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 Hormones et autres drogues

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MessageSujet: Hormones et autres drogues   Dim 10 Avr - 19:53





Je vais bien, ne t'en fais pas ...




J’avais passé la journée à m’entraîner. Kyle avait été occupés au centre des carrières ; en plus d’entraîner les tributs, pendant les jeux, ils débriefaient des actions de nos carrières, analysaient leurs erreurs, leurs stratégies. J’avais donc passé la journée à m’entraîner toute seule. J’avais commencé à la maison, puis j’étais allée à la forêt. Parce qu’il y avait plus de place évidemment, mais aussi parce que j’attendais toujours inconsciemment –ou presque- d’y croiser Zane. Depuis notre dernier « entraînement », je ne l’avais même pas aperçu. Je me disais qu’il devait être occupé, peut-être en « mission » ou je ne sais quoi, jusqu’à cet après-midi. En revenant de l’entraînement, j’avais pris un autre chemin ; je voulais passer à la maison chercher quelques affaires avant de retourner au village des vainqueurs où Kyle m’hébergeait … Et j’avais aperçu Zane dans un autre coin des bois. Il évitait de toute évidence « notre endroit ». Avec une maturité incontestable, je m’étais cachée et l’avais observé quelques instants s’entraîner sur un arbre. Rien que de le voir, j’avais à la fois eu envie d’aller le frapper et d’aller lui sauter dessus. Ce n’était pas bien clair. Mais j’avais envie de contact. Je ne l’avais pas bien réalisé avant de le voir là, mais j’avais besoin de le voir. Pourtant j’étais repartie. Il m’évitait ; et il avait ses raisons. J’étais trop fière pour y aller.

J’étais rentrée chez moi et j’avais dîné seule. J’avais même pris un carré de chocolat, comme pour me remonter le moral ; Kyle était encore au centre –ou ailleurs. Il ne m’informait pas de tous ses déplacements, mais j’aurais été surprise qu’il n’ait pas une ou deux maîtresses dans le district ; il était comme moi : il tirait son sang chaud de notre père, tandis que Sélène avait de ce point de vue beaucoup plus du caractère de notre mère. J’étais donc montée dans ma chambre et m’étais allongée sur le lit. Et alors que je fixais le plafond, je n’arrivais pas à me sortir de la tête la scène de l’après-midi. Ni ce que j’avais ressenti, en fait. Mais plus j’y pensais, plus tout devenait clair à mes yeux. Zane et moi ne serions jamais amis … C’était de la folie que d’y songer. Et pourtant, nous ne serions jamais ensemble, nous étions trop différent. Je n’aurais jamais de sentiments pour un rebelle, qui plus est vu la façon dont il m’avait traité. Alors quoi ? Pourquoi avais-je tant besoin de le voir ? Et là, la vérité m’était apparue. J’étais tout simplement en manque de sexe. Je ne voyais pas comment ça avait pu m’échapper. C’était ces satanées hormones. Avant d’être « avec » lui, j’étais toujours fourrée à droite à gauche. Lorsque nous étions « ensembles », je le voyais plusieurs fois par semaine. Voilà, l’explication était là. J’avais un diagnostic. Et j’avais le remède à portée de vue.

J’avais enfilé un short et un débardeur en quatrième vitesse et j’étais sortie. J’avais laissé mes béquilles en bas des escaliers pour que Kyle pense que je dormais tranquillement dans ma chambre. De plus, j’en avais de moins en moins besoin. Je m’étais habituée à la douleur, ou elle avait diminué. Je boitais toujours bien entendu, mais c’était beaucoup moins pénible. Il faisait déjà sombre dehors. J’avais pris les petits chemins, mais le district était plutôt tranquille à cette heure-là. J’avais marché machinalement jusqu’à la maison de Zane, passant du côté forêt pour voir de loin s’il y avait de la lumière. Je n’étais pas bien sûre de ce que j’étais en train de faire ; mais je le faisais.

