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 Le problème n'est pas celui que l'on croit

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Mer 22 Juin - 10:37

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Voilà quelques jours que Channelle m'avait fermé la porte au nez. Et depuis je n'avais de cesse de me refaire le film en boucle, encore et encore. Je n'avais rien digéré. J'avais l'impression d'être la source de tous ses ennuis. Bien sûr. C'était trop facile de se cacher derrière le fait que j'étais un rebelle. Pas facile pour n'importe qui certes, mais trop facile pour Channelle Featherstone. C'était ça qui l'arrêté ? Vraiment ? N'était-elle pas attirée, au contraire, par cet interdit ? Ça ne l'intéressait plus, c'est ça ? J'étais plus assez...intéressant pour elle. Sa came c'était quoi ? Les carrières, les futurs champions ? Les mecs dévoués à mourir ? Mais je n'étais pas si différent que ça au final. Sauf que moi je refusais de tuer des gosses et de faire du spectacle.

« Tu es ce que tu es, et c’est très bien comme ça. Mais je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas une … Je suis une carrière. Ou du moins, je le serais à nouveau, très bientôt.» Et en plus elle me menaçait. Qu'est-ce qu'elle faisait, elle bâtissait une clôture entre nous plus grande que celle que je lui avais fait enjamber hors du District 1 l'autre soir ? Elle pensait que ça serait suffisant ? Elle se trompait. Elle se trompait si elle pensait m'avoir éloigné. J'avais accepté des missions bien plus dures que ça.

« Ces derniers jours avec toi étaient … Vraiment plaisants. Mais ils m’ont éloignée de mon but, de qui je suis. J’ai besoin que tu me laisses de l’espace. Quelques jours … » Elle voulait du temps, très bien. Mais si elle voulait jouer à ça, au jeu de l'identité, j'allais aussi le faire. Y'avait pas de raison pour que ça soit qu'à sens unique. Je devenais quoi sinon moi dans tout ça ? Je devenais dingue. Moi aussi je m'étais éloigné des rebelles, je n'étais même pas revenu au 13 après la mort de Ruben, je n'avais donné aucun compte rendu de la mission qui avait été un gros fiasco. J'avais même fait une mission sans autorisation où j'étais allé vérifié si je n'avais pas été choppé, si mon nom n'était pas dans les petits papiers des Pacificateurs. Pour elle. Tout ça pour rester avec elle. Bon sang Channelle...Aarrrg !

Je balançais le gobelet que j'avais dans les mains, puis je dégommais tout ce qu'il y avait de visible sur le plan de la cuisine. Bouffe, papier, verre... Tout vola au sol. Putain de merde elle m'avait fichu dans un sale état. Je me sentais ridicule. J'étais en colère. Elle...elle ne se rend pas compte... de l’effet qu’elle peut produire. Du pouvoir qu'elle a sur moi. Elle avait peut-être raison. Tous les deux on s'éloignait de nos buts. Il était tant que je retourne au 13, que je reprenne des missions. Ça me changerait les esprits, le temps de trouver une solution. Parce que j'allais en trouver une, je ne m'avouais pas vaincu.

Après avoir mangé sur le pouce et fait quelques exercices de musculation je m'affalais sur le canapé, mais l'odeur provenant de la cuisine était insoutenable. Je décidais donc d'aller ranger tout le bordel que j'avais fichu par terre. J'enfilais tout dans un sac poubelle et j'allais jeter le contenu dehors. J'entendis un bruit à côté de la maison. Je tournais ma tête et je reconnu immédiatement Brooklyn qui s'avançait vers moi. Merde. Merde merde merde... Quand on allait pas au 13 c'était le 13 qui venait à nous. Ça faisait combien de jour ? Une semaine au moins que je n'avais pas donné de nouvelle ? A moins que ça n'en fasse deux déjà ? Putain ça allait chauffé pour mon matricule. Que foutait-elle là ?

"Hey Brook, que me vaut cette visite ? Vous êtes pas capable de vous en sortir sans moi c'est ça ? Je vous manque ?!"

Brooklyn n'était jamais venue chez moi. C'était déjà assez angoissant de la voir ici. L'ironie allait-elle passer ? Je ne m'imaginais pas une seconde qu'elle venait pour autre chose que moi-même, que pour m'engueuler, ou me demander des comptes. Mais je pensais soudainement que quelqu'un était peut-être mort ? Ou...ou que la mission avait avorté ? On était démasqué, cerné ?

"Ça va ? Qu'est-ce qu'il se passe ?" Demandais-je sur un ton moins plaisantin. Je regardais autour de moi, elle semblait visiblement seule. "Viens entre..." Avant que quelqu'un ne nous voit. Je refermais derrière nous.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Mer 22 Juin - 18:50




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

Je reprends mon souffle après le sprint que je viens de piquer et je relève doucement mon haut, pour découvrir un très vilain hématome au niveau des côtes. Elles ne sont pas cassées, mais ce n’est pas joli et franchement douloureux. Mais ce n’est rien du tout par rapport à ce que j’aurais vécu si j’avais été sélectionnée pour les Jeux de l’Expiation. Enfin… Si le nom de Faye avait été appelé et que j’avais fait ce qu’il fallait. Ça n’a pas été le cas. Ma dernière chance et je n’ai pas été prise. J’espère que les autres s’en sont sortis… Foutue mission. Je déteste tout ça, toute cette situation. Vraiment. Je pourrai essayer de rejoindre le Cobra pour regagner le district 12, m’enfermer chez moi et surtout me reposer le temps du trajet. Mais là, je n’ai même pas le courage. Pas le courage de rester seule en réalité. En plus, j’ai mal. J’ai deux options qui s’offrent à moi et l’une est plus sûre que l’autre. Une fois n’est pas coutume, je décide de faire ce qui est raisonnable et je me traine jusqu’au district un… et non au Capitole. Je ne sais même pas s’il y est encore ou s’il est au district 12. Si c’est pour le voir avec sa « femme » ça ne sert à rien. Donc district un. Je sais qui je peux trouver là-bas sans crainte. Et j’en ai besoin à bien des égards.

Veillant à n’être repérée par personne, me cachant au moindre bruit suspect, j’atteins tant bien que mal la maison de Zane. Enfin j’espère que c’est sa maison. Je n’y suis jamais allée, on se retrouve plutôt chez moi ou au district 13. Bon, je ne sens pas la rose entre la transpiration et le sang, et je ne suis pas particulièrement joli, mais ça ne l’a jamais arrêté. Et j’ai besoin de me détendre ainsi que d’un endroit sûr où me reposer. Sans compter qu’il aura forcément un truc pour soigner le mauvais coup que je me suis pris.

Et à voir qui débarque avec ses poubelles, je ne me suis pas trompée d’adresse. Je lève les yeux au ciel en l’entendant. C’est vrai qu’il est absent depuis une ou deux semaines, mais pour l’instant, on a tous réussi à se débrouiller.

« A moi surtout. »

Il y en avait déjà un qui était aux abonnés absents… ou présent par intermittence, alors autant dire que je me sentais très seule au district 13. Mais je vais attendre qu’il n’ait plus sa poubelle avant de tenter l’opération séduction.

« Ça va, je crois… »

Je balaye les questions d’un geste de la main, avant de le suivre à l’intérieur. J’observe un peu les lieux, réflexe dû aux diverses missions qui obligent à absolument tout repérer. Bon, avec la lumière, je constate encore plus que je n’ai pas du tout fière allure.

« J’étais en mission dans le coin. Ce n’était pas… facile. »

C’est le moins que l’on puisse dire. J’enlève mon manteau pour être en débardeur et le retrousser un peu, juste le temps de lui montrer le résultat de ma virée nocturne.

« Pas très joli hein ? Désolée de débarquer comme ça, mais j’avais besoin de me poser quelques minutes. Alors autant en profiter pour venir prendre de tes nouvelles. »

Je lui souris doucement avant d’approcher de lui. Depuis combien de temps on n’a pas… Et j’ai besoin de ça en ce moment. Je le regarde d’un air complice, avant de laisser mes mains glisser sur ses hanches.

« Mais on pourrait se soumettre l’un l’autre à un interrogatoire en bonne et due forme après… »

Je me penche pour l’embrasser dans le cou, comme à mon habitude – j’embrasse rarement sur les lèvres, surtout Zane qui est un pote, parce que ce genre de baiser veut dire quelque chose. J’ai envie d’oublier pour un petit moment toutes les emmerdes qui nous sont tombées dessus, oublier que les Jeux ont commencé depuis des jours et que je ne suis pas dans l’arène, oublier que l’anniversaire de la mort de Blake est passé inaperçu. Boire, passer du bon temps, ça me requinquera et ça me permettra de repartir d’un bon pied. Et vu son absence des derniers temps, nul doute que lui aussi a besoin de se distraire. Ça tombe bien. Les amis sont faits pour ça.

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Jeu 23 Juin - 12:17

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« A moi surtout. »

Ok ok. Sacrée Brook. C'était étrange, elle ne m’engueulait pas. Elle avait l'air...d'avoir été mal mené. Une mauvaise mission ? Mais que faisait-elle vraiment là ?

« Ça va, je crois… J’étais en mission dans le coin. Ce n’était pas… facile. »

"Merde que s'est-il passé ? Et tu vas bien ?"

Pour réponse, elle souleva son haut. Outch. Des hématomes. Des bleus comme sur...Channelle. Zane faut que tu arrêtes ça, faut que tu arrêtes de tout ramener à cette fille. Brook est ton amie, penses aussi à elle.

« Pas très joli hein ? Désolée de débarquer comme ça, mais j’avais besoin de me poser quelques minutes. Alors autant en profiter pour venir prendre de tes nouvelles. »

"Non t'inquiètes pas, tu as bien fait. Tu peux rester le temps que tu veux, pas de soucis."

Si je pouvais pas proposer ça au minimum à ma collègue et amie... Mais elle était bizarre. Elle s'approcha de moi. Son regard en disant long. Merde. Non Brook, ne fais pas ça...pitié je... Elle avait déjà glissé ses doigts sur mes hanches. Je me raidis un instant. Arrêtes...c'est pas le moment. C'est compliqué...

"Brook attends...t'es blessée tu...parles moi de la mission..."

« Mais on pourrait se soumettre l’un l’autre à un interrogatoire en bonne et due forme après… »

Son baiser dans mon cou fit parcourir des frissons partout sur mon corps. J'avais du mal à me laisser aller. Avant...avant j'aurai répondu avidement à chacun de ses gestes. Avant je l'aurais déjà déshabillé, mais un truc me bloquait, me dérangeait. Avant ? Mais avant quoi ? Avant Channelle... Je fermais les yeux et penchais ma tête sur le côté. Elle ne sortait pas de ma tête. Putain son visage était gravé en moi même quand je fermais les yeux.

Brooklyn commençait déjà à m'effeuiller. Elle levait mon haut et je levais les bras dans un pur mouvement automatique. Comme si j'étais un pantin désarticulé. Une marionnette qu'elle contrôlait. Elle continuait ses baisers, je n'y répondais cependant pas. Je luttais intérieurement. J'étais en train de faire quoi là ? Je n'avais jamais dit non à Brooklyn. C'était notre truc, il n'y avait pas de sentiments. C'était du réconfort, de la détente. Souvent après un exercice, une mission, par ennuis parfois. Il n'y avait rien entre nous, je le savais bien. Elle couchait avec d'autres, moi aussi habituellement. Mais là, il y avait un truc qui avait changé. Je n'avais pas envie d'elle. Bien sûr qu'elle était attirante, que c'était bon avec elle... Mais ça me dérangeait, je n'étais pas à l'aise.

Elle m'avait poussé sur le canapé et grimpait déjà sur moi. J'eus comme un électrochoc. Ses cheveux noir plongés dans mon cou me rappelaient trop Channelle. Je saisis Brooklyn par les épaules et la redressais, l'écartant de moi.

"Arrêtes !"

Je glissais sur le côté pour me relever du canapé, torse nu, le bouton défait de mon pantalon. Bordel ! je secouais mes cheveux d'une main pour retrouver mes esprits, une boule au ventre. Je n'osais même pas la regarder. Il ne fallait pas que je la regarde.

"Désolé, tu...tu devrais prendre une douche, j'vais te faire un truc à manger ! J'ai du Whisky..."

Je ne voulais pas donner de détails. Je savais déjà qu'elle trouverait ça bizarre. Je ne l'avais jamais repoussé. Même après une mission où on avait été recouvert de boue et de sueur. Même en ayant étaient épuisés. Jamais. Alors pas de détails, ça ne servait à rien. Elle ne comprendrait pas. Et elle ne devait pas savoir. Je portais le surnom de joli cœur. Je n'avais pas la réputation du mec casé avec sa copine qui veut des gosses. J'étais le mec qui se tapait des filles de tous les district pour venir à bout d'une mission. Le gars qui pouvait bien satisfaire une amie comme Brook.

Et puis je lui dirais quoi ? Je suis amoureux ? Tu parles, elle se foutrait de moi, elle me mettrait peut-être même une bonne raclé pour être sûre que j'aille bien et que j'arrête de dire des conneries. Quand bien même, être amoureux, ça passerait encore, mais être amoureux d'une carrière...pire d'une Featherstone...ça elle ne comprendrait pas. Et elle m'en voudrait probablement. Je risquais peut-être ma place chez les rebelles. Tout serait peut-être remis en question. Oh bien sûr je pourrais me justifier. Mais je mettrais du temps à lui expliquer que CHannelle n'était pas comme eux. Pas entièrement.

