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 I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home

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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
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May the odds be ever in your favor
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MessageSujet: I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home    Mer 22 Juin - 23:18



 

Kyle & Channelle






« Pas question. Tu n'es pas encore prête. » « T'es encore trop faible. Tu crois que tu peux, mais t'as encore du chemin à faire. » « T'es pas assez rigoureuse. » « Je m'y opposerai. »  « Et c’est sans discussion. »

Les paroles de Kyle avaient tournoyé dans ma tête. Et s’il avait raison … Et si je me ridiculisais ? Jamais il ne me le pardonnerait. Jamais. Peut-être que …. Non ! Non Channelle, non. Je m’étais promis d’arrêter les conneries ; les autres passeraient après. Ils étaient toujours passés en premier. Je devais le faire, et je devais le faire pour moi, selon mes termes. J’avais demandé la bénédiction de Kyle, il m’avait dit non ; tant pis pour lui. Il n’en tirerait aucun crédit lorsque j’allais revenir, plus forte que jamais. Il ne m’avait pas vue m’entraîner, ou si peu. Je travaillais quand il n’était pas là. Peut-être pas toutes les nuits, mais je m’étais entraînée, seule, avec Zane, … Zane. J’aurais voulu lui dire que je revenais. Que j’allais enfin avoir tout ce que je voulais, que j’allais être moi … Et qu’au côté de ce « moi », il y aurait peut-être une petite place pour lui. Non Channelle, arrête. Arrête tout maintenant. N’oublie pas qui tu es.

Je sais ce que je dois faire. Je sais que je peux le faire. Je vais y arriver. Voilà qui est mieux. Je laisse tout en plan dans la cuisine et fonce dans ma chambre me changer. Si je veux faire mon grand retour, il faut bien faire une belle entrée. Un short extrêmement court, pour bien montrer mes belles jambes guéries. Et un débardeur très près du corps, pour leur rappeler qui je suis. De toute façon, mon entrée ne passera pas inaperçue, alors pas la peine de se cacher. Et il faut que je sois plutôt sexy pour réussir à convaincre la personne que je veux de rentrer. Je me positionnai devant mon miroir. Whou. Souffle Cha. Souffle, pleure si tu veux, crie s’il le faut. Une fois passée cette porte, on ne retourne plus en arrière.

J’étais près du centre. Dans la rue à l’arrière, plus exactement. Je savais qu’Enzo allait arriver, c’était « son heure » … Et son chemin. J’avais pensé à tout. Une fois dedans, plus personne n’oserait me défier, et s’ils le faisaient je les écraserais. J’étais plus forte encore que lorsque j’étais partie, et déjà à l’époque j’étais la meilleure. Mon souci, c’était de rentrer. Parce que Kyle me verrait arriver, et qu’il me barrerait la route. Il me fallait quelqu’un pour le distraire, une toute petite minute. Enzo arrivait. J’avançais vers lui, d’un pas assuré et … Enjoué. J’étais nerveuse comme jamais, mais je ne feignais pas la bonne humeur ; elle était réelle.

« Hey Enzo. »

Je lui avais fait un large sourire, et j’avais posé ma main sur son torse, la laissant s’attarder un peu.

« Il beaaau ce T-shirt, c’est nouveau ? »

Il avait souri aussi, mais tout en levant les yeux au ciel. Lorsque ses yeux croisèrent les miens, je su qu’il avait compris. Ouais, il commençait à bien me connaître.

« Ok Cha, crache le morceau, qu’est-ce que tu veux ? »

Trop bien même. Je me pinçai les lèvres avant de lever les yeux vers lui. Ok, bon, il fallait tenter. C’était ma seule chance, il fallait que ça marche. Je pris un air un peu géné avant d’annoncer la couleur.

