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 Se faire du mal pour ne plus souffrir

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Dim 31 Juil - 23:16

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Finalement son désir avait eu le dessus sur sa raison. Moi ça m'allait, c'était parfait. J'étais pas un homme raisonnable de toute façon. Et encore moins avec elle, jamais avec elle. J'étais heureux qu'on se quitte comme ça. Ça aurait été tellement...frustrant. Je n'aurais fais que penser à elle pendant la mission. Ça ne m'aurait pas servit. Au moins les choses étaient claires entre nous maintenant. Elle n'était pas fâchée, je ne l'étais pas non plus. Je pouvais partir en paix et concentrer sur la mission.

On se dévorait des yeux à présent, c'était notre truc ça. On se faisait passer des messages à travers nos iris. Puis comme si on avait pas d'autre choix, malheureusement toutes les bonnes choses avaient une fin, on se rhabilla correctement. Et si je lui proposais tous les murs de la ville à mon retour ? On en avait déjà trois à notre actif, peut-être même quatre, je ne sais plus à force. Un sourire barra mon visage à cette idée.

Elle se recula, c'était le moment de se quitter, et j'en avais pas du tout envie. Là tout d'un coup j'avais envie de la suivre, n'importe où elle irait. Je ne voulais pas rentrer et retrouver Brook... dans mon lit. Je pouvais pas me défiler pour une fois ? Juste une ! Non ? Pourquoi j'avais choisi d'être un rebelle déjà ? Quand je voyais Channelle...j'en avais plus aucune idée. Enfin bien sûr que si, mais vous comprenez... Bon ben je me comprends tout seul.

« A très vite … »

Elle s'éloigna sans se retourner et je la regardais jusqu'à ce que je ne l’aperçoive plus au loin, mon dos calé contre le mur. Bouffé par la flemme. Mes pensées fugaces s'arrêtèrent quand j'entendis du bruit dans la maison. Je soufflais un bon coup et je me poussais à l'aide de mes avant bras pour me donner du courage pour affronter la suite. Brook était levée. C'était au moins ça, je n'avais pas à aller la réveiller, ça aurait été encore plus bizarre. Je repassais par la fenêtre puisque de toute façon la porte était fermée.

Vu la tête de Tic, le réveil avait été aussi difficile pour elle. Elle fouillait dans la cuisine. Un truc à boire ou à manger sans doutes ? Je maugréais un "Salut" rapide avant de foncer directement dans la salle de bain. Je me faufilais dans la douche et je me mis à penser à la mission. Le mal de crâne sourd commençait à disparaitre mais il allait falloir autre chose. Je fouillais mon placard pour en sortir des comprimés pour les maux de tête. J'en croquais deux. Une fois sec et habillé je me dirigeais dans la cuisine où Brook s'était trouvée de quoi manger. Parfait !

"Ça va ? Tiens..."

Je posais la boite des médoc sur la table et la fis glisser jusqu'à elle.

"Pour le mal de tronche !"

Je fis un geste de la main pour lui faire signe de ne pas me remercier. Puis je piquais furtivement ce qu'elle avait dans son assiette. Elle me fusilla du regard en me voyant faire et je lui fis des yeux innocents en avalant vite une bouchée.

"Bon alors, c'est quoi ton plan agent Lefèvre ?"

Valait mieux parler de la mission que d'autre chose de toute façon. Je n'allais pas revenir sur le sujet si elle ne le faisait pas. C'était tellement bizarre. J'avais déjà couché avec Brook, mais pas comme ça, pas avec ma copine. J'avais jamais eu de vrai copine en fait, alors il était évident qu'avec Brook on avait jamais fait ça avant.

