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 La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages

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Claire S. Rutherford
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MessageSujet: La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages   Mar 9 Aoû - 23:49

La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages



Suite de ce sujet : http://hunger-games-rpg.forumactif.com/t1638-remplacement-de-mannequin-termine

Je reposais maladroitement le verre que je tenais dans la main sur le bar. La tête commençait à me tourner, ma raison me disait de ne pas ingurgiter une seule goutte d’alcool supplémentaire si je ne voulais pas faire des choses que je pouvais regretter. Cependant, après mon excès de colère ce soir, j’en avais besoin. J’avais refusé fermement, et pas toujours très poliment, les avances de nombreux capitoliens assez pressents. Elle ne voulait pas se faire plus remarqué que je ne l'étais déjà mais cela eu les conséquences opposées à celles attenues.

Du coin de l’œil, j'apercevais les hommes dont j'avais refusé les avances discuter ensemble et lui jeter des coups d’œil soupçonneux. Si eux étaient là pour ça, ce n’était de mon côté pas du tout ce que j’étais venue chercher en venant. Avant que l’un d’entre eux ne puisse revenir avec une idée plus précise dans la tête, je me levais d’un bond de ma chaise et profitais qu’un autre capitolien passait devant moi pour glisser mon bras sous le sien. J’avais bien choisit son homme : il semblait avoir peur de la foule, de toutes ces couleurs, ces odeurs ; il était complètement inoffensif. Le temps qu’il comprenne que je me tenais à ces côtés que je m’étais éloignée du groupe d’indésirables, je retirais mon bras de sous le sien et continuais de parcourir la foule, l’esprit plus tranquille.

L’alcool semblait amplifier mes sens, et l’air était soudain beaucoup plus lourd. J’avais du mal à respirer, et me dirigea vers le balcon le plus proche prendre une grande gorgée d’air. Un vent frais me parcouru le visage, et je me détendis aussitôt. Je n’avais pas l’habitude de boire, et le moindre verre me faisait beaucoup trop tourner la tête. Je pris une grande respiration, et à mesure que l’air frais rentrait dans mes poumons, mes idées semblaient se clarifier.

J’entendis des pas derrière moi. Craignant que l’un des hommes m’ait suivit, je me retournais vivement, prête à partir en courant s’il le fallait. Après un instant d’hésitation due à l’obscurité, je reconnu avec grand soulagement Equinoxe. Je lançais, d’un ton soulagé teinté d’ironie :

« Toi aussi, tu veux me montrer à quelle point ta chambre est spacieuse et confortable ? »

Je souris, mais même moi je sentais que celui-ci sonnait faux.

« Désolée de m'être montrée brusque, je ne me sens pas très à l’aise, ici. »

Je pris à nouveau une grande bouffée d’air, traduisant sa sensation d’enfermement. Mais je savais mieux que personne que mon amie me comprenait parfaitement. Je continuais d’un ton que j’espérais dégagé :

« Alors, comment se passe la suite de la soirée ? »

lumos maxima
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Equinoxe G. Wiest
« Invité »


MessageSujet: Re: La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages   Jeu 11 Aoû - 14:33

Soirée entre amies
Interpellée par la mère d'une de mes danseuses, je me retourne et elle entame la conversation. Elle me félicite et m'encourage pour les Hunger Games, dont tout le monde sait que je prend la relève de ma mère en cette année d'Expiation, je la remercie par politesse et j'observe Claire du coin de l'oeil qui est au bar, et vu les regards que certains hommes se permettent d'avoir à son égard me donne l'envie de les encastrer dans les murs. Un muet passe à côté de la femme avec qui j'échange des banalités, elle prend deux coupes sans même accorder un regard à cet homme, puis m'en tends une, en pouffant discrètement de l'homme. Ils m’emmerdent tous, mais je souris pour ne pas leur exploser à la figure.

Ensuite, elle me demande quand les cours de danse reprendrons. Car en raison des Hunger Games, je me suis permise de ne pas donner de cours, de toute façon la plupart des élèves sont absentes pendants les Jeux, et d'un côté ça m'arrange, je peux tenter de mettre Crystal à niveau, afin qu'elle s'intègre facilement au groupe. Je lui réponds évasivement, car je n'ai pas envie de m'attarder avec cette femme et que je ne vois plus Claire, et ça m'inquiète. Je salue gentiment la femme , la coupe à la main et entreprends de retrouver mon amie.

Tout le monde semble un peu dans un état second, léger, se trémoussant sur ces musiques aux textes sans grande importance, ni sens. Moi, après deux verre, je ne me sens pas plus légère, j'ai l'impression qu'ils m’agacent tous, qu'ils me dégouttent encore plus qu'à l'habitude. J'essaye de trouver sa chevelure blonde sans succès. Mais où est-elle bon sang ! L’inquiétude, l'alcool et la musique trop forte pour moi me donne le tournis et je décide de sortir sur les balcons. L'air frais caresse mon visage et je soupire de soulagement, ça fait du bien.

