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 [FlashBack] Je suis une rebelle

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Ariane Gregorovitch
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MessageSujet: [FlashBack] Je suis une rebelle   Mer 27 Juil - 17:54

Je suis une rebelle.


   

Être rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.


   

   
   

C’était un jour comme les autres dans le district 7. Je rentrais de la chasse et pour une fois je rentrais bredouille. Cela me frustrait mais ne me posais pas plus de problème que cela car ramener de quoi manger de la chasse n’était pas une obligation. Contrairement aux autres de quoi manger m’attendait chez moi, je chassais plus pour le plaisir que par nécessité. Néanmoins ce n’étais pas dans mes habitudes de rentrer sans le moindre petit animal. Il est vrai que depuis mes débuts, je m’étais nettement améliorée, j’étais même bien expérimentée. Cela ne devait juste pas être mon jour.

Je prenai donc tranquillement la direction de ma maison lorsque j’entendis soudainement un cri. Je me stoppai net. C’était une sorte d’appel au secours aiguë provenant sans aucun doute d’une fille. C’est alors qu’un dilemme s'imposa à moi. Est-ce que j’allais risquer ma vie pour aller voir de quoi il s’agit ou faire comme si je n’avais rien entendu comme la plupart des personnes ici auraient fait ? Je réfléchis quelques instants puis continua ma route. Après tout cette fille avait dû se mettre elle-même en danger, qu’elle se débrouille. Ce n’étais surement pas grand-chose. Peut-être un conflit de voisinage ou bien une dispute à propos de la nourriture qui avait mal tournée. Avec l’arrivée des jeux tout le monde était sur les nerfs, la peur de voir partir nos enfants, nos proches nous liguaient les uns contre les autres.

Mais le cri de la fille était un cri de détresse, ce n'était pas une simple dispute entre habitants ou voisins. Elle avait à faire à une brute ou un pacificateur. Ceux là n'hésitent pas à s'en prendre aux pauvres esseulés. Juste pour le plaisir, ils les bousculent ou leur font même pire, surtout lorsque ce sont des filles...

Soudain un autre cri retentit, mon sang ne fit qu'un tour et je partis en courant en direction de l'origine du cri. Je ne suis pas une fille sans cœur, mais si je cours en direction de ma perte c'est parce que cette fille se fait sûrement maltraiter injustement par un pacificateur. Je ne suis pas une justicière mais si je peux défier le capitole par l'intermédiaire des pacificateurs je n'hésiterai pas !
Arrivée à la source du cri, je fis fasse à une scène des plus désolantes. Une fille plus jeune que moi était coincé par un pacificateur. Il l'avait bousculé, renversant au passage les baies et fruits qu'elles avaient sans doute cueilli dans la forêt. Les fruits qui gisaient par terre n'étaient peut être que les seuls choses que sa famille et elle auraient manger ce soir mais ils n'auraient rien à se mettre sous la dent ce soir à cause de cette brute sans cervelle qui s'amuse du malheur et de la pauvreté des autres. La jeune fille était donc au sol, apeurée, elle fixait le pacificateur qui se rapprochait de plus en plus de celle ci un sourire aux lèvres. Je ne savais pas ce qu'il avait l'intention de lui faire mais la lueur de cruauté qui brillait dans ses yeux me laissait imaginer le pire.

Alors sans réfléchir, au moment où il n'était plus qu'à quelques centimètres d'elle je couru m'interposer entre lui et cette pauvre malheureuse, créant ainsi une barrière avec mon corps. Je leva mes bras croisés au dessus de ma tête pour me protéger et cria :

« Laissez la tranquille ! »

La fille comme l'homme fut surpris de mon intervention jetant alors un silence froid dans la ruelle ou nous nous trouvions. J'insistai alors, montrant que je voulais vraiment la défendre :

« Reculez ! »

Alors le pacificateur se mit à rire à gorge déployée. Cette réaction eu pour effet de m'énerver encore plus. 

