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 Cry me a river

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MessageSujet: Cry me a river    Dim 19 Juin - 2:17



 

Cry me a river ...




Il était tard le soir, mais Kyle n’était pas revenu de l’entraînement. Je m’étais plantée devant la télévision, pour regarde ce que Pearl et Nate faisaient. Ils étaient apparu directement à l’écran ; j’avais du rater le début. On les voyait proches, visiblement ils se retrouvaient. Nate était partis quelques minutes plus tard, avec Nikolai sur les talons, laissant Pearl à la corne avec la tribut d’aveugle, Aedan et sa nouvelle chérie. Je secouais la tête. Si le deux débarquaient, Pearl ne pourrait pas se défendre. L’idée était mauvaise, très mauvaise, surtout pour aller secourir une mentor trop puissante. Il aurait mieux fait de les laisser s'entre-tuer.

J’observais le combat dont on nous passait l’intégralité. Une boule de fierté m’envahit lorsque Nate acheva le mentor du six. Nate était décidément très, très fort. Je doutais de me trouver un allié à sa hauteur au D1 pour les prochains jeux. Puis ils étaient repartis à la corne. On avait vu des images entrecoupées, les carrières du deux, dont Joss, que j’avais déjà eu le plaisir d’affronter lors des échanges entre districts de carrières. Elle était un sacré morceau. Ils fuient leur zone qui s’enflamme, dernier cadeau de la rousse du district six. Puis on voit Nate, courir vers la corne, et la petite chose du cinq lui sauter dans les bras. Je me surprends à sourire devant l’écran, même si je pense que c’est une énorme connerie, parce que Nate semble tenir énormément à cette fille qu’il a rencontré il y a moins d’une semaine, mais que c’est tout lui. C’est le Nate que j’adore ; il donne toujours tout. Je reste un peu devant l’écran, les regardant partir à la recherche du deux, le trouver … Puis le piège des juges arrivent. Des sortent de spectres à la langue trop pendue. Je soupire, quand je vois que seul le gars du neuf se rend compte que c’est un piège. Les gars, vous avez déjà vu les Hunger Games, réveillez-vous, c’est pas réel. Et là, je vois le drame arriver. Je vois la soi-disant sainte ni touche de Nate se laisser manipuler par le spectre. Je la vois fixer Pearl. Je sens ce qui va se passer, mais je ne peux rien faire. Je crie à Pearl « attention », mais elle ne peut pas m’entendre. Et je vois la fille l’attaquer. J’entends Pearl se défendre, et je hurle. Je hurle à Pearl qu’on a été entraînés les yeux bandés. Qu’elle sait le faire, qu’elle est plus forte que ça. Je lui hurle de la détruire. De la tuer. De la faire souffrir. Mais je vois Pearl recevoir les coups, encore et encore. On nous montre simultanément le gamin du six qui tue les deux autres, mais ça m’est égal. Je veux voir Pearl, je veux, je veux … Je veux crier tout ce qu'il y a au fond de moi …  Je suffoque. Pearl tombe au sol. On entend le coup de canon, et on voit le mec du quatre tomber à son tour. Je m’écroule à genou devant l’écran, les mains sur ma gorge, comme pour essayer d’en faire sortir un son. Pearl … Mon dieu, Pearl. Tu es morte. Je n’arrive pas à réaliser. Ce n’est pas possible …

Quand soudain, une image me frappe. Celle de Coralie, avec qui je me suis entraînée plus tôt dans l’après-midi. Mon dieu. Je ne réfléchis pas … Je sors de chez moi, m’appuyant sur mes deux béquilles, sans même mettre de veste. J’avance au pas de course, autant qu’on peut le faire avec une jambe en moins, et je maudis ces fichues béquilles qui me ralentissent. J’ai besoin de la voir, il faut que je la vois, que je lui dise que, que … Que quoi ? Que je suis désolée ? Je suis la dernière personne à pouvoir dire ça … Pearl a pris ma place, c’est à cause de moi si elle y est allée. Elle était plus que motiver, et cela l’avait mise en joie mais … Si j’y étais allée … Elle serait toujours en vie. C’était la triste vérité qui me heurtais sur le chemin. J’arrivais devant la maison de Pearl, et je trouvais Coralie en larme sur les marches des escaliers qui menaient à sa maison. Lorsqu’elle m’entendit arriver, elle releva les yeux. Ils étaient remplis de larmes. Il fallut à peine une demi-seconde aux miens pour les imiter et pour que les larmes ravagent mes joues.  J’ouvris la bouche, mais aucun son ne sorti. Au lieu de ça, je laissais mes béquilles tomber au sol et m’assis à côté d’elle, pour l’enlacer. Ma main faisait des mouvements circulaires dans son dos, tandis que ses sanglots faisaient écho aux miens. Oh Coralie, je suis tellement désolée …



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MessageSujet: Re: Cry me a river    Sam 25 Juin - 10:23




Cry me a river


Channelle et Coralie


Je revenais de l’école, maudissant notre professeur de nous sortir chaque jour encore plus tard. Nous étudiions ce jour-là les pièges crées par les juges. Bref, un sujet qui me changeait bien les idées…

Je montais dans ma chambre, jetai mon sac sur mon lit et mis une tenue plus confortable. Je mis le plus de temps possible à faire tout ce que je devais faire : je redoutais le moment fatidique du résumé des jeux du jour. Je pris mon courage à deux mains, respirai, et descendis dans le salon.

