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 [Flashback] La fin n'est que le commencement

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Zane Hamilton
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MessageSujet: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Jeu 18 Aoû - 17:09

La fin n'est que le commencement
Avec Channelle


Channelle Featherstone,  
18 ans. D1
Cadette des Featherstone.
Frère Kyle (Coach et Ex-Mentor). Sœur Sélène (Mentor)
Parents bijoutiers indépendants. Famille aisée.
Occupations : S'entraine au Centre des Carrières, Bar/Pub...

Je froissais un peu le papier et soufflais un coup. Une Carrière. Ça devrait le faire. Après Pearl, pourquoi pas ? Une mission restait une mission. Puis elle avait de la gueule, ça aurait pu être pire. Je regardais mieux la photo. Jolie brunette, ça changera de la blonde. Mais celle ci venait d'une famille riche. Une fabrique de tueur en puissance, son frère, sa sœur. Il ne manquait plus qu'elle sur le tableau des mentors. Sans doute ce qu'elle fera cette année. Quel gâchis. Vache ce que ça pouvait me dégoûter ce genre de personne. Mais il fallait que je passe outre. J'avais accepté la mission, me rapprocher de cette famille pour obtenir des informations sur...la mort de mon père. Je m'étais interdit de pleurer. Ou de m’apitoyer ne serais-ce qu'une seconde sur mon sort. Même seul. J'étais pas le seul gars au monde à perdre ses parents. Ou à voir frère et sœur partir à la mort. C'était de toute façon trop frais tout ça pour que je commence à céder au désarrois. J'avais juste la haine de savoir comment il avait été emporter. J'aurais aimé qu'il meurt en mission ou d'une maladie. Mais pas dénoncé. Ça j'y arrivais pas. Quand on m'avait donné la piste des Featherstone j''avais eus envie de les buter tous, quoi qu'ils avaient fait ou non. C'était pas une grande perte pour l'humanité une famille pareille. Brook m'avait proposé de venir avec moi. Mais je ne voulais pas. J'voulais être seul pour ce coup là. Je voulais venger mon père, que s'il y avait la possibilité d'une putain de vie après la mort, il puisse voir de la haut que je pouvais le rendre fier.

J'avalais une dernière gorgée de ma bière pour la finir. Affalé sur mon canapé je ne cessais de regarder cet ordre de mission. Surtout la photo. Je m'imprégnais d'elle pour ne jamais oublier. Bientôt on serait en tête à tête elle et moi. Comment j'allais aborder ce genre de fille ? Elle devait être entourée d'une armada de Carrières au sang chaud, peur-être même de son frère. J'avais quelques boulots fastidieux à faire dans le quartier aujourd'hui, j'aurais le temps d'y réfléchir. Il me fallait un plan d'action. Il fallait que je l'observe, que je la traque, que j'enregistre son mode de vie, ses faits et gestes.

Je lisais sur la carte qu'elle était adepte des bars. Ça tombait bien, j'y allais aussi. C'était peut-être un lieu idéal pour une rencontre ? Si elle buvait, elle serait peut-être plus abordable ? Influençable ? Je n'aurais qu'à me renseigner sur le coin où se pavanaient les futurs chair à canon et convaincre les potes d'y aller un soir ? Enfin "potes". C'était des amis d'usages. Des connaissances du coin où j'avais grandit. Des amis de couverture. Je mettais un point d'honneur à ne pas m'attacher aux gens. Ils n'en savaient pas trop sur moi, mais j'en savais beaucoup sur eux. Mes activités de rebelle étaient tout ce qui me rester vraiment maintenant qu'il était mort. J'avais plus personne au D1 a qui m'attacher. Je pensais d'ailleurs à peut-être quitter le District. Mais ma situation géographique faisait que j'avais des missions intéressantes. Je n'avais besoin de personne d'autre, j'avais Brook et c'était tout ce qu'il me fallait pour continuer mon chemin. Tant que j'avais Brook et la rébellion, je n'avais besoin de rien d'autre. J'y réfléchirai après cette mission. Le 13 pouvait m'accueillir.

Je plaçais le papier de la mission dans l'évier et j'y craquais une allumette dessus. Un coup d'eau dessus et la seule preuve de ce que j'allais faire partait en cendres dans les canalisations. A nous deux Channelle. J'allais passer un tenue plus adaptée pour le boulot de cet après-midi. Gouttière, toiture et placer une étagère. Les clients étaient assez généreux, et s'ils n'avaient pas d'argent, j'avais toujours le droit à des courses du marché. Je ne mourrais pas de faim, je n'avais pas à me plaindre. Mon seul regret, que Brook ne partage pas mon mode de vie. Et au delà de ça, que tout Panem n'ait pas ce genre de quotidien et de facilité. J'en profitais - de ce luxe - d'être dans ce District, pour être un bon rebelle et me donnait à fond dans chaque mission, pour qu'un jour, on soit tous égaux et que nos enfants soient en sécurité et n'aient jamais à payer pour la folie des uns et les erreurs des autres.

Dernier coup de vis et voilà. Tout était parfait. Je ramenais un billet avec une plaquette d’œufs et un poulet frais à la maison. 19h. Juste le temps de me préparer et de m'habiller en conséquence pour le début de ma deuxième vie. Celle du rebelle. J'allais passer la soirée à traquer miss Featherstone. Je continuerais demain matin. Je m'étais donné la semaine pour apprendre un peu plus là où j'allais mettre les pieds et connaître ses habitudes.

Après quelques jours d'observation, j'en savais un peu plus sur cette fille. Tout aussi étrange que ça pouvait paraître elle était pas aussi terrible que je m'y attendais. C'était une fille qui paraissait joviale et assez marrante. Vu le nombre de mecs qu'elle aguichait, on pouvait dire qu'elle avait un sacré charme, y'avait qu'à voir ses yeux et sa manière de se trémousser. Elle avait l'air bien dans sa peau et sûr d'elle. Elle avait du être éduquée comme ça, à paraitre parfait aux yeux du monde. Une famille d'élitiste. Et puis surtout elle avait un sacré beau ptit cul, appelons un chat un chat, ce n'était pas négligeable. Ça donnait de l'intérêt à la mission.

C'était pour ce soir, je devais rejoindre les autres au bar où j'avais eu vent qu'il était le QG des Carrières après l'entrainement. Parfait. J'y avais pensé toute la journée, toute la semaine en fait et je n'arrivais pas à chasser l'image de cette brune de ma tête. Après l'angoisse d'une telle mission, j'avais l'excitation de la commencer. C'était un peu l'inconnu, ma première mission vraiment risquée. Cette famille était réputée et pas des plus facile. Ce n'était pas une simple visite de courtoisie, fallait vraiment que je marque le coup avec celle là. Je ne devais pas être seulement un bouseux pour elle, fallait que j'ai un truc pour la faire réagir et qu'elle ne me snobe pas. Elle en aurait que faire d'un homme d'entretien. Je devais me mettre à sa hauteur. Montrer que je n'avais pas peur de leur groupe. Je les avais vu fonctionner, ils agissaient en bande, comme une meute, et les filles étaient très protégée par les gros bras. Mais si je pouvais la rencontrer seule, attirer son attention, j'avais sans doute une chance.

Je poussais la porte du bar, après un repérage je pouvais certifier qu'elle n'y était pas. Ce n'était peut-être pas pour ce soir, où ce n'était peut-être pas le bon bar. Je décidais de m'assoir quand même avec la bande. On commanda à boire. Les discussions fusaient dans tous les sens, je n'écoutais pas trop j'étais fixé sur la porte et je n'avais qu'un mot en bouche : Mission. Les autres commençaient à me charrier.

