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 Se faire du mal pour ne plus souffrir

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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 28 Juin - 23:43




Se faire du mal pour ne plus souffrir



J’étais réveillée depuis quelques minutes. Je m’étais endormie comme une masse la veille … Après avoir cogné dans le sac de sable jusqu’à ce que cela laisse des traces sur mes mains, j’avais encore continué à cogner pendant une bonne heure, jusqu’à ce que l’épuisement soit si intense qu’il me provoque des nausées. Après ça, j’étais tombée d’épuisement dans mon lit. Je m’étais réveillée, et pendant quelques secondes j’étais bien. Juste quelques secondes, jusqu’à ce que mon ventre me rappelle ce qui s’était passé la veille. Il se tordait dans tous les sens. Mon visage c’était transformé, du regard paisible du réveil en masque froid et dur. Je ne pouvais pas passer ma vie à pleurer sur ce connard d’Hamilton. Fallait que je me reprenne. C’était terminé, il n’y aurait pas de retour en arrière, pas cette fois. Alors la seule chose à faire, c'était d'avancer. Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant. Et ma façon, je la connaissais.

Je m’étais habillée en quatrième vitesse et j’avais foncé au centre. C’était mon exutoire, c’était là que j’étais moi, juste moi et pas cette chose fragile et stupide qui avait … Bon sang, il fallait que j’évacue, encore. Lorsque j’arrivais, j’étais dans les premières. Joshua était arrivé peu après et avait proposé un corps à corps. J’avais foncé sur l’occasion. Je l’avais frappée, encore et encore. Je me prenais des coups aussi ; je ne tentais aucunement d’esquiver. Ca faisait un bien fou, même d’en recevoir. Se concentrer sur une autre douleur. Mais je n’en recevais pas autant que j’en donnais, et le pauvre garçon fini à terre, avec une boule de rage à califourchon sur lui, qui cognait son visage de ses poings abimés alors qu’il faisait barrage avec ses mains.

« Channelle, arrête c’est bon, t’as gagné ! »

Mais je continuais. Je n’arrivais pas à m’arrêter, pas avant qu’Enzo crie mon nom et que mon poing se stoppe tout seul dans l’air. Je me relevais et parti en direction des poteaux. Ca c’était bon, je pouvais cogner ?

« Channelle, tu fou quoi ? On tue pas les carrières avant l’arène, qu’est-ce qui t’arrive ? »

Je ne le regardais même pas, mes mains commençant déjà a frappé de leurs paumes contre les différents morceaux de bois fixés sur le poteau, de plus en plus fort, de plus en plus vite. Enzo m’agrippa l’épaule et me força à me retourner. Je pivotai et le fixai avec rage. Ses yeux se portèrent sur mes mains. Mes dents étaient serrées. Tu vois pas que j’en ai besoin ?!

« Bon sang Channelle, il se passe quoi ? »
« Au cas où c’était pas clair, j’suis pas revenue faire de la figuration. »

Il faut que je cogne un truc Enzo, bouge de là où ça sera toi. Il attrapa mes mains et les inspecta rapidement.

« Viens, j’t’emmène à l’infirmerie, on va mettre un truc là-dessus pendant que tu me raconter… »
« C’est rien ça. »
« Allez Channelle, fais pas ta … »
« Tu veux me prendre à l’infirmerie, dis le tout de suite. »

Il me fixa avec de grands yeux, et je sentis que j’avais dépassé les bornes. Je devais me calmer, je n’avais plus aucune limite.

« Tu devrais le dire plus fort. Ok, c’est bon t’as gagné, j’te laisse. »

Il avait pivoté et je m’étais retournée vers mon poteau, comme si de rien n’était. Et j’avais recommencé à frapper. J’aurais du m’en vouloir, Enzo n’avait rien fait d’autre que d’être là ces derniers temps, à m’aider à me battre, à revenir sous le nez de Kyle, et là encore, il avait voulu m’aider. Mais j’étais la seule à pouvoir m’aider.

Je m’étais entraînée seule presque toute la journée, sur des sacs au départ, puis tout le reste de l'après-midi à l'épée sur des cibles holographiques, pour apaiser un peu la douleur sur mes poings. J’étais bien conscience de mon état, et si je tuais quelqu’un, Kyle allait râler. Je ne refusais pas la confrontation quand on me la proposait, mais je voyais Enzo qui me jetai des regards en coin pour s’assurer que je ne dérape pas. Mine de rien, ça fonctionnait. Il m’aurait stoppé de toute façon.

La fin de la journée arriva sans que je l’ai vue venir. Je m’étais dépensée des heures durant, mais je n’étais même pas fatiguée. J’avais au contraire l’impression d’être une boule d’énergie sans fin … Sans doute l’adrénaline. J’avais l’impression que plus je cognais, plus j’étais en colère. Ma catharsis était loin de fonctionner aussi bien dans la réalité que sur le papier. J’aurais pu continuer des heures encore, mais les coachs sonnèrent la fin de l’entraînement. Tout le monde dehors. Je me rendis dans les vestiaires pour prendre une douche. Des copines trainaient par-là elles aussi. Sarah se tourna vers moi en souriant.

« Dis donc Cha, tu t’es donnée aujourd’hui. Encore un peu d’énergie pour ce soir ? »
« Ce soir ? »

J’haussais un sourcil. Y’avait quoi ce soir ? Elle me regarda avant d’éclater de rire, suivie par les autres.

« Attends tu t’es barrée comme une voleuse hier soir, tu croyais quand même pas qu’on allait pas fêter ton retour non ?! »

Je souris distraitement. Ouais, c’est ça, j’suis sûr que tout le monde est ravi. Je secouais la tête.

« Allez, tout le monde viens. Vas pas nous raconter que tu t’es assagie ? »

Mon regard se releva vers elle. Bon sang, ça revenait, j’avais envie de la frapper. Longtemps. Au lieu de ça, un large sourire se forma sur mon visage. J’avais du le forcer avec tout ce que j’avais.

« Si j’te disais que oui, tu me croirais ?! »

J’éclatai de rire. Bon sang que ça sonnait faux. Mais c’était le début. Ca allait revenir, une fois que je serais calmée. Si les poings n’avaient pas fonctionné, tenter une autre approche n’était pas une mauvaise idée. Boire jusqu’à oublier, par exemple, semblait être une stratégie tout à fait honorable. J’acquiesçai.

« Je repasse chez moi vite fait me changer, on se retrouve là-bas ? Je ne peux pas y aller dans cette tenue, ça fait trop longtemps que je me suis rien mis sous la dent, j’ai une faim de loup. »

J’avais adressé un clin d’œil à Sarah qui avait éclaté de rire.

« J’te reconnais ça y est. »

Oui. Moi aussi, je me reconnaissais, même si j’avais l’impression que ce n’était pas vraiment moi qui parlait. Mais c’était en prétendant que j’arriverais à ce que ça me revienne, naturellement. J’avais passé la porte du centre et j’étais repartie chez moi, au petit galop. J’avais un trop plein d’énergie à tuer. Lorsque j’arrivais dans la maison de mes parents, que j’avais encore du mal à appeler « chez moi » depuis un moment, j’étais en nage. Je fonçais directement sous la douche, et je la laissais couler. Glacée. Je la laissais couler alors que mes bras frissonnaient de froid. Ca faisait du bien. C’était douloureux tellement c’était froid. Je me concentrais sur la douleur et y restai quelques minutes de plus, jusqu’à ce que mes lèvres deviennent bleues.

J’étais repartie dans ma chambre, laissant la serviette tomber au sol alors que je cherchais quoi me mettre. J’ouvris l’armoire. Bon sang, j’avais presque oublié. Je m’étais clairement assagie depuis ma jambe, mettant des tenues que j’osais mettre devant Kyle, et le plus souvent des choses pratiques pour aller m’entraîner. Je n’avais pas mis des choses aussi dénudées depuis des semaines, qui me semblaient être une éternité. Je passais en revue ce que j’avais sous la main, et pour la première fois de la journée, je me sentis sourire. Ca n’était pas si dur. Je pouvais le faire, j’y arriverais. Une robe ou une jupe ? Ou alors un short ? Ou peut être … Ma main trembla une demi-seconde en faisant défiler le cintre. Ce short … C’était celui que je portais quand Z… Quand il m’avait trouvé dans le bar, la première fois. Ma lèvre frémit, alors que j’attrapai le short et le lançai dans la poubelle. Je fermai les yeux une demi-seconde et me concentrait sur le vide. Je soufflais. Allait Cha. Ca allait être de plus en plus facile, un peu plus à chaque minutes qui passerait. Tu vas t’en sortir. Choisi toi une robe bien courte, ton estime de toi va remonter d’un cran. Je rouvris les yeux et continuai à faire défiler les cintres jusqu’à ce que mon sourcil se hausse. Punaise. Ca c’était … Parfait.

Je balançais mes cheveux en arrière, puis en avant, avant de me maquiller sommairement. Il ne fallait pas en faire trop. La robe noire, courte et si moulante que je ne pouvais rien mettre en dessous ne laissait déjà pas beaucoup de place à l’imagination. Je me regardais une seconde dans le miroir. J’avais l’air … De Channelle Feathersone. Je ne l’étais peut-être pas encore, mais je lui ressemblais à s’y méprendre. L’attitude maintenant. Je me souris. Mouais, bof. Allez, tu peux mieux faire. Je plaçais une main sur ma hanche en me fixant. Regard aguicheur ? Check. Voilà qui était mieux. Je m’humectais les lèvres avant de pivoter et de passer la porte.

Je marchais assez rapidement sur le chemin. Je ne voulais pas me laisser le temps de réfléchir. En fait, je ne pensais qu’à une seule chose : l’alcool. Des litres et des litres, jusqu’à plus soif. Jusqu’à plus mal. Je passais la porte. Une grande partie était déjà là et pivota en criant à mon arrivée. Punaise. Ca changeait des regards noirs des dernières semaines. Je répondis par un large sourire en levant le bras en l’air et en répondant par un cri du même acabit avant d’avancer vers eux. Eva me glissa en passant :

« Dis donc, t’y vas fort, tu vas faire un heureux ce soir. »

Je lui fis un large sourire, franc cette fois. Ouais. Mais oui bon sang bien sûr. C’était peut-être ça qu’il me fallait ?! Je lui adressais un large sourire.

« Un seul ? Tu veux me vexer ? »

Je pris le premier verre qui passait sous mon nez avant de le lever en l’air et de le boire d’une traite.

« Santé ! »

Je secouais la tête en réaction à l’alcool qui me brûlait la gorge. Wouw ! C’était bon. Je levai le doigt vers le serveur. Un autre. Je secouais la tête. Josh et Paolo me suivaient, les autres y allaient plus doucement. Je tapais mon bras sur le bar. Encore. Wouw. Encore. J’avais chaud. Ils parlaient, mais je les écoutais à peine. Tout ce que j’entendais, c’était le doux bruit du verre que le barman posait sur le bar, et que je reposais vide la seconde qui suivait. Bon sang, c’était bon. C’était vide, exactement comme je l’aimais. J’étais presque seule dans ma bulle, mon verre. Ils parlaient derrières moi, et je riais quand ils riaient. Encore un verre. Je sentis le bras de Paolo s’enrouler autour de ma taille et un frisson me parcouru. Me touche pas.

« Hey Cha, molo d’accord, ou va falloir te ramener. »

Ouais Cha, molo. Lui casse pas le bras. Je me retournai vers lui avec un petit sourire. Fais un effort, tu sais bien ce que t’aurais dit. Ma main se posa sur son torse alors que je m’approchais pour ne pas avoir à crier.

« Essayons de ne pas prétendre que ça ne serait pas la meilleure partie de ta journée. »

Je passais ma langue sur mes lèvres, lui fis un large sourire amusé avant de faire un pas pour retourner vers la table où certains étaient restés. Je pivotai. Sarah venait de monter sur le bar. Mais quelle merveilleeeuse idééée ! Je m’approchais à mon tour et me hissais à côté d’elle en criant un « wouhou » sonore. Elle m’attrapa par le bras. J’étais déjà engourdie. Elle m’attira contre elle en riant et mon rire se mêla au sien alors qu’on nous tendait deux petits verres qu’on terminé aussi sec. L’un des notre cria « à poil » alors qu’on dansait toutes les deux collées serrées sur le bar. Classe mec. Tellement classe qu’on éclata de rire. La porte du bar s’ouvrit alors que je riais et tournant sur moi-même, menaçant sérieusement de tomber du bar, mais tournoyant pourtant tout en restant sur mes pieds.

« Wouw ! J’peux tenir toute la nuit, ma tolérance est jusque lààà »

J’avais sauté en l’air en riant, alors que mon regard croisa celui de la personne qui venait d’entrer. Mon cœur s’arrêta et mon sourire se fana en une demi-seconde alors que je m’arrêtais de sauter. Merde. Bon sang. Un frisson glacé me parcouru. Respire Cha, n’oublie pas de respirer. Souffle. Je sautais du bar et atterrit par terre. De l’alcool, vite. Je repris un verre, cul sec. Je tapais sur le bar. Encore. Un autre. Souffle. Fais comme s’il n’était pas là, fais le vide Channelle. Je me glissais entre les carrières, les plaçant entre lui et moi comme un mur de protection. Paolo me tendis un verre. Je croisai son regard et je su. Je su que ce n’était pas de ça dont j’avais besoin. Je le reposais sur la table sans le boire, et je vins me coller à Paolo. Il me fit un large sourire. Parfait. Même pas besoin de me fatiguer. Je me collais contre lui et m’approchai, comme pour lui glisser un mot à l’oreille, mais au lieu de ça, je la lui suçotais. Et ouais. J’allais te le chauffer à blanc, juste là, devant tout le monde. Devant Zane. J’pouvais le faire ; j’avais de la pratique, et j’étais libre. Il pouvait bien faire ce qu’il voulait avec sa pétasse cet espère de sale …

« Aïe ! Hey, doucement Cha. »

Je reculai à peine, mes lèvres remontant dans son cou. Doucement ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Ca allait aller vite, très vite. Mon corps bougeait doucement contre le sien au rythme de la musique. Mes mains avaient glissé sur son torse, s’arrêtant à ses épaules, alors que ses mains roulaient sur mes hanches. J’avais besoin de le voir. Alors j’attrapai sa main, et je tournais, collant mon dos contre le sien, mes mains prenant les siennes et les faisais glisser de mes hanches à mes cuisses alors que je trouvais le regarde le Zane. Je respirais doucement, ma poitrine se soulevant à chaque respiration. Je n’arrivais pas à m’en décrocher. Je continuais à faire glisser les mains de Paolo sur moi tout en me mouvant lentement contre lui. Bingo, action réaction Paolo. Il était prêt, ou en tout cas son corps l’était. Un petit sourire me barra le visage alors que je me rapprochais d’avantage, me collant complètement à lui, passant ma langue sur mes lèvres, toujours sans quitter Zane du regard. C’était intense, complétement. Les mains de Paolo se firent plus aventureuse et glissèrent jusqu’à mi-cuisse, ses doigts glissant doucement sous la couture de ma robe. Ah Paolo. Si tu savais ce que tu me fais plaisir, là tout de suite. C’était extrême. C’était exquis. Je me sentais tellement forte. Je m’en sortirais, j’en avais la certitude. Ma main remonta sur moi, jusqu’à glisser dans le cou de Paolo. Je lâchai le regard de Zane pour me retourner. J’étais brûlante, totalement. Mes lèvres emprisonnèrent celles de Paolo dans un profond baiser langoureux. Je glissais une cuisse entre ses jambes et agrippai sa nuque pour me coller à lui et l’embrasser avec tout ce que j’avais, de façon de plus en plus brutale et rapide. Je reculai un instant pour respirer. Paolo me fixa longuement avant d’ouvrir la bouche. Chut, tais-toi.

« On va ailleurs ? »

Ma respiration s’accéléra. Oui ? Non ? Décide pour moi. Non. Il fallait que j’y aille. Il fallait que Zane me voit partir avec lui. Qu’il souffre. Cha, chut. Fais-le pour toi. Ca te fera du bien. Combat le mal par le mal. Ou par le mâle si tu veux. J’inspirais. Allez.

« Carrément. »

Je me retournai, attrapant sa main. Je cherchais Zane du regard. Tiens vas-y, souffre. Mon regard parcouru la salle, sans résultat. L’alcool devait m’embrouiller la vue. Je balayais la salle à nouveau. Putain le con, il s’était cassé. Le salaud. J’inspirais. Merde. Merde. Je me retournais vers Paolo, et lui adressais un large sourire.

« Je reviens, j’vais juste me rafraichir une seconde. »
« Me fais pas trop attendre … »

Il m’adressa un large sourire entendu avant de m’attirer contre lui pour m’embrasser, guidant ma main entre ses jambes comme pour appuyer ses dires. Ma gorge se serra alors que je reculai. C’était quoi ce bordel ? C’était si bon juste, cinq seconde avant. Et là j’avais juste envie qu’il me lâche. Merde ! Je souris avant de filer aux toilettes. Je pris une profonde inspiration avant de me passer de l’eau sur le visage. Je me regardais dans la glace une seconde. Bon sang, qu’est-ce que je faisais. Qu’est-ce qui m’arrivait. Je n’en avais plus du tout envie, alors que j’avais cru que c’était la meilleure idée du monde. Je serais le poing. Putain …. Mes yeux se posèrent sur la fenêtre. Non Cha, bon sang, vas-y. Tu verras, si tu te forces un peu, ça te fera du bien. Un frisson me parcourut. Quelle horreur. Je voulais partir. Je jetai un coup d’œil à la porte avant de retirer mes chaussures et de les prendre à la main. J’allais pas sérieusement faire ça ? Je soufflais. Réfléchis pas. J’ouvris la fenêtre et je sautais. J’atterris sur le sol, mes pieds dans le sable. Ma main s’accrocha une seconde à la fenêtre pendant que je remettais mes chaussures. Je me redressai. Mes yeux tombèrent nez à nez avec deux grands yeux verts. J’aurais du garder mes chaussures à la main. J’aurais alors pu écouter la voix qui criait dans ma tête … « Cours » …


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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !



Dernière édition par Channelle Featherstone le Dim 7 Aoû - 12:54, édité 1 fois
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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Lun 4 Juil - 1:28

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Paumé. Voilà ce que j'étais réellement. Perdu dans mes sentiments, dans mes questionnements. Channelle avait insinué que c'était fini. Mais est-ce que ça l'était réellement ? Pour moi non en tout cas. Si on reprenait la situation, qu'est-ce qu'elle avait vu ? Non...qu'est-ce qu'elle avait cru voir ? Moi me tapant une autre fille qu'elle. Pourquoi ça la mettait hors d'elle ? Elle n'arrêtait pas de me dire qu'elle pouvait pas me donner ce que je voulais et là, elle était prête à me tuer sur place de rage. Du bluffe depuis toutes ses semaines. J'étais pas simplement le petit rebelle baisable. Non J'étais plus que ça pour elle.

Elle m'avait couverte à de multiples reprises, juste pour son plan cul ? Je n'y croyais plus. Channelle Featherstone pouvait avoir qui elle voulait. Qu'est-ce qu'elle irait donc se faire chier avec un rebelle qu'elle cachait et couvrait au risque de voir tous ses rêves partir en fumée ? Elle risquait le truc jusqu'à la possibilité que son frère ne l'apprenne et l'égorge ? Qu'elle soit bannie définitivement du centre et pendue par les Pacificateurs pour avoir aider l'ennemi ? Juste parce que j'étais bon au lit ? Non, elle était comme moi. Elle n'avait pas vu venir le truc elle non plus. Je pouvais ressentir ce qu'elle essayait de se cacher. Elle était amoureuse et trop fière pour me le dire. Et alors quoi, je ne m'étais pas enflammé sur place en lui avouant mes sentiments. Même si je le reconnais, j'y avais laissé plus de plume qu'elle. Mais c'était dit. Et elle ne le croyait plus. Bordel, j'avais repoussé Brook, si ça c'était pas une preuve, je veux dire, pour moi. J'avais jamais refusé un plan cul avec Lefevre avant ça. Avant elle.

J'étais comme un putain de drogué au Morphling. Et là je n'avais pas ma dose, et plus ça allait aller, plus je serais en manque. Plus je pèterais des câbles, plus je deviendrais fou. J'avais envie d'elle, dans tous les sens du terme, plus que jamais. Pourtant je devrais être en colère. En colère qu'elle soit partie si vite, qu'elle m'ait frappé, qu'elle ait parlé pour dire ces horreurs. Mais là tout de suite, je voulais ma dose. C'était comme si on me disait que je n'étais pas capable pour une mission, ça me mettait hors de moi. Et je prouvais toujours que je pouvais le faire. Je voulais Channelle et je l'aurais.

Brook m'avait reboosté malgré elle, et pas de la manière dont elle le pensait aussi. Je reprenais la mission mais avec d'autres objectifs. Après m'être débattu toute la nuit pour dormir une heure, je me levais tôt pour aller courir un peu et me défouler en forêt. Un endroit où je n'étais pas susceptible de la croiser. Et je passais la matinée à réfléchir à ce que je pouvais faire. Ce que je pouvais lui dire. Si elle me voyait, elle me tuerait. C'était ce qu'elle avait dit. Elle en était peut-être capable, mais elle ne le ferait pas. Par contre elle me foutrait une raclé pour ne pas à avoir à m'écouter. Il fallait donc que je capte son attention tout de suite.

Je remontais le long d'une rue et je tournais rapidement à une intersection. Je percutais quelqu'un de plein fouet. Ni lui ni moi n'était tombé. "Fais attention où tu mets les pieds sale bouseux". Je regardais la fille qui me fusillait du regard. Elle se frottait l'épaule. "Lâche l'affaire, on doit aller convaincre Featherstone de fêter son retour !" Je les regardais un peu mieux après ça. C'était des Carrières à y mettre ma main à couper. Elles me tournèrent le dos comme si je n'existais plus. Mais moi je restais figer sur place. Est-ce que j'avais bien entendu ? Le retour de Featherstone ? Et je les entendis glousser encore. "Tu as vu Josh, j'ai cru qu'elle allait le tuer. Hors de question qu'elle s'échappe comme hier soir en tout cas, elle est partie comme une voleuse." Ne te retourne pas Zane, reste calme, encaisse, ferme là. C'était quoi cette histoire ?

Tout m’assomma d'un coup. Je ne m'étais jamais demandé pourquoi Channelle avait débarqué chez moi hier. Elle avait l'air heureuse, excité même. Et pourtant ça faisait quelques jours qu'elle avait voulu respiré, prendre une distance avec moi. Car j'étais venue dans un rêve faire tout capoter. Elle m'aurait sauté dessus si Brook était pas intervenue. Elle avait un truc...à fêter. Mes yeux s’écarquillèrent. Bordel, la douche froide. Elle venait pour me le dire, elle était heureuse, comme si moi j'avais réussi la mission de ma vie. Et au lieu de ça, elle pensait que je l'avais trompé. Merde. C'était pire que ce que je croyais. Elle n'était plus toute seule. Elle n'avait plus besoin de moi, pour les entrainements. Elle avait le Centre maintenant. Ça allait être plus compliqué que prévu. Mais tant pis, j'avais une idée en tête, la retrouver ce soir. Dans son monde, dans son milieu, au milieu des siens. Là où elle allait fêter son retour, si l'information était la bonne.


***


C'est le cœur rapide que je poussais la porte du bar susceptible d'y accueillir Channelle. Et je ne m'y qu'une micro seconde à la trouver, puisqu'elle était sur le bar. J'avais lâché la porte derrière moi qui claqua, c'était un peu le bruit qu'avait fait mon cœur en voulant sortir de ma poitrine. Non mais, qu'est-ce que ? Son regard trouva le mien, et une boule se forma dans mon estomac. Elle sauta du bar. J'avançais légèrement, me calant sur un côté pas très sur de ce que je comptais faire encore. Elle me fuyait, revenant dans son groupe, se rapprochant un peu trop près d'un collègue. Ok non, là ça n'allait pas être possible. Qu'est-ce qu'elle foutait ? Elle...lui léchait l'oreille. Ça y était, mon cœur commençait à frapper horriblement fort, le sang affluait dans mes temps, mon visage se durcissait.

Ça y était, je comprenais. Elle ne me lâchait pas des yeux. Alors c'est comme ça que tu veux te battre ? Je ne baisserai pas les yeux. J'en ai rien à foutre. Je suis là pour toi. Vas y fait moi mal. Qu'est-ce que tu peux faire de pire que ce que tu m'as déjà fait ? Vas y embrasse le dans le cou, je ne bougerais pas. Je m’adossais au mur et croisais mes bras. Ça n'allait pas être beau à voir. Mais j'étais trop en colère pour faire quoi que ce soit de plus que de regarder ce désastre. Je savais que j'allais le regretter. Mais cette fille était à moi. Et elle ne le savait pas encore. Qu'elle en aguiche d'autres, qu'elle s'amuse. C'est la dernière fois.

Elle se frottait à lui et me fixait. Elle aimait ça hein ? Elle avait sa revanche. Ma mâchoire était crispé et mes poings tendus, c'était comme si elle me cogner. Non en fait j'aurai préféré qu'elle me batte à mort. Qu'elle me pète autant de fois le nez que possible, qu'elle m'écrase chacun de mes os. Ça aurait été toujours plus supportable que ce que j'étais en train d'encaissé en ce moment. Elle jouait la pétasse dans le seul but de me faire du mal. Et le pire, c'est qu'elle était meilleure que moi à ce jeu là. J'aurai été incapable de lui faire la même chose. Je me mentais plus. Cette fille était mon seul avenir tolérable. Et elle se frottait à un mec que j'avais envie de tuer à la seconde où il passerait cette porte derrière moi. Mes lèvres tremblaient d'émotion et je restais là, je ne voulais pas en rater une miette.

Je voulais connaître le désespoir, le toucher, pour m'en relever. J'en étais capable. Aller Zane, ce n'est qu'un entrainement de plus à la torture. Regarde, encaisse, souffle, encaisse, souffre et relève toi plus grand, plus fort. Après ça, tu auras tout connu d'elle, le meilleur, le pire. Elle ne pourra plus te faire de mal. Reste.