« Que tu occupes Kyle pendant une minute. Loin de l’entrée. »

Il souffla. Je l’entendais grogner de là où j’étais. Il luttait avec cette idée. Il savait que si Kyle l’apprenait, ça allait foutre la merde. Et je savais combien leur amitié comptait pour lui. Je n’avais pas envie de lui mettre le couteau sous la gorge, mais il était arrivé qu’elle ne compte pas « tant que ça » … Mais je n’avais pas envie de cette approche-là. Au lieu de ça, ma main se posa sur son bras et mes yeux trouvèrent les siens, avec une sincérité profonde.

« S’il te plait Enzo. »

Ses yeux s’étaient fermés, et sa tête avait hoché doucement. Oui ? C’est un oui ?!

« Une minute. »

Je me retenais pour ne pas sauter dans tous les sens ou sur lui et laissait Enzo entrer dans le centre. Rapidement, je contournais la bâtisse pour voir les carrières s’entraîner par la baie vitrée. C’est alors que je le vis … Kyle. Qui s’en allait vers les vestiaires. Respire Cha. Doucement. C’est le moment. J’ouvris la porte.
Immédiatement, tous les regards se braquèrent sur moi. Je les ignorais. Au lieu de ça, j’allais me placer au plein centre, sur le tapis d’entraînement, et je commençai à m’étirer, comme si de rien n’était. Les murmures commencèrent, d’abord furtifs et rares, puis de plus en plus nombreux. Je me redressais. Exactement ce que j’espérais.

« Y’a un problème ? »

Silence. Et ouais, je parle encore dites voir. Qui l’eut cru ? Bon regard balaya les autres. J’avais l’impression d’être … Non, j’étais en représentation. Installez-vous confortablement, ça va commencer.

« Ca fait pas si longtemps que je suis partie pourtant, il me semblait me rappeler qu’on s’entraînait ici, pas qu’on regardait les autres faire en chuchotant. »

Mon regard les avait tous parcouru, alors que Kyle revenait précipitamment du vestiaire. Je ne m’attardais pas sur lui ; il ne le fallait pas.

« Oui, j’suis de retour. Si ça pose un problème à quelqu’un ici, qu’il vienne me le dire sur le tapis. Je montrerais à qui le veut que je suis toujours la meilleure ici. »

Silence.

« Quoi, personne ? Allez voyons … Paolo ! Ah non, c’est vrai, toi tu préfères regarder … Josh peut-être ? »

Voilà, c’était fait. Je n’allais pas laisser ce qui m’était arrivé rester sur la table comme un tabou.

« Pipper, Jed, venez me tenir les mains, les coups qu’on peut rendre font peur à Josh on dirait. Venez à deux ou trois, y’a pas de problèmes, j’comprends. A plusieurs, on est plus courageux. Non ? »

Mon regard les parcouru tous à nouveau, mais cette fois-ci il s’arrêta sur Kyle.

« Ou peut-être qu’on devrait décider les coachs décider si personne ne se lance. »

Il avait l’air … Furieux. Il le cachait bien sûr, mais je le voyais dans ses yeux. Enzo était juste à côté de lui. Je fis quelques pas vers eux avant de m’arrêter pour les regarder. C’était le moment de vérité. Vas-y Cha, du courage.

« Je reviens m’entraîner ici à partir d’aujourd’hui. Si vous voulez que je prouve que j’ai toujours ma place, désignez moi qui vous voulez et je le mettrais à terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. »

Je m’étais adressé à eux, mais c’est Kyle que je fixais. C’était lui qui décidait, je le savais bien, surtout quand il s’agissait de moi. Mais je savais aussi qu’après la scène que je venais de faire, il ne pouvait pas me mettre dehors, pas s’il espérait un jour me voir participer aux jeux. Je l’avais coincé, et je le payerais. Mais pas tout de suite.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home    Ven 24 Juin - 11:40



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



I'm Channelle Featherstone, and i'm coming homeLa journée avait bien commencé. J'étais satisfait que mon discours auprès de Channelle avait fait mouche. Elle avait l'air de me faire la gueule, mais je m'en fichais, c'était un moindre mal. J'étais pas là pour jouer les tendres avec elle. Je l'avais accepté ici, c'était déjà plus que ce que je pouvais offrir. En attendant ça faisait bien plusieurs jours qu'elle n'était plus sortie le soir, ni qu'elle avait découché. Enfin elle prenait au sérieux mes remarques. Si elle était aussi assidue et contentieuse, on pourrait peut-être reparler du Centre d'ici deux ou trois mois, pas avant.

