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 Non, je ne suis pas inquiète

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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Non, je ne suis pas inquiète   Mer 18 Mai - 22:31





Inquiète ... ?





J’étais perdue … Au sens propre. Perdue dans le district un … Le comble. Il faut dire que je ne m’amusais pas à aller dans les quartiers pauvres habituellement. Je ne savais pas bien ce qui m’avait pris de venir trainer là. J’avais été comme absente de mon propre corps toute la journée … En pilotage automatique. Il faut dire que je n’avais pas dormi de la nuit. Si j’avais déjà du mal à trouver le sommeil avant le passage de Zane, après … Cela avait été bien pire. J’avais passé mon temps  à me répéter que ce n’était pas grave, que c’était ce qui devait arriver, que c’était terminé. Un de perdu, dix de retrouvé, et toutes les conneries qu’on pense lorsqu’on essaye de ne pas s’écrouler. J’avais réussi à ne pas pleurer, cependant. J’avais fait des progrès depuis la dernière fois. Mais j’avais souffert physiquement lorsque Kyle était reparti se coucher. Tout mon corps était douloureux, j’avais l’impression qu’un grand vide s’était immiscé dans mon ventre, une boule dans ma poitrine et un filtre dans mes poumons.

J’avais passé la nuit tiraillée entre mon corps douloureux et ma tête rationnelle. J’en avais largué des mecs. Je n’avais jamais souffert, pas même un peu. La première et dernière fois que j’avais eu mal à cause de l’un d’eux, c’était déjà Zane. Une autre version de lui, mais lui quand même. S’il me fallait une preuve que j’avais des sentiments. Et pourtant, c’était justement la raison qui faisait qu’y mettre terme était la seule chose à faire. Tiraillée, toute la nuit, sur ce sujet qui n’en valait finalement pas la peine. Parce que, que ce soit une bonne ou une mauvaise chose, c’était ainsi.

La journée avait été aussi dure que la nuit. Ma tête avait décidé qu’on allait surmonter cela de la même manière dont on surmontait toujours tout : par l’entraînement. C’était mon échappatoire, le moment où je poussais mes limites si loin, où la douleur physique était si proche de mes limites que je ne ressentais plus rien d’autre. C’est comme ça que j’avais survécu à ma mise à mort par les carrières, épreuve la plus difficile que j’avais eu à vivre. Mais cette fois-ci, je n’y parvenais pas. Même à bout de souffle sur le tapis, même pliée en deux par les crampes aux abdominaux après mes gainages, je ne souffrais toujours pas assez pour réveiller la rage habituelle qui ne demandait qu’à s’éveiller en moi. Je m’étais accrochée à la barre suspendue pour faire des tractions, exercice difficile … Je pliais les bras, mon visage passant au-dessus de la barre. Zane était là, la main sur son crâne. « Putain Channelle ! ». Je tendais mes bras, ne me retenant qu’à la force de mes muscles pour remonter à nouveau. Zane était toujours là. Il me criait dessus … « les diamants et les cailloux. C'est ça ? ». Je soufflais. Je redescendais, haletante, les yeux fermés. Vas-t’en. Disparaît, je t’en prie. « C'est pas moi qui suis venu te chercher la dernière fois... ». Je lâche tout. Ça ne sert à rien. Il faut que je sorte.

J’avais pris la direction du centre. Il me fallait de l’air, c’était tout, je devenais dingue à rester enfermer chez Kyle. Mais Zane était partout. Je le voyais marcher devant moi, dans la rue, alors que je le hélais pour lui dire que ma maison était inondée pour l’attirer à l’intérieur. Je passais devant le bar où je l’avais rencontré « par hasard » … « Une grande carrière comme toi a besoin de chiens de garde ? ». J’avançais. A droite, c’était le chemin de la forêt. Il serait partout, clairement. A gauche … Je passerais devant chez lui. « J’ai envie de toi … » Je secouais la tête. Non, ce n’était pas une bonne idée … Très bien Zane, puisque tu sembles était partout où je t’ai déjà croisé … Je vais tout droit. Direction les quartiers plus pauvres où je n’étais jamais allée. L’idée était brillante …

Enfin, brillante … Jusqu’à ce qu’il fasse noir, et qu’on en arrive dans la galère où je me trouvais maintenant. Dans le noir, dans un coin que je ne connaissais pas, complétement paumée. Merde. Je marchais un peu, essayant de trouver un point auquel me repérer. C’était quand même dingue, tout ce temps passé au D1 et pas une fois je n’étais venue ici. En même temps, il n’était pas très accueillant ce quartier …

Un coup de feu. Puis un autre. Ca paraissait proche. Mon cœur bondit dans ma poitrine alors que je pivotai. Mon instinct me poussait à aller dans la direction opposée. Mais là encore, Zane fis son apparition à mes côtés … « Je crois que j'ai bien fait de prendre cette mission au final. » Je me retournai immédiatement. Zane. « C’est de la routine … » Je courrais en direction du coup de feu. « C’est dangereux ? –Non … » Qu’est-ce que je faisais … Je ne devais pas y aller, et si j’étais prise pour une rebelle … « Tu as peur pour ton jouet ? » J’inspirais. Je ne pouvais pas rentrer, je devais en avoir le cœur net. Je ne me montrerais pas, je resterais cachée, en retrait …

Je ne savais même pas où j’allais. Je pris une rue parallèle à l’artère principale, pour ne pas être vue, au cas où … Lorsque je le vis. J’aurais reconnu ce sweat entre mille.  Il était de dos, devant moi. Je devais partir. Mais quelque chose ne tournait pas rond … Il titubait.

« Zane ? »

C’est là que je vis le trou.  Juste dans le dos. Et le sang … Mon dieu … Il s’écroula par terre. Je me précipitais vers lui en hurlant, littéralement en hurlant son nom. On avait du m’entendre à l’autre bout du district.

« ZANE ! »


J’étais déjà à côté de lui, les yeux perdus dans la mare de sang qui coulait déjà par terre … Il devait y en avoir … Des litres …

« Oh mon dieu. Mon dieu. Zane. ZANE ! Oh mon dieu. »

Ma respiration était saccadée, au point que je n’arrivais plus à respirer. Les larmes roulaient sur mes joues sans que je m’en rende compte.

« Chut, je suis là Zane, ça va aller, tu vas bien aller, je suis là … »

Ma main avait tiré sur sa capuche pour glisser dans son cou. Pas de pou. Pas de respiration.

Ma respiration s’était encore accélérée. Je n’haletais pas. Je suffoquais. Je m’étouffais littéralement entre deux sanglots, parce que je refusais l’évidence, mais que je savais très bien ce que j’avais sous les yeux. Ce n’était pas Zane. C’était son cadavre.

Alors je m’effondrais sur lui, en disant son nom, encore et encore. Mon dieu. Zane. Zane. Sanglot. Tremblement. Bientôt, je fus incapable de dire un seul mot. J’entendais ma respiration, si forte, si saccadée, mes grandes inspirations, cherchant l’air. Tout mon corps s’était mis à trembler, secoué de spasmes. Quel était la dernière chose que je lui avais dite ? Mon dieu. J’avais reculé, ou plutôt traîné mon corps en arrière, toujours sur le sol, incapable d’en faire davantage. Zane … Les choses que je lui ai dites … Il ne saura jamais combien … Oh mon dieu. Zane.  Je respirais de plus en plus fort et de plus en plus mal. Mon esprit rationnel savait ce qui se passait ; on nous en avait parlé. Ça pouvait se produire, dans l’arène. J’étais en état de choc. Prendre de grandes inspirations, penser à des choses calmes. Zane. Mon dieu. Il est mort.

C’est alors que je sentis quelque chose me heurter l’épaule. D’un coup, je fis volte-face en essayant de crier, mais je n’y parvins même pas, prise d’un sanglot incontrôlable. Mon dieu. Oh mon dieu. Je me redressais. C’était lui. C’était Zane, debout devant moi. Sans aucun contrôle sur mon corps ou ma tête, je me jetai dans ses bras. Jeter, c’était le terme, je lui avais plutôt foncé dessus en réalité. Mes bras s’enroulèrent automatiquement autour de son cou, au-dessus de ses épaules, alors que ma tête appuyait sur son épaule.

« Mon dieu. Mon dieu. Zane. »

Mes paroles étaient saccadées, comme mon souffle. Je le serrais, je le serrais si fort que ça me faisait mal. Et plus je le serrais, plus mon corps tremblait de part en part.

« Tu étais mort … Tu étais … Mort … »

Mes bras s’étaient resserrés et ma tête enfouie dans son cou. On souffle était fort, rapide. Les larmes coulaient toujours, et mes paroles étaient entrecoupées de sanglots. Comment était-ce possible. J’avais senti son pouls. Son cœur ne battait plus. Pourtant il était là …

« Oh mon dieu … J’ai cru que … Mon dieu Zane … »

J’étais complément en boucle. Un mot. Un sanglot. Un inspiration. Parfois pas … Mon souffle était irrégulier, je me sentais si faible et pourtant j’avais l’impression que j’allais me casser les bras à force de le serrer. Il était en vie …



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
« Invité »


MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Jeu 19 Mai - 8:51

Non, je ne suis pas inquiète
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Je m'arrêtais de courir que devant ma maison. Mes poumons et mes muscles me brûlaient mais j'aimais ça. Oui, c'était plus facile de supporter la douleur physique que celle infligée à ma conscience. Les toxines que libéraient le muscle étaient réelles, avec un bon litre d'eau et du repos elles auront disparut au petit matin. Mais la douleur psychologique, celle là, elle ne partira pas même après une nuit. Elle allait me bouffer, me ronger, me consumer petit à petit.

J'ouvris la porte et j'expulsais ma rage. Tout ce qui avait à ma porté vola au travers de la pièce, s'écrasant contre les murs. Des tasses, des lampes, des chaises brisées. La table renversée avec tout ce qu'il y avait dessus, l'eau de la cruche qui dégoulinait au sol. J'attrapais au passage un coussin en entrant dans le salon et je me mis à hurler dedans jusqu'à être à bout de souffle. Je m'effondrais sur le canapé, vidé, abattu.

Je m'en voulais d'avoir été si faible, d'être revenu la voir. D'avoir espéré qu'une histoire entre nous pouvait être possible. Je m'étais fourvoyé. Trop aveuglé par cette brune, cette carrière qui ne brisait pas que des os. Elle venait aussi de me briser le cœur. Comment ça se reconstruit un cœur, comme ça se répare ? Est-ce que je pouvais lui en vouloir ? C'est moi au fond qui avait fait le chemin vers chez Kyle, sauté par sa fenêtre. Je ne pouvais que me blâmer. Pourtant c'était elle qui un soir était venue toquer à ma fenêtre. Je me tournais brutalement vers cette dernière, comme si le fantôme de Channelle venait d'y passer. Je me levais et je tirais sur les rideaux pour les fermer. Pris d'une pulsion je me dirigeais vers la cuisine et je me mis à fouiller les placards, sortant frénétiquement la vaisselle à l'intérieur. Ah ! Je la trouvais enfin, une bouteille de Whisky, planquée pour les coups durs. Je buvais au goulot rapidement, de grande gorgée, le liquide coula le long de mon cou et brûlait le fond de ma gorge. Je m'enfonçais de nouveau dans le canapé jusqu'à l'ivresse et je m'endormis comme ça.


***


Au petit matin, un mal de tête me réveilla. L'espace d'un instant j'avais tout oublié. Vous savez ? Cette seconde quand on s'éveille doucement, ce moment où on est encore personne, où on est nulle part. Cette seconde qui est une infinité de chose à la fois. Où on ne souffre de rien, où on est apaisé. Cette seconde là paru duré une éternité, sans doute accentuée par la gueule de bois. Et puis...tout me revint en mémoire, la froideur de Channelle, son regard sur moi, ses mots. J'eus le hoquet du retour à la réalité et je cherchais l'heure. 12h. Bordel, j'avais encore déconné. Je me levais d'un bond, ma tête était comme dans un étau.