"Ta gueule Nico, laisses le !"
"Ben quoi ? Bah alors Hamilton, tu fais la gueule ?"

Comment faire pour qu'ils me lâchent un peu et que je me concentre ?

"T'es pas dans l'ambiance mec, qu'est-ce qu'il t'arrive ?"
"Je pense à mon père, j'ai vu quelqu'un qui lui ressemblait tout à l'heure, désolé les gars !"

Gros silence. Si j'avais pu sourire, je l'aurais fait. Je ne pensais pas à lui, pas vraiment. Mais je savais que de parler de lui, mort récemment, les mettrais mal à l'aise et qu'ils ne me feraient plus chier avec leur connerie de pas être dans l'ambiance. Ma stratégie avait marché, plus personne bronchait. On commanda des trucs à manger.

Le temps se faisait long, j'abandonnais l'idée qu'elle allait venir ce soir, pourtant la porte du bar se poussa et des rires bruyants firent leur apparition. Vu leur tenue et leur regard, c'était eux. Oui Ok, vu leur musculature aussi. Elle entra la dernière. Et à partir de cet instant je n'étais plus Zane à table avec ses amis, j'étais le rebelle en mission. Mes yeux ne la quittaient plus. Mon regard se voulait spécialement insistant pour elle. Elle finirait par s'en rendre compte à un moment donnait. J'allais lui mettre la pression comme ça. La défier. La provoquer.


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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Ven 19 Aoû - 16:25





Chane, flashback





Je sorti du centre, avec Pearl à côté de moi, les autres filles derrière. Nate et les autres gars attendaient déjà devant. On avait eu droit à une révision des  victoires des 5 dernières années, étude à l’appui, suivi d’une reproduction des combats les plus intéressants et des gestes à en tirer. C’était des entrainements plutôt épuisants, et il était déjà très tard lorsque les coachs nous avaient envoyés à la douche. En sortant, on avait bien sûr eu droit aux commentaires habituels.

« Y vous faut plus de temps pour vous doucher que pour vous entrainer. La prochaine fois on vous attend pas. »

Je levais les yeux au ciel en me précipitant dans le groupe avec un large sourire avant de tourner sur moi-même.

« Tu crois quand même pas que tout ça se fait en dix seconde. Faut laisser marcher la magie Leith. »

On avait éclaté de rire, et le petit cercle s’était formé, cherchant à décider de ce qu’on allait faire ou non ce soir. Pearl devait rentrer faire l’inventaire avec sa mère. Nate en avait profité pour essayer de filer, mais je l’avais retenu par le bras.

« Nan nan nan reviens là toi. On joue pas les couche-tôt ce soir, donc toi non plus. »

Il était toujours parmi les plus sages, mais aussi les plus influençables, mon petit Nate. J’avais jamais à supplier pour qu’il suive. Il était bien trop gentil pour son propre bien. J’avais écouté les discussions, jusqu’à ce que j’amène mon grain de sel.

« Moi j’ai soif. On va à la taverne ? »

Plusieurs avaient suivi, certains avaient dû rentrer. On avait tous pris la direction de la taverne, non sans être assez bruyants pour se faire remarquer. On rentra et s’installa assez rapidement près du bar. J’avais jeté un regard circulaire autour pour voir ce qu’il y avait de bon à se mettre sous la dent. Les carrières étaient bien sûr les choix les plus évidents, mais j’en avais déjà fait le tour. Mon regard s’arrêta sur la table où certains pacificateurs buvaient un verre. Je leur souris. Ca aussi, j’en avais un peu fait le tour, mais ça vieillissait bien. Nate me tapota l’épaule et je pivotai.

« Cha, encore un pacificateur, sérieusement ? Tu te les ai tous sorti ? »

Je me fendis d’un sourire angélique avant de lever un sourcil.

« Pas tous en même temps. »

Il avait lancé un regard supposé me juger, mais je décelais un sourire derrière. Amusée, je m’avançais vers le bar ou Vince et les autres avaient déjà commandé. Je fis signe au barman, que je connaissais aussi plutôt bien.

« La même chose que d’habitude Cha ? »
« Toujours. Mais jamais deux fois dans le même verre. »

Je le gratifiai d’un clin d’œil avant de pivoter. J’aimais venir là avec toute la fine équipe. J’avais l’impression qu’on était des rois. Je pris mon verre et le sirotai lorsque le bras de Paolo se posa autour de mes épaules, ma rapprochant du groupe et de la table. Les discussions tournaient autour du sujet de la journée, les coachs et leur vilaine manie de nous repasser les victoires de leurs chouchous. Pour ma part, le sujet ne m’intéressait que très moyennement. Nate m’avait rejoint, et il avait posé sa main sur mon épaule en regardant à l’arrière de la salle.

« Te retourne pas, mais y’a un type bizarre qui te fixe. »

Evidemment, j’avais pivoté immédiatement.  Mon regard croisa assez rapidement celui du type en question. Pas trop mal en plus. Je pivotai à nouveau vers Nate, qui me lança un regard désespéré. Comme si on avait d’autre choix que de regarder quand quelqu’un disait « surtout ne regarde pas ».

« T’en fais pas, j’ai l’habitude. C’est presque une malédiction en fait, quand un mec pose les yeux sur moi, il lui est presque im-po-ssible de le détourner. Je cherche encore un remède contre ce terrible mal. »

Je lui donnais une petite tape dans l’épaule avant d’ajouter.

« J’me suis encore jamais fait un pauvre, ça pourrait être sympa à ajouter à … J’rigole. Trop de problèmes d’hygiène. »

J’avais souris. Ce qu’il pouvait être sérieux et pince-sans-rire, si on pouvait plus déconner. Je levai le bras pour faire signe au bar que mon verre était vide, et comme par magie, un du groupe m’en ramena un autre dans la minute alors que je me retournai vers ce mystérieux stalker. Nate m’avait dit de ne pas regarder … Mais c’était ça, ma vraie malédiction. J’avais du mal à faire ce qu’on me disait de faire. Je m’étais donc accoudée au bar, en regardant dans la direction de ce petit groupe. J’en connaissais la moitié de vue, j’avais du les apercevoir, ils devaient vivre dans le coin. Mais celui-là ne me disait rien du tout. Je discutai distraitement avec une ou deux carrières, en lançant régulièrement des coups d’œil dans sa direction. Je ne l’avais même pas vu cligner des yeux. C’était audacieux, bien qu’un peu fou. Vince et les autres étaient possessifs ; les carrières allaient avec les carrières. Ceux qui regardaient trop longtemps repartaient souvent avec quelques dents en moins. C’était bien connu.



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Mar 30 Aoû - 12:34

La fin n'est que le commencement
Avec Channelle


Après un temps, ma stratégie paya. Elle se retourna et capta mon regard. Visiblement on l'avait averti de mon instance. Je voyais bien que leur groupe était soudé. Et elle avait l'air apprécié. Ou crainte, au choix. Car à peine levait-elle le bras, qu'on accourait pour la resservir. C'était le genre de nana à avoir tout ce qu'elle voulait en claquant des doigts. Qui n'avait pas à lutter pour obtenir des choses. Une fille née avec des avantages tout fait. Le genre de personne qui ne finissait pas rebelle, car la vie lui offrait tout, quand elle le voulait.