Je pris mon petit déjeuner en silence avant de partir tôt au boulot. Avec Enzo on était en train d'organiser de nouveaux entraînements. Il était déjà sur place pour nettoyer certaines armes à l'armurerie du fond. Je venais lui donner un coup de main.

"Faut être plus dur Kyle, tu as vu, Pearl est morte ?"

Mon regard capta le sien une micro seconde. Je voyais où il voulait en venir. Mais il en était hors de question.

"Il faudrait leur montrer de quoi les Carrières du Un sont capables. Tu ne crois pas ?"

"Non, on peut leur montrer autrement."

"Mais ça a fragilisé tout le monde. Ça les a tous désunis. Et dans une Arène, tu as vu ce que ça donne de ne pas faire des alliances ?"

"Elle ne reviendra pas ! Tu m'entends ?"

J'avais plaqué violemment une hache sur son présentoir.

"Il est hors de question qu'elle revienne. Elle n'est pas prête ! Et on est même pas sûr que ça change quoi que ce soit ! C'est à nous d'instaurer cette cohésion au sein de nos futurs tributs !"

"Si je ne te connaissais pas aussi bien, je dirais que tu essais de la préserver !"

Je fusillais Enzo du regard. Mes poings étaient serrés, il me manquait un mot, un seul pour cogner fort dans son visage. Il leva les mains en l'air.

"Comme tu voudras..."

Et voilà, la si belle journée qui commençait virait au cauchemar. Depuis que j'avais parlé à Enzo de la requête de ma sœur il y a quelques jours, nous n'arrêtions pas d'être en désaccord. Il était persuadé qu'en revenant, les Carrières retrouveraient confiance et motivation. Son lynchage avait affaibli le Centre entier. Pouvaient-il se faire confiance dans une Arène si déjà chez eux ils s'entre-tuaient ?

Avec Enzo on avait eu du mal à définir qui étaient les responsables. On avait bien assimilé Vince, mais pour les autres c'étaient encore flou. Ce qui avait de plutôt positif, c'était que personne ne dénonçait personne. C'était déjà un début d'alliance et de confiance entre eux. Mais je n'attendais qu'une chose, que l'équilibre se fasse. Que ceux qui avaient fait ça ne reste pas impunie.

Le reste de la journée se passait tranquillement, les Carrières arrivaient au compte goûte, en lien avec la projection des Jeux. Vers la pause du début d'après midi, le Centre était presque au complet. Enzo m'appela à l'arrière une minute.

"Kyle, faut que je te dise un truc...reste calme mec, s'il te plait. Laisse lui une chance. La dernière on est d'accord..."

Mes yeux s'assombrirent, mon cœur se mit à frappait si fort qu'il aurait pu tuer quelqu'un à lui tout seul. Qu'est-ce que ? Il se fout de moi ? Je revins en courant vers la salle d'entrainement et mon sang se glaça.

« Oui, j’suis de retour. Si ça pose un problème à quelqu’un ici, qu’il vienne me le dire sur le tapis. Je montrerais à qui le veut que je suis toujours la meilleure ici. »

Channelle. Bordel de merde ! Putain. Aaaarg les connards. Je les tuerais tous les deux si elle se plante. Je les ferais souffrir, je les ferais regretter de me prendre pour un con. Ma sœur et mon meilleur pote. La rage me consumait à une telle vitesse que mes yeux virent gris pendant un moment. "Laisse lui une chance, la dernière". Oh que oui, c'était la dernière.