Je m’installai bien confortablement dans le canapé. Je me remémorais en souriant ma sœur qui nous apportait des chocolats chauds à ma mère et moi lorsque nous regardions les jeux ensemble. Et ma mère qui nous grondait lorsque nous faisions une tâche de cette délicieuse boisson sur la moquette du salon. Ce souvenir chaleureux flotta dans mon esprit encore quelques instants. Je me levai et pris la direction de la cuisine. Une tasse de chocolat chaud me fera le plus grand bien.

Je retournai une deuxième fois sur le canapé avec à la main ma tasse préférée. Je regardais l’écran. Bien, je n’étais pas en retard, ça n’avait pas encore commencé. Je bus mon chocolat, très anxieuse.

Le générique apparut. Nous apprîmes que beaucoup de tributs étaient réunis à la corne d’abondance. La caméra fit un gros plan sur ma sœur. Pearl… Tu paraissais tellement faible ! Je voulais tant aller dans l’arène, la toucher et lui dire que je suis derrière elle, que c’est une battante et que ce n’est pas parce qu’elle est aveugle qu’elle doit baisser les bras. Mais je ne pouvais pas. J’étais encore une fois impuissante.

L’émission continuait. Nous voyions les carrières du deux, puis le partenaire de Pearl, Nate. Soudain, une atmosphère sombre se répandit sur l’arène. Tellement sordide que j’en eu des frissons. Alors que je ne m’y attendais pas, tout le monde commença à se battre. J’avais les yeux rivés sur l’écran. Pearl, Pearl, où es-tu ? Dis-moi que tu t’es enfuie de ce champ de bataille. Dis-le-moi.

Non. Pearl se battait. Non, pire que ça : Pearl recevait les coups. Et chaque fois qu’elle loupait son adversaire, mon cœur loupait un battement. Les images allaient de plus en plus vite. Tout était flou. Pearl était floue. Non. Je ne voulais pas la perdre des yeux. Tout tourbillonnait. L’attente était insupportable.

Je fermai les yeux, respirai, attendais le verdict. Un coup de canon. J’ouvris les yeux. Je vis ceux de ma sœur se fermer alors qu’elle tombait au sol. Je vis sa chevelure blonde s’affaisser au sol. Ma tasse m’échappa des mains et s’écrasa contre le sol. Je restai interdite. Je ne bougeais plus, je n’en avais pas envie. Tout devenait noir. Ma poitrine me brûlait.

La douleur était insupportable. Elle m’étouffait.

De l’air, il me fallait de l’air.

Je me levai. J’arrivai déjà sur le perron. Je n’avais aucun souvenir du trajet que je venais de faire. Ma vision était entrecoupée de voiles noirs.

Je remarquai la différence de température. Je ne savais absolument pas si cela me faisait du bien. La douleur avait envahi chaque parcelle de mon corps.

Ma tête me remémorait tous les meilleurs moments de ma vie, ma sœur était présente à chaque fois. Je ne voulais pas revoir toutes ces images. Je ne voulais pas souffrir davantage.
 
Je sentis les larmes couler. Elles s’étaient retenues jusque-là, je ne savais pas pourquoi.
Les larmes étaient de plus en plus nombreuses. Je m’affaissai sur les marches devant chez moi, au diable ceux qui me voyaient. Il n’est plus question de sponsor à présent.

Je sentis une présence près de moi. C’était Channelle. Elle avait vu elle aussi. Elle savait.

Elle était debout ; une seconde après, elle était près de moi.

« Je… »

Je voulais parler. Je n’y arriver pas.

« Ne comprends pas … »

Je ravalai un sanglot.

« Comment elle a pu m-mo… »

Non, je ne pouvais le dire. Ce serait l’accepter.

« Qu-que va-t-on devenir sans elle, Channelle...? »

Cette phrase était sortie, mais ce n’était plus moi qui parlais, c’était mon cœur qui criait sa souffrance. J’avais l’impression d’être étrangère à la scène. D’être une sorte de fantôme, incapable de quoique ce soit.

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Dernière édition par Coralie L. Standford le Mar 30 Aoû - 0:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cry me a river    Dim 26 Juin - 23:52



 

Cry me a river ...




C’était tellement dur de voir Coralie devant moi. Elle lui ressemblait tellement. Et puis, plus encore que la mort de Pearl, c’était la situation qui me faisait pleurer. Parce que Pearl était la grande sœur de Coralie. Je me souvenais de mes paroles petite quand Sélène avait été aux jeux … « Si elle meurt, elle ne méritait pas d’être une Featherstone » … Il n’y avait rien de plus faux, je le voyais aujourd’hui. Je m’imaginais à la place de Coralie, si je perdais Sélène. Ca ne faisait qu’accentuer mon chagrin. Quand tu perds quelqu'un, ça reste avec toi, te rappelant toujours comme il est facile d'être blessé.

« Je… »

Je passais ma main dans son dos, pinçant mes lèvres pour ne pas pleurer. Je n’en avais même pas le droit ; ma peine n’était rien comparée à la sienne.

« Chuuuut, Shhh … »

Elle essayait de parler mais les mots restaient coincés entre ses sanglots. Ma gorge était quant à elle complétement nouée.

