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 Perdre la tête...

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MessageSujet: Perdre la tête...   Mer 11 Mai - 21:57





Perdre la tête ...





J’avais passé l’après-midi avec Eneron Stark. Je n’en revenais toujours pas de ce qui s’était passé. Me proposer un stage, à moi ? Je n’arrivais même pas à savoir si j’étais contente ou pas. Une partie de moi était heureuse bien sûr, sans quoi je n’aurais pas eu autant envie d’accepter … Mais l’autre … L’autre redoutait tout ce que cela voulait dire. D’une part, cela signifiait mentir à Kyle, et j’avais une sainte horreur de cette idée. De l’autre … Cela voulait dire qu’une part de moi acceptait de ne pas être uniquement dévouée aux carrières, d’avoir une autre responsabilité. Ce n’était clairement pas une bonne chose, j’en avais pleinement conscience. Malgré tout, j’étais toute excitée à l’idée de commencer, même en cachette. Mais je n’étais pas prête à réfléchir à ce que cela disait de moi.

J’étais rentrée avant que Kyle n’arrive, mais je n’avais pas travaillé de l’après-midi. Aussi, lorsqu’il était arrivé, je m’étais donnée corps et âme à l’entraînement qu’il me donnait … Pour chasser la culpabilité, à n’en pas douter. J’avais de plus décidé d’arrêter de prendre les pilules qui m’aidaient à supporter l’entraînement intensif et la douleur que cela apportait à ma jambe ; je ne pouvais pas trahir Kyle de toutes les façons possibles. On avait donc longuement travaillé, en particulier sur la force de mes bras étant donné qu'il ne voulait pas trop forcé sur ma jambe. Il m'avait fait faire toute la batterie : gainage, tractions, pompes, abdominaux ... Il ne voulait pas que je m'empâte. On avait terminé avec des exercices sur mes jambes toutefois, histoire de la rééduquer petit à petit.

Lorsqu’il était allé se couché, il était minuit passé, ma jambe était douloureuse et je n’avais ni la force, ni l’audace de sortir en douce pour aller chez Zane, même si j’en mourrais d’envie. Là encore, la culpabilité due à mon nouveau « stage » m’interdisait de sortir en douce. Je m’étais donc allongée sur mon lit et je regardais le plafond tout en songeant aux événements récents. Plus j’y pensais, plus je réalisais que ma vie prenait un tournant dangereux. J’avais toujours voulu participer aux Hunger Games, et je m’en détournai en pleine année d’Expiation. Je m’étais convaincue que j’allais m’entraîner comme une forcenée pour retourner en force au centre des carrières, et je prenais un stage, chez Eneron qui plus est.  J’étais persuadée que coucher avec Zane allait m’empêcher de penser à lui ; pourtant je n’avais qu’une hâte : retourner chez lui. Un rebelle. Anti-carrières. Anti-Capitole. C’était clair : j’allais aller tout droit en enfer.

Toutes ces pensées qui tournoyaient dans ma tête m’empêchaient de dormir. J’étais si excité, effrayée, en colère contre moi-même que … Je ne tenais pas en place. Je me relevais, me recouchais, cherchais tous les moyens de m’occuper l’esprit par autre chose que toutes ces idées. Alors que j’allais me recoucher, j’entendis un bruit. Quelque chose à la fenêtre … J’avais du rêver … Mais malgré cela, mon instinct me disait que non … Il y avait quelqu’un. Qui savait pour ma présence ici … ? Je détestais me l’avouer, mais un soupçon de crainte avait envahi mon esprit. Les carrières … Et s’ils étaient venu finir le travail ? Non, non Channelle, tu te fais des films. Personne n’oserait, pas chez Kyle. Mais je devais en avoir le cœur net. D’un coup rapide, j’ouvris la fenêtre.

Je me penchais pour mieux voir lorsque je l’aperçu. Zane. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine … Qu’est-ce qu’il faisait là ? Mes yeux s’arrondirent … Je chuchotai. Si Kyle le trouvait là, il le tuerait.

« Zane ?! Mais qu’est-ce que … T’as perdu l’esprit ?! »

Je jetai un coup d’œil à droite, puis à gauche. Rien. Je soufflais de soulagement. Y’avait-il des documents qui intéressaient les rebelles ici aussi ? Je le tirais à l’intérieur.

« Dépêche-toi d’entrer. »

Je pivotai pour aller verrouiller la porte. Kyle dormait sans doute depuis des heures, et je n’imaginais pas ce qu’il viendrait faire dans ma chambre en pleine nuit, mais il valait mieux être prudent. Je fis volte-face avant de me rapprocher de Zane pour qu’il puisse m’entendre même si je chuchotais.

« Qu’est-ce que tu fais là, il s’est passé quelque chose ? »

Voilà où ça vous menait de coucher avec un rebelle. A coup sûr, il avait encore du se cacher des pacificateurs …



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Ven 13 Mai - 19:27

Perdre la tête...
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Dire que je ne savais pas depuis quand je n'avais pas vu Channelle était un mensonge. J'avais passé exactement 4 nuits à fixer la fenêtre chaque soir dans l'espoir de la voir s'y faufiler, m'endormant sur le canapé de peur de la rater. J'étais foutu, j'en était sûr maintenant. Je devenais tellement dingue chaque matin de voir qu'elle n'était pas venue, que j'avais fini par me demander si elle ne l'avait pas fait exprès. Si ça n'avait pas été un jeu pour elle, un jeu sadique, une torture. Coucher avec moi, juste pour me planter un dernier poignard, pour se venger, juste pour me faire espérer qu'il pouvait y avoir un truc entre nous, même si ce truc n'était que du sexe. Et j'avais foncé dans son piège, deux fois en plus cette nuit là.

Mais j'espérais encore et encore depuis quatre jours. Et j'en avais marre d'attendre. J'en avais marre d'être passif, à son service, dépité, à sa botte, manipulé, bref tout ce que vous voulez. Ce soir je n'avais pas envie de l'attendre encore comme un con dans mon salon. J'avais passé ces derniers jours à compenser dans le sport et les petits boulots, une rage sourde qui bouillonnait au fond de moi. Je voulais en avoir le cœur net. Je voulais agir, prendre les devant. C'était décidé, j'allais me pointer chez elle. Ouai ! Voilà ! J'allais aller chez...ah oui...j'avais oublié ce détail. Elle vivait chez Kyle maintenant. Autant je connaissais la maison de ses parents, autant, celle de Kyle m'était inconnue. Toute ma bonne volonté s'envola d'un coup comme un vol d'oiseau. Ou comme un tribut croisant Kyle dans un arène mortelle.

Alors que j'étais en train de reposer un volet sur une fenêtre, que j'avais travaillé moi même pour une cliente, je réfléchissais à tout ça. Est-ce que Channelle était une assez bonne raison pour rentrer dans la maison de l'ancien mentor par effraction ? Et pendant que je plaçais la dernière charnière, la réponse fusa dans mon esprit. Oui.

