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 Ca a l'odeur d'une mauvaise idée, la couleur d'une mauvaise idée et le goût d'une mauvaise idée...

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MessageSujet: Ca a l'odeur d'une mauvaise idée, la couleur d'une mauvaise idée et le goût d'une mauvaise idée...   Lun 20 Juin - 0:03





Mauvaise idée ...



Je sortais des quartiers du deux en claquant la porte. J’étais en transe. Bon sang, comment j’avais pu me laisser avoir comme ça ? Le self contrôle, c’était pourtant ce qui me caractérisait. C’était plus que ça, c’était mon travail, ma mission. J’avais vu passer un nombre incalculable de femmes du Capitole. Je leur avais fait toutes sortes de choses, j’avais supporté les pires conversations, et j’avais toujours su le faire en gardant le sourire et le charme, en restant un modèle de calme et de plaisanteries douteuses. Mais elle, Lex … Elle était pire. Parce que la plupart des femmes du Capitole étaient comme ça naturellement. Elles disaient des horreurs sans s’en rendre compte, parce qu’elles avaient été élevée comme ça, faites comme ça par le Capitole. Mais Elle … Elle le faisait sciemment. Elle avait tout fait pour me pousser à bout, disant des choses tellement horribles sur ces tributs, mes tributs que je ne pouvais … Raaah. J’avais envie de cogner quelque chose. Mais je ne le pouvais pas, il fallait que je me calme. Je savais ce qu’il me fallait ; un bon whiskey sec ou deux, et mes quartiers. Un peu de tranquillité, tant pis pour le devoir ce soir. Dans mon état, je ne ferais rien de bon.

J’avais traversé les couloirs plus rapidement que je ne le voulais, jusque l’ascenseur. Je ne voulais recroiser personne, et surtout pas prendre le risque de me faire happer de nouveau par la foule. Mon sang cognait dans mes tempes, je ne réalisais pas bien ce qui m’arrivait. Mon poing était serré au point que mes phalanges devenaient blanches. Il fallait que je m’isole, vite. Je croisais quelqu’un qui me demanda vaguement si ça allait. Merde. Ca devait se lire comme le nez au milieu de la figure. Je bafouillais une vague réponse avant d’arriver devant l’ascenseur. J’avais l’impression qu’il mettait des heures à arriver. Le bouton vert clignotait, en montée. Mais j’allais pas risquer d’attendre qu’il redescende et de me faire embarquer par quelqu’un, ou pire … Que Lex rapplique. Tant pis. Les portes s’ouvrirent et je montais dedans. Elles se refermèrent derrière moi, et c’est là que je la vis. Sélène, la mentor du district un. Punaise, c’était tout ce qu’il me manquait pour passer une soirée parfaite. Une mentor carrière … Je serais les dents.

« Tu montes au un ? »

J’appuyais sur le bouton, quelques secondes et on serait à son étage, et ensuite direction les quartiers du douze et le réconfort de l’alcool. Cependant elle n’avait rien dit. Je me retournais vers elle alors que la machine était lancée vers ses quartiers. Quoi Sélène, pas de réplique mordante ce soir ? C’est là que je vis son visage. Elle avait l’air … Perdue.

« Ça va ? »

Ca allait, non ? Ses tributs étaient vivants, et déjà donnés grands gagnants. La vie au Capitole était l’apogée du règne d’un carrière. Qu’est-ce qui pouvait déranger la mentor du un, on avait marché sur sa jolie robe ? J’inspirais. Calme toi Melvil, t’es pas dans ton état normal. J’avais fait un pas vers elle, le sourcil froncé. Je rêvais ou elle … Elle avait les larmes aux yeux. Putain Melvil, t’es trop con. Son regard se releva vers le mien. Je ne savais pas ce qu’elle avait, je n’arrivais pas à imaginer ce qui pouvait se passer de mal dans son monde parfait, mais elle était bouleversée. Son regard faisait écho au mien, j’y lisais ma propre détresse, ma propre rage, ma propre envie de crier. Elle représentait tout ce que je détestais ici et dans Panem ; la glorification des plus favorisés, la richesse sur la mort des plus jeunes et des plus pauvres … Et pourtant, à ce moment précis, j’avais l’impression qu’on était dans la même détresse. Mes yeux glissèrent une seconde sur ses lèvres avant de remonter jusqu’à ses yeux. Bordel Melvil, non. C’est ta pire idée de la soirée. Ta pire idée de l’année. Tu vas le regretter, fais pas une connerie pareille.