Je passais rapidement sous l'eau, je puais le sexe et l'alcool. La douche n'eut pas grand effet sur mon moral. Manger un bout m'était impossible, mon estomac était vissé par mes émotions. Il fallait que je me blinde, que j'oublie tout ça. Il fallait que j'oublie Channelle, notre pseudo relation. Il fallait que je passe à autre chose. J'avais une mission à la tombée de la nuit et il fallait qu'elle sorte de ma tête.

C'était décidé, je ne pouvais plus vivre au D1, au pire je devais changer de District, au mieux je devais demander de rester au 13. Je ne voulais plus la croiser. La croiser voulait dire possibilité de succomber encore une fois. Je ne pouvais pas encore faire la même erreur. Je pouvais peut-être dire à Brooklyn que j'étais grillé au 1 ? Que quelqu'un connaissait ma couverture ? Ce qui n'était pas un mensonge après tout.

Avec le temps peut-être que j’oubliai l'amour que j'ai pour elle ? Peut-être qu'elle avait raison au final, et qu'il me fallait une rebelle qui s'inquiète pour moi ? Qu'est-ce que je m'étais amouraché d'une carrière ? Franchement, je ne pouvais pas tomber plus mal, qui pouvait moins me comprendre que quelqu'un qui vouait une allégeance sans faille au Capitole ? Bon il fallait que j'arrête de penser à ça.

En fin de journée, je devais être rejoint par un autre rebelle, qui devait arriver par le Cobra. Je décidais d'aller l'attendre dans les souterrains, là au moins, je ne risquais pas de la croiser. Je passais l'après midi à parfaire le plan dans ma tête et bien sûr à penser à Channelle. Ruben arriva sur les coups de 18h. Nous devions revoir ensemble les derniers détails. Il venait du D4 et il était peu couvert. Aussi je lui passais un de mes sweat à capuche pour commencer. Et on fila en douce vers les quartiers pauvres où on devait infiltrer une maison à la recherche d'une information.

De source sure on savait qu'il y aurait une réunion ce soir. Le quartier pauvre n'était qu'une couverture entre certaines personnes riches de ce District. Le but de la mission était de rentrer dans la maison et d'écouter ce qu'il se disait. Des noms de rebelle allaient tomber ce soir, et on devait les récupérer pour les mettre à l’abri et les informés que leur couverture était obsolète. On avait compté deux jours pour le faire et pour les ramener au 13. Le quartier allait être encerclé par des Pacificateurs. En clair, nous risquions notre vie ce soir, pour en sauver peut-être une petite poignée d'autre.

Il n'avait pas été difficile de repérer la maison, il y avait des patrouilles un peu partout. Et les maisons autour de celle qui nous intéressait étaient toutes éteintes. Étrange. On s'avança prudemment, passant la première ligne de Purificateur. C'était même trop facile. On passa une seconde ligne et on arriva quasiment devant la bâtisse. Il y avait quelque chose qui clochait. Tout se passait trop bien. On s'infiltra par une porte dérobée, ouverte...de plus en plus inquiétant. Et plus j’avançais, plus j'analysais la situation. Pourquoi tout était silencieux ? A l'intérieur, la maison était pleine de tenue blanche, pas le moindre habitant riche. On fit demi tour, c'était un piège. En sortant, je voyais bien que Ruben avait compris aussi.

"Il n'y a pas de réunion, c'est un piège pour attirer des rebelles, et on est tombé dans le panneau. L'informateur est un traitre...ça va mal se finir pour nous ce soir Ruben"

Mon collègue ne répondit pas. On était déjà dehors, il tressailli un instant en fixant derrière moi. Deux gardes avaient tourné dans la ruelle et nous avaient aperçu, l’alerte fut donnée rapidement et une chasse à l'homme commença. J'eus du mal à me débarrasser d'un Pacificateur, mais j'avais réussi à me saisir de sa matraque. Elle m'aida pour venir à bout d'un autre Pacificateur. Dans la course poursuite j'avais perdu Ruben. J’assommais un nouveau garde en sortant d'un croisement quand j'entendis des coups de feu. Mon sang se glaça...Ruben ! Je fonçais sans trop réfléchir vers le bruit.

Alors que j'allais changer de côté de rue, j'entendis les lourds pas de course, et je me plaquais contre un mur, entre une poubelle et une gouttière. Une troupe blanche passa, je les entendais dire qu'ils en avaient eu un et qu'ils iraient ramasser le corps quand ils auraient trouvé le deuxième. A savoir moi. J'attendis quelques secondes avant d'être sûr de pas être vu. Il fallait que j'embarque le corps de Ruben et que je le cache, où que je le brûle. Il ne fallait pas qu'il puisse être reconnu par le Capitole, sa famille pouvait risquer gros.

C'est là que je l'entendis, en courant vers mon coéquipier, le hurlement qui me paralysa de l'intérieur. Plus j'avançais, plus j'entendais qu'on m'appelait. Chut ! Chut ! Qui était en train de hurler mon prénom ? J'avais bien une idée, mais elle était complètement dingue et c'est vraiment en arrivant sur place que mon corps fut saisi de l'horreur. Channelle était accroupie au sol dans tous ses états. Le spectacle me terrifiait, je mentirais si j'avais dit que je n'avais pas voulu fuir en voyant ça. Elle était dans un état second, en train de pleurer, de gémir, de trembler. Elle agonisait de terreur et elle scandait mon nom. Je m'avançais prudemment vers elle, j'avais peur. J'avais quitté la veille une fille froide, sans émotions, me débectant, me dénigrant, et elle était là, à pleurer devant ce qu'elle devait croire mon cadavre. Pourquoi tant d'émotion à mon égard si je ne signifiais rien pour elle ?

Je touchais son épaule, comme s'il était possible de me brûler et elle sursauta, se tourna et se jeta dans mes bras. Elle me serra si fort que je me demandais dans une premier temps si elle ne cherchait pas à m'étouffer pour me tuer.

Elle bégayait, terrassée de sanglot. Il fallait que ça cesse, et il fallait que ça cesse tout de suite. Pour deux raisons en fait. La première parce que ça m'était insupportable de la voir comme ça, j'aurai tout donné pour l'apaiser, la rassurer, la protéger de cet état. J'étais démunie, dévasté par son comportement. La seconde c'était qu'on allait être repéré en deux secondes. Je lui saisis alors son visage entre mes deux mains.

"Hey ! Calmes toi, Channelle, c'est moi, je suis vivant. C'est moi, Zane. Il faut que tu te calmes maintenant, ils vont nous repérer !"

C'est yeux étaient brouillés de larmes, je l'attirais contre moi pour la coller à mon torse une seconde, lui caressant les cheveux. Puis sans perdre trop de temps, je l'attrapais par la main et la trainer vers un endroit moins exposé. On pouvait entendre les pas de courses des Purificateurs au loin qui arrivaient dans notre direction.

"Channelle il faut que tu partes. Tu m'entends ? Il faut que tu quittes le quartier tout de suite!"

Elle ne me lâchait pas, je repris sa tête entre mes mains et la forçais à le regarder dans les yeux. Je pouvais lire la terreur mais aussi le soulagement. Mon cœur me pesait. J'avais complètement oublié que hier je l'avais maudite et invectivé toute la nuit avec ma bouteille d’alcool. Tout ce que je voyais ce soir, c'était la femme que j'aimais terrassée par la peur qu'elle avait eu de me voir mort.

"Ça va aller, je te le promets, mais il faut que tu partes. Tu sauras quitter le quartier sans problèmes, même s'il te trouve. Mais il faut qu'il te trouve seule ! Calmes toi !"

Sans vraiment savoir pourquoi, je l'embrassais. Peut-être pour la convaincre, ou pour la faire taire ? Mais c'était spontané. C'était...comme un dernier baiser. Je me disais, dans un éclair de lucidité, que pour rien au monde je pouvais changer de District. Que quoi que je fasse, le destin me ramener vers elle. Qu'on était fait pour ça, pour ce truc, cette relation. On était fait pour se dualiser en permanence, pour s'aimer. On pouvait s'aimer. Malgré nos différences, au fond, on était les mêmes.

"Tu dois me laisser, tu dois sauver ta peau, ta réputation. Tu pourrais te faire exécuter si on te trouver avec moi. Vas y ! Je dois m'occuper de mon ami, je dois cacher le corps. Pars !"

Elle était têtue et ça m'agacer. Ah oui, c'était du jolie, pour la fille qui hier me voulait loin d'elle... Voyant qu'elle refusait de partir, je la ramenais vers le corps sans vie de Ruben. Il s'était vidé de son sang. Tout se passait rapidement, même si j'avais l'impression que les secondes étaient des heures.

"Aide-moi alors à transporter le corps !"

On attrapa chacun un membre et on traina le corps jusqu'à une benne où j'y mis le feu. Je regardais les cheveux de mon ami s'embrasaient. L'odeur de cochon grillé était insupportable. Ça aurait pu être moi là, comme l'avait cru Channelle. La vision était abominable, mais je devais le faire. Ça allait finir de les attirer par ici, l'odeur, les flammes. Il était tant qu'elle file.

"Écoute-moi, ici c'est mon Arène Channelle, ça tu peux le comprendre. Si je dois mourir, c'est le jeu. Mais toi, tu n'es pas dans le jeu. Toi tu dois partir. Je suis un rebelle Channelle, c'est ça ma vie. Pars maintenant, laisse moi. COURS !"

Je la poussais pour qu'elle y aille et je partie dans la direction opposée en courant. Le jeu du cache cache reprit de plus belle. Tout se calma petit à petit quand je mis de plus en plus de distance avec le quartier des pauvres. Inutile de rentrer à la maison, je me dirigeais non loin des quartiers des plus aisés. Il fallait que j'arrive au souterrain. J'étais dans un sacré merdier. Et si je prenais le Cobra, ça serait peut-être la dernière fois que je pourrais mettre les pieds ici.

Je profitais de jeter mon pull à capuche, risquant d'être à découvert. Mais au moins j'attirerai moins l’œil comme ça. En tournant dans une rue je retombais sur Channelle. Mon cœur fit un bond. Putain c'était pas vrai. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit, que déjà des gyrophares tournaient dans notre direction. C'était trop tard pour faire marche arrière, trop tard pour fuir. Ça ne pouvait pas aussi mal tomber. Si j'étais capturé, Channelle ne resterait pas sans rien faire, ses cris ou son désaccord feront d'elle une suspecte, puis une coupable, et elle finirait pendu. Je fonçais donc vers elle, la saisissant par le bras et la retournant vers moi, dans un même mouvement je la plaquais contre un mur, la soulevant légèrement. Mes yeux transpercèrent les siens et je fondis sur ses lèvres. Elles étaient salés par ses larmes. Ce baiser était étrange. Différent. Le phare se braqua sur nous, je pouvais sentir le chaleur de sa lumière. J'étais dans un autre monde, je me concentrais sur ce que je faisais pour ne pas basculer dans la panique. Mais mains parcouraient son corps avidement, la débraillant à moitié. Je ne ressentais pas de désir, ni d'excitation, j'étais pétrie de peur. Il fallait que ça marche.

"Hey ! Vous deux là, vous n'avez vu personne passer par ici ?"

FICHE PAR DITA | EPICODE
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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Jeu 19 Mai - 22:44





Inquiète ... ?





« Hey ! Calmes toi, Channelle, c'est moi, je suis vivant. C'est moi, Zane. Il faut que tu te calmes maintenant, ils vont nous repérer ! »

Sa voix était comme un écho lointain. Je ne comprenais pas ce qu’il disait, j’étais perdue. Il était vivant … C’était tout ce que j’avais réussi à comprendre de la situation. Il était en vie. Mais mon cœur continuait à battre la chamade et ma respiration à me faire défaut. Mon esprit s’éclaircissait, mais mon corps ne suivait pas. Il m’avait entrainé un peu plus loin et j’avais suivi mécaniquement, sans réfléchir.