Oui Channelle valait cette peine, ce risque. Le sexe avec Channelle ? Ou seulement Channelle ? Non...le sexe je pouvais l'avoir. Tenez, il suffirait que je retourne voir ma cliente et que je lui dise qu'il y avait un supplément en nature, et la question était réglée. Alors oui, Channelle valait le coup, pas seulement pour le sexe, mais parce qu'elle était ce qu'elle était et que j'étais accros. A son rire et ses fossettes quand je l'amusais. A ses réflexions, parfois dures et piquantes. Mais c'était comme ça que je l'aimais. Elle était perspicace, belle, intéressante... et moi j'étais...amoureux.

Ça devait se faire ce soir, parce que les trois prochains jours j'allais partir en mission. Dans ce même District avec un autre rebelle. Et je ne pourrai pas la voir. Je ne serai pas là à attendre derrière la vitre de mon salon.

J'attendis que la nuit tombe et que la plupart des gens soient chez eux en train de dormir pour parcourir le District. Sur le chemin jusqu'à chez Kyle, j'en profitais pour repérer la maison qu'on devait infiltrer demain. Chaque pas que je faisais je me listais le pour et le contre de ce que j'étais en train de faire. Ce qui revenait le plus souvent était les insultes mentales que je m'offrais. Parce qu'il fallait être sacrément fou-con-abruti-inconscient-débile pour faire ce que j'allais faire. Et si j'y restais ?

Sans même m'en rendre compte, j'étais déjà devant la demeure. Je me planquais quelques secondes en observant les mouvements observables à cette position. J’aperçus alors Kyle tirer les rideaux d'une pièce. Il y avait plus qu'à espérer que ce soit sa chambre. Il était minuit passé en même temps. En tournant la tête je remarquais une lumière s'éteindre plus loin. Il était impossible que Kyle soit allé aussi vite. Ça ne pouvait être que Channelle. Je m'avançais comme si j'étais en mission. Une gouttière, un arbre, parfait pour arriver jusque dans sa chambre. Je me mis à grimper et c'est à ce moment là que l'idée me glaça le sang. J'avais pensé à moi, à ce qui pouvait m'arriver si l'ainé des Featherstones me trouvait dans sa baraque. Mais je n'avais pas pensé à ce qu'il pourrait faire à Channelle. J'allais faire demi tour quand elle ouvra la fenêtre.

« Zane ?! Mais qu’est-ce que … T’as perdu l’esprit ?! »

Heuu ouai un peu, et c'est ta faute, si tu étais passée me voir toi aussi... Qu'est-ce que tu foutais depuis quatre jours ? T'es pas chié de me dire ça, tu me fais languir comme un gamin du 12 devant une pâtisserie du Capitole.

Mais aucune de mes pensées ne sortirent de ma bouche. J'étais juste un con sur une branche devant la maison du plus grand tueur de Tribut que les Jeux aient jamais vu. Tout ça pour sa sœur. Alors oui, j'avais perdu la tête.

« Dépêche-toi d’entrer. »

Elle m'aida à monter dans la chambre et s'empressa d'aller fermer sa porte. Je la regardais faire, agir. Elle était si belle, et la culpabilité d'être ici s'envola comme ses cheveux qui virevoltaient dans sa précipitation.

« Qu’est-ce que tu fais là, il s’est passé quelque chose ? »

En guise de réponse, je fondis sur elle pour l'embrasser. Bordel j'avais pas fait tout ça pour venir discuter. Je m'empressais de lui ôter ses vêtements. Te voir, te faire l'amour, voilà ce que j'étais venu faire. Entre deux baisers je formulais des raisons floues et illogiques, et surtout inintelligibles. On aurait tout le temps de discuter après. Actuellement mon seul problème était de ne pas faire trop de bruit.

Tout devait se faire en douceur, chaque pas, chaque mouvements dans la pièce devaient être étudiés. C'était encore plus excitant que ce que j'aurai pensé. Avoir la mort prête à débarquer d'une autre pièce de cette maison donnait une intensité à nos ébats. Entre la peur et le plaisir, chaque baiser, chaque coup de bassin étaient un délice. C'était encore quelque chose qu'on avait jamais fait tous les deux, et ce n'était pas pour me déplaire. Elle était douce et je me sentais aimer. Aimer comme ce mot était étrange. Je savais que j'étais en train de me bercer d'illusions avec elle, mais bon sang ce qu'elles étaient agréables ces illusions.


***


Comme à son habitude, elle cala sa tête sur mon torse. J'étais épuisé, ça demandait plus d'efforts et d'exercices de rester silencieux dans un moment pareil. Je caressais son bras machinalement. Il ne fallait pas que je ferme les yeux. Il ne fallait pas que je m'endorme. J'avais pourtant derrière moi quatre journées de travaux et de sport intensifs. Alors que mes nuits étaient mauvaises et agitaient dernièrement, à cause de ma mission, j'étais sûr de pouvoir m'endormir profondément dans ses bras ce soir. Demain j'étais sur un gros coup et comme à chaque fois, je risquais ma vie. Si je devais mourir demain, j'étais heureux de passer ma dernière nuit comme ça. Mais hélas, je ne devais pas fermer l’œil, pas dans la maison de Kyle.

"Demain ma fenêtre sera fermée !"

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'avais dit ça. Je me rendis compte qu'elle pouvait très mal le prendre et que ça pouvait porter à confusion. Je n'étais pas en train de dire que demain je serais en compagnie de quelqu'un, mais j'étais en train de dire que demain je ne serais pas chez moi.

"Enfin, je voulais dire que si je suis venu ce soir, c'est parce que demain je ne serais pas disponible."

Pourquoi étais-je en train de dire ça à Channelle ? C'était du grand n'importe quoi. J'allais dire quelque chose de plus, mais je refermais ma bouche. J'avais dit assez de conneries pour ce soir, et je n'avais ouvert ma bouche que deux fois pour parler. J'étais en train de discuter de la rébellion à une carrière. La fille de celui qui avait fait exécuter mon père. Elle avait raison, j'avais bel et bien perdu la tête.

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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Lun 16 Mai - 10:36





Perdre la tête ...






Il ne m’avait même pas répondu. Et pourtant, j’en avais posé des questions … Mais il y avait toute temporairement répondu par un baiser. Puis un autre, et encore un autre. Alors je m’étais tue. Les premières secondes, j’étais parfaitement bien. Il m’avait manqué … J’avais eu envie de ça depuis la minute où j’avais passé sa fenêtre, mais l’occasion ne s’était pas représentée pour moi d’y aller … Alors il était venu. Je plongeais à corps perdu dans ses baisers jusqu’à ce qu’il m’enlève mon haut. Là, un mouvement de panique m’avait envahi. Que faisait-il ? Il avait vraiment perdu l’esprit ; Kyle était à l’étage en bas. Mais il ne semblait pas s’en préoccuper outre mesure … Et c’était communicatif. Un baiser dans le cou et toutes mes inquiétudes s’étaient envolée comme un écran de fumée. Bien sûr il avait fallu rester silencieux, et c’était problématique. Zane était le meilleur amant que j’avais connu, il avait donc fallu serrer les dents à plusieurs reprises … Mais ça avait un côté amusant et excitant, l’interdit. Bon sang Channelle, qu’est-ce que ce garçon fait de toi ?