« Je ne suis pas une … Je suis une carrière. Ou du moins, je le serais à nouveau, très bientôt.» Et pourtant...quoi qu'elle en dise, quoi qu'elle essai de se convaincre on s'appartenait. C'était pour ça que je ne pouvais pas le faire avec Brook, même juste pour le sexe. Avant, je pensais que quand on tombait amoureux, on atterrissait quelque part au hasard et qu’on n’avait plus qu’à faire avec. C’était peut-être vrai au début, mais ce n’est certainement pas ce qu’on vit là, maintenant. On était certainement pas un couple normal. J'étais même pas sûr qu'on était un couple en fait. Mais si elle avait besoin de temps, besoin d'air, ou d'espace, c'était qu'un truc se passait en elle. Un truc plus fort que n'importe quel carrière contre qui elle s'était battue. On était comme deux aimants et parfois on était de pole opposé, mais toujours, il y avait toujours un moment où les deux côtés s'attiraient. C'était comme ça depuis le début. Début le début on s'appartenaient.

Je commençais à partir dans la cuisine m’affairais sans me préoccuper de Brooklyn, c'était trop dur. Le constat que je venais de faire était terrifiant. J'avais changé. Trop. Et je ne savais pas à quel point. Et c'était angoissant.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Jeu 23 Juin - 16:38




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

Ce soir, j’ai besoin de me sentir vivante, de ressentir des trucs et de ne pas être une coquille vide. J’ai besoin de passer un bon moment, de croire qu’autre chose que des combats et de la misère est possible dans ce monde. J’ai besoin de sentir la vie contre mon corps, la chaleur sous mes doigts. Et je parcours de mes mains le torse de Zane, m’y collant, faisant danser mes lèvres sur sa peau. Ce qui est cool avec lui, c’est qu’il ne se prend pas la tête. Pas comme certain. Ce qu’on fait, c’est juste naturel, on le fait avec d’autres, et on sera toujours amis. Et c’est même mieux comme ça, car on sait qu’on n’a pas à assurer ou à être au top du glamour, on se connait assez pour s’épargner ça. Bon, pour bien faire, il faudrait qu’il soit un peu plus actif, mais à la limite, du moment qu’une certaine zone fonctionne, je peux me débrouiller seule.

Pour preuve, je le pousse sur le canapé, avant de m’installer sur lui. Fatiguée, blessée ou que sais-je, je m’en fous, j’ai envie de vibrer. Tout en mordillant son cou, je m’attaque au bouton de son pantalon, puisqu’il faut tout faire toute seule. Je vais bien finir par le réveiller, même s’il faut pour cela employer les grands moyens.

Ceci étant, je ne m’attendais pas à ce genre de réveil. Arrête ? Depuis quand on arrête avant d’avoir fini ni même commencé ? Il joue à quoi là ? Quoi ? Je devrais prendre une douche ? Mais qu’il dise que je pue tant qu’il y est ! Bon, c’est peut-être le cas, mais depuis quand ça le dégoute ?

« T’es sérieux ?! Zane ! »

Non mais… il se barre en plus ? Mais c’est quoi le délire des mecs en ce moment ? Ils sont forcés d’être prise de tête ou quoi ? A croire que ce sont eux qui sont souvent aux hormones, aux cycles lunaires et autres conneries du genre. Je tire un peu sur mes vêtements, passe une main dans mes cheveux sans pour autant les arranger, et je file à la cuisine, l’air certainement abrutie, pour découvrir Zane affairé à la cuisine, avec même pas un début de… enfin, ce qu’il faut pour faire ce dont j’avais envie.

« Tu me fais quoi là ? Vous avez quoi tous là ? Ce n’est pas une affaire d’Etat que je sache ! »

Pire que des gonzesses, j’vous jure. Il ne m’avait jamais laissée en plan, avant. On pouvait toujours compter l’un sur l’autre et là, j’ai besoin d’un peu de sexe. Ce qui n’est pas le coup de main le plus désagréable du monde, n’est-ce pas ? Je sens qu’il y a un complot de l’univers. J’ai fait quoi pour mériter ça ? Pourquoi est-ce qu’ils me rejettent tous ? Je me demande bien quel va être son prétexte à lui. L’excuse de la jeunesse passera pas dans son cas, mais quoi ? Quelle raison il a de me repousser et de m’envoyer à la douche ? Dans le genre pas galant et relou, il est au top.

« Je croyais qu’on était amis toi et moi et qu’on était censés pouvoir compter l’un sur l’autre ? J’ai eu la décence de ne pas te poser de questions sur les raisons du silence radio mais finalement, je crois qu’on devrait en parler. Alors j’irai pas prendre de douche tant que tu ne m’auras donné un minimum d’explication. »

Et pour bien lui faire comprendre que je ne plaisantais pas, je me plante bien sur mes pieds et croise les bras sur ma poitrine. Vu qu’apparemment je suis condamnée à seulement parler avec les mecs, autant y aller. Foutue pour foutue.

Spoiler:
 

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Jeu 23 Juin - 19:26

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« T’es sérieux ?! Zane ! Tu me fais quoi là ? Vous avez quoi tous là ? Ce n’est pas une affaire d’Etat que je sache ! »

Je fermais les yeux, lui tournant le dos, comme un gamin qui se fait engueuler, pris en flagrant délit. Je détestais ça. Enfin, je n'aimais pas me faire incendier par Brooklyn. Elle avait un caractère bien trempé et valait mieux pas la chauffer, enfin...pas comme ça. C'est compliqué cette affaire, oui sachez le, avec Brook, tout pouvait partir en sucette rapidement (sans jeu de mot), parce qu'il en faut du courage pour affronter ses ennemis mais il en faut encore plus pour affronter ses amis. Surtout quand c'est une rebelle à la forte personnalité. Et si je ne répondais pas ? Elle allait m'oublier ? Ouai voilà, fais le mort Zane, ne dis rien et elle va partir...

« Je croyais qu’on était amis toi et moi et qu’on était censés pouvoir compter l’un sur l’autre ? J’ai eu la décence de ne pas te poser de questions sur les raisons du silence radio mais finalement, je crois qu’on devrait en parler. Alors j’irai pas prendre de douche tant que tu ne m’auras donné un minimum d’explication. »

Ah ben non, je n'étais pas devenu invisible. Je soufflais dans ma barbe inexistante et je me retournais vers elle. Je n'avais plus le choix. Elle était balèze en matière d'interrogatoire, on s'était entrainé ensemble, alors je savais de quoi elle était capable. Et là je n'avais pas franchement envie d'en arriver à la confrontation. La voir campée devant moi, bras croisés et regard noir ne me plaisait pas beaucoup, ça n'envisageait rien de bon. Je pris un longue inspiration, les poings serrés et j'essayais de trouver un truc concret à lui dire, sans trop me mouiller, sans trop en dire non plus.

"Tu veux que je te dise quoi ? On a foiré la mission ? Ruben est mort et j'ai du brûler son corps. Tu sais ce que c'est Brook... Ensuite j'ai été traqué par des Pacificateurs. J'ai du faire le mort pendant un moment..."

Elle ne bougeait pas et ses yeux me lançaient encore des éclairs. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne me croyait pas. Avec elle, ça pouvait dire des milliers de choses. Mais il fallait que je rajoute de la crédibilité à mon histoire. L'ancien Zane...oui c'était ridicule de penser comme ça, mais qu'est-ce qu'il aurait fait l'ancien Zane ? Il aurait agit comment ? J'en savais rien, j'avais rarement...non en fait, je n'avais jamais raté une mission. Jamais en étant accompagné. Alors l'ancien Zane, il aurait eu...

"J'avais honte... Honte de revenir au 13 et de dire que je n'avais pas été capable de réussir une mission sans le cul !"

Oui voilà...c'était déjà plus crédible. En réalité ça soulevait beaucoup d'émotion en moi. Et la colère m'avait envahit en une fraction de seconde, mon visage était crispé, comme mon corps entier, mes poings serrés étaient à présent tendu. Merde, en fait je n'avais vraiment pas digéré cette mission. Channelle m'avait permis de ne pas y penser, d'oublier qu'à la base, ça avait été un échec cuisant et qu'un collègue était mort. Un ami. Un rebelle. Une chance supplémentaire de nous en sortir, de faire capituler la Présidente.

Je ne mentais pas vraiment à Brook, pas du tout même. Ok je choisissais sciemment de ne pas lui parler de Channelle. Mais tout ce que je disais, je le pensais vraiment. Si j'étais revenu au 13, à un moment donné, je les aurais vécu ces sentiments de honte et d'échec. Ma respiration était forte et je tentais de canaliser tout ça. Mes épaules se relâchèrent un instant et je m’agrippais à la table qui nous séparait, serrant les bords. Je relevais ma tête vers elle et plantais mes yeux dans les siens.

"Parfois j'ai envie d'être autre chose que du cul !"

Ce n'était pas vraiment à elle que je parlais. Je m'adressais indirectement à Channelle, mais ça Brook ne le savait pas.

"On peut pas juste boire cette fois ci ? J'ai besoin de boire, et de pas être seul, ça m'arrange... Tu tombes bien, vraiment"

Je lui lançais un sourire, me détendant un peu plus.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Jeu 23 Juin - 22:22




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

Bon, son récit tient la route et explique pourquoi il a été absent, je veux bien le reconnaitre. Je sais ce que c’est que de foirer une mission, mes premières ne se sont pas vraiment passé comme sur des roulettes. Ça peut foutre le moral à zéro… mais raison de plus pour passer du bon temps non ? Une bonne partie de jambes en l’air avec une amie, ça permet de se sentir vivant, de se défouler, d’oublier toutes les contrariétés. D’autant que ça ne l’aurait jamais coupé dans son élan que d’échouer une mission. Ça permettait même de passer nos frustrations. Alors j’attends un peu plus que ça comme explication. En revanche je peux comprendre un peu plus son autre argument. Je l’observe, constatant à quel point il s’est raidi. Et pas comme j’aurais voulu qu’il le soit. La colère, je sais ce que c’est. La rage qu’on essaie de contrôler, de garder en soi pour qu’elle ne déborde pas. Moi je ne suis pas très forte à ce petit jeu.

Par contre, aussi sérieux que soit le moment, je ne peux pas m’empêcher d’éclater de rire en l’entendant.

« Mais t’es devenu pire qu’une gonzesse ma parole ! »

Entendons-nous, même s’il se met à devenir sentimental, ce sera toujours mon pote. Mais cette réplique… Combien de nana j’ai pu entendre prononcer ces mots. « Oh, j’aimerais qu’il m’aime, pas que pour mes fesses ! ». Et si je peux en rire, c’est que je sais qu’il ne me sort pas ça dans une optique amoureuse. Faudrait être fou pour être amoureux dans ce monde. Je m’approche alors de lui, un sourire sur mon visage répondant au sien. J’aurais préféré du sexe, mais picoler, c’est bien aussi pour oublier.

« T’es pas qu’un cul pour moi, Zane Hamilton, dis-je en l’embrassant sur la joue. J’espère que tu le sais. Même si j’aurais quand même vraiment aimé pouvoir profiter de tes fesses ce soir. »

Je lui claque la fesse droite, histoire de l’emmerder, avant de me reculer fissa en levant bien mes mains en l’air en mode « c’est pas moi, j’ai pas d’arme, je serai sage ».

« J’espère au moins que t’as une proposition de remplaçant, parce que c’est dur de trouver des gens qui se prennent pas la tête pour ce genre de chose. »

Et qui ne me considère pas comme une gosse. J’enlève mon haut, me retrouvant en soutien-gorge dans sa cuisine. Je ne vois pas de quoi je pourrai être gênée, il m’a déjà vu avec bien moins sur le dos.

« T’as de quoi nettoyer ça dans ta salle de bain ?  »

J’appuie sur l’hématome comme une débile. Vrai que ce n’est pas super agréable.

« Bon, prépare à boire. Et à manger si tu as. Mais surtout à boire. Pour oublier la dérouillée que je me suis mangée et le vent merveilleux que tu m’as offert. Je vais trouver le chemin de la douche. Et m’attends pas, je vais devoir m’occuper toute seule de ce pour quoi je suis venue ! »

Je lui fais un signe de la main  sans le regarder, juste pour le plaisir de le laisser avec une superbe image mentale. Pour ma part, je me mets à fouiner un peu, avant de trouver la salle de douche. J’abandonne mes vêtements en grognant un peu en me tordant pour ôter mon pantalon, mais je finis bien vite sous la douche. Et bordel ça fait du bien. De l’eau bien chaude, c’est revigorant sur un corps endolori. Je traine un peu, prenant enfin le temps de me poser, essayant aussi de noyer toutes mes pensées sous l’eau. Je me débarrasse de la crasse, mais pas de la fatigue ou du mal-être qui est le mien depuis quelques temps. Enfin, on ne peut pas tout avoir. Je sors de la douche, m’enveloppant dans une serviette avant de jeter un regard un peu dédaigneux à mes affaires gisant sur le sol. Non parce que remettre un haut couvert de sueur et de sang, ce n’est pas génial, même pour moi qui n’ai jamais été très portée sur la classe, la féminité et toutes ces conneries qu’on ne voit qu’au Capitole ou dans les districts aisés. Alors toujours dans ma serviette – enfin celle de Zane – je reprends la direction de la cuisine.