Mais elle devint plus entreprenante. Elle s'agrippa à lui et l'embrassa comme elle aurait du m'embrasser hier. Pause. J'allais commettre un meurtre. C'était le moment d'aller prendre l'air et je reviendrais que plus fort. Oui voilà, juste quelques seconde pour prendre l'air. Plus je restais, plus elle l'aguichait, ça la calmerait avec un peu de chance. Peut-être ? Tu parles. C'était jouissif pour elle, je voyais bien qu'elle n'était pas dans son état normal. Elle était même très certainement bourrée, mais quand bien même le résultat sur moi était le même. J'avais les phalanges blanches d'avoir serré les poings, et l'intérieur des joues en sang.

Je fis le tour de la bâtisse, évitant les gens devant qui buvaient en brayant. J'avais envie de tous les exploser. Tous autant qu'ils étaient. J'avais envie de me battre, d'oublier cette torture mentale. J'avais envie de provoquer une bagarre, de m'en prendre plein la gueule. Oui ça serait bon ça. C'était peut-être de ça que j'avais besoin. Mais les gars devant, c'était pas avec eux que je voulais me battre. C'était avec les putain de Carrière qui étaient autour d'elle, et ce bâtard qui posait les mains sur elle. Oui voilà. J'allais revenir dans ce bar et lui exploser la tronche, devant ses petits yeux bien aguicheurs. J'avançais plus loin, ma tête me tournait tellement la rage prenait le contrôle de mes émotions. Je pris appuis contre un mur, la nausée m'avait saisi le ventre. Juste quelques respirations et je rentrais là dedans faire un carnage.

Je tournais ma tête vers le bruit sourd derrière moi. Non mais vous y croyez...qui voilà. Miss Featherstone qui se fait la malle. Non c'était trop facile. Putain. J'avais envie de rire. Elle se barrait par la petite porte, pour éviter qui ? Son brun aux mains baladeuses ou moi ? J'étais sur le point d'exploser. Je fonçais sur elle, et avant qu'elle mette sa deuxième chaussure je la plaquais sans manière contre la façade.

"Tu vas où comme ça?"

Ma poitrine se soulevait rapidement et je bloquais ses épaules avec force. Collant mon corps contre elle de manière à ce qu'il lui soit impossible de me mettre un coup dans les parties. Celles qu'elle venait symboliquement de me briser de toute façon.

Ma respiration était rapide et mon visage à quelques centimètres du sien. Elle pouvait sentir mon souffle. Et je restais là contre elle, reprenant mes esprits. Elle puait l'alcool. Je redressais ma tête pour lui faire face. Mes yeux la dévoraient. J'aurai pu...la prendre contre ce mur. J'en avais envie. Pour lui montrer que je valais mieux que les autres, que tout ceux qu'elle pouvait se faire. Mais au lieu de ça ma bouche s'ouvrit.

"T'as fini ? Ça t'as fait du bien ?"

J'appuyais mon front contre le sien.

"Ferme là, c'est moi qui parle maintenant !"

Je la replaquais contre le mur, elle ne pouvais pas fuir. C'était une aubaine qu'elle ait bu. Pas sûr qu'elle se souvienne de tout ce que j'allais dire, mais j'allais le dire. Fallait que ça sorte.

"Qu'est-ce que tu as cru voir ? Que je me tapais une autre fille que toi c'est ça ? Tu sais le plus terrible ?! C'est que j'ai même pas pu. Tu vois, c'est comme toi avec ce mec. T'as cru que tu pouvais et au lieu de ça tu t'es enfuis. Brook est une collègue avec qui j'ai déjà pris du bon temps avant oui. Tu vois, avant que t'exploses tout dans ma vie Channelle. Avant que je la repousse et que je l’envoie sous la douche pour l'éloigner de moi. J'peux pas...j'y arrive pas. Y'a que toi que je veux. Mais ça c'est trop dur, tu comprends pas hein ? Tu peux pas croire que je t'aime à ce point."

Je relâchais un peu l'étreinte pour mieux la regarder.

"J'ai du mentir. Dire que j'avais raté la mission, mais j'dois la continuer, sinon Brook va envoyer quelqu'un d'autre chez toi. Et ça je le permettrais pas. Alors tu vas devoir me supporter. Faut que je sois crédible pour les rebelles. Je suis sur la corde et surveillé. L'histoire de quelques jours, je dirais que j'ai rien trouvé, ta famille sera en sécurité et tu me verras plus."

Je la lâchais complètement et me décollais d'elle.

"Que tu sois en sécurité, c'est tout ce que je veux. T'as pas l'air disposé à vouloir de moi. Je commence à le comprendre. Alors il faut que je parte. J'ai plus rien à faire ici. Mais je dois finir ma soit disant mission maintenant. Après tu pourrais te faire tous les mecs des bars que tu veux"

J'étais vidé. A bout de souffle. La rage me tenait encore, mais je cherchais l'air. J'avais envie de fondre sur ses lèvres, de lui arracher ses vêtements, de la faire crier une dernière fois. D'entendre mon nom qu'elle susurrerait dans mon oreille. J'avais envie de la rendre heureuse encore une fois, une dernière fois. Qu'elle ne m'oublie pas. Jamais.

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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Lun 4 Juil - 20:49





Pour ne plus souffrir ...



Avant que j’ai eu le temps d’esquisser un mouvement, Zane m’avait déjà plaqué contre le mur. Le connard. Je savais que j’aurais pas dû boire autant. En pleine possession de mes moyens, je l’aurais esquivé.

« Tu vas où comme ça? »
« T’es pacificateur maintenant ? J’ai pas reçu le memo. »

Il me colla contre le mur. Ma respiration venait de s’accélérer très sérieusement … Je n’en identifiai pas bien la cause. J’étais en colère. De quel droit il me collait comme ça après … Après la veille ? J’étais peut-être pas sobre, mais je pouvais encore le cogner. D’un autre côté, j’avais une folle envie de l’embrasser. Sans doute une conséquence du fait que j’ai chauffé Paolo en pensant à lui … Et de l’alcool. Oui, tout était la faute de l’alcool. Et le fait d’avoir envie de lui me mettait encore plus en colère, paradoxalement. J’étais pas en état pour ce genre de conneries.

« T'as fini ? Ça t'as fait du bien ? »
« Ca dépend, ça t’as fait du mal ? »

Punaise Channelle, réfléchis avant de dire des trucs comme ça. Tourner sa langue sept fois dans sa bouche est d’autant plus important quand on a un coup dans le nez. T’as qu’à porter un panneau clignotant affichant « j’ai fait juste par vengeance », ça sera plus rapide. On s’en fiche de lui, tu te rappelles ? Il va exactement au même endroit que ton petit short : dans la poubelle.

« Ferme là, c'est moi qui parle maintenant ! Qu'est-ce que tu as cru voir ? Que je me tapais une autre fille que toi c'est ça ? »

Bah ouais. Y’avait autre chose à voir ? T’en avais p’têtre deux autres dans la salle de bain ? Surprends-moi.

« Tu sais le plus terrible ?! C'est que j'ai même pas pu. Tu vois, c'est comme toi avec ce mec. T'as cru que tu pouvais et au lieu de ça tu t'es enfuis. Brook est une collègue avec qui j'ai déjà pris du bon temps avant oui. Tu vois, avant que t'exploses tout dans ma vie Channelle. Avant que je la repousse et que je l’envoie sous la douche pour l'éloigner de moi. J'peux pas...j'y arrive pas. »

Et alors ? Tu veux une médaille parce que la petite brune de hier te fait pas bander ? J’ai pas pu … Nan mais c’te comique ce garçon. T’aurais même pas dû avoir envie d’essayer Zane ! Et pis franchement, entre nous, ça me surprends presque. On dirait moi, en beaucoup moins jolie.

« Y'a que toi que je veux. Mais ça c'est trop dur, tu comprends pas hein ? Tu peux pas croire que je t'aime à ce point. »
« Ouais, bah vu la tenue dans laquelle je t’ai trouvé, t’as quand même du mettre un moment avant de te débattre ! Ah, tu viens de me dire que tu m’aimes ? Attends, on fait un test. J’passe chez toi dans cinq jour et on voit si y’a une autre pétasse à poil dans ton salon, d’accord ?! »

Channelle, bon sang. On a dit que t’en avais rien  à fouttre. Fais un petit effort là.  

« J'ai du mentir. Dire que j'avais raté la mission, mais j'dois la continuer, sinon Brook va envoyer quelqu'un d'autre chez toi. Et ça je le permettrais pas. Alors tu vas devoir me supporter. Faut que je sois crédible pour les rebelles. Je suis sur la corde et surveillé. L'histoire de quelques jours, je dirais que j'ai rien trouvé, ta famille sera en sécurité et tu me verras plus. »

Bien sûr. Bon sang, comment j’ai pu être aussi conne, la mission … Il était toujours en mission. Peut-être même qu’il ne l’avait jamais arrêtée ? Et si tout depuis le soir où il m’avait récupérée dans le bar n’était qu’un mensonge, un autre ? Si ça se trouve, tout était calculé. C’était futé. Dire qu’il faisait semblant de continuer la mission alors qu’en fait, il la continuait vraiment. Un énorme complot, en somme. Sa … Comment il l’avait appelée ? Brook. Ca vient juste, c’était sa copine. Une petite rebelle, comme lui. Et il avait fait semblant d’être avec moi jusqu’à trouver autre chose. N’avais-je pas détruit sa preuve ? Peut-être bien qu’il cherchait toujours. Il m’avait amené à le retrouver dans cette rue, l’autre soir. J’avais cru au hasard, mais peut-être pas ? Peut-être que le mec que j’avais trouvé n’était qu’un prétexte, un cadavre mort depuis des jours.

« C’est exactement ce que tu dirais si t’étais toujours en mission ! »

Ouais. Voilà, t’entends ça ? Je sais tout Zane, j’ai tout compris. Bon, c’était trop farfelu pour que je t’expose tout, mais le fait est que je sais tout, voilà. Tu me pensais pas si maligne, n’est-ce pas ? Bah tu vois, je suis pas juste une petite carrière écervelée.

« Que tu sois en sécurité, c'est tout ce que je veux. T'as pas l'air disposé à vouloir de moi. »

Nan, sans blague. Parce que tu croyais quoi ?! Que t’allais me dire « oh, c’est un malentendu, j’ai juste essayé de me la faire mais ça a pas marché » et que j’allais te tomber dans les bras ? « Ah ouf, tu me rassures » ? « Ah et au fait, mon pantalon s’est dégrafé tout seul ». Nan mais, prends moi pour une conne en plus. C’est clair que ça va arranger ton cas. Sale …

« Je commence à le comprendre. Alors il faut que je parte. J'ai plus rien à faire ici. Mais je dois finir ma soit disant mission maintenant. Après tu pourrais te faire tous les mecs des bars que tu veux »
« PARFAIT ! »

Je lui avais crié dessus. Rien de tout ça n’était parfait, rien du tout. J’avais envie de le frapper. Je le pouvais, maintenant qu’il avait reculé. Une bonne gifle, ça lui ferait pas de mal. Et moi, ça me ferait carrément du bien. Mon regard croisa le sien. J’vais te tuer Zane. J’te déteste. Vraiment cette fois.

« T’iras où ? »

Euh, Cha ? Tu fais quoi là ? On s’en fiche d’où il va, l’important c’est que ça soit loin. Il a qu’à aller dans les districts pauvres. Avec sa connasse, qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Tu l’as entendu, tu pourras te faire tous les mecs du bar.

« Et quoi, c’est moi qui suis pas disposée à vouloir de toi ? Mais je foutais quoi, chez toi, à ton avis ?! J’avais tout ce que je voulais, TOUT Zane. Mon frère était fier, les carrières en admiration, on devait tous fêter ça, et moi la seule personne avec qui j’avais envie de fêter ça, c’était TOI ! Et y’avait UNE FILLE à POIL chez TOI !! Et toi, tu … Tu me demandes ce que j’ai CRU VOIR ?! J’ai vu une pauvre cloche te sauter au coup alors que t’étais à moitié à poil. Chez TOI. Et avec une AUTRE FILLE ! Et moi, je replonge, en plein dedans, en plein dans tes conneries, à CHAQUE FOIS !  »

Je m’étais calée contre le mur. C’était épuisant, de vider son sac. J’avais porté mes mains à mon visage, jusque dans mes cheveux. Ma tête cognait, fort. J’eus un petit rire. Pas un rire d’amusement, non. Un rire jaune. Un rire de nervosité. Parce que j’avais passé la journée à exploser, et que contre toute attente, j’en avais encore sous le pied.

« Et toi, tu veux quoi ? Que je te félicite parce que « t’as juste essayé de te la faire » mais t’as eu des remords à mi-chemin ?! Mais si tu m’aimais à moitié autant que tu le dis, tu l’aurais JAMAIS laissé s’approcher de toi. »

Je soufflais. Je m’emportais, encore. J’en avais encore la force insoupçonnée en moi. Mais je m’épuisais. Et je menaçais de pleurer. Bon sang Cha, t’as tenu jusque-là. Ne craque pas. Pourquoi tu lui parles ? Il s’est éloigné. Casse toi.

« Et alors quoi, je dois te croire sur parole, là tout de suite, ou alors je te revois plus jamais ? C’est bien ce que tu dis ?! »

« Channelle ? »

Merde. Paolo. Je tournai la tête à droite, puis à gauche, sans savoir quoi faire. Mon regard s’arrêta sur Zane. Il était complétement tendu. Rouge. J’attrapai sa main, et l’entraînait contre le coin du mur, me serrant contre lui pour que Paolo ne nous voit pas, même en passant sa tête par la fenêtre. Zane me serrait la main si fort que je me demandais si elle n’allait pas craquer. Ma main s’était appuyée contre le mur, et ma tête s’était tout naturellement emboitée dans son cou. Je murmurais.

« Arrête Zane. Tu sais bien que je l’ai fait que pour te faire mal. »

Bah voilà. Et rassure-le en plus. Parce que lui, il te rassure vachement. Tu veux pas le masser aussi ?! J’entendis Paolo jurer et ses pas s’éloigner de nouveau vers le bar. Mais je ne bougeais pas d’un pouce. Je restais ainsi, ma tête enfouie dans le coup de Zane, épuisée. Juste assez lucide pour lui glisser, encore une fois.

« T’aurais jamais du la laisser s’approcher de toi. »

Ouais, j’étais en boucle. En boucle, épuisée, énervée … Mais surtout malheureuse. Et je ne supportais pas l’idée qu’il parte. C’était trop se sentiments d’un coup, surtout pour moi, qui était habituée à ne jamais en ressentir. J’étais moi-même intérieurement choquée par mon propre comportement. J’étais tellement en colère contre lui. Mais je n’arrivais pas à reculer. C’était au-delà de mes forces. Ma main avait même glissé autour de sa taille, alors que ma tête était posée sur son épaule. J’avais l’impression que si je le lâchais, il allait partir et ne plus revenir. Si je ne le regardais pas, j’arrivais à ne pas avoir envie de lui sauter à la gorge. Ou au coup. Bon sang, j’étais tellement épuisée. J’avais puisée dans mes forces toute la journée, et maintenant, je n’arrivais même plus à lutter. Il avait pris tout ce qu’il restait. Ma respiration s’était ralentie, tout doucement. Je murmurais, dans un souffle …

« Tu avais promis de ne plus me faire souffrir … »

_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 5 Juil - 20:43

Se faire du mal pour ne plus souffrir
Avec Channelle
« C’est exactement ce que tu dirais si t’étais toujours en mission ! »

Putain mais c'était pas vrai ! Je tirais sur mes cheveux me penchant en avant. Qu'est-ce que je pouvais dire de plus ? Elle n'avait plus confiance alors que ça faisait des semaines qu'elle savait pratiquement tout de mes secrets. Elle était même venue en mission avec moi. Elle m'avait suivi hors d'un District, aidé à brûler le corps d'un rebelle. J'étais passé la voir chez son frère aussi. Ah oui parlons-en !

C'était elle qui était sortie du lit et m'avait fuit en pleine nuit sans rien me dire la dernière fois. J'avais couru après elle et quoi ? Elle m'avait claqué la porte au nez, voulant faire une pause, prendre ses distances, ou réfléchir, enfin j'en sais rien, je n'ai pas eu le droit à plus d'explication que ça, juste pour un simple putain de cauchemar soit disant... Elle m'avait repoussé. ENCORE.

Et ensuite elle était revenue comme une fleur sans prévenir ? Elle m'aurait sauté dessus, l'air de rien si Brook n'avait pas débarqué dans le salon. Et c'était moi le salaud ? J'étais quoi...oui ?!? Oui ! Clairement son jouet. Elle l'avait dit... Celui qu'elle pouvait balader, envoyer chier, reprendre sans rien dire, puis être jalouse quand quelqu'un voulait jouer avec ? Mais fallait pas qu'elle s'en dépossède si elle y tenait autant ?

« PARFAIT ! »

"TRÈS BIEN !"

En plus elle trouvait ça parfait que je parte. Non mais je rêve. Elle n'avait rien attendu ?! Que ce qui l'arrangeait ! Elle m'énervait, sérieusement ! On s'observa un instant, et dans nos regards, la même flamme, la même colère, la même incompréhension.

« T’iras où ? »

Quoi ?!

"LOIN !"

Son ton s'était calmé, mais pas le mien. Sérieusement ? Elle demandait sérieusement ? Qu'est-ce qu'elle en avait à foutre ?! Elle trouvait parfait que je parte. Voilà c'était terminé, elle voulait pas mon adresse non plus ? Quelle mauvaise foi de sa part !

Alors que je pensais que c'était fini, que je devais rentrer, elle se mit à déblatérer un tas de chose que j'essayais d'intégrer, de comprendre.

« Et quoi, c’est moi qui suis pas disposée à vouloir de toi ? Mais je foutais quoi, chez toi, à ton avis ?! J’avais tout ce que je voulais, TOUT Zane. Mon frère était fier, les carrières en admiration, on devait tous fêter ça, et moi la seule personne avec qui j’avais envie de fêter ça, c’était TOI ! Et y’avait UNE FILLE à POIL chez TOI !! Et toi, tu … Tu me demandes ce que j’ai CRU VOIR ?! J’ai vu une pauvre cloche te sauter au coup alors que t’étais à moitié à poil. Chez TOI. Et avec une AUTRE FILLE ! Et moi, je replonge, en plein dedans, en plein dans tes conneries, à CHAQUE FOIS !  »

"Mes conneries ? Ah parce que toi tu es blanche comme neige ? Tu m'as RIEN dit pour le Centre ! Tu allais me prévenir quand ? Avant ou après m'avoir sauté Channelle ? Dis-moi ! Et j'étais censé savoir que tu allais passer ? Comment ? Tu m'as filé un vent y'a plusieurs jours...t'as plus donné de nouvelle. Et...et Brook est arrivée à l'improviste et..."

« Et toi, tu veux quoi ? Que je te félicite parce que « t’as juste essayé de te la faire » mais t’as eu des remords à mi-chemin ?! Mais si tu m’aimais à moitié autant que tu le dis, tu l’aurais JAMAIS laissé s’approcher de toi. »

Mon cœur battait fort. Elle était bornée. Elle m'agaçait sérieusement, j'étais épuisé de me justifier après ce que je venais de voir. C'était plus simple pour moi de la voir aguicher un mec ? Se laisser toucher comme elle l'avait fait, en me fixant dans les yeux. En me provoquant ? Elle m'avait pas trouvé au lit avec Brooklyn que je sache ? Je lui léchais pas l'oreille ! Je lui bouffais pas le cou en lui foutant la main au cul ! Et j'lui disais rien, je lui gueulais pas dessus pour ça, alors qu'elle le mériterait. Je savais que je ne devrais pas dire ce genre de chose, mais j'étais à bout.

"Brook est arrivée à l'improviste parce que...parce que ça fait des semaines que j'ai décroché...que j'viens plus aux réunions. Brook est venue me voir. Prendre des nouvelles, pour que je revienne. Tu comprends ? J'étais censé faire la mission Featherstone, et j'ai tenu de compte à personne. J'ai déserté Channelle. Ça fait des semaines..."

J'étais bout de souffle. Elle se rendait compte que j'avais passé toutes ces semaines au D1, sans le quitter ? Oh bien sûr elle ne savait pas pour le D13. Mais elle avait bien du voir que je passais mon temps à ses côtés ? A m'entrainer avec elle. Elle était venue chez moi, je l'avais invité à rester dormir. Si j'avais des filles à cacher, comment je m'en serais démerdé ? Elle était toujours là ! Merde, réfléchis Channelle !

"Brook n'était jamais venue chez moi, t'es la seule. LA SEULE. Elle venait voir comment j'allais. Elle m'a prise au dépourvu, elle venait voir un pote...et j'ai dit non. Je ne l'ai même pas touché..."

« Et alors quoi, je dois te croire sur parole, là tout de suite, ou alors je te revois plus jamais ? C’est bien ce que tu dis ?! »

Aaaaarg.

"Je dis que..."

« Channelle ? »

Mon sang se glaça d'un coup et je vis rouge, le petit connard venait la chercher. Il tombait à pic. J'allais enfin pouvoir me vider, décharger ma rage. J'allais pouvoir arrêter de me contenir. Mes muscles me faisaient presque mal tellement j'étais raide de colère, mais Channelle attrapa ma main et m'attira au bout du mur, me planquant entre elle et lui.

"Lâche moi ! Lâche moi je vais le tuer..." Crachais-je entre mes dents serrées.

Mais elle resta là, collée à moi, me bloquant le passage. Oh bien sûr j'aurai pu la pousser. Bien sûr j'aurai pu hurler pour qu'il nous entende et qu'il vienne à nous. Mais elle était contre moi et j'avais pas ressenti ça depuis des jours. Sa tête dans mon cou, son odeur...

« Arrête Zane. Tu sais bien que je l’ai fait que pour te faire mal. »

Me faire du mal ? Oui...c'était bien réussi. C'est quoi ? Des excuses ? Ça avait été une torture et je me demandais si je pourrais oublier un jour. Si ce souvenir ne s'effacera pas tant que je ne lui aurais pas cogné dessus. J'en voulais à Channelle bien sûr, mais c'était tellement plus facile de le détester lui.

Le mec déçu de ne pas avoir retrouver son plan cul lança un juron et claqua la porte. Je l'avais laisser partir. J'avais capitulé, là contre elle, avec ces frissons dans mon cou... Ces frissons qui envahirent tout mon être quand ses mains se calèrent atour de ma taille. Je respirais ses cheveux.

« T’aurais jamais du la laisser s’approcher de toi. »

Je sais. Je penchais mon visage pour le rapprocher du sien, collant ma joue contre la sienne, cherchant sa chaleur. Ma main lâcha la sienne et mes bras l'entourèrent pour la serrer encore plus contre moi. Ça faisait du bien, un bien fou. Ça faisait si longtemps et...j'en avais besoin.

« Tu avais promis de ne plus me faire souffrir … »

Quoi répondre ? Ça n'avait pas été mon intention. J'avais essayé de lui dire, j'aurai voulu lui dire, hier déjà...mais elle ne m'avait pas laissé le choix. Elle m'avait repoussé un énième fois. Et à présent, elle était contre moi, son souffle court dans mon cou, et plus elle restait là, plus le désir montait en moi. Et avant même de me dire que c'était une mauvaise idée, mes lèvres frôlèrent la naissance de son cou et remontèrent jusqu'à sa mâchoire, puis jusqu'à sa bouche sans jamais s'y poser, je respirais plus profondément.

Je me mis à embrasser le coin de ses lèvres doucement, attendant comme une désapprobation de sa part. Rien ne venait, peut-être un sursaut ? Je l'embrassais alors en faisant machine arrière cette fois. Mes lèvres déposaient des chapelets de baisers jusque sur son épaule nue dont je venais de faire glisser la bretelle. Mon autre main vint parcouru son dos jusqu'à ses fesses. Je l'attirais vers moi, bloquant nos bassins l'un contre l'autre.

Mon cœur battait vite, mais ce n'était plus pour les raisons que tout à l'heure. J'avais envie d'elle, au point de faire ça ici, même si ce n'était pas le meilleur endroit, l'arrière d'un bar où n'importe qui pouvait nous voir. Pourtant elle était là, et je laissais mes mains brûlante de désir parcourir son corps avidement, comme si je le découvrais pour la première fois.

"Tes la seule que je veux... Je ne suis qu'à toi..." Avais-je glissé dans son oreille dans un seul souffle.

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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mer 6 Juil - 23:12





Pour ne plus souffrir ...



« Brook n'était jamais venue chez moi, t'es la seule. LA SEULE. Elle venait voir comment j'allais. Elle m'a prise au dépourvu, elle venait voir un pote...et j'ai dit non. Je ne l'ai même pas touchée... »

Je le fixai un instant. Ma tête tournait. Mais pas assez pour que je ne me rende pas compte de ce qui était en train de se passer dans mon esprit. J’étais en train de chavirer. J’étais en train de le croire. Encore. J’avais envie de me mettre des baffes. « Un pote », mon cul. « Je ne l’ai même pas touchée » … Mais contre tout mon bon sens, ça faisait son chemin dans mon esprit. Il ne l’a pas touchée. Est-ce que ça se pouvait ? Comment est-ce que je pouvais ne serait-ce qu’envisager que ça soit la vérité ? Je savais ce que j’avais vu, non ? Ma réflexion fut interrompue par Paolo, et surtout par Zane. Il faudrait que j’y repense à tête reposée –et sobre. Mon premier instinct fut d’entrainer Zane contre le mur.

« Lâche-moi ! Lâche moi je vais le tuer... »

J’inspirais un instant. Bon sang Channelle, arrête. Arrête de ressentir ce que tu ressens. Ce n’est pas bien de prendre du plaisir à le voir jaloux. De vouloir qu’il te veuille juste pour lui, au point de tuer un mec qui te toucherait. Je le sais. Mais je n’y peux rien, ça provoque ce que ça provoque. Je trouve ça sexy. Ca me fait du bien. Ca me rassure. Ses mains glissèrent autour de ma taille, et je me laissais complétement aller dans ses bras, sentant son souffle dans mon cou, sa joue contre la mienne. Je ne savais pas si je croyais à ce qu’il m’avait dit … Je ne le saurais sans doute jamais. Mais ce que je ressentais était bien pire qu’une stupide fille qui croirait des bobards et qui serait prête à pardonner. Parce que je savais au fond de moi que je ne voulais pas savoir. Je voulais juste oublier. Parce que si c’était vrai, tout serait fini … Et je ne pouvais juste pas me passer de lui ; aujourd’hui en avait été la preuve. J’étais prête à faire l’autruche, quand bien même il me mentirait et aurait fait ce qu’il niait. J’étais sans doute trop saoule pour comprendre l’horreur de ce que je pensais, mais j’étais lucide là-dessus : je ne voulais pas qu’il parte. Je ne voulais pas avoir à me passer de lui … Et ce, quoiqu’il ait fait ou pas fait.