J’avais posé ma tête sur son torse, chose qui devenait une habitude, mais je ne fermais pas les yeux. Clairement, j’allais devoir le pousser par la fenêtre à un moment ou un autre ; si Kyle le trouvait là, je ne donnais pas cher de sa peau. Heureusement, Zane savait toujours trouvé le moyen de me garder bien éveillée. Dans ce cas précis, c’est une simple phrase qui me fis sortir de ma bulle.

« Demain ma fenêtre sera fermée ! »

Mes yeux s’arrondirent, même s’il ne pouvait pas le voir. Quel gentleman de me prévenir. Nous étions encore nu, l’un sur l’autre, nos corps encore chauds de nos ébats et il me balançait qu’il en voyait une autre le lendemain. Bon ok, ce n’était qu’un plan cul. Mais quand même, il y avait des limites à ce qu’on pouvait dire à la fille avec qui on venait de coucher, non ?

« Enfin, je voulais dire que si je suis venu ce soir, c'est parce que demain je ne serais pas disponible. »

Encore mieux. Bah oui, c’est sûr, quitte à pouvoir s’en taper deux, ça serait quand même dommage que ça ne se fasse pas parce qu’elles se pointent le même soir, autant être prévoyant.

« Je reconnais bien là ton esprit pragmatique Hamilton. »

Je m’en moque au fond. Il peut bien voir qui il veut, ça m’est égal. On n’est pas ensemble, pas mariés.

« Qui est l’heureuse victime, je la connais ? »

Aïe. Channelle, tu files un mauvais coton, arrête tout de suite. Tu n’es pas jalouse. Tu ne l’es pas. Je me retournai pour le regarder, brisant le contact physique qui était tout à coup devenu presque insupportable. Un frisson m’avait parcouru en réalisant que j’étais encore en train de le toucher, ce traitre. Je n’étais pas jalouse.

« Nan, tu sais quoi, ne dis rien. C’est bizarre, même pour nous … Et ça ne me regarde pas. »

D’un coup d’un seul, je m’étais tendue, et mon corps entier s’était refroidit. C’est de là que devait venir l’expression prendre une douche froide. Je m’étais relevée assez vite et avais remis mon short de pyjama avant d’attraper mon débardeur. J’avais soudain l’envie terrible qu’il s’en aille … Cela contrastait violement avec mon état d’esprit de quelques secondes auparavant. Mais j’étais fatiguée, je voulais dormir maintenant.

« Allez, va-t’en. »

Bien Channelle. Si tu comptais donner l’impression que tu t’en moque, c’est réussi. Reprends-toi. Je pivotai vers lui et viens mettre un genou sur le lit. J’étais en colère, mais pas contre lui au fond. C’était contre moi. Jalouse, je l’étais … Et je refusais cette idée parce que je n’avais pas de sentiments pour Zane, je ne le pouvais pas, je ne le voulais pas. Et jusqu’à preuve du contraire, la jalousie était un sentiment. Je me consolais vaguement en pensant que je n’avais jamais aimé partager mes jouets … Mais bon, même moi je n’étais pas si crédule. Je me corrigeais donc rapidement pour paraitre un peu moins affectée.

« Si Kyle te trouve ici il risque fort de te tuer. »

Ma main avait glissé sur son bras, pour s’arrêter sur sa main une demi-seconde de trop avant que je ne rompe le contact. Channelle, contrôle tes sautes d’humeur.

« Et j’ai horreur qu’on casse mes jouets. »


Voilà, c’était déjà mieux. Mon regard croisa le sien pendant une seconde. Ses yeux étaient si bleus … Ils vous transperçaient de part en part. J’étais foutue.


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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Lun 16 Mai - 19:19

Zane Hamilton a écrit:
Perdre la tête...
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
« Je reconnais bien là ton esprit pragmatique Hamilton. Qui est l’heureuse victime, je la connais ? »

Je fronçais un sourcil. Qu'est-ce que j'avais dit ? L'heureuse victime ? Parce que j'étais un bourreau ? J'étais si mauvais au lit que ça ? Je l'avais pas entendu se plaindre pourtant... J'hallucine... Mais y'avait autre chose en fait dans cette réflexion piquante, mon cerveau était comme anesthésié par le moment qu'on venait de passer. Et il fallu quelques secondes pour reconnecter les neurones entre eux. Puis Channelle se redressa et je compris. Oups j'avais dit une connerie. Déjà que je regrettais d'en avoir dit un peu trop, voilà qu'elle avait compris autre chose. Son corps chaud contre le mien me manquait déjà. Quel con ! Je balbutiais quelque chose pour lui répondre, mais je savais pas quoi dire.

« Nan, tu sais quoi, ne dis rien. C’est bizarre, même pour nous … Et ça ne me regarde pas. »

Pour "nous" ? Parce qu'il y avait un nous ? Elle pensait qu'il y avait un nous ? Non je me faisais des idées. Elle s'habilla rapidement. Quoi ? On avait déjà fini ? Noon ! Putain Zane t'aurais mieux fait de fermer ta grande gueule ce soir. C'était pas le genre d'endroit où une dispute pouvait éclater.

« Allez, va-t’en. »

Je frissonnais et ma bouche s'ouvrit pour se refermer. Je ne savais pas quoi dire, elle me fichait dehors ?! Elle me foutait dehors car elle avait compris que j'allais voir une autre fille demain ? C'est ça ? Réellement ? Elle était...jalouse  en fait ? Non ce n'était pas possible. C'était Channelle...c'était que du sexe. Elle faisait que le répéter. C'était que pour se détendre pour elle, je me fourvoyais, elle n'avait pas de sentiments, elle était pas aussi conne que moi, elle ne s'était pas pris au jeu de notre relation. C'était une Carrière, qu'est-ce qu'elle en avait bien à faire d'un pauvre Rebelle ? Mis à par le cul...et des services de plomberie ?

Elle s'avança de nouveau de moi. Elle semblait lutter intérieurement. Que cherchait-elle à me dire ? Ou plutôt, que cherchait-elle à me cacher ?

« Si Kyle te trouve ici il risque fort de te tuer. »

Sa main toucha la mienne et un frisson parcouru l'ensemble de mon corps. Comme si l'éclair m'avait frappé. Je désirais cette fille, et la voir jalouse me faisait plaisir au fond. Elle ne m'aimait certainement pas, pas comme je pouvais l'aimer, mais sa réaction me faisait du bien. Un peu comme si je lui appartenais, mais peut-être pas pour les bonnes raisons, pourtant j'en avais rien à faire.

« Et j’ai horreur qu’on casse mes jouets. »

Je roulais mes yeux dans leurs orbites et secouais ma tête. Franchement Channelle...si tu pensais quand disant ça tu m'éloignerais ? Je la fixais, me mordant la lèvre inférieure. Et qu'est-ce que je pouvais répondre à ça ? Je m'en fichais bien d'être un jeu pour elle, je pouvais être ce qu'elle voulait, tant que j'avais le droit aussi de jouer.

