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 Un stage pas comme les autres

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MessageSujet: Un stage pas comme les autres    Lun 11 Juil - 12:04







Ce matin-là, Eneron s’était rendu très tôt à son bureau pour y traiter la grande pile de dossiers à étudier qui trônaient sur son bureau. Il fallait dire que l’ingénieur avait pratiqué un absentéisme régulier ces derniers temps entre soirées mondaines au Capitole et Stark Expo ; alors forcément le retard de paperasse s’accumulait.

L’ancien vainqueur survola un document traitant d’une nouvelle cargaison qui devait être envoyé au Capitole et qui n’attendait plus que le feu vert qu’Eneron donna en apposant sa signature. D’un geste nonchalant il poussa ce dossier très vite réglé de côté et s’en empara d’un autre.

Il passa une bonne heure à lire et considérer ces différents dossiers, naviguant entre réclamations d’employés , soucis d’ordre financier et questions d’innovation technologique sur divers produits.  Eneron était pour le moins efficace , il travaillait vite et bien comme en témoignait l’impressionnante pile de documents qui avait déjà fondu de moitié.

Entre la gestion de deux cas, il alluma l’écran de son ordinateur pour y voir le cours des actions financières de son entreprise comme il le faisait chaque matin. Le revirement effectué par sa firme avec le plongeon dans le grand bain de la distribution générale au-délà du domaine militaire avait été un succès économique malgré le contexte des Jeux qui captait tous les regards et  attentions . Fort de sa réputation et de l’excellente vitrine qu’avait représenté l’exposition , tout le monde s’arrachait les dernières nouveautés de la Stark Industries pour les placer dans le salon ou la cuisine et ce aussi bien au Capitole que dans les Districts les plus fortunés.  Eneron avait gagné son pari audacieux fait quelques semaines plus tôt: il avait lancé cette nouvelle gamme pour donner une nouvelle dimension à son entreprise jusque là strictement spécialisée dans l’armement et la sécurité , c’était déjà un immense risque mais en plus de cela il avait choisi une date qui coïncidait avec les Jeux ; un autre risque d’échec. Et pourtant à posteriori ces choix risqués se révélaient payant ; les produits se vendaient très bien mais avec  les Jeux, sa réussite était certes traitée dans les médias mais de manière très brève et en second voire troisième plan.  Le milliardaire voulait certes que l’on parle de lui mais s’il avait fait tout cela lors d’une période creuse il aurait sûrement fait les gros titres ; de multiples détracteurs se seraient alors levés , s’interrogeant sur les raisons de ce changement , pointant d’un doigt accusateur les velleités et ambitions démesurés de l’ancien Vainqueur tout en essayant de discréditer sa gamme de produits. Mais aujourd’hui nul n’avait le temps de se consacrer à cela quand les Jeux cristallisaient tous ces bons esprits.

Toutefois , et Eneron en avait conscience, l’armement restait le fer de lance historique de la Stark Industries, leader incontesté dans ce domaine alors que la hiérarchie était bien moins déséquilibrée avec les concurrents de le domaine de la technologie civile. Fabriquer des armes c’est ce qu’ils savaient faire de mieux et c’était bien pour cela qu’Eneron avait pris toutes ses dispositions pour que leur production ne soit pas freiné par le lancement d’une section tournée vers le domestique et le particulier.  La production militaire représentait encore une part importante des recettes de la compagnie dont le milliardaire ne semblait pas disposé à s’en passer.



Le téléphone posé sur son bureau se mit alors à sonner.

“Allô?
-Bonjour M.Stark ; ici le secrétariat général .J’ai devant moi une jeune femme qui s’est présentée comme stagiaire ici , elle n’était pas dans mon registre mais m’a dit que vous étiez au courant.
-Bien sûr faites là entrer, je descends tout de suite.
-Bien Monsieur”

Ah...le secrétariat et ses registres où l’on trouvait tous les noms possibles et inimaginables exceptés ceux qui importaient. Sans se précipiter mais d’une allure rapide et empressée, Eneron rangea ses documents avant de se lever, de sortir de son bureau privé et de se diriger vers les ascenceurs. Il salua rapidement Mlle Undersail sur le chemin et descendit au rez-de-chaussée; le milliardaire semblait presque impatient d’en découdre avec sa nouvelle stagiaire: Channelle Featherstone.