Ses lèvres effleurèrent mon cou, puis les miennes. Je respirais profondément. Je fermai les yeux. Il ne fallait pas. Pas ici, pas maintenant. J’avais besoin de temps pour réfléchir, l’esprit clair. Du temps où il ne serait pas là, pour biaiser toutes mes réflexions avec cette attraction dévorante qui m’empêchait de penser. Un frisson me parcouru lorsque ses lèvres glissèrent sur mon épaule et ses mains dans le bas de mon dos.

« Zane, arrête … »

Il m’attira contre lui, plaquant son bassin contre le mien. J’avais envie de lui, terriblement. Je réalisais que je l’avais voulu pendant des jours. Hier avait sans doute était le pire. Après ma victoire, je n’avais pensé qu’à ça … Jusqu’à ce que …

« Zane, s’il te plait arr… »
« T’es la seule que je veux... Je ne suis qu'à toi... »

Mon corps tout entier se mis à frissonner. Ma main glissa derrière son cou, ramenant ses lèvres vers les miennes.

« Redis-le … »

Et je l’embrassais. Encore en encore, je l’embrassais, avec une passion dévorante. Tant pis. Tant pis tout le reste. C’était de ça dont j’avais eu besoin tout ce temps. Rien n’avait su me calmer, pas même le combat ou l’alcool, pas un autre … Mes habituels remèdes à tout. Il n’y avait que ses baisers. Quelqu’un aurait bien pu débarquer que ça m’aurait été égal. Je le voulais lui, ici. Contre ce mur où ça s’était produit, la première fois. Ca ressemblait à une autre vie.

Je m’en contentai, quelques secondes. Mes mains parcouraient son corps, comme les siennes parcouraient le mien. On se recherchait. Mes lèvres par contre ne quittaient pas les siennes, pas une seconde, pas même pour respirer. J’en avais le souffle court, mais je n’arrivais même pas à me reculer, comme si elles me maintenaient en vie. Ses mains glissent sous ma robe et la remonte doucement. Je le sens chercher un instant avant de se rendre compte qu’il n’y a rien à trouver. Un très léger sourire s’étire au coin de mes lèvres alors que je tire sur sa ceinture, qui tombe au sol. Mes lèvres s’arrêtent dans son coup tandis que je m’attaque à … Ses boutons. Je baisse les yeux une seconde, et je vois ma main trembler. Je revois Zane, enfin, son pantalon déboutonné. Et sa collègue, à l’arrière. D’un seul coup, un frisson me parcours et tout mon corps se tend … Je recule d’un coup sec vers l’arrière.

J’pensais que je pouvais. Mais non. Je ne peux pas, j’arrive pas. Je revois cette fille, ou plutôt je l’imagine déboutonner son pantalon, et tout mon corps frissonne. Mes yeux croisent ceux de Zane.

« Je … Pardon. »

Je pivote. C’est sincère. Je n’ai pas cherché à l’allumer, ou à le planter. Je n’arrive juste pas à la sortir de ma tête. Je ne bouge pas cependant. J’essaye de me ressaisir. Mais je sais que c’est peine perdue. Je sens la main de Zane attraper la mienne et me tirer vers lui. Je peux pas Zane, tu vois pas que j’y arriverais pas ?

« Je l'ai pas touché, y'a que toi, je te le jure »

Je relève les yeux vers lui. Oh Zane. Je te crois. C’est juste ma tête qui … Il m’embrasse doucement et glisse vers mon oreille. Immédiatement, mes bras s’enroulent derrière sa tête. J’ai besoin de le sentir, même si c’est dur. Ses lèvres se rapprochent de mon cou.

« Y'a que toi ».

Mes lèvres récupèrent les siennes. Aide-moi Zane. Embrasse-moi. Touche moi. Je l’attire contre-moi, je me tourne contre le mur et mes mains le parcourent à nouveau. Y’a que moi. Mes mains glissent vers son pantalon rapidement, mais je ne regarde pas. Mes lèvres restent sur les siennes tout le temps. J’en ai besoin. Y’a que moi. Concentre-toi sur ça Cha. Je fais glisser doucement son pantalon sur ses hanches et m’appuie sur ses épaules pour enrouler mes jambes autour de ses hanches. Mes mains remontent autour de son visage et glissent à nouveau sur ses épaules. Je me mords la lèvre et je le fixe. Je le fixe, mais pas comme je l’ai fixé tout à l’heure. L’intensité et toute différente … Moi aussi. Moi aussi, je veux n’être qu’à lui.

***

Je garde Zane contre moi quelques instants contre le mur. Je reprends mon souffle, tout en le serrant toujours dans mes bras. Je n’ai pas envie de bouger … La suite est trop incertaine. Mais déjà, il y a du bruit derrière moi. J’entends des pas, et Zane et moi nous séparons. Nous sommes spontanément allés dans deux directions différentes. Je lui jette un regard et rebrousse chemin. J’ai trop peur de demain pour le laisser maintenant. J’attrape sa main et l’entraîne derrière moi jusqu’à la prochaine rue. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas rentrer chez Kyle. Mais je ne veux pas non plus aller chez Zane. Alors je ne m’arrête pas, trainant Zane derrière moi. Je marche assez vite, sans vraiment savoir où je vais, jusqu’à ce que je comprenne que mes pas ont pris la direction du lieu de notre entraînement. La forêt. On ne s’enfonce pas trop, pour profiter des lumières de la ville. Je me retourne vers Zane et je prends ses deux mains pour l’attirer au sol, où je me love contre lui. Y’a plus confortable peut-être, mais y’a pas plus « nous ». Et c’est de ça dont j’ai le plus besoin. Ma main se glisse sur son torse alors que ma tête se pose sur son épaule. Je reste silencieuse un moment, juste à faire bouger ma main, pensive sans trop savoir à quoi.

« Je suis désolée pour tout à l’heure Zane … J’aurais pas du faire ça. »

Pourquoi j’aurais pas dû ? On n’est pas mariés, que je sache ? Peut-être pour la simple et bonne raison que moi, j’en aurais pas toléré la moitié ?

« Ca me fait peur, ce que je deviens quand je suis avec toi. Ce que je te laisserais faire de moi. »

Je ne dirais sans doute pas ça si j’étais complétement sobre ; mais ça n’en est pas moins la vérité. Parce que je sais que si je résiste, je finirais toujours par croire tout ce qu’il me dira. Par faire tout ce qu’il me demandera. Parce que je n’ai aucune volonté lorsqu’il est concerné. Ma main trouve doucement la sienne, alors que mes yeux restent rivés sur son bras. Parce que quelle que soit la quantité d’alcool ingérée, je n’arrive jamais à le regarder quand je dis ces choses-là.

« J’veux pas que tu partes. J’peux pas me passer de toi. Tu le sais. »



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Ven 8 Juil - 18:20

Se faire du mal pour ne plus souffrir
Avec Channelle
« Redis-le … »

"Je suis qu'à toi, je veux que toi !"

Et c'était vrai, tellement vrai. Je la voulais plus que jamais. Tout revenait en mémoire, ce bar, cette fille, la même émotion, le même désir. Plus encore aujourd'hui. Maintenant qu'elle savait qui j'étais... J'étais là, sous ses baisers fiévreux, à la vue de n'importe qui. En train de brûler d'excitation dans les bras de cette Carrière, dans le bar où ses précieux collègues étaient tous. Tout ceux qui la voudrait bien. Et elle était là, contre moi, dans mes bras, sous mes caresses... Moi le misérable rebelle qu'ils auraient tous envie de tuer. J'avais leur meilleur élément dans le creux de mon cou, de mes hanches.

Ses gémissements me permettaient de savoir qu'elle en avait envie elle aussi, que c'était bon. Mes mains se faisaient plus insistantes, remontant sa robe, caressant chaque partie de peau disponible pour mes doigts. Je l'embrassais avec toute la passion que j'avais pour elle. On s'étouffait d'amour. Ma langue venant chercher la sienne. On était de nouveau un.

Et alors qu'elle défaisait mon jean elle se braqua et me repoussa. Quoi ?! Ses yeux... Je pouvais y lire moi même ce souvenir. Bordel Channelle, me lâches, regardes moi ! Oublies ça, regardes moi ! Oui voilà...

« Je … Pardon. »

Elle détourne ses yeux. Non... Je la saisis par la main et la ramène vers moi. Contre moi, qu'elle sente combien je la désire. Il faut que je la rassure, encore. Autant de fois qu'elle en aura besoin. Je le ferais.

" Je l'ai pas touché, y'a que toi, je te le jure "

Elle relève son regard vers moi. Je souris tendrement avant de l'embrasser timidement, doucement. Je refais monter cette envie qui ne l'avait en fait pas quitter. Je repasse ma main sous sa robe, lui soulève une jambe. Je l'embrasse de nouveau dans le cou, lui murmurant encore et encore ce qu'elle a besoin d'entre. La vérité.

" Y'a que toi "

Je sens qu'elle a besoin que je la guide, que je l'encourage. Et c'est ce que je fais. Je prends les devant, je la tourne avec moi, son dos trouve le mur. Je l'embrasse avec plus d’insistance. Mes doigts rejoignirent sa main qui défaisait le dernier bouton. Mon pantalon tomba alors au sol. Et je souriais, ça y était, elle avait réussi, et elle réussira les autres fois. Parce qu'il y en aurait d'autres, je le savais maintenant.


***


Ses jambes touchèrent le sol et je restais contre elle, déposant d'infimes baisers dans son cou. La savourant encore quelques instant. Je respirais lentement contre sa peau. Elle ne bougeait pas non plus. Et maintenant on fait quoi ? Je dressais une oreille. Du monde...merde.

Et c'est d'un coup que le lieu où on se trouvait me revint à l'esprit. Elle réajusta sa robe, je remontais mon pantalon. C'était tout, un simple regard et on se sépara. Chacun sa direction. Merde et merde. Je n'aimais pas ça. J'avais l'impression de...de pas avoir fini. Ça me donnait la nausée. Je ne voulais pas la quitter comme ça, après l'avoir prise à l'arrière d'un bar. Ça faisait tout d'un coup...dégueulasse. Ça faisait mission. C'était pas représentatif de ce que je ressentais pour elle. Et puis, elle était à moitié bourrée. Je me sentais mal. Je voulais pas qu'elle croit que...

Je m'arrêtais de marcher brutalement pour me retourner. Mais déjà sa main attrapait la mienne. Le soulagement que je ressentais était indescriptible. Je ne la lâchais pas et je la suivais sur ses pas rapides. Où m’amenait elle ? Puis je la reconnaissais, cette route, celle de la forêt. Notre lieu de rencontres, de retrouvailles, de disputes, d'entrainement, d'unions.

Elle se retourna alors vers moi, prenant mon autre main dans la sienne. Nous abaissant au sol. Je m'installais pendant qu'elle le faisait contre moi. Je la fixais un moment. Ses cheveux, son maquillage, sa robe. Elle était bien trop belle. Pas sûr que je résiste longtemps vu où on se trouvait. J'essayais toute fois de me concentrer sur ce qu'elle avait à me dire. Mais l'appel de sa chair s'activait de nouveau en moi. Elle se colla contre moi, main sur le torse, tête sur mon épaule. Je déglutis. Aïe, pas facile... Respires Zane, souffles un coup et écoutes ce qu'elle va dire. Voilà qu'elle me caresse distraitement maintenant... ZANE ÉCOUTES LA BORDEL !

« Je suis désolée pour tout à l’heure Zane … J’aurais pas du faire ça. Ca me fait peur, ce que je deviens quand je suis avec toi. Ce que je te laisserais faire de moi. »

Mon cœur se mit à s'emballait tout seul. Ses mots...elle ne me les avait jamais dit avant. C'était...touchant. Bien plus que je ne le pensais. Ça prenait racine en moi. Ça faisait écho partout dans mon corps, dans mon cœur. Oui ça avait été horrible, oui dans un sens elle avait raison de s'excuser. Mais je n'en avais pas besoin, ce qu'elle me disait là me suffisait. Ce n'était pas facile de dire tout ça. De m'avouer que j'avais de l'emprise sur elle. Sur ses sentiments, sur sa manière d'être et de se comporter. Ses doigts s'entrelacèrent aux miens. Le fait qu'elle ne me regarde pas, me montrait à quel point ce n'était pas évident pour elle. Sa fierté s'étiolait à mon contact. Ce soir, ou hier je ne sais pas vraiment, j'avais ouvert un truc en elle. Mais je ne savais pas encore si c'était positif ou négatif pour l'avenir.

« J’veux pas que tu partes. J’peux pas me passer de toi. Tu le sais. »

Ma poitrine se souleva lourdement plusieurs fois et je la serrais contre moi, incapable d'ouvrir ma bouche pour en sortir un seul son. Personne, personne ne m'avait jamais dit ça avant. Les gens s'arrangeaient toujours pour me quitter, pour me lâcher ou m'abandonner. Y'a qu'à voir mes parents. J'avais aucune attache, c'était un peu mon crédo à présent, depuis quelques années et encore plus depuis la mort de mon père.

J'allais de mission en mission, je baisais, je volais et je partais. Je trouvais l'info, je baisais et je partais. Parfois je baisais pas, mais ça me laissait un goût d'inachevé. Je crois que j'avais besoin d'enlever quelque chose à l'autre, de prendre un truc en plus de ce que je venais chercher en rentrant chez eux. Prendre un truc personnel et partir. Faire mal aussi un peu, sûrement. Surtout les riches, les Carrières, les idolâtres du Capitole. Comme avec Pearl. C'était tellement plus simple de quitter les gens que de se faire quitter. C'était plus tolérable de faire souffrir que de souffrir.

Et un jour est arrivée Channelle... et j'ai préféré souffrir. Je sais pas à quel moment ça s'est passé ? « J’veux pas que tu partes. J’peux pas me passer de toi. Tu le sais. » Et elle aussi, elle souffrait... pour moi. Mais ça... ça ce n'était pas tolérable. Je relevais sa tête vers la mienne avec ma main à l'aide de son menton. Je penchais mes lèvres vers les siennes. Je savais qu'il fallait que je la rassure. Que j'ouvre ma bouche pour faire autre chose que fourrer ma langue contre la sienne. Mais là tout de suite j'avais besoin de ça, d'elle. Après un baiser interminable qui m'acheva de désir, je me décrochais d'elle.

Il fallait que j'aborde "ça". C'est à dire mon départ pour le Deux dès demain. Brook m'avait pas vraiment laisser le choix. Il fallait que je reprenne du service. C'était une mission de repérage de la Noix. Pas le truc classique, rapide et sans dangers quoi. Mais avait-elle besoin d'avoir les détails ? Fallait pas que j’oublie, "ce n'était plus tolérable qu'elle souffre plus".

"Je te l'ai dit, tu vas devoir encore me supporter. Il faut que je reste crédible pour les rebelles. T'es ma mission maintenant. On va s'arranger pour qu'elle dure OK ? Et quand j'aurai décidé que c'était le bon moment pour leur dire que les Featherstone ne sont pas responsables de la mort de mon père, tu me diras si tu veux que je reste encore. Si tu veux que je reste. Je resterais. Mais Cha..."

Je la fixais intensément.

"Je vais devoir partir, pour des missions. Parce que...je ne peux pas rester juste là comme je le faisais avec toi. Je suis un rebelle, et faut que j'assure de ce côté là, pour...pour rester avec toi."

Je voyais qu'elle s'agitait déjà dans mes bras.

"Et je dois partir dès demain."

Elle se redressa et me fixa, l'air déterminé.

"D'accord, très bien. On part à quelle heure ? Et on va où ?"

J'exprimais un rire spontané. Elle était sérieuse ? Elle n'avait pas fini de me surprendre.

"Tu peux pas, je vais au Deux, tu sais, bien au delà de la clôture de la dernière fois."

"Et alors, t'as peur de pas suivre ? T'as vu ton nez ? T'es pas prêt à te débrouiller tout seul, je viens c'est tout"

Je rigolais de nouveau. Merde, elle simplifiait pas les choses.

"Je ne serais pas seul, tu ne peux pas venir. Je dirais quoi pour justifier ta présence ? Non... C'est pas possible."

Elle se décolla un peu plus de moi. Et je comprenais déjà ce qu'elle allait dire vu son sourire étrange.

"C'est avec elle, c'est ça ?"

Un frisson me parcourut tout le corps. Oui c'était bien avec Brook, mais voilà, il était impensable que je le lui dise. Est-ce que c'était un mensonge vraiment atroce pour notre relation si je voulais la préserver d'encore plus de tracas et de souffrances ? Pour moi, pour Brook, c'était clair maintenant. Mais pour Channelle, c'était encore trop frais, trop insupportable. Je ne pouvais pas l'enfoncer encore plus.

"Brook est pas la seule collègue rebelle que j'ai tu sais ? C'est dommage que je ne puisse pas tous te les présenter..." Je levais mes yeux au ciel pour être plus crédible. Mais intérieurement je tremblais. Je tentais l'ironie, j'allais m'en prendre une c'était sûr.

"Je dois rejoindre un gars du Deux qui connait le District. C'est moins dangereux comme ça."

Ben voilà, bravo, deux mensonges dans la même phrase. Mais c'était pour elle n'est-ce pas ? C'était indispensable, je n'avais pas le choix ?! Elle me l'avait redis : « Tu avais promis de ne plus me faire souffrir … ». Une promesse c'est une promesse... Si je pouvais la tenir plus longtemps que la dernière fois... Je sentais qu'elle était encore un peu tendue. Je ne savais pas si elle m'avait cru, ou si son esprit lui disait de le faire. C'était encore trop tôt, trop frais... Il allait nous falloir du temps. Mais en attendant, je voulais chasser cette inquiétude que je lisais sur son visage.

"Et puis, tu as le Centre à ce que j'ai cru comprendre. Il dirait quoi ton frère si tu désertais pendant une semaine ?"

Je passais une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

"Je rentrerais en un seul morceau. J'ai trop envie de te revoir pour ça."

Je la tirais un peu contre moi. Venant trouver ses lèvres, puis je me décrochais un peu, restant à quelques millimètres de son visage. Mon front calé contre le sien.

"Je lui ai dis à Brook. Je sais que c'est pas le moment d'en parler, mais je voulais que tu saches que je lui avais dit. Que j'étais tombé amoureux de toi. Je lui ai dit comment le rebelle que j'étais été tombé amoureux de la Carrière que tu es..."

Je l'embrassais de nouveau, au risque d'être repoussé, mais il fallait qu'elle le sache. Ce que ça provoquera en elle ? Quelque chose de moins négatif que tout le reste j’espérai.

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Sam 9 Juil - 0:37





Pour ne plus souffrir ...



Zane releva mon menton et me fixa. Arrête je t’en prie, ne me regarde pas. Mais il m’embrassa. Doucement, longuement … Me permettant de fermer les yeux et de tout oublier. J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais. Mais il recula doucement, tout en continuant à me fixer droit dans les yeux.

« Je te l'ai dit, tu vas devoir encore me supporter. Il faut que je reste crédible pour les rebelles. T'es ma mission maintenant. On va s'arranger pour qu'elle dure OK ? Et quand j'aurai décidé que c'était le bon moment pour leur dire que les Featherstone ne sont pas responsables de la mort de mon père, tu me diras si tu veux que je reste encore. Si tu veux que je reste. Je resterais. »
« Tu sais bien que oui. »

Arrête de me fixer. Mes yeux se baissent. Oui, après tout ça, après tout ce qu’on a vécu, je veux que tu restes. Tu le sais bien, combien de fois et de combien de manières il faudra te le dire ? Mon cœur se brise à l’évocation de son père. Je n’ose même rien dire, parce que j’imagine ce que ça lui coûte. Ce qu’il est prêt à faire, pour ma famille … Pour moi. Jamais je ne pourrais l’égaler.

«  Mais Cha... Je vais devoir partir, pour des missions. Parce que...je ne peux pas rester juste là comme je le faisais avec toi. Je suis un rebelle, et faut que j'assure de ce côté là, pour...pour rester avec toi. Et je dois partir dès demain. »

Je me redresse. Mon dieu, quelle horreur. Des missions. Nombreuses, surement. Et dès demain. Je t’en prie Zane, pas demain. J’ai besoin que tu sois là. Que tu me dises encore que je suis la seule. Et surtout, que tu restes en vie. Tu peux pas disparaitre, pas après ce soir.

« D'accord, très bien. On part à quelle heure ? Et on va où ? »

Il éclata de rire. Quoi, il ne me prenait pas au sérieux ? Après tout ce qu’on avait déjà fait ensemble, il n’y croyait pas ? Bon sang, il pensais quand même pas que j’allais le laisser aller tout seul en mission sans broncher ?

« Tu peux pas, je vais au Deux, tu sais, bien au delà de la clôture de la dernière fois. »

Je le fixais à mon tour. A toi de baisser les yeux Zane. Parce qu’il est hors de question que je te laisse partir. Quoique t’ai fait, quoique t’ai prévu de me faire. Je te laisserais pas aller te faire tuer ; au deux ou ailleurs. Pas tout seul. Pas sans moi. En plus, je connais tes points faibles, j’vais commencer par ton égo, tiens.

« Et alors, t'as peur de pas suivre ? T'as vu ton nez ? T'es pas prêt à te débrouiller tout seul, je viens c'est tout »

Et il continuait à rire. Quoi, parce que j’avais un peu bu, il ne me prenait pas au sérieux ? J’étais on ne peut plus lucide. Et sérieuse à mourir.

« Je ne serais pas seul, tu ne peux pas venir. Je dirais quoi pour justifier ta présence ? Non... C'est pas possible. »

Je me décollais de lui. Bon sang. Ce connard, j’vous jure. Un petit rire jaune m’échappa. Et voilà qu’il continuait à me prendre pour une conne. Je secouais la tête.

« C'est avec elle, c'est ça ? »

Bah bien sûr. « Une collègue ». Chez lui, la veille. Et une mission, le lendemain, comme un heureux hasard. Bon sang, mais allez-y, frapper moi. On n’a pas idée d’être aussi conne.

« Brook est pas la seule collègue rebelle que j'ai tu sais ? C'est dommage que je ne puisse pas tous te les présenter... »

Et fou toi de ma gueule en plus, c’est gratuit.

« Je dois rejoindre un gars du Deux qui connait le District. C'est moins dangereux comme ça. »

Et il me fixait toujours. Bon sang Zane, j’te l’ai dit mille fois. Dans ma tête, peut-être, mais fais un effort, j’le dis pourtant assez fort : Arrête de me fixer. Surtout si c’est pour me mentir en pleine tête.

« Et puis, tu as le Centre à ce que j'ai cru comprendre. Il dirait quoi ton frère si tu désertais pendant une semaine ? »

Ok, un point pour le rebelle. Je ne pouvais pas m’absenter, pas une … QUOI ?! Comment ça une …

« Une semaine … »

J’avais répété ses mots sur un ton monocorde, mais à l’intérieur de moi, c’était extrêmement bruyant. Et lui, distraitement, il repassa une mèche de cheveux derrière mon oreille. Comme si de rien n’était. Bon sang Zane. Une semaine. Est-ce que ça allait être comme ça tout le temps ? Et avec elle ? Je savais d’avance que je n’y survivrais pas. C’était tout simplement impossible. Je l’avais, contre moi, on venait de faire l’amour, il venait de me dire qu’il n’y avait que moi … Et j’en étais déjà malade de stress à la simple idée qu’il parte avec elle. Je tiendrais jamais une semaine. Plusieurs ? N’en parlons pas.

« Je rentrerais en un seul morceau. J'ai trop envie de te revoir pour ça. »

Il m’attira contre lui et m’embrassa doucement. Je le laissais faire sans la moindre résistance. Une semaine. Envie de me revoir. Un seul morceau. Mon cœur battait la chamade. Et avec elle, en plus. Je la détestais déjà avant, mais là. Et une pensée terrible me frappait la tête … Et je n’arrivais pas à la chasser, aussi fort que j’essaye. Je la hais, cette garce. Cette garce qui l’a déshabillée, avec qui il a passé des nuits, et qu’il va voir sans doute plus que moi au cours des prochaines semaines. Mais ma pensée la plus vive était : comment est-elle ? Saurait-elle le défendre ? J’avais envie de me pendre sur la place publique.

« Je lui ai dit à Brook. Je sais que c'est pas le moment d'en parler … »

Non, tu crois ?

« Mais je voulais que tu saches que je lui avais dit. Que j'étais tombé amoureux de toi. Je lui ai dit comment le rebelle que j'étais été tombé amoureux de la Carrière que tu es... »

Et il m’embrassa. Le connard. Bon sang, comment est-ce que je faisais pour avoir envie de rester avec lui ? Pire, ne pas réussir à rester loin alors qu’à chaque fois, il me donnait tous les arguments pour ? Je blâmais les hormones, à 100%. Mais bon, à un moment, il fallait être réaliste. Je l’embrassais un temps, avant de reculer. Je soupirais. Oh Zane. Zane bon sang. Qu’est-ce que tu fais de moi ? Je me tournais légèrement et je me mis à califourchon sur lui. Je vis un instant son regard s’illuminer avant qu’il ne croise le mien. Bah non, c’est pas ce que tu crois, désolée. Tes hormones aussi, on va leur dire merde cinq minutes.

« Ok. Bon, t’as fait ton speech. Ton speech de petit menteur, bien rodé. Franchement Zane, après le nombre de fois où tu m’as sorti tes salades, on pourrait croire que tu saurais que je commence à savoir faire la différence. »

Je soupirais. Je voyais bien, pourquoi il l’avait fait. C’était une évidence, tellement clair. Mais ne plus me faire souffrir n’était pas une excuse pour me mentir en me regardant dans les yeux.