J'avais soudainement envie de lui dire, pas pour qu'elle sache ma mission de demain, mais pour qu'elle arrête d'être vexée. Pourtant, ce petit air qu'elle avait, avec cette petite ride sur le front quand elle était contrariée me plaisait. Mes lèvres formèrent un sourire franc. Je souriais comme un idiot. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Jamais de ma vie j'aurai pensé me dire un jour qu'une Carrière pouvait être adorable comme ça. C'était prêté trop d'attention à notre relation. Et je me trouvais con, parce que justement, on avait pas de relation. Pourtant elle, elle n'avait pas l'air d'en rire.

J'aurai eu envie de la rassurer, de lui dire que je n'étais le jouet de personne d'autre depuis des semaines, mais je ne le pouvais pas. J'aurai voulu lui dire que depuis qu'elle avait appris que j'étais un Rebelle, et qu'elle ne m'avait pas dénoncé, je ne faisais que penser à elle, à "nous". Que je fuyais les missions de séduction autant que les Pacificateurs. Que je n'arrivais plus à poser mes mains sur quelqu'un d'autre qu'elle. Que je ne pensais qu'à ses formes, sa bouche...nos moments éphémères. Que je tombais amoureux à chacun de ses rires, chacun de ses gémissements, chacune de ses caresses, chacun de ses regards et même que je tombais amoureux de cette ride au milieu du front marquant sa vexation. Mais je ne pouvais pas. Je n'en avais pas le droit. Je n'étais que Zane Hamilton, l'homme à tout faire, le bon gars baisable du D1.

Je la fixais encore intensément. Qu'est-ce que je représente pour toi ? Qui je suis pour toi Channelle ? Dis le moi ? J'avalais mes questionnements en même temps que ma salive. Ça aussi je n'avais pas le droit de le demander. Je baissais mes yeux, brisant le contact. Mon sourire s'effaça, c'était inutile que je me torture ainsi. Malgré tout, il était hors de question que je sorte d'ici en la laissant croire que je voyais quelqu'un d'autre.

Je relevais alors ma tête vers elle et je tirais sur son bras pour la plaquer contre moi et l'embrassais de nouveau. Ses lèvres...remède à toutes mes interrogations... J'en avais marre de cette distance et puis tout à l'heure ça avait bien marché non ? Mais je sentais bien qu'elle était moins ouverte que tout à l'heure. Ça m'était insupportable. Je ne pouvais plus admettre qu'elle me repousse comme ça. J'en crèverais de pas la voir... Même si c'était que pour du cul pour elle, il fallait que je continue à la voir.

"Je m'absente pour trois jours si tout se passe bien, et c'est pas pour une fille Channelle."

Je continuais de la fixer, j'avais relâché l'étreinte et j'attendais le moment où je verrais dans ses yeux qu'elle avait compris de quoi je parlais enfin. Quand sa pupille bougea, je me redressais pour chercher mes affaires. Il fallait que je parte au plus vite maintenant. J'en avais déjà trop dit. J'enfilais mon caleçon et mon pantalon avec hâte. Je m'en voulais déjà, enfin non, enfin je ne savais plus. Si...bien sûr que si. Je venais d'avouer à demi mot que j'allais faire une mission rebelle. Il suffisait qu'elle hurle pour que Kyle débarque et me découpe en morceau.

Je me rapprochais de la fenêtre, mettant mon t-shirt, quand ma tête sortie du col, je la regardais une dernière fois. "Désolé, je suis un jouet un peu trop bavard !" Je réajustais le tissu sur mes abdominaux et je commençais à enjamber la fenêtre.

Bordel, j'avais un mal fou à partir. Je ne voulais pas que ce moment se termine comme ça. J'aurai voulu lui faire l'amour une fois encore, partager une partie de la nuit sa tête contre mon torse, la regarder dormir et me dire que demain tout se passerait bien. Que ce soir ne serait pas le dernier soir avec elle. J'avais envie de ne pas être Zane Hamilton, de ne plus être un rebelle, qu'elle ne soit plus une carrière. J'avais envie qu'on s'aime et que rien ne soit compliqué. J'avais envie que tout ce que je vivais depuis 21 ans ne soit qu'un cauchemar et que je me réveille à ses côtés. Mais ce monde était bien réel, et il fallait que je continue de survivre.

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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Lun 16 Mai - 23:36





Perdre la tête ...




Il m’avait fixé de longues secondes sans rien dire … Qu’est-ce qui se passait dans sa tête ? J’aurais payé cher pour le savoir. Il avait l’air plongé dans des réflexions compliquées … Alors il me tira vers lui et m’embrassa. Je reculai assez rapidement ; j’étais toujours en colère, même si je crevais d’envie de remettre ça. J’étais pas assez endurante ? J’aurais pu lui suffire : il serait épuisé avant moi, j’en étais certaine. C’était peut-être la solution finalement. Si je l’épuisais ce soir, il ne serait plus très performant demain.

« Je m'absente pour trois jours si tout se passe bien, et c'est pas pour une fille Channelle. »

Il me fixait et je le fixais en retour. Pas pour une fille, qu’est-ce qu’il … Oh. Oh. Oui, d’accord, ça. Une mission, bien sûr. Etait-ce mieux, était-ce pire ? Je n’en étais pas bien sûre. Déjà parce que mission rimait avec rébellion … L’une des seules choses que je détestais chez lui. Et puis, ça voulait dire danger. Et qu’est-ce que ça voulait dire « si tout se passe bien » ? Le temps de la réflexion, il s’était levé et se rhabillait. Merde, j’avais été conne sur le coup là. Ma colère était retombée d’un coup d’un seul, faisant place à la peur. Tiens, la peur … Un autre sentiment. A croire qu’ils se reproduisaient entre eux.

« Désolé, je suis un jouet un peu trop bavard ! »

Avant que j’ai eu le temps de dire stop, il enjambait déjà la fenêtre. J’avais parcouru rapidement la distance entre le lit et la fenêtre pour le rattraper.

« Hey, tu crois aller où comme ça ? »

Bah, tu viens de lui dire de dégager ma belle, faudrait savoir. J’attrapai sa main et m’assis sur le bord de la fenêtre, en face de lui avant de l’embrasser. Processus qui me pris de longues secondes ; je devais évacuer la culpabilité de l’avoir jeté comme ça et me changer les idées pour ne pas paraitre trop inquiète. Déjà qu’il avait certainement clairement remarqué que j’étais jalouse, fallait pas abuser. Je fini par le lâcher et reculer un peu pour l’attirer à l’intérieur. Par terre en fait, où je m’assis à califourchon sur lui, technique comme une autre pour l’empêcher de bouger. Là mes yeux se levèrent vers lui une seconde avant de se rebaisser. Parce qu’assumer ma question était un brin compliqué pour moi.