« Tu les planque où tes caleçons et maillots propres ? J’aurais besoin de t’en piquer un. Sinon je reste comme ça hein ! »

BY .SOULMATES

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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Jeu 23 Juin - 23:33



 

Brooklyn, Zane & Channelle





Je n’arrivais pas à croire que c’était finalement arrivé. Ca y est … J’étais à nouveau une carrière, aussi fou que ça puisse paraître. Ca ressemblait  une autre vie, celle d’une autre. Pourrais-je à nouveau les appeler mes amis ? Je ne le savais pas. Cet endroit, il me semblait si peu familier, alors que je m’y sentais avant mieux que dans ma propre maison … Mais ça allait revenir. Ca commençait déjà, en fait. La chaleur qui m’avait envahie quand j’avais vu le regard des autres, leurs sourires, même faux … La bouffée de fierté que ça provoquait chez moi, de me dire que j’étais à nouveau une carrière. Non, la carrière. La meilleure. C’était si bon que j’avais encore du mal à réaliser.

J’étais vite redescendue sur terre. J’avais gagné leur respect à nouveau. Leur amitié allait avec, même si je la savais changeante. En sortant de la salle après m’être entrainée pendant des heures, j’avais retrouvé les autres aux vestiaires. Ils avaient immédiatement proposé d’aller célébrer cela au bar. Ce même bar où ils m’avaient regardé me faire battre à mort. Même si je voulais de tout mon être faire partie à nouveau de cette « bande », j’avais la rancœur tenace. Et puis, j’étais tellement heureuse, tellement gonflée de fierté, tellement bien … Que voilà, je n’arrêtais pas de penser à Zane. Ca n’aurait pas du être le cas ; être une carrière était ce qui m’éloignait le plus de lui, une des raisons qui avait provoqué mon retour anticipé d’ailleurs. Mais voilà, au moment où ils avaient prononcé le mot « célébrer », c’était à lui que j’avais pensé. Parce que c’était avec lui que j’avais envie de le faire. J’avais envie d’aller lui dire à quel point j’étais heureuse, d’aller passer la nuit avec lui, c’était cela dont j’avais vraiment envie. Alors j’avais refusé l’offre des carrières, prétextant que je voulais discuter avec Kyle. En sortant, j’avais commencé par prendre la direction du village des vainqueurs, pour donner le change. Mais j’avais bifurqué assez rapidement.

J’avais pris le chemin qui allait chez Zane. J’étais passée par les petites rues, la nuit était déjà tombée mais je ne voulais pas risquer de croiser quelqu’un. Après tout, il n’était peut-être même pas là. J’espérais qu’il n’était pas en mission ; j’avais vraiment une terrible envie de le voir. Parce que c’était ma journée, je voulais qu’elle soit parfaite. Et elle ne le serait pas sans lui, je le savais. J’avais besoin de lui dire, même s’il ne serait peut-être pas content pour moi, mais surtout, j’avais besoin de le voir. Parce que tout allait changer maintenant. J’allais pouvoir être moi à nouveau, tout pourrait recommencer comme avant. Je n’avais pas envie d’y penser, j’étais trop euphorique … Comme montée sur ressorts. Il fallait que j’arrive, plus vite. Alors je me mis à courir.

J’arrivais à hauteur de sa maison. Bon, il y avait de la lumière ; il était là. Je m’approchais de la fenêtre, qui était ouverte. Un large sourire parcouru mon visage. Il ne devait pas faire la tête. Doucement, je l’avais ouverte davantage et m’étais hissée à l’intérieur. Lorsque mes pieds touchèrent le sol, je le vis sursauter.

« Salut toi ! »

Je lui fis un large sourire avant d’avancer rapidement vers lui. Je ne tenais pas en place, j’étais surexcitée. Trop pour remarquer que quelque chose n’allait pas. Je le balayais du regard avec un air amusé. Il était déjà presque déshabillé, c’était mon jour de chance.

« Dis donc, tu m’attendais ? »

Mon regard croisa le sien et je vis que quelque chose ne tournait pas rond. Il ne faut mentir à personne, pas même à soi même.  J’avais beau vouloir que tout soit parfait aujourd’hui, il avait sans doute du ressentiment. Oh Zane …

« Tu les planque où tes caleçons et maillots propres ? J’aurais besoin de t’en piquer un. Sinon je reste comme ça hein ! »

Mon cœur s’arrêta de battre. En un instant, mon sourire s’évanoui et mon regard croisa celui de Zane. Bon sang, mais quelle conne. Je pivotai, prête à partir en courant, pour me retrouver nez à nez avec … Une fille, nue. Enfin, elle portait une serviette, mais sincèrement, c’était du pareil au même. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine et mon ventre faisait des nœuds. Mon cerveau ne transmettait plus aucune information comme si seule la survie comptait …. Tout mon corps ne disait qu’une chose « Sauve toi. Sort de là. » C’était un cauchemar. Je me sentais si … Si vide. Même pas en colère, ou surprise. Juste complètement et désespérément vide. Channelle, tu fais la potiche là, dis quelque chose.

« Je ne savais pas que t’avais de la compagnie. Je repasserai.»

Ouais. Genre jamais. Il m’était complétement et désespérément impossible de regarder Zane. Je devais rester digne. Faire comme si je n’en avais rien à faire ... Ce n'était pas très difficile quand tout ce que j’avais l’impression de ressentir était un vide béant dans ma poitrine, et une folle envie de m’écrouler. Si je me retournais, que je le regardais … Je ne répondrais plus de rien. Je ne savais pas ce qui se produirait, je n’avais pas envie de le savoir. Je ne voulais pas le découvrir. Lui non plus, sans doute. Même mes démons intérieurs s'étaient tus, se retenant de me dire qu'ils m'avaient bien prévenu. Ils savaient sans doute que le moment était mal choisi. Je comprendrais ma leçon plus tard. Marche doucement vers la fenêtre Cha, ne te précipite pas. Droite et fière. Tu pourras t’effondrer dans la prochaine rue.



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Lun 27 Juin - 1:04

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« Mais t’es devenu pire qu’une gonzesse ma parole ! »

Je levais mes yeux au ciel. Et la tension que je ressentais quelques seconde avant s'envola. C'était comme ça avec elle. C'était aussi facile que ça que de se détendre en sa présence. Elle était directe. Un vrai gars. Oui c'était un pote plus qu'une copine. C'était pourtant la première fois que je parlais de sentiment avec elle. Et Brook n'était pas évidente quand il s'agissait d'exprimer ses émotions. J'aurai voulu lui répondre "C'est parce que tu ne connais pas ma gonzesse", mais à la place je lâchais un petit rire nerveux en secouant ma tête. Je n'en attendais pas moins d'elle. Sa réaction me rassura et me calma définitivement. Je n'aurai pas voulu rentrer en conflit avec. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Heureusement, elle s'en fichait pas mal, parce que j'étais un ami. Elle s'avança vers moi. Je ne bougeais pas, elle n'était pas du genre à forcer le jeu, enfin, pas tout le temps. Elle déposa simplement un baiser sur ma joue. Hum, trop facile...

« T’es pas qu’un cul pour moi, Zane Hamilton. J’espère que tu le sais. Même si j’aurais quand même vraiment aimé pouvoir profiter de tes fesses ce soir. »

Elle claqua mes fesses. Ah ben voilà du Brook, je la reconnaissais bien là. Je rigolais de nouveau en faisant un pseudo regard noir qui se voulait menaçant. Mais en fait, j'avais apprécié ce qu'elle venait de me dire. Je savais qu'avec Brook c'était pas que pour du sexe, qu'on était aussi collègue et ami avant tout. Mais l'entendre me le dire était surprenant. Elle n'était pas la sentimentale du duo qu'on formait. Nos caractères fonctionnaient bien ensemble, surtout en mission.

« J’espère au moins que t’as une proposition de remplaçant, parce que c’est dur de trouver des gens qui se prennent pas la tête pour ce genre de chose. »

"Les temps sont durs on dirait en ce moment ? T'es pas venu ici que pour ça dis-moi ? T'as personne d'autre à te mettre sous la dent ? Vraiment ? Ou c'est parce que tu n'oses pas me dire que je suis le meilleur dans ce domaine aussi ?"

Je soulevais un sourcil amusé. C'est vrai qu'on passait du bon temps ensemble, mais de là à être le seul plan de secours de Brook, j'en doutais. Que c'était-il passé pour qu'elle me dise ça ? Elle se déshabilla devant moi. Ça ne me poser aucun problème. Pas même maintenant. Au contraire je jetais un regard sur ses contusions. Outch.

« T’as de quoi nettoyer ça dans ta salle de bain ?  »

"Oui Brook, je me lave parfois aussi, c'est ça l'odeur sur moi...le savon ! T'as même des médoc derrière le miroir, vestige de mes missions au Un..."

« Bon, prépare à boire. Et à manger si tu as. Mais surtout à boire. Pour oublier la dérouillée que je me suis mangée et le vent merveilleux que tu m’as offert. Je vais trouver le chemin de la douche. Et m’attends pas, je vais devoir m’occuper toute seule de ce pour quoi je suis venue ! »

Je faisais mon possible pour ne pas rigoler, ça devait donc donner une grimace assez étrange sur mon visage, mes lèvres tordues que je mordillais. Et dire qu'avant...je l'aurais aidé sous la douche. Channelle...à quel point tu m'as changé ? A quel point je suis foutu ? Même quand tu n'es pas là...

Je filais dans la cuisine et m'exécutais à sortir des verres pour l'alcool. J'ouvris mon frigo pour y regarder ce qu'on pouvait manger entre chaque bouteille, rien de bien intéressant, mais de quoi pomper le liquide dans notre sang. Alors que je préparai des sandwich à peu près convenables pour ce genre de soirée, j'entendis comme un bruit sourd, certainement Brook dans la salle de bain. Mais le choc au sol me fit sursauter.

« Salut toi ! »

Je me retournais et Channelle s'avançait déjà vers moi. Elle était totalement enjouée. Je n'en croyais pas mes yeux. Autant de sa façon d'être, après des jours de silence radio, que le fait qu'elle soit vraiment là devant moi. Je me disais que je devais halluciner, et que les trois gorgées de Whisky que je venais de boire pour goûter la bouteille m'avait déjà tourné la tête. Elle me dévisagea avec un regard que je connaissais trop.

« Dis donc, tu m’attendais ? »

Quoi ? Non ! Je baissais ma tête, m’apercevant et réalisant mon torse nu. Et c'est là que le stress monta en flèche. Channelle était chez moi. Et Brooklyn était juste là, dans ma salle de bain. Je ne savais plus pour qui j'avais le plus peur. Brooklyn, Channelle ou moi-même. Mon cœur battait si vite que je n'entendais plus mes pensées. Channelle comprit que ça n'allait pas, son regard changea.

« Tu les planques où tes caleçons et maillots propres ? J’aurais besoin de t’en piquer un. Sinon je reste comme ça hein ! »

Je plissais mes yeux et pinçais mes lèvres. Zane tu es dans la merde mon gars. Je regardais Brooklyn, puis Channelle. Oui j'avais un gros problème. Quelques secondes pour analyser la situation.

Brooklyn pouvait reconnaître Channelle, elle l'avait vu en photo lors du dépôt de mission. Celle en lien avec mon père. Elle avait été attentive et m'avait demandé si j'avais besoin d'elle à l'époque. Sachant ce que cette mission pouvait représenter pour moi. Mon père était un peu un père pour tout le monde au 13. C'était une figure importante et qu'on respectait tous. Mais à ce moment là, quand la mission tomba, j'avais refusé son aide. Voulant me démerder tout seul. C'était d'ailleurs Brook qui m'avait confirmé qu'il valait mieux que je "m'attaque" à la plus jeune des Featherstone vu mes...talents.

Je l'avais tenu informé de l'avancer au début, à ma manière, et plus de manière officieuse. Peu de détails, les grandes lignes quoi. Mais je n'avais jamais vraiment rendu de compte rendu ou de rapport de mission. Donc officiellement cette mission n'était pas finie. Pas pour le District 13 en tout cas. Sauf que voilà, ça faisait des mois que j'étais sûr le coup et que je n'en parlais plus, même pas à Brook. Et pour un rebelle comme moi, ça devait être bizarre qu'une mission soit aussi longue. Channelle trancha dans mon esprit avant de pouvoir faire plus le point dans ma tête.

« Je ne savais pas que t’avais de la compagnie. Je repasserai.»

Elle s'avança déjà vers la fenêtre. Un truc, dis un truc bordel ! N'importe quoi. Ouvres ta putain de bouche. Hamilton bouges-toi ! Voilà fais un truc, restes pas planté là. Tu fais coupable là, pour Channelle et pour Brooklyn. Machinalement alors que Channelle me tournait le dos et fuyait par la fenêtre sans demander son reste, je pivotais vers ma collègue.

"Tiroir du bas dans la chambre, à gauche de la salle de bain !"

Zane ! Bravo mec, bravo. Là tu m'espantes ! Classe ! Nickel. L'air détendu en plus. Le roi des priorités. Je serrais mes poings. Je m'énervais moi même. Je préférais encore être dehors, pourchassé par des Pacificateurs, là au moins je savais quoi faire. En ce moment j'étais totalement démuni, et tout ce que je voyais, c'était ce que pouvait avoir vu Channelle. Une femme à moitié à poil dans ma maison.

Brooklyn, je la gèrerai après, je pouvais le faire non ? C'était une rebelle, elle savait parler le même langage que moi, missions à rallonge, problèmes de dernière minutes, logistique, plan de secours. Mais Channelle...elle comprenait que ce qu'elle voyait. Je lançais un regard à Brook, lui signifiant que je gérais la situation, alors qu'en fait, pas du tout, tout explosait dans ma tête et j'étais légèrement paniqué.

"Je reviens..." Avais-je lâché rapidement avant de prendre la porte et de courir en direction de Channelle. Étrangement, alors que je pensais qu'elle serait déjà loin en train de courir, elle marchait d'un pas rapide mais mesuré.