J'aurais pourtant voulu savoir ce qu'il lui était passé par la tête, avec tout ce qu'elle m'avait dit la veille. Mais est-ce que c'était utile ? Non, je pouvais très bien vivre sans le savoir. Je la fixais en attendant sa réponse.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Jeu 4 Aoû - 22:11




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Zane

Ça tambourine dans ma tête, comme si quelqu’un s’acharnait à taper dessus et l’espace d’un instant, je soupçonnais Zane. Après tout, je suis venue chez lui. Enfin, il me semble. Sinon je ne serais pas allongée dans un lit. Je me redresse péniblement avant de soulever le bras. Et merde, je suis nue. Le fil des éléments commence à me revenir et je me prends la tête entre les mains. Dites-moi que je n’ai pas fait ça… Je me lève, m’habille vite fait avant de me trainer dans la cuisine. Personne ? Bon tant mieux, je n’ai pas envie de les croiser. Comment j’ai pu merder à ce point ? Et comment lui aussi a pu merder à ce point ? Il faut que je mange. On est censés partir en mission et là, je suis complètement KO. Je fouille dans ses placards. Lui au moins, il a toujours les placards remplis. Par contre, je lui jette un regard noir en l’entendant rentrer. Au moins, il n’est pas avec Channelle. Car si elle était supportable avec alcool, je ne sais pas ce que cela aurait donné au réveil.

Je me prépare un sandwich, profitant du silence avant de l’entendre de nouveau. Non, ça ne va pas. J’ai mal à la tête, on a fait une connerie, et il m’a menti. Ça fait un peu beaucoup à encaisser.  J’attrape la boite de médicaments qu’il me tend avant de le maudire silencieusement quand il pique mon sandwich. Voleur en plus de ça. Quel est mon plan ? Hum, minute… oublier ? Ça me parait pas mal d’oublier.

« C’est une simple mission de reconnaissance. On entre par le tunnel qu’on a repéré, tu observes et je te couvre. »

J’avale un cachet. J’espère au moins qu’ils sont rapides ses médicaments.

« J’l’aime pas plus qu’avant tu sais. Et j’aime pas plus la situation qu’avant non plus. Mais elle a eu le mérite d’être honnête alors que toi, tu m’as menti. Tu m’as menti sciemment hier et tout à l’heure, ça n’a jamais été fini et tu n’y es pas allée que pour la mission. Elle n’est plus une mission depuis longtemps et je ne pensais pas que tu serais de ce genre là. »

Me tenir tête, s’engueuler avec moi pour avoir le dernier moi, ça aurait eu plus de gueule que de me mentir. Je refais ma queue de cheval sans le regarder, préférant me tourner vers la cuisine pour faire chauffer de l’eau pour un café. Etrangement il semblerait que j’ai préféré discuter avec Channelle qu’avec lui ce matin, parce qu’elle m’a permis d’un peu mieux comprendre leur relation et d’envisager un nouveau regard sur les carrières.

« Je ne dirai rien aux autres, je ne trahirai pas, parce que je veux bien croire qu’elle ne dira rien. Mais je ne pourrai plus te faire une confiance aveugle en sachant que tu as été capable de me mentir. »

Et ça, ça va poser problème en mission. Parce que jusqu’à présent, si notre duo fonctionnait à ce point, c’était grâce à cette foi que nous avions l’un en l’autre. Nous pouvions totalement baisser les armes, tant réellement que métaphoriquement, en présence l’un de l’autre, parce que nous savions que tout irait bien, que l’autre ferait tout ce qu’il faut. Mais là… Là, il m’a menti. Là, je sais que si elle est appelée à la prochaine Moisson, il se portera volontaire, et que je ne pourrai plus rien faire. Il m’abandonnera, ce dont je ne l’ai jamais cru capable jusqu’à présent.

« Pour ce qui s’est passé cette nuit, pas besoin d’en parler pendant des heures. Ça s’est passé, point final. On sait tous très bien qu’il n’y aura rien d’autre. »

Juste la réponse à un besoin et à beaucoup trop d’alcool. J’avale une gorgée de café. Voilà, ce qui devait être dit est dit. Et il va falloir faire avec à présent, avec des siamois bien mis à mal. Je crois qu’on va avoir besoin d’une pause après. Certes, si on nous confie une mission, elle ne sera pas refusée, mais pour le reste…

« Si elle te rend heureux tant mieux, je suis pas sûre d’avoir ma place là-dedans. On agira dans la nuit. Ce sera mieux pour passer inaperçu. »

Mais je sens que la journée va être très longue…

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Zane Hamilton
« Invité »


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 16 Aoû - 15:57

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« C’est une simple mission de reconnaissance. On entre par le tunnel qu’on a repéré, tu observes et je te couvre. »

Ok ça me paraissait clair comme plan. Content qu'elle ne parle pas d'autre chose. Enfin content, soulagé...