« Tu veux me raconter ? »

Mes yeux s’étaient alors relevés vers les siens. Je savais bien que ça n’était pas simple pour lui, de me faire confiance avec ce genre d’informations. Il fallait que j’en dise un peu moi-même. Pour le rassurer et puis, parce que j’avais envie de le lui dire. De le dire à quelqu’un. Quelqu’un qui n’allait pas me juger …

« D’ici trois jours, je serais peut-être morte. J’ai passé la journée avec Eneron Stark … »

Je m’étais pincée les lèvres. C’était compliqué de lui parler. Il ne rendait pas ça dur, mais … Je n’étais pas vraiment du genre à raconter ma vie. A personne, à part peut-être Sélène, et encore. Pas les choses importantes.

« Il m’a offert d’être sa stagiaire personnelle. Si Kyle l’apprend, je suis morte, c’est clair. »

Je relevai les yeux vers lui et glissais mes mains derrière sa nuque. Qu’est-ce que je faisais bon sang. C’était mal, tellement mal.

« Et toi … C’est dangereux, cette mission ? »

J’avais plongé mon regard dans le sien, ne le lâchant pas, espérant qu’il réponde sincèrement même si au fond de moi, je connaissais déjà la réponse. Etre rebelle était dangereux. Tout le temps. C’était une bonne chose, les pacificateurs faisaient bien leur travail, les rebelles devaient être éradiqués, tous autant qu’ils étaient. Tous, mais pas Lui.

« Je devrais peut-être t’empêcher de faire ça. Je devrais t’attacher aux barreaux du lit … »

J’avais souris. Autant essayer de dédramatiser. Je savais bien qu’il était inutile de m’enfoncer davantage en lui disant de faire attention, ou de tomber dans le pathétique en tentant de le faire changer d’avis. Ca ne servirait à rien … Les rebelles, c’était ses Hunger Games. Personne ne pourrait l’empêcher d’y aller. J’avais avancé mes bras pour être plus proche de lui et lui déposer un baiser dans le cou avant de remonter à son oreille.

« Ou peut-être que je devrais juste profiter de cette nuit pour t’épuiser. Je suis une carrière surentraînée après tout, j’ai de l’endurance tu sais … »

J’avais reculé une seconde pour embrasser l’autre côté de son cou avant de reproduire la même procédure.

« Si j’y mets vraiment tout mon cœur, il te faudra des jouuurs pour t’en remettre. »

J’avais pressé un peu mon bassin contre le sien pour accompagner le geste à la parole avant de reculer un peu pour le fixer.

« Oui, je crois que je devrais faire ça. Pas parce que j’en ai envie, tu comprends, par acte de citoyenneté … Il me semble que c’est la bonne chose à faire. »

Je lui avais souri une seconde avant de l’embrasser, doucement. Puis j’avais reculé, et j’avais recommencé. Encore, et encore et encore. Entre deux baisers, je lâchai :

« Pardonne moi pour tout à l’heure, je ne sais pas ce qui m’a pris. »

Et je recommençais. Il ne fallait pas lui laisser trop de temps pour y réfléchir si je voulais éviter le pire. Je le connaissais trop bien pour savoir que s’il avait l’occasion de souligner que j’avais semblé jalouse pour me mettre mal à l’aise, il ne s’en priverait pas. Mais Zane était un garçon bien élevé … Il ne pouvait pas parler la bouche pleine.




_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Mar 17 Mai - 1:36

Perdre la tête...
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Alors que je me sentais glisser pour sauter de la fenêtre, elle m'arrêta dans mon mouvement.

« Hey, tu crois aller où comme ça ? »

Elle m'attrapa la main pour me retenir.

"Tu m'as dis de partir alors..."

Son comportement était étrange. Une minute elle me chassait de chez elle, m'envoyant presque chier. Et là elle voudrait que je reste ? J'étais vraiment un jou... Hum ses lèvres... Un délice. Je disais quoi moi ? Ah ouai, elle était lunatique cette fille, dingue. Oui cette fille était dingue, non en fait, elle me rendait dingue. Mais j'aimais ça, cette folie qui la possédait. Elle était insaisissable. Imprévisible.

Je me laissais tirer vers l'intérieur sans m'y opposer. Faiblesse quand tu nous tiens. Elle nous installa par terre et elle se mit sur moi. Je m'en fichais, ce soir je me fichais de tout. Je la laissais faire, j'étais à elle, toute cette nuit je n'étais que pour elle. Son regard me transperça, juste avant sa question.

« Tu veux me raconter ? »

Je baissais de nouveau mes yeux. Et voilà, c'était évident. J'aurai du sauter par la fenêtre tant qu'il en était encore temps. Je ne pouvais pas lui parler de ça. Elle devait le savoir. Je ne voulais pas en parler. Je n'en parlais jamais, à personne. Pas à l'intérieur de ce District, pas là où j'étais l'homme à tout faire. J'en parlais qu'à l'endroit où j'étais joli cœur. D'ailleurs elle en dirait quoi de mon surnom Channelle, si rien que l'idée d'être rejoint par une fille la rendait jalouse ? Il m'était impossible de parler de la rébellion à Channelle, comme il m'était impossible de parler de Channelle à Brooklyn ou Zarae.

« D’ici trois jours, je serais peut-être morte. J’ai passé la journée avec Eneron Stark … Il m’a offert d’être sa stagiaire personnelle. Si Kyle l’apprend, je suis morte, c’est clair. »

Mon sang se glaça quand elle parla de sa propre mort. Je fronçais les sourcils tout en penchant la tête pour la regarder. Je voyais bien que ce n'était pas simple pour elle de me parler de ça. C'était même énorme venant de sa part. Pourquoi le faisait-elle ? Mais d'un côté...je ne comprenais pas trop bien. Et les Jeux ? Et le Centre ? L'entrainement pour la Moisson ? J'eus envie de sourire, mais quelque chose m’empêcha d'être heureux. Elle n'avait pas tiré un trait sur les jeux, non, je m'emballais pour rien. Stark lui avait juste offert d'être stagiaire, elle n'avait encore rien accepté. Peut-être que...peut-être qu'elle changerait de voie? Peut-être que je pourrais la convaincre de décrocher ? Y'avait un espoir ? Peut-être qu'on pourrait être heureux un jour ? Je n'eus pas le temps de me faire des films que déjà elle passa ses mains autour de ma nuque, me faisant perdre mes moyens. Et elle m'attaqua d'une nouvelle question sans que je puisse répondre à sa confidence.

« Et toi … C’est dangereux, cette mission ? »

Dangereux ? Oui Channelle, c'est d'ailleurs pour ça qu'on y va à deux. Nous sommes peu de rebelles au 1 et cette mission peut-être qualifiée de mission suicide. J'ai été l'un des seuls à l'accepter. Parce que j'avais rien à perdre. Mais aujourd'hui je me demande si...si j'ai fais le bon choix quand je te vois.

"Non..."

Oui, je lui mentais. Mais à quoi bon dire la vérité ? Je ne pouvais pas refuser la mission, et...s'il était possible qu'elle s'inquiète pour moi, je ne le voulais pas.