Il l’avait engagé pas plus tard que la veille même s’ils avaient déjà eu l’occasion de se croiser plusieurs fois auparavant ; la jeune femme l’avait impressionné par son intelligence et il appréciait son insouciante audace et sa détermination , autant de qualité indispensable pour pouvoir s’imposer dans cette savane sauvage qu’était Panem. Et puis c’était une Featherstone , la cadette de cet incontournable clan célèbre et adulé dans le district pour avoir effacé des tablettes de l’histoire le succès indigne d’Eneron aux Jeux et remis à l’honneur l’institution des carrières dont tous les Featherstone étaient des purs produits. Entre le milliardaire et cette famille , l’histoire était longue et tumultueuse: Eneron avait été le mentor de Kyle avec qui les relations n’étaient pas au beau fixe, plus tard il avait fait la connaissance de Channelle tout en allant comploter avec sa soeur aînée Sélène. A chaque voie qu’ils semblaient s’éloigner l’un de l’autre , le destin ramenait Stark et Featherstone à se rencontrer comme s’il était écrit par avance que l’histoire de l’un ne pouvait pas s’écrire sans la présence et l’intervention de l’autre.

Une fois arrivé, Eneron pénétra dans l’immense hall lumineux. Elle était là, elle attendait patiemment son nouvel employeur avec un petit sourire et des yeux pétillants d’excitation.

“Ah Channelle! Sois la bienvenue dans ta nouvelle maison! Prête à plonger dans ce monde si différent de celui que tu as connu jusqu’ici?"


 

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MessageSujet: Re: Un stage pas comme les autres    Mer 27 Juil - 21:00



 

Stage pas comme les autres ...




Je m’étais levée tôt pour m’entrainer ce matin, alors que Kyle n’était pas encore parti. Je l’avais entendu se lever mais je n’étais pas montée. Ma jambe était toujours douloureuse, mais cela ne cessait de s’améliorer un peu plus chaque jour, seulement j’avais besoin de la remuscler. Le docteur l’avait déconseillé, mais Kyle pensait que je pouvais commencer  à tirer un peu dessus, aussi je mettais des poids au niveau de mes chevilles et les faisaient remonter dos au sol, afin de remuscler ma cuisse et ma jambe.

J’entendis la porte claquer. Kyle partait pour le centre des carrières … Je terminai ma série et me précipitai sous la douche. Malgré l’importance de ma rééducation, il y avait exceptionnellement quelque chose de plus impératif aujourd’hui … Etre à l’heure pour mon premier jour à Stark Industries. Je ne savais pas exactement ce qui me motivai à aller là-bas, mais je sentais que j’étais toute excitée à l’idée. Je sorti de la douche rapide que je venais de prendre pour aller farfouiller dans mon armoire. Bon sang, c’était trop court, trop cintré, trop … Mais après tout, Eneron m’avait recrutée comme j’étais, non ? Je triai quand même rapidement pour éviter « le pire » et optai pour une petite robe, assez courte mais évasée. Cela ferait l’affaire.

Je me préparais rapidement avant de sortir de chez Kyle, en faisant bien attention de ne pas être vue, puis je pris la direction de Stark Industrie. Je n’utilisais plus qu’une seule béquille, pour reposer ma jambe, mais je pouvais la poser, c’était un plus. Le chemin ne fut pas si long … Lorsque j’arrivai devant la grande bâtisse, je pris une profonde inspiration. C’était bien la première fois que je ressentais le stress de cette manière là. Au centre, il y avait de l’attention, de l’adrénaline, un peu d’appréhension … Mais c’était différent. Je n’étais pas sure de savoir ce qu’Eneron avait vu en moi et qui pouvait me rendre compétente dans ce domaine, mais la curiosité me dévorait. Je voulais en voir davantage. Je pénétrais dans le bâtiment, et je restais quelques instants dans le hall, mes yeux balayant la salle. Soudain, mon regard s’arrête sur la silhouette d’Eneron qui s’approche de moi en souriant.

« Ah Channelle! Sois la bienvenue dans ta nouvelle maison! Prête à plonger dans ce monde si différent de celui que tu as connu jusqu’ici? »

Je réponds à son sourire. C’est assez effrayant, cette perspective. Je sais qu’il y voit une bonne chose ; de sortir de ma zone de confort, mais je n’arrive pas encore à savoir si l’idée est bonne. Je sais juste que j’en ai envie.

« Bonjour Monsieur Stark. Oui, impatiente même. Et puis je suppose qu’ici, je ne trouverais pas meilleur guide. »

Il pivote et je marche à côté de lui. Je ne sais même pas où on va. En réalité, je sais bien ce qui me travailler … C’est que j’ai toujours eu le contrôle. J’ai toujours été celle qui décidais de ce que je faisais, celle qui était forte, une meneuse. Ici je ne maitrise rien, pas même le chemin qu’on emprunte. Je tourne la tête vers lui.

« Je dois admettre que je suis bien curieuse de savoir ce qui m’attends. Vous êtes resté très énigmatique sur les détails de ce en quoi consisterait ce stage … »

Je détourne le regard avec un petit sourire amusé.