« Ne comprends pas … »

Il n’y avait rien à comprendre. Il n’y avait pas de logique, pas de justice. Parce que Pearl aurait pu écraser ces moins que rien en deux secondes si elle n’avait pas été aveuglée. Mais je n’arrivais pas à en vouloir à Sélène, parce que j’aimais Nate au moins autant que je tenais à Pearl. C’était ces règles d’Expiation qui avaient été violentes et injustes. Nate et Pearl n’auraient jamais du être séparés. J’espérais que la garce du cinq allait mourir dans d’atroces souffrances, cependant.

« Comment elle a pu m-mo… »

Une nouvelle larme roula sur ma joue. Chut Coralie, ne le dis pas. Ça ne sert à rien.

« Qu-que va-t-on devenir sans elle, Channelle...? »

Je ne savais pas quoi lui dire. Je savais par Pearl que leur mère était un peu fragile, j’imaginais que Coralie allait devoir prendre beaucoup sur ses épaules. Mais je n’étais pas cette personne, celle qui rassure. J’étais la carrière forte, qui était taquine, qui sautait sur tout ce qui bougeait. Rassurer les gens n’était pas dans ma nature, je ne savais pas tenir ce rôle. Ma main caressa doucement les cheveux de Coralie.

« Chuuut, chuut ma belle … Je sais que ce n’est pas juste … Elle était bien plus forte que les lâches qui ont … »

Ma voix se brisa à mon tour. Qu’est-ce que ça changeait que ça ne soit pas juste ? Rien. Le résultat était le même. J’allais dire qu’elle aurait voulu qu’elle soit forte, mais qui étais-je pour placer des mots dans sa bouche ? On ne saurait plus jamais ce qu’elle aurait dit.

« Pleure Coralie, ne te retiens pas, pleure … »

J’appuyais sa tête contre ma poitrine et caressais doucement ses cheveux alors qu’elle sanglotait contre moi.

« Je suis là Coralie, je suis là … »

Ma respiration était rapide. J’étais moi-même en sale état, pas forcément au mieux pour réconforter quelqu’un, mais il le fallait. Parce que je l’avais promis à Pearl avant qu’elle ne parte. Je lui avais promis de m’occuper de sa sœur comme si c’était la mienne, et je comptais bien tenir cette promesse.

« Je suis là … »

Je relevai doucement sa tête entre mes mains. Bon sang, mon cœur s’arrêta. J’avais l’impression de regarder un fantôme. Elle lui ressemblait tellement, même avec le visage ravagé par les larmes …

« Je vais m’occuper de tout. Quoiqu’il te faille, quoique tu aies besoin, tu n’as qu’un mot à dire. »

Ma main caressa doucement sa joue alors que je faisais de mon mieux pour retenir les larmes qui perlaient de chaque côté de mes yeux.


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MessageSujet: Re: Cry me a river    Mer 29 Juin - 12:57




Cry me a river

Channele & Coralie



« Chuuut, chuut ma belle … Je sais que ce n’est pas juste … Elle était bien plus forte que les lâches qui ont … »

Sa voix se perdait parmi nos pleurs. Elle n’arrivait pas à parler elle non plus. J’étais blottie dans ses bras, incapable de me dire si cela me faisait du bien.

« Elle était su-surentrainée… Elle allait gagner… Elle allait… »

Les mots étaient vains. Comment pouvait-on exprimer une telle douleur dans ce cas ? Quel moyen avais-je en ma possession pour faire passer cette souffrance ? Pour l’instant, seulement des pleurs.

« Pleure Coralie, ne te retiens pas, pleure … »

Je n’avais jamais autant pleuré de ma vie. Même lorsque notre père mourut, je n’étais pas aussi triste qu’à présent.

« Je suis là Coralie, je suis là … Je suis là … »


Je voyais bien qu’elle essayait de me réconforter comme elle le pouvait. Malheureusement, peut-on aider quelqu’un lorsque l’on n’est pas bien soit même ? Je voulais à mon tour essayer de l’apaiser, mais je ne réussis pas à trouver les mots. J’étais lasse de tout.

« Merci Channelle » Dis-je dans un souffle.

Si je m’étais retrouvée toute seule après ce que je venais d’apprendre, je ne savais pas ce que je serai devenue. Je me serais probablement encore plus effondrée.

« Je vais m’occuper de tout. Quoiqu’il te faille, quoique tu aies besoin, tu n’as qu’un mot à dire. »

J’essayais tant bien que mal d’essuyer mes larmes. Channelle paraissait tellement sûr d’elle à côté ! Je devais prendre exemple sur elle et… Et quoi ? Cacher ma peine ? Non, ce n’est pas forcément la bonne solution. Et puis crotte, fais ce qu’il te plait et tais-toi Co’. Arrête de penser, c’est mieux pour toi.

« C’est trop… Tu n’as pas à te sentir obligée… »

Si elle faisait ça seulement parce qu’elle avait pitié de moi, je ne le voulais pas. Je voulais de son soutien évidemment,  mais je ne voulais pas qu’elle se force pour moi. Elle devait avoir d’autres choses à faire que de s’occuper d’une fillette en pleurs qui vient de perdre sa sœur aux jeux.

« Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu as fait pour moi Channelle » Lui dis-je entre deux sanglots.