« Je ne rigole pas, laissez la partir ! »

Il s'arrêta alors de rire, ne trouva plus la situation drôle. Je venais de provoquer un pacificateur, de lui tenir tête. Alors que n'importe quels autres habitants auraient battis en retraite prenant conscience de son acte, je ne fléchis pas et au contraire me redressa face à lui, le fixant droit dans les yeux.
Il haussa un sourcil :

« Oh mais qu'avons nous là ? Une justicière ? Dit-il en souriant.
-Je ne suis pas une justicière. Dis je en serrant les poings. »


Je jetai un coup d'œil par dessus mon épaule. La fille me regardait les yeux ronds, la bouche ouverte. Elle ne devait pas comprendre pourquoi j'agissais ainsi en savant la peine à laquelle je m'exposais. Je lui fis signe de se sauver. Elle hésita quelques minutes et avec un sourire de remerciement sincère s'enfuit par l'autre bout de la ruelle. Ça y est la fille était sauvée, il ne restait plus que moi et lui maintenant. Qui allait me sauver ? Je savais qu'il fallait que je compte uniquement sur moi même. J'hésitai un instant, si je m'élançais dans la même direction que la fille pourrais-je m'échapper ? Il y avait de grande chance que je le batte au niveau de la rapidité mais il avait son arme. Et puis si on recroisait la fille, tout ce que j'avais fais n'aurais servis à rien. Je décidai donc de ne rien tenter et d'affronter mon destin la tête haute. Même si je venais a mourir cela n'avait pas beaucoup d'importance j'avais montrer au district qu'il était possible de se rebeller. Mes parents seraient sans doute fière de moi..

Le pacificateur en colère car sa victime se soit échappé, m'empoigna le bras et me traîna en direction de la grande place.

« Tu penses avoir fait une bonne action ? Et bien je vais te le faire regretter, je vais te faire regretter d'avoir oser défier l'autorité du capitole ! Dit-il avec un air mauvais. »

Je savais qu'en allant secourir cette inconnue, j'allais devoir payer un prix. Mais je doutais que celui-ci allait me faire regretter d'être intervenue. La seule pensée d'avoir pu, même si ce n'était pas grand-chose, m'interposer, empêcher le pacificateur d'exercer son pouvoir, me faisait me sentir vivante. Une sensation que j'avais depuis longtemps oublier.

« Bon courage ! Grinçais-je entre mes dents. »

Il resserra sa poigne et me jeta sur l'estrade en bois qui était érigée au milieu de la grande place. Une exécution en public ? Ça allait encore plus marquer les esprits !

Il attacha mes mains en hauteur, chacune sur un poteau de bois de sorte à ce que je sois face à la foule qui commençait à s'agglutiner autours de l'estrade, ce demandant qui allait être la prochaine victime innocente de la cruauté du Capitole et de ses exécuteurs. Mais je n'étais pas innocente. Je fixai les gens qui me lançaient des regards plein de compassion. Je ne leur rendis pas. Je restai forte, droite et dure. J'allais leur montrer que la mort ne faisait pas peur à tout le monde, que c'était un bien pour un mal. Bien parce qu'elle nous permettait de quitter ce monde remplis d'injustice.
Le pacificateur prit la parole :

« Cette jeune fille du district 7 a osé défier l'autorité du capitole. Elle va donc être punis devant vos yeux. Que cela vous serve d'exemple. Nulle ne peut s'interposer entre l'autorité du capitole et ses décisions ! »

Il avait oublier de préciser que je l'avais empêcher de martyriser une pauvre fillette innocente. Je le vis sortir en fouet, attaché à sa ceinture. Je m'étais tromper, il n'allais pas me tuer mais me torturer en me fouettant publiquement. C'était une punition et non une mise à mort. Je serrai les dents, j'aurais préférer mourir plutôt que ça.