« Je devrais peut-être t’empêcher de faire ça. Je devrais t’attacher aux barreaux du lit … »

Je lui répondis par un sourire. L'idée me plaisait bien. Je n'avais pas peur d'être fixé au lit avec elle sur moi, comme elle l'était là. Je n'aurai pas dit ça il y a quelques mois, mais aujourd'hui...tout avait changé. Aujourd'hui je me rendis compte que je lui faisais confiance au final. Jamais je ne me serais exposé comme ça, j'aurai supporté mille tortures plutôt que de lâcher la moindre infos. Mais Channelle avait plus d'impact que mille maux. Elle était clairement mon plus gros point faible.

"Je préfèrerai l'être pour d'autre raison. Ne t'inquiète pas pour moi, c'est de la routine..."

Mais c'est que je pouvais presque y croire moi même ! Elle souriait en retour. Alors elle s'inquiétait pour moi ? Vraiment ?

"Tu as peur pour ton jouet ?" Avais-je annoncé un sourcil faussement suspicieux levé.

"C'est vrai que je suis une édition limitée et très recherchée. Demandes aux Pacificateurs..."

Merde, je pouvais donc faire de l'humour sur ça ? J'eus à peine un ricanement au fond de ma gorge qu'elle s'approcha de moi, me faisant frissonner par un baiser. Non, mon esprit allait s'embrumer si elle continuait comme ça... Il fallait qu'elle arrête ! Tout se brouillait dans ma tête, je divaguais sur des sujet douteux. Elle devrait faire ça, me dénoncer, elle aurait la reconnaissance du Capitole, et elle n'aurait plus besoin de faire les Jeux. Son frère serait heureux et fier, et son père accepterait qu'elle revienne chez elle...

« Ou peut-être que je devrais juste profiter de cette nuit pour t’épuiser. Je suis une carrière surentraînée après tout, j’ai de l’endurance tu sais … »

Je fermais mes yeux, une boule trouvait naissance au creux de mon ventre. Ma respiration se faisait de plus en plus profonde et lente. J'essayais littéralement de me contenir. Toutes mes pensées s'envolèrent, même les plus sérieuses.

« Si j’y mets vraiment tout mon cœur, il te faudra des jouuurs pour t’en remettre. »

Les yeux toujours fermés je me mis à sourire. J'aimais bien l'idée aussi. Des jours...hum. Je me mordis encore la lèvre inférieure, terrassé par l'excitation. Elle bougeait sur moi comme un petit diable sur mon épaule. Il me disait que ce n'était pas bien, pas comme ça, pas pour ça. Elle était en train d'acheté des confidences, et le pire c'est que ça pouvait marcher.

« Oui, je crois que je devrais faire ça. Pas parce que j’en ai envie, tu comprends, par acte de citoyenneté … Il me semble que c’est la bonne chose à faire. »

Oh oui Channelle, si tu continues comme ça je te donnerai toutes les informations que tu veux. Ses mouvements de bassin me rendaient dingue, d'ailleurs, elle pouvait s'en apercevoir. Et elle le savait, et elle s'en servait. Fallait-il que je brise le moment, que je dise que je savais ce qu'elle était en train de faire ? Pour l'avoir fait plus souvent qu'elle ? Joli cœur Channelle, c'est mon surnom au 13. Mais c'était trop agréable de me laisser avoir à mon tour, de m'abandonner dans ses bras, à elle.

Je souriais toujours, j'ouvris les yeux pour découvrir qu'elle me regardait avec le même sourire, celui là même que j'aimerai voir chaque matin en me réveillant à ses côtés. Elle m'embrassa, encore et encore. Et je ne bougeais pas, me laissant bercer par ses lèvres sur mon corps. J'étais vraiment, terriblement à elle.

« Pardonne moi pour tout à l’heure, je ne sais pas ce qui m’a pris. »

Sa phrase me transperça. Pourquoi s'excusait-elle ? Elle avait été claire, que du sexe... Juste pour se détendre. Non ? Je n'en pouvais plus et je la saisis enfin par la taille, la collant contre moi, et lui rendant un baiser plus fougueux. Je l’allongeais par terre lentement pour ne pas faire de bruit sur le sol, prenant enfin les devant à mon tour et l'inondant de baisers fiévreux. Je passais mes mains sous les vêtements qu'elle avait remis tout à l'heure. M'arrêtant de l'embrasser, je la regardais, penché au dessus d'elle.

"Dis-le..."

Je l'embrassais de nouveau, à sa manière tout à l'heure. Partant de sa bouche, parcourant le long de sa mâchoire pour venir lui mordiller le lobe de l'oreille.

"Dis le que tu t'inquiètes pour moi...Tu l'as dis tout à l'heure, t'aimerais pas qu'on casse ton jouet. Parce que tu aurais du mal à me remplacer c'est ça ?"

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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Mar 17 Mai - 23:49





Perdre la tête ...




Lorsque j’avais demandé si sa mission allait être dangereuse, il avait menti honteusement. Je n’aurais pas du poser la question. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’avais envie qu’il m’en parle … Après tout, parler n’était pas vraiment notre fort. Mais quelque part, je savais que notre « relation » était particulière. Je ne parlais pas de sentiments, bien entendu, mais juste … Du fait qu’on se connaissait l’un l’autre mieux que personne. Parce que je connaissais son secret, mais aussi ce qu’il était en dehors. Et quelque part, il connaissait aussi une part de moi, faible, que je n’avais montré à personne. Il m’avait vu au plus mal, m’avait vu pleurer. Personne d’autre ne pouvait s’en vanter … Alors pour une raison absurde, j’avais cru qu’il pourrait vouloir vider son sac et me raconter. Mais là encore, c’était une illusion. Je savais qu’il était rebelle, et il savait que je ne lui ferais pas de mal. Mais de là à me parler de la rébellion, il ne fallait pas pousser … Et il avait sans doute raison. Si je ne le dénoncerais jamais, je n’aurais aucun scrupule à le faire avec un autre de ces misérables idiots. Je décidai alors de passer à une autre forme d’offensive, moins douce, et proposai de l’attacher au lit.

« Je préfèrerai l'être pour d'autre raison. Ne t'inquiète pas pour moi, c'est de la routine... »

J’haussais un sourcil avant de répondre, du tac au tac :

« Ah oui ? Tu te fais souvent attacher au lit toi ? »

J’avais souri. J’avais compris ce qu’il avait voulu dire bien entendu, mais j’avais préféré éluder la question de mon inquiétude qui me mettait plutôt mal à l’aise. Mais Zane n’allait pas me laisser m’en sortir aussi facilement.

« Tu as peur pour ton jouet ? C'est vrai que je suis une édition limitée et très recherchée. Demandes aux Pacificateurs... »

Je fronçais les sourcils. Comment pouvait-il être aussi désinvolte avec ça ? Avait-il seulement conscience des dangers auxquels il s’exposait ? Mais voilà, il avait souligné ma « peur », et le reste passait à la trappe ; je ne voulais pas empirer mon cas et lui donner raison. Au lieu de ça, je me penchais vers lui le plus sérieusement du monde.