« Disons que je ne vais rien dire. Parce que j’attends quelque chose de toi. Même si tu m’as menti. Encore une fois. En me regardant dans les yeux. Ou parce que tu me crois trop idiote pour faire le rapprochement entre ta rebelle de hier et ta mission de demain. Je ne sais pas ce qui est le pire. »

Ma main avait trouvé son visage et l’avait relevé, pour plonger mes yeux dans les siens. Parce que voilà, j’avais abdiqué. Je savais que quoi qu’il en soit, c’était comme ça, je n’arriverais pas à m’en passer totalement. Je devais juste faire le nécessaire. Et m’assurer qu’il ne recommence pas.

« C’est la dernière fois. Cette fois, crois-moi sur parole. Un seul autre mensonge de ta part, et tous les « y’a que toi » du monde te mèneront nulle part. »

Je continuais à le fixer. J’allais pas le lâcher, pas avant d’avoir eu mes réponses. Pas avant d’être sûre.

« Dis m’en plus sur elle. Sur  … Brook. »

J’étais tendue, rien qu’à prononcer son nom. Seulement voilà … J’en étais là. Ma décision avait été prise à l’instant où j’étais venue dans ce bois, non … A l’ instant où j’étais revenue contre ce mur. Je le voulais. Quoiqu’il puisse faire, quoiqu’il ait fait, voilà, c’était comme ça. Quoiqu’il veuille faire de moi. J’étais à lui moi aussi, même si je ne le dirais pas à haute voix. Et si je voulais survivre à ses départs, je devais savoir.

« La vérité Zane. Tu me dois bien ça. »

Mon pouls s’accélérait alors que la question se formulait dans la tête. Ne demande pas si tu veux pas savoir Cha.

« C’est qui pour toi ? Tu as … »

J’inspirais.

« Tu as des sentiments pour elle ? »

Woaw. Rien que de le dire, mes yeux s’étaient embués. Je passais ma langue sur mes lèvres. C’était tout. C’était ça. Je devais savoir. Je le fixai un instant.

« J’peux supporter la vérité Zane. J’pourrais pas supporter d’autres mensonges, alors dis-moi. »

Juste une amie. Rien qu’une amie. Rien  à voir avec nous. Je fermais mes yeux. Bon sang Channelle, fais pas cette connerie, c’est une mauvaise idée.

« D’accord. Si y’a rien, si ce que tu dis est vrai, et que cette fille va être avec toi chaque fois que moi je n’y serais pas … »

La bombe allait tomber. Bon sang Cha réfléchit encore un peu, dis pas de choses inconsidérées …

« Je veux la voir. Elle est chez toi ? Allons-y. Présente-moi là. »

Il était blanc comme un lingue. Il me faisait hésiter moi-même … Et si … Et si c’était faux ? Et si elle était chez lui, tranquillement en train d’attendre pour remettre le couvert ? Est-ce que je voulais savoir ? Et si elle l’aimait, est-ce que je supporterais de le laisser partir avec elle ? Et si elle était un poids, fragile, qui ne ferait que le mettre en danger en mission ? Est-ce que je pourrais le convaincre de ne pas y aller avec elle ? Tout se bousculait dans ma tête. Si seulement je n’avais pas autant bu …

« C’est non négociable Zane. Si tu veux pas me la montrer, très bien. Mais ça sera elle ou moi. Je supporterais pas tous les jours de te savoir avec elle si je sais pas à qui j’ai affaire. Alors tu m’emmène, où tu me laisses là. C’est à prendre ou à laisser. »



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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Sam 9 Juil - 18:52

Se faire du mal pour ne plus souffrir
Avec Channelle
« Ok. Bon, t’as fait ton speech. Ton speech de petit menteur, bien rodé. Franchement Zane, après le nombre de fois où tu m’as sorti tes salades, on pourrait croire que tu saurais que je commence à savoir faire la différence. »

Bon et bien voilà, j'avais ma réponse. Elle savait que je mentais. Oui et ça ne me rassurait pas. Elle me renvoyait le fait que je lui avais tant menti. Mais là c'était pas pareil. Si j'avais pu lui dire, je l'aurais fait. J'étais tranquille, ma conscience l'était tout du moins, partir une semaine avec Brook ne me posait pas de problème, c'était le lui dire, après hier soir, après sa crise, après ce qu'elle avait été capable de faire dans le bar... Je pouvais pas... Je baissais les yeux, impossible de l'affronter plus.

« Disons que je ne vais rien dire. Parce que j’attends quelque chose de toi. Même si tu m’as menti. Encore une fois. En me regardant dans les yeux. Ou parce que tu me crois trop idiote pour faire le rapprochement entre ta rebelle de hier et ta mission de demain. Je ne sais pas ce qui est le pire. »

Elle ne criait pas, elle ne partait pas, au contraire, elle souleva mon menton pour que je la regarde dans les yeux. Ok Channelle, vas y, dis le... Je...attends, quoi ? Elle n'allait rien dire parce qu'elle attendait quelque chose de moi ? De quoi parlait-elle ?

« C’est la dernière fois. Cette fois, crois-moi sur parole. Un seul autre mensonge de ta part, et tous les « y’a que toi » du monde te mèneront nulle part. »

Je déglutis. Je l'espérai, du plus profond de mon être. Oui Channelle, je ne veux plus rien te cacher. Qu'est-ce que tu ne sais pas encore de moi ? Qu'est-ce que tu entends de moi, demandes...dis-le. Balances ! Me regardes plus comme ça, ne me juges pas. Je fais de mon mieux, je ne sais pas toujours comment m'y prendre avec toi. Je t'aime et je ne sais pas comment faire parfois. J'ai pas appris tu sais ? On m'a pas appris. J'ai perdu à ma naissance la seule personne au monde qui pouvait m'apprendre, me guider dans ce mystère qu'est l'amour, ou le pardon. J'ai pas eut ce repère, j'ai pas eu cet amour inconditionnel dont parle les gens. J'ai grandit tout seul, avec un père rebelle. Tu sais ce que s'est ? De grandir avec un père doué pour les doubles rôles ? Pour la ruse, le mensonge ? Tu sais ce que s'est que de se construire sur ça ? Et de pas avoir eut quelqu'un à côté pour t'apprendre les choses simples et sincères de la vie ? J'apprends aussi avec toi Channelle. Alors pardonnes moi si je fais encore des erreurs. Je ne sais plus comment faire avec toi, apprends moi..

« Dis m’en plus sur elle. Sur  … Brook. »

Mes yeux s’écarquillèrent et mon cœur se mit à s’accélérer. Mais elle était pas bien ? Elle cherchait quoi ? Nous disputer ? Se faire du mal ? C'était ridicule.

"Quoi ? Pourquoi Channelle, tu... Pourquoi ?"

J'étais aussi tendu qu'elle, j'étais presque révulsé par sa demande. Je voulais pas rentrer en guerre avec elle, sa demande n'avait pas de sens...à moins que...non.

« La vérité Zane. Tu me dois bien ça. »

Je fronçais mes sourcils. J'appréhendais la suite. J'évitais de la regarder dans les yeux, je baissais ma tête, regardais sur le côté. Je me sentais mal. J'étais gêné. J'allais pas y arriver. J'attendais une suite, et la question ne tarda pas.

« C’est qui pour toi ? Tu as … Tu as des sentiments pour elle ? »

"Channelle ! Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu te fais du mal à parler d'elle, t'as...t'as pas vu ta réaction, tu veux qu'on se dispute ?"

Son regard était humide. Oui elle souffrait, oui ça lui coûtait de me dire ça. Elle se sacrifiait, elle souffrait...pour moi ? « Ca me fait peur, ce que je deviens quand je suis avec toi. Ce que je te laisserais faire de moi. » Ooh Channelle... Mon regard se reposa vers elle, le pouls était rapide, trop rapide. Mais je devais le faire.

« J’peux supporter la vérité Zane. J’pourrais pas supporter d’autres mensonges, alors dis-moi. »

"J'ai pas de sentiment. J'en ai jamais eu, pour personne. Personne avant toi. Brook est une collègue de boulot, de mission. On forme un duo depuis quelques années. Je te mentirais pas, oui on a déjà couché ensemble, mais c'est qu'une amie. Une pote de galère. Rien à voir avec ce que je ressens pour toi. Rien à voir avec nous. Y'a jamais rien eu d'autre entre elle et moi. Pas de sentiment, rien, jamais. On est pas un couple. On se supporte juste. C'est qu'une amie Channelle."

Je n'avais plus de salive. C'était dingue comme ma bouche pouvait être si sèche maintenant, alors qu'il y avait encore quelques minutes je bavais de désir.

« D’accord. Si y’a rien, si ce que tu dis est vrai, et que cette fille va être avec toi chaque fois que moi je n’y serais pas … »

"Bien sur que c'est la vérité..."

Comment lui faire comprendre ? Comment le lui prouver ? Il fallait qu'elle me fasse confiance parce qu'il n'y avait pas d'autre choix... Mon visage s'assombrit. Je ne la sentais pas bien la suite. «...chaque fois que moi je n’y serais pas … ». Elle n'avait pas fini, mais je ne voulais rien savoir de plus. Il fallait qu'elle s'arrête avant qu'il ne soit trop tard, avant que...

« Je veux la voir. Elle est chez toi ? Allons-y. Présente-moi là. »

Mon estomac tomba dans mes chaussettes. Mon cœur manqua un battement et si j'avais eu la force je me serais levé sous le choc de sa demande. Elle voulait voir Brook ? Elle était sérieuse. Je commençais à secouer la tête. Fallait qu'elle arrête, elle virait maso.

"Channelle c'est pas possible....t'es Carrière, elle est Rebelle, tu crois qu'il va se passer quoi quand elle te verra ? Et toi ? Tu crois qu'ils sont tous comme moi ? Je te laisserais pas faire ça...t'as pas besoin de faire ça..."

Je secouais la tête, mon visage s'était durcit. Non mais elle pensait que j'allais l'exposer ? Que j'allais valider son délire ? Que j'allais rien dire, ne pas broncher devant cette idée folle ?

« C’est non négociable Zane. Si tu veux pas me la montrer, très bien. Mais ça sera elle ou moi. Je supporterais pas tous les jours de te savoir avec elle si je sais pas à qui j’ai affaire. Alors tu m’emmène, où tu me laisses là. C’est à prendre ou à laisser. »

"Mais ça sera elle ou moi." QUOI ?!! Comment pouvait-elle me dire ça ? J'avais tout d'un coup retrouver mes forces et je me redressais, je me relevais. C'était intolérable. Elle voulait se prouver quoi ? C'était elle qu'elle voulait rassurer ? C'était moi ? "Alors tu m’emmène, où tu me laisses là." Je devrais ! Oh oui Channelle je devrais te planter là. Tu veux pas que je t'invite au 13 aussi ? Oui non parce que j'en rêve depuis des semaines... Mais là c'est Brook...et je te connais. Tu m'as pété le nez, t'as chauffé ce mec, en me fixant. Tu serais pas capable de la démolir sous mes yeux, juste pour me faire souffrir ? Tu veux quoi ? Savoir qui elle est ? Si je te mens. Oh oui c'est ça...t'as plus confiance. OK ! OK j'ai compris. La colère me piquait le nez. Je m'approchais d'elle et lui tendis une main. Je reniflais.

"Ok j't'amènes, viens...vas voir si tu trouves tes réponses et ta confiance là bas..."

Ça y est, j'étais lancé. "C’est à prendre ou à laisser." J'prends tout, t'as pas compris ? J'prends TOUT de toi. TOUT. Alors vas-y, vas voir...

"Et tu vas lui dire quoi ? Parce que je ne suis pas sûre qu'elle veuille te causer tu vois ?! Après ce que je lui ai dis hier soir, elle supportera pas de te voir. Je l'ai déçu...et là je lui ramène ma copine, la Carrière. Ce pourquoi elle se bat. Ce pourquoi elle pensait que je me battais...avant de tomber amoureux."

Je ne lâchais pas sa main et je marchais rapidement. Elle n'avait jamais du me voir dans un tel état. Moi non plus. Je ne savais pas juger mes sentiments. Est-ce que j'avais peur ? Est-ce que c'était de la révolte ? Est-ce que j'en voulais à Channelle ? A Brook ? Plus largement, est-ce que j'en voulais au Capitole ? A ce système ? NON...c'était moi. C'était moi le déglingué. Comment on avait pu en arriver là ?

"Et toi ? Tu crois y trouver quoi ? Je t'aime et ça te suffit pas, d'accord allons y...entretuez-vous ! Ça me rendra heureux !"

Je marchais sans même regarder où je mettais mes pieds. Oh super Zane, ta copine et ta meilleure amie se rencontrent. Oh mec c'est super ça ! Mais oui bien sûr ! Génial ! Trop génial. Bon un léger détail... Ta copine va exploser ta meilleure amie, comme ça son problème sera réglé. Mais non t'inquiètes pas, elle veut juste voir "à qui elle a affaire".

Pourquoi je freinais pas ? Pourquoi je ne faisais pas demi-tour ? Pourquoi on était déjà devant ma porte. Je m'arrêtais net. J'étais essoufflé. Je n'avais même pas qu'on était déjà arrivé. Merde. Merde en fait je ne veux pas. Je disais ça, j'étais en colère. Je ne savais plus ce que je disais... Je me tournais vers Channelle. Son regard, je ne savais plus le comprendre.

"Cha...ne fait rien de...Brook est... J'ai pas peur pour toi...je...ne t'énerve pas s'il te plait. Je te l'ouvre là...mon dernier rempart. Mon dernier bouclier... Ma seule échappatoire. Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais si ça foire...je n'aurai plus rien d'autre. Je pourrais plus venir au tr...je pourrais plus me cacher nulle part. Je suis déjà un traite pour Brook...m'enlève pas ça. La rébellion et toi, c'est la seule chose qui me retient de devenir fou..."

Je l'attirais violemment dans mes bras pour l'embrasser. Puis je la lâchais pour entrer. Je sentais même plus mon cœur. J'étais même plus sûr d'être vivant. Je poussais la porte et une masse brune se tourna vers moi.

"Brook ?"

FICHE PAR DITA | EPICODE
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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Dim 10 Juil - 14:02




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

Me revoilà chez Zane. Dire que je n’étais jamais venue chez lui en deux ans et voilà qu’en trois jours de temps même pas, je me suis transformée en squatteuse. Mais demain nous devrons être au district deux pour une mission. J’aurais pu rester chez moi, seulement je n’avais pas envie d’être seule, et je ne peux pas laisser Zane tout seul non plus, je dois lui faire penser à autre chose. Par conséquent, passer la nuit chez lui n’avait que des avantages : je suis plus près de mon lieu de mission, j’aurai moins de trajet et serai donc plus reposée, je peux revoir mon meilleur ami et m’occuper tout en l’occupant.

Sauf que ça, c’était le plan d’origine. Parce que monsieur a sorti la pire phrase de l’histoire de l’humanité : « je dois voir Channelle ». Et là, je reconnais, j’ai un peu explosé… mais à force d’explications – quand il a pu en placer une – il me confirme que c’est pour sa mission. C’est vrai, ça, c’est ma faute, c’est moi qui l’aie obligé à poursuivre son job et à ne pas arrêter son enquête. Au final, je me retrouve donc toute seule. Autant dire que je n’arrive pas à dormir et que je tourne comme un lion en cage. Pourquoi les hommes de mon entourage me font jouer avec les limites comme ça. La voie est pourtant simple, on a une ligne à suivre, on la suit, point. Pourquoi est-ce que c’est si compliqué un mec ?

La porte ? Il rentre enfin !

Putain. De. Bordel. De. Merde.

« C’est quoi ce délire ? »

Et encore, ça a failli sortir en : « qu’est-ce qu’elle fait là cette grognasse ? ». Il devait seulement régler la mission, il ne devait certainement pas la ramener !ça veut dire quoi ? C’est quoi le trip ? Je refais le film : Tarzan, peux-tu nous conduire auprès des gorilles ? J’ai attendu ce jour pendant trente ans ! Je ne partirai pas sans avoir vu de gorilles. On remplace tarzan par Zane, gorilles par Brooklyn et trente ans pas quoi… vingt ? Je n’arrive pas à le croire. Sérieusement, il ose la ramener ici, alors qu’il devait s’en tenir à la mission ? Il m’a menti ! Bordel il m’a menti ! Hors de question que je reste dans cette baraque de taré avec un traitre. Voilà ce qu’il est : un traître. Il n’a pas tenu deux jours ! Et moi qui pensais pouvoir lui faire confiance, cachant tout ça au D13… Comment il a pu me faire ça ? Mon regard se reporte sur lui, mes yeux lui hurlant « tu m’as abandonnée ! », parce que c’est exactement ce que je ressens à cet instant précis.

Ou alors c’est pour la mission ? Parce qu’il la continue et qu’il doit donner le change ? Pitié faites que ce soit bien ça, qu’il la baratine elle et pas moi… Je suis plus paumée que jamais et c’est bien la première fois que ça m’arrive avec lui. Dis quelque chose, Brook, ça devient gênant…

« Si vous voulez vous envoyer en l’air, je vous laisse la chambre. Mais ne faites pas trop de bruit, je dois dormir. »

Bravo Brook, quelle réplique grandiose ! Je déteste être prise par surprise, ne pas savoir comment me comporter. Que sait-elle de moi ? Qui croit-elle que je suis ? Il ne m’aura pas vendu sur mon identité de rebelle, il sait qu’on ne doit pas déconner avec ça. Alors quoi, je suis censée jouer quoi ? Une pote du D1 ? Mais je ne ressemble pas à une fille du D1, ça doit se voir comme le nez au milieu de la figure. Je ne veux pas rester ici, dans cette maison, avec eux. Là, je me sens totalement étrangère, ce qui n’est jamais arrivé auparavant. Et partir pour aller où ? Je connais qui au D1 ?

« Désolée pour ce que t’as cru voir, que je m’entends dire à la Featherstone, mais ce n’est pas le nez que tu aurais dû lui péter si on avait fait quoi que ce soit ensemble. »

Je bouillonne intérieurement. J’ai tellement envie de leur exploser la tronche aux deux-là. Je ne sais pas par quel miracle je me contiens, mais je sens que s’il ose me toucher ou me parler comme à une débile, tout sortira et je lui en collerai une dont il se souviendra. Régler la mission c’est pas ça, bordel.

« Je vais pas rester finalement… »

Je n’y arrive pas, je récupère ma veste, sans leur adresser un regard. Je veux juste sortir de cette maison et ne plus le revoir, plus jamais.

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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Dim 10 Juil - 23:39





Pour ne plus souffrir ...





J’étais presque sûre qu’il allait pester. Mais bizarrement, j’avais la casi-certitude que j’arriverais  à mes fins. Parce que voilà, clairement, il avait plus merdé que moi. Il venait de remerder à l’instant en essayant de me mentir au visage. Alors j’avais clairement un point d’avance. Vraiment, c’est là qu’on en était ? A compter les points ?

« Ok j't'amène, viens...vas voir si tu trouves tes réponses et ta confiance là bas... »

J’attrape sa main en le fixant. Joue pas à ça Zane. Essaye pas de me faire culpabiliser de pas avoir 100% confiance en toi alors que tu sais que c’est entièrement ta faute. Je culpabiliserais pas.

« Et tu vas lui dire quoi ? Parce que je ne suis pas sûre qu'elle veuille te causer tu vois ?! Après ce que je lui ai dit hier soir, elle supportera pas de te voir. Je l'ai déçu...et là je lui ramène ma copine, la Carrière. Ce pourquoi elle se bat. Ce pourquoi elle pensait que je me battais...avant de tomber amoureux. »

Qu’est-ce que je vais lui dire à ton avis ? Déjà de pas de toucher si elle tient à la vie. Ensuite … Ensuite j’en sais rien ! J’le saurais quand j’le dirais, voilà. Bon sang, arrête de tirer sur mon bras comme ça tu vas me l’arracher Zane !

« Et toi ? Tu crois y trouver quoi ? Je t'aime et ça te suffit pas, d'accord allons y...entretuez-vous ! Ça me rendra heureux ! »

Je ne l’avais jamais vu comme ça. Fallait qu’il fasse gaffe. J’étais partie sur des intentions à peu près louables, mais il était clairement en train de me chauffer.

« Cha...ne fait rien de...Brook est... J'ai pas peur pour toi...je...ne t'énerve pas s'il te plait. »

Pourquoi tu dis ça ? T’as vu mon regard c’est ça ? Bah commence déjà par éviter de sous-entendre que t’as pas peur pour moi mais pour elle.

« Je te l'ouvre là...mon dernier rempart. Mon dernier bouclier... Ma seule échappatoire. Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais si ça foire...je n'aurai plus rien d'autre. Je pourrais plus venir au tr...je pourrais plus me cacher nulle part. Je suis déjà un traite pour Brook...m'enlève pas ça. La rébellion et toi, c'est la seule chose qui me retient de devenir fou... »

Punaise et il m’embrasse. Ce con. Je réponds à son baiser malgré moi, parce que je suis en colère. Je fais un effort surhumain, je passe le fait qu’il m’ait menti en pleine face et lui, quoi ? Il se met en colère ?! Mais voilà, il m’embrasse. Il connait mes faiblesses et il les exploite. Et juste comme ça, je me radoucis. Ok Zane, je vais faire gaffe, je vais y aller molo.

« Brook ? »

Mon sang se glace quand elle se retourne. J’ai envie de lui sauter à la gorge, bien qu’elle soit moins dévêtue que la dernière fois, j’ai l’image en tête qui est tenace.

« C’est quoi ce délire ? »

Elle e fixe. J’ai envie de lui sauter au visage, mais je me détends, je respire. Ne dis rien Channelle. Calme toi d’abord, pour lui. Il n’y a que toi, il te l’a dit. Tu dois essayer de faire passer ce qui est mieux pour lui avant tes pulsions meurtrières. Allez, respire. Mon regard cependant glisse sur cette fille. Putain, et en plus elle est jolie. Ca serait plus facile de pas l’agresser si elle avait été moche. Ou de croire que c’était juste son amie, en fait.

« Si vous voulez vous envoyer en l’air, je vous laisse la chambre. Mais ne faites pas trop de bruit, je dois dormir. »

Je la fixe, un peu surprise. Bon sang, elle est cash. Et elle parle comme … Ouais, c’est moche, mais comme une pauvre. Aucune classe. Respire Cha. Bon, au moins, elle a pas l’air jalouse. Ca « colle » plus ou moins avec l’histoire de la « copine » soutenue par Zane. Respire.

« Désolée pour ce que t’as cru voir, mais ce n’est pas le nez que tu aurais dû lui péter si on avait fait quoi que ce soit ensemble. »

Oh putain. J’essaye, non, je lutte pour me retenir de sourire. Un micro-sourire doit apparaitre sur mes lèvres, mais je le réprime immédiatement. Je déteste le fais que j’aime sa réflexion. Mais quelque part c’est positif. Je pense qu’au fond, elle et moi on pourrait se parler ; on parle la même langue, on peut se comprendre. Faut simplement éliminer Zane de l’équation.

« Je vais pas rester finalement… »
« Non ! »

C’est sorti tout seul alors qu’elle prenait sa veste. Non, tu pars pas, c’est toi qu’on vient voir. Je soupire et je la fixe. Allez Channelle, c’est le moment.

« Non, justement c’est toi que je voulais voir. »

Je me tourne vers Zane et lui dépose un baiser au coin des lèvres. Ouais, je marque un peu mon territoire au passage, ça peut pas faire de mal.

« Laisse-nous entre filles chéri. »

Chéri ? Ouais. Ouais, parce que voilà, il est à moi. Je tiens à ce qu’elle le sache, c’est pas un crime. Je le sens plus que tendu. Je tente de le détendre un peu, mais il n’est pas vraiment l’objectif principal là tout de suite. Je me soulève un peu comme pour lui murmurer quelque chose, mais en réalité je parle assez fort pour qu’elle entende aussi.

« Promis, je la mords pas fort. »

Oui bon, il est clair que tout le monde ici a perdu son sens de l’humour, mais en réalité, moi aussi j’ai besoin de ça, pour me détendre un peu. Parce que je ne sais pas bien ce qui va se passer une fois Zane parti. Je ne sais pas ce que je vais dire. Mais Zane fini par obtempérer et se traine jusqu’à la chambre, fermant la porte derrière lui. Je vérifie d’un œil qu’il n’a pas juste claqué la porte et serait resté devant, mais non. Pas de Zane à l’horizon. Je pivote vers Brooklyn et je ne la lâche pas des yeux. J’ai une envie violente de la frapper, mais je vais me tenir. Souffle.

« Bon. T’as l’air d’être assez cash, donc on va pas se tourner autour et on va aller droit au but. »

Je la fixe. Qu’est-ce que je veux dire ? Pourquoi je voulais la voir ? Commençons par l’évidence.

« Zane m’a dit que t’étais qu’une amie. Histoire que ça soit clair, il est avec moi. Tente un truc avec, et je couperais ton bras pour enfoncer ta jolie petite tête avec. J’suis sympa, j’te préviens d’avance A moins que t'ai à nouveau des ... Suggestions, sur l'endroit où frapper ? »

Je ne la lâche pas du regard. Bon, on a passé le … En fait, pas le pire. On a passé le plus facile. Merde. Ca va pas être simple. Je souffle doucement. Visiblement, quand je suis entrée, elle a tenté la tactique de « on est juste copain ». Est-ce qu’elle sait que je sais ? J’en sais rien. Je tente.

« Je sais ce qu’est Zane. Et entre hier et aujourd’hui, j’ai pas cherché longtemps avant de comprendre que t’étais pareil. Je l’ai accepté. J’dis pas que je suis d’accord, mais je le prends comme il est. »

Là, il me semble particulièrement important de … Pfff. La rassurer. Ouais, parce que Zane m’a dit qu’elle était importante. Bon sang. C’est pas moi d’arrondir les angles.

« Je sais pas ce qu’il t’as dit, mais je suis pas une menace. Je l’ai protégé plusieurs fois. Je l’ai déjà accompagné. Je crois pas en vos conneries, mais j’veux pas qu’il lui arrive un truc. Et il semble pas vouloir que je l’accompagne demain, parce que y’a toi. »

Je me rapproche d’elle. Voilà là où je voulais en venir, voilà ce que je veux savoir. Si Zane est en sécurité avec elle. Si je n’ai rien à craindre, que ce soit sur le plan charnel ou sur le plan combattif. Si elle ne va pas être un poids pour lui, poids qui risquerait de me l’enlever. Par égard pour Zane, j’ai pas envie de la frapper. Mais elle a l’air d’avoir le sang chaud … Si elle commence, j’ai le droit de me défendre, non ?