Il se plaça sur le côté avec son fouet me jeta un regard mauvais et victorieux et le fis virevolter. Le coup arriva en plein milieu de mon dos. Mon corps se contracta sous la violence du coup et je serrai plus fort les dents. La douleur qui me lacérait le dos était atroce. Une sensation de brûlure parcouru tout mon corps. J'eus à peine le temps de reprendre mes esprits qu'il envoya un autre coup. J'avais l'impression qu'il était encore plus fort que le précédent. La sensation de brûlure s'accentua. Encore un autre coup. Plus il me fouettait plus j'avais l'impression que mon dos brûlait vif. J'avais de plus en plus de mal à retenir mes larmes de douleur, à ne pas crier sous la puissance des coups, à rester forte. J'aperçus alors dans le public la jeune fille que j'avais sauver. Elle était là et me regardait souffrir pour elle. C'était cruelle et j'en vint même à regretter de l'avoir sauver. Mais lorsque nos regards se croisèrent, je pu y voir pas de la compassion comme chez les autres mais de l'admiration. Elle me regardait impressionner par ce que j'endurais pour la sauver. Ce regard me redonna de la force et du courage et je continuai à retenir mes cris et mes pleurs. On devait être à une dizaine de coup, je ne les comptais plus. Mon dos n'était que feu mais je n'allais pas lâcher et tenir bon jusqu'au bout. Lorsque le pacificateur se pencha vers moi :

« Tant que tu n'aurais pas crier de douleur ou pleurer je continuerais. Dit-il en ricanant et en reprenant son triste mouvement de poignet. »

Il voulait que je m'abaisse devant lui, que je m'avoue vaincu devant la foule. C'était ce que je ne voulais pas faire et pourtant ce calvaire n'allait s'arrêter que si je desserrais les dents, que si j'exprimais ma douleur et que si je perdais l'admiration de la petite fille pour avoir céder son les coups, sous le Capitol. Je devais me plier à l'autorité du capitole. Le coup suivant me fit tellement mal, j'avais l'impression qu'il avait déchirer les chairs à vif, que je n'eus pas besoin de me forcer pour pleurer et émettre un cri de douleur. Le pacificateur continuait tout de même à me donner des coups, ça ne devait pas lui suffire. Alors je me laissai aller. Pleurant sans me retenir et criant à gorge déployée. Lorsque qu'un son guttural à glacer le sang sortis de ma bouche, il s'arrêta enfin.
Je soufflai de soulagement, il me détacha et je m'étalai par terre à quatre pattes en essayant de reprendre ma respiration. Je sentais toujours les coups sur mon dos, la douleur était toujours présente même plus forte, je n'osai pas bouger de peur de l'accentuer. Je restai quelques instants comme ça  sans bouger, le regard floue à cause de mes pleurs. Je m'essuyai les yeux et levai la tête sur la foule qui me fixait désolé. Mais j'étais moi-même désolé j'aurai voulu leur montrer su, on pouvait défier le Capitol et rester forte mais j'avais du me plier. J'avais honte et j'étais désolé. Certaines personnes hésitaient à venir m'aider. Le pacificateur déclara alors qu'il n'y avait plus rien à voir. La foule se dispersa me laissant seul avec moi même. Le pacificateur me donna un coup de pied dans les côtes et je roulai sur le côté puis il s'en alla en rigolant. J'étais seul, j'avais sauver une fillette, défier un pacificateur mais je m'étais incliner devant ma punition et j'étais seul. La foule n'avait pas comprit mon message, si ce n'est qu'on était tous faible face à la douleur. Ça n'avait servit à rien.

J'allais me relever douloureusement quand un bras sortis de nulle part m'aida. C'était la jeune fille que j'avais sauvé. Je lui fis un petit sourire mais qui se transforma rapidement en grimace quand je fis un pas devant moi. Mon dos me faisait affreusement mal. Elle essaya de m'aider à avancer en me soutenant comme elle pouvait. Mais elle était tellement frêle que ça ne m'aidait pas beaucoup. On avança comme ça, en silence jusqu'à chez moi. Elle ouvrit et me déposa sur le canapé dans le salon. Je la remercia d'un merci à peine audible.

« Je suis désolé, répondit-elle doucement, je ne voulais pas vous attirer tout ses ennuis. Je suis vraiment désolé. »

Je lui fis un petit sourire et elle partit, hésitant à me laisser seul mais je l'en convainc. Je ne voulais pas qu'elle est pitié de moi. Je ne voulais pas de son aide. Je ne savais pas quoi faire avec ses plaies dans mon dos, je ne savais même pas à quoi elles ressemblaient, mais je sentais qu'elles étaient profondes. Je ne m'y connaissais pas en soin. J'allais attendre allongé sur le ventre que mon père rentre, peut être saurait il quoi faire. 