« Channelle il faut que tu partes. Tu m'entends ? Il faut que tu quittes le quartier tout de suite! »

Mes yeux s’étaient relevés vers lui. Je m’agrippais à sa main comme à une bouée de sauvetage … Quitter le quartier ? Et lui, il allait … Rester là ? Je secouais la tête. Non, il en était hors de question. Je n’allais pas partir sans lui, je ne pouvais pas. Je n’étais déjà pas bien sûr de réussir à lâcher sa main. Mon corps tremblait toujours. Cela ne fit que s’accentuer lorsqu’il me lâcha … Et plus je pensais « arrête de trembler », plus ça devenait incontrôlable. Je sentis ses mains me prendre le visage et le relever vers le sien. Je suis désolée …

« Ça va aller, je te le promets, mais il faut que tu partes. Tu sauras quitter le quartier sans problèmes, même s'il te trouve. Mais il faut qu'il te trouve seule ! Calmes toi ! »
« Je … Je ne pars pas sans toi. »

Ma voix était chevrotante, mais mon ton était ferme. Je ne pouvais pas partir, en fait, je ne pourrais pas le laisser hors de ma vue … Ma main s’était posée sur son avant-bras qui tenait toujours mon visage. J’avais besoin de le toucher, comme si une partie de moi doutait encore du fait qu’il était bien là. Et soudain, il s’approcha de moi et il m’embrassa. C’était si doux … Je ne pensais pas que cela pourrait se reproduire un jour, mais c’était le cas. Je sentis tout mon corps se détendre, s’apaiser. Mon rythme cardiaque ralentissait peu à peu lorsqu’il s’éloigna.

« Tu dois me laisser, tu dois sauver ta peau, ta réputation. Tu pourrais te faire exécuter si on te trouver avec moi. Vas-y ! Je dois m'occuper de mon ami, je dois cacher le corps. Pars ! »

Je le retins par le bras, et je prononçais ma première phrase sans interruption de la soirée. J’étais loin d’être calmée cependant ; ma respiration était toujours très irrégulière … Mais je sentais que … Ca passait.

« Il est hors de question que je te laisse. »

Je parlais au sens propre comme au figuré ; ma main n’avait pas lâché la sienne de tout ce temps. Je ne parvenais pas à m’imaginer le laisser ici … J’étais consciente qu’on était pas ensemble, surtout après hier … Mais la simple idée de le quitter des yeux m’était insupportable, aussi je préférais ne pas l’envisager.

« Aide-moi alors à transporter le corps ! »

Le corps. Mon dieu … Ce n’était pas Zane mais … Il y avait bien quelqu’un de mort sur le sol, juste à côté. La folie du moment m’avait fait l’oublier complétement, mais il était là. Lorsque Zane lâcha ma main, je me remis immédiatement à trembler. Je fermai les yeux et pris une grande inspiration. Concentre toi Channelle. Non, ça tremble encore plus. Ne te concentre pas, pense à autre chose. Le cadavre … Je pris un bras en même temps que Zane avant de le mettre dans une benne. Je le fixais longuement, le regard perdu. C’était mon premier … La première fois que je voyais quelqu’un mourir en face de moi, autrement que derrière un écran. Ce n’était pas Zane, mais ça aurait pu être lui … C’était le monde dans lequel il vivait. Il mit le feu à son cadavre avant de se retourner vers moi, mais je n’arrivais pas à détourner le regard alors que l’odeur arrivait vers moi. Seigneur, c’était horrible. Vraiment horrible …

« Écoute-moi, ici c'est mon Arène Channelle, ça tu peux le comprendre. Si je dois mourir, c'est le jeu. »

Comment pouvait-il dire cela ? Ca n’avait rien d’un jeu. C’était notre district, pas une arène. Je secouais à nouveau la tête alors qu’il continuait.

« Mais toi, tu n'es pas dans le jeu. Toi tu dois partir. Je suis un rebelle Channelle, c'est ça ma vie. Pars maintenant, laisse-moi. COURS ! »

C’est ça ma vie. Je l’avais regardé dans les yeux, songeant que jamais je ne pourrais accepter cela. Comment le pouvait-il ? Mais déjà, il me poussait et s’éloignait. J’étais tiraillée … Mais je ne pouvais pas m’éloigner. J’allais le suivre, de loin. S’il me voyait, ça risquait de le perturber. Mais il était hors de question que je le quitte des yeux. Le son du coup de feu me revint en mémoire, l’ami de Zane devant moi qui tombait … Non. Je ne pouvais pas le laisser.

Je courrais dans des rues proches des siennes, le repérant à des angles, mais c’était beaucoup plus dur que je ne le croyais. L’adrénaline m’avait conduite à foncer, et je le perdais régulièrement. Mon cœur s’était à nouveau accéléré. Zane où es-tu ? Je m’arrêtais et tournai dans tous les sens lorsque je le vis arriver dans ma direction. Il était suivi, je voyais la lumière du gyrophare derrière qui approchait. Je pivotai pour chercher par où fuir lorsque Zane attrapa mon bras, me tournant vers lui avant de me plaquer contre le mur. Il devait penser qu’on était foutu. C’était sans aucun doute un baiser d’adieu … C’était fini … Je repoussais ses mains qui remontaient le long des mes cuisses en reculant mon visage.

« Stop … On peut … »

Mais il m’avait embrassé à nouveau, ne me laissant pas finir. On devait essayer de s’enfuir, il le fallait, comment pouvait-il abandonner comme ça ? Mais il me souleva et j’enroulai mes jambes autour de lui, plongeant dans ce baiser de tout mon être. Mais c’était … Etrange. Différent … Comme s’il n’était pas vraiment là … Le gyrophare se braqua sur nous, et là je compris … Il faisait semblant. Il voulait se servir de ça comme façon de se cacher, bien sûr. Très bien, j’allais jouer aussi. Alors qu’il tirait sur la bretelle de mon débardeur, me débraillant complétement, je baissais la fermeture de son pantalon et passais mes mains sous son T-shirt. Il fallait que ça ait l’air vrai, mais je ne m’inquiétais pas trop. Même moi j’y avais cru. Soudain, j’entendis une voix derrière moi. Je me concentrai pour ne pas sursauter. C’était le moment de vérité …

« Hey ! Vous deux là, vous n'avez vu personne passer par ici ? »

Devait-on s’arrêter ? Lui répondre ? Zane me pressa un peu plus contre le mur. Non, bien sûr. Au cas où, il ne fallait pas qu’il voit nos visages. D’accord. Il voulait faire semblant ? Qu’il le fasse. Moi je ne savais pas faire. Alors je l’embrassais, de toutes mes forces, de tout mon cœur. Mes mains passèrent sous son T-shirt, descendant jusque ses fesses et faisant glisser un peu son pantalon. Mon cœur battait avec une telle force que j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine. Je cru entendre le pacificateur nous héler de nouveau, mais je n’en étais même pas sûre … J’avais peur bien sûr, mais … J’étais à la fois complétement rassurée. Parce que Zane était dans mes bras, contre moi, ses mains sur mon corps, ses lèvres sur les miennes. Je ne pouvais pas imaginer plus belle façon de mourir.


C’est lorsqu’il fit complétement sombre que je réalisais qu’ils étaient partis. Je ne les avais même pas entendus s’en aller … Mais Zane si, visiblement, puisqu’il avait reculé, pour me laisser l’espace nécessaire pour que je redescende. J’étais toujours accrochée à lui, et je dû baisser légèrement les yeux pour pouvoir le regarder. J’avais envie de le frapper. Il m’avait dit que c’était sans danger …. J’avais envie de lui dire qu’il avait eu raison. Je m’étais inquiétée pour lui. Que j’avais cru mourir lorsque j’avais cru qu’il … Mais l’endroit ne se prêtait pas vraiment à la discussion … Et ce n’était pas ce dont j’avais besoin. Mon corps était complétement tendu … Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, ma tête tournait … L’adrénaline refusait de redescendre. Je savais très bien ce que je voulais … Ce dont j’avais besoin. J’approchais mes lèvres des siennes avant de murmurer …

« Ils pourraient revenir … »

Mes lèvres s’étaient emparées des siennes, et j’avais resserré mon étreinte. Mes mains s’agrippaient à son T-shirt comme si ma vie en dépendait. Je l’avais senti hésiter une seconde, mais je m’étais rapidement retrouvée collée au mur. Projetée, presque. Puis il avait déboutonné mon short. Dire que c’était passionné aurait été un euphémisme ; c’était presque violent. Je ne m’arrêtais de l’embrasser que quelques fractions de seconde, pour reprendre mon souffle avant de recommencer, et je le serrais fort à m’en faire mal aux muscles, mais cela n’avait pas d’importance. Rien n’avait plus d’importance …

***

Mes pieds touchaient seulement le sol. J’étais appuyée contre le mur, Zane appuyé contre moi, la tête dans mes cheveux, le souffle encore court. Le mien était encore rapide, mais pas pour les même raisons que plus tôt. Après quelques minutes, il s’était reculé. J’avais reboutonné mon short et remis mes bretelles en place alors qu’il faisait de même … Mon corps était complétement détendu, mais mon esprit avait repris le contrôle et s’emballait déjà. Maintenant, quoi ? Qu’allait-il se passer. Avaient-ils vu son visage ? Savaient-ils qui il était ? Qu’allait-il faire ? Je l’observais regarder dans toutes les directions. Je ne disais rien, jusqu’à ce qu’il se fixe dans une direction avant de se retourner vers moi. Il avait l’air … A la fois concentré et soucieux. Il y avait de quoi … Il ouvrit la bouche pour parler, mais je l’interrompis. Je savais très bien ce qu’il allait me dire. Qu’il fallait que je mette à l’abri. Qu’il allait devoir partir. Qu’il ne faudrait surement pas qu’on se revoit. Je ne voulais pas l’entendre.

« Non … Ne dis rien. »

Je m’étais approchée de lui et j’avais attrapé sa main. Mes doigts avaient glissés dans les siens alors que je plongeais mes yeux dans les siens. J’étais peut-être calmée … Mais je n’étais pas prête. Pas encore …

« Ne me laisse pas, j’t’en prie … »


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Ven 20 Mai - 9:30

Non, je ne suis pas inquiète
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Je l'embrassais comme si ma vie en dépendait et en fait, c'était le cas. Ma vie dépendait de cette fille, de ses baisers qu'elle me rendait. Elle était en train de me sauver la vie, encore une fois. Je me souvenais du jour où elle m'avait ouvert sa porte quand des Pacificateurs me pourchassaient. Ce soir là, elle m'avait invité à rester, et on avait fait l'amour, et elle m'avait demandé de rester. Et aujourd'hui, ça recommençait, j'étais pourchassée, et elle m'avait une seconde fois aidé.

Je ne pouvais pas recommencer cette erreur, je ne pouvais pas succomber une nouvelle fois à ses lèvres, et pourtant, elle mettait du cœur à l'ouvrage et j'étais faible. L'amour rendait faible, je lui en voulais encore, tellement. Pour tout ce qu'elle faisait en moi, pour tout ce qu'elle chamboulait dans mon esprit, dans ma vie. Avant qu'elle n'arrive dans ma vie, je ne me posais pas autant de question. Je fonçais dans chaque mission. J'étais personne, orphelin, sans attache. Les missions c'était tout ce que j'avais. La rébellion était toute ma vie et puis elle était arrivé et tout avait volé en éclat. Mes certitudes, mes choix, l'amour...