"Channelle attends !" Elle se raidit et s'arrêta un instant avant de reprendre une marche plus rapide sans se retourner. Je trottinais vers elle, ne sachant pas quoi lui dire. Tout ce que je savais c'est que je ne pouvais pas dénoncer Brooklyn, je ne pouvais pas ouvertement dire qui elle était. Me mettre en danger était une chose, impliquer mes collègues en était une autre. Et si elle était trop en colère, elle pourrait faire une connerie. Et je ne voulais pas jouer avec la vie de ma meilleure amie.

Je saisis le bras de Channelle pour la stopper. Mais elle attrapa mon bras pour me retourner et me désarçonner. Je filais droit sur le sol avec sa clef de bras. "Me touches pas !" Ses yeux étaient noir et remplis de haine. J'étais au sol, des cailloux plantés dans mon dos encore nu et sa prise au niveau du poignet me décrocha une grimace.

"Calmes toi s'il te pl..." Mais elle serra encore plus fort et mes dents grincèrent. Si je rajoutais "c'est pas ce que tu crois", me briserait-elle le poignet ? Je n'avais pas vraiment envie de le savoir. Pas parce que j'avais peur pour une fracture, mais parce que j'avais peur de savoir jusqu'où elle me ferait du mal, parce que je venais de lui en faire. C'était ça ? La vrai Channelle ? C'était ça que mes déceptions faisaient d'elle ? Le chagrin ne vous change pas, il vous révèle parait-il. C'était ça que je faisais naître en elle ? Mais elle ne faisait pas peur, j'étais prêt à assumer. Jusqu'au bout. Ma mâchoire se crispa d'impuissance et mes yeux la fixèrent sans baisser. Ma respiration était rapide. Bordel je t'aime. Alors vas-y, brises moi si tu veux, c'est tellement plus simple de souffrir physiquement.

On resta un moment comme ça, c'était peut-être que quelques secondes, mais ça me sembla une éternité. La voix de Brooklyn fût le déclic. "Vas-t-en Channelle ! Cours !" Il ne fallait pas qu'elle nous trouve comme ça. J'aurai pu tenter de me dégager. Mais je ne voulais pas me battre avec elle. Par contre Brooklyn...

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Lun 27 Juin - 19:25



 

Brooklyn, Zane & Channelle





J’avais passé la fenêtre et m’étais éloignée d’un pas rapide. Je ne voulais pas courir. Si, j’en crevais d’envie en fait, je ne savais juste pas où aller. Ma respiration s’était faite rapide, et je menaçais d’éclater en sanglots à chaque instant. Cha, tu croyais quoi ? C’est un menteur ce type, tu le sais bien. Il en vaut pas la peine. Rentre chez Kyle et dors. Je secouais la tête. J’allais pleurer à l’instant où j’allais être au lit. Je savais que je ne pourrais pas le contrôler. Et que Kyle entendrait. La forêt avait une signification trop forte. Mes parents peut-être. Ils n’étaient pas là, je pouvais retrouver ma chambre. Je n’avais qu’à aller par …

« Channelle attends ! »

Je me stoppais une demi seconde, stoppée par un frisson violent qui me pris du début des poignets jusqu’à la pointe du dos. Je repris d’un pas plus rapide. Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas l’entendre. J’ai une telle boule au ventre que je me demande si je ne vais pas avoir la nausée. Alors j’accélère. J’entends ses pas sur les miens et je presse le pas, au moment où il saisit mon bras. Mon corps entier frissonne de colère et je pivote en une seconde, lui tordant le bras.

« Me touches pas ! »


Il se retrouva plié sur le sol. Bon sang, mais de quel droit ? Je le fixai avec une rage que je ne me connaissais pas, tout en prenant conscience d’une chose qui apparaissait clairement dans ma tête : je ne voulais plus jamais qu’il me touche.

« Calmes toi s'il te pl... »

Je resserrais encore mon emprise sur son poignet, et je criais, plus fort que je ne l’avais souhaité :

« Me dis pas de ma calmer Zane ! »

Ma mâchoire tremblait sous le coup de la colère.  Ma main libre tremblait aussi. Mon autre main, tenant son poignet, était crispée dessus, la remontant doucement. Je sentais son poignet se tendre. Si je tirais encore un peu plus haut, j’allais le faire craquer. J’étais à la limite, je le sentais. Rien qu’un petit centimètre … J’en avais envie, tellement envie. Ca me ferait peut-être du bien. Mes yeux étaient braqués sur sa main, toutes mes pensées tournées uniquement vers ce petit poignet. Allez Cha, un demi-centimètre … Mes yeux se relevèrent un instant vers lui. Non, non il n’en valait pas la peine. Je le revoyais, quelques jours plus tôt, me regarder dans les yeux et me dire qu’il m’aimait. Les belles paroles se laissent dire. Ma main resserra la sienne encore davantage. Allez, casse-lui le poignet Cha, qu’on en finisse !  Mais la voix de sa copine à l’arrière brise ma transe et Zane me fixe.

« Vas-t-en Channelle ! Cours ! »

Je le fixais avec un air de dégoût. Qu’est-ce qu’il croyait, que j’avais peur de sa trainée ?!

« Tu crois que cette pauvre fille me fait peur ? Je l’aurai brisée en deux avant même que t’ai eu le temps de te relever. »

Tant pis pour l’indifférence classe que j’avais voulu me donner au départ. J’étais en feu. J’aurais pu les tuer tous les deux si je m’étais écoutée. Bon sang, ce que j’avais envie de me battre. Mais ça ne m’aurait pas servi. Ce que j’avais besoin, c’était de partir, loin. Et de ne plus jamais revoir cet espèce de sal… Au lieu de ça, je me penchais vers lui une demi-seconde.

« C’est fini. Adresse moi la parole, ou approche toi juste de moi, et je te jure que t'es un homme mort. »

Je ne voulais plus le voir, jamais. Si je le voyais, je le tuerais. J’en avais la certitude, je ne serais pas capable de retenir mes coups. Sa copine approchait. Je le lâchai. Mais je n’y pouvais rien … J’en avais besoin. Alors mon pied se souleva et rencontra son visage de plein fouet, le projetant sur le dos. J’observais « l’autre » en levant les deux mains en l’air avant de pivoter. Mais cette fois-ci, je couru. Je couru de toutes mes forces à travers les ruelles qui menaient chez moi. Je renversais le pot où on cachait les clefs et je montai les marches quatre à quatre avant de me jeter sur mon lit. J’aurais eu besoin d’une douche, mais je n’en avais pas envie. Je me mis sur le dos, l’oreiller entre les bras, et j’enfonçai ma tête dedans pour crier. Mais je ne pleurais pas. J’étais persuadée que je pleurerais pourtant, que je ne saurais pas m’en empêcher, mais je supposais que j’en avais déjà trop versées pour lui. Au lieu de ça, je serais l’oreiller de toutes mes forces, mon corps entier tremblant de rage, ma mâchoire tendue à m’en faire mal. Je ne ressentais même pas de tristesse. Ce n’était que de la colère, une colère noire et violente qui me secouait toute entière. Je jetai l’oreiller par terre et partis dans la pièce d’à côté, celle où je m’entrainais quand je vivais ici. Et je frappais, frappais, frappais, encore et en encore. Chaque coup s’accompagnait d’un cri puissant, de plus en plus fort, de plus en plus effrayant. Au bout d’un moment, mes yeux s’arrêtèrent sur le sac, qui était rouge. Ils se baissèrent vers mes poings, pour constater que mes phalanges étaient toutes abimées et ensanglantées. Ma main tremblait toujours alors que je la fixais sans vraiment comprendre. Il parait que la douleur est un remède la douleur ... Mais voilà, ce qui me faisait peur, c'est que ne la ressentais même pas.


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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Lun 27 Juin - 22:17




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

Mon dieu, ce qu’il ne faut pas entendre. Je lève les yeux au ciel. C’est bien d’être sûr de soi, mais peut-être un peu présomptueux. En revanche, pour ce qui est d’avoir de quoi se mettre sous la dent… ça se trouve toujours, il y a juste certains refus plus frustrants que d’autres. Mais ça, je ne vais pas lui expliquer, ça ne doit pas être un problème qui se pose souvent dans son cas. Ça ne l’a jamais été pour moi non plus jusqu’à il y a peu en fait.

« Prends la version qui t’arrange. Je suis d’humeur généreuse ce soir. »

Et pas d’humeur à lui expliquer des choses qui n’ont aucun sens. Je lui adresse un regard blasé quand il me parle de savon. Oui, ça va merci, je sais ce qu’est un savon même si je viens du district douze. Je lui adresse une grimace bien sentie.

« Nianiania. Je me disais aussi que ça ne sentait pas la virilité. »

Je voulais parler des médocs, bien sûr, de quoi nettoyer le sale coup que j’ai reçu, je ne lui demandais pas s’il avait du savon. Quel idiot quand il s’y met. Mais bon, j’ai plus urgent à faire. Une douche au moins me réchauffera et me détendra à défaut d’avoir droit à une partie de jambes en l’air qui aurait été la bienvenue. Néanmoins, je dois bien admettre que si je reste frustrée, l’eau chaude me fait le plus grand bien. Comme ses savons. Je ne savais pas qu’il y avait ce genre de parfums d’ailleurs. Les traces de sang séché disparaissent bien vite, tandis que je passe une sorte de pommade sur mon hématome. Et que je pique un cachet contre la douleur au passage.

Par contre, j’apprécie moyennement l’idée de remettre mes vêtements sales. Voilà pourquoi j’ai eu la merveilleuse idée de sortir de la salle de bain et de parler avant d’ouvrir les yeux. Il y a une nana. Pourquoi il y a une nana ? Pourquoi cette année est si collée à lui ? Qui est cette nana ?

Putain c’est CETTE nana ! C’est quoi ce bordel ? Mon regard passe de la brune – Featherstone – à Zane. C’est quoi ce bordel ? Je l’ai déjà dit. Il devait enquêter, elle devait juste être une porte d’accès pour trouver qui était responsable de la mort de son père. Je me souviens encore du jour où la mission est tombée, je lui ai proposé mon aide… Mais ça fait des mois ! Alors qu’est-ce que cette fille fait ici ? Ils ne devraient plus avoir de contact depuis longtemps. Encore moins ce genre de contact. Sauf que… Je reconnais ce regard, dans les yeux de la nana. Un regard noir. Trop sombre pour ne rien cacher. Mais je n’ai le temps de ne rien dire que Zane me rembarre en gros à l’habillement. Je ne peux pas les laisser, je dois faire quelque chose ! Mais en serviette de bain… si c’est pour me retrouver nue devant une carrière…

« Zane, qu’est-ce que… »

Et merde. Il a déjà filé par la fenêtre. Je m’avance vers celle-ci, avant de repartir vers la chambre, puis de revenir, puis de me décider à aller dans sa foutue chambre. Je lui pique les premières affaires qui me tombent sous la main, un caleçon et un t-shirt beaucoup trop grand pour moi, avant de revenir pour trouver toujours la pièce vide. Je me précipite vers la fenêtre. Il me doit une putain d’explication là, parce que ce que je crois deviner ne me plait pas du tout. Il n’a pas le droit.

« Zane ! »

Je passe à mon tour par la fenêtre, prête à aller casser la gueule de cette saleté de district un. Pour tout un tas de raison : parce que c’est une carrière, parce que je ne sais pas ce qu’elle manigance avec Zane, parce que le schéma des putains de missions qui s’éternisent, j’en ai ras le cul. Je trottine, portée en plus par cet échange que je n’entends pas, avant d’être stoppée net par ce que je vois. Zane frappé en plein visage par cette… cette… garce. J’enrage et je pense que dans mon regard, elle doit lire toute la haine et le mépris que j’ai à son égard. Je la regarde disparaitre, avant de me précipiter vers Zane. Sans aucune douceur, je le pousse après qu’il se soit relevé.

« C’est quoi ces conneries ? Qu’est-ce qu’elle fout là ? »

Je le repousse encore, en plaquant mes mains contre son torse. J’ai probablement le regard le plus sévère que je lui ai jamais adressé, parce que bon sang, je suis en colère. Elle n’est qu’une mission. Une mission ça se termine. Une mission ça ne s’invite pas chez soi. Une mission, ça ne se protège pas ! Putain. Quelle bande de cons tous !

« Vous êtes vraiment tous des cons, c’est pas possible ! Ramène tes fesses. »

Non, je ne mélange pas tout ! Et je ne lui laisse pas le choix. Furieuse et non sans regarder les alentours, je reprends la direction de sa maison sans même lui adresser un regard. Je vais chercher une trousse avec ce qu’il faut pour le soigner, sans aucune tendresse, et d’un geste brusque, je lui balance le tout. Pas question que je l’aide tant que je n’aurai pas une explication qui me satisfasse pleinement. Je croise mes bras sur ma poitrine tout en faisant les cents pas.  Je veux être plus qu’un cul, c’est bien ce qu’il a dit ? Chiotte.

« La mission, Zane… »

Il avait un but précis, on comptait tous sur lui. En plus… Mais merde ça implique son père quoi ! Alors je veux savoir exactement où il en est et si tout ce pour quoi on se bat a encore une quelconque valeur à ses yeux.
BY .SOULMATES

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Zane Hamilton
« Invité »


MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Lun 27 Juin - 23:57

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Elle ne me lâchait pas et elle ne partait pas. Au lieu de ça, elle me regardait comme un gars avec une maladie rare. Sa haine je pouvais la supporter, mais pas ce regard là. Je sentais que je l'avais perdu, à la minute où elle avait eu cette étincelle dans les yeux.