« Commençant à vous connaître, je me doute que c’était volontaire. »



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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MessageSujet: Re: Un stage pas comme les autres    Jeu 4 Aoû - 23:45








“Tu as raison, je suis bien le meilleur guide. Mais les flatteries ne feront pas de moi un boss moins exigeant.”

La remarque avait été dite sur un ton qui se voulait humoristique et taquin mais il y avait bien une part de vrai.


« Je dois admettre que je suis bien curieuse de savoir ce qui m’attends. Vous êtes resté très énigmatique sur les détails de ce en quoi consisterait ce stage …

Commençant à vous connaître, je me doute que c’était volontaire. “

Petit à petit la jeune femme commençait à connaître le magnat des armes et à entrevoir un  peu son mode de fonctionnement. Eneron avait effectivement un goût prononcé pour la théâtralité , les mystères , les remarques, propositions ambiguës et les plans alambiqués.
Autant de caractéristiques , qui pouvaient êtres vu aussi bien comme des qualités que comme des défauts et  qui avaient contribué à la construction du personnage aussi intrigant que atypique que représentait l’ancien vainqueur à travers Panem.

Eneron conduisit la jeune femme dans une vaste pièce située dans les étages supérieurs. Des dizaines de box étaient alignés les uns derrières les autres et de nombreux stagiaires et autres jeunes employés y travaillaient. En voyant entrer leur “patron” tous les salariés se turent et fixèrent l’ingénieur qui venait d’entrer. Il fallait dire que l’on voyait plutôt rarement le propriétaire des lieux dans ce coin là et la majorité des jeunes gens présents ici n’avaient jamais eu l’occasion d’adresser la parole au sulfureux homme d’affaire.

S’ensuivit , au bout d’une fraction de secondes de flottement, une avalanche de “Bonjour Monsieur “ et “ Comment allez vous?” Poliment, Eneron prit le temps de saluer les employés les plus téméraires qui osaient s’approcher de lui pour échanger une poignée et pour essayer de détendre ces jeunes personnes un peu trop tendues de voir leur supérieur hiérarchique il se fendait parfois d’une bonne plaisanterie pour briser la glace qui les séparait.

Une fois les civilités faites , Eneron s’empressa de prendre à nouveau soin de sa nouvelle protégée. Il lui présenta un box légèrement à l’écart; la zone de travail était spacieuse et très bien aménagée avec du mobilier moderne et flambant neuf. Tout avait été pensé ici pour que chaque employé, y compris celui au bas de l’échelle, puisse travailler dans les meilleures conditions possibles.

“Ce sera ton cocon, ici . L’endroit qui t’es tout réservé, rien qu’à toi. Si tu veux tu peux décorer comme tu veux , avec des bibelots ou alors les dents de tes partenaires d’entraînement au Centre.”


D’un geste nonchalant, le milliardaire fit mine de dépoussiérer le box mais il n’y avait rien à dépoussiérer. L’armée de salariés chargés de la propreté des locaux faisait finalement plutôt bien son job, en même temps c’était bien la moindre des choses au vu du prix qu’il payait pour s’en arroger les services.

“Mais si je n’ai pas d’imprévus et que tu es assez douée tu ne devrais pas passer trop de temps ici.”


D’un geste , il l’invita à nouveau à le suivre. Ils traversèrent ainsi à nouveau une dizaine de couloirs plus ou moins étroits et fréquentés et descendirent quelques étages.
La journée de travail n’en était qu’à son début et pourtant les locaux du siège social de la Stark Industries étaient déjà en pleine effervescence. Comme dans une gigantesque fourmilière, des dizaines voire des centaines d’employés marchaient ou couraient dans tous les sens avec un dossier sous le bras ou un téléphone à l’oreille.  Ils durent s’arrêter plusieurs fois pour échanger quelques mots avec les employés qui venaient saluer le chef de la firme, certains se risquaient même à demander qui était la jeune femme qui l’accompagnait , d’autres , et ils étaient assez nombreux, avaient instantanément reconnu le visage juvénile de la cadette Featherstone, visiblement il y en avaient ici qui regardaient les reportages que diffusait le Capitole sur le “fabuleux et tragique  destin “ de ce clan familial.

Avec le nouveau plan d’extension de l’entreprise vers la technologie civile , les employés étaient sur tous les fronts et toutes leur énergie avait été mobilisée pour faire face à ce grand chamboulement. La corporation qui jusque là était spécialisée dans le domaine des armes ( qui restait sa prédilection ) avait également dû s’associer à de nombreux partenaires pour pouvoir s’étendre aux autres marchés . Et encore, ce n’était que la partie émergée de l’iceberg; ce qui se passait au siège social se retrouvait démultiplié dans les nombreuses usines où le rendement devenait de plus en plus exigeant et qui produisaient des produits ne nombre stratosphérique. Peu à peu les Stark Industries étaient en train de se construire un statut de géant économique alors qu’elles avaient  longtemps été “seulement” le leader du domaine militaire ; les autres entreprises du District  étaient déjà dépassé et les grandes firmes du Deux commençaient à sérieusement trembler face à cette concurrence menaçante et nul doute que les plus riches entrepreneurs du Capitole gardaient un oeil attentif sur les évolutions de l’entreprise du génial ingénieur.