Je n’avais pas les mots. Tant de gentillesse me mettait du baume au cœur. Elle était presque une mère pour moi. Une mère… Ma mère… Mais, elle ne savait sûrement pas ce qu’il s’est passé !

« Non… Ma mère n’est pas au courant… Co-comment lui dire ? Elle va rentrer dans quelques heures… Elle va s’effondrer. Il faut que je la prévienne, mais je n’ai jamais annoncé quelque chose comme ça… Qu’est-ce que je dois faire Channelle ? »

Je m’affolai… Je ne savais vraiment pas quoi faire. J’espérai que Channelle m’aiderai à y voir plus clair. Alors que je ne voulais parler à personne quelques secondes plus tôt, j’avais une envie folle d’extérioriser tout ce que je pensais. Et je savais que j’avais une personne à qui me confier juste à côté.

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Dernière édition par Coralie L. Standford le Lun 4 Juil - 17:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Cry me a river    Jeu 30 Juin - 21:00



 

Cry me a river ...





« Merci Channelle »

Mon cœur se serra. Merci ? Bon sang, merci de quoi ? J’avais l’impression d’être impuissante face à sa douleur. Moi je savais comment je la gérais. Je la gérais assez mal d’ailleurs. Les rares fois où je m’étais retrouvée dans la position de souffrir, je m’étais jetée à corps perdu dans tous mes vices : la boisson, le combat et le sexe. J’étais la dernière personne à pouvoir consoler qui que ce soit ; je ne l’avais d’ailleurs jamais fait. Je fis la seule chose que je pouvais faire ; lui proposer mon aide, pour quoique ce soit, où et quand qu’elle en ai besoin.

« C’est trop… Tu n’as pas à te sentir obligée… »

Bien sûr que si. Parce qu’elle était … Elle était Pearl. Son incarnation vivante à côté de moi, me rappelant mes propres erreurs, et surtout mes promesses. Celles qu’on s’étaient faites l’une à l’autre, Pearl et moi.

« Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu as fait pour moi Channelle. »

Je t’en prie Coralie, arrête ça. Arrête de me remercier, je ne fais rien. Je n’ai rien fait. Je n’ai rien pu faire … Je me sens … Impuissante. Je déteste ce sentiment, plus que tout autre. Je tentais de détourner son attention sur autre chose, en lui parlant de sa mère, de la maison, de choses … Supportable, mais tellement loin de ses douleurs actuelles …

« Non… Ma mère n’est pas au courant… Co-comment lui dire ? Elle va rentrer dans quelques heures… Elle va s’effondrer. Il faut que je la prévienne, mais je n’ai jamais annoncé quelque chose comme ça… Qu’est-ce que je dois faire Channelle ? »

Je continuais à caresser machinalement ses cheveux tandis que je réfléchissais. Je ne voulais pas répondre que ça allait bien se passer, ou quelque chose d’aussi ridiculement faux. Je réfléchissais sincérement aux possibilités. La mère de Pearl allait s’effondrer. C’était inévitable. Mais ça donnerait de la force à Coralie, de se focaliser sur la peine de quelqu’un d’autre.

« Il va falloir que tu sois forte, Coralie. »

Je relevais doucement sa tête entre mes deux mains, et je la fixai. Oui, elle pouvait l’être. Elle était la sœur de Pearl.

« Je sais que tu l’es. Mais je resterais avec toi pour le lui annoncer si tu veux. A chaque instant. »

Ma main roula sur sa joue en une douce caresse. Une douceur infinie, dont j’ignorais moi-même que j’étais capable … Puis ma main attrapa la sienne et la serra avec force. J’avais toujours été plus à l’aise avec les gestes qu’avec les mots. Je me redressai, toujours en tenant sa main.

« Viens, marchons un peu. »



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MessageSujet: Re: Cry me a river    Lun 4 Juil - 17:12




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« Il va falloir que tu sois forte, Coralie. »

Forte ne signifiait plus rien pour moi. Pearl était forte. Mais Pearl est morte. Ça ne servait à rien donc de lutter pour ce que l’on veut si cela ne menait à  rien au final. Je sentis les mains de Channelle sur mon visage. Je relevai la tête et vis son regard. La peine se lisait très clairement dans ses yeux.

« Je ne saurai pas être forte… C’est impossible. »

Comment annoncer une telle chose… Où puiser l’énergie suffisante pour prononcer les mots qui vont la faire souffrir ? Je séchais mes larmes du creux de ma main. Je devais déjà me calmer pour penser judicieusement.

« Je sais que tu l’es. Mais je resterais avec toi pour le lui annoncer si tu veux. A chaque instant. »

Elle croit que je suis forte… Quelle blague ! Elle s’est trompée de Standford je pense. Moi je suis rien comparée à ma sœur. J’aurai tellement voulut lui ressembler. Avoir son courage d’affronter n’importe quelle situation.

« Comment le sais-tu ? J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. C’est trop dur… »

Je repensai à son offre.

« Oui reste, cela m’aiderait m’aiderai beaucoup je pense. »

Je ne pleurai plus désormais. Mais ma peine n’en était pas moins affaiblit. Je sentis la main de Channelle sur la mienne. Je la serra à mon tour. Ma mère n’était pas là pour me réconforter, mais c’était tout comme. Elle savait comment m’apaiser. Je la vis se redresser.