Elle avait beau être dans un Centre de Carrières, elle n'avait rien d'une battante. Tout avait l'air de se faire simplement dans sa vie. Pas besoin de se cacher, de trimer pour survivre. Peut-être pour ça que tout ces gens là avaient besoin d'une Arène ? Pour lutter pour leur survie ? Elle devait avoir des parents aux petits soins, choyant leurs gosses pour qu'ils deviennent tous des champions de District. Mais pourquoi ? Pour la maison au village des vainqueurs ? Pour être étiqueté de sadique tueur d'enfants de District pauvres ? Non parce que pour l'honneur c'était pas possible. Y'avait rien d’honorable en rentrant dans une Arène.

Je me rendais compte que cette mission allait être compliquée. Qu'elle et moi, on avait rien en commun, qu'il serait dur de la supporter, de la côtoyer. Mais il fallait pourtant que je le fasse. En jouant un rôle, peut-être que ça serait plus simple ? Mettre un masque, me convaincre moi même que c'est cool les Carrières. Que c'est...honorable. Je n'y arriverai pas en lui laissant entendre que tout ça me laissait indifférent. Je n'étais pas dans ce Centre, donc elle savait déjà que c'était pas "mon truc". Mais dans tous les cas, tout appartenance à une résistance quelconque me porterait préjudice. Alors Channelle, je vais faire en sorte de trouver ça...admirable que tu sues sur un tapis pour t'entrainer à tuer des gamins.

Elle s'était enfin tournée vers nous, sirotant son verre. Alors que mes potes ne savaient même pas ce qui se tramait sous leurs yeux. J'essayais de faire abstraction de tout ça. Tout ce contexte. Rebelle, Carrière, Mission. Je devais simplement être un gars normal, dans un bar, face à une magnifique fille sur qui il venait de craquer. Elle n'arrêtait pas de me lancer des regards et à chaque fois, elle tombait sur le mien. Fixe et intense. Je voulais l’attiser, capter son attention jusqu'à en oublier les autres autour d'elle.

Et justement, les autres commençaient à remarquer aussi que j'insistais lourdement. Un premier commença à me faire une remarque, sur le fait que je devais regarder ailleurs, mes pieds par exemple. Un sourire en coin s'afficha sur mon visage quand je lui répondis que j'avais mieux à voir que mes godasses. Un autre me fit remarquer qu'à force d'insister, j'allais ne plus rien voir du tout. Une menace comme une autre de me casser la gueule. Je souriais de nouveau, toujours en fixant Channelle dont son visage semblait dire qu'elle s'amusait de la situation. Ce qui me fit sourire un peu plus. Qu'attendait-elle de moi ? Parce qu'elle attendait quelque chose, non ?

Mes amis commençaient à me dire de me calmer, que cette bande là n'attendait que ça. Et que sur ce coup là, ils me lâcheraient. Je soufflais intérieurement, voilà pourquoi depuis tout ce temps je n'avais parlé à aucun d'entre eux de la rébellion. S'ils n'avaient même pas les tripes pour ce genre de situation. Ils n'avaient pas les tripes pour le reste. Fallait savoir se battre jusqu'au bout, même si ça valait des échecs, quelques ecchymoses et des os brisés. Je n'avais pas peur de me battre, même si je devais rester sur le carreau. Quoi qu'il se passait ce soir, Channelle m'avait remarqué. Et c'était l'essentiel pour commencer. Si ce soir c'était un échec, demain ça serait un meilleur jour, avec une meilleure approche.

Je me levais de ma chaise et les gorilles, qui avaient commencé à sermonner la Featherstone, se dressèrent devant moi. Où j'allais ? A votre avis bande de crétins ?

"Je pensais qu'un Carrière pouvait se démerder tout seul. Je pensais pas que les filles dans votre groupe avait besoin de babysitteur"

L'un d'entre eux serra son poing, les mâchoires des autres se crispèrent. Et moi je continuais d'avancer vers elle. Allez y péter moi les dents. Chaque pas que je ferais vers elle serait une victoire pour moi. Elle semblait de plus en plus amusée et ne me lâchait pas des yeux. Elle commença à calmer ses troupes. Ce qui était à mon avantage. J'arrivais au bar avec déjà 3 menaces de mort, mais toujours intact. Je poussais un gars qui n'avait rien à voir avec les Carrières - mais qui admirait le spectacle dans l'espoir que ça chauffe - pour me faire de la place à côté d'elle au bar.

"Bonsoir !" Avais-je simplement prononcé arrivant à sa hauteur. On se regardait avec le même sourire. La même lueur dans les yeux. Tout ça nous avait diverti et innocemment rapproché. C'était grisant comme situation.

"C'est dur de nos jours de payer un verre à une Carrière." Alors que je me penchais vers elle, je sentis quelqu'un m’agrippait par le col et me faire reculer de ma place. Je serrais ma mâchoire. Bordel de merde mais c'était qu'ils étaient franchement chiant ceux là.

"C'est marqué où que c'est votre bar ? Y'a une loi qui interdit de s'assoir au comptoir quand vous êtes là ? Vous vous défoulez pas assez dans votre Centre ? Vous avez des trucs à prouver en dehors ? Je crois qu'elle est assez grande pour se débrouiller toute seule non ?"

Je sentais que j'avais peut-être poussé un peu trop loin. Mais aucun coup ne s’abattit contre moi. Le barman demanda à un certain Vince de se calmer sinon il allait appeler du monde pour vider le bar. On me relâcha alors. Le barman m'aimait bien, je lui avais rendu quelques services auparavant dans son bar. Y'avait ce genre d'avantage à faire un peu de tout dans le District, j'avais parfois la sympathie des gens. Sauvé par la pose d'une étagère et le changement d'un robinet. Qui l'eut cru ? Malgré tout, j'aurais bien joué des poings, mais aborder une fille avec le visage en sang ne serait pas franchement pratique. Je m'installais de nouveau aux côtés de Channelle, lançant un regard aux gars du groupe qui fulminaient de frustration. C'était la sortie du bar qui risquait d'être compliquée...

"Avec tout ça, je t'ai pas demandé ce que tu buvais ?" Questionnais-je la brunette comme si rien ne s'était passé, un sourire charmeur sur mes lèvres.

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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Mar 30 Aoû - 21:55





Chane, flashback





Les autres avaient rapidement capté les échanges de regards entre moi et mon stalker. En même temps, il ne s’en cachait pas du tout. Il était sans doute complétement fou, ou suicidaire, parce qu’il ne détournait pas les yeux. Je devais l’avouer, j’avais moi-même du mal à détourner le regard. Il avait eu le mérite d’attiser ma curiosité. Les gars étaient naturellement allés à sa rencontre, et l’avaient menacé à plusieurs reprises. Et il les avait envoyés sur les roses, tout en me fixant, encore, et en souriant. J’avais souri à mon tour devant une telle folie. Il était bien conscient qu’il allait se faire démolir, n’est-ce pas ? Lorsqu’il se leva, Nate vint me trouver. Son regard à lui était sérieux, et il détourna mon attention du maso.

« Cha, arrête ça, tu vas le faire tuer le pauvre garçon. »

J’avais levé les yeux au ciel, répondant qu’il semblait assez grand pour se débrouiller et que qui plus est, je n’avais strictement rien fait. Il avait râlé un peu pour la forme avant de repartir vers le bar, sachant pertinemment qu’on ne pouvait pas raisonner avec moi quand j’avais une idée dans la tête. D’ailleurs, l’idée en question se levait pour venir vers moi quand Vince lui bloqua le passage. Il s’exprima alors assez fort pour que tout le monde entende.