« Mais franchement, j’suis pas sereine. J’te regarde, et t’as pas l’air bien plus combative qu’une petite poupée du Capitole. »


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Lun 11 Juil - 16:26




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

Depuis que j’ai tué ce type, ce vainqueur, ma vie est simple : c’est une ligne droite, avec aucun autre chemin possible. Une mission cadrée, on l’exécute et c’est fini. Il n’est pas question de s’embrouiller, de se poser des questions, c’est facile. Alors pourquoi les rares personnes qui comptent pour moi, que j’ai laissé entrer dans ma vie, semblent-elles se faire un devoir de me faire dévier du droit chemin ? Pourquoi compliquent-elles tout et pourquoi est-ce que je les suis dans leurs conneries ? Je ne devrais même pas être touchée, peinée, cassée par ce qu’elles disent ou ressentent ; Par les chemins qu’elles empruntent et qui, parfois les éloignent de moi. C’est ce que j’ai voulu après tout : évoluer seule parce qu’il n’y a pas de place dans le monde actuel pour les sentiments, parce que le gouvernement s’évertue à nous prendre un par un tous les êtres qu’on aime. Quand celles-ci ne s’éloignent pas de vous toutes seules comme des grandes.

Alors soit, s’il a choisi une carrière, si ce qu’elle lui apporte vaut plus que tout le reste, que tout ce en quoi il croit ou tout ce qu’il débecte, grand bien lui fasse ! Moi je me tire, je ne peux pas cautionner ses mensonges plus longtemps.  

Non ? Comment ça non ? Si, si, je veux sortir d’ici. Je sais quand même ce que je veux. Je jette un regard surpris à Featherstone. Pardon ? Plait-il ? C’est moi qu’elle veut voir ? Mais moi je ne veux pas la voir, ni elle, ni lui d’ailleurs. Je garde les yeux rivés sur eux, m’empêchant de régurgiter mon repas en voyant leur baiser. Voilà pourquoi je n’embrasse pas sur les lèvres. C’est dégueulasse. Et ce « chéri » dit comme ça… beurk, sérieusement… Et elle sait qu’il m’appelle comme ça parfois en mission ? Ce serait peut-être le moment de lui dire. Mais je ne sais pas pourquoi, je me tais, levant simplement les yeux au ciel. Sinon, les chiens, ça pisse sur leur territoire. C’est une idée, non ? Ah oui, et ça mord aussi… Si elle continue d’elle-même les métaphores canines que j’ai en stock pour elle. C’est moi qui vais la mordre, elle va le sentir passer.

Je fusille Zane du regard quand il obéi à sa maitresse comme un gentil toutou. Qu’il n’espère même pas m’approcher ou me parler parce que je l’éviscère sur place. Je croise les bras sur ma poitrine, l’invitant silencieusement à me dire ce qu’elle a à dire, histoire qu’on en finisse. Oh, parce qu’elle croit franchement qu’elle m’impressionne avec ses menaces ? J’ai tué un vainqueur des Hunger Games et elle pense réellement me faire peur ? Oh que non. Tout ce qu’elle parvient à faire, c’est à attiser encore un peu le feu qui gronde en moi. Ils sont vraiment ensemble. Mais est-ce qu’il le lui fait croire, ou est-ce que c’est vrai cette connerie ? Mission ou pas mission, elle me gave sévèrement celle-là.

« Si je tente quelque chose avec lui, ce ne sera pas avec mon bras ni avec ma tête. Quoiqu’il apprécie aussi… »

Est-ce que j’essaye de l’énerver ? Peut-être. Est-ce que c’est crétin de ma part ? Très certainement. Est-ce que je m’en contrefous ? Totalement. Par contre, je vire furieuse quand j’entends la suite. Non seulement il lui a balancé ce qu’il était, mais il m’a aussi mise dans la merde !

« Ce qu’il est ? Un lâche et un menteur ? »

Si tu savais comme je te déteste à cet instant précis, Zane Hamilton ! Et en plus elle l’a accompagné en mission ? Non mais je rêve ? Pincez-moi, faites quelque chose ! Est-ce que c’est vrai au moins, qu’elle n’a rien dit à personne ? C’est possible, parce qu’on aurait déjà eu les Pacificateurs sur le dos… Mais ils peuvent aussi attendre le meilleur moment pour nous atteindre…

« La différence entre toi et moi, c’est que je crois aux mêmes conneries que lui, comme tu dis. C’est un mec bien et juste, qui se bat pour l’égalité, pour venger son père, pour que des gens de notre âge n’aient plus à crever comme des chiens pour amuser le Capitole. T’es prête à construire quelque chose avec lui, avec ses idéaux ou tu veux l’en priver ? Est-ce que tu pourras dire adieu à tes rêves de gloire qui consistent en tuer des êtres humains ? Est-ce que tu pourras partager tes richesses, ou est-ce qu’il devra se plier à ta volonté ? »

Parce que c’est facile de dire qu’on accepte les gens… tant qu’on ne doit pas faire de projets avec ! Elle est dans le présent, elle veut tout, tout de suite, et je le comprends. Le seul point positif que je lui reconnais, c’est de ne pas vouloir qu’il arrive malheur à Zane. Visiblement, elle préfère s’en charger elle-même. Ce que je peux comprendre vu que moi aussi je n’’ai qu’une envie, c’est d’exploser la tronche de Joli Cœur. Etrangement, cette folle envie se reporte sur Channelle qui ose me comparer à ces saletés de Capitoliennes.

« Une poupée dont visiblement tu aimes manger les restes. »

Et là, c’est parti tout seul… Elle le met en danger, elle ose en plus remettre en cause ce que je serai prête à faire pour qu’il ne lui arrive rien en mission et en plus elle me rabaisse à ces femmes toutes peinturlurées, habillées comme je ne sais quoi, qui rient en regardant les morts des Jeux, qui jouent les innocentes dans un autre distr… Mon poing est parti d’un coup, tant pour la faire taire que pour m’empêcher de penser. Mais évidemment, elle le contre sans difficulté, avant de me faire une clé de bras et de me repousser. Si elle veut jouer… J’ai rien promis moi après tout.

Je fonce sur elle, mais mes coups rencontrent souvent ses avant-bras. Ce qui m’énerve en plus, c’est que je sens qu’elle se retient. Et ça me gonfle. Je recule, j’avance, je pare, parfois tant bien que mal.

« Qu’on soit claires toi et moi, je me serai sacrifiée pour lui. »

Je crois deviner une ouverture, mon poing vole mais au lieu de ça, je me retrouve sur le cul, à moitié sonnée. Je ne sais même pas où elle a frappé mais bordel, tout tourne autour de moi.

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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 12 Juil - 9:44





Pour ne plus souffrir ...




« Si je tente quelque chose avec lui, ce ne sera pas avec mon bras ni avec ma tête. Quoiqu’il apprécie aussi… »

Je serre les dents. Zaaaane, j’l’ai tuée, c’était un accident, tu m’en veux beaucoup ? Non parce que là, c’est ce qui va se produire. Mon poing aussi s’est serré, mais je continue à parler, tentant de penser à autre chose. Autre chose que ma main écrasant son crâne contre le mur. La violence résout tout, m’a-t-on appris.

« Ce qu’il est ? Un lâche et un menteur ? »

Je siffle entre mes dents

« Sur ce deuxième point, j’peux pas te contredire. »

Ouais, c’est un sale petit menteur. J’ai l’illusion de vouloir croire qu’il le fait par affection pour les gens à qui il tient, mais il faut être réaliste : il a ça dans le sang. J’ose espérer qu’il a pris ma menace au sérieux et que c’était son dernier mensonge.

« La différence entre toi et moi, c’est que je crois aux mêmes conneries que lui, comme tu dis. C’est un mec bien et juste, qui se bat pour l’égalité, pour venger son père, pour que des gens de notre âge n’aient plus à crever comme des chiens pour amuser le Capitole. T’es prête à construire quelque chose avec lui, avec ses idéaux ou tu veux l’en priver ? Est-ce que tu pourras dire adieu à tes rêves de gloire qui consistent en tuer des êtres humains ? Est-ce que tu pourras partager tes richesses, ou est-ce qu’il devra se plier à ta volonté ? »

Mes yeux s’écarquillent.

« Woaw, du calme, on n’est pas mariés. »

Punaise, ça m’a fichu un coup dans le ventre. Construire quelque chose avec lui ? Nan mais non. Qu’est-ce qu’elle raconte-là ?

« Qu’est-ce que ça peut te faire ? Je crois pas que ça te regarde. Je tiens à Zane. Son secret est en sécurité avec moi. Je le protégerais. C’est tout ce que t’as besoin de savoir. »

Si elle est son amie, comme Zane l’a décrit, cela devrait lui suffire. Je n’en reviens pas moi-même du calme dont je fais preuve alors que je n’ai qu’une envie : lui sauter à la gorge depuis que je l’ai vue. Pfff Zane, j’te préviens, ça va te retomber dessus plus tard.

« Une poupée dont visiblement tu aimes manger les restes. »

Mon sang ne fait qu’un tour. Je vais la tuer. J’essaye de me focaliser sur le fait que voilà, s’il a pas voulu la toucher, si c’est moi qu’il veut, y’a une raison. Mais ma propre raison me fait furieusement défaut. J’ai envie de lui arracher les yeux. Par chance, elle tente de me frapper. Je souris en évitant son coup. Si c’est elle qui a commencé et que je fais que me défendre … « C’est pas pour toi que j’ai peur … » Ouais, je sais, faut pas la tuer. Mais si j’l’abime un peu en voulant éviter ses coups, j’y peux rien. Je lui tort le bras en arrière et la pousse en avant. Je regrette un peu d’avoir dit à Zane que je la jouerais molo. On verrait si elle a toujours la langue aussi pendue avec un bras cassé. Allez Cha. Retiens-toi encore un peu. Si elle insiste, y’aura plus de promesse qui tienne. Il en a déjà brisé assez ; tu dois avoir un laisser passer pour une petite fois. Elle continue à m’attaquer. Je donne tout ce que je peux pour simplement encaisser gentiment, mais j’ai le poing qui me démange. C’est ce que me font les combats. A l’instant où on m’attaque, j’ai le sang qui pulse et le corps qui commande mon cerveau.

« Qu’on soit claires toi et moi, je me serai sacrifiée pour lui. »

Mon cœur s’accélère. Je ne sais pas bien à quoi c’est dû. D’une part, il y a cette jalousie qui me tord le ventre. Elle se serait sacrifiée pour lui. Pourquoi ? Pourquoi tu ferais ça si tu n’as pas de sentiments pour lui ? D’autre part, j’ai cette boule dans la gorge. Parce que je sais que c’est sans doute vrai. Parce que j’espère que Zane ne serait pas assez con pour faire la même chose. Parce que je ne peux décemment pas lui casser quoique ce soit, sachant que Zane va avoir besoin d’elle … Et que moi, je ne serais pas là.

Son poing vole vers moi pendant que je ne suis pas attentive. Merde. Je me baisse et mon poing s’enfonce par reflexe dans son ventre tandis que mon autre bras frappe son dos, la propulsant au sol. Oups. Reflexe. Mais bon sang, ça fait du bien. Je la regarde un instant avant de me retourner vers la table. Je vois la bouteille ; elle avait visiblement déjà commencé la soirée avant qu’on arrive. Je prends un verre dans le placard pour le poser à côté de celui, à moitié vide, qui s’y trouve déjà. Si je dois rester calme, je vais avoir besoin d’un verre. Je remplis le sien au passage et pivote vers elle, qui se frotte le dos.

« Moi aussi, je le ferais. »

Ouais. Moi aussi je me sacrifierais pour lui. J’ai déjà failli le faire une paire de fois, même si la raison m’échappe toujours. Même si j’ai lutté pour que ça ne soit pas le cas. Je la contourne et je pousse sur ses épaules pour la relever.

« Redresse toi, tu vas avoir la nausée. »

Je m’écarte et prend le verre en main. Je le descends cul sec. Bon sang Zane. Ce que tu me fais faire. Je te l’ai dit, que ça me faisait peur. C’est pire en vrai.

« Si ça peut te consoler, j’ai essayé de lutter, mais j’l’ai dans la peau, c’est comme ça. Si t’as un remède, je prends. »

Je me ressers un verre et je pousse le sien vers elle.

« Allez, bois. J’peux pas me battre contre toi. Même si j’en ai sacrément envie, j’peux pas. Parce que j’peux pas disparaître une semaine du Un sans me faire remarquer, et que j’veux pas laisser Zane partir tout seul, même si j’ai autant envie de le laisser partir avec toi que de me jeter du toit de la mairie. »

Et je descends un autre verre. J’suis déjà bien alcoolisée, mais bizarrement, c’est loin d’être assez pour discuter à bâtons rompu avec la gonzesse que j’ai retrouvé à poil chez Zane.



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 12 Juil - 13:25

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Brook : « C’est quoi ce délire ? »

Oui je sais calmes toi Brook, j'aimerais t'expliquer, je...je voudrais te dire ce qu'il se passe. J'avais pas prévu ça. Ça m'est tombé dessus, mais j'sais que tu en as rien à foutre, je le vois, là dans ton regard. Il me fait peur, pas parce que j'ai peur de toi, mais parce que j'ai peur de ce qu'il représente. T'as plus confiance c'est ça ? Je vois qu'il vaut mieux pas que je l'ouvre. T'as pas envie de m'écouter. Tu me hais, t'as besoin de rien dire, je le sens, je te connais. Là c'est pas comme quand on se prend la tête, et que je viens te chercher, que j'te pousse à bout pour qu'on fasse la paix. Là je sens que je t'entendrai pas me dire "Je tiens à mes cheveux" quand j'aurais ta tête entre mes mains pour te provoquer et faire fondre la glace d'une de nos engueulades. Non là c'est différent.

On se connait. J'arrive pas à parler, j'arrive pas à l'ouvrir et te dire que tout ce délire...c'était pas prémédité et que je suis pas en train de te trahir. Il faut que tu me fasses confiance, même si...moi même je dois faire confiance à Channelle. Et que de ce fait, tout ne dépend pas que de moi et de ce que je veux.

Brook : « Si vous voulez vous envoyer en l’air, je vous laisse la chambre. Mais ne faites pas trop de bruit, je dois dormir. »

Je baissais les yeux. C'est pas ça Brook. C'est...putain ça n'a rien à voir avec ça. Pourtant je le savais qu'elle disait ça juste pour se donner une contenance. J'aurais fait quoi moi à sa place ? Qu'est-ce que je venais de faire ? Pourquoi j'avais accepté, pourquoi j'avais cédé. C'était plus fou, plus dur que ce que je croyais. J'en pouvais plus.

Brook : « Désolée pour ce que t’as cru voir, mais ce n’est pas le nez que tu aurais dû lui péter si on avait fait quoi que ce soit ensemble. »

J'étais tendu, droit comme un piquet et mes poings étaient serrés. Je me contenais. Pas pour ne pas frapper, non ce n'était pas la colère qui me submergeait, c'était la panique. J'étais terrifié par ce qui pouvait se passer maintenant. Je voyais bien que Brook était au point de rupture, et qu'il en fallait peu pour qu'elle explose. Elle m'avait tué au 15 fois avec ses yeux qui me lançaient d'affreux éclairs. Je regardais Channelle, réagir à toutes ces remarques.

Brook : « Je vais pas rester finalement… »
Channelle : « Non ! »

Oh le bordel, oh le BORDEL ! Je fusillais Channelle du regard. Elle faisait quoi là ? Elle voulait m'achever ? Brook voulait partir. Elle... Laisses la partir bon sang. Je pouvais peut-être encore rattraper ça, la rejoindre dehors, parler. Je sais pas, mais j'pouvais peut-être encore faire quelque chose non ?

Channelle : « Non, justement c’est toi que je voulais voir. »

Mon regard quitta Brooklyn pour se reposer sur Channelle qui s'était rapprochée de moi. Elle déposa un baiser au coin de mes lèvres. Non non s'il te plait, ne fais pas ça...joues pas comme ça avec moi. Y'a rien qui peut me détendre là tout de suite. Même pas toi là cet instant. Un drame allait finir par arriver...

Channelle : « Laisse-nous entre filles chéri. »

Chéri ? J’arquais un sourcil. J'étais toujours tendu mais...je voyais ce qu'elle faisait. Enfin. C'était con hein, mais c'était un peu comme si c'était officiel. Non ? J'me faisais peut-être des films. Mais ce baiser là et ce "chéri" devant Brook. Devant ma meilleure amie - enfin pour l'instant - ça sonnait comme un truc officiel non ? C'était...comme si elle l'avouait ? J'étais plus qu'un jouet...qu'un plan cul. Non ? C'était pas ce qu'elle venait de dire ?

"Channelle, si te plait, fais pas de conneries..."

Channelle : « Promis, je la mords pas fort. »

Je fis une grimace. Rigoles pas avec ça. Tu me demandes de vous laissez...alors ne m'inquiètes pas. Je n'ai pas envie de rire. Y'a rien de marrant là pour moi. C'est une épreuve, bien plus dure que celle qu'on subit pour rentrer chez les rebelles, bien plus que les entrainements où on doit apprendre à se taire. Ceux où on est en simulation de capture et où on doit serrer les dents face aux ennemis. Celle où on doit taire le 13. Celle où on souffre en silence, celle qui nous apprend à encaisser. Là j'ai l'impression d'être coupé en deux. Littéralement. La raison, le cœur. L'amitié, l'amour. La fierté, l'honneur. J'étais en train de voler en éclat.

Ce n'était pas franchement Channelle qui finit par me convaincre de partir, c'était le regard de Brook. Il ne valait mieux pas que je reste là en fait. Elle ne disait rien, mais ses yeux étaient plus parlant que des mots. Plus terrifiant. Si je restais, je ne faisais qu’aggraver la situation. Si elle me voyait toujours. Autant l'une que l'autre, elles voudraient me faire du mal aussi. Et elles étaient capable de faire du mal en se faisant du mal entre elles. OK, j'allais faire un test. J'allais les laisser, j'allais leur faire confiance. Avec la seule miette de courage qu'il me restait, je traversais la pièce pour claquer la porte de la chambre derrière moi.

Je plaquais mon dos contre la porte et je me laissais glisser. Je me laissais aller. Je venais de sceller mon destin. Au choix : tout ce qui allait se passer serait un putain de coup de théâtre et tout finirait bien. Au pire, je perdais tout. Absolument tout. Tout...TOUT.

Les larmes arrivèrent toutes seules pour couler le long de mes joues. En fait ça allait être un carnage, je le savais. Je connais Brook, je connaissais Channelle. Aucune d'elles se laisseraient berner par l'autre. Aucune d'elles ne cèderaient à l'autre. Aucune d'elles rabaisseraient sa fierté, se laisseraient marcher dessus. Et si ça en venait aux mains, y'avait aucune chance pour Brook, comme il y en aurait pas pour moi.

Fallait être réaliste. En fait...c'était la fin. J'avais plus qu'à attendre qu'on vienne me chercher. J'avais plus trop d'option en fait. Si ça clashait, si Channelle tuait Brook...je pourrais pas. Je pourrais plus. Avec tout l'amour que j'avais pour elle. J'pourrais plus. Pas forcément pour elle. Mais moi, je serais plus personne. Je serais plus rien. Et si il m'était impensable de me dénoncer aux Pacificateurs, j'avais pas d'autre choix que de retourner au 13 avec le corps de Brook, et de leur dire. Leur dire que c'était moi, que j'étais responsable de ça, et que j'étais un traitre. Valait mieux que je crève sous leurs mains. Et s'ils y arrivaient pas eux même, ils me fileraient une mission suicide, j'les connaissais.
Dans le cas contraire, si c'était l'inverse, j'irai chez Kyle porter le corps de Channelle. Il saurait me faire souffrir à la hauteur de ce que je méritais.

Les larmes ne se calmaient pas. Elles coulaient toutes seules, sans rien de plus, parce qu'il n'y avait pas un seul son qui était capable de se dégageait de moi. Aucun sanglot, aucun pleurs. Juste un creux. Je me sentais vide. Je ressentais plus rien. Pas de colère, pas de peur. Rien. C'était un néant émotionnel. J'avais trop lutté pour en arriver là. Le point de non retour. On y était.

Brook : « Ce qu’il est ? Un lâche et un menteur ? »
Channelle : « Sur ce deuxième point, j’peux pas te contredire. »

J'entendais des brides de conversation quand elles haussaient un peu leur voix. Vous n'imaginez même pas comment on pouvait se sentir dans des moments pareil. Les deux filles, non...les deux personnes qu'on aimait le plus au monde étaient les plus opposées aussi. Ça ne pouvait pas bien se passait, j'aurai du le savoir. Mais je voulais leur faire confiance. Seulement y'avait un point dont je n'avais pas assez réfléchit avant de faire cette connerie. Le point c'était moi.

Si tout se passait mal, c'était par manque de confiance en moi. Brook pourrait faire des efforts, ou je sais pas quoi, Channelle aussi. Mais si elles n'avaient plus confiance en moi...là c'était terminé. Elles ne feraient aucun effort. Si elles me rejetaient l'une et l'autre, elles rejetteraient tout le monde.

Brook : « ...Est-ce que tu pourras dire adieu à tes rêves de gloire qui consistent en tuer des êtres humains ? Est-ce que tu pourras partager tes richesses, ou est-ce qu’il devra se plier à ta volonté ? »
Channelle : « Woaw, du calme, on n’est pas mariés. Qu’est-ce que ça peut te faire ? Je crois pas que ça te regarde. Je tiens à Zane. Son secret est en sécurité avec moi. Je le protégerais. C’est tout ce que t’as besoin de savoir. »

Rien ne me rassurait. Rien, même si ce que disait Channelle devrait le faire, devrait même rassurer Brook. Non... J'étais pas en état de trouver ça touchant ou rassurant. Plus tard peut-être. Mais il n'y aurait peut être pas de suite, pas de "plus tard".

Channelle : « ...t’as pas l’air bien plus combative qu’une petite poupée du Capitole. »
Brook : « Une poupée dont visiblement tu aimes manger les restes. »

PUTAIN BROOK ! PUTAIN ça va tourner mal. Je me redressais. Prêt à intervenir. Ça allait péter, je pouvais sentir toute l'électricité qui prenait possession de la pièce derrière moi. Elles avaient toutes les deux du caractère. Du répondant. Toutes les deux elles pouvaient se montrer impulsive. Ça allait être à celle qui aurait le dernier mot, juste avant de se foutre sur la gueule. Ma main était posée sur la poignet. J'allais pas non plus rester là sans broncher.

Brook : « Qu’on soit claires toi et moi, je me serai sacrifiée pour lui. »

Moi aussi Brook, moi aussi... Puis j'entendis des bruits de lutte. Ma main trembla sur la poignet. Maintenant ? Pas maintenant ? Tout se passa très vite, mais pas assez dans ma tête, et au moment ou j'ouvris la porte, Channelle cogna Brook et l'envoya au sol sans cérémonie. Mon cœur se serra avant de reprendre ses battements de manière rapide. C'était un peu comme si j'avais reçu le coup à sa place. Putain Brook, je suis désolé. Je ne voulais pas ça. Je regardais Channelle bougeait, je ne la laisserais pas faire, je ne la laisserais pas poser la main une seule fois de plus sur elle. Ça valait pour l'une comme pour l'autre. J'étais responsable de tout ça, je devais être le seul à payer. Je...c'était moi qui l'avait amené ici. Brook n'avait rien demandé et elle se faisait mettre au tapis. Non...hors de question ! Mais Channelle évita Brook pour aller se servir un verre.

Channelle : « Moi aussi, je le ferais. »

Je ne bougeais pas. Observant ce qui était en train de se passer. Brook était pas assez folle pour répliquer. Hein ? Elle en avait pas la carrure. Je priais pour qu'elle en prenne conscience et qu'elle ne réponde pas aux coups. Je retins mon souffle un instant, Channelle se dirigeait vers elle pour la relever.

Channelle : « Redresse toi, tu vas avoir la nausée. »

Elle lui tendit un verre. Mon cœur se calma petit à petit. Ce que j'étais en train de voir était plus qu'étonnant. Alors elle faisait un effort. Surhumain, mais elle le faisait. Pour moi, clairement c'était pour moi tout ça. Certainement pas pour elle. Rien ne l’obligeait à faire ça, à être...sympa.

Channelle : « Si ça peut te consoler, j’ai essayé de lutter, mais j’l’ai dans la peau, c’est comme ça. Si t’as un remède, je prends. »

Mon visage s'affaissa sous cette confidence. Ça faisait autant de bien que de mal. J'étais comme un poison en fait. Un truc mortel dont les gens qui me côtoyaient cherchaient un remède. Brook en avait-elle un ? Est-ce que je voulais vraiment le savoir ? Non...non pas vraiment. C'était trop pour moi. Le pire était passé non ? Non ? Tant pis. J'pouvais pas. J'pouvais plus. Je me dirigeais vers la porte arrière sans qu'elles me voient. Je m'arrêtais une seconde avant de partir.

Channelle : « Allez, bois. J’peux pas me battre contre toi. Même si j’en ai sacrément envie, j’peux pas. »

Le pire était derrière... Je claquais la porte bruyamment et je partis en courant. Il me fallait courir, encore et encore, jusqu'au bar. Là où il y aurait encore peut-être le petit connard de tout à l'heure. Lui j'pouvais le cogner non ? Je pouvais déverser ma rage contre sa sale gueule de Carrière ? Ou peut-être que j'allais lui proposer un verre ? Ouai, c'était à la mode en ce moment ! Et puis on verra sur place. Ça me ferait pas de mal de me mettre la tête pour oublier cette soirée. En cognant ou en buvant. Je voulais tout oublier en fait... Même m'oublier moi même. Je manquerais à qui ? C'était peut-être ça le remède ?