« Tu crois que cette pauvre fille me fait peur ? Je l’aurai brisée en deux avant même que t’ai eu le temps de te relever. »

Fais pas ça Channelle ! Ma poitrine se soulevait, je sentais une multitude d'émotions montaient en moi. M'ensevelir, me dévorer. Il fallait qu'elle se la ferme avant d'en dire trop...

"Arrêtes ! Tais toi !" Hurlais-je presque. Elle se rapprocha de moi et me susurra ces horreurs à mon oreille. Trop tard.

« C’est fini. Adresse moi la parole, ou approche toi juste de moi, et je te jure que t'es un homme mort. »

Toute ma résistance céda. Elle me lâcha et son pied vola dans ma figure, le choc me propulsa sur le dos. Ma respiration était autant coupée par ses paroles que par son coup. Je n'essayais même pas de me relever pour tenter quoi que ce soit. Elle m'avait peut-être bien déjà tué ? Mon cœur avait implosé de l'intérieur. "C'est fini." "C'est fini." "C'est fini." Le sang de mon nez coulait sur mon visage. Je restais au sol respirant aussi vite que si j'étais en train de taper un sprint. Je toussais, le sang coulait à l'intérieur de ma gorge. Je recrachais le sang par la bouche en toussant plus fort. Et si je restais là ? Et si je me noyais dans mon propre sang ? Ça serait si simple. Y'en avait marre de toutes ces conneries. De risquer ma vie, de ces missions de merde. "Je te jure que t'es un homme mort."

J’aperçus des pieds s'approchaient de ma tête, ça y était ? Elle revenait m'achever. Mais le visage qui se pencha sur moi était celui de Brook. Merde Brooklyn, je l'avais oublié. Je roulais sur le côté et toussait de nouveau pour dégager le fond de ma gorge de tout le sang accumulé. Je me redressais tant bien que mal. Aussitôt debout elle me poussa violemment.

« C’est quoi ces conneries ? Qu’est-ce qu’elle fout là ? »

Chacun de ses mouvements contre ma poitrine pour me faire reculer ne faisait que faire monter ma colère contenue jusqu'à maintenant. Putain en voilà un autre de regard. J'en avais ma claque. Putain de meeeeerdeeee !

"Lâchez-moi !!!!" Je lançais mon bras vivement en avant pour qu'elle arrête. Je continuais à lancer mes poings dans le vide pour me défouler. J'aurai bien cogner sur Brooklyn, mais j'en avais assez d'un nez en moins. Je crachais une nouvelle fois du sang par terre. Mon nez n'arrêtait pas de couler, ça virer à l'hémorragie cette histoire.

Je me mis à ricaner nerveusement, j'en tremblais. Merde c'était quand même drôle cette situation. Le nombre de fois où on s'était battu ensemble, j'aurai du le savoir qu'elle avait un bon coup de pied. Et moi, gros con, j'avais même pas paré. Je rigolais de nouveau, penché en avant pour cracher encore.

« Vous êtes vraiment tous des cons, c’est pas possible ! Ramène tes fesses. »

Je relevais mes yeux vers Brook qui bougeait déjà vers la maison. Je craquais mon cou et me redressais pour la suivre. Qu'est-ce que je pouvais bien faire ici de toute façon ? Attendre les Pacificateurs ? Tient c'était une bien bonne idée, j'avais de bien bonnes idées en ce moment. Je secouais la tête et reniflais un coup. Le temps du trajet j'avais pincé l'arête du nez pour arrêter le saignement.

Une fois à l'intérieur je filais à la salle de bain pour foutre ma tête sous l'eau du robinet. D'ici je pouvais sentir la rage de Brooklyn, elle soufflait dans mon dos comme un chat enragé. En me retournant, elle me balança la trousse de soin. Tout vola au sol. Elle croisa les bras sur sa poitrine, merde j'avais le droit à l'interrogatoire rebelle made in Lefevre. Je ramassais les compresses, le désinfectant, et des mèches hémostatiques.

« La mission, Zane… »

Je la fusillais d'un regard noir.

"Quoi la mission !?"

Je mordis mes lèvres, mais son regard s'assombrit encore plus en face de moi. Oui c'est bon, j'avais compris. Elle avait bien reconnu Channelle. Laisses moi deux secondes j'ai la gueule en sang. Je fis des petits cercles autour de mon visage avec mon doigts pour lui montrer l'état de ma tête en lui faisant les gros yeux.

Je commençais à me procurer les premiers soins, j'allais dire quoi moi ? J'étais dans la merde. J'étais fichu de toute façon. Fichu pour fichu ?! Je devais faire quoi ? "C’est fini. Adresse moi la parole, ou approche toi juste de moi, et je te jure que t'es un homme mort." Un homme mort. Il valait mieux quoi ? Être crevé par une Featherstone ou par sa famille, les rebelles ? Est-ce que je préférais mourir sous les mains de Channelle ou sous les doigts de Brooklyn ? Je plaçais une mèche dans chacune de mes narines ce qui eut pour effet d'arrêter l'écoulement.

Je passais à côté de Brooklyn qui ne bougeait pas. Je tapais dans son épaule avec la mienne pour dégager le passage et pouvoir sortir de la salle de bain pour aller vers la cuisine. J'avalais cul sec un verre de Whisky qui trainait encore sur la table. J'ouvris dans un fracas le frigo et ouvrir le compartiment à glace, sortant et jetant tout au sol avant de prendre une poche de je ne sais quel aliment que je plaçais sur mon nez. Je ne pris pas la peine de tout refermer. Je servis un verre à Brooklyn et m'en servit un de nouveau. Je choppais quelques analgésiques que je croquais avant de les avaler avec une gorgée de boisson. Je tendais le verre à Brook jusqu'à ce qu'elle le prenne.

"La mission..."

Je pris la direction du canapé où je m'affalais dessus, une verre dans une main, la glace dans l'autre appuyée sur mon nez.

"Un vrai désastre, regardes moi..."

Vu son regard noir, je compris que l'humour n'était plus de mise. Merde, elle qui avait le sens de l'humour affuté en toute circonstance.

"Tu veux que je te dise quoi Brook ? Qu'est-ce que tu viens de voir ? Dis moi..."

Je pris un coussin et l'envoya bouler dans une lampe qui tomba au sol et dont l'ampoule explosa nous plongeant un peu plus dans la pénombre. Je passais une main dans mes cheveux.

"Je sais pas à quel moment tout ça m'a échappé. Peut-être quand mon père est mort...Je sais plus tu veux que je te dise ? Avant sa mort, tout était plus facile..."

Les larmes me venaient aux yeux et je mordais l'intérieur des joues pour ne pas craquer. C'était pas le moment. C'était PAS LE MOMENT. Je serrais mon poings et le verre de mon autre main.

"T'en as rien à foutre de tout ça. De tout ce que je peux te dire. Tu comprendrais pas."

Une larme coula malgré moi sur ma joue, creusant un sillon entre les restes de terre et de sang que l'eau n'avait pas lavé.

"J'ai cru qu'elle était différente. J'ai cru...que ma mission pouvait s'allonger, que je pouvais rallier une Featherstone. J'ai cru qu'elle m'aimait."

Je repris ma respiration. Je n'étais pas tellement confort de parler avec le nez bouché.

"T'as jamais voulu un truc Brook, de toutes tes forces ? Un truc que tu savais capable de ramener la paix en toi, je parle pas de la Paix sur Panem, mais de la paix en toi, te dire que ce que tu fais, c'est pas pour rien. Te dire que dans tout ça, quand tout sera fini, nous aussi on aura un truc, on aura un futur. La paix !  Moi c'était elle, tu vois ?"

Je soufflais et lançais ma main en l'air. Tu parles, je devais la faire rire. Des conneries, c'était des conneries tout ça. Mais elle l'avait dit. Elle m'avait libéré. "C'est fini." Pourtant, j'avais l'impression d'être encore plus enchainé à elle que je ne l'avais jamais été. Oh Channelle, tu m'as maudit. Pour l'éternité.

"Ça craint hein ? Joli cœur est tombé amoureux. C'est ça que tu appelles l'ironie du sort Brook ? J'ai...j'ai rien pu trouver chez les Featherstone. J'ai peut-être pas assez bien cherché"

Je levais la main pour l'empêcher de dire quoi que ce soit. C'était déjà assez difficile de mentir à ma meilleur amie, si en plus elle l'ouvrait, j'y arriverais pas.

"C'était MON père...je suis le mieux placé je crois pour me tourmenter tout seul. Mais même si c'était les Featherstone...je me disais que ramener une Carrière chez nous, ça serait pire que de les exécuter tous."

Je finissais mon verre d'une traite. Et sur le fond, ce n'était pas vraiment un mensonge. J'y avais déjà pensé.

"Mais la mission est finie maintenant. Ramènes moi au 13..."

Je me levais du fauteuil et une larme coula de l'autre œil. Un mal de crâne arrivait. Ça ne serait pas beau à voir demain.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Mar 28 Juin - 20:19




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

« La mission pour laquelle tu t’es engagé et pour laquelle on comptait tous sur toi ! »

A question con, réponse conne. Mon ton est monté d’un cran. Je refuse de comprendre, je refuse d’y croire. Il a intérêt à me pondre une excuse qui tiendra réellement la route parce que je ne le louperai pas. Et qu’il arrête avec ses gestes ou en plus d’un nez pété il va se retrouver avec un œil au beurre noir. Il aura beau se comporter comme un enfant, à me pousser ou à tout renverser, je n’en démordrai pas : je veux savoir, je veux être sûr qu’il ne s’est pas ramolli, qu’il n’est pas tombé dans le plus grand mensonge de l’univers. Je l’observe, essayant de comprendre comment il a pu me mentir tout ce temps. Oui, ça va Zane, je vais le prendre ton verre, mais crache le morceau. Je ne décroche pas mon regard du sien, ne décoche pas un mot. L’esquive ça suffit. Qu’est-ce que je veux qu’il dise ? Que ce n’est pas ce que je crois, qu’elle était là juste pour l’empêcher de révéler le nom du responsable de la mort du père de Zane, qu’il n’a pas une relation avec Featherstone, autre que pour la mission. Ce que je viens de voir ? Malheureusement rien de tout cela.

Je secoue la tête, non, ce n’est pas à moi de lui dire, c’est à lui maintenant, de lever le voiles sur tous ses silences. Je ne bouge pas d’un pouce, je ne cligne même pas des yeux quand il envoie valser sa pauvre lampe. Sauf que ce n’est pas de sa faute, la merde, il s’est mis dedans comme un grand. Je lève les yeux au ciel quand il évoque l’avant mort de son père. Bien sûre que tout est plus facile quand on a nos parents, nos guides ou toute autre figure de mentor. J’en sais quelque chose. Pour moi aussi c’était beaucoup plus simple avant la mort de mon père et de ma mère. Je n’avais qu’à être une gentille petite fille, obéissante, pas une combattante qui voue sa vie à faire tomber un système. C’était plus facile quand je pouvais me permettre d’aimer les gens autour de moi, de m’abandonner à eux au lieu de les maintenir à bonne distance. Par contre, qu’il se permette de me balancer ça, je n’apprécie pas.

« T’as raison, je suis qu’une abrutie qui en a rien à foutre que son meilleur ami lui mente et se foute en danger, qu’il foute plein de monde en danger. »

Les coups font toujours plus mal quand ils viennent de personnes auxquelles on tient, voilà pourquoi j’aurais dû me tenir à mon idée première : laisse les gens loin de toi, ne les laisse pas approcher dans ton univers. Putain, le mot est prononcé. Mais quelle connerie bon sang, quelle connerie ! Comment on peut aimer dans ce monde ? Comment on peut aimer ou espérer être aimé de quelqu’un qui voue sa vie à entretenir le système en place ? Elle, symbole de paix ? Pitié. Elle incarne le système, et le système est destructeur, il divise, il sépare, il met à mort.

« La paix en moi ? Avant de penser à moi, à ma paix, à l’avenir, il faut d’abord permettre au monde d’en avoir un. Comment tu peux espérer alors que pour l’instant, il n’y a pas l’ombre d’un avenir possible ?! J’aurais voulu que mon frère vive. Je veux que plus personne ne vive ça. Après… J’en sais rien, Zane. »

Tomber amoureux. Je n’ai jamais compris ce que cela signifiait. Je n’ai jamais ressenti ça, du moins pas que je sache. Je ne sais même pas vraiment ce que cela veut dire en réalité, puisque c’est une chose que je m’interdis. C’est une faiblesse dans notre monde : on peut être envoyé aux Hunger Games, on peut être tué en mission. Et puis, tomber amoureux, ça implique un cercle vicieux. Comme les bébés. Et les bébés peuvent être envoyés aux Jeux. Comment acceptez cette perspective ? C’est ça le futur qu’il veut ? Je ne pourrai pas faire comme ma mère, survivre à l’amour de ma vie. Et aurai-je la force de voir mon enfant mourir aux Jeux ou ferai-je comme ma mère ? Serai-je assez forte pour les survivants ? Bordel, est-ce qu’il a seulement pensé à tout cela ? Quant à ce qui est de n’avoir pas assez cherché… Un excès e zèle, tu parles. Une mission, un objectif, ça ne sert à rien de partir en free-style. J’avale cul sec le verre qu’il m’a servi, avant de le pousser violemment sur le canapé.

« Pose ton cul Hamilton. »

Je lui fais un signe qui veut dire « ta gueule », « bouge pas », « j’ai besoin d’une minute ». Je vais me resservir un verre sans lui demander la permission, pour l’avaler d'une seule traite de nouveau. Comment ça a pu lui arriver ? Voilà pourquoi il ne voulait plus n’être qu’un cul.