Mais c’était déjà trop tard. Je n’avais plus le contrôle de moi-même depuis quelques minutes déjà, et mon corps réclamait de frapper quelque chose. Ca aurait pu être le mur, mais elle était là. J’allais le regretter, mais à ce moment précis, j’en avais rien à fouttre. J’en avais plus rien à fouttre de rien. Mes lèvres se pressèrent avidement contre les siennes et mes mains glissèrent sur ses hanches pour la plaquer contre le mur de l’ascenseur. Mon bassin se colla violemment au sien tandis que je la soulevais pour la tenir contre la paroi alors que mes mains glissaient sur ses bras pour aller les plaquer au-dessus de sa tête. C’était mal … Et loin de me calmer. Mais c’était grisant … Et  pas plus malsain qu’une bouteille de Wiskey.



_________________


Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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MessageSujet: Re: Ca a l'odeur d'une mauvaise idée, la couleur d'une mauvaise idée et le goût d'une mauvaise idée...   Lun 27 Juin - 20:14


Une mauvaise idée...si délicieuse


Sélène & Melvil


Longue, harassante, douloureuse, lourde de conséquences,... Les termes pour désigner la journée qui venait de s'écouler ne manquaient pas. Pourtant, alors que je m'étais trouvée toute la soirée durant dans une salle bondée de monde, d'oiseaux qui piaillaient tous plus forts et plu frivolement que les autres, aucun mot ne me venait aux lèvres pour exprimer la cuisante vérité. Au lieu de cela, des paroles dénuées de sens, des mots sans âme étaient les seuls que j'arrivais à prononcer : cela faisait si longtemps que je jouais la comédie mais ce soir mon rôle avait un goût amer. Mon maquillage cachait mes cernes, ceux acquis après la nuit passée à regarder une histoire, une belle histoire que j'avais moi-même vécue. Ce n'était pourtant pas celle à qui tout le monde aurait pensé, ce récit d'une victoire programmée, d'une vie dédiée à la gloire. C'était une légende triste qui n'avait jamais eu de réalité hors du vase clos de l'arène, un mythe qui ne pouvait survivre à la bêtise et la cruauté.

Alors quand tous les oiseaux avaient batifolé autour de moi en cette soirée d'Expiation, qu'ils avait chanté la malignité de mon tribut qui suivait les pas de sa mentor, qu'ils avaient même déjà prédit la fin où il finirait par la jeter du haut de la pyramide, j'avais hurlé. Pas de ces hurlements sonores qu'on entend jusque dans les tombes. Non. C'était un cri déchirant, interne, dissimulé derrière un sourire qui n'avait jamais été aussi terne et un verbe acerbe que je me refusais habituellement. Cependant, personne ne semblait voir derrière le masque fendillé : apercevoir le malheur ne faisait pas partie de leur vie de fêtes et de cotillons qu'on envoyait virevolter sur les cadavres encore chauds de gosses qui n'avaient rien demandé que le droit de vivre. Le masque n'était presque plus, mes yeux brillaient sous le reflet des lustres de cristal. J'avais l'impression d'être au bord d'un grand précipice, sans personne pour me retenir, personne qui se souciait de moi, ni même, me remarquait. Après tout, qui pouvait bien se soucier d'un jouet ?

Une dernière remarque sur la façon dont Nate finirait par tuer sa nouvelle conquête finit de m'achever. Je souris. C'était la coutume quand on parlait de mort. Puis, je tournai talons avec classe en prétextant qu'une bonne mentor se devait d'aller s'occuper de faire livrer de riches cadeaux à son futur vainqueur. Un mensonge, un de plus.

A peine arrivée dans le couloir menant à l'ascenseur, j'avais couru. Une de ces courses désespérées dont on ne sait à quoi elle tente de nous faire échapper. Les larges pans de ma robe de cocktail, bordée de ses plumes ridicules que je ne supportais plus depuis longtemps, volaient avec la vitesse, dévoilant mes jambes fines. J'avais besoin d'air, de me sentir libre, d'avoir l'impression de pouvoir m'évader d'ici. Ce n'était qu'une illusion, comme tout ce qui était ici, au Capitole. Lorsque j'arrivais à l'ascenseur, j'appuyai nerveusement sur le bouton. Ma gorge était serrée, il fallait que j'arrive jusqu'à ma suite, il fallait que tout cela s'arrête.