« Quoi, personne ? Allez voyons … Paolo ! Ah non, c’est vrai, toi tu préfères regarder … Josh peut-être ? »

Ma colère s'apaisa un court instant. Mes yeux fixaient un même temps que ceux Channelle les gens dont elle citait le nom. Alors voilà, on y était. Parfait. Voilà qui me plaisait plus. Je savais enfin qui ils étaient. Et je comprenais même le rôle que chacun avaient joué dans son agression.

« Pipper, Jed, venez me tenir les mains, les coups qu’on peut rendre font peur à Josh on dirait. Venez à deux ou trois, y’a pas de problèmes, j’comprends. A plusieurs, on est plus courageux. Non ? »

Tous autant qu'ils étaient, ils ne bronchaient pas. Qui ne dit mot consent n'est-ce pas ? Les lâches. Ils ne regardaient même pas Channelle dans les yeux, alors qu'elle, elle les défiait seul. Channelle arrêta son regard vers moi. Oui regardes moi, ressens ma colère. Tu ne perds rien pour attendre. C'était bien ce qu'elle faisait, mais ça ne me faisait pas oublier que d'une certaine manière, c'était moi aussi qu'elle défiait aujourd'hui. Je la fixais avec la même intensité. Je n'avais jamais était aussi furieux contre elle. C'était la deuxième fois qu'elle en faisait qu'à sa tête.

« Ou peut-être qu’on devrait décider les coachs décider si personne ne se lance. »

Elle s'avança vers nous. Je mordis l'intérieur de mes joues. N'avance pas trop Channelle, j'ai une furieuse envie de te gifler. Ça serait dommage que je le fasse devant tous tes coéquipiers.

« Je reviens m’entraîner ici à partir d’aujourd’hui. Si vous voulez que je prouve que j’ai toujours ma place, désignez moi qui vous voulez et je le mettrais à terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. »

Je lançais un regard à Enzo. Il souriait. Putain le con. Lui aussi il allait passer un sale quart d'heur après l'entrainement. Comment il avait pu me faire ça ? Ils étaient de mèche en fait ? Je les maudissais. Pour gagner du temps et retrouver un semblant de réflexion, je me mis à regarder un par un les Carrières que j'avais sous les yeux. Tous me fixaient, sauf les fameux agresseurs qui eux fixaient plutôt Enzo.

Un sourire s'afficha sur mes lèvres. Et je vis des yeux s’écarquillaient. Oui, c'était pas souvent qu'il me voyait sourire. Et ça ne présageait jamais rien de bon. Je claquais dans mes mains et tous se redressèrent comme un piquet, prêt à écouter une nouvelle consigne.

"Très bien ! Tu es d'accord Enzo ?"

Je penchais ma tête à peine sur le côté pour le regarder. Il acquiesça d'un mouvement de tête.

"Parfait !"

Je me mis à avancer vers le centre de la pièce passant à côté de Channelle, je m'arrêtais au niveau de son épaules et je lui murmurais les dents serrées : "Si tu échoues, ne rentres pas à la maison ce soir!" Et je continuais mon chemin pour désigner un Carrière.

J'évaluais la personne qui ferait le mieux l'affaire. Il y en avait d'office qui n'étaient même pas du niveau de Channelle avec une jambe en moins, alors maintenant, ce n'était même pas la peine. Pas une fille. Non, y'avait un petit groupe qui sortait du lot. Et d'ailleurs, il y en avait un qui avait était très assidu et progressif depuis que Channelle était hors circuit. Comme s'il avait sentit qu'il devait faire des progrès, comme si il savait qu'un moment comme ça allait arriver dans sa vie. Je me retournais vers Channelle en pivotant sur une jambe.

"Josh, tu y vas !"

C'était le meilleur choix. Channelle l'avait désigné elle même. "Les coups qu’on peut rendre font peur à Josh". Je revins au côté d'Enzo, il hochait la tête, souriant, ravie de mon choix.

"Je vais fixer des règles très simples. On ne vous arrêtera pas. Vous décidez vous même quand ça suffit. Si Channelle perd le combat, elle ne reviendra pas au Centre. Si Josh gagne et qu'il est en état, il sera le coéquipier de Channelle pendant 1 mois à compter d'aujourd'hui et si il décide de changer de coéquipier, il quittera définitivement le Centre."