"Je regarde et tu me couvres. Ça marche ! Et je..."

« J’l’aime pas plus qu’avant tu sais.»

Et voilà...tu parles c'était trop beau pour l'espérer.

« Et j’aime pas plus la situation qu’avant non plus. Mais elle a eu le mérite d’être honnête alors que toi, tu m’as menti. Tu m’as menti sciemment hier et tout à l’heure, ça n’a jamais été fini et tu n’y es pas allée que pour la mission. Elle n’est plus une mission depuis longtemps et je ne pensais pas que tu serais de ce genre là. »

J'ouvris la bouche pour la refermer. Au lieu de ça, je commençais à mordre l'intérieur de ma joue. Brook commence pas. J'avalais ma salive en l'écoutant. C'était étrange...c'était douloureux.

« Je ne dirai rien aux autres, je ne trahirai pas, parce que je veux bien croire qu’elle ne dira rien. Mais je ne pourrai plus te faire une confiance aveugle en sachant que tu as été capable de me mentir. »

J'avais l'impression d'un poignard planté dans mon ventre, que quelqu'un s'acharnait à tourner pour en faire sortir mes entrailles. Elle était ma famille. Et j'entendais ce qu'elle me disait. Mais c'était dur de l'encaisser. Dur de croire qu'il n'y avait plus rien, que cette confiance s'envolait. Mais Brook était comme ça. Et fallait qu'elle me le dise. Et j'avais mal, trop pour oser ouvrir ma bouche. Trop pour sortir un putain de mot sans chialer comme un gosse. Mes yeux étaient humides et je supportais pas ça. Tout cet ascenseur émotionnel. Ce condensé d'émotion depuis 48h. L'amour, l'amitié, la famille, la trahison. La peur. Parce que j'avais une putain de trouille là tout de suite.

« Pour ce qui s’est passé cette nuit, pas besoin d’en parler pendant des heures. Ça s’est passé, point final. On sait tous très bien qu’il n’y aura rien d’autre. »

J'm'en branle de ça Brook. Oui peut-être pas y'a deux secondes, mais là tout de suite je m'en fous comme de la victoire d'un Tribut aux jeux. Parce que là, ce que tu me dis, ça me détruit. Tu ne le vois pas, mais tu creuses un vide en moi. Je sens un gouffre immense me submerger. Le pire c'est que s'est ma faute, vraiment, j'entends ce que tu dis, je comprends. Mais je ne l'accepte pas.

Mais si elle n'avait plus confiance en moi, pour le reste, pouvais-je en avoir pour elle ? Je veux dire, comment faire pendant les missions ? Je pouvais compter sur elle  ou bien ? Ça bouillonnait en moi. Rester là en ne disant rien, continuer de la perdre...comme en étant paralysé par ses paroles, ça m'énervait. Elle parlait et je ne l'arrêtais pas.

« Si elle te rend heureux tant mieux, je suis pas sûre d’avoir ma place là-dedans. On agira dans la nuit. Ce sera mieux pour passer inaperçu. »

Je fis le tour de la table saisissant son bras pour qu'on se regarde enfin dans les yeux. J'avais la mâchoire serrée. Je la décrochais enfin pour parler. Ma voix était chevrotante, les traits de mon visage tirés.




"Je t'ai menti pourquoi tu crois ? Parce que je savais que tout ça...ce délire avec l'amour, c'était pas bien. Mais j'ai pas choisi mes sentiments. J'aurai voulu la haïr, elle comme toute sa famille. Je l'ai souhaité. Je sais pas, ça m'est tombé dessus comme ça. Cette fille me rend dingue. Je sais que c'est mal, mais c'est plus fort que moi Brook. Je voulais pas te mêler dans tout ça. C'est allé si vite, j'ai pas compris moi même. Je pensais que ça pouvait se terminer. Je crois qu'elle et moi on l'a pensé plein de fois. Mais c'est toujours pareil. On se repousse pour mieux se retrouver. Et j'y comprends rien. Je pourrais pas t'expliquer. Et on en est là maintenant. Mais j'te jure, je t'aurais jamais mis en danger ou à découvert si c'était que des conneries, si j'étais pas sûre d'elle, de moi... Si j'étais pas sûr de toi, de nous. De tout se qu'on a construit depuis qu'on s'est trouvé. Je t'ai menti, oui, mais ça veut pas dire que je serais pas le premier à donner ma vie pour toi."