Elle m'embrassait, j'hésitais, était-ce une bonne idée ? De l'impliquer là dedans, de me laisser foncer dans un nouveau truc incertain. On faisait ça pour notre survit ? Pour notre couple, pour notre vie ? Ça finissait toujours mal, ça allait encore finir mal. Et puis le Pacificateur parti, et je lui laissais le choix de partir aussi, de me lâcher. De me poignarder de nouveau. C'était un choix réfléchit, celui de souffrir encore un peu. Je préférai maintenant que plus tard, que trop tard. Mais elle ne me lâcha pas, elle happa de nouveau mes lèvres, alors que rien ne l'y obligé maintenant et j'eus une seconde de réflexion, elle en voulait plus, elle ne reculait pas, elle ne me criait pas dessus, elle me voulait juste moi, alors je ne répondis plus de rien.

C'était comme se dire pardon, c'était la pression qui retombait, toute l'adrénaline. C'était violent, dur, là dans une ruelle, contre un mur. Mais c'était pourtant agréable, c'était vital. On en avait besoin. De se retrouver, de s'unir comme ça, on se comprenait comme ça. Pourtant quand on eut fini, j'avais déjà le goût du regret. Elle allait partir, elle allait me dire que c'était la dernière fois, qu'on ne l'y reprendrait plus. Que c'était pour aller jusqu'au bout du jeu de rôle, celui pour échapper aux Pacificateurs. Alors je profitais de l'instant...

J'étais dans son cou, n'osant pas briser ce contact. Je pouvais sentir son odeur, c'était le meilleur endroit du monde. Je respirais lentement. J'aurai pu rester là des heures. Elle sentait bon. Une fleur dans cette ruelle aux odeurs nauséabondes. Je me disais que n'était pas sa place ici. Il fallait qu'elle rentre. Il fallait qu'on se quitte, il fallait que je le lui dise avant qu'elle ne me le dise, avant qu'elle ne me déchire le cœur une énième fois. Je me dégageais d'elle et on se rhabilla silencieusement. Je regardais dans les quatre coins, fuyant son regard au passage, on avait eu beaucoup de chance mais ils pouvaient revenir. Je devais partir et elle devait rentrer, alors que j'allais parler, elle me coupa.

"Non ... Ne dis rien. Ne me laisse pas, j't'en prie..."

Elle avait saisi ma main et entrelacé nos doigts. Je la regardais à moitié stupéfié, la tête penchait sur le côté. Que faisait-elle ? Que disait-elle ? « Je … Je ne pars pas sans toi. » « Il est hors de question que je te laisse. » avait-elle dit tout à l'heure. Je ravalais ma salive. Les souvenirs me submergèrent de nouveau. Non, bordel non ça n'allait pas recommencer, pas une nouvelle fois. J'étais resté une fois, et tout avait mal terminé après. J'hésitais une seconde.

Je savais, je savais que ce n'était pas une bonne idée, mais son regard m'envouta. Elle était sérieuse. Elle en avait besoin, j'en avais besoin. Alors pour une fois, j'allais l'écouter, et je n'allais rien dire. De toute façon, dès que j'ouvrais ma bouche, ça dégénérait. Je hochais la tête, serrant ma mâchoire. C'était d'accord. J'allais rester, mais cette fois, pas pour fouiller la maison à la recherche de preuves sur sa famille. Cette fois j'allais rester car elle avait besoin de moi, et que j'avais besoin d'elle. Je la tirais alors contre moi, la plaquant sur mon torse et je l'embrassais sur le front.

Il fallait partir maintenant. Se faire discret pour le reste de la nuit. Ils allaient patrouiller jusqu'au petit matin, on ne pouvait pas rester dans les parages. Je relâchais l'étreinte mais gardais ma main dans la sienne et je me mis à marcher.

C'était étrange de parcourir le District avec elle, c'était encore plus bizarre de l'amener vers la sortie de ce dernier. Je l'entrainais dans des coins qu'elle ne devait pas connaître. Ceux de l'autre monde, ceux des rebelles. Elle ne disait rien, elle se contentait de me suivre silencieusement. Tout comme moi. C'était comme si tous les deux on était en train d'accuser le coup, d'interpréter ce qui venait de nous arriver, sans arrivait à y mettre des mots.

J'appréhendais qu'elle fasse des remarques. Mais elle venait de me sauver la vie, elle venait de m'aider à brûler le corps d'un rebelle, de sauver sa famille. Elle était allée très loin ce soir, trop loin pour que je fasse des manières. Elle méritait que je sois honnête pour ce soir et peut-être pour toujours. Hier je lui avais dit que ce n'était pas dangereux, que c'était la routine. Ce n'était pas vrai, pas si on prenait en compte le genre de mission que j'avais avant. Joli cœur. C'était la première fois que je donnais dans ce genre là. J'avais franchit un cap avec cette mission. Alors je n'avais pas envie de lui mentir ou de lui cacher quoi que ce soit. J'étais conscient du risque que je prenais. Mais aussi de celui qu'elle venait de prendre...pour moi. De ce que ça pouvait impliquer. Mais c'était comme ça.

On quitta les habitations, j'avais toujours ma main dans la sienne. Je l'aurai lâché pour rien au monde. Elle était mienne. Par moment on était obligé de se camoufler, collé l'un conte l'autre, plaqué contre un mur, une barrière, son souffle chaud contre mon coup, le temps qu'une patrouille continue sa route. J'en avais des frissons. J'en étais bouleversé. Il y avait quelques choses d'excitant dans tout ça. Channelle était en train de braver des règles dont elle s'était mis un point d'honneur à respecter jusqu'à présent. Les défendant bec et ongles, et pourtant... Elle me surprenait, mais je me doutais que l'état de choc y était pour quelque chose. Ce silence ne nous ressemblait pas. Mais je continuais d'avancer tant qu'elle ne disait rien.

On arriva dans la partie la plus délicate, celle de la frontière du District, où il fallait grimper et enjamber pour sortir définitivement de chez nous. Je passais le premier, ayant l'habitude de ce passage. C'était celui que je prenais pour rejoindre le D4, pour rejoindre le Cobra. Une fois en haut, je lui tendis une main pour l'aider à me rejoindre. Mais elle se stoppa et me regarda, brisant le silence.

"Zane, tu es sûr qu'on peut passer par là ?"

Je la regardais, un demi sourire gêné sur mes lèvres, tendant toujours ma main vers elle. Elle percuta directement, et ses yeux avaient semblé s'écarquiller. Elle avait compris ça y est. Elle savait ce qu'elle était en train de faire.

"C'est précisément parce qu'on n'a pas le droit de passer par là que je le fais. Il faut se faire oublier. Cette nuit, les patrouilles vont se multiplier"

Elle me regarda un instant, et j'ai cru qu'elle allait faire demi tour. Mon cœur s'accéléra. Tout ce temps elle avait été en hypovigilance, me suivant sans rien dire, me faisant confiance. Mais là, je lui en demandais beaucoup trop. J'avais l'angoisse qui me montait. Elle m'avait demandé de ne pas la laisser cette fois, mais je ne pouvais pas rester ici cette nuit.

Après une hésitation, elle attrapa finalement ma main. Le soulagement que je ressentis me fit du bien. Je me sentais plus léger, plus en confiance. Je l'aidais à grimper et sauter de l'autre côté. Elle marqua un temps avant de sauter et que je la réceptionne dans mes bras. J'avais envie de l'embrasser, de lui dire merci pour cette confiance. Mais j'avais peur d'ouvrir une brèche et qu'elle fasse demi-tour. On marche quelques minutes avant de trouver un coin écarté et sécurisé. Si les Pacificateurs venaient jusqu'ici, on aurait tout loisir de fuir de manière camouflé.

On se trouvait un endroit tranquille pour s'assoir. Je l'attirais vers moi, collant son dos contre mon torse et je refermais mes bras autour d'elle. Nous réchauffant. C'était surréaliste comme situation. Je me sentais coupable de lui faire subir tout ça. J'avais envie de le lui dire.

"Je..."

C'était difficile de briser ce silence après tout ce temps. J'avais l'impression de marcher sur des œufs, comme si ce que je pouvais dire pouvait la faire exploser, la faire fuir. Mais je ne tenais plus de ronger mon frein depuis tout à l'heure.

"Je suis désolé de t'embarquer là dedans. De te faire prendre tous ces risques. Je ne voulais pas."

Voyant qu'elle ne s'énervait pas, je continuais mes confessions.

"C'était un piège..."

Je repensais à Ruben, je n'y avais plus pensé depuis le début de notre excursion en dehors de la ville. Une boule me noua l'estomac.

"Il y avait des risques, mais ce n'était pas censé se passer comme ça. C'était une ruse pour attirer des rebelles. Et on est tombé dans le panneau. L'informateur est certainement un traitre."

Je parlais librement, étrangement ça me soulageait. C'était bizarre parce que je débitais des informations secrètes à une Carrière, une enfant du Capitole. Je parlais de ma mission à la fille de celui qui avait justement dénoncé mon père. Mais tout ça n'avait plus d'importance ce soir. Elle était là, son corps chaud contre moi, dans les bois, elle avait franchit un cap, j'en avais bien conscience, et elle pourrait dire ce qu'elle voulait, elle venait clairement de me prouver quelque chose. J'étais pas le cailloux qu'elle prétendait, et j'étais pas qu'un jouet. Un jouet dangereux ou défectueux, on le jette, on s'en trouve un autre.

Non j'étais plus que ça, mais je n'allais rien dire, rien demander. C'était son choix de garder ça pour elle. En attendant je pouvais la serrer dans mes bras, pouvait humer son odeur et lui dire implicitement combien je l'aimais et combien j'étais reconnaissant qu'elle soit ici avec moi, malgré ce qu'elle était, malgré qui j'étais.

Je crevais d'envie de lui dire combien je l'aimais, combien j'avais souffert, combien je souffrais encore aujourd'hui. Mais il ne fallait pas. Trop en dire était m'exposer d'avantage. Si le simple fait d'avoir voulu lui faire dire qu'elle s'inquiétait pour moi l'avait fait exploser, je n'osais imaginer ce que ça lui ferait si je lui avouais que j'étais amoureux. J'allais tout gâcher, je la perdrais définitivement et je risquais de souffrir encore plus, alors que c'était déjà peu tolérable à ce stade.

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Dim 22 Mai - 18:54





Inquiète ... ?





J’avais peur qu’il objecte et qu’il me dise de rentrer chez moi, mais il ne l’avait pas fait. Au lieu de ça, il avait embrassé mon front et il m’avait entrainé derrière lui. Je l’avais suivi en silence, longtemps. Je ne disais rien, marchant dans ses pas, me cachant contre lui lorsqu’il m’en intimait l’ordre. C’était son domaine, je ne pouvais que le suivre. C’était complétement bizarre, comme si je n’étais pas moi, comme si ce n’était pas notre district … De marcher avec lui, sa main dans la mienne … Bien sûr il faisait nuit. Mais l’idée qu’il fasse jour me traversa l’esprit un instant. Zane et moi, main dans la main, dans la rue … C’était décidément un autre monde …

Je ne voyais pas vraiment où il m’emmenait jusqu’à ce qu’on atteigne la limite du district. Je réalisais seulement lorsqu’il me lâcha pour grimper au grillage ce qu’il était en train de faire … Se rendait-il compte de ce qu’il faisait ?!

« Zane, tu es sûr qu'on peut passer par là ? »

Mais un regard vers lui me fis comprendre que oui, il savait, et cela avait été son idée depuis le début. Mon dieu. Sortir du district … Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas faire ça, c’était impossible, n’est-ce pas ? …


« C'est précisément parce qu'on n'a pas le droit de passer par là que je le fais. Il faut se faire oublier. Cette nuit, les patrouilles vont se multiplier. »

Il me tendit la main pour m’aider à grimper, et mes yeux restèrent fixés sur elle quelques secondes. Je l’avais aidé à brûler le corps d’un rebelle. Je l’avais aidé à se cacher des pacificateurs. Et j’allais sortir de la limite du district 1. Combien de règles du Capitole allait-il me faire briser ce soir ? Et mes règles à moi, qu’en faisait-on ? Mais je n’avais pas le temps. Si on nous trouvait là, on serait battu dans le meilleur des cas, voire pendu tous les deux. Alors doucement, je glissais ma main dans la sienne, et il me fit traverser. Il me réceptionna en bas, et je le fixai quelques secondes. Mon dieu Zane, qu’est-ce que tu me fais faire ?