FICHE PAR DITA | EPICODE
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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 12 Juil - 14:55




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

Pas mariés, encore heureux qu’ils ne sont pas mariés… Qui se marie dans ce monde ? oui, bon, beaucoup de monde. En plus je n’aime pas trop ce mot en ce moment « mariage »… Mais merde à la fin, ils ne pensent donc à rien ces deux-là ? C’est quand même un comble que ce soit moi qui les oblige à se poser la question de l’avenir alors que ce sont eux qui me sortent leur grand blabla sur l’amour ! C’est quand même censé être ça, aimer quelqu’un, non ? Vouloir partager l’avenir  avec l’autre. Enfin, c’est ce que mes parents disaient, que leur misère importait peu puisqu’ils étaient ensemble, et avec nous. Alors quoi ? Ils sont prêts à tout risqué sans savoir s’ils se supporteront demain ? Mais c’est du grand n’importe quoi !

« Le truc, si tu veux mon avis, c’est qu’il s’en fout que son secret soit gardé si tu le brises lui. »

Et c’est là, Zane, c’est exactement là que tu merdes ! T’aurais pas pu te choisir une gentille petite nana qui ne soit pas une mission ? Ce qui me fait surtout mal, c’est que j’ai perdu mon ami. Parce que tout reposait sur la confiance, et que je devrais faire confiance à une Carrière. Et ça… c’est trop m’en demander. Surtout ce genre-là de Carrière. Surtout quand on m’insulte comme elle le fait. Toutefois, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve le souffle coupé par terre, songeant encore douloureusement que Blake n’avait vraiment aucune chance dans l’arène. Comment est-ce que des gamins de notre district s’en sortent face à des surentrainés pareils ? Bon, certains s’en tirent, j’en ai la preuve vivante, mais ce ne serait certainement pas sur mes muscles que j’aurais pu compter si j’avais été tirée au sort pour l’Expiation. Il faut vraiment que je m’entraine, il n’y a pas. Juste pour le plaisir de lui en coller une. Putain, ça fait mal. Et dans le corps et pour l’orgueil.

Une Carrière prête à se sacrifier ? Ouais, c’est dans leur gènes remarquez, c’est chez eux qu’on compte le plus de volontaires lors des Moissons. Est-ce qu’elle est sincère au moins ? Je ronchonne alors qu’elle me pousse…  Je l’ai déjà la nausée. Elle l’a dans la peau hein…  C’est si difficile que ça d’oublier quelqu’un et de se dire « aujourd’hui je lui dis non et c’est fini ? »… Bon, sans commentaire. Mais j’ai proposé de la datura à Melvil il y a plusieurs semaines, je peux leur en donner aussi…

« Si on le tue, ça règlera le problème… »

Une proposition comme une autre non ? Je fais quelques pas pénibles vers le canapé alors que mes côtes me font foutrement mal. J’attrape le verre qu’elle me tend, l’avalant d’une traite tout en l’écoutant. Un rire nerveux m’échappe en imaginant son dilemme.

« On a l’habitude de bosser à deux. Et ça marche bien parce qu’on est ami et qu’on se connait. Il n’y a pas de gêne entre nous, ça peut t’énerver mais c’est ce qui nous sauve la vie à chaque fois. »

Je lui tends mon verre pour qu’elle me resserve, je vais avoir besoin de tout l’alcool du monde si je dois supporter cette situation. J’arque un sourcil en entendant la porte claquer. Ça, c’est Zane qui sort. Sauf que cette fois, je ne vais pas courir et rattraper l’une des personnes qui comptent le plus pour moi. Parce que pour une raison complètement illogique, son point de retour est ici, face à moi.

« Il va revenir », dis-je calmement à Channelle. « Je ne sais pas ce que tu sais exactement de moi, mais foutue pour foutue… j’ai plus personne. Mon frère est mort dans les jeux, plus de parents. J’dis pas ça pour te faire pleurer, rassure-toi, mais y a que deux personnes qui comptent autant qu’eux pour moi aujourd’hui et dont j’ai besoin. Zane est l’une des deux. »

C’est marrant d’ailleurs, parce que je ne les considère pas de la même façon, ces deux personnes. Elles ne me font pas mal de la même façon. J’avale de nouveau mon verre d’une traite.

« Tu ne vas pas aimer du tout ce que je vais dire, mais je crois que clairement, on ne sera pas les meilleures amies du monde. Zane est mon ami et si je couchais avec lui c’est parce que… J’sais pas, tu n’as pas un partenaire pour les entrainements ? Quelqu’un avec qui tu sais que tu peux foirer, être mauvaise, ne pas être jolie ou dire cash ce que tu veux et ce que tu penses sans risquer de le froisser ? Parce que j’ai ça avec lui. Y a pas de sentiments amoureux et rassure-toi, il n’y a plus de risque qu’on se touche lui et moi. Mais c’était ça. Un jeu où on pouvait être minable ou égoïste sans que ça influe sur le reste, un moyen de se détendre quand t’as l’impression que tout merde autour de toi. »

Et pourquoi je la rassure ? Je devrais lui balancer un milliard de saloperies pour qu’elle le quitte avec pertes et fracas. Surtout qu’en plus, je n’ai même pas eu droit à ce moment de détente quand je suis allée le voir alors que tout s’appliquait à foirer autour de moi.

« Je ne comprends pas comment il peut renoncer à quelque chose d’aussi important que la vengeance et me demander de mentir à ceux qui se sont occupés de moi… »

Que la vengeance d’une part, mais aussi qu’une mission. Parce que c’est ce qu’elle est à l’origine. C’est déjà le deuxième à vouloir s’écarter de sa mission originelle. Et le pire, c’est que j’ai déjà aidé le premier, et précisément dans le but de l’écarter de l’objet de sa mission. Et là… Là il faudrait que je mente pour qu’ils restent ensemble… Je suis prise d’un rire nerveux, avant de me resservir encore. Elle doit me prendre pour une folle. Je bois en riant.

« Les mecs sont vraiment de sacrés cons. Et nous on est encore plus connes de vouloir les protéger. »

Peut-être le seul point commun que je reconnaitrais entre une D1 et une D12. C’est peut-être moi qui vais me faire une cure de datura pour oublier tout ça.

BY .SOULMATES

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★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
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May the odds be ever in your favor
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mer 13 Juil - 10:10





Pour ne plus souffrir ...




« Le truc, si tu veux mon avis, c’est qu’il s’en fout que son secret soit gardé si tu le brises lui. »

Je me retins de rire. La vérité, c’était que c’était Zane qui m’avait brisée. Bien plus de fois que je ne l’avais brisé lui. Mais ça, ça ne la regardait pas. En réalité, ça ne regardait personne, sauf Zane. Ce n’était pas le genre de choses que j’aimais dire, mais il le savait. Il savait qu’il m’avait brisé, et il savait que j’avais peur qu’il recommence. Mais actuellement, ça n’avait pas d’importance. Je l’aidais à se relever, lui avouant que c’était compliqué pour moi aussi.

« Si on le tue, ça règlera le problème… »

Je souris malgré moi.

« J’te laisse l’honneur. Tu sais il … Il m’a pas emmené en mission volontairement. Je me promenais dans le district, et je suis tombée sur son … Votre collègue. Mort, dans la rue. Il portait les vêtements de Zane. Et j’ai cru que … J’ai cru que c’était lui. Zane. J’étais en état de … Bref, disons qu’il a été obligé de m’emmener. »

Elle se dirigea vers le canapé et attrapa le verre que je lui tendais avant de s’installer dedans.

« On a l’habitude de bosser à deux. Et ça marche bien parce qu’on est ami et qu’on se connait. Il n’y a pas de gêne entre nous, ça peut t’énerver mais c’est ce qui nous sauve la vie à chaque fois. »

Je lui resservis un verre. Bien sûr que ça m’énervait. J’avais été aux premières loges de ce que « pas de gêne » voulait dire. Et aussi fort que j’aurais aimé ne pas être jalouse, parce que je luttais toujours avec l’idée d’avoir des sentiments pour lui, la vérité était là : j’aurais pu la tuer quand je l’avais vue en serviette chez lui. Et j’aurais pu le tuer, lui aussi. Je pivotai en entendant la porte claquer. Il était parti. Tant mieux, quelque part. Non ? Je ne savais pas trop. J’avais peur de ce qu’il allait faire. Je soufflais en passant ma main dans mes cheveux.

« Putain … J’espère qu’il va pas faire de connerie. »

Je me doutais qu’il avait besoin de se défouler. J’espérais franchement qu’il ne pensait pas à des trucs débiles, comme à Paolo par exemple. Mais franchement, j’avais assez de soucis sur mon assiette pour l’instant.

« Il va revenir. »

J’acquiesçai. Ouais, parce que tu sais pas où il va. J’espère que moi non plus …

« Je ne sais pas ce que tu sais exactement de moi, mais foutue pour foutue… j’ai plus personne. Mon frère est mort dans les jeux, plus de parents. J’dis pas ça pour te faire pleurer, rassure-toi, mais y a que deux personnes qui comptent autant qu’eux pour moi aujourd’hui et dont j’ai besoin. Zane est l’une des deux. »

Je la fixai en nous resservant un verre à toutes les deux. A ce rythme, y’aura bientôt plus une seule goutte d’alcool chez Zane. Dans un sens, ça me rassurait. Elle se battait peut-être très mal, mais elle tenait à Zane. Ca me rassurait à moitié de savoir ça. De savoir que Zane avait quelqu’un avec lui qui serait prêt à tout pour le maintenir en vie. A moitié seulement, parce qu’elle pouvait dire ce qu’elle voulait, mais ça ressemblait quand même à des sentiments. Des choses que j’aurais pu dire de Sélène ou de Kyle, mais jusqu’à preuve du contraire, Zane était pas son frère.

« Tu ne vas pas aimer du tout ce que je vais dire, mais je crois que clairement, on ne sera pas les meilleures amies du monde. Zane est mon ami et si je couchais avec lui c’est parce que… J’sais pas, tu n’as pas un partenaire pour les entrainements ? Quelqu’un avec qui tu sais que tu peux foirer, être mauvaise, ne pas être jolie ou dire cash ce que tu veux et ce que tu penses sans risquer de le froisser ? Parce que j’ai ça avec lui. Y a pas de sentiments amoureux et rassure-toi, il n’y a plus de risque qu’on se touche lui et moi. Mais c’était ça. Un jeu où on pouvait être minable ou égoïste sans que ça influe sur le reste, un moyen de se détendre quand t’as l’impression que tout merde autour de toi. »

Je la fixai. Franchement, ça ressemblait un peu à ce que j’avais avec … Avec Nate. Mais différent quand même. Parce que … Déjà, je foirais jamais. J’étais jamais mauvaise. Et j’étais toujours jolie. Ah, ça et … Tout ne merdait pas autour de moi, en tout cas pas jusqu’aux Hunger Games. « Il n’y a plus de risque qu’on se touche lui et moi ». Pas que je la croyais sur parole, mais ça aussi, ça me rassurait un peu.

« J’suis de retour chez les carrières depuis hier seulement. J’devais participer aux derniers jeux. Mais ma sœur m’a menacé d’y retourner avec moi, si j’y allais. Les autres m’ont fait un joli ravalement de façade, et mon frère a failli me tuer pour être restée. »

Je ne savais pas trop pourquoi je lui disais ça. C’était sans doute l’alcool, qui me déliait la langue. Parce que comme elle l’avait dit, on serait jamais copine, grand dieu non. J’avais juste envie de la frapper, mais de moins en moins. J’avais envie de rire. Je ne savais même pas pourquoi …

« Je ne comprends pas comment il peut renoncer à quelque chose d’aussi important que la vengeance et me demander de mentir à ceux qui se sont occupés de moi… »

Elle se mis à rire elle aussi.

« Les mecs sont vraiment de sacrés cons. Et nous on est encore plus connes de vouloir les protéger. »

Je nous resservi un nouveau verre en riant. C’était peut-être pas une bonne idée, mais c’était tout naturel. Je levai mon verre.

« Je bois à ça. »

Je descends mon verre cul sec et je veux en remettre un autre, mais la bouteille et vide. Je me lève pour aller vers le placard. Ca tourne vachement. J’en ouvre un ou deux avant de trouver une autre bouteille de je ne sais trop quoi.

« J’te ressers ? C’est Zane qui régale ! »

Et je nous remets un autre verre. C’est le combientième ? Je m’assois par terre, au pied du canapé de Brook.

« Tu sais, il a terminé sa mission. Il a rien trouvé. Il a fouillé ma maison pendant que je dormais … J’lai surpris. J’ai cru qu’il … »

Je pouffe de rire.

« J’ai cru qu’il cherchait le manuel pour réparer l’évier. Nan mais quelle conne … »

Je secoue la tête et nous ressert un verre.

« Après, il m’a quittée. Pis j’me suis fait éclatée par une demi-douzaine de carrière, et il m’a ramassée. Tu l’connais … Il peut pas résister à un p’tit cas désespéré … »

Je soupire, descend mon verre avant de nous en resservir un. Je pose mes bras sur l’accoudoir du canapé et pose ma tête dessus en la regardant. Elle est floue.

« Tu coucheras plus avec lui, hein ? »

Même dans ma tête, je me trouvais bizarre. Il fallait que j’arrête de nous resservir, et vite. Juste après celui-là, j’arrêtais.

« Si tu promets, j’t’apprends le mouvement qu’j’ai utilisé pour te mettre par terre tout-à-l’heure… »

Ma voix est chevrotante. Je dois me concentrer pour faire des phrases cohérentes.



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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mer 13 Juil - 13:55




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

C’est un beau bordel tout de même. Au moins, je suis soulagée sur un point : il ne l’a pas emmenée en mission comme ça. Ce n’est donc peut-être pas de la trahison caractérisée. Et elle, elle a eu peur. Les Carrières ont peur pour la vie des gens ? C’est possible ça ? Ils s’entrainent quand même toute leur vie dans le but d’aller se battre et de tuer des gens pour la gloire. Sans compter que s’ils devaient tous deux se retrouver dans l’arène, ils auraient dû s’entretuer. Ceci étant… moi aussi, et c’est une chose à laquelle je n’ai pas vraiment songée. Quant à ce que Zane pourrait faire maintenant… Il a déjà fait tellement de conneries qu’une de plus ne changera pas grand-chose. Je devrais peut-être lui courir après, mais contre toute attente, c’est avec elle, avec Channelle que j’ai envie de parler. Parce qu’elle au moins, elle parle franchement et avec des mots et des concepts que je comprends. Pas de grandes litanies sur l’amour et autres idioties. C’est peut-être pour ça que je peux lui parler cash de ce qu’on fait – ou faisait – avec Zane. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle en fasse autant. Bon, pas en ce qui concerne le sexe, mais sur sa vie de Carrière.

Et là, je dois dire que je suis un peu sur le cul. Symboliquement parlant cette fois. Les Carrières sont forgés pour se porter volontaire et aller dans l’arène, c’est comme ça. Un peu comme une mission du Treize, on suit les ordres, on s’exécute et fin de l’histoire. Je pensais que c’était encore plus simple pour eux, gentils moutons conditionnés pour agir de la sorte… Sauf que… ils ont aussi des liens de parentés, des liens qui comptent, des liens de protection. Sa sœur serait retournée dans l’arène pour veiller sur elle… ça me rappelle étrangement plusieurs choses. J’ai voulu moi aussi aller dans l’arène quand mon frère a été appelé. Melvil voulait descendre avec moi si jamais je devais prendre la place de Faye ou être tirée au sort. Elle ne s’est pas portée volontaire pour sa sœur… Elle a renoncé parce qu’elle ne voulait pas que sa sœur risque sa vie dans les Hunger Games. Les carrières sont vraiment capables de sentiments ? Bon, pas tous, vu ce qu’elle me raconte. Quelle bande de cons.

« J’ai le droit de dire que ton frère est un connard ? »

Remarquez, cet aspect-là des carrières ne me surprend pas. Je suis plutôt étonnée par le renoncement par … piété filiale. D’abord ça et elle accompagne un rebelle en mission. Rebelle dont elle garde le secret… Cette équation proprement illogique me colle un sacrée mal de crâne. Ou alors ce sont les effets de l’alcool qui commencent à se faire sentir ? Non, d’ailleurs, il me faut un nouveau verre pour tenter d’assimiler tout ça. Je ne comprends rien. Ni au renoncement de Zane, ni à sa volonté à elle de revenir chez les Carrières après tout ce qu’ils lui ont fait subir.

« Tu t’entraines juste pour rester en vie au cas où tu serais appelée ? »

Parce que je ne vois pas pourquoi elle se porterait volontaire. D’accord, cette fois sa sœur ne pourra plus la rejoindre et risquer quoi que ce soit, mais qu’aurait-elle à défendre ? C’est trop compliqué. Les hommes sont trop compliqués. Boire, en revanche, c’est beaucoup plus simple. Et au moins, on est d’accord elle et moi, ça se célèbre, non ? En guise de réponse, je lui tends mon verre. Combien il a de bouteilles ici ? Je sens le sang qui pulse dans mes tempes. Le mot « mission » me ramène à moitié à la réalité. Alors comme ça, elle sait ? Elle sait qu’elle n’était qu’une mission à l’origine. Ça ne devrait pas évoluer, une mission, c’est une mission, point… Je ne l’ai pas déjà pensé ça ?

« Zane plombier ? On tombe dans un mauvais cliché là… »

Je me penche pour gagner un nouveau verre.

« M’en parle pas. Le saint-patron des causes perdues. »

Et j’en connais d’autres hélas. Je reporte mon regard sur elle. Enfin, sur ce que je crois voir d’elle. C’est que du sexe avec Zane, je ne comprends pas où est le problème… Mais, j’arque un sourcil. Clairement, il ne fera plus rien avec moi, mais je peux gagner un truc de cette privation.

« Tu m’apprendrais vraiment ça ? »

Ça peut être bien d’apprendre deux-trois techniques de Carrières, non ? Parce que ce n’est pas mon fort le corps à corps. Je trinque dans son verre, en guise de promesse silencieuse, avant de me laisser glisser pour m’assoir à ses côtés. J’avale cul sec mon verre parce qu’il faut que j’arrive à formuler ma question.

« Pourquoi c’est… Enfin je veux dire, pourquoi c’est si énervant d’imaginer que l’autre se tape d’autres nanas ? J’parle en général hein… Je n’y comprends rien à tout ça. Laisse tomber. »

Un autre verre, c’est mieux. Parce que je suis censée la détester, pas parler de ça avec elle.

« Je me trouverai quelqu’un qui me repoussera pas. Mais laisse-moi le cogner une fois, juste pour clôturer officiellement le truc. »

Ça, j’ai le droit quand même… De toute façon, avec ou sans son accord, il s’en prendra une quand même.

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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Jeu 14 Juil - 11:42





Pour ne plus souffrir ...




« J’ai le droit de dire que ton frère est un connard ? »

Je soupire. Est-ce que ça vaut le coup de lui expliquer ? J’en sais rien. Zane essaye de comprendre, mais même lui peut pas.

« Ca lui arrive. Mais en vrai, c’est ma faute. J’l’ai déçu… T’sais, il s’est occupé de mon entrainement depuis dix ans. Il a mis tellement d’espoir en moi, c’est pas facile pour lui … Pis, il m’a quand même remise sur pied. Il est pas toujours si con.»

Je me demande comment j’en suis arrivée à me retrouver assise par terre, à discuter presque à bâtons rompu avec cette fille. L’alcool y est sans doute pour beaucoup, mais quand même. Quand je bois avec les carrières, j’leur balance pas ma vie.

« Tu t’entraines juste pour rester en vie au cas où tu serais appelée ? »

Je soupire à nouveau. Ca non plus, elle ne peut pas comprendre. Même Zane qui vit au D1 ne le comprend pas, j’m’attends pas à ce qu’une fille d’un district pauvre comprenne.

« On est pas appelé au Un. On est « choisi » par nos coachs pour se porter volontaire. Je m’entraîne parce que je vais être choisie. J’suis la meilleure là-bas, c’est clair que l’année prochaine c’est moi. J’sais que c’est bizarre pour vous … Mais c’est un honneur. De se porter volontaire pour éviter aux jeunes du district d’y aller. J’comprends pas que les autres districts fassent pas pareil. »

C’est vrai que ça m’a toujours travaillé. J’ai aucune idée d’à quoi ressemblent les autres districts, à part le Un, le Deux et le Quatre, que j’ai déjà vu en long en large et en travers pendant les échanges de carrières.

« Zane plombier ? On tombe dans un mauvais cliché là… »
« Naaaan sérieusement, il est plutôt bon, il a tout réparé chez moi. Franchement, il est doué, si jamais un jour t’as des problèmes de plomberie … »

J’avais dit ça très sincèrement, avant de me rendre compte du double sens éventuel de ce que j’avais dit. Je la regardais un instant, mes joues se soulevant doucement alors que je pouffais de rire comme une gamine. Bon sang Cha, c’est de Zane qu’on parle, du calme. Je lui proposais de lui apprendre le mouvement que j’avais effectué sur elle, si elle se tenait à distance de mon Zane.

« Tu m’apprendrais vraiment ça ? »
« Mais ouais, carrééément ! Faudrait juste que j’arrive à me remettre debout, attends … »

Mais au lieu de ça, c’est elle qui glisse à côté de moi sur le sol. Elle regarde son verre d’un air sérieux et je fronce le sourcil. Bah qu’est-ce qu’il y a ?

« Pourquoi c’est… Enfin je veux dire, pourquoi c’est si énervant d’imaginer que l’autre se tape d’autres nanas ? J’parle en général hein… Je n’y comprends rien à tout ça. Laisse tomber. »

Je bois mon verre et réfléchis. C’est une drôle de question, mais ça a du sens. Moi j’avoue qu’avant Zane, je me l’étais jamais posée.

« J’sais pas trop. Avant Zane, j’m’étais jamais posé la question. Ils pouvaient tous aller où ils voulaient, j’en avais fichtrement rien à fouttre. Et moi, j’peux te dire que j’allais où je vo… Fin bref, c’est pas le sujet. »

Ouais Cha, oublie pas que c’est quand même la copine de Zane, c’est pas forcément des infos qu’elle a besoin de savoir.

« Mais je sais pas, c’est dur à expliquer. J’veux pas le partager. T’as jamais eu quelqu’un que t’avais envie d’avoir juste pour toi, que ça te mettait en rogne de voir avec quelqu’un d’autre ? »

La conversation devenait trop déprimante. Je craquais pour un dernier, dernier dernier verre. Le dernier des derniers.

« Je me trouverai quelqu’un qui me repoussera pas. Mais laisse-moi le cogner une fois, juste pour clôturer officiellement le truc. »

Han, alors Zane l’avait vraiment repoussée ? Il était trop chouuu … Après, si elle voulait le frapper pour mettre un peu plus de distance entre eux, j’m’interposerais pas.

« Ouais, te gêne pas. Mais pas les dents. Zane a de jolies dents. »

Je l’observais quelques secondes en lui resservant un verre à elle aussi.

« Mais franchement, ça doit pas être dur à trouver, les mecs doivent pas te repousser souvent. Officiellement, j’suis obligée de dire que t’es moche, parce que voilà, mais en vrai, t’es plutôt pas mal. Moi si j’étais un gars, j’te repousserais pas. »

Bon, ça dérapait, même complétement saoule, j’arrivais à m’en apercevoir.

« Bon allez, on va pas non plus se brosser les cheveux là, faut qu’on arrête le blabla. »

Je tentai tant bien que mal de me redresser et de me mettre debout. Je galérais clairement à me tenir comme il faut, ça tanguait un peu. Je m’appuyais sur le fauteuil et tandis une main à Brook pour l’aider à se mettre debout aussi.

« Allez viens, j’t’apprends le mouvement, tu vas voir c’est faciiiiile… »

Je la lâchai et tanguais légèrement avant de me concentrer et de réussir à tenir sur mes jambes. Woaw. Mes mouvements n’étaient tout à coup plus si sûrs.

« En fait, t’as ton poing. Tu le monte en l’air comme ça l’autre en face pense que tu vas … Frapper au visage, comme ça, mais en fait non ! Quand il protège sa tête, tu descends ton poing coooomme ça. »

Ouais bon, là c’était clairement moins subtil que ce que j’avais fait tout à l’heure. Mais fallait bien décomposer le mouvement ? Je relève mon poing et le baisse vers elle sans la toucher, et je commence à mettre mon autre bras dans son dos, mais je m’arrête.

« Ensuite, il a le souffle coupé et tu mets ton bras dans son dos comme çaaaa aaah non attends, tu vas pas voir. Bon. Imagine que c’est ton dos. »

Je fais une figure assez improbable avec mon bras gauche pour simuler un dos et je lui montre avec mon bras droit le mouvement à faire sur le dos.

« T’as vu c’est toooout con. Vas-y, essaye sur moi. »

Bon, pas sûr que ça soit efficace vu son état et le mien. Mais on avait fait un marché, non ?


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Ven 15 Juil - 1:59




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

Un frère, ce n’est pas censé démonter sa sœur. Blake aurait castagné quiconque aurait tenté de lever la main sur moi, bien que je sois l’ainée. Ils ont vraiment une mentalité qui m’échappe totalement. Et même avec l’aide de l’alcool, je n’entends rien à leur logique. Par contre, celle qu’ils appliquent pour les moissons me taraude. Parce qu’elle n’est pas complètement idiote. C’est forcément l’alcool qui parle là. Mais il y a comme… une dimension sacrificielle, en mode « moi, plutôt que les autres ». Au moins, ils ne vivent pas dans la terreur, les parents ne sont pas tous dans l’angoisse permanente de savoir si leur enfant va être ou non envoyé dans l’arène.

« On ne fait pas pareil parce qu’on n’a pas le temps de s’entrainer. J’allais déjà dans les m… enfin je suivais mon père au travail, je n’avais même pas dix ans. Quand t’es occupée à survivre jour après jours, tu n’as pas vraiment l’esprit à ça. »

Mais ce n’était pas complètement idiot. Un sacrifié pour tous les autres. Voilà qui m’apporte un nouvel éclairage. Ils ne font donc pas tous ça pour la gloire… Enfin un peu, mais pas seulement. C’est perturbant. Tout comme ce qu’elle dit ensuite et qui fait que je la regarde avec une espèce de grimace sceptique avant d’hurler de rire.