« Viens, marchons un peu. »

Machinalement, je me levai à mon tour.

« Oui, pourquoi pas. » Répondis-je simplement.

J’étais plus calme à présent. Nous marchions côte à côte, vagabondant dans les rues du district un.

« Tu… tu as déjà vécu ça ? Je veux dire… perdre quelqu’un qui t’es cher ? » Lui demandais-je.

Je ne voulais pas paraître indiscrète. Je me demandais si elle avait traversé ce genre d’épreuve, et comment elle avait fait pour le surmonter. Des conseils pour ne pas sombrer dans la folie, c’est tout ce que je demandais.



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MessageSujet: Re: Cry me a river    Sam 9 Juil - 16:55



 

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« Comment le sais-tu ? J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. C’est trop dur… »

Je la regardais un instant. Je ne pouvais qu’imaginer ce qu’elle ressentait. J’avais tellement de choses que j’aurais voulu lui dire. Les choses que je pensais, sur Pearl. Mais c’était des paroles de carrières ; les choses qui me remontaient le moral à moi. Comment elle était forte, comment elle avait fait honneur à son district jusqu’au bout. Comment personne n’oublierait ses actions dans l’arène, qu’elle serait immortelle. Mais Coralie n’étais pas une carrière. Je savais que tous ne pensaient pas comme nous.

« Oui reste, cela m’aiderait m’aiderai beaucoup je pense. »

J’acquiesçai tout en prenant sa main dans la mienne. Je n’étais pas bien sûr d’être la bonne personne pour ça, mais si c’était ce qu’elle voulait, je serais là. Je parlerais à sa mère. Je le devais à elles, ainsi qu’à Pearl. En tant que carrière, mais aussi en tant qu’amie. Je me redressais et entrainait Coralie avec moi pour marcher un peu.

« Oui, pourquoi pas. »

On marcha pendant un moment en silence. L’air frais faisait du bien sur ma peau. Je n’osais pas trop regarder Coralie, qui fut la première à briser le silence.

« Tu… tu as déjà vécu ça ? Je veux dire… perdre quelqu’un qui t’es cher ? »

Je continuais à avancer tout en réfléchissant. Je cherchais, vraiment, mais la réponse était sous mon nez ; je n’avais jamais vraiment perdu personne. J’avais vu des gens que j’aimais perdre des proches, mais j’avais échappé aux balles jusque là. J’étais vraiment la toute dernière personne à pouvoir la conseiller …

« Non … Jamais. J’ai vu des gens proches perdre ceux qu’ils aimaient mais c’est vraiment différent. Tout ce que je sais c’est qu’il … Il ne faut pas s’accrocher à la colère. Ca n’apporte rien de bon. »

On marcha pendant longtemps, toujours en silence. Ce n’était pas un silence gênant. C’était paisible … Après je ne sais combien de temps, on se retrouva à nouveau devant chez Coralie. Mes jambes commençaient à me faire mal. Je jettai un œil à la fenêtre. Elle était allumée. Sa mère avait du rentrer. Je lâchai ma béquille pour poser ma main sur l’épaule de Coralie.

« Coralie … Tu peux dormir chez moi, si tu veux. Si tu as besoin de mettre un peu de distance entre la maison et toi, pour un ou deux soirs … »

Je jetai un œil à la fenêtre. Est-ce que sa mère savait ? Ou pas encore …. ? Est-ce que je pourrais être là, pour aider Coralie ? Je n’en étais pas sûre. Mais je devais suivre mes propres conseils et être forte. Pour Coralie, pour Pearl …

« Est-ce que tu … Qu’est-ce que tu veux que je fasse Coralie ? Veux-tu que je vienne ? Est-ce que tu veux rester dehors, et que j’aille le lui dire ? »


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MessageSujet: Re: Cry me a river    Sam 16 Juil - 10:53




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« Non … Jamais. J’ai vu des gens proches perdre ceux qu’ils aimaient mais c’est vraiment différent. Tout ce que je sais c’est qu’il … Il ne faut pas s’accrocher à la colère. Ca n’apporte rien de bon. »

Elle avait de la chance. Je ne souhaite à personne ce que j’étais en train de vivre à ce moment-là. Je savais que je ne devais plus y penser, mais je n’y arrivais pas. Les yeux de Pearl se refermant petit à petit me hantait et me glaçait le dos.  Dès que je fermais mes yeux, je voyais les siens, qui perdaient vie.

On marchait. Enfin, je mettais un pied devant l’autre, et je laissais Channelle guider nos pas. Je relevais la tête (après plusieurs minutes, plusieurs heures ?) et je vis que nous étions devant chez moi. La lumière était allumée, ma mère était rentrée. Je déglutis. Je redoutais affreusement ce moment.
Channelle se tourna vers moi.

« Coralie … Tu peux dormir chez moi, si tu veux. Si tu as besoin de mettre un peu de distance entre la maison et toi, pour un ou deux soirs … »

J’étais vraiment touchée par sa proposition, mais je ne savais pas quoi lui  répondre. Je réflechis un instant, avant de lui dire :

« J’aimerai beaucoup… Mais je pense que ma mère voudrait que je reste auprès d’elle… »

Je me tournai à présent vers la porte de chez moi… Je ne voulais pas ouvrir cette foutue poignée. C’est à ce moment-là que Channelle dit d’une voix moins assurée peut-être.