On s’éloigna de la barrière, s’enfonçant dans les bois. J’étais complétement déboussolée, mon cerveau en boucle, se demandant quelle folie passait dans ma tête pour que je fasse ce genre de chose.  Mais qu’aurais-je pu faire d’autre ? Après un temps, Zane s’assis dans un coin, me tirant entre ses jambes et enroulant ses bras autour de moi. Mon cerveau se calma enfin, alors que j’appuyais mon dos contre lui, posant ma tête contre son épaule. Je commençais seulement à respirer calmement. La folie de la soirée retombait, et je sentais mon corps complètement épuiser se détendre contre le sien … S’apaiser. Je crois que j’aurais pu m’endormir comme ça s’il n’avait pas brisé le silence.

« Je... Je suis désolé de t'embarquer là-dedans. De te faire prendre tous ces risques. Je ne voulais pas. »

Ca, je le savais bien. A plusieurs reprises il m’avait dit de repartir, mais j’en avais été incapable. Je posais ma main sur la sienne, la faisant glisser doucement de son poignet à ses doigts, puis inversement.

« Je sais … »

Pourtant, une part de moi, immature sans doute, irréfléchie, ne regrettait pas de m’être trouvée là. Si cela n’avait pas été le cas, après la soirée d’hier soir … Je ne l’aurais sans doute plus revu. C’était stupide de ma part, mais d’être là, couchée par terre, dans ses bras … Une part de moi se disait que cela en avait valu la peine. C’était irrationnel, naturellement. Un homme était mort, on avait failli se faire tuer nous aussi, j’avais agi contre tous mes principes. Et j’étais là à me dire que ça en avait valu la peine, juste parce que je pouvais me lover dans les bras de Zane, alors que je me répétais que je n’éprouvais rien pour lui. J’étais devenue folle … Mais si cette soirée avait prouvé quoique ce soit, c’était bien ça : j’avais des … Sentiments pour Zane. Avec l’adrénaline, l’épuisement et la situation complétement dingue dans laquelle je me trouvais … Je n’avais pas la force de lutter contre cette idée.

« Tu … Tu m’avais dit que c’était sans danger … »

Voilà, j’avais prononcé ma plainte. Parce que, malgré tout ce qui s’était passé, je lui en voulais terriblement. Bien sûr il n’était pas coupable ; il pensait que je n’en avais rien à faire. Il pensait sans doute qu’il ne pouvait pas m’en parler.

« C'était un piège... Il y avait des risques, mais ce n'était pas censé se passer comme ça. C'était une ruse pour attirer des rebelles. Et on est tombé dans le panneau. L'informateur est certainement un traitre. »
« Un traître … »

Je répétais ses mots, qui sonnaient étrangement dans ma bouche. Un duel se déroulait dans ma tête. Etait-on un traitre lorsqu’on dénonçait des rebelles ? Non bien sûr. Cet informateur était sans doute un citoyen modèle … Mais Zane avait failli perdre la vie, par sa faute. Je le détestais.

« C’est tellement irréel … D’être là, dehors. Hors du district, avec toi … »

Ce sentiment horrible de trahir mon district. Ce sentiment de violente culpabilité parce que je savais que si c’était à refaire, je recommencerais … Et parce que c’était terriblement bon, ce sentiment de liberté d’être là, dehors, loin de tout ce que je connaissais, loin de ce que j’étais. De ne pas avoir envie de penser au lendemain, de ne pas vouloir repartir. C’était comme si je n’avais pas besoin de me cacher, comme si ici, j’aurais pu être … Qui je voulais. Qui il voulait que je sois.

« Zane … Tu … Tu avais raison hier. J’étais inquiète. »


Ma fierté me donnait de grand coup de massue. Mais j’étais trop épuisée pour pouvoir réfléchir avant de parler. Le fait d’être dos à lui n’arrangeait pas mon cas ; les choses semblaient beaucoup plus faciles à dire lorsqu’il ne me regardait pas. J’avais glissé mon autre main sur la sienne, comme si j’avais besoin de soutien pour le dire.

« J’ai passé la journée à essayer de te fuir … Et ce soir, quand je t’ai vu … Quand j’ai cru que … Quand j’ai cru que tu … »

Que tu étais mort. Mais les mots ne semblaient pas vouloir passer mes lèvres tant l’image qui me revenait en tête était douloureuse. Je l’avais vécu, même si ce n’était pas réel. Il avait été mort pour moi, j’en avais été persuadée. J’avais fermé les yeux pour ne pas que les larmes roulent sur mes joues comme elles menaçaient de le faire au simple rappel de sa mort.

« … J’ai cru mourir. »

Ma voix avait trembloté et le son avait diminué dangereusement. Comme si mon inconscient refusait que je l’avoue. Parce que je savais que c’était mal, surtout après la nuit dernière et les horreurs que je lui avais dite. Je n’avais pas le droit de ressentir ce que je ressentais, et le fait que s’il lui était arrivé quelque chose, je  me serais sentie si mal … Cela en révélait plus que je n’osais me l’avouer sur ce que je ressentais pour lui. Mais là-encore, ce soir, mes lèvres semblaient laisser passer ce que j’étais même incapable de m’avouer. J’avais tourné mon visage vers lui pour le regarder un instant, contre tous mes instincts.

« Ne me refais plus jamais une peur pareille … »

Ce n’était pas une de ces choses qu’on dit de façon mécanique, une phrase tout faite pour insister sur le fait qu’on avait eu une belle frayeur … C’était un vrai ordre. Je ne voulais pas qu’il recommence. Je ne savais pas si j’y survivrais. J’avais avancé doucement mon visage jusqu’à ce que mes lèvres rencontrent les siennes. C’était d’une douceur infinie, c’était tout ce dont j’avais besoin.



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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Mar 24 Mai - 11:17

Non, je ne suis pas inquiète
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
« Un traître … »

Je me doutais en l'entendant répéter ce mot que ça devait lui semblait bizarre. Même pour moi. De parler de traitrise à une Carrière...c'était étrange. Quel impact ça pouvait avoir sur elle que je me livre ainsi ? Elle le savait, bien avant de savoir que j'étais un rebelle, que je ne portais pas le Capitole et ses Jeux dans mon cœur. J'avais l'impression d'avoir ouvert une vanne ce soir. De pouvoir être capable de lui parler de tout ça. De cette vie. J'en fichais bien maintenant, je lui faisais confiance, depuis le début en fait, mais encore plus ce soir. J'avais eu ce déclic, quand elle était pensée sur le corps de Ruben.

« C’est tellement irréel … D’être là, dehors. Hors du district, avec toi … »

Je regardais l'expression de son visage en baissant légèrement ma tête vers elle. Je ne voyais pas l'intégralité de ses traits, juste ses cils, son nez, ses pommettes rougies et le rebondis de ses lèvres. Elle était belle, elle était toujours belle.

"Ça me fait bizarre à moi aussi. Je n'aurai jamais cru un truc pareil possible..."

A la fois d'amener un Carrière hors de sa prison dorée, et encore moi Channelle Featherstone. Surtout après ce qu'on s'était dit la veille. M'en voulait-elle encore ? Lui en voulais-je encore ? Allait-elle me haïr pour ça ? Elle m'avait suivi, mais demain matin ? Quand la pression sera retombée ? On ne pouvait pas passer notre vie ici, bien que je l'aurai voulu. Ça serait facile, de partir, d'aller jusqu'au Cobra au 4 et de fuir où l'on veut. De vivre loin de ce monde. J'en avais terriblement envie, de l'amener avec moi... Je ne savais même pas si je pouvais mettre les pieds sans dangers demain au 1. Allais-je la revoir ? Elle brisa mes réflexions.

« Zane … Tu … Tu avais raison hier. J’étais inquiète. J’ai passé la journée à essayer de te fuir … Et ce soir, quand je t’ai vu … Quand j’ai cru que … Quand j’ai cru que tu … »

Je sais. Je sais Channelle. Je l'ai compris. Je fermais mes yeux, je pouvais encore entendre ses hurlements. Ça me glaçait le sang. C'était terrifiant, et ça faisait encore battre mon cœur rapidement. Je ne pourrais jamais oublié, ni ses cris, ni son regard et encore moins ses sanglots quand elle avait cru que j'étais mort. C'était un moment douloureux que moi non plus je ne voulais plus revivre. J'attrapais sa main qu'elle avait sur la mienne pour entrelacer nos doigts et la serrer. J'étais là pour elle maintenant, et bien vivant.

« … J’ai cru mourir. Ne me refais plus jamais une peur pareille … »

Sa phrase me coupa la respiration. Elle s'était retournée pour me regarder en disant ça. Ses yeux étaient fixés sur les miens. Elle voulait que je comprenne, elle se livrait un peu. Je n'osais même pas bouger. Était-ce un ordre ? Comment...comment ne pourrais-je plus faire ça ? C'était toute ma vie. Je n'avais connu que ça. Je n'avais fais que ça... Je ne connaissais rien d'autre.

Avant de pouvoir répondre quoi que ce soit de censé, elle m'embrassa. Je pris le temps de répondre tendrement à son baiser. Je la soulevais, l'invitant à se mettre face à moi, à califourchon. Je l'embrassais de nouveau. Je pris ensuite délicatement sa tête entre mes mains et la détacha de mes lèvres, la regardant à mon tour droit dans les yeux.

"C'est tous les jours que j'ai peur pour toi. Dans ce District où tu n'es en sécurité que chez ton frère. Qu'est-ce que tu crois que j'ai ressentis, quand tu étais en sang dans cette ruelle...?"

Mes mâchoires se crispèrent, mes yeux s’humidifièrent de rage ou d'émotion je ne savais plus trop. Un sentiment de haine me réchauffait le sang.

"J'ai eu envie de tous les tuer Channelle. Tous. Et j'y arriverai, d'une manière ou d'une autre."

Je lui caressais son visage, l'admirant, celui-là même qui avait été abimé par ces bâtards quelques semaines avant. Je me vengerai pour tout ce qu'ils ont fait. Même s'il fallait que j'aille les débusquer chez eux, foutre le feux à leur maisons pendant qu'ils dorment. Trouver des informations compromettantes pour qu'ils se fassent exécuter par les Rebelles. Dans une ruelle comme ils avaient fait avec elle. Même dans leur putain de Centre d'Entrainement s'il le fallait... Même si c'était la dernière chose que je ferais.

"J'veux plus qu'on te touche, je veux être le seul..."

J'avais enfin craqué. Je l'avais dit. Voilà, elle savait maintenant. Je continuais de faire courir mes doigts sur ses joues, ses lèvres. Je voulais tout d'elle, tout ce qu'elle avait à me donner. Même un regard dans la rue. Je trouverai un moyen de m'en contenter...ou pas. Mais je ne voulais plus fuir loin d'elle, ni physiquement, ni par la pensée.

Ça ne servait à rien que de vouloir résister à la tentation. Y céder c'était tout ce que je pouvais faire de mieux à ce stade là. Je l'aimais elle, contre toute attente, mais c'était comme ça. Je n'avais pas choisi. Je devais m'en accommoder. Elle pourra mettre toutes les barrières qu'elle veut entre nous...si j'avais réussi à lui faire enjamber celle du District 1, je pourrais briser toutes les autres. Physique ou pas. Je la voulais, coûte que coûte.

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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Jeu 26 Mai - 7:48





Inquiète ... ?




Zane m’avait prise dans ses bras et il m’avait embrassé. Pendant quelques secondes, je lui fus reconnaissante de n’avoir rien dit … De ne pas avoir souligné le sous-entendu derrière ce que je disais. Mais voilà, je n’avais pas le monopole de la parole ou de la peur, et il ne tarda pas à interrompre notre baiser. Malgré moi, je me préparais au pire. Nous avions la très mauvaise habitude de transformer toutes nos discussions en dispute, et ce soir je n’avais pas la force ou l’envie.