Les portes s'ouvrirent, je montai dans l'ascenseur en plaquant mon dos contre la paroi de verre externe. La sensation de fraîcheur me fit du bien un instant, avant que la cruauté des sponsors ne reviennent, ritournelle infâme. Comment avaient-ils pu parler de Maël comme cela, comme d'un objet que j'avais utilisé... Comment pouvaient-ils ne pas voir que Nathanaël l'aimait vraiment et qu'il allait être aussi détruit que moi... Comment pouvaient-ils croire que nous, les mentors, nous en étions "sortis" ? Mon poing s'était serré et je donnais un coup, fait d'un mélange de colère et de désespoir, contre le panneau de contrôle.

Et voilà que la cabine repartait vers le bas. Quelle idiote. Je fermai et ouvrai ma main, plus par réflexe de carrière que de douleur, je ne la sentais pas malgré mes phalanges rougies. Entre cette bande d'imbéciles capitoléens et ce doute atroce depuis ma rencontre avec Phileas Hampton, ma vie était devenue un cauchemar... Ou plutôt elle était un cauchemar depuis bien longtemps, seulement à Panem il fallait s'en accommoder ou mourir. Il fallait croire que j'avais encore des choses à perdre si je n'avais pas encore choisi la seconde option. En ces moments où tout me semblait si sombre, j'avais pourtant du mal à me rappeler ce qui me faisait encore tenir debout.

Je n'avais pas réellement remarqué la sonnerie de l'ouverture des portes. Perdue dans mes pensées, j'essayais de me contenir pour arriver jusqu'à cette farce qu'était ce "chez moi" au Capitole. Arriver jusqu'à l'appartement bien trop luxueux, le plus luxueux de ceux des mentors à en croire mon hôte et mon styliste, puis me plonger dans les effluves alcoolisées pour oublier. Juste oublier pour quelques heures tout ce que j'avais déjà perdu. Me rappeler ensuite pourquoi, pour qui surtout, je restai encore là à faire ce qu'on attendait de moi.

« Tu montes au un ? »

Melvil, Melvil Thorne. Grand vainqueur du District Douze. Rien que son sourire me donnait l'envie de lui refaire le portrait habituellement. Pourtant, en cette nuit, il ne l'arborait pas. A croire qu'une vague de noirceur s'était abattue sur les mentors. Je n'arrivais pas à le plaindre, nous n'avions jamais eu une relation "sympathique", tout juste cordiale et encore il fallait le dire vite. Les carrières avaient toujours du mal à se faire apprécier des mentors des districts inférieurs, mais je ne leur en voulais pas vraiment pour ça. Ils s'imaginaient tant qu'on avait une vie rêvée, qu'on était à l'apothéose de notre gloire... Ils me faisaient bien rire avec leurs bons sentiments ; eux d'un côté et nous, carrières, vilains petits canards des mentors de l'autre. C'était si facile de se donner bonne conscience en dédaignant les monstres qu'"ils" voulaient qu'on soit : avec leur "morale", ces mentors jouaient à merveille le jeu des Hunger Games. Après tout, l'arène ne s'arrêtait jamais.

Un "évidemment, où veux-tu que j'aille me perdre ? au Douze peut-être ?" ou toute autre remarque acerbe sur la profonde connerie de sa question m'aurait ragaillardie. Seulement, ce soir, il ne s'agissait pas de l'agacement habituel. C'était un ressentiment plus profond qui m'habitait, une haine savamment enfouie depuis des années et un désespoir qui avait fendillé mon masque si parfait. Alors je ne répondis pas. Je n'en avais plus la force. Il n'en valait pas la peine.

Le silence. Il ne fallait pas montrer les larmes qui remplissaient mes yeux. Nos lèvres restaient closes puis :

« Ça va ? »

Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement la fermer ? Se taire et ne pas jouer les mentors qui volaient au secours des pauvres capitoléennes en détresse. Je n'étais pas ces bécasses qui avaient besoin de réconfort, je n'étais pas ces fans hystériques qui auraient tout donné pour une nuit avec ses yeux bleus. Je restai silencieuse. J'oscillai entre fureur et une tristesse dévorante. Il fallait que la soirée se termine. L'ascenseur était tellement long à monter... Les secondes me semblaient des heures.

Pourquoi fallait-il maintenant qu'il se rapproche ? Me laisser respirer lui était de trop ? Voulait-il me voir souffrir de plus près ? Se réjouir d'enfin voir tomber de son piédestal la célèbre Sélène Featherstone ?

Je relevai le regard vers lui. Ce que j'y vis me saisit. Autant de douleur, de rage,... Un ras le bol de ce monde qui se foutait de nous, qui riait de notre malheur et nous embaumait de son parfum âcre. Il respirait l'amertume, la colère et, dans son regard azur, je voyais le même besoin d'oublier.