Il fallait dire que si les Stark Industries étaient en pleine croissance cela était en grande partie dû au phénomène de société qu’elle représentait : c’était presque la hype du moment à travers Panem. Maître de la communication Eneron avait finement joué avec les attentes faisant d’abord connaître son entreprise comme celle d’un ingénieur surdoué capable d’inventer des armes révolutionnaires pour protéger le monde ; et si les produits estampillés “Stark Industries” ne s’étaient pas adressé dans un premier temps aux simples citoyens la firme s’était faite un nom grâce aux frasques et extravagantes sorties de son PDG. Alors quand Eneron annonça qu’il comptait se lancer dans le civil , cela avait été la folie et depuis la mise en vente des produits tout le monde se les arrachaient. Imaginez un peu , qui ne rêverait pas d’avoir un grille pain conçu par le même génie qui fournissait le gouvernement en armes? Qui ne rêverait pas d’un grille-pain portant le même logo que celui qui trône sur les canons Terminator du Capitole? Qui ne rêverait pas d’un téléviseur équipés des mêmes technologies de réalité virtuelle utilisée pour les entraînements des Pacificateurs?  Et à part quelques milieux minoritaires comme les Carrières qui n’avaient pas oublié l’affront qu’avait été la victoire d’Eneron aux Jeux pour eux ou les rebelles et les habitants les plus pauvres pour qui tous ces produits n’étaient qu’un rêve ; tout le monde avaient une bonne opinion de l’entreprise et de son propriétaire. Les Capitoliens , qui avaient déjà oublié les catastrophiques Jeux de l’ingénieur , raffolaient des produits futuristes de la firme et étaient sous le charme de la personnalité haute en couleur et du charisme du milliardaire .  Mais les habitants de districts n’étaient pas en reste et eux aussi voulaient avoir quelques produits de l’industrie.
Et pourtant , lancer ce changement en pleine édition de l’Expiation , était un pari risqué qui s’était avéré payant ; les téléviseurs intégrant la réalité virtuelle qu’avait essayé Channelle à l’exposition se vendaient comme des petits pains auprès des téléspectateurs désireux de vivre les Jeux comme s’ils y étaient.

Ils finirent par arriver jusqu’à une grande salle de réunion, spacieuse et abondamment éclairé de manière naturelle grâce à une grande baie vitrée . De multiples écrans diffusaient les derniers spots publicitaires réalisés par l’entreprise et autres présentations de produits ; au fond était projeté les derniers chiffres de croissance et de vente.
Eneron invita galamment sa stagiaire à prendre place en lui tirant une chaise avant de s’asseoir à son tour.

“Ma très chère Channelle, je  t’ai promis la découverte d’un nouveau monde mais il faut savoir que ce monde est justement très vaste et je doute fort que tu puisses en voir toutes ses facette durant votre stage. Même moi après des décennies , je ne peux pas me targuer de tout connaître à son sujet.”


Etait-ce la réalité ou simplement une grande formule destinée à impressionner la jeune femme? Avec le milliardaire rien n’était jamais simple à deviner et la réponse deait , comme toujours , se trouvait entre les deux.

“ Il  y a tellement de domaines intéressants ici : les finances , l'ingénierie , le social , la mécanique , la commercialisation , le service clientèle, le marketing et j’en passe. Mais je pense que pour toi il vaut la peine de remonter à la source de cette entreprise , à ses vraies racines : les armes.”


Ah...les armes. Constructrices et destructrices , aimées et détestées , aimante et haineuse. Tout un monde en soi.

“Tu es une Carrière, comme je l’ai été, et les armes ne te sont par conséquent pas totalement étrangères ; même si soit dit en passant je ne pense pas que le Centre ne s’équipe chez moi en matériel.  Mais certaines personnes me disent parfois “ Les armes quand même...vous vous êtes enrichi par le biais de la mort, de la destruction , du chaos". En essence je ne peux pas leur donner tort car oui une arme c’est fait pour tuer , pour détruire. Mais en même temps une arme peut sauver une voire plusieurs vie , assurer la paix. Je ne suis pas un idéaliste et certains de mes discours positivistes à ce sujet  sont surtout des coups marketings mais si je ne croyais pas du tout en ce que je faisais….”


Il n’acheva pas sa phrase.