« C'est tous les jours que j'ai peur pour toi. Dans ce District où tu n'es en sécurité que chez ton frère. Qu'est-ce que tu crois que j'ai ressentis, quand tu étais en sang dans cette ruelle...? »

Oh Zane. Il ne comprenait pas … Ce n’était pas faute de lui avoir dit pourtant … Je n’en voulais pas aux carrières. Ce n’était pas leur faute, mais la mienne. J’avais failli à mon devoir. Mais je voulais tellement peu y penser, je n’avais réellement envie de penser à rien … Que je décidai de le laisser dire.

« J'ai eu envie de tous les tuer Channelle. Tous. Et j'y arriverai, d'une manière ou d'une autre. »

Je fronçai très légèrement le sourcil avant de porter ma main à sa joue. Cela aurait été une erreur ; ils n’étaient pas à blâmer. Pire, Zane n’avait clairement aucune chance contre des carrières entrainés. Je ne pouvais pas non plus lui dire cela bien entendu, il aurait été capable de le prendre comme un défi.

« Ne trouves-tu pas que tu as déjà assez d’ennuis comme ça, mmh ? Laisse-moi gérer les miens. »

Cela ne me ressemblait pas d’éviter le conflit. Rien de ce qui se produisait ce soir ne me ressemblait vraiment en réalité. Et quand bien même je refusais d’y penser, Zane m’en empêchait, encore et encore.

« J'veux plus qu'on te touche, je veux être le seul... »

D’accord … Je crois qu’on a changé de sujet … Il ne parlait plus de se battre, n’est-ce pas ? Je le fixais un instant sans savoir quoi répondre à ça … La vérité ? Qu’il n’avait pas à s’inquiéter parce que de toute façon, ça faisait des semaines que je n’avais même pas regardé un autre gars ? Que moi aussi, je le voulais juste pour moi ? C’est sans doute ce que j’aurais voulu dire. C’est ce que je pensais … Mais j’avais une once de lucidité qui me disait que l’idée était mauvaise. Que j’allais le regretter … Alors, dans élan d’auto préservation, je me contentais de l’embrasser. Pour le faire taire. Pour le rassurer. Pour ne pas répondre … C’était relativement libre à l’interprétation. Mais c’était au final également une très mauvaise idée. Je ne le réalisais qu’au moment où je reculais légèrement : ses baisers ma rendaient plus faible encore. Ils apaisaient ma peur et faisaient taire mon cerveau.

« Il n’y a que toi … »

Voilà à quoi ça me conduisait d’écouter mes hormones lorsque j’étais dans ses bras. Je disais n’importe quoi, et le pire c’est que je ne m’en rendais presque pas compte. Pire, lorsque l’idée que je disais des choses qu’il ne fallait pas me traversait l’esprit, je recommençais à l’embrasser pour faire taire ma conscience. Je l’avais embrassé comme ça pendant très longtemps. C’était plutôt intense, langoureux. J’étais tout contre lui, mes bras enroulés autour de ses épaules, mes jambes enroulées autour de lui, et je semblais bien incapable de m’arrêter. Cela aurait sans doute pu durer toute la nuit si je n’avais pas eu autant envie de plus. Nous étions épuisés, mais je n’avais pas envie de dormir. Pas si ça impliquait de devoir se réveiller demain. Et puis je n’arriverais sans doute pas à m’endormir toute suite, avec toute cette adrénaline, tout ce qui était arrivé ce soir, ce qui s’était dit … Dès que j’arrêtais de l’embrasser, de le toucher, ma tête recommençait à chauffer. Aussi peu raisonnable que ce soit, je savais que le mieux serait de tomber d’épuisement …

« On devrait sans doute … Dormir un peu … »

Mais mes gestes, ma façon de l’embrasser, de le toucher … Tout cela montrait clairement que dormir n’était pas ce que j’avais en tête. Je sentis ses mains descendre le long de mes cuisses jusqu’à mes genoux et m’ajuster contre lui. Je plongeais mon regard dans le sien et je compris que ce n’était pas non plus ce dont il avait envie. Je lui enlevai son T-shirt et il fit de même avec le mien. Je l’étreignis quelques secondes, sentant sa peau chaude tout contre la mienne. Je n’étais pas pressée. Le reste de la nuit nous appartenait.

***

J’ouvris les yeux. La première chose qui me heurta fut le lieu où je me trouvais. Les premiers rayons de soleil perçaient à travers les arbres et laissaient passer comme un mince filet d’une lumière jaune. C’était … Magnifique. J’avais presque peur de me redresser. Je tournai un peu ma tête vers le haut. Elle était posée sur le torse de Zane, dont les paupières étaient encore closes. Je me redressais doucement, et l’observai une seconde alors que ma main droite glissais doucement sur sa joue. Il avait l’air plus apaisé que jamais. Mon autre main était toujours entrelacée à la sienne, et cela m’arracha un sourire tendre. On avait dormi comme ça. Mais mon sourire s’effaça vite lorsque des flashs de la soirée me revinrent en mémoire. La poursuite. Ma peur. La fuite. Mon dieu, j’étais … Je n’étais plus au district 1. J’avais fui ; je l’avais suivi … Et ensuite … Oh, Channelle. Channelle, qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu as … Dit ? Je fermais mes yeux une seconde … J’avais une violente envie de … Pleurer. Parce que je me souvenais de tout, y compris de ce que j’avais ressenti hier. Je ne m’étais sans doute jamais sentie aussi bien. Mais j’en connaissais les risques. J’étais beaucoup moins heureuse, la dernière fois. Beaucoup moins honnête sur ce que je ressentais. Et j’avais déjà tellement souffert … Zane m’était plus dangereux que toutes les arènes, tous les carrières de Panem. Il lui suffisait de quelques mots pour me faire souffrir davantage qu’une horde de carrières qui me rouaient de coups. Et je m’étais juré de ne plus jamais ressentir cela. Cela aurait peut-être pu être différent cette fois. Mais les « peut-être » n’étaient pas suffisants dans ce cas. C’était un risque que je n’étais pas prête à prendre. J’allais faire taire ses sentiments, comme je savais si bien le faire.

Ma main quitta doucement la sienne. Devais-je le réveiller ? Sans doute. Il fallait qu’il rentre au district lui aussi, cela aurait été terrible si on le trouvait là. Et fuir n’était pas la solution. Je ne voulais pas qu’il pense que je ne voulais plus le voir. Où qu’il croit que tout était comme hier. Il fallait qu’on passe un peu de temps ensemble, au moins le temps du chemin, pour que je puisse lui faire comprendre … Lui envoyer les bon signaux. Ma main caressa doucement sa joue pour le réveiller, et après quelques secondes, ses paupières bougèrent doucement.

« Allez la marmotte. »

Non, trop affectueux. J’allais devoir tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler.

« Il faut rentrer avant que tout le district soit réveillé … »

Merde, Kyle. S’il réalisait que j’avais passé la nuit dehors, il allait me tuer. Mais je ne devais pas y penser … J’allais gérer un problème après l’autre. Je commençai par me lever. S’il m’attirait contre lui, j’étais foutue. Son corps avait tendance à griller les pensées cohérentes de mon cerveau, hors j’en avais besoin maintenant. Il ne fallait pas faiblir, sinon j’allais me retrouver dans une situation catastrophique. Je lançai mes cheveux en avant et en arrière pour les « coiffer » avant de réajuster mes vêtements, pour me rendre compte que ce que je portais était en fait le T-shirt de Zane. Merde. Etais-je vraiment devenue si niaise ? D’un geste rapide, je le retirais et le lui lançai avant de rechercher ce qui était à moi. J’enfilai mon short et parti à la recherche de mon débardeur. Remerde. Il était plein de tâches d’herbes. Ça allait être dur d’expliquer cela à Kyle. Je le mis à l’envers ; c’était toujours moins terrible. Zane se redressait seulement … Je pivotai vers le chemin que nous avions pris pour venir. Il fallait partir, vite. J’avais fait quelques pas pour regarder la direction ; cela ne me disait plus rien. En même temps je lançai à Zane :

« Allons-y, plus vite on rentre, plus vite on pourra oublier tout ça. »

Sept fois Cha. Sept fois. C’était ce que je pensais. Mais c’était peut-être un brin trop violent. Au moment où je réalisais ce que je venais de dire, je me retournai vers Zane. Il fallait vraiment que j’apprenne à modérer mes propos.

« Enfin, je … Tu vois ce que je veux dire. »

Tu crois ? Est-ce que tu vois ce que tu veux dire toi ? Essaye déjà d’être cohérente avec toi-même avant d’essayer de lui faire passer des messages. Lorsque mes yeux trouvèrent les siens, je réalisais sans mal que je venais de lui faire mal. Ce n’était pas le but … Mais il fallait qu’il comprenne … Hier soir, ce n’était pas nous. En tout cas, ce n’était pas moi ; ça ne pouvait pas l’être. Pas aujourd’hui, et peut-être jamais. Lui laisser croire le contraire aurait été tout aussi cruel.

« Zane, je … Tu sais comme moi que ce qui s’est passé hier soir était … Exceptionnel … »

Je le regardais une seconde avant de détourner le regard. Si on devait en parler, alors soit. Mais je ne pourrais sans doute pas le regarder dans les yeux. C’était déjà assez dur comme ça, ne pouvait-il pas juste comprendre ? Ne savait-il pas que je ne … Que je ne pouvais pas ? Mais je refusais d’être lâche. Je voulais être avec lui, juste pas comme ça. Et si je voulais que ça fonctionne, que ça soit juste pour lui, il fallait qu’il sache qu’il n’aurait jamais ce qu’il espérait de moi. Je relevais à nouveau les yeux avant de m’avancer un peu vers lui. Il s’était relevé, ce qui rendait le tout encore plus difficile. Il me paraissait tout à coup si grand.

« Je tiens à toi. Après hier, inutile de se mentir. Mais ça ne change rien … Je ne … »

C’était dur pour moi, d’en reparler. J’avais mis tout ça derrière moi, mais je réalisais aujourd’hui combien c’était encore présent, et combien ça influait sur tout ce que j’avais essayé de faire avec Zane ces derniers temps.

« J’ai trop souffert la dernière fois. Je me suis juré que plus jamais … Jamais je ne m’autoriserais à ressentir ça. Alors ces … « Sentiments », que j’ai … Je vais les combattre. Je vais les enterrer. Ca sera comme s’ils n’étaient pas là. »

Je me pinçais les lèvres. Je voulais être avec lui pourtant. Mais quelque part, je savais bien que ça serait toujours plus compliqué maintenant. On n’efface pas une nuit telle que celle-là juste en se réveillant et en se disant que ce n’était qu’un rêve. Ce que j’avais ressenti était trop réel pour ça. Mais je me devais d’essayer, si lui le pouvait.

« Je veux être avec toi Zane. Je n’arrive pas à me passer complètement de toi … Mais je veux ce qu'on avait ces derniers jours, pas plus ... Mais ce n’est pas juste pour toi si tu … Si tu attends autre chose … Moi, je ne pourrais pas te donner plus que ça. Peut-être jamais. »

Mes yeux s’étaient légèrement embués, et ma main avait rejoint sa joue, sans vraiment la toucher … Elle l’effleurait à peine en réalité.

« Et si ça ne te suffit pas alors … C’est que je ne suis pas la personne qu’il te faut. »

C’était une si petite phrase, et pourtant si horrible. L’idée même d’imaginer Zane avec une autre m’était insupportable. Mais l’idée de souffrir à nouveau, comme cette fois … Cette idée-là était pire encore.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Lun 30 Mai - 2:10

Non, je ne suis pas inquiète
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
« Il n’y a que toi … »

Il n'y a...que moi ? Mon cœur s'accéléra d'un coup. Il n'y avait pas de meilleure réponse. En fait si...son baiser là, c'était tout aussi bien. Ça m'envoyait directement dans un autre univers. Un endroit où le temps s'était mis sur pause, où on pouvait arrêter de lutter sans cesse. Où on se fichait de notre nature, de nos statuts. Où sa peau était ma seule préoccupation. Où ses lèvres étaient mon asile, ses bras une infinité de douceur.