« Je pensais qu'un Carrière pouvait se démerder tout seul. Je pensais pas que les filles dans votre groupe avaient besoin de babysitteur. »

J’avais souri franchement cette fois-ci. C’est qu’il avait du culot. Venant de quelqu’un d’autre, je me serais fait un plaisir de lui rabattre son clapet, mais là je m’étais tue. J’en étais la première surprise, mais j’étais à présent plus que curieuse … J’étais piquée. Et un peu attirée par sa témérité dangereuse. Je calmais mes collègues en secouant la tête, assurant que s’il devait se faire rembarrer, c’était quand même à moi d’en avoir le privilège. Certains avaient ri, d’autres s’étaient obstinés.

« Bonsoir ! »

Il était arrivé à côté de moi, sans que je ne m’en rende compte. Je pivotai immédiatement, et lorsque mon regard croisa le sien, je ne pu m’empêcher de sourire. Maintenant que je le voyais de prêt, c’était encore pire. Il avait des yeux verts absolument délicieux, un sourire de gamin qui venait de faire une connerie, et il transpirait l’audace et la provocation. Sans mentionner le fait qu’il était pauvre, que c’était totalement inapproprié –presque interdit, ce qui ne faisait que le rendre plus tentant.

« C'est dur de nos jours de payer un verre à une Carrière. »

Franchement, si y’avait pas eu tous mes collègues autour, je lui aurais dit que c’était pas la peine de me payer un verre, qu’on pouvait aller aux toilettes du bar directement. Mais clairement, c’était pas du tout possible. Je culpabilisais même un chouia de le penser, et pourtant j’étais pas du genre à bouder mes envies, mais un pauvre, quand même … Vince l’attrapa, me sortant de mes pensées.

« C'est marqué où que c'est votre bar ? Y'a une loi qui interdit de s'assoir au comptoir quand vous êtes là ? Vous vous défoulez pas assez dans votre Centre ? Vous avez des trucs à prouver en dehors ? Je crois qu'elle est assez grande pour se débrouiller toute seule non ? »

Alors qu’ils allaient lui tomber dessus, le barman stoppa net les hostilités, disant qu’il fallait sortir la bagarre dehors si ils voulaient en arriver là. Je fis signe à Vince que tout allait bien, alors que le type venait s’assoir à côté de moi.

« Avec tout ça, je t'ai pas demandé ce que tu buvais ? »
« Tu ne crois pas que je suis assez grande pour payer mes verres toute seule ? »

Je le fixai avec un air amusé. J’étais intriguée, voire un brin impressionnée par son petit numéro. Mais il était facile de jouer avec des carrières dans un bar à la vue de tous ; au final, ils ne pouvaient pas vraiment le tuer ici. J’avais moi-même envie de jouer un peu.

« Et puis, j’accepte pas à boire des mecs dont je connais même pas le prénom. Quoi que, finalement, je ne devrais pas essayer de mettre un nom sur cette belle gueule ; demain tu serais sans doute méconnaissable. »

Je fis un signe de tête en direction de ceux qu’il avait appelé « mes babysitters » avant de le regarder dans les yeux avec un air à la fois amusé mais … Un brin menaçant.

« Si tu sais ce qui est bon pour toi, tu sortiras par la fenêtre des toilettes. Ils t’attendront devant la porte de devant. »

Je devais avouer que j’espérais un peu qu’il n’en fasse rien. J’aimais bien ce petit côté tête brûlée et je sentais au fond qu’il avait presque envie de se prendre une raclée par les carrières, même si je ne savais pas trop ce que ça révélait sur lui. Je fis signe au serveur de me remettre un shooter avant d’ajouter d’en mettre un aussi pour le grand suicidaire à côté de moi. Je pivotai vers lui pour boire son dernier verre avant qu’il ne file, et je me retrouvai à à peine quelques centimètres de son visage. Mes yeux se baissèrent immédiatement vers ses lèvres avant de remonter dans ses yeux –grands yeux verts, au cas où je ne l’avais pas encore mentionné. J’étais presque persuadée qu’il s’était rapproché délibérément, aussi mon sourit s’élargit au maximum avant que je ne passe ma langue sur mes lèvres.

« Allez, cul sec et file. Avant de faire une bêtise. »



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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Mer 31 Aoû - 16:55

La fin n'est que le commencement
Avec Channelle


« Tu ne crois pas que je suis assez grande pour payer mes verres toute seule ? »
" Je crois que t'es assez grande pour pas mal de chose !"

J'aimais voir ce visage qu'elle avait. Son sourire était, je dois le dire, craquant. Et en fait ça me plaisait d'avoir attiré son attention. C'était le genre de fille qui n'avait que faire des dragueurs à deux balles. Mais j'étais là, à ses côtés, elle ne m'avait pas encore rembarré. Et c'était une victoire en soi. Je souriais de nouveau, charmeur et charmé.

« Et puis, j’accepte pas à boire des mecs dont je connais même pas le prénom. Quoi que, finalement, je ne devrais pas essayer de mettre un nom sur cette belle gueule ; demain tu serais sans doute méconnaissable. »

Belle gueule, alors là. C'était des points en plus, j'étais pas si dégueulasse à regarder pour la demoiselle. Tant mieux, ça allait me facilité les choses ça.

"Zane. Zane Hamilton."

J'affichais un nouveau sourire. Ça ne servait à rien de cacher mon identité dans ce District. J'étais connu ici. Pas par tout le monde, mais si elle faisait des recherches, si elle était méfiante, elle saurait rapidement qui j'étais. Donc ça ne servait à rien de lui mentir sur ça. Je haussais les épaules finissant de lui répondre.

"Ce n'est pas grave, ça en valait la peine. Et puis je cicatrise vite. Et il se pourrait bien que j'ai envie de te revoir avant demain..."

Autant être direct. C'était sans doute pas le genre de fille à tourner autour du pot pendant quinze ans. C'était bizarre, parce que ça devenait naturel. J'avais oublié d'une certaine manière la mission. J'étais vraiment un mec dans un bar, face à une belle fille, coriace, mais totalement attirante. Et la faire sourire me faisait sourire aussi. Ses yeux pétillaient et m'hypnotisaient complètement. Son regard changea justement, quand elle me montra ses potes gorilles qui attendaient qu'une chose, que je sorte du bar.

« Si tu sais ce qui est bon pour toi, tu sortiras par la fenêtre des toilettes. Ils t’attendront devant la porte de devant. »

J'eus un léger rire spontané. Elle n'avait pas tord. Est-ce que ça valait vraiment le coup de me faire démolir la gueule, maintenant que j'avais eu mon petit effet auprès d'elle ? Non pas vraiment. Elle avait raison et j'en étais presque amusé qu'elle me conseille de fuir. A moins que ça ne soit qu'une stratégie pour justement dire à ses collègues que j'allais prendre la fuite par les chiottes ? C'était une possibilité. Pouvais-je lui faire confiance ? De toute façon c'était 50-50.

Le serveur nous servit un shooter. Pendant qu'elle réceptionnait son verre, je me penchais un peu plus vers elle. Channelle tourna sa tête, l'attraction fit qu'on était seulement séparé par quelques centimètres. C'est là que je compris qu'elle m'attirait vraiment, rien qu'à la voir passer sa langue sur ses lèvres. Lèvres que j'avais envie de faire mienne, là tout de suite. Une pulsion de désir pour cette Carrières me traversa le corps. L'envie d'envoyer tout voler sur le comptoir et de la prendre là sur le bar. Je n'avais même pas à me forcer, s'en était que plus agréable. Alors que je pensais pouvoir me saisir de sa bouche, elle se recula à peine pour trinquer avec moi.

« Allez, cul sec et file. Avant de faire une bêtise. »

"Je sortirai par la fenêtre des toilettes, juste dans l'espoir de t'y retrouver en dessous. Parce que j'ai pas peur de faire d'autres bêtises si t'es dans le coin !"