Il continuait d'approcher. Je ne reculai même pas. Que se passait-il ? A quoi jouait-il ? Il me détestait, je le détestais : nous nous détestions. Cordialement peut-être mais cela ne changeait rien à notre ressentiment, nous étions trop différents. D'où provenait alors cette impression qu'en cet instant le même sentiment nous animait avec ce désir cuisant de faire quelque chose que nous regretterions peut-être. Sûrement.

S'abandonner. Lorsque ses lèvres se plaquèrent sur les miennes avec cette rage si propre au désespoir.

Arrêter de penser. Lorsque les conséquences de notre acte me vinrent à l'esprit avant que je ne les balaye d'un revers.

S'oublier. Lorsque ses bras m'entourèrent pour mieux me maintenir contre la paroi de l'ascenseur.

Ce n'était pas une bonne idée. C'était une idée stupide. La pire idée de la soirée. La pire idée de l'année. Je le regretterais. Dès le lendemain, peut-être même dans quelques heures seulement. Mais au moins, j'aurais gagner ces minutes de répit. Je les aurais savourées et m'en serais délectée. Oh Melvil quel abruti fais-tu... Montre-moi que tu sers au moins à quelque chose d'autre qu'avoir une belle gueule...

Ses mains se resserrèrent sur mes poignets, les plaquant au-dessus de ma tête alors que ses lèvres courraient dans mon cou. Ma respiration s'était faite plus forte. Les larmes coulaient sur mes joues sans que le maquillage ne bouge. Mes pensées se faisaient plus légères, disparaissaient presque.

Nate, Maël, Crystal... Ils n'étaient presque plus là à présent.

Il n'y avait que la chaleur du corps de cet homme. Qu'il fut mentor du Douze ou non, je m'en moquais. Il était juste celui qui allait me libérer.

Alors oui, je l'embrassais à mon tour, sans retenue. Un baiser langoureux, sans passion, mais qui me faisait oublier tout le reste. Mes doigts glissèrent jusque dans ses paumes, puis me ongles parcoururent ses bras sans réellement les griffer. Mon corps ondulait en parfait accord avec le sien, tellement étonnant pour deux personnes si opposées.

Bientôt la sonnerie de l'ascenseur retentit et les faibles lueurs des lustres en cristal de l'appartement du District du Luxe resplendirent derrière son visage qui se perdaient dans mes cheveux encore attachés. Mes mains sur ses épaules, je le poussai violemment en arrière. J'aurais pu tout arrêter, le jeter contre la paroi de contrôle, appuyer sur le bouton douze et l'envoyer dans son sinistre local. J'aurais pu. Mais je n'en avais pas envie. Il fallait que cette sensation grisante de liberté et d'insouciance dure, que cette ivresse de plaisir perdure, qu'elle m'envahisse encore. Je n'étais pas prête d'y renoncer, pas après cette soirée désastreuse, pas après qu'il ait lancé les hostilités.

Sa silhouette fut projetée au-delà de la porte de l'ascenseur. J'avançai à mon tour avec détermination. Mes talons claquaient sur le sol et, lorsque j'arrivais à hauteur de Melvil et qu'il tenta d'ouvrir la bouche, sans doute pour me dire à quel point il ne pouvait pas rester dans cette suite, je posai mon index sur ses lèvres :

- Chut... On n'a pas besoin de parler pour ça.

Mes mains avaient commencé à dégrafer le corset de ma robe qui tomba au sol. Mes pas me portèrent de plus en plus près de Melvil, je plongeai mes yeux dans les siens, enlevai le pic qui retenait ma chevelure qui vînt tomber en cascade sur mes épaules. Nos corps se retrouvèrent. Je l'embrassais pendant que mes mains déboutonnaient sa chemise. Instincts primaires, sentir sa peau contre la mienne était envoûtant. Mieux que l'alcool, sa chaleur noyait mes soucis, mes souvenirs...

Comment en étais-je arrivée là ? me demandai-je bientôt avant qu'un nouveau baiser vienne m'éloigner de cette pensée. Après tout, je m'en foutais. C'était agréable, tellement loin de mes préoccupations. Se faire du bien mutuellement n'était pas encore un crime et quand bien même j'y aurais volontiers succombé...


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♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
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"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
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MessageSujet: Re: Ca a l'odeur d'une mauvaise idée, la couleur d'une mauvaise idée et le goût d'une mauvaise idée...   Dim 3 Juil - 16:35

[quote="Melvil B. Thorne"]




Mauvaise idée ...