Je m’étais approchée de la fenêtre. Elle était ouverte. J’étais restée devant quelques instants, pas bien sûre de ce que je faisais. J’avais observé par la fenêtre et aperçu ses jambes étalées sur le canapé. Je m’étais retournée une seconde pour réfléchir. Mais j’étais bien consciente qu’il ne fallait pas trop que je réfléchisse justement. Je m’étais alors à nouveau penchée, mais cette fois-ci je ne distinguais plus. Je m’étais penchée davantage pour voir où il avait pu partir lorsque je tournais la tête et vis une arme pointée vers moi. Merde. Il avait du m’entendre. Je le fixai un instant avant de sourire.

« Quel accueil chaleureux … Tu ne m’invites pas à entrer ? »

Je lui tendis les bras pour qu’il m’aide à me hisser par la fenêtre et me réceptionnais relativement proche de lui. L’heure n’étais pas à essayer de garder mes distances ; mais il faudrait que je lui explique.

« Je te dérange pas ? Tu m’excuseras de passer à l’improviste mais j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose … Quelqu’un de parano pourrait croire que tu m’évitais. »



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Lun 11 Avr - 10:30

Hormones et autres drogues
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Depuis plusieurs jours je ne faisais que penser à "l'incident", comme je l’appelais à présent, avec Channelle. J'avais été trop con. Je ne m'en voulais pas, car ses lèvres m'avaient manqué et j'étais heureux d'avoir pu les goûter encore, mais c'était foutu maintenant. Wait...voilà que j'étais encore en train de penser à un nous possible. J'avais pourtant toujours dit que c'était une erreur tous les deux. Parce qu'elle était une Carrière et moi un Rebelle. Sauf que Channelle ne m'avait jamais repoussé au final. Si on y réfléchissait bien, elle aurait pu me dénoncer des dizaine de fois, des centaines de fois. Mais elle ne l'avait pas fait, jamais. Pourquoi ?

Cela voulait-il dire que je compte pour elle ? D'une certaine manière oui, peut-être pas de celle dont j'espérais. Mais je comptais assez pour qu'elle ne me repousse pas qu'en je l'avais embrassé de nouveau l'autre jour. Ni pour qu'elle m’envoie valser dans les buissons. Au contraire, elle m'avait dit à plus tard, pour un prochain entrainement. Et puis, un indice, elle avait même réussi à me rendre jaloux. Pourquoi ? Tant de questions qui restaient sans réponses avec elle.

Je me rendais compte, que de savoir que d'autres hommes pouvaient la toucher, surtout depuis qu'on ne se voyait plus régulièrement, me rendait dingue. J'étais fou de savoir ça. Et je m'étais mis en tête de ne plus la revoir. Parce que la voir signifiait souffrir. La voir signifiait espérer quelque chose qui n'arriverait jamais. Pourtant je la voulais. Elle et pas une autre. Et c'était complètement idiot. J'avais la sensation que mes sentiments m'échappaient. Que je perdais le contrôle, alors que j'avais passé une vie à m'entrainer pour ça. Channelle était aussi toxique que moi, mais ensemble on agissait comme un antidote. J'avais besoin d'elle, pour être moi même, pour ne plus composer avec mes différentes identités dans le District.

J'avais fait en sorte d'être absorbé toute la semaine par une mission. Je devais récupérer des informations sur une famille. Et je n'avais même pas essayer de la jouer grand séducteur. J'avais plus vraiment le goût à ça. Je m'étais arrangé pour qu'on ait besoin de moi différemment, et en faisant quelques travaux de toiture, j'avais eu accès à tout ce dont j'avais besoin, sans devoir coucher avec la propriétaire qui pourtant était attirante. Je passais mon temps libre à me défouler dans les bois, prenant soin d'éviter les horaires et les lieux où je pouvais rencontrer Channelle. C'était tellement gamin de ma part. Mais il était urgent que je me protège de moi même.