J'avalais mon verre d'une traite tout en la fixant dans les yeux. Avec mon pouce je récupérais le sucre du bord de mon verre et je le portais à ma bouche. Ma jambe frôla la sienne. Ça faisait des étincelles dans tout mon corps. C'était le moment de partir, je le sentais. Il y avait une espèce de vieille tension ou alchimie entre nous. J'étais presque convaincu qu'elle serait dehors à m'attendre. Il le fallait. Ce n'était pas possible autrement. Sans ça, je reviendrai autant de soir que possible pour qu'elle craque.

Je me levais, déposais de l'argent sur le comptoir, et je la frôlais de nouveau, mais cette fois ci du bout de mes doigts, allant de sa taille à la naissance de ses fesses sans la lâcher du regard. Et je me dirigeais vers les toilettes en marchant à reculons pour ne pas briser cette intensité.

Je profitais d'être là pour me rafraichir le visage au lavabo. J'étais chaud comme la braise et ça ne me fit pas de mal. Mes idées n'était plus très claires. Est-ce que j'étais près pour la suite ? Est-ce que j'étais capable de faire tout ça. De me détacher de tout. Je l'avais déjà fait. Mais pour des raisons différentes. Et c'était plutôt excitant comme situation. J'aimais la draguer, lui faire du rentre dedans. J'aimais ça, ça avait un côté interdit, mission impossible et dangereuse. Channelle était une flamme et je fonçais droit dessus comme un pauvre papillon.

J'attendis quelques minutes. Lui laissant du temps. Espérant qu'en sortant par la fenêtre, elle y serait aussi. J'ouvris la vitre et sautais sans réfléchir. Il y avait peut-être une horde de Carrière qui m'attendait là dehors, mais ça m'était égal. Je me réceptionnais sans soucis sur mes pieds et je relevais ma tête sur...elle. Un sourire dévorant mes lèvres. Elle était là, appuyée contre le mur, à m'attendre. Je m'approchais d'elle, collant mon bassin contre le sien, penchant mon visage, lui murmurant à l'oreille.

"Je suis peut-être un mauvais gars tu sais, et maintenant y'a plus tes copains. C'est pas mieux comme ça ?"

Je sentais que c'était le genre de fille à aimer l'action, le danger. Mes lèvres frôlèrent la peau de son cou, remontant jusqu'à ses lèvres. Elle sentait bon. Rien d'étonnant vu son niveau de vie. Elle avait du parfum jusque dans le soins de ses cheveux. On était déjà bien mieux ici, à l’abri des regards, que dans ce bar, observé par des garde du corps. J'étais plus à l'aise. Plus confiant. C'était entre elle et moi maintenant. J'avais l'impression d'avoir fait le plus gros de la mission. Mon approche avait réussi et maintenant ce n'était que du bénéfice. Pour ce soir, je pouvais oublier le reste. Oublier pourquoi je faisais ça et qui elle était. C'était juste une brune dont mon corps entier semblait en être désireux.

"Et ton prénom ? Histoire de savoir qui je suis en train d'embrasser ?"

Et je liais le geste à la parole et enfin je dévorais ses lèvres après l'avoir imaginé.


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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Jeu 1 Sep - 8:01





Chane, flashback





« Je crois que t'es assez grande pour pas mal de chose ! »
« T’as pas idée. »

On se toisa un peu comme ça quelques instants avant qu’il ne se présente. Je n’en avais jamais entendu parler. Je ne croyais même pas l’avoir déjà croisé, à vrai dire.

« Ce n'est pas grave, ça en valait la peine. Et puis je cicatrise vite. Et il se pourrait bien que j'ai envie de te revoir avant demain... »

Je le fixai avec un air amusé. Il avait du cran et il était cash. Tout ce qui m’attirait, même si j’avais bien conscience que c’était mal. Je devais arrêter d’envisager la possibilité ; de toute façon les autres étaient autour, ils m’en empêcheraient. Mais cette idée, le fait que ça soit presque « interdit », ne faisait en réalité que m’en donner encore plus envie. Parce qu’au final, c’était encore moi qui décidait, et que le fait de me dire non ne m’avait jamais arrêté, au contraire. Pourtant, je me surpris à lui dire de partir. S’il avait le malheur de passer cette porte, le barman ne pourrait plus rien faire pour lui.

« Je sortirai par la fenêtre des toilettes, juste dans l'espoir de t'y retrouver en dessous. Parce que j'ai pas peur de faire d'autres bêtises si t'es dans le coin ! »

Il se recule et me frôle au passage. Encore délibéré, mais ça fait quand même son effet et je me sens frissonner. Je ne peux pas y aller, c’est la pire idée de l’année – et je suis loin de savoir à quel point. Mais il me fixe avec cette petite lueur de défi, chose contre quoi j’ai toujours eu énormément de mal à lutter. Lorsqu’il recule, je souris, amusée. Et tentée, clairement. J’en viens même à baisser la tête pour ne pas regarder. Mais au fond, je me connais. Je n’aime pas les limites. Je n’aime rien me refuser. Je sais bien que la décision était prise à l’instant où je lui ai dit de sortir. Alors je me lève et je me dirige vers la porte, balançant un :

« C’est mort ce soir, j’m’ennuie, je rentre. »

Nate me lance un regard désespéré. Bien sûr qu’il sait ; il me connait trop. Je lui souris et lui dépose un baiser sur la joue en passant, tout en lui glissant :

« On a qu’une vie, et courte pour nous. Tu devrais en profiter aussi. »

Je recule et lui lance un clin d’œil en désignant discrètement Sara de la tête qui n’attends que ça, et je passe la porte. Après un coup d’œil en arrière, je fais le tour du bar et me cale contre le mur à côté de la fenêtre. Et s’il était déjà parti ? Mais à peine quelques secondes plus tard, il sort de là et s’approche de moi, réduisant immédiatement la distance entre nous, se plaquant contre moi. J’ai plutôt l’habitude que les rôles soient inversés, mais c’est … Rafraichissant. J’aime le fait qu’il n’ait pas hésité.

« Je suis peut-être un mauvais gars tu sais, et maintenant y'a plus tes copains. C'est pas mieux comme ça ? »
« Je sais me débrouiller toute seule … Tes mots, pas les miens. Quant au « mieux comme ça », je suis pas sûre. Tu m’as toujours pas embrassé. »

Ses lèvres avaient glissé dans mon cou, me faisant fermer les yeux une seconde avant qu’elles ne s’approchent des miennes.

« Et ton prénom ? Histoire de savoir qui je suis en train d'embrasser ? »

Et avant même que je ne puisse répondre, ses lèvres s’emparaient des miennes. Je ne résistai pas le moins du monde … C’était délicieux. Il avait le goût de l’interdit, de tout ce qu’il ne fallait pas, un caractère de merde, un pauvre, une grande gueule, téméraire, et très éloigné de mon style habituel physiquement parlant. Je les préférais généralement en forme d’armoire à glace avec deux bonnes têtes de plus que moi. Et ça m’enivrait totalement. Ma main avait glissé dans sa nuque, à la fois pour prolonger ce baiser et pour l’attirer davantage contre moi. Je le désirais ardemment, au point de le laisser s’emparer de moi là, ici, contre ce mur. Et comme je n’étais pas du genre à me cacher de ce dont j’avais envie mes baisers se firent plus brûlant. Entre deux séparations pour reprendre mon souffle, je lui glissai mon prénom, quand même.