Je levais les mains en l'air donnant le signal qu'ils pouvaient commencer.

"Et puisse le sort vous être favorable !"

Voyons voir ça Channelle. Montres moi que ton culot paye.

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MessageSujet: Re: I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home    Sam 25 Juin - 17:53



 

Kyle & Channelle





Kyle me fixait avec une sorte de rage calme qui, je le savais, n’était dûe qu’au fait qu’on était en public. Je fus surprise de le voir sourire. Ca ne présageait rien de bon.

« Très bien ! Tu es d'accord Enzo ? »

Mon regard croisa celui d’Enzo qui souriait fièrement depuis tout à l’heure. Je souris brièvement moi aussi. Je le savais content, il ne dirait pas non. En effet, il acquiesça quelques secondes plus tard. Alors que Kyle s’avançait, passant à côté de moi, mes lèvres articuler un « merci » silencieux à Enzo avant de lui sourire franchement.

« Parfait ! »

Kyle s’arrêta juste à côté de moi.

« Si tu échoues, ne rentres pas à la maison ce soir! »

Un léger frisson me parcouru. Franchement Kyle, je m’en serais passée, j’avais déjà suffisamment la pression. De toute façon, si je me ratais, j’avais autant intérêt à changer de district ; je me ferais huer, surtout vu ce que j’avais de prévu. Kyle examina les différents candidats. Je savais déjà entre qui cela allait se jouer. Pas une fille ; elles étaient toute bien en dessous. Il y avait 2-3 garçons qui se démarquaient un peu, mais ils n’avaient pas mon niveau. Kyle devait s’arracher les cheveux, car s’il avait envie que je gagne, je savais qu’il ne voulait pas me rendre la tâche facile.

« Josh, tu y vas ! Je vais fixer des règles très simples. On ne vous arrêtera pas. Vous décidez vous même quand ça suffit. Si Channelle perd le combat, elle ne reviendra pas au Centre. Si Josh gagne et qu'il est en état, il sera le coéquipier de Channelle pendant 1 mois à compter d'aujourd'hui et si il décide de changer de coéquipier, il quittera définitivement le Centre. »

Je souris. « On ne vous arrêtera pas » … Intéressant. Avoir Josh comme esclave m’enchantait déjà. Ah non, coéquipier. Mais tout le monde savait ce que ça voulait dire.

« Et puisse le sort vous être favorable ! »

Je souris et m’avançais vers le centre en fixant Josh, qui laissa tomber ses armes et s’avança vers moi. Corps à corps. Parfait. Je le fixais avec intensité et défiance. J’allais le faire souffrir le martyr. Je voyais dans son regard une forme de … Crainte. Il se doutait que je ne serais pas venue si je n’étais pas sûre de moi. Bien Josh, aie peur. Ca ne t’aidera pas. J’écartais les bras et lui fis signe de venir avec mes doigts. Que la leçon commence.

Il lança son poing vers mon visage. J’évitai l’attaque et attrapai son bras avec mes deux mains, que je tordis dans son dos. Je le remontai légèrement avec un pincement de plaisir, en sifflant dans son oreille. Un tout petit coup vers le haut et je lui briserais le poignet. Au lieu de ça, je le lâchai et le poussais vers l’avant. Je ne voulais pas gagner trop vite. Je n’étais pas là « juste » pour le battre ; je voulais du spectacle. Ils devaient tous me craindre. Il pivota vers moi en position de défense, alors que je courais déjà vers lui. Mes poings frappèrent les siens et s’y agrippèrent. Je profitais du fait de le tenir et d’avoir son appui pour soulever ma jambe à la verticale, qui heurta son menton, le faisant partir à la renverse. Mon poing trouva alors son ventre complètement dégagé, et il se plia en deux. Je n’arrêtai pas. Mon genou se souleva et trouva son nez, et il s’étala sur le dos. Je reculai d’un pas.