Je laissai la fatigue me gagner quand soudain j'entendis du bruit dans la maison. Il y avait quelqu'un. Ma gorge se noua, et si c'était le pacificateur qui n'en avait pas finit avec moi ? Si son but était juste de m'humilier en public puis de me tuer ensuite dans mon sommeil ? Je ne voulais pas de cette mort. Même si la mort ne me faisait pas peur je voulais qu'elle soit utile, héroïque. Je retins mon souffle quand la silhouette d'un homme se dessina dans l'embrasure de la porte de ce qui nous servait de salon. Il avait la même carrure qu'un pacificateur mais je ne reconnaissais pas son uniforme. Ce n'était pas lui qui était venue me tuer. Mais qui étais ce alors ? J'avais eu assez d'ennuis comme ça, je ne voulais pas me retrouver à nouveau sur la grande place.

« Qui est là ? Vous ne pensez pas que j'ai eu assez d'ennuis comme ça ? Dis-je à l'attention de l'inconnue toujours dans l'ombre. »

J'étais épuisée, la punition m'avait enlever toutes mes forces et mon dos me lançait atrocement. Je ne sais pas qui était cet homme mais si il venait en ennemi je n'aurais pas la force de le battre.
   
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Je suis une rebelle   Jeu 11 Aoû - 17:56





Ariane & Melvil





J’avais été envoyé au district 7. Problème de dernière minute, mon assistance était requise pour un transport de bois pour alimenter le treize. On avait fait ça tôt le matin, mais pour s’assurer d’être le plus silencieux possible, il ne repartirait que le soir. Mon contact, un des leaders de la résistance du district 7 m’avait alors proposé une petite chasse pour tuer le temps en attendant la fin de journée, prétextant que si on pouvait ramener en plus un peu de gibier, ça serait une bonne surprise. J’avais suivi.

Plus tard, en revenant chez lui pour déposer le butin, nous avions entendu des cris. Après un regard, nous avions tout déposé derrière sa porte et étions partis dans la direction du bruit. Après un rapide coup d’œil au coin d’une maison, la situation nous apparut plus clairement ; une jeune femme était en train de se faire malmener par un pacificateur. Je me pinçai la lèvre. Il faisait bien trop jour pour tenter quoique ce soit. Cela lui apprendrait la prudence. Jackson me lança un coup d’œil, me faisant un signe silencieux pour me demander si on tentait quelque chose, et je fis non de la tête et soufflai :

« Trop risqué. »

On n’était pas là pour aider une seule fille. Certains rebelles avaient cette jolie utopie dans la tête, comme quoi nous devions tous protéger la veuve et l’orphelin de l’oppression des Pacificateurs et du Capitole. Je n’étais plus de ceux-là depuis bien longtemps : la mission était au-delà. Je le vis hésiter une seconde, avant qu’une jeune femme n’intervienne, ordonnant au Pacificateur de laisser la jeune femme tranquille. Je levai les yeux au ciel. Sérieusement, espérait-elle qu’il allait dire d’accord et partir gentiment ? Ce n’était pas une réaction très intelligente, mais il fallait lui donner cela ; c’était gonflé. Jackson ne parvenait pas à détourner le regard. Je lui fis signe qu’on devait partir, mais il me désigna la fille, voulant sans doute rester encore un peu. Le pacificateur lui répondit qu’elle allait le payer - quelle surprise- et l’empoigna alors que l’autre jeune femme s’éloignait. Il traina la jeune femme, et c’est discrètement qu’on les suivi jusque la place publique. On demeura un peu en retrait de la foule qui s’agglutinait pour voir ce qui allait se passer. Je glissais à mon collègue :

« C’est qui cette fille ? »
« Elle s’appelle Ariane Gregorovitch. »
« Connue des services ? »

Il me fit non de la tête. La jeune femme était suspendue à deux poteaux. Elle fixait la foule avec une dureté relativement impressionnante pour son jeune âge. Le pacificateur annonça qu’elle avait défié l’autorité du Capitole et qu’elle allait être punie en conséquence. Pendant son speech, je regardais Jackson fixer la scène. Il semblait encore assez jeune, mais pas forcément plus que moi. Je n’aurais pas pensé qu’il aurait été si touché ; les punitions publiques étaient pourtant presque aussi routinières ici qu’au douze.