Au loin, des cheveux blonds sont éclairés par des petites lampes disposées contre les murs et je m'approche calmement, un fin sourire aux lèvres, elle tourne vivement la tête dans ma direction et je vois bien qu'elle dans un premier temps effrayée, puis elle semble me reconnaître et lance pour rire.

« Toi aussi, tu veux me montrer à quelle point ta chambre est spacieuse et confortable ? »


Je me mis à rire, rien qu'à m'imaginer dire ce genre de phrase.

« Mince, je suis démasquée ! »
Dis-je en riant

« Désolée de m'être montrée brusque, je ne me sens pas très à l’aise, ici. »

« Ne t'inquiète pas, je comprends. Concernant les regards que certains hommes t'ont lancé, laisse-les, ce sont des blaireaux, même si rien que de les voir tout à l'heure, je les aurait bien encastrés contre le mur. » Continuais-je avec un ton léger, même si la fin de ma phrase semblait plus sévère.

« Alors, comment se passe la suite de la soirée ? »

Je sentais bien qu'elle ne se sentais pas bien à cette soirée, et moi non plus. Je la regarde droit dans les yeux en souriant.

« A défaut de te montrer ma chambre spacieuse et confortable, que dirais-tu de venir à la maison, ça sera plus calme et moins étouffant. »

Je regarde l'intérieur, où la lumière semble éblouissante et l’atmosphère trop lourde, je lance un regard à Claire avant de plonger à l'intérieur.

« Prête ? »




Spoiler:
 
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Claire S. Rutherford
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MessageSujet: Re: La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages   Ven 26 Aoû - 21:04

La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages



Ne t'inquiète pas, je comprends. Concernant les regards que certains hommes t'ont lancé, laisse-les, ce sont des blaireaux, même si rien que de les voir tout à l'heure, je les aurait bien encastrés contre le mur.
J’esquissais un sourire mal à l’aise à la réponse d’Equinoxe. Ainsi, mes refus n’étaient pas passés inaperçus. Ou peut-être était-elle la seule à l’avoir remarqué. J’espérais de tout cœur que cette hypothèse soit la bonne, je ne m’étais décidément que faite trop remarquée.

« A défaut de te montrer ma chambre spacieuse et confortable, que dirais-tu de venir à la maison, ça sera plus calme et moins étouffant. «

Cette fois-ci, j’éclatais d’un rire franc. C’est vrai que l’air était vraiment étouffant, et avec l’alcool en plus je sentais mes joues devenir brûlantes. J’attrapais un élastique autour de mon poignée pour en faire une queue de cheval. La nuque ainsi dégagée, je me sentais déjà mieux.

« Avec grand plaisir. A condition qu’il y ait une climatisation ou n’importe quoi qui me permettrait de respirer un peu d’air frais. »

Je jetais un coup d’œil à mes chaussures avant d’ajouter :

« Et de quoi m’assoir aussi, ces chaussures sont très jolies mais décidément pas adaptées pour rester debout toute une soirée. »

Elles ne sont pas adaptées pour rester debout une soirée entière… je pensais, avec une pointe de rage. En effet, la plupart des dames qui étaient présentes en début de soirée ne l’étaient plus, sûrement accompagnées par les hommes qui avaient insisté auprès de moi. La robe commençait aussi à m’oppresser la poitrine, mais je ne voulais pas me plaindre plus que nécessaire. Dès que je serais dans le train pour rentrer je pourrais passer par les toilettes et me changer.

« Prête ? »

Je lui emboîtais le pas et lui adressa un sourire soulagé.

« Je passe chercher mes affaires et je te suis. »

Je me dirigeais vers les vestiaires où je pus récupérer mon sac. Je suivais ensuite Equinoxe vers la sortie du bâtiment où se déroulait la réception. A peine avais-je mis un pied dehors que je me sentais revivre ; l’air frais –et non emplie de fumée d’alcool et de tabac- passais dans ma trachée jusqu’à mes poumons qui, quelques instants plutôt, criaient grâce. Je jetais un coup d’œil aux alentours ; il n’y avait personne. J’en profitais pour enlever mes chaussures, les gardant à la main. Les rues parfaitement lisses du Capitole pouvaient me le permettre, et sans mes talons je me trouvais désormais une demie-tête plus petite qu’Equinoxe.

« Vraiment, merci pour ton invitation. Je ne sais pas si j’aurais pu finir la soirée. Je dois prendre le train à la première heure demain, et ils proposaient de dormir sur place mais … je ne me serais vraiment pas sentie à ma place. »

On marchait encore quelques minutes dans la nuit, éclairée par des lampadaires, si nombreux dans la rue que l’on croirait presque être en plein jour. Ça devait être épuisant de vivre ici, je pensais, on n’a jamais droit à un peu de repos. La ville elle-même semblait ne jamais dormir.
Ma température corporelle avait chuté et je regrettais presque la chaleur de la soirée, ou au moins de n’avoir pas pris quelque chose à me mettre sur les épaules. Je me tournais vers Equinoxe, mi curieuse mi inquiète pour lui demander :

« On arrive bientôt chez toi ? »

lumos maxima
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Equinoxe G. Wiest
« Invité »


MessageSujet: Re: La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages   Mer 26 Oct - 8:50

Soirée entre amies
Une fois sortie de cette fournaise, je soupire d'aise, il fait bien plus frais dehors et j’apprécie franchement. Je prends une bonne inspiration et me tourne vers Claire, qui retire ses hauts talons et se retrouve nus pieds dans le Capitole, je ris doucement. La nuit est douce, mais trop lumineuse avec les lampadaires qui éclairent, à mon goût bien trop les rues.