« Relève-toi ! »

Je lui tournai le dos et m’avançai vers les autres avant de désigner Leith du menton et de leur tourner le dos, mains à l’arrière du corps.

« Leith sois gentil, attache moi les mains. Qu’on rende ça un peu équitable. »

Ouais, c’était risqué. J’aurais simplement pu monter sur Josh et l’asséner de coups, j’aurais gagné mon retour. Mais c’était trop simple. Je ne voulais pas gagner, je voulais l’éclater. L’humilier. Qu’ils sachent tous que j’étais la meilleure, et de loin. Je sentis un mouvement d’hésitation à l’arrière alors que Josh se relevait doucement, la lèvre en sang. Je sentis le lien attacher mes mains à l’arrière. Lorsque ce fut fait, Josh me regardait avec colère. Bien, énerve-toi un peu ; si tu restes aussi mou, ils n’auront pas leur spectacle. Josh s’avança, tous poings en avant, rendu fort par le fait que je n’avais pas de mains pour me défendre. J’esquivais ses coups en « dansant » avec lui, reculant ou me baissant pour éviter ses coups. Lorsqu’il fut dégagé, j’avançais d’un coup sec et mon front frappa son nez fort. Il chancela, et je sautais. Mon premier pied le frappa au ventre, sur lequel je m’appuyais pour que le second frappe son visage. Il partit à la reverse, et moi aussi. Sur le dos, j’en profitai pour glisser mes bras liés à l’avant de mon corps en faisant passer mes jambes à l’arrière, puis je me relevai d’un mouvement de bassin. Josh était au sol.

« Debout. »

Je reculai, de la même façon que je l’avais fait précédemment. J’aurais sans doute du l’achever, mais je n’avais pas terminé. Je prenais des risques, mais c’était nécessaire si je voulais revenir comme je l’entendais.

« Leith, sois gentil. Bande-moi les yeux. »

Mon cœur tambourinait dans ma poitrine. C’était risqué, je le savais bien. Mais c’était la dernière étape. Je devais la franchir, après je pourrais en finir. Si j’y arrivais, avec les yeux et les mains bandées … Je senti un mouvement d’hésitation, mais il obtempéra. Le terrain n’était pas un problème ; je m’entrainais là depuis que j’avais 10 ans, je le connaissais. J’avais repéré où ils étaient tous. Et Josh était un bourrin, qui se déplaçait aussi bruyamment qu’un troupeau de tribut du douze. Ca allait le faire. Je me rassurais, mais mon cœur tambourinait dans ma poitrine. Punaise Cha, t’étais obligée de faire ça ? Allez … La dernière chose que je vis fut Josh qui se redressait. J’avais à mes pieds un sabre, que Josh avait jeté par terre avant de venir au combat. Ma tête me cognait fortement, me disant de ne pas prendre de risques inconsidérés. Mais mon pied tapa dans l’arme, l’envoyant dans les airs en direction de Josh.

« Vas-y Josh, prends-là. T’en auras besoin. »