« On aurait dû agir. C’est pas normal que ça ait été à elle de le faire. On devrait être encore comme ça. »
« Où avoir des gens comme ça ? »

Il me jeta un coup d’œil avant de retourner son regard vers la scène. La jeune femme endura une bonne dizaine de coup, sans réaction apparente. Je devais avouer que j’étais impressionné. C’était impressionnant. Au premier cri, je pivotais vers Jackson.

« Allons-nous-en. »

Je tournai le dos à la scène et reparti avec lui vers sa maison. Sur le chemin, ça me travaillait cependant. Il était vrai qu’elle avait « quelque chose », que je regrettais moi aussi d’avoir perdu avec les années. Lorsqu’on rentra chez lui, je pris la parole.

« T’as de la crème pour les brûlures ? »
« Melvil … »
« Je vais aller la voir. Elle habite où ? »
« On peut pas y aller comme ça, faut faire un background, des recherches … »
« Et qu’est-ce que ça te dira de plus que ce qu’on a vu là ? Vous m’avez fait venir pour un transport Jack. Va pas me dire que tu pourais pas avoir besoin d’une recrue en plus par-ici ? »

Il me fixa un instant avant de se diriger vers son placard, et de me coller un tube de crème entre les mains.

« J’espère que tu sais ce que tu fais. Deux rues plus loin, la 3eme maison sur la gauche. Soit pas en retard ce soir. »

J’acquiesçai et tournai les talons. Je marchai un moment avant d’arriver à la maison qu’il m’avait décrite. La fenêtre était ouverte. Pas de lumière, pas de bruit … Vide. Lorsque j’entrai, à ma grande surprise, la maison était plutôt spacieuse. Je fis un tour rapide pour constater que personne n’était là, lorsque j’entendis la porte s’entrouvrir. Je m’approchai de la porte, pour voir que c’était Elle qui revenait. Je m’avançais dans l’embrasure de la porte pour ne pas la surprendre.

« Qui est là ? Vous ne pensez pas que j'ai eu assez d'ennuis comme ça. »
« Disons que je suis un ami. »

Je m’approchai un peu plus d’elle pour sortir mon visage de l’ombre et montrer mon pot de crème.

« Relève ton T-shirt. Faut vite soigner ça, sinon tu vas garder des traces jusque la fin de tes jours. Tourne-toi. »

Je vis les marques dans son dos, c’était pas du joli. Le salop avait frappé fort, et si à certains endroits, on ne voyait que des marques bordeaux, à d’autre la chair était sérieusement entamée.

« T’as du désinfectant quelque part ? »

Je l’observai quelques instants. Je savais où je voulais en venir, et je savais comment je procédais habituellement, mais cette fois était un brin différente. Après ce qu’elle venait d’endurer, je me voyais mal l’assommer et la trainer dans la forêt pour le petit questionnement. Il allait falloir la jouer plus doucement cette fois, aussi, je ne révèlerais pas immédiatement mes questions.

« Si t’avais crié plus tôt, il aurait arrêté. Mais tu le sais déjà, n’est-ce pas ? Pourquoi avoir tant attendu ? Tu aurais même pu t’éviter tout ça, si tu ne t’étais pas obstiné à aider cette fille. »

Je passais la lingette sur son dos meurtri. Voilà, c’était le début. Selon ce qu’elle dirait, j’irais plus loin, ou pas, dans mes révélations. Dans mes invitations. Je devais savoir ce qui la motivait.


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I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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Ariane Gregorovitch
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Je suis une rebelle   Mer 24 Aoû - 0:13

Je suis une rebelle.