J'avais fini une journée épouvantable, et je décidais de manger un bout sur le canapé. J'étais en tenue décontractée, torse nu avec un short de sport. La cuisse d'une poule entre mes dents j'entendis un bruit suspect dehors, devant chez moi. Bordel, y'avait pas moyen d'avoir un moment tranquille ou de répits ici ? J'espérais juste que ce ne soit pas un espion, ou un Pacificateur. Je saisis l'arme que j'avais sous le coussin et me levais d'un bon vers le bruit. Juste en dessous de ma fenêtre. Je braquais mon arme sur l'intrus quand je reconnue d'abord son sourire puis sa voix. Ses grands yeux me souriaient aussi.

« Quel accueil chaleureux … Tu ne m’invites pas à entrer ? »

Elle ne chercha pas à fuir, ou à faire semblant. Ni même à trouver une excuse du pourquoi elle m'espionnait devant chez moi ? Non, elle au contraire, elle me tendis ses bras. Mon arme se baissa instinctivement et je la fourrais entre mon caleçon et ma hanche pour la saisir et la hisser dans mon salon. Je ne savais pas ce que j'étais en train de faire, mais la sentir près de moi me faisait du bien.

« Je te dérange pas ? Tu m’excuseras de passer à l’improviste mais j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose … Quelqu’un de parano pourrait croire que tu m’évitais. »

Je fermais la fenêtre d'un coup sec et je tirais le rideau en jetant un dernier regard dehors. Moi aussi j'étais parano. Je me retournais vers elle, ne sachant pas si je devais me tenir droit devant elle et sourire. Ou si je devais l'allonger sur mon canapé et assouvir un besoin qui me hantait depuis des semaines. Finalement je restais debout face à elle, les bras le long du corps.

"Je t'excuse Channelle. J'étais en train de manger, tu as faim ? C'est de la poule au pot..."

Classe Hamilton, t'as rien trouvé de mieux ? Tu l'as pas vu depuis des jours et tu lui parles de la cuisine que tu fais. En fait oui, je n'avais rien trouvé de mieux à dire. Parce que "oui" était la question à sa réponse. Oui je l'évitais, mais non je ne voulais pas qu'elle le sache. Enfin, pas tout de suite. Je voulais savoir d'abord ce qu'elle faisait là.

"Et donc je te manquais et tu es venue me voir c'est ça ?"

J'affichais un sourire radieux. J'espérais tellement que ça soit ça. Et une nouvelle fois je m'insultais mentalement pour avoir envie de ça. Pour avoir envie de lui manquer. Elle avait l'air en forme. Étrangement en forme.

"Où sont tes béquilles ?"

Mes sourcils se froncèrent. Est-ce qu'elle venait encore d'avoir des ennuis dans la rue et était venu vers moi pour que je l'aide ?

Ça va Channelle ?

Mais oui, pourquoi serait-elle là autrement que parce qu'elle avait besoin de moi ? J'étais le seul à fantasmer sur une nouvelle relation, ou une nouvelle partie de jambe en l'air avec elle. Je le dis depuis le début.

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MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Mer 13 Avr - 1:15





Hormones et autres drogues




Zane me hissa à l’intérieur avant de fermer la fenêtre et d’y jeter un œil. J’oubliais souvent le monde dans lequel il vivait … Et à quel point il était dangereux. D’un côté, si les récents événements m’avaient appris quelque chose, c’est que j’avais également oublié que le mien pouvait l’être tout autant … Les événements des derniers jours avaient été assez irréels. Mon propre monde s’était totalement écroulé, ma relation avec Zane en faisait d’ailleurs partie. J’étais partie habiter chez Kyle, après tout ce qui s’était passé. J’observais Nate et Pearl depuis mon canapé. J’avais obtenu une place de stagiaire à Stark industries. Et je débarquais chez Zane à l’improviste pour coucher avec lui. On marchait sur la tête …