« Je n’ai peur de rien Hamilton. »

J’avais repris les choses là où je les avais laissées : dans son cou. Mais alors que je lui glissais une excuse à l’oreille, il me fis basculer sur le sol et s’allongea sur moi pour m’embrasser. Ses mains passèrent sous mes vêtements et je songeais qu’on pouvait être con parfois, à vouloir changer une équipe qui gagnait. C’était à ça qu’on était bon lui et moi ; le corps à corps. C’était simple maintenant que j’y pensais, aucune, pas une seule de nos discussions n’avait réussi à se finir autrement qu’en dispute. Même lorsqu’il faisait encore semblant de sortir avec moi … Les mots étaient notre ennemis, et je m’acharnais à les ramener à chaque fois. Mais lui n’avait visiblement pas eu cet éclair de lucidité, puisqu’il s’arrêta pour me regarder, avant de reprendre.

« Dis-le ... »

Je le fixais un instant, ayant peur de comprendre.

« Dis-le que tu t'inquiètes pour moi...Tu l'as dit tout à l'heure, t'aimerais pas qu'on casse ton jouet. Parce que tu aurais du mal à me remplacer c'est ça ? »

Ma mâchoire se tendit. Bien joué. Je l’avais poussé d’une main pour qu’il se redresse alors que j’en faisais autant, me retrouvant face à lui … Pas vraiment menaçante mais … Dure.

« C’est ce que tu crois, que j’aurais du mal à te remplacer ? »

Mon ton était piquant. Merde Channelle. Calme-toi. Tu t’inquiétais pour lui, et tu t’énervais parce qu’il était assez lucide pour s’en rendre compte. C’était à la limite de la démence là. J’étais à deux doigts de lui balancé que je n’avais qu’à siffler pour en voir débarquer dix comme lui, mais je m’étais retenue. Parce que oui, j’avais eu des tas d’histoires. Mais s’il y a en avait eu un seul autre comme lui, je n’aurais pas continué à le voir en sachant qui il était, et ce qu’il m’avait fait subir. Contrôle Channelle, contrôle.

« Ne cherche pas à me faire dire que je m’inquiète pour toi. Je ne suis pas ce genre de fille. Si tu veux une fille qui s’inquiète de ton sort prends toi une jolie petite rebelle à qui tu peux dire quand c’est dangereux ou non. »

Ca y est. J’avais totalement perdu le contrôle. Qu’est-ce qui m’avait énervé déjà ? Ah oui. Le fait qu’il me renvoie en pleine face mon inquiétude pour lui. Parce que je me détestais de le ressentir, de ressentir quoique ce soit. Parce que si j’avais voulu reprendre avec lui, c’était pour me débarrasser de ses sentiments à grand renfort de parties de jambes en l’air. Ca n’avait visiblement pas fonctionné, et je bouillonnais. Ma main avait rejoint son entre-jambe alors que je le regardais dans les yeux.

« En fait si, t’as raison. Y’a bien une partie de toi pour laquelle je suis inquiète. J’aime bien aussi ta belle gueule, mais si tu finissais défiguré, tu pourrais toujours me prendre par derrière. »

T’as raison Channelle, devient vulgaire, ça va sans doute t’aider. Le pire, c’est que j’avais quand même envie de lui. Ces foutus mots qui nous pourrissent l’existence …


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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Mer 18 Mai - 11:14

Perdre la tête...
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
On était bien, on était bien et tout bascula. Je voulais partir, elle m'avait retenu, j'avais cru que...que j'avais une certaine importance pour elle. J'avais cru que je pouvais l'entendre me le dire. J'avais cru que le regard qu'elle portait sur moi sous entendait que oui, elle s'inquiétait pour moi. Mais non. Elle me repoussa, comme si je venais de lui faire mal. Comme si ce que je disais était insupportable ou impossible, impensable même. Comme si je l'avais insulté. Son regard changea, l'expression de son visage se modifia. Sa main me repoussa, encore une fois. Une fois de trop.

« C’est ce que tu crois, que j’aurais du mal à te remplacer ? »

Elle était incisive, blessante. Comme si ce que je lui demandais était insurmontable pour elle. Comme si j'étais indigne d'être aimé. Comme si j'étais un cauchemar ou insignifiant. Mon cœur se mit à battre à toute vitesse. Je voulais qu'elle se taise, j'aurai voulu qu'elle arrête de parler maintenant, qu'elle n'aille pas au bout de sa réflexion. Mais c'était Channelle et elle continua...

« Ne cherche pas à me faire dire que je m’inquiète pour toi. Je ne suis pas ce genre de fille. Si tu veux une fille qui s’inquiète de ton sort prends toi une jolie petite rebelle à qui tu peux dire quand c’est dangereux ou non. »

Voilà pourquoi. Je me redressais encore plus. Mon visage s'assombrit. Qu'elle arrête tout de suite...qu'elle cesse ce qu'elle est en train de dire, de faire. De me détruire. Ça ramenait trop de souvenirs en moi. Cette scène j'avais déjà l'impression de l'avoir vécu mille fois avec elle. Je reconnaissais ce ton qu'elle employait, cette froideur. La dureté de sa voix me ramenait quelque temps en arrière, juste avant qu'elle découvre que j'étais un rebelle, juste après que je l'ai quitté. Elle toucha mes parties intimes et continua de m'achever.

« En fait si, t’as raison. Y’a bien une partie de toi pour laquelle je suis inquiète. J’aime bien aussi ta belle gueule, mais si tu finissais défiguré, tu pourrais toujours me prendre par derrière. »

Je repoussais sa main violemment et je me relevais d'un bond. Mon visage se ferma définitivement. Je fis quelques pas dans la chambre pour canaliser la colère qui montait en moi. Ma mâchoire grinçait et je passais mes mains dans mes cheveux, pour finir par les passer sur mon visage comme si j'avais de l'eau. Bordel Channelle, bordel de merde. On aurait mieux fait de ne pas parler. C'était insupportable. Tu parles d'illusions que j'avais. Cette fille se servait de moi, elle avait bien raison, j'étais là pour ça, je l'avais choisi. J'avais choisi de souffrir avec elle, pour elle. Mais c'était dur, dur de l'admettre. Elle en devenait vulgaire. Je voulais plus, je m'en rendais compte. Oui, j'en voulais plus avec elle. Mais je ne l'aurai jamais. C'était une évidence maintenant. A quoi bon s'acharner ?

"Putain Channelle..."

Je pinçais mes lèvres. Je ne pouvais plus rester sans rien dire. Fallait moi aussi que j'évacue tout ça. Et je repensais à notre précédente rupture, à ses mots qui ne m'avaient finalement jamais quitté. J'aurai du m'arrêter là, elle l'avait dit. Elle m'avait mis en garde une première fois.

"Tu m'avais prévenu en fait, tu me l'avais dit : Tu ne me toucheras plus jamais !"

Mon regard était perçant sur elle. Mon visage déformé par la colère, la peine, la rage que sais-je ? J'étais inondé de trop de sentiments pour les interpréter correctement.