“C’est vrai , c’est un marché lucratif , un excellent tremplin pour se lancer , et j’ai pu surfer sur le récent climat de tension pour m’enrichir toujours plus. J’en ai profité et je ne m’en cache pas.
Mais au délà de l’aspect pécuniaire je dois admettre que les armes ont toujours exercé une certaine fascination sur moi; c’est fou comme on peut se sentir en sécurité avec une arme et comment on se sent menacé face à une arme. L’arme c’est l’invention humaine qui sert à détruire ce qui a été fait par la Nature ou Dieu selon les croyances .  En quelque sorte , l’arme c’est le pouvoir et qui n’est pas attiré par le pouvoir alors imagine un peu ce qu’est d’être le leader sur le marché de l’armement. Un pouvoir infiniment plus grand que le leader des liquides vaisselles ou préservatifs  même si c’est peut-être moins lucratif financièrement.”


D’un coup Eneron se redressa , haussa les sourcils , comme surpris d’avoir fait une telle digression si personnelle . Le milliardaire sembla se ressaisir et repris son ton un poil facétieux.

“Mais trêve de bavardages. Avant tout chose je veux savoir si tu sais te servir de ça.”

D’un tiroir qu’il ouvrit en posant son doigt sur un scan d’empreintes, il sortit un revolver basique estampillé “Stark Industries “ un de ces modèles classiques fabriqués à la chaîne et qui faisaient partie des premiers produits de l’entreprise.

“Pistolet classique. Nom officiel: Le Stark 1 , pas très original mais il a le mérite d’être le premier. Son petit surnom : Le Passe-Partout. “


Au fond de la pièce : une cible de tir descendit du plafond en même temps que l’ancien vainqueur tendait un casque à sa nouvelle stagiaire avant d’enfiler le sien. Dans quelle entreprise autre que celle de Stark une salle de réunion pouvait -elle se muer en stand de tir?

“ Voyons ce que tu as dans le ventre!”


Avant d’apprendre à concevoir, fabriquer, tester et commercialiser des armes il fallait savoir les utiliser.

 

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MessageSujet: Re: Un stage pas comme les autres    Mer 31 Aoû - 1:02



 

Stage pas comme les autres ...






Eneron m’amena rapidement à l’étage pour me présenter les bâtiments, quelques employés qui venaient le saluer … Tout ça était beaucoup plus grand vu de l’intérieur. Je ne m’imaginais pas qu’autant de personnes travaillaient avec lui … Non, pour lui. Il finit par m’amener dans un box un peu à l’écart.

« Ce sera ton cocon, ici . L’endroit qui t’es tout réservé, rien qu’à toi. Si tu veux tu peux décorer comme tu veux, avec des bibelots ou alors les dents de tes partenaires d’entraînement au Centre. »

J’observai la pièce un moment avant d’être ramenée près de lui en entendant sa plaisanterie sur les dents des carrières. Je souris machinalement. Je savais bien ce qu’il pensait de tout cela.

« Je préfère les porter autour du cou, mais c’est gentil de le proposer. »

J’avançai un peu dans la pièce pour l’observer. Je fixai le bureau comme une bête curieuse, envisageant difficilement ma vie assise devant une de ces choses. C’était une expérience comme une autre, qui attisait ma curiosité, mais s’il comptait me laisser dans cet endroit, aussi spacieux soit-il, je pouvais conclure tout de suite que ça ne serait pas pour moi.

« Mais si je n’ai pas d’imprévus et que tu es assez douée tu ne devrais pas passer trop de temps ici. »

Je souris poliment, mais intérieurement je poussais un soupir de soulagement. Il m’entraina ensuite dans un nouveau labyrinthe de couloirs, et j’espérais prendre assez rapidement mes marques pour ne pas avoir à demander trop souvent mon chemin. Tout en l’écoutant parler, je tentais d’observer tout autour de moi, de prendre des repères sur quoi se trouvait où. On descendit plusieurs étages, tout le monde semblait s’activer. Lorsqu’on pénétra dans la salle de réunion, des écrans se mirent en route, affichant des publicités et des chiffres. Mon œil fut attiré par les graphiques. Je ne comprenais certainement pas tout, mais j’avais été suffisamment instruite pour en comprendre les bases. Et puis, les graphiques évolutifs qui montrent la croissance des chiffres étaient plutôt parlants. Je comprenais le principal : l’entreprise était en pleine expansion et cela fonctionnait très bien, même si je ne savais pas si les objectifs étaient atteints ou non. Eneron me tira une chaise, et je m’installai à ses côtés.