 

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L’homme est sorti progressivement de l’ombre est c’est avancé vers moi. Il était grand, d’une carrure assez imposante et brun. Je ne le connaissais pas et ne l’avait jamais vu au 7. Il ne devait pas venir d’ici. Il se présenta à moi en tant qu’ami. Je ne sais pas pourquoi mais ça me donnait encore moins confiance en lui. Mais j’étais impuissante, avec les brulures qui me lancinaient le dos, je ne pouvais rien faire, ni bouger. Je le regardai alors s’avancer vers moi. Il sortit un pot de crème de derrière son dos. Je me décrispai alors. S’il avait amené de quoi soigner mes blessures c’est qu’il ne me voulait pas de mal.

Il m’ordonna de me tourner et de soulever mon T-shirt pour qu’il puisse soigner mes blessures, sinon je risquais d’en garder les cicatrices pour longtemps. Je ne sais pas pourquoi j’obéis sans discuter. Alors qu’il y a peine 5 minutes je lui faisais à peine confiance, il m’inspirait confiance maintenant. Ou alors j’étais tout simplement désespérée et vidée de mes forces et l’idée d’alléger ma douleur m’attirait. Peut-être un peu de tout ça. Mais je me laissai faire, sans rien dire. Je lui indiquais d’une voix faible une étagère ou il pourrait trouver du désinfectant.

Il se mit alors à me fixer. Il devait sans doute avoir vu la scène précédente. Sinon il ne serait pas venu me trouver ici avec une crème pour les brûlures. Il était sans doute dans la foule, parmi les autres. Mais si aucun n’étais venu m’aider, je me demandais pourquoi lui était là. Je ne le connaissais pas, et j’avais comme l’impression qu’il avait une idée derrière la tête. Il n’était pas là seulement pour me soigner. Surtout que s’il ne venait pas du 7, je ne sais pas comment il a trouvé ma maison. M’aurait-il suivit ? J’aurais peut-être dû me méfier un peu plus. Mais que pouvais-je faire ? Je ne pouvais pas m’enfuir ni le repousser.

« Si t’avais crié plus tôt, il aurait arrêté. Mais tu le sais déjà, n’est-ce pas ? Pourquoi avoir tant attendu ? Tu aurais même pu éviter tout ça, si tu ne t’étais pas obstiné à aider cette fille. »

Il passa alors la lingette pleine de désinfectant sur mon dos. Je ne pus retenir un petit cri de douleur. Les marques laissées par le fouet me faisaient affreusement souffrir à cause du désinfectant qui me piquait. Mais je ne bronchai pas plus que ça. Il essayait de m’aider. Il avait raison, si je m’étais pas obstinée à aider cette jeune fille rien de tout cela ne serait arrivée. Mon dos ne serait pas rempli de trainées brulantes et j’aurais évité une humiliation publique. Mais j’y étais quand même allé alors que je s avais très bien à quoi je m’exposais. Pourquoi ?

« Je ne voulais pas lui faire ce plaisir, je..je voulais montrer que le Capitole n’était pas si puissant que ça, que même des gens comme nous, comme moi pouvait le défier… »

Je soupirai, des larmes me vinrent aux yeux en repensant au coup, à ce que j’avais subis devant tout le district pour quoi au final ? Juste pour défier le Capitole ? Non au fond de moi je savais qu’il n’y avait pas que ça. De voir la fillette dans cette position, à la merci du pacificateur, m’a touché. Je ne pouvais pas laisser faire ça sans intervenir. J’avais beau me considérer comme une fille forte, dure et sans cœur. J’en avais belle et bien un. La preuve aujourd’hui non ? J’avais pensé aux autres, à cette fille avant de penser à moi et aux répercutions que mon geste allait avoir. J’avais beau me dire que je n’étais pas une justicière, au final si. Je voulais aider, protéger ceux qui n’en sont pas capable. Les protéger de l’influence du Capitole, de ce qu’il pouvait leur faire. Je voulais changer les choses, stopper les Jeux et le mal qu’ils font et renverser ce gouvernement injuste.