« Est-ce que tu … Qu’est-ce que tu veux que je fasse Coralie ? Veux-tu que je vienne ? Est-ce que tu veux rester dehors, et que j’aille le lui dire ? »

Encore une fois je pris le temps pour réfléchir. Elle en faisait déjà beaucoup, je ne voulais pas l’ennuyer d’avantage. Mais j’avais cruellement besoin de son soutien. Je lui pris la main et lui dis :

« Je vais l’annoncer moi-même. Mais es… est-ce que tu peux rester à côté de moi ? »

Je lui laissai la main libre pour prendre sa béquille et commençais à ouvrir la porte tout doucement. J’entrai et vis au loin ma mère dans la cuisine. Elle n’était pas en train de pleurer, c’est déjà ça.

« Maman, c’est Coralie… » Commençais-je

Je jetai un coup d’œil vers Channelle avant d’ajouter : « Channelle est là aussi. »

Ma mère arriva et posa sa main sur ma joue. Elle savait.

« Ma puce, j’ai vu le résumé… »

Les larmes me montaient aux yeux. Je me lovai auprès d’elle. Sa chaleur me réconfortait. Pourtant, au bout de quelques instants, elle me repoussa gentiment.

« Ecoute Coralie, Pearl n’a pas eu de chance, mais c’était une fille forte. Sèche tes larmes et fait bonne figure pour honorer ta sœur. »

Je n’en croyais pas mes yeux. Je voulais qu’elle me réconforte, qu’elle me dise des mots gentils, qu’elle partage avec moi quelques souvenirs concernant Pearl… Mais rien. Elle voulait que je fasse bonne figure, que je sois digne de ma sœur qui est morte en se battant, elle. Je me reculais de quelques pas.

« Mais… Pourquoi tu me demandes une chose pareille ?! » M’exclamais-je en m’étranglant presque.

Je ne comprenais vraiment pas sa réaction. N’était-elle donc pas triste d’avoir perdu sa fille ? Elle me répondit, toujours aussi calmement.

« Elle a combattu et elle a perdu. C’est comme ça que marche les Hunger Games ma chérie. Je sais que tu es triste, je le suis aussi. Mais on ne peut pas ramener ta sœur. Ce qu’on peut faire en revanche, c’est sourire aux clients qui viendront nous demander nos impressions et leur montrer que nous ne sommes pas déçues  par elle. Tu peux faire ça pour moi ?»

Elle avait peut-être raison dans le fond, mais ce que je voyais surtout, c’est qu’elle avait employé le mot « déçu ». C’était ce qu’elle pensait donc ? Elle était déçue de sa fille, car elle n’a pas gagné les jeux ? Comment pouvait-elle penser comme ça ? Bon, qu’elle pense ça d’accord, mais qu’elle me demande de faire de même, de faire croire que tout va bien juste pour les autres ? Il n’y a plus de sponsors là, alors à quoi ça sert ?

Je grommelais un oui avant de lui tourner le dos. J’avais encore une fois besoin de prendre l’air et réfléchir.

Je sentis la présence de Channelle derrière moi.

« Tu m’as demandé si je voulais prendre de la distance avec ma maison… Je ne voulais pas tout à l’heure… Mais maintenant je te dis mille fois oui. »

Je continuai, amèrement.

« Mais ce n’est plus pour les même raisons… »

Je secouai la tête. Non, je devais pardonner à ma mère, c’était peut-être le choc qui parlait… Enfin non, je ne savais pas.

« Mais qu’est-ce qui lui a pris de me dire ça ? Elle est donc insensible à ce point ? »

Channelle pourrait peut-être lui faire entendre raison ? A moins qu’elle soit d’accord avec elle. C’est peut-être moi qui ne me comporte pas normalement. D’ailleurs, y’a-t-il une façon normale de se comporter dans ces moments là ?

« Enfin je sais pas, c’est peut-être la meilleure façon de se comporter après tout… Je dois faire quoi Channelle ? Pleurer la mort de ma sœur ou honorer sa mémoire en souriant ? »

Je mis ma tête au creux de mes mains. J'avais l'esprit complètement embrouillé.


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MessageSujet: Re: Cry me a river    Dim 7 Aoû - 15:26



 

Cry me a river ...




« Je vais l’annoncer moi-même. Mais es… est-ce que tu peux rester à côté de moi ? »

J’acquiesçai et repris ma béquille pour suivre discrètement Coralie à l’intérieur. Ce que je vis n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais, et pendant une seconde, je fus soulagée. Sa mère n’était pas en larmes, elle ne semblait pas effondrée. C’était assez rassurant : j’avais un peu de mal à gérer avec le malheur des gens.

« Maman, c’est Coralie… Channelle est là aussi. »

Mme Standford s’avança vers Coralie et posa sa main sur sa joue. Je regrettais déjà d’avoir proposé de venir avec elle : je ne me sentais pas à ma place.