« T’as raison sur un point, je ne comprends pas. Tu rêves d’un avenir après tout ça ? Mais il n’y aura pas d’après pour elle : son ambition ce sont les Jeux. Tu vas faire quoi, la chose la plus conne du monde et te porter volontaire le jour où elle le fera, pour mourir pour elle ? Tu l’attendras sagement, jusqu’à ce qu’elle triomphe ou qu’elle meure ? Tu veux détruire un système qu’elle cautionne. Tu crois qu’elle réagira comment ? »

Je lui fais un signe de la main. Il a assez parlé pour bombarder toutes ses conneries, c’est mon tour maintenant.

« Je comprends pas, en effet. Mais surtout, ce que je ne comprends pas et ce qui me dégoute le plus, c’est que tu m’aies menti. Oh ça va, je sais très bien ce que tu vas dire, tu ne m’as pas menti, juste caché la vérité. Ok, mais non, je ne comprends pas. »

Il est mon ami et mon partenaire, on se mouille souvent l’un pour l’autre, là, il m’a juste radié de sa vie. Et je commence à en avoir marre d’être mise de côté et oubliée pendant des semaines. Pourquoi a-t-il fallu que ça lui arrive en mission… avec une mission en plus ? Ça ne peut pas arriver… j’espère que ça n’arrive pas… que c’est un cas très isolé…

« La mission n’est pas finie, Zane. Tu sais ce qu’il va se passer ? Ils vont mettre quelqu’un d’autre sur le coup, quelqu’un qui n’aura pas tes… sentiments. »

Et ça fera très mal. Pour sa précieuse Featherstone, et pour son grade aussi.

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Sam 2 Juil - 18:55

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« Pose ton cul Hamilton. »

Debout je la fixais se reprendre un verre. Elle était en colère, je le savais, je la connaissais que trop bien. Elle avait raison, je l'aurai été à sa place. Et je savais que ce moment allait arriver un jour, je n'avais fait que le repousser.

« T’as raison sur un point, je ne comprends pas. Tu rêves d’un avenir après tout ça ? Mais il n’y aura pas d’après pour elle : son ambition ce sont les Jeux. Tu vas faire quoi, la chose la plus conne du monde et te porter volontaire le jour où elle le fera, pour mourir pour elle ? Tu l’attendras sagement, jusqu’à ce qu’elle triomphe ou qu’elle meure ? Tu veux détruire un système qu’elle cautionne. Tu crois qu’elle réagira comment ? »

J'eus des frissons dans le dos. Je n'avais jamais vraiment pensé à ça. Enfin si...si j'y avais pensé, mais j'avais planqué ça dans ma tête. J'étais persuadé de pouvoir la faire changer d'avis, mais elle était retournée chez Kyle après son agression... Parce que ça, ça aurait été une bonne raison pour qu'elle raccroche. Mais je l'avais aidé à s'en remettre. Et elle en parlait de plus en plus, de revenir chez les Carrières. J'avais provoqué ça. Son retour. Sans vraiment m'y opposer. Parce que c'était tout ce qui faisait qu'elle était elle.

Mais je pouvais encore essayer. Il était clair en tout cas, que je ne resterai pas devant mon écran si elle y allait. C'était d'une évidence. Oui Brook, je l'aimais peut-être au point de me porter volontaire. Mais ça je ne te le dirais pas, parce qu'à la minute où tu le saurais, ça serait fini. Notre amitié, nos missions. La rébellion. Ou alors tu m'en empêcherais, et tu serais capable d'y parvenir.

"Écoutes je..."

Elle me coupa la parole. Je mordis l'intérieur de ma joue. La machine Lefevre était lancée et je ne pourrais plus l'arrêter.

« Je comprends pas, en effet. Mais surtout, ce que je ne comprends pas et ce qui me dégoute le plus, c’est que tu m’aies menti.»

"Brook..."

Je n'avais pas mentis, je n'étais plus revenu au 13. Je l'avais évité sciemment effectivement.

« Oh ça va, je sais très bien ce que tu vas dire, tu ne m’as pas menti, juste caché la vérité. Ok, mais non, je ne comprends pas. »

Je me jetais de nouveau sur le canapé et plaçais ma tête entre mes mains, en fixant le sol. Je capitulais. Elle ne comprenait pas, elle faisait que le dire. Mais voulais-je vraiment qu'elle comprenne ? C'était trop difficile de la regarder. J'avais envie que d'une chose, rentrer.

Je voulais partir au 13, je n'étais plus chez moi ici. C'était fini. Je n'avais plus rien. Mon père était mort, alors à quoi bon ? Rester pour une fille qui ne voulait plus de moi ? Si j'étais toujours au Un, ce n'était que pour elle. Il fallait que je me barre. Et Brook qui me faisait la leçon. C'était pas plus simple qu'elle me ramène ? On en avait du temps pour discuter sur le chemin. Une fois là bas, je prendrais toutes les missions qu'ils voudraient me donner. Je ne ferais plus que ça. Tout le temps, jusqu'à épuisement. Jusqu'à ce que j'en crève. Pour ne plus penser à rien. Pour l'oublier. Sans attache, sans sentiments. Ne plus rien ressentir, comme une machine. Elle avait tout récupéré de toute façon, elle avait tout démoli avec mon nez. Et pourtant, Brook brisa toutes mes résolutions en une phrase.

« La mission n’est pas finie, Zane. Tu sais ce qu’il va se passer ? Ils vont mettre quelqu’un d’autre sur le coup, quelqu’un qui n’aura pas tes… sentiments. »

Je relevais ma tête pour la regarder. Ma pupille se rétrécit d'un coup. "Ils vont mettre quelqu'un d'autre sur le coup". Merde, mais quel con. C'était évident. C'était comme si j'avais échoué. Alors que ce n'était pas vrai. Pas vraiment. J'avais bien le papier, le coupable. Mais je ne pouvais simplement pas le dire. Le père de Channelle avait fait tuer le mien. Je devrais être révolter, je devrais le tuer moi même. C'était ça la logique. Pourtant rien de ce que je faisais ne l'était depuis que j'étais tombée amoureux de la fille du meurtrier de mon père.

Je continuais de fixer Brook qui semblait avoir fini de parler. "La mission n'est pas finie, Zane." Je comprenais ce qu'elle était en train de faire. Elle me couvrait. Elle n'était pas obligée, je lui avais menti, je l'avais évité, oubliée pendant des semaines. La laissant faire cette mission seule par exemple, alors que si j'avais été là, je serais probablement venu avec elle. Et malgré ça, elle continuait de me "protéger" de ce soit disant échec. Parce qu'au fond, elle en avait rien à foutre de Channelle, de mes sentiments. Ce qu'elle voyait c'était ma place chez les rebelles, à ses côtés. Je rassemblais mes idées.

"Ok !"

Je me redressais entièrement.

"Il va falloir que je rattrape ça."

Mais comment ? Channelle me tuerait si je revenais la voir. Et c'était quoi le but là ? Faire croire à Brook que je continuais la mission ? Ou reconquérir Channelle parce que je ne pouvais pas admettre que c'était terminé entre nous ?

Et si je décidais de continuer, il fallait que je sois crédible. Pour les rebelles et pour Cha. Pour Brook. Il était couru d'avance que j'annonce au final que les Featherstone étaient innocents dans l'exécution de mon père. Et est-ce que j'étais prêt pour ça ? Pour tirer un trait sur ma vengeance, sur l'honneur des rebelles ? Ma poitrine se soulevait rapidement. La pression montait en moi.

"Je laisserais personne prendre ma place. Je me suis trop impliqué dans cette mission. Il n'y a pas d'autre approche possible de toute façon maintenant. Chanelle sera méfiante, et si elle en parle à son frère... J'ai étudié la famille assez longtemps, ça me donne un avantage que personne ne pourra avoir. Même en les observant de l'extérieur. Les Featherstone sont...compliqués"

Tient, la bonne blague. Et maintenant c'était mission impossible. Mais si Channelle avait réagi aussi mal à la vue de Brook à poil dans mon salon, c'était que j'avais encore des chances. Pas amoureuse. Tu parles, elle se fout bien de ma gueule. Fallait qu'elle regard l'évidence maintenant. Il fallait qu'elle assume. C'était là tout le point central de ma nouvelle mission.

"Mais pas ce soir, je verrais ça demain."

Elle devait être toujours en colère mais...

"Tu restes dormir ? Je prends le canapé !"

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Dim 3 Juil - 23:05




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane & Channelle

Quelle connerie ! Franchement mais quelle connerie. Comment ça a pu lui arriver à lui ? Etre amoureux… Je le pensais sain d’esprit pourtant ! Il avait l’air normal. Je n’ai jamais cru qu’il puisse en arriver là, qu’il se fasse à avoir… Pas lui franchement. Pas mon pote. Il ne peut pas devenir prise de tête. Et je ne peux pas perdre mon partenaire chez les rebelles. Même s’il a été un vrai con sur ce point, je ne veux pas qu’il ait d’emmerdes à causes d’une nana stupide.

J’observe Zane reprendre un peu de poil de la bête. Les pleurnicheries, non merci. Il vaut mieux que ça. C’est un guerrier, un combattant, un rigolo… pas un pleurnichard qui s’écroule à cause d’une carrière franchement !

« Trop impliqué, tu m’étonnes…. »

C’est comme ça qu’on dit « coucher à multiples reprises et en prime tomber amoureux » ? Je le fixe un instant, les bras toujours croisés sur ma poitrine. Et… Non mais je rêve ou il tente de faire diversion là ? Il me prend vraiment pour une cruche ? Il croit vraiment que je vais me contenter de son revirement aussi facile qu’un claquement de doigts ? Je plaque alors ma main sur son torse.

« Minute Joli cœur. Quand je parle de la mission, je ne parle pas de l’aspect sentimental du truc. Si c’est pour aller conter fleurette, tu oublies. »

Mon index s’est naturellement pointé vers lui, sévèrement accusateur. Je ne cautionne absolument pas ce bordel, que les choses soient claires.

« Ce n’est pas aux gars du D13 que tu vas devoir rendre des compte, mais à moi. Et je te jure que tu n’as pas intérêt à me mentir ou à me cacher des choses parce que je ne te le pardonnerai pas. »

Je me mouille pour lui, j’espère au moins qu’il en a conscience. Et je dois aussi reconnaitre que j’espère sincèrement qu’en le poussant à agir de la sorte, sa nature rebelle reprendra le dessus et qu’il comprendra que ça ne vaut pas le coup de prendre des risques de malade pour une Carrière qui ne vit que pour les Jeux. Ils ne construisent pas d’avenir ces gens-là, ils ne pensent qu’à cette échéance. Je baisse le doigt, tentant de contenir les vagues de colère qui déferlent en moi. S’enticher d’une mission franchement. Les choses devraient être parfaitement séparées ! C’est comme le sexe, bien séparé des sentiments. Est-ce que je mélange tout moi ? Non ! Bon alors. C’était quoi sa question déjà ? Ah, oui.

« J’veux bien dormir ici, oui… Et manger aussi… Mais on n’en a pas fini toi et moi ! »

Retour de l’index accusateur. Ce n’est vraiment pas quelque chose que j’ai vu arriver. Et c’est aussi quelque chose que je ne voulais pas savoir. Encore moins aujourd’hui, après une mission. Je suis juste venue ici pour être en sécurité. En sécurité physique et morale. Et là, ce n’est pas du tout ce que je ressens. Je me ressers un verre. A ce rythme et à jeun, ça ne présage rien de bon pour la soirée. Tomber amoureux… Non mais… Au moins, il n’a pas le culot et la folie d’oser me faire un portrait élogieux de sa nana en tentant de me convaincre de ses qualités… Parce qu’alors là, il se mange mon pieds dans son deuxième cerveau !

« Tu te ramollis, visiblement tu as été plaqué au sol en moins temps qu’il n’en faut pour dire « t’es con ». Il va falloir qu’on reprenne l’entrainement. Parce que tu aurais été tué dans les premiers aux Jeux… »

J’ai été soulagé que son nom ne soit pas tiré au sort, mais ça, ça a été impossible de lui dire vu qu’il a disparu tout de suite après la Moisson. J’aurais bien aimé voir ce que ça aurait donné si sa précieuse Featherstone, lui et moi avions été sélectionnés. Un spectacle grandiose. Je crois bien que j’aurais préféré y être plutôt que d’apprendre tout cela ce soir. Là-bas au moins c’est facile : ce sont tous tes ennemis, tu dois les tuer pour survivre. Fin. Il n’y a pas de bordel dans ton cœur, dans tes pensées. Pas de sentiments. Parce que ça c’est probablement l’ennemi le plus puissant qui soit, malheureusement.

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Mar 5 Juil - 21:53

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
Je fus tiré de mes réflexions par son doigt flanqué sur ma poitrine. Ola tout doux !

« Minute Joli cœur. Quand je parle de la mission, je ne parle pas de l’aspect sentimental du truc. Si c’est pour aller conter fleurette, tu oublies. Ce n’est pas aux gars du D13 que tu vas devoir rendre des compte, mais à moi. Et je te jure que tu n’as pas intérêt à me mentir ou à me cacher des choses parce que je ne te le pardonnerai pas. »

"Bien commandant Lefevre" Et pourtant...

C'était là. Tout le nœud du problème serait là. J'adorais Brook. Elle comptait énormément pour moi. C'était plus qu'une collègue, plus qu'une amie. Elle était une stabilité dans ma vie depuis des années. Depuis nos premières missions ensemble, nos premières coucheries. Elle était le soutien le plus évident de toute ma vie, le plus fiable aussi depuis la mort de mon père, et pourtant...j'allais lui mentir. Je n'en avais pas envie, pourtant il me semblait ne pas avoir le choix.