Après quelques minutes à me laisser allumer contre ce mur, je décidai de passer à l’étape supérieure. Ce n’était pas le moment de se la jouer timide. Mes mains s’attaquèrent à sa ceinture. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais vu son petit numéro jusque-là, je doutais qu’il fasse son pudique, même à quelques mètres de l’entrée du bar. J’avais très envie de lui, mais il était hors de question de le ramener à la maison –un pauvre, ma mère en tomberait raide morte, ou que je le suive où que ce soit –déjà parce que je ne le connaissais pas, et puis honnêtement, je savais qu’une maison de pauvre était juste ce qu’il fallait pour me refroidir. On aurait sans doute pu se trouver un coin un peu moins à découvert, mais j’étais déjà lancée et à ce que je voyais lui aussi. Je fis glisser rapidement son pantalon, et il fit de même avec mon short. Mes bras se glissèrent autour de son coup pour retrouver le goût de ses lèvres, et je m’appuyais un peu sur lui alors qu’il me soulevait. N’y tenant plus, j’enroulais mes jambes autour de lui et le fixai une seconde avant de commettre l’irréparable.

« Je t’avais dit que t’allais faire une bêtise … »

Je souris doucement avant de récupérer ses lèvres tandis qu’il me collait contre le mur. C’était sans doute une grosse bêtise en effet, mais je n’étais pas prête à la regretter ce soir. Je ne savais pas si c’était lui qui était particulièrement talentueux, ou si c’était la situation, l’interdit, l’adrénaline de le faire là, presque à la vue de tous qui me mettait dans cet état, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce genre de sensations. Lorsque mes pieds touchèrent à nouveau le sol, je le repoussais doucement contre le mur pour reprendre mon souffle. Fiou, c’était bon. Mais il fallait se ressaisir. Rapidement, je récupérai mes affaires sur le sol et me rhabillait. Puis je m’approchais à nouveau de lui, un large sourire aux lèvres.

« C’était sympa. »

Ouais, fierté et tout ça, je minimisais un peu l’effet que ça avait eu sur moi. J’hésitai une seconde. J’avais envie de remettre ça. Chose qui m’arrivait assez rarement. Je le fixai un instant sans trop savoir ce que je voulais, mais même moi j’avais mes limites ; je savais bien qu’il valait mieux que ça soit ce truc d’une fois et que cela ne se reproduise plus jamais. De toute façon, c’était l’interdit et l’inconnu qui m’avait attiré, maintenant, je n’en aurais peut-être même plus envie … Non ?


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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Mer 7 Sep - 18:23

La fin n'est que le commencement
Avec Channelle


« Je t’avais dit que t’allais faire une bêtise … »

Je répondis à son sourire communicatif. Je sentis alors ses bras autour de mon cou, ses jambes autour de ma taille. Alors c'était...aussi simple que ça ? Je l'embrassais de nouveau. Je mentirais si je disais que je n'en avais pas envie. Cette fille était belle, attirante, excitante, et j'oubliais totalement qui elle était, pourquoi j'étais là. J'en étais obligé, je m'abandonnais totalement au moment, je ne pensais plus à la mission, parce que je devenais la mission. A partir de ce moment là, plus rien n'était calculé. C'était naturel entre nous, c'était...tout sauf organiser ou planifier. Bien sûr que je voulais en arriver là, à avoir une approche, une accroche avec elle. J'avais bien cette idée de devenir assez intime, de la mettre en confiance pour l'approcher d'encore plus près. Pour fouiller autour d'elle, chez elle ? Mais là, sur le moment, on était en harmonie, il n'y avait pas eu de répétition, ni d'entrainement. Et chaque mouvement de bassin contre elle, chacun de ces baisers, ils étaient désirés et non pas forcés.

Sa peau douce, son odeur, ses gémissements, tout était parfait. C'était tellement du gâchis qu'elle soit ce genre de femme. Programmée pour être envoyée à la mort. Pourtant là, contre moi, sensuelle, répondant à mes coups de rein, elle était comme n'importe qui, elle n'était plus une Featherstone, une Carrière de 19 ans, entrainée pour tuer. Elle était une femme appréciable pour d'autres qualités, avec des besoins naturels, donnant du plaisir, en prenant en retour. Aimant la folie du moment, faire ça avec un inconnu. Vivant de passion, de l'instant présent, sans contraintes, sans qu'on lui dicte ce qu'elle avait à faire. Aimant jouer avec l'inconnu, le danger aussi. Mais étant en même temps assez sûre d'elle pour s'abandonner dans les bras de...n'importe qui. Et ce soir, j'avais de la chance que que ce n'importe qui ce soit moi. Bordel, si Brook savait quel pied je prenais à faire cette mission, et c'était le cas de le dire, et de savoir que le plan avait marché.

Quand elle me repoussa doucement je me surpris à la vouloir encore près de moi quelques secondes. Rester contre elle, mes lèvres sur les siennes, mes mains sur son corps tiède. Mais c'était fini et en la voyant se rhabiller je retrouvais mes esprits. Je voyais que pour elle ça avait été aussi bon que pour moi. On ne parlait pas, on reprenait notre respiration. J'avais rattaché mon pantalon quand elle s'approcha de moi, un sourire brillant sur son visage.

« C’était sympa. »

Je haussais un sourcil amusé. Mais bien sûr. C'était carrément bon Channelle, mais tu ne le diras pas. Tant mieux, c'était qu'elle pensait qu'il ne fallait pas trop en dire. Ce regard qu'on s'échangea...hum. Nos corps étaient encore brûlant de désir, et il suffisait d'un mot, d'un geste, et j'étais prêt à repartir, et visiblement elle aussi. Ou alors je ne m'y connaissais plus en langage corporel. Mais il ne fallait pas. Ce n'était pas raisonnable, et même si j'en avais envie, je ne devais pas faire de cette mission autre chose que ce qu'elle était à la base.

Il me fallait une approche, voilà, je venais de l'avoir, au delà de mes espérances d'ailleurs, mais ça devait s'arrêter là. Recommencer de nouveau, c'était sortir du but, du chemin prévu. Ce n'était pas bien. Prendre du plaisir tant mieux, tant qu'à faire c'était plus sympa. Mais ça aurait quelle signification de recommencer pour ce soir ? Mis à part le plaisir personnel. Non, il ne devait rien y avoir de personnel entre nous. J'allais faire mon boulot, prendre mon pied à la chose n'était qu'un bonus. Après tout ça, je ne la reverrai plus. C'était une mission. Cette fille était juste ce qui allait me permettre d'en venir à bout. Et il se pourrait même que j'apprenne d'horribles choses sur elle, et que dans quelques jours, elle ne soit plus de ce monde elle et sa famille.

Je l'attirais vers moi, collant son bassin contre le mien. Je humais une dernière fois sensuellement son cou, lui murmurant à voix basse.

"J'ai aimé faire des bêtises avec toi Channelle. Ça valait le coup de sortir par la fenêtre."

Je l'embrassais du bout des lèvres, autant ne pas forcer les choses. C'était déjà assez frustrant comme moment. Mais je devais résister. Pas plus, comme ça, sentir juste ce qu'il fallait ses lèvres, son souffle court. Je m'écartais petit à petit jusqu'à ce que nos lèvres ne puissent plus se joindre, je lâchais ses mains que j'avais entrelacé sur le moment et je commençais à reculer, comme dans le bar. En la fixant remplit de désir. J'étais en mission, mais je n'en restais pas moins un homme face à une femme excitante. Je m'éloignais d'elle. Prenant de plus en plus de distance, un sourire figé, satisfait, comblé.

