il sorte. J’ajoutai :

« Zane peut rester ici, et moi venir avec toi. Je pourrai la soigner. »
« D’accord. »

Elle n’avait pas hésité une seconde. Je retins un léger sourire. Ok, comme ça c’était clair, ma sécurité n’avait aucune importance à ses yeux. C’était celle de Zane qu’elle ne voulait pas risquer. Zane pouvait bien rester au chaud chez lui, j’en avais rien à faire. Je voulais voir Brook, c’était tout ce qui m’importait.



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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: On n'peut pas l'abandonner   Mar 13 Sep - 20:55


On n'peut pas l'abandonner
Melvil - Channelle

« Ne t’en fais pas, elle est chez moi. »

Des frissons parcoururent tout mon corps. Que je ne m'en fasse pas ? Co...comment ça ? C'était horrible au contraire, elle devait...

« Je veux dire, dans la maison de mes parents. Je l’ai sortie de chez Kyle. Elle m’a demandé de venir vérifier que vous alliez bien, toi et  ... »

Je poussais un soupir de soulagement. Fermant mes yeux. God. La meilleure phrase de la journée. Elle lui avait parlé, ça voulait dire qu'elle n'était pas morte. Channelle l'avait... Attendez ! Channelle avait sorti de là ?! Brook. Elle avait sorti Brook de chez son frère. Elle avait fait ça...elle l'avait fait sans que je lui demande. Je la regardais comme si elle était la chose la plus extraordinaire au monde, non...c'était ce qu'elle était. Ce qu'elle venait de faire, ça avait son importance. Ce n'était pas anodin. Je savais ce que ça voulait dire, c'était énorme.

« Mr. Thorne. »

Je fis une grimace. Bien sûr qu'elle l'avait reconnu. Merde. Bon, on était pas à ça près. Elle venait sauver Brook. J'avais des millions de questions à lui poser. Comment allait Brook ? Si elle n'était pas venue avec elle c'était qu'elle n'en avait pas la capacité, qu'elle n'était pas en état, sinon elle serait venue, quoi qu'en dise Channelle. Je connaissais Brook et sa tête de mule, on avait la même.

Mais je voulais aussi savoir comment elle allait elle ? Si Kyle l'avait vu enlever Brook, si elle était en sécurité, si elle ne risquait pas de représailles ? Mais Channelle répondait déjà à ma première interrogation. Amocher au point de ne pas pouvoir marcher. Ok j'avais déjà la nausée. Qu'avaient-ils fait à ma sœur ? Mes poings se serrèrent, mon corps entier se raidi. Je sentais monter la rage. Kyle ne savait pas la chance qu'il avait d'être le frère de Channelle. Parce qu'il serait mort à l'heure actuelle. Mais là tout de suite, un poids énorme s'envola. Brook était vivante. Channelle était à mes côtés. J'étais pas du genre à pleurer, mais ça aurait presque valu des larmes de soulagement tout ça.

« Les pacificateurs sont partout ce soir. Je … Je vais devoir y retourner. Elle ... Elle a besoin de soins. Vous deux feriez mieux de ne pas bouger cette nuit. »
« Allons-y. »
« Vous deux feriez mieux de ne pas bouger cette nuit. »

Melvil se montra d'un coup très tendu. Il agrippa le poignet de Channelle d'un regard mauvais en crant qu'il voulait la voir. Hola tout doux mon gars ! Fallait qu'il se calme là. Je m'interposais entre les deux, priant du regard Melvil de se calmer tout de suite et posais ma main sur son bras pour qu'il la lâche. Un air de "la touche pas comme ça" sur mon visage. Collègue ou pas collègue, j'avais mes limites.

"Melvil !!!"

Qu'est-ce qui lui prenait ? Après ce qu'elle venait de faire, d'où il se permettait de lui parler comme ça. Je crevais aussi d'envie de la voir, fallait qu'il se calme deux secondes avec celle qui venait de la sauver et accessoirement celle qui était ma copine. J'allais quand même pas faire le tampon entre tous les deux si ? C'était quoi son problème ? Qu'elle ne soit pas une rebelle ? Mais ce qu'elle venait de faire...pas même nous l'avions réussi.

« Désolé … Ce que je veux dire c’est merci. Merci de l’avoir sortie de là … Il n’y a pas de mot pour … Mais ça ne peut pas attendre demain. J’ai besoin de la voir, le plus tôt possible. »

Je me détendis. C'était déjà mieux. Il me fixa. Je hochais la tête. Mais bien sûr que j'étais d'accord avec lui. Tout de suite !

« Zane ?! »
"On y va !"

Channelle me regarda. Pas seulement sa tête me disait non, ses yeux aussi me suppliaient de rester ici. Non...non non et non ! Ne commence pas Channelle. Pas ce regard. Pas ces insinuations. Je secouais ma tête à mon tour, lui signifiant que j'avais compris, mais que c'était hors de question. Trop tard.

« Zane peut rester ici, et moi venir avec toi. Je pourrai la soigner. »
« D’accord. »

"Quoi ? Vous déconnez tous les deux ?" Je les regardais comme s'ils venaient de dire qu'ils allaient se proposer pour les prochains Jeux. Puis je fixais Channelle.

"Hors de question. Si je viens pas avec vous maintenant, je viendrais tout seul plus tard."

Je me rapprochais de Channelle, la tirant doucement vers moi, la rapprochant de mon visage.

"Parce que tu crois que je vais te laisser ? Avec tout ce qui se passe dehors ? Tu crois que maintenant que je t'ai auprès de moi, je vais te laisser me quitter ? Rêve pas Channelle, je te quitterai pas d'une semelle. Brook est à HS à cause de ton frère, j'ai même pas idée de ce qu'il pourrait te faire s'il découvrait que tu es derrière tout ça. Tu me forceras pas à rester sagement à la maison."

Ma poitrine se soulevait fortement. C'était quoi ce plan de merde ? Ça faisait des jours que je l'avais pas vu. J'avais risqué ma vie au D4, j'avais failli mourir, me faire chopper au D1. J'avais perdu ma binôme. On avait enfreint le code des rebelles, "pas d'extraction". Je venais d'apprendre que Brook était mal au point de ne plus pouvoir marcher. Et j'allais rester dormir ici ? C'est ça ouai.

J'avais besoin de Channelle. D'être à ses côtés. De la sentir, de la toucher comme maintenant, de la protéger. Comme j'avais pas été capable de protéger mon amie. Pas de rester planplan chez moi. Pouvait-elle comprendre ça ?

"Je veux être avec toi ! Où que tu ailles. Où que j'aille. Assez bavardé, on y va !"

Je commençais à réarmer mon arme et me dirigeais vers la porte. Je me rendais compte de ce je pensais réellement de tout ça. Tout ce que je venais de dire. Ça m'avait refroidi cette situation. La trahison au D4. La capture au D1. Tout ça, toute cette situation j'en pouvais plus. Et je savais qu'en voyant Brook je n'aurais plus qu'un désir, celui d'amener Channelle avec moi au D13. Qu'on se casse tous les deux d'ici. Faire tomber ce système plus que jamais. Elle pourrait entrainer les gens là pas au QG. Elle serait un bon prof. Et quand tout s'effondrera, on pourrait avoir une bonne vie. On serait heureux ensemble tous les deux. On arrêterait de se cacher. De se battre. On pourrait avoir une belle vie, sans Arène, sans Rébellion. Un monde en paix, où ma seule préoccupation serait de la rendre heureuse.

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