Cha, attention, ne sois pas trop orgueilleuse. Je soufflais. Zane et moi nous étions entrainés dans les bois. Je savais les éviter, il m’avait montré comment le désarmer. J’en étais capable. Gonflée par la facilité avec laquelle le début du combat s’était déroulé, je m’avançais. J’entendis Josh bouger sur ma droite. On pouvait entendre une mouche voler, tout le monde retenait son souffle. Il me contournait. Partant à droite, à gauche, puis derrière. Il essayait de me désorienter. Je ne bougeais pas d’un millimètre, faisant le vide dans ma tête. Pour voir ce qui n’est pas, concentre-toi sur ce qui est. J’entendis la lame fendre l’air, et je pivotai, roulant au sol pour l’éviter. Je le relevai instantanément. J’entendais le souffle de Josh, à quelques pas devant. Je fonçais dessus de toute mes forces, e baissant au sol pour lui faucher les jambes. Je l’entendis tomber, et je sentis l’acier froid de la lame passer à quelques centimètres de ma jambe. J’y mis mes mains pour faire barrage, serrant la lame entre mes deux mains, et je fis un mouvement du poignet pour la faire glisser entre mes mains et couper mon lien. Je m’emparais alors de l’arme et la lançais plus loin. Je montais sur Josh à califourchon, et mes mains de pressèrent autour de sa gorge. Ma tête frappa la sienne avec force, et je sentis un liquide s’échapper de son crâne. L’arcade. Je retirais alors le bandeau qui me barrait les yeux pour pouvoir le regarder dans les yeux. Il était dans un sale état. Mon poing frappa à nouveau son visage. Une fois. Deux. Trois. Quatre. J’étais en transe, incapable de m’arrêter. J’entendais des murmures derrières moi. « Elle va le tuer ». Je cognais encore, encore, encore. Puis soudain, j’entendis mon nom, juste à côté de moi.

« Channelle ! »

Enzo avait arrêté ma main au vol. Mes yeux croisèrent les siens, et j’y lu une forme de peur. Je rebaissais mes yeux vers Josh. Il était en sang, la respiration rapide et une main levée en signe de reddition. Je soufflais. Woaw. Bon sang, que c’était bon. Ca m’avait manqué, cruellement. Mes yeux se tournèrent vers Kyle alors que je me relevais.

« Je pense qu’il faut l’emmener à l’infirmerie. »


J’aurais du être désolée. Je ne l’étais pas. Je fixais Kyle, impassible ou presque. Ma lèvre s’était légèrement retroussée, dans un sourire en coin imperceptible, alors que les autres criaient en disant mon nom derrière.


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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home    Dim 3 Juil - 18:21



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



I'm Channelle Featherstone, and i'm coming homeChannelle s'avança la première. On se recula avec Enzo. Je pris appuie contre un mur, bras croisés, regard vissé sur le centre de la salle. Elle avait intérêt à ne pas me décevoir. Il le fallait. Ils posèrent les armes. Très bien, le combat durerait un peu plus. Josh n'était plus très à l'aise. Ce petit crevard n'avait rien d'un futur Tribut. On percevait trop sur son visage que le retour de Channelle le chambouler, c'était une signe de trop grand faiblesse.

Le combat commença. Mon excitation était à son comble. Channelle se débrouillait bien. Josh je m'en fichais, lui il était déjà hors jeu, d'avance. Peut-être pas sur ce ring, mais pour les futurs Hunger Games. Je ne voulais pas de lui. J'en parlerai à Enzo. Après quelques mouvements, des coups bien placés, il était déjà au sol. Hum que c'était bon.

« Relève-toi ! »

Channelle prit une position bizarre et reculait. Qu'est-ce que ?

« Leith sois gentil, attache moi les mains. Qu’on rende ça un peu équitable. »

Je regardais Enzo du coin de l’œil, et il fit de même. Je haussais les épaules en guise de réponse corporelle à notre interrogation silencieuse. Pourquoi pas ? Elle devait savoir ce qu'elle faisait après tout, c'était sa dernière chance. En tout cas, il y en avait un qui n'était pas content qu'elle s'attache les mains. Parfait, la rage lui donnerait peut-être plus de résistance, car pour l'instant...il était pire qu'un débutant face à elle.

Channelle dansait, flottait, frappait. C'était un spectacle qui avait toute mon attention. C'était...délicieux. Je sentais Enzo s'agitait à mes côtés - quand Channelle tomba à la renverse en même tant que Josh qu'elle avait cela dit dégommé. Enfin, je le connaissais assez bien pour interpréter un mouvement de jambe comme de l'agitation chez lui. Il n'était pas à l'aise. Pas comme je l'étais moi en tout cas. Aurait-il peur pour ma sœur ?

« Debout. »

Mais ce n'était pas fini. Je haussais un sourcil en la regardant faire. Quelle audace, pourvu qu'elle paye.