« Ma puce, j’ai vu le résumé… Ecoute Coralie, Pearl n’a pas eu de chance, mais c’était une fille forte. Sèche tes larmes et fait bonne figure pour honorer ta sœur. »

Je fixais un instant la mère de Pearl et Coralie. J’en avais le souffle coupé. C’était typiquement le discours d’un carrière, ou d’un parent de carrière. Mais de ce que m’en avait raconté Pearl, je ne voyais pas sa mère de cette façon. Et je savais que ce n’était pas ce dont Coralie avait besoin, même si dans le fond, sa mère avait un peu raison. Mais il y avait un temps pour tout. La maison était vide, il n’y avait qu’elles … Elles pourraient mettre un masque de fierté lorsque d’autres seraient présents. Ou était-ce parce que j’étais là ?

« Mais… Pourquoi tu me demandes une chose pareille ?! »

Le cri de Coralie me fendit le cœur. Coralie était une jeune fille … Pas une carrière. Sa mère ne voyait-elle donc pas que ce dont elle avait besoin, c’était d’un câlin et de paroles réconfortantes ? Alors que, même moi, je le voyais ?

« Elle a combattu et elle a perdu. C’est comme ça que marche les Hunger Games ma chérie. Je sais que tu es triste, je le suis aussi. Mais on ne peut pas ramener ta sœur. Ce qu’on peut faire en revanche, c’est sourire aux clients qui viendront nous demander nos impressions et leur montrer que nous ne sommes pas déçues par elle. Tu peux faire ça pour moi ?»

Sourire aux clients. Bon sang. C’était donc ça ? Juste, faire tourner son magasin qui l’intéressait ? J’étais à la fois surprise par sa réaction … Et par la mienne. En réalité, elles auraient du être inversée. Je savais ce qu’on devait penser, en tant que carrière. Que Pearl avait failli. Qu’elle était tombée, sans même faire un meurtre. Qu’elle n’avait pas su tuer Savinna, qu’elle avait échoué face à 2 gosses des districts faibles, qu’elle était restée liée au lieu de trancher le bras de ce béta du 4, et qu’elle avait fini aveugle, tuée par une petite faiblarde du 5. Donc qu’elle ne méritait pas de gagner. Qu’elle ne méritait pas nos larmes. Je savais ce qu’on attendait que je pense, ce que j’aurais du penser. Mais étrangement, une part de moi restait fière de Pearl, et triste de ne jamais la revoir. J’étais fière qu’elle ait su rester droite, et en colère de la façon dont elle était partie, lâchement tuée alors qu’elle ne pouvait pas se défendre. Coralie sorti par la porte et alla s’assoir devant la porte. Je lançai un regard mauvais à sa mère avant de lui emboiter le pas.

« Tu m’as demandé si je voulais prendre de la distance avec ma maison… Je ne voulais pas tout à l’heure… Mais maintenant je te dis mille fois oui. Mais ce n’est plus pour les même raisons… »

Je vins poser ma main sur son épaule. Il ne restait plus rien de la douce et mignonne petite Coralie. Elle était dure, amère.

« Mais qu’est-ce qui lui a pris de me dire ça ? Elle est donc insensible à ce point ? »

Je ne pouvais pas vraiment répondre. Cette femme, à l’intérieur, elle ne ressemblait en rien à ce que Pearl m’avait décrit. Alors je répondis simplement, avec ce que je pensais être la vérité.

« Elle est sous le choc Coralie. Chacun a sa manière de gérer la douleur. Moi je me coupe des autres et je frappe dans tout ce sur quoi je tombe. Ta mère pense sans doute que si elle fait comme si tout allait bien, ça finira par aller bien. Ce n’est pas sain, mais c’est sans doute sa façon d’éviter de s’écrouler. Ca ne veut pas dire qu’elle n’a pas besoin de toi. »

Elle se tourna vers moi et me regarda avec de grands yeux. Je ne savais toujours pas gérer ça.

« Enfin je sais pas, c’est peut-être la meilleure façon de se comporter après tout… Je dois faire quoi Channelle ? Pleurer la mort de ma sœur ou honorer sa mémoire en souriant ? »

Je secouais la tête et vint m’assoir à côté d’elle.

« Y’a pas de bonne façon de son comporter Coco. Tu fais ce qu’il faut que tu fasses pour toi, pas pour les autres. Après, l’un n’empêche pas l’autre … Je suis triste de savoir que je ne reverrais jamais Pearl. De savoir que je ne m’entraînerais plus avec elle, que je ne lui raconterais plus mes histoires. Mais a aucun moment ça ne m’empêche d’être quand même fière de ce qu’elle a fait là-bas. Tu peux être triste pour toi, et fière pour elle. Et que les autres gens aillent se faire fouttre. »

Je calai quelques instants son épaule contre la mienne. Je disais cela, mais au fond j’éprouvais une rage silencieuse envers sa mère. Ce n’était pas à Coralie de faire en fonction d’elle, ce n’était pas dans l’ordre des choses. Je me relevai.

« Je reviens. »


Je rerentrais dans la maison pour me retrouver face à face avec la mère de Coralie. Je m’avançais vers elle, sans vraiment prendre de gants.

« Mme Standford. Je suis vraiment désolée pour ce qui vous arrive. Ce qui est arrivé à Pearl, ce n’était pas juste. Mais vous avez une autre fille. »

Mon regard s’était planté dans le sien et c’était fait plus dur.