« On devrait sans doute … Dormir un peu … »

Mais je n'avais pas envie de dormir. Pas comme ça. Pas maintenant que je l'avais que pour moi. Ici, au milieu des bois et pas dans ma maison qui pouvait être débusquée à tout moment, ou dans sa chambre chez Kyle. Non, ici aucun de nous deux ne pouvaient fuir. Et puis, ses gestes disaient le contraire et mes mains trouvaient si facilement le chemin de chaque parcelle de son corps. Je l'avais dis, je voulais tout ce que je pouvais encore avoir d'elle.


***


J'eus du mal à trouver le sommeil après ça. J'étais apaisé, fatigué, j'aurai pu m'endormir rapidement, comme elle. Mais je voulais que cette nuit dure encore et encore. Ça ne se reproduirait peut-être jamais. Il était bien trop plaisant de la regarder dormir. De voir sa poitrine se soulever contre la mienne. Elle me tenait chaud. Je repensais à ce qu'elle m'avait dit. Que je devais la laisser gérer ses ennuis toute seule... Et si je n'avais pas envie ? Si j'avais envie que ses problèmes deviennent les miens ? Je respirais un grand coup, faisant décoller sa tête en même tant que mon thorax. Je devais arrêter de me torturer et profiter de l'instant présent. J'étais dans une sorte de quiétude qui pouvait se briser à tout moment. Il suffisait d'une branche qui craque pour que mes yeux lourds s'ouvrent d'un coup. Pourtant à un moment donné, après un long silence presque angoissant de la forêt, je m'endormis dans ses bras, entrelaçant nos doigts.



~*~


Je la sentis enlever sa main de la mienne. Il faut dire que j'étais un petit peu à cran d'avoir dormi dans un bois après ce qu'on avait fait la veille. Cependant je ne bougeais pas. Mes paupières restaient closent, je fixais un point pour ne pas faire bouger les yeux. Faire le mort ça me connaissait. Mais là j'avais peur, c'était nécessaire.

Peur de revenir à la réalité, qu'elle me rattrape et qu'elle soit dure avec moi. Je ne savais même plus si en disant "elle" je pensais à la réalité ou à Channelle... Et surtout j'étais à penser qu'elle était peut-être en train de partir. De...de me quitter sans faire de bruit. Une sensation oppressante m'envahit. Devais-je ouvrir les yeux pour la voir partir au loin ? Allais-je pouvoir supporter ce spectacle ? Je préférai rester là. Et éviter cette souffrance. Elle frôla alors mon visage de sa main encore tiède. Je sursautais légèrement.

« Allez la marmotte. Il faut rentrer avant que tout le district soit réveillé … »

Un soulagement chassa l’étau que j'avais sur la poitrine. J'ouvris les yeux qu'elle se relevait déjà. Mais... Je la regardais s'activer devant moi. Elle avait l'air tendue. Pressée ? J'essayais de décrypter ses émotions. C'était bon ? Pas bon ? Quel pronostic pour la suite ? Bordel pourquoi j'avais pas un décodeur de Channelle Featherstone sur moi ?

J'étais hypnotisé devant ce spectacle. Ma petite carrière moitié nue dans la forêt avec moi. J'esquissais un sourire, elle était vraiment trop craquante à s'affoler comme ça, à retrouver ses bouts de tissu tâchés. Si elle n'avait pas raison sur le fait de devoir rentrer, j'aurai bien continué sur la lancée de cette nuit.

Je me redressais sur mes avant bras, impossible de faire autre chose que de la regarder se rhabiller, comme si on avait fauté dans la chambre des parents. Qu'elle se rhabille comme ça si on avait été chez Kyle, OK, mais là...il n'y avait pas d'urgence si ? Elle s'avançait déjà pour partir.

« Allons-y, plus vite on rentre, plus vite on pourra oublier tout ça. »

Je fronçais mes sourcils. J'avais bien entendu ? Oublier ça ? Oublier quoi ? Cette nuit ? Mais quoi ? Le côté rebelle ? Le côté sentimental ? Le sexe ? Le fait qu'on venait de se sauver mutuellement la vie ? Qu'elle avait eu si peur de me voir mort ? Le fait que je lui avais dit presque clairement que je l'aimais ? Le fait qu'elle m'avait dit qu'il n'y avait que moi, qu'elle s'était réellement inquiétée pour moi ?

« Enfin, je … Tu vois ce que je veux dire. »

Hop hop hop. C'était quoi ce délire là ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire ?

"Non...non je vois pas...explique-moi !"

Je commençais à me redresser, j'enfilais rapidement mon t-shirt. Je sentais le vent tournait. Le voilà le retour à la réalité. Comme une grosse claque. Je l'avais dit des milliers de fois que j'étais trop con. Cette fille...je...pfff... Comme si j'avais pu croire une seconde que cette nuit ferait la différence.

« Zane, je … Tu sais comme moi que ce qui s’est passé hier soir était … Exceptionnel … »

"Oui...mais ?!"

Oui vas-y Channelle, continues, je sens que ça va me plaire... Elle baissa ses yeux. Mauvais signe. Je ravalais ma salive. Ça allait être dur, fallait qu'elle fasse vite. Ma mâchoire se crispa. J'étais trop crevé de toute façon pour l'interrompre. Aucun de mes baisers ne la feraient taire ce matin. Je me relevais pour lui faire face. Elle leva son regard vers moi.

« Je tiens à toi. Après hier, inutile de se mentir. Mais ça ne change rien … Je ne … J’ai trop souffert la dernière fois. Je me suis juré que plus jamais … Jamais je ne m’autoriserais à ressentir ça. Alors ces … « Sentiments », que j’ai … Je vais les combattre. Je vais les enterrer. Ca sera comme s’ils n’étaient pas là. »

Je frottais mon pied contre le sol. Regardant à mon tour par terre avant de reposer mes yeux sur elle.

"Pourquoi...c'est...mais pourquoi ?! Et c'est tout ? Juste tu vas...faire comme si c'était pas là ?"

« Je veux être avec toi Zane. Je n’arrive pas à me passer complètement de toi … Mais je veux ce qu'on avait ces derniers jours, pas plus ... Mais ce n’est pas juste pour toi si tu … Si tu attends autre chose … Moi, je ne pourrais pas te donner plus que ça. Peut-être jamais. »

En miroir à sa réaction, mes yeux brillèrent légèrement. Je me contenais. Ravale tes larmes Zane, montre pas tout ça. Elle hésita, sa main à quelques centimètres de ma joue. Putain...

« Et si ça ne te suffit pas alors … C’est que je ne suis pas la personne qu’il te faut. »

Je rabattis sa main contre moi et l'attirer par la même occasion.

"Je décide encore de la personne qu'il me faut, et je te l'ai dis hier soir. Je te veux toi. Je veux plus te faire souffrir... Tu sais tout de moi...j'ai plus rien à te cacher. Je suis vulnérable. Tu peux me briser si tu veux. Vas y, mais pas comme ça."

J'étais à quelques centimètres de son visage, j'hésitais aussi, l'embrasser ? Reculer ? Les deux ? Elle avait des sentiments pour moi, elle avait besoin de moi. Elle voulait être avec moi. Mais non. Plus rien. Elle voulait mettre tout ça en l'air pour des raisons trop obscures. Je t'aime oui mais non merci. C'était ça ? Non je refusais de l'admettre.

Le faisait-elle exprès ? Faisait-elle exprès de rendre les choses si difficiles ? Elle pouvait essayer, j'étais têtu. Je l'avais choisi elle, c'était trop tard. Je ne pourrai jamais être plus authentique qu'avec elle. Jamais je ne pourrai être plus exposé que ça. Jamais je prendrai de nouveau le risque d'aimer à ce point.

Je devais jouer différemment. Je ne devais plus la brusquer. Je ne devais pas l'avoir brutalement. Mais à l'usure. Quoi qu'elle dise, ses sentiments, elle ne pourra pas les cacher éternellement, aussi profond les mettra-t-elle, j'irai les déterrer.

"Ok, ok j'ai compris..."

Je me reculais d'elle d'un pas et je pointais la direction à prendre pour quitter cette forêt et revenir au D1.

"Là bas tu feras ce que tu voudras..."

Elle ne voulait pas d'un nous dans son monde. Celui des Carrières, celui où je n'avais pas ma place. Celui qui nous empêcherait de vivre heureux, au grand jour, de peut-être fonder une famille. Non, ce n'était pas qu'elle ne voulait pas, c'est qu'elle ne pouvait pas. Je ne le pouvais pas non plus en fait. Et c'était dur. C'était injuste, mais c'était comme ça. Même si j'avais réussi à la faire sortir de ce District pour une nuit, je n'arriverai jamais à la sortir de son mode de vie, de ce qui fait qu'elle est elle, de ce qui la compose.

Elle ne viendrait jamais au 13. L'amour ne faisait pas tout. J'étais ce que j'étais, pareil pour elle. Mais je l'aimais quand même. Sa détermination n'avait rien de plus choquante que la mienne. Alors on pouvait essayer de composer peut-être ? Je devais lui dire. On avait besoin d'un terrain neutre tous les deux. D'un terrain vierge pour s'aimer. J'avais besoin de l'ébauche de quelque chose, qu'elle sache...qu'elle comprenne que je voulais plus d'elle, plus que ce qu'on pouvait s'offrir, même si c'était dans un monde infinitésimal. Même si je devais créer cet univers de toute pièce.

"Mais ici, ici on est dans mon monde. Et quand on est dans mon monde, t'as pas le droit d'être distante, de me fuir où de faire semblant que tu t'inquiètes pas pour moi. Même si c'est juste le temps de rejoindre la clôture, me fuis pas s'il te plait..."

Je ravalais ma salive. Mon cœur pulsait vite, malgré ma crainte, malgré l’appréhension, j'avais besoin de détendre l'atmosphère.

"De toute façon, si tu ne restes pas près de moi, tu ne retrouvera jamais le District toute seule..."

Un sourire s'afficha sur mon visage. Je lui tendis une main. Celle que j'espérai qu'elle prendrait pour cette fois peut-être, ou mais pour toutes les prochaines.

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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Mar 31 Mai - 20:59





Inquiète ... ?




Sa main rapprocha la mienne de sa joue, et pendant une seconde, je cru qu’il allait m’embrasser. Ne le fais pas je t’en prie. Je ne réponds plus de rien quand tu fais ça …

« Je décide encore de la personne qu'il me faut, et je te l'ai dit hier soir. Je te veux toi. Je veux plus te faire souffrir... Tu sais tout de moi...j'ai plus rien à te cacher. Je suis vulnérable. Tu peux me briser si tu veux. Vas-y, mais pas comme ça. »

Je sentis tout mon beau discours s’envoler en fumée. J’étais motivée pourtant, motivée à faire ce que je disais, plus que jamais. Mais les mots qu’il disait trouvaient un chemin en moi, plus facilement qu’un couteau coupe le beurre. Je te veux toi, je ne veux plus te faire souffrir. J’avais envie de le croire, mais je savais que je finirais par souffrir, même si je suivais mon plan je souffrirais. Tout ce que je voulais, c’était minimiser l’horreur à venir, parce qu’il fallait être réaliste : nous n’avions aucun avenir ensemble, jamais.

« Zane … »

Mais il me coupa avant que je n’ai pu ajouter quoi que ce soit.