« Leith, sois gentil. Bande-moi les yeux. »

Elle faisait ça pour elle, pour eux, mais aussi pour moi. C'était un spectacle qu'elle nous offrait. C'était un avant goût de celui qu'elle pouvait offrir dans une Arène. C'était du Featherstone. Et c'était ma petite sœur, ma toile de nouveau rafistolée...

« Vas-y Josh, prends-là. T’en auras besoin. »

Channelle avait lancé une arme à Josh. Enzo me regarda franchement cette fois ci. Je levais la main, lui indiquant de la laisser faire et de ne pas bouger. Je m'en fichais si c'était du suicide. C'était du spectacle, c'était pas tous les jours qu'on avait un tel combat ici au Centre. Hors de question d'intervenir, j'avais dit que je ne donnais pas de règles. Elle avait donc le droit de se montrer...optimiste.

Je retenais ma respiration, au comble de l'excitation. Mes yeux pétillaient d'impatience. Je jubilais. Au moment où la lame fendis l'air la première fois, manquant Channelle de peu, j'étais au summum du plaisir.

Channelle réussi à couper ses liens et prendre agilement le dessus. Je lâchais un petit rire spontané. Un sourire en coin s'afficha alors sur mes lèvres et n'en partait pas. Il était fichu. Il n'avait plus aucune chance. Je regardais les futurs potentiels tribut admiraient le spectacle entre fascination et terreur. Plus Channelle frappait, plus j'étais apaisé. J'aurai aimé être à sa place, j'aurai aimé être ses poings. D'ailleurs les miens se crispaient au fur et à mesure qu'elle cognait. C'était comme si je cognais avec elle, à travers elle. Vas y Channelle, achèves-le. J'en avais l'eau à la bouche et physiquement j'étais en extase devant ce spectacle. Le sang jaillissait de Josh et le plaisir était des plus intenses. La seule frustration était de ne pas le faire moi même.

Tout le monde reculait du centre, commençant à s'inquiéter entre eux. "Elle va le tuer". Oui ?! Et alors ? Je n'avais fixé aucune règle. Ce n'était pas pour rien. J'espérais au moins ça. Je restais là, le sourire aux lèvres, c'était ma manière de dire à Channelle que j'étais avec elle. Que c'était bon, qu'elle avait passé l'épreuve.

"Kyle ! Arrêtes là, elle va le tuer !"

Je tournais ma tête pour regarder Enzo qui me parlait. Mais je ne bougeais pas, il comprit que je ne ferais rien. Il me fusilla du regard et me donna un coup d'épaule pour passer et se précipiter vers eux.

" Channelle ! "

Enzo les sépara et Channelle leva les yeux sur moi. Mon sourire ne bougea pas et croisa le sien, si discret, mais pourtant là. Je hochais la tête en guise de satisfaction. On s'était compris.

« Je pense qu’il faut l’emmener à l’infirmerie. »

Enzo me regarda et je levais le menton vers le le couloir pour lui donner l'autorisation. Je m'occupais de Channelle. Il le releva et l'aida à s'y rendre. Je captais les regards autour de nous. Les autres étaient déjà en train d’honorer son nom en le criant. Je me rapprochais de ma sœur avec des bouts de tissu. A sa hauteur, je saisis ses mains et je bandais silencieusement ses phalanges en sang. Une fois fait, je relevais sa main en l'air avec la mienne.

"On dit bon retour à Channelle parmi les Carrières !"

Les cris s'intensifièrent. Je m'étais trompé. Elle était prête. Une erreur comme ça ne me faisait que plaisir. Les Carrières se jetèrent sur elle, la happa pour la féliciter et lui souhaiter un bon retour. Je regardais le spectacle et ne les empêchais pas.

Ressens ça Channelle. Nourris toi de cette ambiance. Le retour d'une Arène ça vaut dix mille fois cette sensation. Délecte toi petite sœur. Prépare toi pour connaitre ça après tes Hunger Games.

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I'm Channelle Featherstone, and I'm coming home

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