« Et puis…je ne pouvais pas laisser ce pacificateur…je ne pouvais regarder sans intervenir, c’était plus fort que moi… »

Je ne sais pas si cet homme comprendra mes intentions. Mais j’avais aussi besoin de les énoncer à haute voix. Me dire que je n’avais pas fait tout ça pour rien. Au moins, je n’avais pas laissé le pacificateur brutaliser cette fille. J’étais intervenu et je l’avais sauvé. Pour le moment, parce qu’il recommencera si il en avait à nouveau l’occasion…
 
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Je suis une rebelle   Mar 6 Sep - 17:45





Ariane & Melvil






Alors que je désinfectai son dos, la jeune femme poussa un petit cri avant de serrer les dents. Elle essayait encore de faire la forte. Visiblement, c’était un trait de caractère chez elle, trait plutôt intéressant chez les rebelles. Ceux qui montraient cette force de caractère et cette ténacité étaient souvent ceux qu’on pouvait envoyer en mission sans crainte de les voir parler s’ils devaient être interrogés. Je prenais note.

« Je ne voulais pas lui faire ce plaisir, je..je voulais montrer que le Capitole n’était pas si puissant que ça, que même des gens comme nous, comme moi pouvait le défier… »

Le défier. J’étais tiraillé. Je n’arrivais pas à cerner vraiment la raison de son comportement. Etait-ce juste une jeune fille en crise adolescente qui cherchait juste à défier l’autorité pour se prouver quelque chose à elle-même, ou avait-elle vraiment une dent contre le Capitole, et surtout était-elle prête à faire quelque chose à ce sujet ? L’insubordination n’était pas quelque chose d’accepter dans nos rangs.

« Et puis…je ne pouvais pas laisser ce pacificateur…je ne pouvais regarder sans intervenir, c’était plus fort que moi… »

J’haussai un sourcil. Elle avait répondu à ma question sans que j’ai besoin de creuser davantage. Je fini d’étaler la crème sur son dos avant d’aller me laver les mains au lavabo, sans dire un mot. J’en avais recruté pour moins que ça, cependant son état rendait difficile la procédure de recrutement habituelle. Pendant un instant, je songeai à repasser dans quelques jours. Je m’avançai vers elle, et je vis les larmes qui roulaient sur ses joues. Etait-elle prête ? Ce qu’elle avait subi aujourd’hui n’était qu’un début si elle voulait emprunter la voie que j’imaginais pour elle. Mais lorsque je regardai dans ses yeux, j’y vis une lueur … Pas de tristesse, mais de rage. De la colère. J’y revoyais un peu ce que j’avais en moi quand j’avais été recruté par Mia. Je devais avoir son âge, à peu de choses près.

« Ton intervention était irréfléchie, et inutile. Le Pacificateur auquel tu as eu à faire était vicieux mais inattentif. D’autres auraient fouetté toi et la fille, et tu te serais fait battre pour rien. »

J’avais continué de la regarder dans les yeux. Rien ne servait de l’épargner, et j’étais persuadé qu’après coup, elle s’était elle-même fait la reflexion.

« Les gens n’ont pas besoin de martyrs, mais de personnes qui agissent pour réellement changer les choses. Mais ces personnes se doivent d’être disciplinées, de ne pas foncer tête baissée. Et de savoir accepter qu’il y a des choses devant lesquelles on doit fermer les yeux. Choisir ses combats. »

Si elle était assez intelligente, je supposai qu’elle avait déjà une petite idée de ce dont j’étais en train de lui parler. Je me baissai pour me mettre à son niveau, et j’effaçais d’une main la larme qui roulait sur sa joue.

« Et il faut s’endurcir. Ce que tu as vécu ce soir ne serait qu’un début. Si c’est ce que tu veux vraiment. Ce n’est pas quelque chose qu’il faut prendre à la légère. Mais nous pourrions t’apprendre, si c’est ce que tu veux. »

Je l’observai un moment, alors qu’elle semblait réfléchir en silence. Après quelques secondes, je repris la parole.

« C’est bien que tu réfléchisses. Ca montre que tu comprends la difficulté et les implications de ce que je te demande, mais ce dont j’ai besoin est d’une personne qui sait ce qu’elle veut. Ton implication doit être totale ; ce n’est pas une de ces fois où je vais te dire de prendre quelques jours pour réfléchir, que je repasserais. Il me faut une réponse maintenant. »


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