Putain pourquoi c'était aussi dur ! Pourquoi c'était aussi compliqué. Le père de Channelle avait tué le mien. J'aurai du fuir dès que j'avais eu ce bout de papier en ma possession. Ainsi je n'aurai plus rien eu à faire avec Channelle. Pourtant, je l'avais revu, et elle m'avait repris cette preuve de la culpabilité de son père. Celui qui devrait être mort à l'heure actuelle, au lieu que je tombe amoureux de sa fille.

Je venais de me rendre compte de l'erreur que j'avais fais à ce moment là. J'aurai du dire oui à Brook quand elle me l'avait proposé. Elle aurait du être à mes côtés dès le début de cette mission. Mais j'étais trop fier, je voulais y arriver seul. Être l'unique vengeur de mon père. C'était trop tard maintenant. Si je partais, Brook n'aurait pas d'autre choix, quelqu'un sera sur la mission. Et Channelle me le pardonnerait jamais. Même si tout était fini, je ne voulais pas en arriver là. On ne pouvait pas tirer un trait sur un Featherstone. On était lié maintenant. Même si je partais au 13, je ne pourrai jamais l'oublier, au même titre que je ne pourrai jamais oublier mon père

Brook ne savait pas, et elle ne devait pas savoir qu'elle était à présent devenue ma mission. Que lui mentir serait la chose la plus dure que j'avais eu à faire depuis que j'étais venue au monde. Plus dur que de perdre mon père. Perdre quelqu'un alors qu'il est encore vivant. Je savais ce que ça voulait dire pour Brook "ne pas pardonner". C'était une femme de parole. On avait trop souvent eut la vie de l'autre dans nos mains lors de certaines missions. Et là je changeais de ligne de conduite. Je m'éloignais du but principal. Si je reprenais la mission, il fallait que j'en informe Channelle. Et à partir du moment où je l'aurais fait, si elle acceptait...je décidais de mon camps. Je décidais de mentir à ma meilleure amie. Mais pas seulement, à tous les rebelles aussi. Et c'était comme une trahison.

« J’veux bien dormir ici, oui… Et manger aussi… Mais on n’en a pas fini toi et moi ! »

Je roulais mes yeux. J'eus envie de sourire mais ce n'était pas adapté à la situation. Elle était sérieuse. Vraiment. Et au fond, ça me rassurait pas des masses. Elle se servit un verre. Je vins à ses côtés et j'attrapais le verre qu'elle venait de finir pour m'en servir un aussi et le boire à la même vitesse qu'elle.

"Lequel tiendra le mieux ce soir ? La dernière fois, t'as dormi avant moi !"

Un sourire en coin s'afficha enfin sur mes lèvres. Brook... Putain, passées toutes ces émotions, ça me faisait vraiment du bien de la voir. Même si j'avais le nez pété, que j'avais été pitoyable, j'étais content qu'elle soit là. Bon OK, j'aurai été plus content si elle était venue hier...

« Tu te ramollis, visiblement tu as été plaqué au sol en moins temps qu’il n’en faut pour dire « t’es con ». Il va falloir qu’on reprenne l’entrainement. Parce que tu aurais été tué dans les premiers aux Jeux… »

Je pouffais de rire. Ben voyons.

"C'était pourtant pas ce que tu disais au dernier entrainement en corps à corps..."

J'écartais mes bras et lança mon menton en avant. L'ai de dire "Quand tu veux".

"Mais d'abord...je vais te faire à manger, t'es trop maigre, personne te nourrit au 13 ?"

Je me dirigeais dans la cuisine finir ce que j'avais commencé avant que Channelle ne rentre chez moi. J'essayais de ne pas y penser. Parce qu'il y avait Brook j'y arrivais. Mais je ne savais pas ce que j'aurais fait si j'avais été tout seul. Et je pouvais même pas lui en parler. J'devais garder ça en moi. Je fis craquer mon cou et je touchais mon nez.

"Putain il est déplacé !"

Je respirais bruyamment, inspirant et expirant rapidement pour me donner du courage. Aller ! A trois Zane...ça va aller. Serre les dents. Attends reprends un verre. Voilà. Aller, vas-y. D'un coup, comme on nous l'a déjà montré, comme tu l'as déjà fait sur Pica. 1...2...3. CRAC. Mes doigts venaient de redresser l'arrête du nez. Outchh. Je soufflais un bon coup. J'enlevais les mèches du nez, que je balançais à la poubelle, pour évaluer le travail. Le sang ne coulait plus et je respirais mieux. Voilà qui était parfait. Il allait cicatriser tout seul maintenant.

"J'aurai pas la gueule d'un joli cœur demain matin..." Lançais-je dans ma barbe en me parlant plus à moi même qu'à Brook.

J'allais vers le frigo encore ouvert de toute à l'heure et j'en sortis deux bières. Je me retournais alors vers elle.

"Sandwich-bière ? Si t'avais prévenu avant..."

"Ça nous aurait tous arrangé" gardais-je entre mes dents.

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Mer 6 Juil - 15:22




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane

Bien. Juste un bien ? Je suis encore très sceptique, par rapport à tout ça, mais je n’oublie pas qu’avant d’avoir Joli cœur, j’ai Zane en face de moi. La même personne entre les mains de laquelle je remets ma vie à chaque mission, celui en qui j’ai toute confiance, qui a déjà protégé mon sommeil, celui que je suis en mission, même quand elle ne me concerne pas, parce que je sais qu’il en fera autant, celui à qui je raconte ma vie et passe mes nerfs quand c’est nécessaire. Il n’oserait pas me mentir en me regardant dans le blanc des yeux. On va se sortir de cette merde ensemble, comme on l’a si souvent fait depuis deux ans. Je veillerai à ce qu’il ne flanche pas, tant pour lui que pour moi. J’ai besoin de mon meilleur ami et si je le perds lui maintenant… Non, je ne veux pas envisager cette option.

« Y a aucune preuve de ça. Et je triompherai sans gloire ce soir vu que t’es déjà à moitié fracassé. »

Ceci étant, il est possible que j’aie une petite tendance à m’endormir sous l’effet de certains… psychotropes ou alcools. Mais je ne suis pas convaincue de pouvoir ingurgiter assez d’alcool pour me mettre KO et oublier ce que je viens de voir, la peur que j’ai eu de perdre quelqu’un à cause d’une mission ou de devoir le partager. Pas dans un sens sexuel ou amoureux, mais mettre en balance notre amitié et notre lien pour une mission qui aurait un peu trop déviée. J’ai l’impression de déjà connaitre ce sentiment et je n’aime pas du tout.

« Tu as triché la dernière fois. »

Ou alors c’était moi qui avais essayé de tricher… Mais je me souviens qu’il y avait eu des coups fourbes… Doucement mais sûrement, j’abats mon poing contre son épaule. Il faudra vraiment qu’on reprenne l’entrainement lui et moi, blague à part. Parce que je sais que je suis encore fragile dans ce domaine et il me connait assez pour me cadrer, me canaliser et ne pas se formaliser du flot d’insultes qui peut sortir de ma bouche quand je ne parviens pas à gagner ou à réussir le coup que je veux. Je suis rassurée de le voir ainsi. Là, il ressemble bien plus à mon pote.

Je baisse les yeux pour regarder mon corps. Je ne suis pas ronde, c’est vrai, mais je ne suis pas si maigre que cela ! Si ?...  Il faut dire qu’avec les missions qui me font courir partout, je perds vite le peu que j’avale. Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’aller chasser ces derniers jours et vu que je ramène une partie de mes prises à une certaine personne à la demande d’une autre certaine personne, fatalement, je mange nettement moins. Et ce n’est pas vraiment le boulot du 13 de me nourrir, il n’y a que moi pour veiller sur ma petite personne. Je pose les mains sur mes hanches, tirant un peu son maillot, pour marquer mon tour de taille.

« Je ne suis pas si maigre… Je n’ai pas vraiment eu le temps d’aller chasser ces temps-ci. Missions, Jeux, tu sais ce que c’est… »

Et vu que je ne vis que de la chasse. Je vends la peau et les poils des animaux que j’attrape, tandis que je garde la viande pour moi. Ou Azylis désormais. Parfois, je peux vendre la viande quand je fais de grosses prises en une fois, mais c’est de plus en plus rare. Je le suis, m’appuyant contre le rebord de la porte, et l’observe se remettre le nez en place. Bien fait si ça fait mal ! Et bien fait pour la gueule de joli cœur. J’attrape la bière qu’il me tend et me régale d’avance à la perspective d’un sandwich.

« Si j’avais prévenu avant tu m’aurais cuisiné un diner aux chandelles ? »

Je trinque avec lui avant de porter le goulot à mes lèvres. A croire que je fais des concours de descente avec tous les mecs en ce moment. Néanmoins, avec la bière, je tiendrai plus longtemps qu’avec le rhum. J’essaye de rester digne lorsqu’il me tend mon sandwich, mais en réalité, je me rends compte que je crevais la dalle. Je pourrais prendre gout à ce qu’on cuisine pour moi… A l’inverse, je ne saurais probablement jamais cuisiner. Je me détourne pour aller me vautrer dans son canapé… et hurler de douleur quand mon hématome se rappelle à mon bon souvenir. Mais quelle idiote ! J’avale le reste de ma bière dans le faible espoir que ça anesthésie un peu le tout. Bon, si je n’ai pas le droit au sexe, je n’ai pas non plus envie de parler, surtout s’il me ressort ses conneries sentimentales.

« Ok, je parie que… tu ne peux pas avaler trois bières en moins de deux minutes la tête à l’envers. »

Un défi comme un autre après tout.

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Ven 8 Juil - 15:34

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« Je ne suis pas si maigre… Je n’ai pas vraiment eu le temps d’aller chasser ces temps-ci. Missions, Jeux, tu sais ce que c’est… »

Je la regardais des pieds à la tête.  "Je ne suis pas si maigre". Ouai tu parles, elle a le profil d'une fille du 12 quoi. Une fille du 12 qui part chasser en douce et chasse plus qu'elle ne mange.

"Oui je sais, mais t'inquiètes pas, je vais te nourrir si t'es pas fichue de le faire ! Franchement Brook, sans moi, tu te laisses dépérir, faut que tu fasses un truc là, c'est urgent ! T'es trop dépendante..."

Je m'activais en cuisine. Rien de plus simple, tranche de pain, jambon, fromage et d'autres ingrédients pour agrémenter le truc. Elle n'avait pas ma chance de vivre ici. Mes petits boulots à droite et à gauche me permettaient de tenir le bon bout, ce n'était pas évident tous les jours, mais j'étais le seul à nourrir, alors... Et je n'étais pas payé qu'en liquide. On m'offrait aussi de la nourriture. Des œufs frais, des tomes de fromages, de la viande, des fruits... Bref de quoi ne jamais me plaindre au niveau de la bouffe. J'aurai vidé mon frigo pour Brook, ayant bien conscience qu'on était des rebelles qui n'agissaient pas sur le même terrain. Elle connaissait la misère bien plus que je ne l'avais vu, même en mission. C'était là nos différences. C'était pour ça aussi que sur le terrain, ensemble tous les deux, je la faisais bien plus manger que je ne le faisais, lui donnant souvent ma part. Et elle ne faisait pas la difficile, jamais avec moi. Parce qu'après, elle rentrait au Douze et moi au Un.

« Si j’avais prévenu avant tu m’aurais cuisiné un diner aux chandelles ? »

"J'aurai trouvé de quoi te nourrir solidement oui. Mais attends..."

Je fouillais les placards, ah voilà ! Des bougies. J'en calais une sur chacun de nos sandwichs et je les allumais. Je lui tendis ensuite l'assiette.

"Ça marche aussi ? C'est toujours mieux que les fusées de détresse que tu avais mis sur mon semblant de gâteau d'anniversaire la dernière fois !"

Je rigolais. On en avait tellement vu tous les deux depuis notre rencontre. On avait tellement vécu de bric et de broc qu'aujourd'hui on était en plein confort chez moi. Un vrai repas tous les deux dans un lieu chauffé et sec après une mission. Même si je n'étais pas présent avec elle pour celle là. Il fallait fêter ça donc.

On trinqua tous les deux. Il fallait que je l'oublie. Channelle. Je devais la chasser de mon esprit pour ce soir. Il fallait que je pense à autre chose, que je profite de Brook. Ça faisait déjà bien trop longtemps que je ne l'avais pas vu, qu'on avait pas déliré tous les deux. Que je n'avais pas été apaisé par sa présence. On venait de se prendre la tête, mais le plus gros était passé, et je sentais bien qu'elle aussi voulait embrayer sur autre chose. Se focaliser sur nous. Nous avant l'arrivée de Channelle. Se concentrer sur notre amitié.

On partit s'installer sur le canapé. Elle s'enlisa dans les coussins et je la regardais faire amusé.

« Ok, je parie que… tu ne peux pas avaler trois bières en moins de deux minutes la tête à l’envers. »

Je haussais un sourcil surpris. Ah d'accord, elle voulait jouer à ça. Très bien. Mon visage s'illumina d'un immense sourire qui voulait dire "Ok défis accepté !" J'avançais vers le frigo pour prendre le reste des bières et les poser sur la tablette devant nous. Je m'installais sur le canapé et je déclipsais trois bouteilles. Puis je roulais sur les coussins de manière à pivoter pour avoir les pieds sur le dossier et la tête penchait en arrière, tombant du canapé. Le sang commençait déjà à venir s'accumuler sur mes tempes. "Tu comptes ?"