« Ma très chère Channelle, je t’ai promis la découverte d’un nouveau monde mais il faut savoir que ce monde est justement très vaste et je doute fort que tu puisses en voir toutes ses facette durant votre stage. Même moi après des décennies, je ne peux pas me targuer de tout connaître à son sujet. »

Je le regardais, cachant un demi-sourire qui menaçait de pointer le bout de son nez. J’étais presque certaine que c’était faux, mais qu’il essayait encore de m’impressionner, une habitude qu’il avait du prendre en vantant son entreprise.

« Il y a tellement de domaines intéressants ici : les finances , l'ingénierie , le social , la mécanique , la commercialisation , le service clientèle, le marketing et j’en passe. Mais je pense que pour toi il vaut la peine de remonter à la source de cette entreprise, à ses vraies racines : les armes. »

Je l’avais bien sûr écouté avec une attention toute particulière, mais j’avais moi-même pu sentir mon regard s’illuminer lorsqu’il avait prononcé le mot arme. J’avais clairement une attirance toute particulière pour ce qui touchait au combat, quoi que je veuille avouer. J’avais ça dans la tête, dans le cœur et dans le sang. Cela faisait entièrement partie de moi, le combat était plus qu’un travail ou un passe-temps. Je me battais quand j’avais des problèmes pour oublier, quand j’avais besoin de me défouler, quand j’étais malheureuse, quand j’avais peur. Le combat attisait mes passions, mon désir même parfois. Etant donné mes choix en matière de partenaire, je ne pouvais pas non plus nier que c’était les combattants qui m’attiraient. Que j’en sois consciente ou non, le combat était partout dans ma vie.

Eneron se lança alors dans un petit speech sur l’importance des armes. Il l’ignorait peut-être, mais il n’avait pas besoin de me convaincre. Cependant, je découvrais une nouvelle facette du Stark, et qu’on le croit ou non, un autre de nos points communs. Les armes le fascinaient lui aussi. Je ne m’en serais pas doutée.

« Mais trêve de bavardages. Avant tout chose je veux savoir si tu sais te servir de ça. »

Il sortit alors un pistolet. Nous manipulions des armes au centre bien sûr, mais très peu d’armes à feu. Il le savait sans doute … Bien sûr, j’avais appris avec Zane. Mais j’étais hésitante à le montrer. Parce que, je ne voulais pas avoir à expliquer comment j’avais appris. Peut-être que Kyle aurait pu m’apprendre. Ou un des nombreux pacificateurs que j’avais mis dans mon lit. Après tout, Stark n’était pas du genre curieux habituellement.

« Pistolet classique. Nom officiel: Le Stark 1 , pas très original mais il a le mérite d’être le premier. Son petit surnom : Le Passe-Partout. »

Il me mit l’arme entre les mains, et machinalement, je fis glisser mes doigts fins sur l’objet. Il avait raison. Je me sentais forte, rien que de la tenir. Il me tendis un casque alors qu’une cible descendait du plafond.

« Voyons ce que tu as dans le ventre ! »

Si on m’avait dit que mon stage consisterait à s’entrainer au tir, je n’aurais pas tant hésité. Je ne pu cette fois-ci retenir mon sourire alors que je soulevais l’arme. Comme je le faisais, même avec les armes blanches, je commençai simplement par la manipuler un peu. Je voulais connaître son poids, son toucher. Me familiariser avec elle … Pour qu’elle puisse devenir comme une partie de moi, une extension du bras, comme disait Kyle. Puis je levai mes mains, et je visai. Je restai quelques secondes à observer simplement, avant de faire quelques essais. Les deux premières finissent dans la cible, mais sur les bords. J’inspire. Il faut que je m’habitue à l’arme. Je me concentre. J’étais trop bas, et trop à droite. Je décale un peu mon tir et je vise. Cette fois-ci, le tir arrive bien plus près du centre, mais il n’est pas parfait. Il me faut une bonne dizaine de tirs avant de bien ajuster ma façon de viser et de m’habituer au poids de « Passe-partout », mais une fois fait, mes tirs atterrissent presque tous au centre. C’est grisant. Je me retourne seulement à ce moment-là vers mon maître de stage pour observer sa réaction et je retire mon casque.

« Je ne savais pas que Garde du corps rentrait dans le descriptif de mes fonctions ici. »

Je souris. C’est une boutade, je sais bien évidemment qu’il a d’autres choses en tête. Mais le domaine m’intéresse bien au-delà de mes espérances, et j’ai le sentiment qu’il ne l’a pas fait de façon anodine.

« J’étais sans doute trop perdue dans toutes ces nouvelles informations pour vous en faire part, mais je suis vraiment ravie que vous ayez choisi de me montrer ce domaine en particulier. Je partage votre fascination pour les armes … Et j’ai vraiment hâte d’en découvrir d’autres. »

Je le fixe quelques instants avant de laisser ma curiosité prendre le dessus.