« Nan, il veut plus siphonner mes tuyaux… »

Et je ris, je ris comme une débile, à m’en faire mal au ventre. Heureusement qu’elle embraye et change de sujet parce que j’aurai pu mourir sur cette image mentale. Au moins, la perspective d’apprendre un nouveau coup me remet un peu les idées en place, quelques minutes. Mais il y a quand même tellement de choses qui me chiffonnent. Comme ce besoin de monogamie. Elle sait que Zane est mon pote  et qu’il n’y aurait rien qu’un assouvissement de besoins naturels entre nous. On est loin d’un délire romantico-niais. Alors pourquoi c’est si gênant ? Je m’entends lui poser la question. Là, c’est bien la preuve que j’ai beaucoup trop bu ce soir. Jamais j’ai posé ce genre de question à qui que ce soit. Même à moi, d’ailleurs. Mais elle au moins, elle n’essaie pas de mentir ou d’enjoliver les choses pour me faire plaisir ou m’épargner. Elle parle cash, et j’aime ça. Je ne sais même pas pourquoi elle s’interrompt. Elle allait où elle voulait, et alors ? C’est bien un rare point sur lequel on est d’accord elle et moi. Et je n’ai pas une réputation de sainte qui me précède donc bon. Est-ce que j’ai déjà eu quelqu’un que je ne voulais pas partager ? Pourquoi elle me pose cette question elle ? C’est privé, ça ne la regarde pas ! On n’est pas copines que je sache ! Je bois un nouveau verre, constatant que la bouteille s’est drastiquement vidée.

« Peut-être… un peu… mais y a tout un contexte derrière. J’aimais pas l’autre fille, en plus. Et puis c’est pas « que pour moi », enfin y a même pas eu l’esquisse d’une éventuelle relation… »

Autre que physique. Merde. Tais-toi Brooklyn. Ou parle d’autres choses, des choses que tu maitrises. Voilà, comme cogner sur Zane. C’est bien ça, c’est structuré, aucun effet de surprise. Action-conséquence. En plus elle est d’accord, donc tout va bien.

« Et je suppose que tu seras pas d’accord pour que je vise nettement plus bas… Je trouverai. »

Oh. Mon verre est rempli ! Personne n’a jamais inventé le verre qui se remplit tout seul ? Parce que c’est un excellent concept à breveter en urgence.

« Nan mais… t’as jamais eu personne qui t’aie repoussée et que ça t’a vexée ? Zane, j’peux comprendre mais… Pff, t’as jamais dû connaitre ça toi, enfin si, quand Zane t’a « rejetée », mais visiblement y a des « sentiments » entre vous… »

Je ne suis pas sûre que ce que je viens de dire ait le moindre sens. En plus, elle, je pense qu’aucun mec normalement constitué lui dirait non. Ce n’est pas possible. Bon, en même temps, je ne vais pas mentir, ils ne sont pas nombreux ceux qui m’ont repoussée. Et je pourrai avoir qui je veux au Treize pour quelques heures. Mais ce n’est pas ce que je veux dire. Je ne sais pas dire, je ne suis pas douée pour les mots. Ah ! Merci ! Ne plus parler, un peu d’action, ça ça me plait. Le plus naïvement du monde, j’attrape sa main pour essayer de me remettre sur mes deux jambes. Mais je dois fermer les yeux quelques secondes, le temps que la terre arrête de tourner si vite.

« T’étais pas obligée de faire bouger le sol comme ça si c’était facile… »

Je bougonne, ça tourne vraiment et je me sens toute… molle. Oui c’est bizarre mais comme une poupée de chiffons. J’essaye de suivre la décomposition du mouvement, mais je dois cligner des yeux  plus d’une fois parce que c’est sacrément flou.

« J’ai rien compris. »

Non parce qu’il fallait 1) qu’elle arrête de tanguer et de se dédoubler, 2) qu’elle travaille ses mimes. Bon, de toute façon, mes professeurs disaient que je n’avais aucune aptitude pour la théorie. Ce qui n’est pas forcément faux, j’ai toujours eu besoin de manipuler et d’expérimenter pour comprendre.  J’m’en fiche, j’essaye. Je me cale tant bien que mal sur mes deux pieds, poings levés. Lever le poing et l’abaisser.

« Plus vite. »

Plus vite, plus vite, elle en a de bonnes elle. Je réessaye, avant de m’emmêler les pinceaux pour l’histoire du dos. Pas grave, on recommence. Je lui fais signe que je me concentre, et on reprend. Lever, baisser, passer dans le dos comme…

Et merde. J’éclate de rire, alors que je tombe lourdement au sol en l’entrainant dans ma chute. Et elle pèse quand même son poids en muscles, hein, parce qu’elle m’est bien tombée dessus. Quel beau spectacle, deux nanas au sol l’une sur l’autre et échevelée, riant comme des baleines saoules. J’ai une de mes mains sur son bassin alors que de l’autre je martèle le sol au rythme de mes éclats de rires. Ce n’est pas possible, c’est un merdier, je cause à la mission ratée de Zane, ils seront probablement morts tous les deux l’an prochain alors que moi je pourrai plus jamais aller dans l’arène, et on est là, à rire comme si tout était normal.

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Zane Hamilton
« Invité »


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Dim 17 Juil - 20:30

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
J'arrivais au bar déterminé. J'avais laissé le pire derrière moi. J'avais besoin d'autre chose, d'oublier. Je poussais la porte et mes yeux fouillaient déjà les lieux, notamment là où j'avais vu Channelle sur le bar plus tôt dans la soirée. Un flash s'imposa à moi. Horrible. Boire, il me fallait boire. En avançant je pris conscience qu'il n'y avait plus les abrutis de Carrières de tout à l'heure, du moins, il n'y avait plus l'ordure qui avait posé ses mains sur elle. Dommage, j'étais revenu ici presque que pour ça. Je m'appuyais au comptoir et commanda un verre d'alcool fort. Je sentis une main se posait sur moi et je fis volteface prêt à en découdre avec quiconque se trouvait derrière moi.

"Héé Zane, bon sang, ça fait des lustres que j't'ai pas vu ici. Qu'est-ce que tu foutais ? T'as rencontré une gonzesse c'est ça ?"

Edern ! C'était un de mes potes de "couverture". Un bon gars qui n'était plus éligible aux Hunger Games et qui en avait pas mal bavé avec les Pacificateurs. Il n'était pas rebelle, et je me demandais même s'il était au courant qu'ils existaient. Je n'abordais jamais ce genre de sujet avec lui. Je l'avais rencontré sur les travaux d'une maison. Il était bon dans tout ce qui était électricité. On buvait des verres ensembles, et il m'avait invité un jour chez lui pour rencontrer sa bande d'amis. J'avais bien accroché, c'était surtout sympa d'être un gars normal, avec des amis normaux.

"Mec ça va ? Qui t'a fait ça ? T'as la gueule défoncé ma parole ?!"

Je me mis à rire. Je secouais la tête et bu mon verre d'une traite. Je fis signe au barman de me resservir la même chose et d'en servir un à Edern.

"Ben justement c'est la fameuse gonzesse..."

"Ooh dur ! Aller à la tienne" On leva nos verres et on les vidait en même temps. Nouveau signe au serveur, pour deux verres chacun cette fois. On passa le reste de la soirée à boire et à refaire le monde. Un monde sans filles, sans jeux, sans rébellion. J'en avais oublié jusqu'à ma venue ici. C'était PAR-FAIT. C'était quand la dernière fois que j'avais rigolé comme ça ? J'me sentais saoul, juste assez pour qu'mes problèmes soient mis à l'écart quelques heures.

Notre détente fut écourtée par quelqu'un qui choppa Edern par les épaules et l'fis valdinguer sur le sol quelques mètres plus loin. Woh Woh Woh c'était quoi cette embrouille ? Je me relevais du tabouret, le faisant tomber dans la foulé. Et j'me dirigeais vers mon pote qui semblait paniqué en se trainant par terre.

"Tu m'dois 200 boules, tu comptais payer quand ?"

Je relevais Ed' qui s'confondait en excuse, promettant au mec qu'il allait le payer. Je levais mes yeux au ciel. Quel abrutis. Il disait qu'c'était qu'une question de jour. Blablablabla des conneries. La discussion devenait d'plus en plus animée et le gars en face n'avait pas l'air d'être un rigolo ou d'croire à son baratin. Tu parles, moi non plus et c'était mon pote... Pfff... J'essayais de détendre l’atmosphère. Mais je me fis rembarrer. Ok j'étais pas net ce soir, et mon humour était à chier, mais quand même...

"Ta gueule toi, on t'a pas causé, c'est pas ton problème... Dégages où tu en prends un !"

Minute minute...d'où tu m'cause comme ça toi ? Tu cherches la merde ! Attends j'arrive... Maintenant que j'ai bu, j'ai besoin d'ça. Casser des dents ! Je venais de m'interposer entre lui et Ed'. Je sentais que ça allait partir. Ma tête tournait, l'alcool et l'adrénaline ne faisaient pas bon ménage, mais tant pis. Je m'en fichais pas mal. J'esquivais un premier coup de poing. Pfiouu de justesse, mais j'avais encore de bons réflexes. Les gens autour de nous faisaient d'la place en vidant le bar un par un. Un deuxième coup parti et je me baissais cette fois, venant chercher son abdomen que je frappais à mon tour. Le mec recula et toussa. Haha ! Tu fais moins le malin hein ? J'penchais ma tête sur le côté. Alors quoi ? C'est tout c'que tu donnes ?

"J'crois que j'suis devenu ton problème maintenant..."

Il me fonça dessus et je relevais mon pied dans sa mâchoire. Maladroit, mais efficace. Il atterrit sur une table à côté. Trop facile, même quand le sol tanguait sous mes pieds. J'allais vers lui, bousculant au passage quelques chaises avec mes hanches et j'le choppais par les vêtements, puis j’abattis mon poing sur son visage, une fois, deux fois. Et quelqu'un me tira en arrière et je titubais me laissant emporter. QUOIIII BON SANNNNG !

"Zane arrêtes c'est bon, cassons nous, ils vont arriver."

Je me retournais vers Edern, puis vers le barman qui était entouré de ses serveurs. Ils nous faisaient signe de partir et vite. Sans plus attendre, j'quittais le bar au pas de course, suivi par Ed'.

"Putain mec, tu m'as sauvé la mise..."

J'voyais au loin les lumières des Pacificateurs qui entraient dans le bar. J'accélérais mon pas sans lui répondre. Ce mec cognait plus fort sur mon système que les cm3 d'alcool que je venais d'me faire.

"T'as appris où à cogner comme ça ? C'était...magique !"

"Ta gueule !" J'me retournais et j'le chopais par le col et approchais son visage du mien. Il venait de risquer ma couverture. Bon OK, c'était moi qui m'étais jeté sur l'autre, mais quand même. S'il était pas aussi con.

"La ferme ! Quand on fait dans l'embrouille et la magouille, on s'assure pour avoir les couilles de riposter. T'as vraiment rien dans l'crâne ?"

Ses mains tombèrent le long de son corps, il était choqué par ma réaction.

"J'serais pas toujours là pour t'sauver "la mise". Soit tu arrêtes tes conneries, soit t'apprends à te battre. T'as pas le choix, c'est la jungle ici. Soit tu t'ranges, soit tu assumes tes merdes !"

Je me doutais depuis pas mal de temps qu'il faisait des sortes de paris sur les Jeux. Mais j'pensais qu'il était en mesure de se défendre et d'assurer ses arrières, autrement que par la parole. Il avait balbutié des excuses d'un autre monde tout à l'heure de l'bar, pas capable d'se lever et d’étaler le mec tout seul.

Assumer ses conneries, voilà c'que j'allais faire. Il fallait que je rentre. Que j'affronte Brook et Channelle. J'pouvais pas faire la leçon à Ed' et fuir de mon côté avec des excuses tout aussi merdique. Je le repoussais en le relâchant de mon étreinte.

"Rentres chez toi, fais l'mort, et réfléchis à cette soirée. Quand t'auras dessaoulé tu prendras une décision. Et démerdes toi pour trouver l'argent, parce que vu c'qui vient d'se passer, t'auras même des intérêts à payer !"

J'étais beau de dire ça, avec mes verres au fond de l'estomac. J'étais pas sûr d'avoir l'esprit assez clair. Il ne devait pas l'être puisque j'revenais tout droit, sans détours, vers centre de l'enfer que j'avais quitté quand j'étais encore sobre. Tant pis, j'étais lancé à présent. J'allais lui dire là, à cette gonzesse qui m'avait explosé le nez, que j'l'aimais et puis c'était comme ça, elle y pouvait rien, pas même Brook. Ouai j'allais lui compter l'amour à celle là, toujours à faire la gueule. J'allais lui expliquais ce que c'était d'aimerrrr ! D'pas vouloir être qu'un cul bordel !

Elles savaient rien ces deux là ! "Ouai j'ai des sentiments mais tu vois Zane, j'peux pas, trop dur, ouin ouin !" Putain mais c'était pas à moi d'faire ça ! J'étais pas un romantique où j'sais pas quoi. Et Brook "Ouai t'es trop con, tu m'déçois, une Carrière, ouai non franchement t'es plus mon copain ! La mission, la mission..." Bon sang, j'étais entouré de deux coincés de l'amour. Comme si on avait besoin d'ça, de repousser l'amour. Comme si dans c'monde pourri on avait le luxe de le faire ? J'allais leur dire, leur faire entendre ! Fallait prendre la vie comme elle venait. Et ouai j'étais tombé amoureux d'la fille du meurtrier de mon père, et alors ? C'était pas elle qui l'avait étranglé de ses mains si ? J'avais droit d'l'aimer non ? J'allais les faire s'assoir chacune d'un côté du canapé, et j'allais leur prouver qui avait raison ici. Ouai c'était un bon plan ! Sponsorisé par Old Bushmills, mais un plan quand même.

J'arrivais devant la maison et je m'appuyais contre le mur qui s'était rapproché dangereusement de moi en quelques secondes. J'étais plus vraiment sûr de c'que je faisais. Mais j'ouvris quand même la porte avec une certaine appréhension. J'avoue, la trouille de voir une scène de baston, avec du sang, des meubles cassés. Au lieu de ça, je me stoppais net à l'entrée du salon. Channelle était sur Brook, et elle étaient toutes les deux mortes de rire. Je sentis le malte me descendre jusque dans les orteils. Je regardais autour de moi, pas un meuble n'avait bougé de place, en revanche, y'avait deux verres au sol accompagné de bouteilles qu'elles avaient très certainement vidé.

"Faut pas vous gênez surtout ! Tapez dans mes réserves allez y, j'dirais rien !"

Elles percutèrent enfin mon arrivée, et Channelle se leva d'un bond et s'rua sur moi. Je fis un pas en arrière, parce que j'savais pas trop c'qui allait me tomber sur le coin de la gueule. Mais en réalité, elle me sauta au cou et fini par m'embrasser fougueusement.




Elle puait l'alcool, mais moi aussi... Mes yeux restèrent écarquillés. J'savais pas trop ce qui était en train de se passer. Brook se releva et resta plantée là à nous regarder. Okaayyy non, c'était trop étrange, je repoussais Channelle difficilement, oui parce qu'elle était bien accrochée. Elle était bourrée, j'avais saisis. Brook devait être dans un d'ces états aussi...

"J'peux savoir c'qui se passe ici ? J'vous quitte en train de vous taper dessus, et maintenant vous faite du yoga sur mon tapis ?"

Mais Channelle m'ordonne d'me taire et me saisit par la taille. Elle m'embrassa de nouveau et ses mains s'faisaient de plus en plus insistantes, frôlant mes parties sensibles. J'frissonais. J'étais pas à l'aise. J'comprenais plus rien, l'alcool brouillé mes réflexions, et mes pensées les plus censées. Elle m'attira avec elle vers le canapé, j'la suivais en trainant du pied. Elle commençait à m'chauffer sérieusement, pas dans le sens qu'elle m'énervait, non, dans l'sens qu'elle m'excitait. Mais pourtant, y'avait toujours un soucis. Et c'était Brook. Je dégageais la tête de Channelle de la mienne, l'écartant de mes lèvres.

"Cha, qu'est-ce-qu'tu fous ?" Je regardais Brook. J'ne savais pas trop décrypter son visage, ou ses émotions, mais ses yeux brillants me confirmaient bien qu'elle avait forcé sur l'alcool.
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Sam 23 Juil - 17:15





Pour ne plus souffrir ...





« Peut-être… un peu… mais y a tout un contexte derrière. J’aimais pas l’autre fille, en plus. Et puis c’est pas « que pour moi », enfin y a même pas eu l’esquisse d’une éventuelle relation… »

J’haussais un sourcil. Je devais l’avouer, j’avais toujours été assez friande des petits potins. Mais elle n’était visiblement pas de ce district ; c’était toujours moins intéressant quand on ne connaissait pas les intéressés, aussi je ne creusais pas trop le sujet.

« Et je suppose que tu seras pas d’accord pour que je vise nettement plus bas… Je trouverai. »

J’haussais les épaules. Je n’allais pas dire la vérité ? Que pour ce soir, j’avais déjà eu ma dose et que tant que ça serait pas permanent …

« En vrai, si tu pouvais t’assurer qu’il soit inapte pendant une semaine ou deux, ça rendrait ça vachement plus facile de lui faire confiance quand il sera pas là. »

Et ouais, t’as vu comme j’ai confiance en lui ? J’peux même le tenir pendant que tu l’émascules si tu veux.

« Nan mais… t’as jamais eu personne qui t’aie repoussée et que ça t’a vexée ? Zane, j’peux comprendre mais… Pff, t’as jamais dû connaitre ça toi, enfin si, quand Zane t’a « rejetée », mais visiblement y a des « sentiments » entre vous… »

Nouveau moment de réflexion. Repoussée … Non. Pas vraiment, pas longtemps. Un peu au début parfois, mais y’a un moment, les hommes sont ce qu’ils sont.

« Bouarf, les hommes sont des machines. Ca te repousse au début, mais avec un peu de persévérance, une fois qu’ils ont embrayés ça te repousse plus tant que ça. »

Je repensais à mon début de soirée. Paolo avait embrayé. Zane aussi. Finalement, il suffisait de les mettre en route, non ? Je relevais Brook et lui expliquait la position. Elle me lança un regard vide. Bah quoi ?

« J’ai rien compris. »

Ah. Bon, ça va aller. Je lui réexpliquais une fois avant qu’elle ne passe à la tentative d’application. Le début ne se passa pas trop mal, même si je sentais bien que, même sans qu’elle me touche, je tenais difficilement sur mes jambes. Elle finit par me percuter et tomber sur le sol, m’entraînant dans sa chute. Ouais, c’était une technique comme une autre. J’écarquillais les yeux quelques secondes avant de l’entendre éclater de rire. Ce fut communicatif dans la seconde. J’explosais à mon tour et me retournant sur le dos, toujours à moitié sur Brook. J’allais te l’écraser et te la casser, surtout qu’elle n’était pas bien épaisse. J’essayais de balbutier deux ou trois conneries, mais mes paroles mourraient toujours entre deux éclats de rire qui ne semblaient plus vouloir s’arrêter.

« Faut pas vous gênez surtout ! Tapez dans mes réserves allez-y, j'dirais rien ! »

Zane. Je ne l’avais même pas entendu arriver. Je redressais ma tête pour confirmer que c’était bien lui. Je me relevais intégralement et me précipitai vers lui.

« Zaaaaaaane t’es rentrééééé. »

Bah ouais, en fait c’est chez lui, tu voulais qu’il aille où ? Je ne remarquais même pas son petit mouvement de recul lorsque j’enroulais mes bras autour de son cou pour l’embrasser. Je ne remarquais pas non plus qu’il puait l’alcool, on avait dépassé ce stade. Au lieu de ça je l’embrassais encore et encore avec fougue. Je sentis à peine qu’il me repoussait, tentant de rester accrochée à ses lèvres jusqu’à ce que je sois trop loin.

« J'peux savoir c'qui se passe ici ? J'vous quitte en train de vous taper dessus, et maintenant vous faite du yoga sur mon tapis ? »
« Chuuut … »

Je l’attirais par la taille vers moi, l’embrassant à nouveau. Mes mains glissaient sur son corps, passant sous son T-shirt, jusqu’à son pantalon, glissant sur les zones qui elles, je le savais, ne savaient pas dire non. Je l’attirais avec moi vers le canapé. J’en avais presque oublié la présence de Brook. J’avais juste envie de lui.

« Cha, qu'est-ce-qu'tu fous ? »

Ses yeux étaient partis derrière moi. Ah oui, Brook. Bah, elle comprend Brook.

« Oulà, toi t’es bourré je crois. Parce que sérieux, ce que je fais, ça me semblait plutôt clair … »

Ouais, l’hôpital se fou de la charité, on est bien d’accord. Mes bras avaient glissés autour de son cou et je le fixai d’un air innocent.

« Ce que je veux … »

Mes lèvres s’emparèrent rapidement des siennes avant que je ne recule un peu, finissant par le lâcher.

« C’est me détendre … Brook comprend … »

J’avais reculé de quelques pas, et lorsque je pivotai, je tombai presque nez à nez avec Brook. Lorsque mes yeux croisèrent les siens, je ne savais pas trop ce qui était en train de se passer. Je savais ce que j’avais envie de faire, en tout cas je le croyais. Les idées se bousculaient dans ma tête. Si tu veux, tu peux nous avoir toutes les deux. On est jeunes, on ne fait que se détendre. Après tout elle est là. Elle est pas mal du tout. Pourquoi pas. Alerte rouge.

« Elle aussi veut juste se détendre … »

Mon cerveau était embrumé. C’est sans doute pour ça qu’il ne m’a pas prévenue de ne pas faire ce que j’allais faire, des conséquences fâcheuses, d’à quel point l’idée était mauvaise. En fait, il était éteint, ne laissant que mon corps aux commandes. Je ne savais que trop que ça finissait toujours mal … Je fixais Brook une demi seconde avant de glisser ma main derrière sa nuque. Pas de mouvement de recul. Je m’emparais de ses lèvres. Toujours pas d’alerte dans ma tête. Je prolongeais ce baiser, encore, ma main glissant autour de sa taille. C’était agréable. Etonnement agréable. Ce n’était pas la première fois que j’embrassais une femme, mais … C’était différent. Je reculai à peine, ce qui me restait de neurones me rappelant la présence de Zane, juste derrière nous. J’attrapai la main de Brook et l’entraînait avec moi, elle aussi près du canapé. Puis je me retournai doucement vers Zane avant de me rapprocher de lui, mes lèvres glissant sur son cou.

« Regarde-toi … »

Ma main glissa sur son entre-jambe.

« Tout tendu …. Toi aussi, ça te ferais du bien de te détendre, non ? »

Mes lèvres trouvèrent le chemin de son oreille et la suçotèrent un instant, avant que je ne me cale contre lui, et que je ne tire Brook d’une main, l’attirant elle aussi contre Zane. C’était magique … Il avait deux côtés, deux bras, deux épaules. C’était presque comme si il avait été conçu pour ce genre de situation. Bon, si ceux qui avaient fait ça avaient été intelligents, ils lui auraient aussi fait deux …. Channelle. Regarde bon sang. Elle est contre Zane, ton Zane. C’est juste pour s’amuser. Se détendre. Tu vas vraiment la laisser l’embrasser ? C’est juste pour se détendre. Regarde. Et mes lèvres passèrent avec une fluidité désarmante du cou de Zane au cou de Brook. C’est juste pour se détendre.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Dim 24 Juil - 19:07




Se faire du mal pour ne plus souffrir
Brooklyn & Channelle & Zane

Ouh ! Zane n’est pas content et bizarrement, ça me donne encore plus envie de rire de le voir dans cet état. Comme une petite fille prise en faute mais qui n’en a strictement rien à faire des conséquences. Je vois alors Channelle lui sauter au cou et l’embrasser fougueusement. Ok, ok, c’est un peu gênant d’assister à ça mais bon, après tout… Je me relève péniblement, les regardant en me disant que moi aussi j’aurais bien aimé un petit réconfort physique après tout ce qu’il s’était passé.

« On fait pas du yoga patate, elle m’apprend un … une… enfin une prise quoi. »

Rah, je ne trouve plus mes mots. Je n’aime pas quand ça me fait ça ! Il faut dire que je ne suis pas la plus cultivée et la plus lettrée du coin, donc c’est assez fréquent que je ne trouve pas le bon mot, mais là, c’est pire. Et ça se bécote en plus. Y a pas à dire, elle a l’air sacrément douée. A mon sens, je me défends pas mal non plus, mais là, je dois me contenter d’être spectatrice. Et aussi troublant que ce soit, je sens que je ne suis pas complètement indifférente à ce spectacle. Oh, je ne suis pas jalouse ni même en colère ou mal à l’aise. J’ai juste chaud, et ça me travaille dans le bas du corps. Ça ne devrait pas pourtant. Quoique… La réplique de Channelle me fait rire, à mon corps défendant. Pour sûr que c’est clair, ça m’a même embrayée moi, pour reprendre ses mots. Je comprends. Tellement. Je pensais qu’elle et même lui ne comprendraient pas. Se détendre, oui, sans se préoccuper de toutes les emmerdes qui peuvent suivre, des sentiments et tout ça. Juste de la détente. Sans fausses promesses, sans problèmes moraux. C’est toute la liberté qui nous reste de toute manière. C’est incroyable l’effet que ça me fait quand je l’entends dire à voix haute… oui, c’est tout ce que je veux. Pas m’immiscer dans un couple, pas devoir jouer à ce petit jeu. Juste un truc naturel.

Quand je sens ses lèvres sur les miennes, je ne songe même pas à la repousser. Alors que je déteste ça, embrasser sur les lèvres, parce que c’est lié aux sentiments pour moi. Les animaux ne s’embrassent pas quand ils copulent que je sache. Et moi, je veux juste assouvir une envie animale. Je réponds à son baiser, ne me posant absolument aucune question quant au fait que ce soit une femme ou qu’elle soit une district Un et carrière. Je m’en fous. On ne s’aime pas, on veut juste la même chose. Mes mains glissent au bas de ses reins tandis que je m’enivre des sensations de bien-être qui agitent mon corps. Je la suis, sagement, quand elle m’attire vers le canapé et vers Zane. Clairement, la sonnette d’alarme aurait dû retentir, mais j’ai dépassé ce stade. L’alcool m’embrouille, ainsi que mes pulsions, que j’ignorais être aussi fortes. Mais tout me travaille, absolument tout, même quand je ne fais rien. Puis je me mets à mordiller le cou de Zane, tout en laissant une de mes mains s’aventurer vers les fesses de Channelle, l’autre vers celle de mon futur ex sex-friend.