J'engloutis les trois bières en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Je me redressais, toussant un peu et m'essuyant la bouche. Je reprenais mes esprits, touchais mon nez et me tournais vers elle. "A toi ! Alors..."

Je poussais deux bières vers elle.

"Je paris que t'es pas capable de boire ces deux là en retenant ta respiration !"

C'était lancé. On se retrouvait enfin avec nos défis à la mords-moi-le-nœud pour faire passer le temps. On rigolait comme avant, avec cette insouciance qui nous était propre, celle qui nous faisait tenir face à la pression et nos responsabilités de rebelles. Elle me frappait dans l'épaule, je l'évitais. On se bagarrait à moitié torché, on s'envoyait chier, des piques par ci par là. Je retrouvais mon amie, et j'avais enfouie plus loin la dure réalité de demain. Celle où Channelle allait revenir à la charge dans ma tête et faire tout capoter de nouveau.

La soirée me faisait du bien. De voir Brook comme ça aussi. Les cheveux en bataille, le ventre plein. Sur mon canapé, en sécurité. Alors que je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis des semaines. Comment avais-je pu l'oublier ? Celle qui avait toujours été là pour moi. Je la choppais entre mes bras, oh elle pouvait toujours se débattre j'étais plus fort qu'elle à ce jeu là. Je calais sa tête sous mon bras pour la maintenir et je lui emmêlais les cheveux avec mon autre main. Frottant son crâne jusqu'à ce qu'elle me supplie d'arrêter. Ouai voilà ! Qui est le boss hein ?

Je la relâchais et elle se cala contre mon torse. J'étais épuisé de rire, et franchement bien amoché par l'alcool. Mais j'étais relaxé. Je pensais au moment présent - merci l'alcool. Je resserrais mes bras sur elle. Il y aurait du avoir du sexe maintenant, on aurait pu, c'était souvent comme ça qu'on finissait la soirée, juste avant de ne plus avoir assez de force pour le faire... Mais rien, j'en avais pas envie, et elle rendait les choses plus faciles, elle n'était pas du tout entreprenante. Mes bras restaient autour d'elle, et elle ne chercha pas autre chose. Merci Brook.

Notre relation venait de prendre un tournant, pour moi en tout cas. J'avais désiré cette fille tant de fois, que c'était un monde nouveau pour moi. Si elle avait été Channelle...je serais déjà en train de dévorer ses lèvres et de la porter jusqu'au lit pour finir la soirée. Mais elle était Brook, ma collègue, ma partenaire de mission, mon amie...ma sœur.

"Faut plus qu'on se quitte aussi longtemps. J'ai personne qui tient l'alcool comme toi !"

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Brooklyn A. Lefevre
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Ven 8 Juil - 21:16




Le problème n'est pas celui que l'on croit
Brooklyn & Zane

Je soupire en levant les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre franchement. J’suis pas dépendante, j’suis juste une fille trop conne qui ne sait pas dire non à certaines personnes. J’ai déjà vu des filles des districts supérieurs et du Capitole sur les écrans, je sais que je suis à des miles de leur ressembler, et je sais aussi qu’il s’inquiète pour moi. Il n’est pas le seul, d’ailleurs. Mais je ne sais pas, j’ai moins de difficulté à accepter quand ça vient de lui. Pourtant, on ne la sent pas trop au quotidien notre différence. Bon, clairement, je me la prends en pleine tronche, parce que sa baraque n’a rien à voir avec la mienne… Deux fauteuils, un matelas à même le sol et des placards vides… on est loin du luxe de sa baraque. Mais comme il est là, je ne me sens pas mal à l’aise, parce qu’il ne me fait pas ressentir ce décalage. Et j’explose de rire en voyant son manège. Il n’y a que lui pour mettre des bougies sur des sandwiches, sérieux !

« Hey ! J’ai fait avec les moyens du bord ! Et tu connais mes talents de cuisinière, tu aurais pu en avoir besoin de ces fusées de détresse ! »

Cela avait déjà été spectaculaire que je prépare quelque chose. Je n’avais pas fêté d’anniversaire depuis Blake. Alors voilà pourquoi j’ai pas envie qu’il lui arrive quoi que ce soit. Je n’ai pas envie qu’une carrière lui brise le cœur, pas envie de perdre mon coéquipier, pas envie qu’il se perde lui-même. Je vais le récupérer, je vais lui rappeler pourquoi il ne doit pas se prendre la tête avec les grands sentiments qu’il pense avoir, parce qu’on a déjà tout ce qu’il faut ! A savoir : des bières et plein d’imagination.

« Go ! »

Puisqu’il relève le défi, autant y aller à fond. Alors je me penche pour que nos visages ne soient plus qu’à quelques millimètres l’un de l’autre.

« Tu vas pas y arriver, ça te picote déjà le nez… »

Pfff. J’ai commencé trop gentiment. Je jette un regard blasé à Zane. Il me prend pour une petite joueuse ou quoi ? Et c’est parti. Plutôt sacrément parti d’ailleurs. Très vite je bénéficie de ce magnifique effet de légèreté qui procure l’alcool. J’oublie quelques instants tout ce qui s’est passé ce soir. De la mission à la découverte d’une nana chez lui. J’oublie aussi un peu tout le reste, ce qu’on attend de moi, la disparition de quelqu’un d’autre en mission, ce quelqu’un d’autre qui m’a demandé de faire un truc que j’aime pas du tout. Et je sais même pas pourquoi je n’aime pas la situation. Au mois, là, j’ai le droit d’être moi-même et de rire.  Et de le maudire aussi…

« ARREEEEEEEEEEEEEEEEETE ! Zane ! Je vais t’arracher les ongles un par un si… Zaaaaaaaaaaaaaaaane ! »

Je me débats comme un chat qu’on voudrait foutre à la flotte je crois bien. Mes cheveux… Je me cale contre lui quand il me libère enfin. La dernière fois que j’ai été dans une position comme celle-ci avec un homme c’était avec… non, je n’ai pas envie de penser à lui. C’est différent avec Zane. C’est un peu comme avec Blake, quand on dormait serrés l’un contre l’autre au plus fort de l’hiver. La grande différence, c’est que normalement, là, avec Zane, on ne devrait même plus avoir nos vêtements sur le dos. Mais là, de toute façon, je n’ai pas envie. Pas quand on est dans cette position là.

« Faut croire que mon talent dans la descente d’alcool c’est ce qu’il y a de plus attractif chez moi. »

Parce que les mecs aiment bien boire avec moi… Et moi je dois faire ceinture après. Pareil, la dernière personne avec qui j’ai bu… nan. Je me redresse pour attraper un bout de sandwich et l’avaler avant de me recoucher contre lui.

« J’ai envie de pipi… » pas vraiment le genre de chose qu’on devrait dire avec un homme. M’enfin, c’est Zane. On a vu bien pire l’un de l’autre. « Mais avant j’ai besoin mon Tac. Je dois faire une mission chez tes voisins du Deux. Et comme tu peux le constater à mon superbe bleu pour lequel tu n’as eu aucune pitié, je merde un peu sans mon siamois. »

Je me redresse, dépose un baiser sur sa joue avant de me relever complètement.

« Je pars du principe que tu me dis oui, mais là, faut vraiment que j’y aille. »

Et je me mets à trottiner jusqu’à ses toilettes. Les bières c’est radical. C’est quand même le grand luxe chez lui. Même les toilettes ça sent le propre. Je me demande comment sont ceux du Capitole. Si ça tombe ils sont automatisés et tout. C'est peut-être un des trucs que Melvil voudrait que je vois... Je reviens vers le canapé, attrape un bras de Zane et m’enroule de celui-ci en nous allongeant. J’ai envie de dormir, et il tient chaud. Tandis que je ferme les yeux, il y a quand même une question qui me turlupine.

« Dis Zane… T’as déjà vu les chiottes du Capitole ? Tu crois qu’ils sont en or ou un truc du genre ? »

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Le problème n'est pas celui que l'on croit    Sam 9 Juil - 20:04

Le problème n'est pas celui que l'on croit
Avec Channelle et Brooklyn
« Faut croire que mon talent dans la descente d’alcool c’est ce qu’il y a de plus attractif chez moi. »

"Non t'inquiète y'a aussi...heu...non mais je vais trouver attends... ? Aïe !"

Elle m'avait envoyé un coup de poing dans l'épaule et j'explosais de rire. Je pouvais pas lui dire, qu'elle avait des tas de trucs attractifs chez elle, parce qu'après, je le tiendrais plus, elle aurait les chevilles si gonflées qu'elle sortirait plus de chez moi, et ça, ça serait un gros soucis. Plus gros que ses chevilles... Elle se redressa et je levais mon bras pou parer un nouveau coup, au cas où, mais en fait...

« J’ai envie de pipi… Mais avant j’ai besoin mon Tac. Je dois faire une mission chez tes voisins du Deux. Et comme tu peux le constater à mon superbe bleu pour lequel tu n’as eu aucune pitié, je merde un peu sans mon siamois. »

Je haussais un sourcil. Une mission ? Au Deux ? Avec elle. Comme...avant ? Enfin comme y'avait encore quelques semaines, fallait pas pousser non plus. Même si j'avais l'impression que ça faisait des mois qu'il y avait pas eu de Tic ni de Tac. Ici, avec Channelle, le temps n'était plus le même. Elle se leva et me vola un baiser avant de filer aux toilettes. J'eus même pas le temps de lui répondre. Je roulais mes yeux dans leurs orbites et me jetais en arrière sur le canapé.

Une mission ? C'était une chouette idée. Ça me ferait du bien. Je me retrouverais un peu. Je serais un peu plus Zane. Je prendrais un peu plus de distance avec tout ça, avec...elle. Du recul c'est ce qu'il me fallait. Et ça ferait du bien à Brook. Bon aux rebelles aussi, mais surtout à Brook. Bien sûr que j'étais OK, pfff, pourquoi je réfléchissais en fait ? Ouai ça y est ! Je suis chaud ! Je me redressais et tapais dans mes mains. Je fis rouler mes épaules pour les décontracter. C'était bon ! Zane is back ! Je craquais mon cou et puis...je m’affalais contre le dossier. Oui d'accord, mais pas ce soir... Le retour sera pour demain. Ce soir j'ai trop mal au ventre, au nez, au cœur.

Brook revint vers moi. On s'allonge et elle se colle à moi. C'était bizarre. Parce que j'étais pas à l'aise, dans cette proximité avec elle. Mais en même temps, ça ne me dérangeait pas. Elle était collée à moi, mais j'la connaissais. C'était pas la première fois. Combien de fois on avait été comme ça ? Quand il pelait dehors et qu'on était en planque par exemple, rien que ça ? Et combien de fois sans même avoir fait du sexe avant ? Ouai et combien de fois je l'avais gardé contre moi juste pour la rassurer ? Pour la protéger ? Combien de fois elle était venue chercher ce petit coin réconfortant qu'était mes bras ? Sans prise de tête, sans manières aucunes. Pourtant il y avait quand même un truc qui m'allait pas. Je voulais me rassurer de quoi ? Mais l'alcool ne me permettait pas de lutter contre l'habitude que j'avais avec elle. Pas ce soir en tout cas. Parce que ce soir, Channelle avait dit que "c'était fini". Ce soir j'étais le rebelle. J'étais son pote. C'était comme ça.

« Dis Zane… T’as déjà vu les chiottes du Capitole ? Tu crois qu’ils sont en or ou un truc du genre ? »

Je haussais mes épaules et fis une grimace avec la bouche. OUF merci de me sortir de cette embrouille psychique Brook. Tu gères !

"Mhhh, en fait, je pensais que ces gens là ne chiaient pas. Mais t'as surement raison, peut-être qu'ils ont des chiottes en or ! Pourquoi, tu veux acheter là bas ?"

Je me retournais vers elle, mais elle semblait s'être déjà endormie.

"Brook ? T'as encore perdu..."

Oui, elle dormait vraiment. Encore une fois, c'était elle la première. 2 à 0. Je souriais et me remis sur le dos. Merde. J'allais faire quoi maintenant ? J'avais plus personne à qui parler. Fallait pas que je pense. C'était pas bon. C'était dangereux. Bon sang. Même quand elle était pas là, elle s’immisçait dans mon esprit. C'est comme si elle avait un de ces panneaux lumineux du Capitole, avec inscrit dessus "SOUFFRES SOUFFRES ABRUTI ! SOUFFRES C'EST FINI". Fallait être carrément con pour faire ce que j'allais faire demain. Je devrais dire à Brook, ok...finalement je lâche l'affaire, vas y toi. Mais non. J'étais amoureux. La bonne blague ! Moi... Tu parles d'un joli cœur. J'avais tellement fait ça, j'étais rodé pourtant.

Mais qu'est-ce qu'elle avait cette fille ? Bordel mais pourquoi elle me rendait dingue comme ça ? Tant pis...je pouvais plus me laisser abattre. J'allais la retrouver, la revoir, on allait parler, et j'allais arranger le coup. Ouai, c'était un bon raisonnement, du moins le meilleur que je pouvais avoir après plus d'une douzaine de bière. Mais d'abord, pipi aussi ! Je me redressais doucement. Je soulevais Brook dans mes bras. « Je ne suis pas si maigre…» Ouai tu parles... Je traversais sans trop de mal le salon pour aller dans la chambre, manquant à deux reprises de lui éclater le crâne contre un mur. Je la déposais dans le lit. Elle roula sur le côté et je déposais une couverture sur elle. Oh Brook, j'espère que je ne vais pas regretter tout ça, que je ne me trompe pas de route. Je filais aux toilettes avant de reprendre ma place sur le canapé. Finalement le sommeil me happa plus vite que prévu.

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