Je resserrais un peu plus son bras, saisi par mes sentiments. Mes yeux s'embrumèrent et mon nez tressautait, entre la rage et l'émotion.

"T'es ma sœur, tu pourras dire ce que tu voudras, je te laisserai pas penser une seconde que tu ne peux pas compter sur moi. Parce qu'au final tu connais tout de moi. Je me présente à toi avec toutes mes faiblesses. Toutes mes erreurs. Et t'as pas le choix, t'es ce qui représente le dernier membre de ma famille. Même si je suis qu'un con et que je t'es blessée."

Et j'assumerais pas de te perdre. Pas comme ça. Pas parce que j'ai trouvé Channelle. C'est injuste. Même si je suis qu'un idiot. Je reniflais et lui lâchais le bras. Je me rendais compte de tout ce que je venais de sortir. Je l'avais assailli du fond de mes pensées. Je ne savais pas encore si ça me soulagerait ou si ça rajouterait au néant qui me bouffait à présent.

"On ferait mieux de faire nos sacs et de partir de suite."

Je tournais les talons pour filer m'enfermer dans la chambre. La fuite, de mieux en mieux Zane. Quel homme ! Je frappais contre la porte puis dans mon armoire. J'avais besoin d'action, de me défouler. De décharger le trop plein en moi. Tout cela ne me ressemblait pas. Et j'étais perdu. « Mais je ne pourrai plus te faire une confiance aveugle en sachant que tu as été capable de me mentir. » Bordel de merde ! Comment j'avais fait pour en arriver là ? Pour que ma vie ne soit plus gérable à ce point ?




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Brooklyn A. Lefevre
« Invité »


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 16 Aoû - 20:59




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Zane

Je me raidis alors qu’il m’attrape le bras. C’est qu’il pourrait me faire mal en plus ! Eh ! Il n’a pas le droit de faire cette tête-là ! C’est moi qui suis en colère non mais oh ! S’il y a quelqu’un qui a le droit de crier sur l’autre, c’est quand même bien moi que je sache. Il veut me faire croire que ça tombe comme ça l’amour ? Il suffit de se séparer, c’est ridicule de dire qu’ils ont essayé. Bon, d’accord, ce n’est pas si évident de laisser les gens derrière, et je n’ai pas réussi moi-même. Ah non hein. Je ne veux pas entendre ça. Je ne veux pas qu’on joue à « je donnerai ma vie pour toi ». Je n’ai pas pu aller dans l’arène à cause de ça, et je refuse de perdre encore quelqu’un. Il est hors de question qu’il donne sa vie pour moi, ça non. J’essaye de détourner le regard. J’ai fait une erreur en m’attachant à lui… J’en ai fait quand même des erreurs de ce genre alors que je suis jurée de ne plus m’attacher à qui que ce soit après la mort de Blake et de ma mère. Il faut arrêter, tout sera plus simple ensuite.

Je grogne un peu quand il resserre sa prise – c’est qu’il est quand même fort – et surtout qu’il m’oblige à le regarder. J’ai horreur de ça. J’ai horreur de voir ses yeux rouges et humides. Pleurer c’est un luxe qu’on ne pas se permettre. Pleurer c’est ce que j’ai fait quand j’ai tout perdu. Je refuse de pleurer parce que normalement, ce monde ne devait plus rien me prendre.