"Peut-être à un de ces quatre"

Avais-je dis en brisant le contact visuel. Elle ne pouvait pas s'imaginer que ce n'était pas des paroles en l'air. Je partis d'abord en trottinant, puis en courant vers mon quartier. Bordel de merde, tout c'était passé à merveille. Une fois chez moi, je m'affalais dans mon lit, convaincu que le plus difficile était passé.

4 jours après

C'était enfin le week end, je n'avais eu qu'un boulot à faire ce matin mais j'étais déjà épuisé. Tout simplement car j'avais passé la semaine à suivre encore Channelle. A en apprendre encore sur elle. Je me levais tôt, je me couchais tard. Je me levais Channelle, je mangeais Channelle, je buvais Channelle, je dormais Channelle, bref je vivais Chanelle. Observant ses moindres faits et gestes. Ses déplacements. Ses comportements avec les gens, ses habitudes. Ses interactions. Elle ne fréquentait que des gens de son statut. Et elle aimait ça. Elle était proche des entraineurs, des patrons de boutiques. Des gens...important. Elle était toujours très bien entourée et ça ne laissait pas beaucoup la place à de l'improvisation avec elle. Elle ne venait jamais dans le quartier plus pauvre du District, vers chez moi donc. Il n'était pas facile de l'approcher. Par contre, elle venait régulièrement au bar. J'avais repéré sa maison aussi. Mais c'était un soucis. Elle vivait chez ses parents, grands bijoutiers du coin. Le genre de maison surveillée régulièrement par les Pacificateurs.

Si je voulais rentrer dans cette baraque, il allait falloir qu'elle m'y invite. Et pour ça, je devais la convaincre qu'elle en avait envie. Il fallait que je remette le couvert avec elle. Je ne savais pas combien de jours ça allait me prendre cette histoire. Mais finalement ça ne serait pas du tout cuit. En quatre jours, je n'avais vu personne allait chez elle, en revanche, je l'avais vu rentrer dans une maison et en ressortir un peu plus tard. Elle ne restait jamais dormir. Autre soucis. Elle n'avait pas l'habitude de faire entrer les gens chez son paternel, ni de rester dormir chez eux. Le genre de fille indépendante, dont les histoires qui durent n'étaient pas sa tasse de thé apparemment. Des plans cul, des plans pour s'amuser, pour se sentir libre, pour s'éclater, mais rien d'officiel ou de solennel. Pas depuis que je la surveillais en tout cas. Et pourtant, il fallait que je devienne ça, il fallait aussi que je sois un peu plus qu'un plan cul. Que j'ai accès aux données dans sa maison.

J'inspirais un grand coup et je me dirigeais vers le bar. Je savais qu'il était possible qu'elle y soit, sachant qu'aujourd'hui, il n'y avait entrainement que le matin, et qu'elle y était probablement allée. J'attendais un peu aux alentours. La première que j’aperçus fut Pearl, merde. Je me plaquais en recul contre le mur. Merde merde merde. Mauvais plan. Mais le destin fit que Channelle s’arrêta juste avant de rentrer pour trafiquer un truc sur son pied. Les autres Carrières rentrèrent dans le bar. Pearl avec. Elle était donc tout seule dehors, là, à ma portée. C'était le moment ou jamais. Je m'avançais vers elle, tout sourire et lui saisit le bras pour l'attirer vers moi et avec moi, dans mon petit coin reculé et caché .

"Channelle ! Je t'offre un verre ?"

C'était stratégique. J'étais quasiment sûr qu'elle refuserait. Déjà parce que j'étais pas de sa classe sociale, et que c'était pas sûr qu'elle prenne le risque des mêmes embrouilles qu'avec ses potes la dernière fois. Y'avait aussi le fait qu'elle ne voulait plus rien à faire avec moi, mais...c'était pas tolérable à ce stade du jeu. Et au pire, si elle disait oui, je pourrai toujours lui dire que je voulais le prendre "ailleurs" ce verre.

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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Sam 10 Sep - 16:42





Chane, flashback




L’eau coulait sur mon visage, mes épaules, mon corps. Je me passai la main sur les cheveux pour les plaquer en arrière alors que la fraîcheur de l’eau martelait ma peau. L’entraînement venait de se terminer. J’étais à la fois épuisée, brûlante et surexcitée … Comme après tous les entraînements. On avait fait des petits exercices tout l’après-midi, et on avait terminé sur des duels. J’avais fini en face de Pearl, puis de Nate. C’était le pied total, cette rencontre au sommet. Presque plus avec Pearl, qui était pourtant moins douée que Nate … Mais plus vicieuse, plus imprévisible. Nate calculait tout à la lettre, ce qui le rendait à la fois dangereusement précis, mais un brin mécanique. Je pouvais parfois prévoir ses coups à l’avance, même si je n’avais pas la même rigueur et que parfois, la sienne avait le dessus sur moi. Avec Pearl, c’était plus bestial, moins calculé. Sans compter qu’on se connaissait trop bien, et s’envoyait des petits pics en même temps que nos coups.

En sortant de la douche, je n’avais qu’une envie : celle d’aller m’écrouler dans mon lit. Mais Pearl m’avait lancé une boutade sur le fait que j’étais déjà presque trop vieille pour les soirées et les jeux, et mon orgueil avait eu raison de la fatigue et m’avait offert un nouvel élan de vigueur. En sortant, rituel habituel, la petite troupe s’était attendue. Nate avait décidé de rentrer avec quelques autres, mais j’avais suivi Pearl et la plupart de nos amis jusque la taverne. Mes cheveux étaient encore humides mais je ne voulais pas repasser chez moi de peur de ne pas avoir la motivation suffisante pour ressortir. Arrivés sur place, je me stoppai net devant l’entrée du bar, lançant un « j’arrive » à Pearl  pour remettre en place le fermoir de ma chaussure. Lorsque je me redressai, un visage familier avança vers moi. Zane. Je le fixai un instant, alors qu’il me saisissait le bras et m’entrainait dans un coin.

« Channelle ! Je t'offre un verre ? »

Je le dévisageais quelques instants avec un demi-sourire. Intérieurement je soupirais. Il était aussi appétissant que dans mon souvenir, et j’aurais bien volontiers troqué mon verre entre carrière contre une petite partie de jambe en l’air contre le mur avec lui. Mais ce n’était pas une très bonne idée ; une fois, pour l’exotisme de la pauvreté, ok. Deux fois, ça commençait à devenir une mauvaise habitude.

« Excuse-moi, on se connait ? »

Il me fixa une seconde avant de sourire. Le petit salop avait le sourire communicatif, ce qui diminuait ma crédibilité.

« Attend je vais te rafraîchir la mémoire. »

Sa main glissa derrière ma tête et il m’embrassa. Contre tout mon bon sens, je prolongeais son baiser. Il avait toujours un délicieux goût de fruit sauvage. J’avais du mal à m’en empêcher. De la rigueur et de la discipline Cha, comme au centre. Je reculai un peu avant de sourire.

« Ah oui, ça y est. Roy, c’est ça ? Ah non attends … Joshua ? »

Je me pinçai la lèvre en le fixant. Oui, c’était sans doute un peu puéril, et alors ? Je n’y pouvais rien si j’avais le jeu dans le sang. Je reculai un peu.

« Pour ta proposition, je vais de dire un petit secret … Je ne paye jamais mes verres ici. Le barman pense qu’il va finir par coucher avec moi. Comme tous les types qui propose de vous offrir un verre, en général. »

J’haussai un sourcil suggestif. Oui, j’avais bien compris sa petite approche. Vu son regard et son baiser, il n’avait pas vraiment laissé de doute sur la façon dont il entendait finir la soirée. C’était assez tentant, surtout vu l’effet de dingue qu’il m’avait fait la dernière fois. Mais il ne fallait pas trop abuser des bonnes choses. Surtout pas avec les types du bas de l’échelle sociale.