« Pearl n’a plus besoin que vous fassiez bonne figure, elle n’a d’ailleurs plus besoin de rien. C’est Coralie qui a besoin de vous. Elle a perdu sa sœur … Elle n’a pas besoin d’entendre parler de l’honneur des carrières ou de ce genre de conneries. »

J’avais moi-même du mal à croire que j’étais en train de dire ça, mais c’était bien de ma bouche que les mots sortaient.

« Elle a besoin de pleurer, et que vous la preniez dans vos bras. Ce que pensent vos clients, franchement, ça devrait être le cadet de vos soucis … Madame. »


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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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MessageSujet: Re: Cry me a river    Sam 10 Sep - 17:39




Cry me a river

Channele & Coralie



« Ca ne veut pas dire qu’elle n’a pas besoin de toi. »

Oui enfin elle ne me l'a pas vraiment dit... Channelle essayait de lui trouver des excuses, de me donner des explications, mais j'avais l'impression qu'elle ne comprenais pas non plus pourquoi ma mère avait agit comme ça. J'affaissais mes épaules. Ma mère savait comment se comporter, même si son choix était cruel, elle en avait fait un. Alors que moi j'étais toujours perdue. Je demandais alors à Channelle ce que je devais faire. Je n'arrivais plus à réfléchir par moi même.

« Y’a pas de bonne façon de son comporter Coco. Tu fais ce qu’il faut que tu fasses pour toi, pas pour les autres. Après, l’un n’empêche pas l’autre … Je suis triste de savoir que je ne reverrais jamais Pearl. De savoir que je ne m’entraînerais plus avec elle, que je ne lui raconterais plus mes histoires. Mais a aucun moment ça ne m’empêche d’être quand même fière de ce qu’elle a fait là-bas. Tu peux être triste pour toi, et fière pour elle. Et que les autres gens aillent se faire foutre. »

Je commençais à comprendre. J'essuyais les dernières larmes qui coulaient sur mon visage, mais je ne pleurais plus. Une colère profonde avait pris la place d'une tristesse futile. Je devais faire mon deuil mais je ne devait pas m'effondrer. Je pouvais être plus forte que ça, comme Channelle me l'avait appris. Ma mère avait peut-être raison au final. Je sentis Channelle se relever puis je l'entendis dire :

« Je reviens. »

Je me retournai et vis qu'elle retournait à l'intérieur. Qu'allait-elle faire ? Je me levais à mon tour en restant sur le seuil de la porte.

« Mme Standford. Je suis vraiment désolée pour ce qui vous arrive. Ce qui est arrivé à Pearl, ce n’était pas juste. Mais vous avez une autre fille. Pearl n’a plus besoin que vous fassiez bonne figure, elle n’a d’ailleurs plus besoin de rien. C’est Coralie qui a besoin de vous. »

Mais que faisait-elle ? J'admirais son courage mais... Est-ce que cela servirait à quelque chose ?

« Elle a besoin de pleurer, et que vous la preniez dans vos bras. Ce que pensent vos clients, franchement, ça devrait être le cadet de vos soucis … Madame. »
J'attendais impatiemment la réaction de ma mère. Oui, je voulais qu'elle me prenne dans ses bras, qu'elle me murmure des chansons pour m'endormir... Cette tristesse que j'essayais bêtement de cacher, je veux la partager avec elle.

« Ecoutez Channelle », commença ma mère. Sa voix tremblait un peu.  « Vous comprenez bien que perdre son enfant provoque une douleur atroce. Je ne vous souhaite jamais de vivre ça. Jamais. Mais au district 1, nous avons des devoirs. C'est ces devoirs que j'essaie d'apprendre à ma fille. »

Je retenais mon souffle en fermant les yeux. Je devais accepter ce qu'elle disait. C'était la bonne chose à faire.

« J'aime Coralie de tout mon cœur. J'ai sûrement... mal agis en me comportant aussi durement avec elle tout à l'heure. Je le réalise maintenant. »

Ne pleure pas, ne pleure pas.

« Je vous remercie de vous occuper autant de ma fille. Vous me rappelez un peu Pearl, vous savez... »

C'était peut-être pour ça que j'avais tant besoin de Channelle en ce moment. Elle comblait ce que je venais de perdre. Si elle venait à partir à son tour, je ne serais plus rien.

« Coralie, vient voir ma chérie. »

J'attendis quelques secondes avant de pousser la porte. Je vis ma mère ouvrir ses bras. Je m'y réfugie sans réfléchir. Je ne pouvais pas être fâchée contre elle. Ces secondes étaient pour moi un grand soulagement. J'y rêvais depuis tant de temps. Je pensais soudain à Channelle. Elle devait sûrement être partie pour nous laisser ma mère et moi. Je devais la rattraper. Je devais lui dire quelque chose.

« Je reviens maman, je dois juste voir Channelle une seconde. »  Dis-je dans un souffle.

J'attrapais le bras de Channelle pour qu'elle se retourne.

« Channelle attend ! Merci pour tout à l'heure, je n'oublierai jamais ce que tu as fait. Et je voulais te demander aussi... »

J'avais peur de le dire. C'était une idée qui avait germé quand elle parlait avec ma mère. Et quand une idée entre dan ta tête, tu ne peux plus la tuer.

« J'aimerai... J'aimerai devenir une carrière. »

Voilà je l'avais dit.

« Ce que Pearl n'a pas su faire, je veux le faire à sa place. Et qu'elle soit fière de moi, où qu'elle soit. »


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