"On ne mélange pas les diamants et les cailloux. C'est ça ? C'est ça que tu avais dis. Alors pourquoi ? Qu'est-ce que tu t'emmerdes à venir toquer à la fenêtre du putain de cailloux que t'as dans la godasse ? C'est pas moi qui suis venu te chercher la dernière fois..."

Ma voix portait fort et les pas que je faisais dans la pièce n'étaient pas souple et discret. Je ne pensais même plus à Kyle à l'étage d'en dessous. J'en avais plus rien à foutre. Je commençais déjà à m'approcher de la fenêtre.

"Tu sais quoi Channelle ? Tu veux que je te dise...?"

Mon visage se détendit un instant en la regardant. Mon cœur allait se décrocher de ma poitrine. J'enjambais la fenêtre. Je voulais lui dire. Pour en finir. Je voulais avouer que j'en voulais plus, oui que je voulais qu'elle soit celle qui s'inquiète pour moi. Je voulais lui dire que j'étais tombé amoureux d'elle et que... J'entendis une porte s'ouvrir et des pas en bas. Je regardais sa porte, puis je me remis à la fixer.

"Laisses tomber en fait... Je crois que j'ai bien fait de prendre cette mission au final."

Je me laissais tomber du rebords et atterri lourdement sur mes jambes. Je n'entendis pas une seconde de plus et je me mis à courir. Encore et encore. La rage me consumait. Qu'est-ce que j'avais été con de venir ici.


***


Des bruits sourds m'avaient sorti du sommeil. Ça venait d'en haut. Mais que foutait Channelle à cette heure ci ? Elle s'entrainait encore ? Il fallait qu'elle dorme. Demain j'allais lui demander de commencer à courir un peu. Plus de fond que sur la vitesse. Il fallait donc qu'elle garde ses forces pour l'endurance et qu'elle repose ses muscles ce soir.

Je me levais pour aller lui dire. Elle mettait trop de l'effort à l'ouvrage. Pas que j'en sois mécontent, mais bordel de merde il est presque 1h du matin, pour une fois que je me couchais tôt. Je montais les marches quatre à quatre et j'arrivais devant sa chambre. Je toquais et entrais, mais la porte était fermée à clef.

"Channelle qu'est-ce que tu fous bordel ? Tu t'entraines ? Pourquoi tu as fermé ?"

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MessageSujet: Re: Perdre la tête...   Mer 18 Mai - 18:41





Perdre la tête ...





Il m’avait poussée et avant traversé la pièce. Cette fois j’avais été trop loin. J’en étais bien consciente … Mais tout n’était pas de ma faute. Il était allé trop loin en me demandant de lui dire que je m’inquiétais. J’avais été claire là-dessus, non ? Du sexe, rien que du sexe. Je m’y étais fait prendre une fois, on ne m’y reprendrait plus. Ça avait fait trop mal. Mais je l’avais poussé à bout … Je le regrettais déjà …

« Putain Channelle... Tu m'avais prévenu en fait, tu me l'avais dit : Tu ne me toucheras plus jamais ! »

C’était comme si j’avais reçu un coup de pied au thorax. J’avais le souffle coupé. Comment osait-il ? Comment osait-il se servir de ça contre moi ? Il savait très bien dans quel contexte j’avais dit cela : je lui avais proposé de dormir chez moi, et le lendemain il m’avait plaqué, durement et sans raison. Et après il s’étonnait que je ne veuille pas qu’il y ait de sentiment entre nous …

« T’es sérieux là ? Tu veux vraiment ramener ça sur le tapis ? Ah parce que toi c’est clair, t’étais blanc comme neige hein … »

Et voilà, juste comme ça, je ne culpabilisais plus. C’était tellement plus simple de lui crier dessus. Tellement plus facile.

« On ne mélange pas les diamants et les cailloux. C'est ça ? C'est ça que tu avais dit. »
« Un éclair de lucidité … »
« Alors pourquoi ? Qu'est-ce que tu t'emmerdes à venir toquer à la fenêtre du putain de cailloux que t'as dans la godasse ? C'est pas moi qui suis venu te chercher la dernière fois... »
« Nan mais j’hallucine. Je t’ai dit clairement ce que je voulais ! Je t’ai pas entendu objecter ?! »
« Tu sais quoi Channelle ? Tu veux que je te dise...? »

Non. Non je veux que tu arrêtes de parler. Je veux te frapper, je veux t’embrasser. Je veux que tu restes, je veux que tu partes. Je ne sais pas ce que je veux. Mais je sais ce que je ne veux pas : que tu parles. Les phrases fusent comme des flèches et je menace de m’écrouler d’un instant à l’autre. Le souvenir de ce qui s’est passé … Lorsque je suis avec toi, j’arrive à ne penser à rien, à oublier qui tu es, ce que tu m’as fait. Mais la plaie est encore là. Tu m’as tellement fait souffrir … Quand j’y repense, j’ai l’impression qu’elle s’ouvre à nouveau, encore et encore.

Bien sûr, je ne dis rien. Je le regarde enjamber la fenêtre et je n’ai même pas envie de le retenir. Je sais qu’il va me manquer, mais la rage est beaucoup plus forte. Elle me maintiendra à flot. Et puis, pour les courts moments où je me sens bien à ses côtés, les moments comme celui-là pèsent beaucoup plus lourd dans la balance. C’est insupportablement douloureux. Je n’en peux plus.

« Laisses tomber en fait... Je crois que j'ai bien fait de prendre cette mission au final. »

Et je le laisse sauter. J’ai entendu ce qu’il a dit, malgré la rage qui m’anime. Un dernier pic avant de partir … La mission sera effet dangereuse ? Tant mieux. Qu’il y reste. Je n’aurais plus à le croiser.


***

Soudain, j’entends les pas de Kyle à la porte alors que je vois Zane courir au loin. Je soupire. Ma respiration est extrêmement rapide. Je ne savais pas bien pourquoi. Je pris une grande inspiration lorsque je l’entendis frapper à la porte.

« Channelle qu'est-ce que tu fous bordel ? Tu t'entraines ? Pourquoi tu as fermé ? »

Je jetai un œil autour de moi, remis les draps de mon lit et balançai mon tapis de sol par terre avant de répondre, sait-on jamais, qu’il ait l’idée saugrenue d’entrer.

« Parce que tu frappes et tu entre, t’attends pas que je t’ai dit oui. Et j’avais terminé, j’suis en train de me changer, toute nue. Je prends une douche et je dors, promis. »

J’avais foncé dans la salle de bain adjacente et je m’étais glissée sous la douche. C’était étrange … C’était vital. J’avais besoin de faire disparaitre son odeur de moi. Comme si il était partout, sur ma peau, dans mon cou, mes cheveux. Je voulais l’effacer. Tout était bien finalement, j’avais obtenu exactement ce pour quoi j’avais recommencé à coucher avec lui ; je m’en étais débarrassée. Il ne viendrait plus m’importuner, ou occuper mes pensées. De ce point de vue, j’avais gagné.

Alors avais-je une telle envie de pleurer ?


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