Je me prends une putain de claque en plein visage. Métaphorique, certes, mais j’aurais encore préféré qu’il me frappe concrètement. Parce que ça, j’aurais pu gérer. Au lieu de ça…

« Tais-toi ! »

J’hurle en même temps qu’il me lâche. T’es ma sœur… t’es ce qui représente le dernier membre de ma famille. Je sais déjà ce que je devrais lui répondre : déjà, on ne couche pas avec sa sœur. Mais je n’y arrive pas. Ma gorge est nouée. Je le vois lui, je vois Blake, et finalement pas beaucoup de différence. Si on met de côté le sexe… Blake et moi nous nous protégions mutuellement. Nous dormions ensemble. On riait des mêmes idioties. On se parlait librement. On se charriait. C’est exactement ce que je fais avec Zane. Comment j’ai pu faire cette connerie ? Il y a déjà une autre personne qui a pris une place prépondérante dans ma vie, alors lui… sur ce terrain-là… Mais c’est bien la preuve que c’est une connerie non ? Si ça nous fait aussi mal là, maintenant, c’est bien qu’il ne faut pas s’attacher aux gens, non ?

Je reste immobile quand il disparait, et je serre les poings. J’ai eu mal. Il m’a fait mal. En me mentant, en me balançant toute cette vérité-là dans la tronche. Je déteste qu’on me mente mais étrangement, j’ai encore plus de mal à supporter la vérité à cet instant présent. Je me prends la tête entre les mains, étouffant un cri de rage. Pourquoi sérieusement ? Pourquoi il a fallu qu’il tombe amoureux ? Déjà en soi, c’est une belle connerie, mais en plus d’une mission ! Mais si je le laisse tomber, est-ce que je ne serais pas aussi minable que ma mère qui a décidé de me laisser ? Est-ce que je peux le laisser céder aux sirènes du Capitole ? Parce que c’est une pro-capitole, sa copine… J’ai tellement peur qu’il me laisse, tellement peur de le perdre, que je suis en train de le mettre à la porte de ma vie. Je me sens juste ridicule, sursautant la première fois qu’il frappe contre je ne sais pas quoi. Fait chier.

Je prends la direction de sa chambre, ne sachant pas du tout ce que je vais lui dire, ni même ce que j’ai envie de lui dire. Rares sont ceux qui peuvent se vanter de m’avoir mouchée.

« J’suppose que ça veut dire qu’on couchera effectivement plus jamais ensemble si c’est comme ça que tu me vois… »

Tentative d’humour pour rétablir le contact ? Flop. C’est vraiment con un mec à absolument tout compliquer.

« J’ai déjà perdu un petit frère, Zane. Et je m’accroche au fait qu’il te reste plus qu’une moisson à subir, mais ça… ce que tu ressens c’est complètement l’inconnu et hors de mon contrôle. Et tu sais que je déteste ce genre de situation. »

Sors les rames, Brook, c’est pas mal. Sa sœur hein… bah il n’est pas rendu avec une sœur pareille…

« J’supporterai pas de te perdre, Zane, je t’interdis de me… Elle a pas intérêt à te faire du mal. »

J’ai déjà tué un vainqueur pour venger mon frère, sous la colère et la détresse absolue. Et j’ignore ce dont je serai capable aujourd’hui, alors que j’ai laissé certaines personnes dont lui entrer dans ma vie et compter pour moi.

« Jte protégerai jusqu’au bout, Zane. J’supporterai pas de… de… »

Je n’arrive pas à aligner trois mots ça me saoule, et je déteste vraiment quand tous ces… sentiments, là, menacent de déborder et me font mal en se heurtant aux barrières que j’ai pourtant érigées entre moi et le monde. Mes yeux se posent partout sauf sur lui, je sens aussi que je fais des gestes totalement nerveux avec mes mains. Je crois qu’il le sent, parce qu’il ne m’oblige pas à finir ma putain de phrase et qu’il me prend dans ses bras. Juste ça. Y a rien d’autre à dire de toute façon. Elle ne me prendra pas mon ami. Je ne le perdrai pas. Parce que je vais devenir folle sinon. Je le serre fort, comme une gosse serrerait son frère.

« Ecarte-toi joli cœur, on a bien vu ce que ça a donné la dernière fois qu’on s’est serrés d’un peu trop près. Faudrait qu’on s’occupe de ta main avant de partir. »

Au cas où il s’est fait mal. Parce qu’après tout, il y a une mission qui nous attend. Je lui adresse un bref sourire. La Noix nous attend, et je sais que ce n’est que la première étape de tout ce qu’on va devoir traverser désormais.

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