« Je ne voudrais pas paraître pressée, mais je me doute que si vous avez choisi de me présenter le premier modèle, ce n’est pas anodin … »

C’est alors que ma curiosité est attirée par un autre détail. En effet, les pacificateurs ont des armes beaucoup plus élaborées. Plus lourde souvent, ou plus design. Je n’ai en réalité jamais vraiment vu ce type d’arme si simple auparavant. Je me pince la lèvre.

« Monsieur Stark … Qui achète ce genre d’arme que vous m’avez faite essayer ? Les Capitoliens ont le droit de porter des armes ? »

Je ne me rends compte qu’après que je peux paraitre trop curieuse. J’espère que je ne vais pas lui paraitre trop intrusive, mais retenir mes questions et mes commentaires n’a jamais vraiment été mon caractère.



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MessageSujet: Re: Un stage pas comme les autres    Mer 19 Oct - 11:11








Il fallut bien une bonne dizaine de tirs à Channelle avant qu’elle ne parvienne à régler parfaitement la mire mais pour quelqu’un qui n’avait pas forcément l’habitude de manier ce genre d’armes à feu elle avait vite appris. Elle avait su garder tout son calme et son sang-froid après son premier essai pour régler la trajectoire sur les suivants. Le modèle était certes basique et assez simple à utiliser, c’était d’ailleurs cela qui avait fait son succès il y a des années, mais trouer plusieurs fois le centre de la cible après seulement deux minutes de maniement n’était pas donné à tout le monde. La petite avait du talent à revendre , et ce dans bien des domaines.  Elle se fendit d’une petite remarque faite sur le ton de l’humour à propos d’une possible affectation à sa Garde rapprochée.

“Je suis satisfait de ma Garde mais nous pouvons toujours recruter un élément supplémentaire…”
répondit le milliardaire d’un ton évasif avec un sourire.

Il y a quelques semaines tout les séparait, du moins le pensait-on. Elle la cadette Featherstone, famille  la plus célèbre des districts rêvant de suivre la voie de ses aînés et de remporter ces Jeux, qui faisait tout pour ne pas apparaître comme la mauvaise branche de l’arbre; et lui le Stark , vainqueur lui aussi mais qu’on voyait comme un “parvenu” qui avait bâti son empire financier sans se soucier des critiques et des jalousies diverses.  Il y a quelques semaines ils se détestaient et voilà qu’à présent Channelle travaillait pour lui. Mieux, leur relation n’était pas strictement professionnel puisqu’une certaine forme de complicité s’était installé entre eux à mesure qu’ils se découvraient de nombreux points communs. L’ingénieur ne savait pas exactement ce qu’il représentait aux yeux de la jeune femme : un mentor? une simple opportunité? Un intrigant personnage ?  Il l’ignorait encore mais ce qu’il savait c’était qu’il commençait à avoir confiance en elle ce qui s’apparentait à un exploit, les personnes disposant de la confiance de l’ancien vainqueur se comptant sur les doigts de la main.

“Rien de ce que je fais n’est anodin, absolument rien.”

S’il dit cela sur le ton de la plaisanterie cela n’en était pas pour autant une. L’homme était friand de symboles en tout genre, d’allégories et de métaphores. Si bien qu’il les voyait partout et que dans chacun de ses choix on pouvait en déceler.

“Avant d’aller vers la sophistication il est d’une importance capitale de maîtriser parfaitement les bases sans quoi l’édifice entier  sera branlant. Inutile d’apprendre la plus efficace des clefs de cheville si l’on est incapable de mettre correctement un malheureux direct du droit.  Avant de produire les armes révolutionnaires qui m’ont rendu célèbre je devais montrer que je savais très bien faire ce qui se fait d’habitude. Que je ne suis pas qu’un simple illuminé visionnaire , mais un illuminé visionnaire  talentueux.”


La néo-stagiaire, se risqua alors à poser une question qui devait lui brûler les lèvres; malgré une légère gêne à peine perceptible dans sa voix elle venait une nouvelle fois de prouver qu’elle n’avait jamais peur de demander ce qu’elle voulait savoir.

“Je traite essentiellement avec le gouvernement et les forces de l’ordre mais oui il  nous arrive de vendre aux particuliers fortunés. Certains Capitoliens ont peur , rassurez vous ils ne sont pas majoritaire, mais ceux-là préfèrent avoir une arme pour se défendre en personne si jamais les rumeurs sur l’expansion du terrorisme rebelle s’avéreraient exactes.”



Eneron fit remonter la cible et rangea l’arme. Il tendit ensuite un badge à sa protégée où figurait le nom de celle-ci ainsi qu’une photo à côté du célèbre logo des Stark Industries.

“Quoiqu’il en soit tu travailles ici maintenant et tu découvriras bien des choses par toi-même. Que dirais tu de commencer?”