« Vraiment, merci pour ton invitation. Je ne sais pas si j’aurais pu finir la soirée. Je dois prendre le train à la première heure demain, et ils proposaient de dormir sur place mais … je ne me serais vraiment pas sentie à ma place. »

« ça me fait plaisir de t'inviter dans mon petit chez moi, et rassure toi, c'est plutôt sobre, tu ne te brulera pas les yeux devant un mélange douteux de couleur » Dis-je en riant

J'aime le calme des rues la nuit, surtout dans le quartier où j'habite, les loyers sont plus abordables et les rues bien moins bruyantes. Nous marchons silencieusement tandis que je me laisse bercer par la douce brise qui traverse la rue. Ma robe bien que légère me fait l'effet d'être lourde. Je regarde autour de moi avec un fin sourire au lèvres quand Claire brise le silence.

« On arrive bientôt chez toi ? »

« Mon appartement est juste là. Allons-y »

Je sors mes clés et ouvre la porte et je me dirige vers l'ascenseur. Le hall est un peu excentrique, avec  ses contrastes roses et bleus à faire mal aux yeux. A force d'être souvent dans les nuages, je ne fait plus attention depuis un petit bout de temps à ces décorations. Je regarde Claire en riant.

« Le style capitolien hein »

La porte de l'ascenseur s'ouvre et je rentre à l'intérieur, une fois que mon amie y est, je tapote sur un nombre et l'ascenseur monte.
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Claire S. Rutherford
« Invité »


MessageSujet: Re: La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages   Mer 2 Nov - 17:13

La danse est un ami, un confident qui essuie nos rages



J’entrai d’un pas assuré dans le hall de l’immeuble d’Equinoxe. C’était immense, mais ce n’est pas ça qui me surpris le plus. Malgré l’obscurité de la nuit, les lampadaires offrent assez de lumière pour apercevoir les motifs aux couleurs criardes qui ornaient –pouvait-on parler d’ornement ?- les murs. Apercevant mon regard hésitant, Equinoxe esquissa un rire :

« Le style capitolien hein. »

Je me demandais si derrière le rire avec lequel elle avait prononcé cette réplique ne se cachait pas également de la gêne –ou de l’exaspération. Je connaissais Equinoxe –ou du moins j’espérais la connaître- et j’imaginais bien qu’elle n’aimait pas ce style ostentatoire. Montrer que l’on existait, montrer que l’on avait de l’argent. J’avais l’impression que c’était à cela que se résumait le style de vie du Capitole.

Sans accorder plus d’attention au hall que celui-ci ne méritait –il était décidément affreux-, je m’engouffrais avec Equinoxe dans l’ascenseur, elle appuya sur le numéro de son étage et je sentis la  machine s’ébranler et nous faire monter rapidement les étages. Lorsqu’il s’arrêta, je sortis, suivis d’Equinoxe, qui ouvrit la porte qui se trouvait  en face de l’ascenseur. J’étais désormais extrêmement curieuse de découvrir son chez-elle. Définitivement plus riche que chez moi, mais en même temps, du moins je l’imaginais, loin de toutes les fantaisies du Capitole. Enfin, c’est ce qu’elle m’affirmait, tout était relatif et ce qu’elle considérait comme sobre pouvait être à mes yeux quelque chose d’extrêmement extravagant. Dans un instant, j’allais être fixée.

La porte s’ouvrit et je m’engouffrais derrière elle dans son appartement. Je remarquais avec une pointe de soulagement que nous étions sur la même longueur d’onde : si je ne le savais pas, je n’aurais jamais pu me douter que je me trouvais dans un appartement Capitolien. Aucune couleur extravagante, cela me reposait les yeux. En regardant plus attentivement on remarquait cependant la grande qualité de tous les meubles, de tous les objets qui s’y trouvaient. Elle ne pouvait définitivement pas cacher son appartenance à ce groupe, même si elle fait tout pour le cacher.

Ce n’était pas encore ça –le lieu était encore trop luxueux pour que je m’y sente parfaitement bien- mais je me sentais déjà plus à l’aise que dans la soirée que nous venions de quitter.

« C’est vraiment très joli chez toi. C’est plus calme, plus… reposant. »

Aucune lumière ostentatoire, aucune odeur ne venait agresser ses narines, elle se détendit immédiatement.

« Plus reposant pour mes yeux en tous cas, j’allais finir avec un mal de crâne terrible si j’étais restée une minute de plus là bas. »

Nous n’étions que dans le salon, l’appartement semblait plus grand.

« Tu me fais visiter ? »

lumos maxima
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