« Ok, ok j'ai compris... Là-bas tu feras ce que tu voudras... Mais ici, ici on est dans mon monde. Et quand on est dans mon monde, t'as pas le droit d'être distante, de me fuir où de faire semblant que tu t'inquiètes pas pour moi. Même si c'est juste le temps de rejoindre la clôture, me fuis pas s'il te plait... »

Oh Zane. Ne vois-tu pas que ce n’est pas un jeu pour moi ? Crois-tu vraiment que je puisse souffler le chaud et le froid si facilement ? La séparation ne sera que plus dure … C’est une idée terrible, j’en suis persuadée, et pourtant, une voix me dit que si je refuse, je risque de le perdre. Si dans le district il accepter mes termes, ne puis-je pas accepter les siens ? La clôture n’est pas si loin …

« De toute façon, si tu ne restes pas près de moi, tu ne retrouveras jamais le District toute seule... »

J’haussais un sourcil. S’il me connaissait si bien qu’il le prétendait, il savait que je ne savais pas reculer devant un défi.

« Oulà Hamilton, c’est un défi que j’entends ? Tu crois vraiment que je ne peux pas retrouver mon chemin sans toi ?! »

J’avais répondu à son sourire doucement avant de glisser ma main dans la sienne. Jusqu’au grillage. Pas plus. Ce mec finirait par avoir ma peau.

« Mais tu peux me tenir la main pendant que je nous y emmène si t’as peur de te perdre en chemin. »

Voilà. J’acceptais. Bizarrement, ça me semblait … Presque trop facile. Mais je n’allais pas m’en plaindre ; j’avais juste des doutes sur la suite … Mais je le prendrais comme ça venait. J’avais tiré sur sa main pour le rapprocher un peu de moi et l’embrasser. Puisqu’il était clair entre nous que les choses redeviendraient « comme avant » une fois chez nous, il n’y avait pas de mal à en profiter un peu tant qu’on était ici, n’est-ce pas ? Ça pouvait fonctionner. En fait, ça fonctionnait déjà. Je reculai légèrement, un léger sourire aux lèvres.

« Regarde nous … Notre première discussion où aucun des deux ne s’en va en criant. Enfin, ne crions pas victoire trop vite, il reste du chemin jusqu’au District. »

Je tirais sur sa main vers la direction qu’il avait montrée du doigt plus tôt. Ça ne devait pas être bien compliqué ; il suffisait d’aller tout droit, le district était grand. On finirait forcément par tomber dessus. J’avançai avec lui à travers la forêt, sentant de temps en temps sa main tirer doucement sur la mienne pour me signaler qu’il fallait aller plus à droite ou l’inverse. Le chemin était bien plus court qu’il ne m’avait paru hier. En quelques minutes à peine, on apercevait déjà le grillage. Je m’arrêtais lorsqu’on était encore à couvert ; il allait falloir passer vite. Il ne fallait pas qu’on nous voit traverser, même de jour.

Je sentais mon cœur battre la chamade en voyant le grillage. Zane était juste à côté de moi, mais son épaule avait rencontré la mienne lorsque je m’étais stoppée net. Au début, je cru que c’était le souvenir de la nuit dernière. Mais c’était différent … Peut-être l’idée de briser notre bulle, de devoir étouffer les … Sentiments que j’avais pour lui ? Ça ne ressemblait pas à ça, ce n’était pas de la tristesse. Ma main trembla une seconde, presque imperceptible, et je compris. J’avais à nouveau peur pour lui. Je serais les dents. Je ne devais rien dire. Mais j’avais besoin de savoir … Alors je pivotai vers lui.

« Tu penses qu’ils y a des risques qu’ils … Qu’ils aient vu ton visage ? »

Oui je sais. J’avais dit pas de sentiments, rien de tout ça. Mais il avait bien dit que jusqu’à la barrière, je devais être honnête sur ce que je ressentais ? Et bien voilà Zane, la prochaine fois, tu feras attention à ce que tu souhaites.

« Si c’est le cas, il se passe quoi ? »

Est-ce qu’il quitterait le district ? Pourrais-je le supporter ? Peut-être, une fois que je serais de l’autre côté de cette fichue barrière. Je lui jetai un regard perdu avant de courir vers la barrière, non sans avoir observé qu’il n’y a personne le long. Prenant appui sur un arbre proche, je sautais par-dessus, Zane sur mes talons. Je ne m’arrêtais pas ; il fallait mettre le plus de distance entre elle et nous.

La maison de Zane était sur le chemin entre la clôture et le village des vainqueurs. On arriva derrière sa maison, discrètement mais calmement. Il était encore très tôt, il n’y avait pas encore de bruit dans les rues. Je m’arrêtais prêt de sa fenêtre, qu’il avait laissée entrouverte. Je jetai malgré moi un œil à travers la vitre, comme pour m’assurer qu’une mauvaise surprise n’attendait pas à l’intérieur. J’aurais aimé rentrer pour en avoir le cœur net, mais on avait passé la barrière. Je ne voulais pas lui donner l’impression que j’allais changer d’avis sur ma position. Je devais être ferme. Je pivotai vers lui, qui se trouvai juste derrière moi. J’étais tendue. Je relevai les yeux vers les siens. Tu veux que j’entre ? Je peux rester un peu ? Fais attention à toi ? Voilà les phrases qui me venaient à l’esprit. Mais je luttais de toutes mes forces pour les garder pour moi. Au lieu de ça, je lui souris, d’un sourire presque sincère mais un peu tendu, parce que j’avais trop peur pour avoir réellement envie de sourire.

« Je passe te voir demain soir … ? »

Mon visage se rapprocha du sien, mes lèvres effleurèrent les siennes, et je sentis un soulagement m’envahir. Le désir. Voilà quelque chose qui était bien réel, que je n’avais ni besoin de cacher ni d’enterrer.

« Pour voir si t’as récupérer de ta nuit … »

Est-ce que ça pouvait se faire ? Juste oublier cette soirée et reprendre comme on l’avait toujours fait ? Ca nous avait toujours convenu … Il avait dit après tout « comme je voulais ». Mais le pensait-il vraiment ou avait-il juste dit ça pour me faire taire ?


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Non, je ne suis pas inquiète   Mar 31 Mai - 23:56

Non, je ne suis pas inquiète
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
« Oulà Hamilton, c’est un défi que j’entends ? Tu crois vraiment que je ne peux pas retrouver mon chemin sans toi ?! »

"C'est parce que je te déboussole trop !"

Son sourire..., j'avais l'impression que j'avais gagné. Mais gagné quoi ? Je savais qu'au fond, tout était incertain avec elle. Et qu'elle avait un avantage sur moi. Une avance. Si elle voulait, elle pouvait tout faire voler, tout envoyer valser. Elle pouvait même me rayer de la carte du District, me faire tuer. En fait, elle avait tous les droits sur moi. Pourtant, elle marchait, elle acceptait. Alors j'allais m'accrocher à tout ce que je pouvais. A commencé par sa main que je saisis volontiers pour entrelacer nos doigts, comme cette nuit.

« Mais tu peux me tenir la main pendant que je nous y emmène si t’as peur de te perdre en chemin. »

Je me mis à rire.

"Tu parles...montre-moi !"

Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire encore et encore. J'étais heureux. Enfin je crois. Je n'étais pas très bien placé pour savoir ce que c'était le bonheur. Mais des petits moments comme ça, si agréables, je m'en remplissais quand j'étais avec elle, quand on ne se gueulait pas dessus. Un baiser, une bousculade, on avait l'air d'un jeune couple on ne peut plus normal. Insouciants, comme si à quelque pas de là je ne risquais pas la pendaison.

« Regarde nous … Notre première discussion où aucun des deux ne s’en va en criant. Enfin, ne crions pas victoire trop vite, il reste du chemin jusqu’au District. »

"Non...je suis trop claqué pour crier et partir en courant"

Je haussais les épaules pour mieux les faire tomber l'air épuisé. La nuit avait été courte et l'adrénaline ne faisait plus effet. Les courbatures arrivaient, des douleurs diffuses aussi. Et puis je n'avais pas envie de me disputer avec elle, j'étais trop bien, trop en harmonie avec Channelle pour tout gâcher maintenant. J'étais pas maso, enfin pas trop. Il fallait que tout se passe bien. Ne pas en dire trop, ne pas en faire trop. Marcher, se laisser guider par ses pas, la reconduire au bon chemin de temps en temps, car il valait mieux qu'on passe par un côté du grillage pas trop surveillé.

On allait arriver très vite à la clôture. C'était bientôt là. Je savais que la suite me plairait moins, mais je devais assumer. Et je devais assurer, je lui avais promis. J'aurai voulu marcher encore un peu, profiter d'elle, parler de tout et de rien. Savoir plus de choses, qu'est-ce qui c'était passé cette nuit ? Pourquoi tant de résistance ? Pourquoi faisait-elle un combat toutes les choses qui composaient sa vie ? Je ne pouvais peut-être pas la comprendre. Je n'avais jamais eu de frère ou de sœur, et je n'avais plus de parents à rendre fier, ni à déshonorer. Je n'avais jamais connu ma mère, morte pour me mettre au monde. Aurais-je été quelqu'un de différent si je l'avais connu, si elle m'avait élevé elle et pas un père révolté ?

Serais-je ce genre de rebelle ? Sans famille et donc sans craintes. Désinvolte, à n'avoir peur de mourir que pour une seule chose ? Elle. Channelle Featherstone. Et si j'avais été élevé chez les Carrières ? Qui serais-je devenu ? Aurais-je déjà participé aux Jeux ? Serais-je déjà mort ?

Je...j'aurai connu Channelle, au Centre. Se serait-on aimé ? Simplement ? J'aurai été probablement à cette table, l'autre soir, quand je l'ai abordé pour la première fois pour ma mision. J'aurai pu être un de ces gars qui l'accompagnaient oui, à boire des bières, à ne pas jouer un jeu. On aurait pu se voir quand on voulait, sans se cacher, sans avoir peur l'un pour l'autre. Je ne l'aurai pas fait souffrir, je n'aurai pas eu à mentir. Et surtout, j'aurai pu être là, le soir où ils l'avaient attaqué. J'aurai pu la protégé...si j'avais été...un Carrière. Est-ce que je le pouvais encore ?

Mon cœur battait vite d'un coup. Mes réflexions m'angoissaient, m'effrayaient. Channelle s'arrêta brusquement et je butais contre elle. Je relevais la tête. La fin. Elle pivota rapidement vers moi, je sursautais légèrement surpris.

« Tu penses qu’ils y a des risques qu’ils … Qu’ils aient vu ton visage ? Si c’est le cas, il se passe quoi ? »

"Et bien, tout est possible, il faudrait que je puisse savoir. Auquel cas..."

Je voulais éviter le sujet, mais je devais le dire. Elle était inquiète, elle "jouait" le jeu. Elle était sincère et honnête. Je devais l'être aussi. Même de l'autre côté.

"Auquel cas si je veux rester en vie, je devrais quitter le Un"

Et nous deux, ça serait fini. Ça ne pourrait plus se faire sans se mettre vraiment en danger, ça serait comme hier soir, à chaque fois. Ça ne serait pas une vie. Et elle ne passerait plus derrière ce grillage sans une bonne raison, et j'en étais peut-être pas une. Elle me regarda comme si elle avait saisi mes pensées. J'aurai voulu l'attirer vers moi, l'embrasser une dernière fois, quand elle exprimait ses sentiments, quand elle m'aimait pleinement sans résistance. Mais elle se mit à courir droit devant pour sauter la clôture. J'hésitais une seconde, parce que derrière, ma vie ne sera plus la même.

On continua à courir, elle allait vers ma maison. Sage idée. On courrait comme ça, tous les deux, proche l'un de l'autre et l'adrénaline de la veille se réveilla en moi. Je l'aimais cette fille, tout ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle m'apportait. Je devais avoir des réponses à son inquiétude. Je devais savoir si j'étais grillé au Un ou pas.

FICHE PAR DITA | EPICODE


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Non, je ne suis pas inquiète

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