C’était complétement irréaliste … C’était Sélène Featherstone. Une mentor carrière, à la langue acerbe ; tout ce que je détestais. D’où est-ce que c’était venu ? De son regard, à n’en pas douter. De ce que j’y avais lu, de son désespoir qui faisait si passionnément écho au mien. Etait-ce suffisant pour justifier l’énorme connerie que j’étais en train de faire ? Sans doute pas, pas un jour normal. Mais aujourd’hui n’avait rien d’un jour normal. La preuve était qu’elle avait répondu à mon baiser, avec la même fougue que la mienne. J’embrassais sa peau douce, qui embaumait de ces parfums entêtants du Capitole que je détestais, et je me surprenais à aimer ça … A plonger dans ses cheveux pour humer ce parfum qui me dégoutait habituellement. Mes mains pressaient les siennes avec une folie presque violente, comme si, si je faisais l’erreur de me radoucir un instant, j’allais prendre conscience de ce qui se passait et tout arrêter. Je ne voulais pas ralentir.

La porte de l’ascenseur s’ouvrit sur son étage, me sortant de ce rêve. Je reculais une seconde à peine, mais elle me poussait déjà contre le mur opposé. Je fus projeté avec force contre la paroi, et je manquais de me réveiller. Merde Melvil, casse-toi de là tant qu’il est encore temps … Tu vas le regretter tellement, demain. Mais alors que j’ouvrais la bouche pour balbutier un quelconque au revoir, Sélène s’approcha de moi et plaqua son doigt sur mes lèvres. Mes yeux plongèrent dans les siens, entre surprise et désespoir. Ne me laisse pas partir.

« Chut... On n'a pas besoin de parler pour ça. »

Je soufflais doucement, et mon souffle se mêla au sien. Elle recula un instant pour dégrafer son corset et sa robe tomba au sol. Mes yeux glissèrent rapidement sur son corps alors qu’elle se rapprochait de moi, laissant tomber ses cheveux sur ses épaules. Je détestais tout ce qu’elle représentait, mais il fallait rester objectif ; elle était belle à se damner. Ses cheveux qui ondulaient sur ses épaules avaient quelque chose d’hypnotisant. Je ne l’aimais pas, mais tout mon corps la désirait à cet instant. C’était la seule chose qui avait de l’importance, la seule et l’unique.

Ses mains glissèrent sur ma chemise, enlevant les boutons un à un alors que les miennes faisaient glisser les ficelles de ses sous-vêtements. Je tirais d’un mouvement mes bras en arrière pour faire tomber ma chemise et mes bras s’agrippèrent avec force dans son dos pour la coller contre moi alors que mes lèvres remontaient de ses épaules à son cou, jusqu’à la base de son oreille. Mes mains parcouraient avidement son dos, jusqu’au creux de ses reins, de façon casi-brutale. Je voyais que c’était ce qu’elle cherchait aussi, pendant qu’elle me débarrassait de ma ceinture et que mon pantalon tombait au sol. Nos mains s’agrippaient l’un à l’autre à s’en arracher la peau. Ce qu’on faisait, ce n’était pas juste du sexe. Ce n’était pas de l’amour. Ca frôlait l’exorcisme … Il y avait des choses en nous qui devaient sortir, et on tentait de se les arracher.

Lorsque plus aucun vêtement ne me barrait la route, je la soulevais et la jetai sur le lit sans plus de cérémonie. Je l’y rejoignis dans la seconde, me jetant sur elle, mes lèvres partant à la découverte de mon corps. C’était une thérapie. Je le faisais pour moi, pas pour le mentor, le frère, le rebelle ou le faux-mari, juste pour moi. Pour elle, aussi. Parce que j’étais moi. J’avais besoin de lui faire oublier à elle, autant que j’en avais besoin pour moi. Si je parvenais à faire disparaitre les fantômes de ses yeux, alors il y avait de l’espoir pour moi. J’allais m’y employer, aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à l’épuisement s’il le fallait.

Je remontais doucement jusqu’à son visage. Encore une seconde, et mes yeux plongeaient dans les siens … J’étais littéralement hypnotisé par sa douleur, si vive, si brûlante,  si éclatante. Mes lèvres trouvèrent les siennes avec une passion dévorante, pendant de longs instants. Etais-je en train de l’embrasser, ou essayais-je de la dévorer toute entière ? Je planquais mes hanches contre les siennes à m’en faire mal. J’avais ce besoin irrationnel de sentir chaque parcelle de son corps contre le mien.  Une chose était certaine ; cette nuit allait laisser ses marques. Mon corps n’était pas prêt d’oublier.



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MessageSujet: Re: Ca a l'odeur d'une mauvaise idée, la couleur d'une mauvaise idée et le goût d'une mauvaise idée...   

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