Je frissonne sous son baiser… pas le cou, pas le c… Je soupire. Un soupir mêlé de grognement, parce que j’adore ça. J’ai promis… enfin techniquement, il suffit que je ne couche pas avec Zane au sens propre du terme… ça ne doit pas m’interdire de faire d’autres choses, surtout avec son consentement… Elle m’a embrouillé les idées, je ne sais pas comment elle a fait, mais c’est clair qu’elle a complètement réussi. Ma main a remonté sous le haut de Channelle, caressant sa peau.

« Juste de la détente, juste ça, je ne veux rien d’autre, après c’est fini... embrasse la idiot… »

Je ne veux pas d’une histoire d’amour, tout est trop compliqué, ça me dépasse trop pour que j’interfère dans l’une d’elles. Et surtout, vu mon état hautement alcoolisé, je ne veux clairement rien d’autre que ce que mon corps désire. Et là, il ne désire que du contact, avec leur peau. De mes mains, je pousse leurs visages l’un vers l’autre, tandis que je me glisse derrière Channelle pour lui ôter son haut, avant de mordiller son épaule.

« Channelle comprend… »

Mimétisme langagier, ça pue. Mes lèvres sur la jeune femme et mes mains attrapant les hanches de Zane, je nous resserre tous les trois.

« Tu comprends ? », que je demande dans un souffle au jeune homme alors que moi-même je ne calcule absolument rien de ce qu’il se passe.

BY .SOULMATES

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Zane Hamilton
« Invité »


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mar 26 Juil - 19:27

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Bourré ? Bourré ? J't'ai pas bourré. Pas totalement. Bon OK, peut-être un peu, mais j'étais pas con. Il se passait un truc bizarre ici. Son regard n'avait rien d'innocent, quand elle annonça ce qu'elle voulait. Ouai parce que j'le connaissais c'regard là, voiiiilà celui là ! Elle m'embrassa et j'ne la repoussais pas cette fois. Avec ses mains baladeuses elle m'amena jusqu'au canapé. Pourquoi j'résistais pas ? Pourquoi j'étais...excité ?

« C’est me détendre … Brook comprend … »

Minute minute ? Brook comprend quoi ? Je fixais de nouveau Brooklyn qui ne disait rien et que j'avais oublié le temps d'une seconde contre le corps fiévreux de Channelle. Elle était...fixée sur nous. Ok c'était trop étrange, j'n'aurais jamais du rentrer. J'étais intrigué de savoir c'qui c'était passé ici. Cette scène me paraissait surréaliste. Channelle recula un peu de moi, j'étais un brin soulagé. Pas vraiment à l'aise de faire ça devant Brook. Elle faisait face à mon amie maintenant.

« Elle aussi veut juste se détendre … »

Se détendre. C'est ça qu'il faut comprendre ? Non parce que là j'suis larguée les filles. Pourquoi j'ai bu autant ?! J'ai pas les idées claires. J'capte plus rien de ce qui s'trame sous mon propre toit.

Mon cerveau capota totalement quand Channelle embrassa Brook. Quoi ? Ma bouche s'ouvrit en grand. J'avais l'air de gros débile. J'étais sidéré. Bordel de merde elle faisait quoi là ? C'était sa vengeance c'est ça ? L'autre conno du bar, ça lui avait pas suffit tout à l'heure ? J'savais pas comment réagir là. Je pouvais pas démonter la gueule de Brooklyn. Parce que c'était quand même différent. Bizarre, mais...différent. Je déglutis en les voyant faire. Pourquoi j'les regardais moi aussi ? Elles...je...sont... Je regardais les mains de Channelle s'emparaient de la taille de Brook. Mon ventre se creusa et j'avalais une nouvelle fois ma salive encore alcoolisée.

Channelle revint vers moi, main dans la main avec elle. Bizarre. Elle se mit à m'embrasser et j'en frissonnais. Mes yeux se fermèrent et je n'osais plus bouger. Trop bizarre. C'était un rêve et j'allais bientôt me réveiller.

« Regarde-toi … »

Nouveau frisson. Je me tendis d'un coup devant sa main entreprenante au bas de mon ventre.

« Tout tendu …. Toi aussi, ça te ferais du bien de te détendre, non ? »

Me détendre ? Non par là en bas il ne valait mieux pas que ça soit détendu si tu veux que... Je sentais le désir montait en moi. J'étais saisi de plusieurs émotions étranges et contradictoires. Tout ça c'était pas bien... Tout... Brooklyn venait d'embrasser mon cou, pendant que Channelle s'emparait de mes lèvres. Résister, je ne savais plus ce que ça voulait dire. Tout s'embrouillait en moi, seul mon corps me montrait que j'en avais envie, et que je pouvais le faire. Mes mains, ma bouche trouvèrent le chemin de leur deux corps.

Les voir en train de se caresser, s'embrasser, c'était que j'étais probablement mort. J'étais jamais revenu chez moi en fait, j'avais été choppé par des Pacificateurs et ce qui se passait là, c'était dans un autre monde. Ouai voilà, y'avait pas d'autres explications. Comment Channelle pouvait accepter ça après sa crise de jalousie dans les bois ? Et Brook, faire ça avec ma copine Carrière dont elle vomissait l'existence ? Y'a deux heures elle s'tapait dessus, et là...elles voulaient...qu'on couche ensemble tous les trois ? Sérieusement ? Mais qui était l'con qui pouvait dire non à un ébat de l'au delà ?

« Juste de la détente, juste ça, je ne veux rien d’autre, après c’est fini... embrasse la idiot… »

Et c'est ce que je fis. J'embrassais Channelle avidement. Et mes mains se firent plus actives, je devenais entreprenant, puisqu'il en était ainsi. Y'avait un truc en moi qui avait cédé totalement et je chutais dans un puits sans fond de désir. Je crevais d'envie. C'était pas réel ce truc. J'en avais pas demandé autant, j'aurais juste toléré qu'elles se parlent, pas qu'on en arrive là tous les trois. Mais j'avais envie de Channelle, de lui faire confiance et Brooklyn...comprenait, c'était ça ? J'avais saisi l'truc non ?

Brook déshabillait Channelle, je déshabillais Brook et Channelle m’ôtait mes vêtements. On s'complétait. S'en était effrayant par moyen.

« Channelle comprend… Tu comprends ? »

Oui, non. Je sais pas. Je sais plus. Mais on a l'air de se comprendre oui.

"J'comprends"

Rien en fait, je comprends rien, mais je laisse mon désir me guider, me consumer.


***


J'ouvrais un œil alors que je sentais des caresses sur mon visage. Ok non, j'étais trop crevé. Je passais mon tour. Venez un autre jour merciii. Un mal de crâne s'empara d'un coup de moi. Violent. Outch.

Nouvelle caresse. Je gémis doucement. Non Non Non. C'est fermé pour aujourd'hui. J'ouvrais alors mes yeux et je vis le visage de Channelle, un doigt barrant sa bouche pour que je ne fasse pas de bruit. Mon bras était posé sur son dos. Je l'avais gardé contre moi après...cette nuit. Je lui souris et elle me fit signe de me lever avec elle. Je la lâchais pour qu'elle file s'habiller, et avec sa place vide j’aperçus Brooklyn, encore endormie et nue dans le lit avec nous. Je restais fixer deux secondes sur elle, revoyant des flash de notre nuit. Bordel. N'avais-je pas commis une erreur ? Je me redressais et c'est avec autant de précaution qu'avait pris Channelle que je me levais à mon tour.

Je m'habillais dans le salon et je regardais Channelle faire de même, elle me souriait. Elle n'avait pas l'air en colère. Elle avait vu Brooklyn là dans le lit ? Pff bien sûr qu'elle l'avait vu, elle avait dormi à ses côtés. N'avait-elle plus de souvenirs de la soirée ? Elle était bourrée après tout. Mais c'était pas moi qui allait aborder le sujet. Trop heureux de voir son visage aussi illuminé ce matin.

Elle m'attira contre elle et m'embrassa. Huuum j'aimais ça. Mon mal de tête était presque un ancien souvenir. On sortit de la maison doucement. Elle voulait me parler apparemment. Je croisais les doigts. Pourvu que pour une fois, juste une fois, on ne se dispute pas.

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
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May the odds be ever in your favor
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mer 27 Juil - 0:45





Pour ne plus souffrir ...




J’ouvris les yeux. Mon oreiller me faisait face. Bon sang … Ma tête bourdonnait. Je tournai légèrement sur le côté. Un truc me pesait dans le dos … C’était visiblement le bras de Zane. Et de l’autre côté … Mon dieu. Je replongeais la tête dans l’oreiller. Misère, qu’est-ce que j’avais fouttu hier. J’avais quitté Zane. J’avais allumé et planté Paolo. J’avais « renoué » avec Zane contre le mur du bar. Et puis j’avais voulu rencontre Brook … En ensuite … Bon sang. Qu’est-ce que c’était que cette soirée. J’inspirais. Comme si tout n’était déjà pas assez compliqué, y’avait fallu que je rajoute encore des conneries par-dessus. Je retournai à nouveau ma tête, de l’autre côté cette fois. Bon, c’est pas catastrophique. T’as déjà fait des plans à trois. T’as déjà fait des conneries plus grosses que toi. La question c’est, qu’est-ce que ça veut dire à la lueur du jour et de la sobriété ?

J’avais besoin d’air. Je pouvais sortir en douce, les deux dormaient. Mais la perspective de Zane se réveillant nu dans le lit avec Brook ne me réjouissait pas trop, surtout après ce qu’on avait fait cette nuit. L’idée qu’il pense je ne sais quoi en me voyant partie non plus. S’il s’imaginait que c’était « fini » à nouveau, qu’il se retrouvait dans le lit de Brook et après une semaine seul avec elle … Non, c’était pas possible. Fallait qu’on en parle. Je pivotai vers lui. Ou peut-être pas ? Bon sang, j’en savais rien. Ma tête pesait une tonne, j’avais pas envie de le laisser là, mais j’avais pas non plus particulièrement envie d’en discuter. Je restais encore quelques minutes comme ça, à me retourner l’esprit, avant de réaliser qu’il pouvait y avoir pire. Qu’ils se réveillent tous les deux. Là ça deviendrait génant. Alors doucement, je caressais la joue de Zane pour le réveiller.

Il ouvrit un œil et le referma. Je continuais doucement alors qu’il gémissait pour ne pas se réveiller. Bizarrement, même dans la situation actuelle, cela m’arracha un sourire. Lorsqu’il ouvrit les yeux, je posai un doigt sur ses lèvres pour l’empêcher de parler. Je ne voulais pas réveiller … Brook. Bon sang, rien que d’y penser … Je ne devais pas trop y réfléchir. Ce qui était fait était fait. Je passais par le milieu du lit pour m’en extirper et aller chercher mes affaires en vitesse. Zane me fixait. Je pouvais voir qu’il n’était pas trop bien … Je lui souris. Allez Cha. Il s’en va une semaine … Faut lui donner des raisons d’être sage. Je me rapprochai de  lui alors qu’il passait un T-shirt et je l’embrassais doucement. Je tirais sur sa main doucement pour l’entraîner avec moi vers la fenêtre ; mon équivalent de la porte d’entrée, et je sortis, suivie de près par lui.

L’air frais faisait un bien fou. Je fermais les yeux une seconde pour profiter de la brise qui passait. Je ne savais pas trop pourquoi j’avais trainé Zane dehors. Qu’est-ce qu’il y avait vraiment à dire ? Je pivotai vers lui. Je pouvais lire l’inquiétude dans son regard, comme elle était dans ma tête. Je lui souris, d’abord doucement. Puis mon sourire s’élargit, avant de se transformer en rire. Je baissai les yeux avant de les relever vers lui.

« On a vraiment l’art de faire les choses simplement, toi et moi. Mais tu pourras pas dire que j’donne pas de ma personne pour m’intégrer auprès de tes amis. »

Je ne le quittai pas des yeux, toujours avec ce petit sourire amuser. Il avait peur des conséquences de hier soir, moi aussi. Est-ce qu’on ne pouvait pas juste dire que c’était ce que c’était, et le laisser derrière ? Je savais bien que ça n’était pas si simple : je n’étais pas ravie de le laisser partir en mission avec Brook avant, et je savais que j’allais être encore plus stressée. Mais il allait partir une semaine avec elle. Je ne voulais pas qu’on se prenne la tête avant. Je glissais une main de chaque côté de sa tête, me rapprochant de lui.

« On est jeune. On avait trop bu. On n’est pas obligés d’en parler. Juste que, voilà, c’était une fois. Une seule fois. »

Et que je ne suis pas prête à te partager, au cas où ça t’ai mis le doute. Mais ça je ne le dis pas. Au lieu de ça, je l’attire contre moi et mes lèvres trouvent les siennes avec douceur, alors que ma main glisse dans son cou et que l’autre attrape sa main. Je recule à peine pour me retrouver contre le mur et l’attirer contre moi. Mes lèvres se détachent des siennes alors que mes bras glissent sur son torse et que ma tête ne vienne s’enfouir dans son cou. J’y reste blottie quelques instants avant de rompre le silence.

« Je n’ai pas envie que tu t’en ailles … »

Je le serre un peu plus fort. Je ne veux pas qu’il y aille, mais je sais que je n’ai pas le choix. Lui non plus. Ca n’empêche que je ferais n’importe quoi pour l’empêcher de partir. L’idée de lui casser la jambe pour l’empêcher de passer la clôture me traverse vaguement l’esprit. Je recule à peine, mes lèvres frôlant les siennes sans l’embrasser. Je sais très bien que je ne peux pas le faire rester. Mais je peux lui donner très envie de revenir vite. Et de bien se tenir. Je murmure dans un souffle :

« Sois prudent là-bas … Et  reviens vite … »

Je lui glisse  l’oreille :

« Je m’occuperais bien de toi si t’es fatigué quand tu rentres. »

Ma main glisse sous son T-shirt, jusqu’à la poche arrière de son pantalon alors que je donne une petite pression pour plaquer son bassin contre le mien. J’allais sans doute me frustrer moi aussi, mais c’était pas grave. Ca en valait la peine. Je retrouvais la chaleur de ses lèvres et l’embrassais doucement, tendrement, puis de plus en plus langoureusement, de plus en plus vite. Je savais que j’allais devoir briser le contact si je ne voulais pas atteindre le point de non-retour.


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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Mer 27 Juil - 11:12

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Visiblement elle n'était pas en colère, au contraire, elle était douce et souriante. Elle me tira dehors avec elle, par...la fenêtre.

"Tu as conscience que j'ai une porte Channelle ? J'ai pas ta situation financière mais tout de même..."

Je souriais largement. Je crois que je ne l'avais jamais vu passer autrement que par ici. C'était notre truc les fenêtres. Mais ce n'était pas comme moi chez Kyle, ici elle pouvait rentrer sans se cacher de l'hôte.

J'avais comme un bourdonnement sourd dans mon crâne. Je regardais Channelle de dos prendre l'air, ses cheveux voletant en arrière. Que voulait-elle me dire ? Était-ce le calme avant la tempête ? J'avais tout de même passer un bon moment hier, bien que finalement le message n'était pas clair. Mais en tout cas, elle avait essayé de me dire quelque chose. De me prouver quelque chose. Je me doutais bien qu'on allait pas commencer une relation à trois, mais, je ne savais pas. En fait j'en savais rien, peut-être allait-elle me le dire ? Et c'était bien ce qui m'angoissait. Peut-être allait-elle dire que c'était fini ? Que c'était histoire de...clôturer notre relation ? Et elle aurait bien réussi, il me serait maintenant incapable de toucher Brook, sans penser...à elle. Si c'était fait exprès, elle avait bien joué son coup. Mais elle n'était pas comme ça, pas que je sache en tout cas. Bien que l'expérience de hier soir au bar me donnait un goût amer de...ses capacités de destruction. « Tu sais bien que je l’ai fait que pour te faire mal. »

Elle se tourna vers moi en souriant. J'étais suspendu à ses lèvres, la boule au ventre. Bon c'était possiblement aussi l'effet de l'alcool la veille avec le ventre vide. Mais en clair, j'étais stressé jusqu'au moment où elle éclatât de rire. Et ce assez fut communicatif, je rigolais à mon tour. En fait, elle aussi devait être dérangée par ce qui venait de se passer, elle aussi devait peut-être le regretter ? Et si c'était le cas, on se sentait tous les deux ridicules et je n'avais pas de craintes à avoir pour "nous deux".

« On a vraiment l’art de faire les choses simplement, toi et moi. Mais tu pourras pas dire que j’donne pas de ma personne pour m’intégrer auprès de tes amis. »

Je rigolais de plus belle. Non mais franchement Channelle. Je passais une main sur mon visage.

"Ben...il me tarde de rencontrer tes amies alors"

Je la fixais avec malice, soulevant un sourcil mon sourire toujours présent.

« Je te présenterais plutôt mes copains, je suis sûre que tu vas adorer Paolo »

Un rire moins franc s'empara de moi. Et BIM vas-y remue bien le couteau dans la plaie de bon matin, merci chérie... Je me mordis la lèvre en relevant ma tête vers elle.

« Bah quoi, on a perdu son sens de l'humour ?»

Je secouais la tête, mais mon sourire revint sur mes lèvres. Je te jure cette fille, elle a le don pour faire ce qu'elle veut de moi.

"Alors c'est comme ça que s'appelle l'autre enflure du bar ? .J'prends note !"

On se fixait intensément. Y'avait un truc qui se passait entre nous, là tout de suite. On était capable d'en rire. Alors que c'était pas franchement la veille.

"Alors...alors tu regrettes pas pour hier, j'veux dire..."

Mais elle me coupa la parole pour me rassurer.

« On est jeune. On avait trop bu. On n’est pas obligés d’en parler. Juste que, voilà, c’était une fois. Une seule fois. »

Je hochais la tête pour dire oui. Effectivement, je ne voulais pas vraiment en parler, pas maintenant, pas à chaud. On était peut-être pas prêt pour ça en fait, pas tout de suite.

Elle me tira vers elle, et m'embrassa. Ça oui, on était sur la même longueur d'onde, nos corps savaient se parler eux. J'enroulais mes bras autour d'elle. Elle brisa notre baiser et se lova contre mon cou. Je la gardais là contre moi. J'aurais voulu qu'elle y reste à jamais, que tout soit aussi simple que ce moment.

« Je n’ai pas envie que tu t’en ailles … » Et elle resserre l'étreinte.

Oh Channelle... Je serrais plus fort à mon tour en guise de réponse. Je voudrais pouvoir te rassurer, mais je commence à comprendre que j'en suis incapable. Je ne sais pas si ça pourra être possible un jour. J'ai un peu atteint mes limites. J'ai passé un cap là, un gros cap en te présentant ma meilleure amie au risque de vous perdre toutes les deux. J'ai fais un pas en avant, un bond même en te présentant une rebelle, en vous mettant toutes les deux en danger, moi avec. Comment je peux faire plus ? Je dois partir et je vais partir... Je sais qu'il y a pas que Brook, y'a le contexte général. Le fait que je parte dans une mission inconnue, parce qu'elles le sont toujours un peu. Et je sais que je t'enlèverais pas cette image que tu as cru voir de moi, mort dans la rue. Pourtant je vais y aller... Je ne pouvais pas lui dire que je voulais rester, même si c'était vrai, car j'étais obligé d'y aller, de la faire cette mission. Et si je le disais, elle me supplierait, et j'étais pas sur de pouvoir encaisser ça.

"Je sais..."

Je suis désolé. Elle se dégage un peu de moi pour me souffler d'être prudent et de revenir vite. Elle se pencha à mon oreille tout en glissant un main jusqu'à mes fesses nous collant les bassins.

« Je m’occuperais bien de toi si t’es fatigué quand tu rentres. »

Je frissonnais. Hum vas-y, redis-le. Elle m'embrassa de nouveau, de manière de plus en plus aguicheuse. Elle m'entrainait de nouveau vers une vague de désir pour elle. Le genre de spirale qui n'en finissait jamais. Je passais une main sous sa robe, remontant ses fesses dont l'absence de culotte était...équivoque et elle arrêta de m'embrasser. Je ne savais plus vraiment ce qu'elle était en train de me dire. Hum ? Quoi ?

Elle s'empara de mes mains pour y déposer un baiser. Je l'embrassais de nouveau, refaisant revenir mes mains autour de sa taille et de nouveau sur sa robe. Cette fois elle saisit mes mains pour y faire entrelacer nos doigts et me plaqua au mur, les mains au dessus de ma tête. Elle m'embrassa dans le cou, remontant jusqu'à mes lèvres. Puis s'arrêta. Me disant qu'elle devait y aller. Ok d'accord, j'avais saisi...la bosse dans mon pantalon allait y rester.

Je dégageais mes mains et je la plaquais fort contre moi, réfrénant une frustration de plus en plus intense. Je me saisis de son cou, déposant des chapelets de baisers, remontant sa mâchoire. "Je...reviendrais...en...forme...et...vite" Je remontais jusqu'à ses lèvres que je dévorais avec passion. "Mais...on...sera...seul. Toujours tout seul. J'te partage plus. Plus jamais."

Je la regardais dans les yeux, suppliant presque. "J'ai envie de toi..." Je penchais ma tête sur le côté. Pitiéé me laisse pas partir comme ça. On s'embrassa de nouveau, mais elle repoussa une fois de plus mes mains baladeuses. Je finis par sourire. J'avais bien compris là. J'aurais le reste que si je reviens.

"D'accord d'accord...faut que t'y aille, et que je revienne vite. C'est ça ?"

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Se faire du mal pour ne plus souffrir    Jeu 28 Juil - 19:35





Pour ne plus souffrir ...




« Alors c'est comme ça que s'appelle l'autre enflure du bar ? J'prends note ! »

Je levai les yeux au ciel. Quelque part, j’avouais que ce n’était pas désagréable, de savoir Zane jaloux. Je ne savais pas exactement pourquoi, mais j’aimais ça. Mon côté un peu sadique sans doute. Surtout que ça me faisait doucement rigoler, « l’enflure » du bar. Au final, je songeais un peu génée que Paolo n’allait pas être content. Il n’avait rien fait, le pauvre garçon. Je l’avais allumée, truc sorti de nulle part, chauffé comme ce n’était pas permis sur la piste, tout ça pour l’abandonner dans le bar. Au final, il était plutôt victime. Sans compter qu’il ne pouvait pas savoir que j’étais … Enfin que j’avais … Brr, ma tête était trop lourde pour que j’arrive à mettre un nom sur la situation, mais disons qu’il ne pouvait pas savoir pour Zane.

Commença alors la phase de stratégie tordue comme je savais les faire. J’allais l’allumer comme pas possible pour lui donner envie de revenir vite. Oui, c’était complétement alambiqué, mais j’avais besoin de me convaincre que je n’étais pas démunie face à son départ … Qu’il y avait bien « quelque chose » que je pouvais faire. Je l’embrassais langoureusement, passant mes mains sur son corps, alors que je savais très bien que je n’irais pas au bout. Ca facilita sans doute un peu les choses … J’étais contre ce mur, avec lui. Et chaque fois que je sentais qu’il s’apprêtait à emmener les choses trop loin, je le calmais un peu. Je redirigeais ses mains, je m’écartais à peine. Franchement, c’était dur. Parce que je crevais d’envie de le laisser faire. Finalement, la situation commençant à échapper à mon contrôle, je repoussais encore sa main.

« Faut que j’y aille … »

Mais il ne s’arrêtait pas, me collant contre le mur, contre lui … Pff, je me désespérais moi-même avec mes idées à la con.

« Je...reviendrais...en...forme...et...vite. Mais...on...sera...seul. Toujours tout seul. J'te partage plus. Plus jamais. »

Il avait cette façon de trouver les mots. Pas ceux qui me rassuraient, non. Je doutais sincèrement que des mots de ce genre puissent exister dans des situations pareilles. Il avait toujours les mots et les gestes pour me donner envie de lui, envie de rester même quand ma tête me disait de partir. Et elle était têtue pourtant.

« J'ai envie de toi... »

Moi aussi Zane. Moi aussi … Je m’obstine quelques instants à garder ma directive, ma tête commençant cependant à réfléchir à une stratégie de secours. J’arrive encore une fois à repousser ses mains, et je le vois sourire.

« D'accord d'accord...faut que t'y aille, et que je revienne vite. C'est ça ? »

J’acquiesçai, recommençant malgré tout à l’embrasser, le frôler. J’avais envie de le punir, au fond. J’avais envie de le punir de partir, et j’avais décidé de le frustrer. Mais c’est moi qui était en train de me faire avoir.

« C’est exactement ça … »

Ma main glissa sous son T-shirt, jusqu’à son pantalon. Au final, c’était pas une si bonne idée de le frustrer ; s’il avait trop envie, il avait une fille nue juste à l’intérieur pour se calmer. Et puis, je pouvais lui donner envie de revenir quand même, si je mettais du cœur à l’ouvrage, non ? Espèce d’accro.

« Exactement ça … »

Je déboutonnais son pantalon et me soulevai doucement pour l’entourer de mes jambes. De toute façon, depuis quand mes plans fonctionnaient-ils ?

***

Je lâchai doucement Zane. Je plongeais mes yeux dans les siens quelques instants. Maintenant, je devais partir, sinon je ne le ferais jamais … Ou j’allais supplier, dire des choses que j’allais regretter … La carte de l’indifférence était définitivement grillée, mais fallait pas pousser. Je remis le bas de ma robe en place et lui déposai un dernier baiser sur les lèvres. J’avais envie de lui faire un p’tit rappel … Bon, t’oublie pas. Prudence, Rapidité et Abstinence. Mais je me retins. Déjà parce que j’allais pas me répéter, ensuite parce que j’avais déjà suffisamment fait étalage d’à quel point il m’était important pour … Toute l’année. Je reculai doucement, ma main attrapant la sienne comme pour me retenir un tout petite peu alors que je reculai, la lâchant finalement.

« A très vite … »

Je lui souris avant de pivoter et de reprendre le chemin du village des vainqueurs. J’avais la boule au ventre … Mais je ne voulais pas y penser. Son absence me permettrait de me focaliser sur les carrières, la reprise de l’entraînement … C’était peut-être un mal pour un bien, finalement.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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