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Dix jours plus tard…


Les journées s’enchaînaient au travail pour la néo-stagiaire mais ne se ressemblaient jamais vraiment malgré l’emploi du temps qu’on lui avait octrôyé à son arrivée le premier jour. Quand elle arrivait le matin elle s’installait le matin dans son box et commençait à trier un peu de paperasse mais cette tâche laborieuse ne dépassait jamais la demi-heure car Eneron venait le plus souvent la chercher de bonne heure pour lui faire visiter tel ou tel endroit, lui présenter telle ou telle arme ou lui faire rencontrer tel ou tel personne pour élargir son carnet d’adresses.

Tout le monde ici savait que la cadette du clan Featherstone avait été prise en stage par le PDG et la nouvelle avait alimenté les discussions de couloirs durant les premiers jours mais sans vraiment prendre une importance considérable; c’était une stagiaire voilà tout , elle bénéficiait certes d’un traitement de faveur de la part du milliardaire  mais quand elle passait tout le monde ne se retournait pas à chaque fois pour la regarder avec des yeux ronds. La plupart des employés étaient originaires des Districts Supérieurs mais n’étaient que très rarement issus des milieux proches des Carrières qui abhorraient l’ancien vainqueur; ils venaient le plus souvent de riches familles d’entrepreneurs ou de commerçant qui admiraient surtout le sulfureux ingénieur pour ce qu’il avait fait de sa firme. Quelques uns étaient des Capitoliens et d’autres, plus rares, venaient des autres districts secondaires et périphériques, ceux-ci bénéficiaient d’un permi de travail exceptionnel octroyé par le Palais Présidentiel et qui attestaient que ces personnes disposaient d’un savoir faire unique qui justifiait leur emploi dans les Stark Industries.

Dans les locaux du siège de la corporation, tout le monde travaillait dans une atmosphère sereine et apaisée , loin de toute forme de stress. Eneron avait tout mis en oeuvre pour rendre les journées les plus confortables possibles : espaces détente, propreté des locaux, cantine agréable, matériel moderne et fiable. En contrepartie le milliardaire attendait des résultats probants de chacun de ses subordonnés qui devaient remplir des objectifs clairs, cette combinaison d’exigence et de détente était le credo sacré de l’ancien vainqueur qui avait bâti toute la réussite de son entreprise dessus.

Ce jour là Channelle avait passée la matinée avec Eneron qui lui avait enfin expliqué le fonctionnement de l’Elektra 37-D, sa toute dernière production qu’il réservait uniquement pour sa garde rapprochée, du moins pour le moment. Durant l’après midi, le milliardaire avait des obligations ailleurs et avaient laissé la jeune femme au bon soin de Gala , son assistante, qui tout en gérant un peu de paperasse avait donné à la stagiaire des bases en communication financière, marketing et gestion. Alors que la fin de la journée approchait le combiné de Gala se mit à sonner.

“C’est M.Stark, il désire  te voir dans son bureau avant que tu ne partes.” indiqua la jeune mais déjà très talentueuse entrepreneuse à la stagiaire.

Elles montèrent donc toutes les deux jusqu’au bureau du PDG où seule Channelle pénétra; Eneron était là, assis derrière son bureau les mains croisés et l’air fatigué. Mais malgré la lassitude qui se lisait sur son visage, il sourit à la vue de la jeune Featherstone.

“Assieds-toi je t’en prie Channelle. Comment s’est passé ton après-midi? Quelque chose à boire? Ou à manger? “


Une fois que son interlocutrice eut pris ses aises Eneron continua:

“Cela fait dix jours que tu travailles ici Channelle et mon petit doigt me souffle que tu as énormément de potentiel, et crois-moi il se trompe rarement. Néanmoins…”

Il s’interrompit pour se servir un verre d’eau afin de soulager sa gorge asséchée.

“Néanmoins le Conseil d’Administration attend que tu fasse tes preuves et moi de mon côté je dois balayer tous mes derniers doutes; je dois savoir si tu…”

Il s’arrêta au milieu de sa phrase. Il était encore trop prématuré pour lui annoncer cela, mieux valait il ne pas lui dire cela tout de suite. Cela l’effraierait.

“ Je dois savoir si tu pourrais avoir un grand avenir dans ce monde si particulier.   C’est pour cela que nous avons décidé de te tester dès demain. Tes capacités de réflexion, de communication, de gestion et d’improvisation seront mises à rudes épreuves mais je ne peux rien te révéler de plus. A présent rentre chez toi prend un chocolat chaud, repose toi et viens en forme.”


Il ajouta d’un ton assuré juste avant qu’elle ne sorte.

“Channelle...j’ai confiance en toi.”




 

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Un stage pas comme les autres

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