« Mais je t’en prie, rentre. Je suis sûre qu’il y a pleins de gens là-dedans qui seront plus que ravi de te revoir. »

Je reculai de quelques pas en le provoquant du regard. Honnêtement, une part de moi, celle qui adorait le combat, se disait que cela serait vraiment excitant de le regarder se faire démolir par mes copains carrières. Il serait sans doute moins « tentant », après. Je lui tournai le dos et m’avançait vers la porte avant de me stopper à nouveau. Quelque chose venait de me frapper. Je me retournai vers lui.

« Est-ce que tu … M’attendais ? »

Ouais. Parce qu’il attendait, en dehors du bar. Et à la seconde où j’avais été seule, il était là, à me tirer hors des regards. La coïncidence était quand même troublante. Je m’étais à nouveau rapprochée, mais avec un regard un peu différent. A la fois intrigué et un peu amusé malgré tout … Parce que l’idée avait tout de même quelque chose d’assez tordu … Mais de plaisant.

« Parce que ça serait flippant. Le côté psychopathe, c’est pas vraiment sexy. »



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Dernière édition par Channelle Featherstone le Dim 11 Sep - 10:32, édité 1 fois
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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: [Flashback] La fin n'est que le commencement   Sam 10 Sep - 17:47

La fin n'est que le commencement
Avec Channelle

Ses lèvres, je les avais oublié. Elle avait un goût de reviens-y. Elle m'amusait cette fille. Elle était directe. Et elle n'avait pas l'intention de faire sa mielleuse avec moi. Pas comme souvent. Comme certaines jeunes clientes qui me faisaient du charme pour avoir plus qu'un service de ma part.

« Ah oui, ça y est. Roy, c’est ça ? Ah non attends … Joshua ? »

Je souriais. C'était qu'elle était sexy de se la jouer comme ça. Mais ne t'inquiète pas Channelle. Je saurais te le faire crier mon nom. Tu ne pourras plus faire semblant de ne pas le connaître, quand tu seras nue et excitée contre moi. Déjà parce que tu connais tout le petit monde qui t'entoure. Et ensuite, parce que je saurais me montrer inoubliable. Elle se recula. Et je souriais de plus belle. Elle ne savait pas à quel point j'étais déterminé à entrer dans sa vie. Elle ne savait pas qu'elle avait en face d'elle quelqu'un qui n'avait que ça en tête. Elle était une mission, et tant que je ne l'aurais pas terminé, elle serait le centre de mon monde. J'étais pas juste un gars avec un béguin. J'étais un gars avec un but précis.

« Pour ta proposition, je vais de dire un petit secret … Je ne paye jamais mes verres ici. Le barman pense qu’il va finir par coucher avec moi. Comme tous les types qui propose de vous offrir un verre, en général. »

Ça je le savais déjà. Et il y en avait des types près à coucher avec elle. Y'avait qu'à les regarder, s’agglutiner autour d'elle. C'était sûr qu'ils n'avaient pas choisi le plus mauvais morceau, et je savais ce que je disais, cette fille assurait. Je m'amusais de savoir qu'ils étaient tous là, à lui chauffer le cul, alors que j'avais pu moi goûter à cette brune volcanique. Je l'écoutais à peine, je me concentrais à la reluquer avec envie et désir. Détaillant son corps, qu'il fallait dire : parfait. Une technique comme une autre de montrer mes intentions.

« Mais je t’en prie, rentre. Je suis sûre qu’il y a pleins de gens là-dedans qui seront plus que ravi de te revoir. »

"Parce que tu es quand même ravie de me voir alors ?" Lâchais-je innocemment, un sourcil levé et un sourire toujours aux lèvres.

Elle recula. Il fallait agir. Je ne pouvais pas laisser passer ma chance pour ce soir. Et...merde, fallait le dire, ce baiser m'avait donné envie. Elle se retourna de nouveau. Yes, j'avais une chance.

« Est-ce que tu … M’attendais ? Parce que ça serait flippant. Le côté psychopathe, c’est pas vraiment sexy. »

Je finissais de réduire la distance qu'il y avait entre nous à présent et vins me pencher dans son cou, soulevant ses cheveux pour y déposer des baisers remontant jusqu'à son oreille. Elle ne me repoussait pas. C'était un signe. Je pouvais la faire craquer. C'était sûr. Je finissais par lui mordiller son oreille délicatement avant de lui dire :

"Entre nous, t'es pas le genre de fille à flipper pour ça, si ? Et je t'ai déjà dit que j'étais peut-être un vilain garçon, maiiis...t'as un soucis plus grand là. Ce soucis c'est que tu sais très bien qu'on est tous les deux doués pour faire des bêtises ensemble."

Je lui attrapais la main et me décollais d'elle. Tirant un peu sur son bras pour la faire venir vers moi. Allait-elle me suivre ? Je connaissais un endroit idéal. Au calme, en toute discrétion. Là où je n'aurais pas à craindre qu'on nous choppe. Je tirais de nouveau sur son bras.

"Si ça te dérange qu'on te voit avec moi, suis-moi, je connais un endroit idéal pour ça !"

Bon sang c'était franchement culotté de ma part. Comment pouvait-elle faire confiance au premier mec venu ? C'était trop audacieux, fallait jouer avec autre chose. Réfléchis Zane, qu'est-ce qu'elle aime, qu'est-ce qu'elle n'aime pas ? Elle n'aime pas qu'on lui dicte ce qu'elle a à faire...et clairement, je fais tout ce qu'il faut pas.

Je la tirais un peu plus fort, mais cette fois pour qu'elle se colle contre moi. Mes mains trouvèrent le bas de son dos et sa poitrine rebondie contre mon torse. J'étais plus grand qu'elle et je baissais ma tête pour l'admirer. Plongeant mes yeux lagon dans ses yeux brûlants.

"Mais finalement, peut-être que je me trompe, et que tu as peur ? C'était pourtant pas l'impression que tu m'avais donné dans ce bar la dernière fois. Mais peut-être que tu as un code d'honneur avec tes amis ? Et que tu dois faire tout ce qu'ils te disent ? C'est dommage, j'ai imaginé des choses t.e.l.l.e.m.e.n.t vilaines que je pourrais te faire là bas dans les bois. Va falloir que je trouve quelqu'un d'autre pour ce soir...."

Je l'embrassais, mes mains passèrent sous son jean. J'avançais en même temps et son dos rencontra le mur. Je me collais à elle, ne laissant plus aucun doute sur mes intentions. Mais me suivrait-elle ? Faisait-elle ce genre de chose ? Mes mains devenaient fiévreuses et entreprenantes, trop pour continuer les choses ici. Je saisissais ses lèvres avec mes dents et tirait légèrement dessus avant de les lâcher et de me détacher d'elle.

"...Je voudrais pas que tu crois que j'insiste en plus de ça...ça sera pour une prochaine fois, tant pis pour moi." Je haussais les épaules, l'air dépité et je me retournais, faisant mine d'être déçu.

Tout allait se jouer là. Je réajustais mon jean à l'entre jambe qui serrait et je commençais à partir. Il ne fallait pas que je me retourne. C'était comme supplié, et elle ne supportait pas ce genre d'homme, qui crèvent à ses pieds, qui pleurnichent et supplient. Non, elle aimait les belles gueules audacieuses. J'en avais peut-être trop fait, ou pas assez. J'allais le savoir dans quelques secondes.

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[Flashback] La fin n'est que le commencement

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