Je l’observais un instant tandis qu’il regardait dehors. Je me mordis la lèvre … J’avais l’envie, voire presque le réflexe de m’approcher pour le toucher. Il y a quelques semaines à peine, cela me serait venu tout naturellement, sans que je me pose de questions … Je me serais avancée derrière lui, aurait glissé mes mains autour de sa taille. J’aurais embrassé son épaule, et ma main serait peu à peu descendue et …

« Je t'excuse Channelle. J'étais en train de manger, tu as faim ? C'est de la poule au pot... »

Sa voix m’avait rappelée à la dure réalité. Je retins non sans peine un sourire. Non, en fait je crois qu’il était tout à fait visible, seulement je tendais mes joues de façon à ce que ne soit pas trop visible. Il était sérieux, il me parlait de poule ? Je pinçais mes lèvres pour ne pas éclater de rire. C’était presque mignon, comique … Même s’il ne s’en doutait pas vraiment. J’avais faim, mais pas vraiment de poule au pot. Fort heureusement, il m’avait quelque peu ramené à la réalité, sans quoi je serais passée directement au dessert. Je lui précisais que je m’inquiétais un peu de ne pas l’avoir aperçu les autres jours, ce à quoi il répondit par une petite plaisanterie.

« Et donc je te manquais et tu es venue me voir c'est ça ? »

Je le regardais une seconde dans les yeux avec un air rieur. J’étais d’une humeur incroyablement joyeuse. Je savais qu’il disait cela pour la taquinerie bien sûr, mais il ne croyait pas si bien dire. Enfin, c’était presque ça. Je n’aurais pas vraiment dit qu’il « me manquait ». Je recherchais sa présence, et ce pour une seule et unique raison ; le sexe. C’était, j’en étais persuadée, la solution au fait que je pensais trop à lui en ce moment.  Je ne pouvais pas voir d’autre raison logique à cela, pas après ce qu’il … Je chassais rapidement ces pensées. Si je me mettais à repenser à ce qu’il m’avait fait, à la faiblesse que j’avais montrée fasse à lui, je risquais de compromettre mes chances de guérison.

« Peut-être … Ça te ferait plaisir ? »

Il allait sans doute croire que je plaisantais bien sûr, mais il ne tarderait pas apprendre à ses dépend que c’était en effet la raison de ma visite. Je notais déjà un changement dans le son de ma voix. C’était une note presque imperceptible ; c’était bien entendu toujours ma voix. Mais elle avait cette note particulière qui ressortait lorsque j’étais en train d’essayer de séduire quelqu’un. Plus douce peut-être, plus lente. Et la façon dont j’avais insisté sur le mot « plaisir ». Oh bien sûr, j’étais sans doute la seule à l’avoir remarqué, parce que je connaissais la raison de ma visite. Mais ça ne m’empêchait pas d’avoir l’impression de ma balader avec un néon  rouge sur lequel on pourrait lire « couche avec moi ».

Son regard s’était posé sur ma jambe et je sentis la surprise dans son regard. J’hésitais un instant à lui dire qu’elle n’était pas vraiment guérie, seulement moins douloureuse et que j’avais laissé les béquilles chez Kyle pour me servir d’alibi. Le rôle de la petite sœur soumise n’était pas forcément l’image que j’avais envie de donner de moi ce soir.

« Où sont tes béquilles ? »

Je n’avais vraiment aucune envie d’aborder le sujet avec lui. Ma jambe allait guérir. J’allais mieux. J’étais prête à passer à table. Je m’avançai doucement vers lui, la distance entre nous devenant inconvenante, en baissant mes yeux vers l’arme qui dépassait de son short. Il n’allait pas en avoir besoin, je n’étais pas là pour lui faire du mal … Non. J’étais là pour lui faire du bien. Dans un geste doux, je saisis l’arme du bout des doigts. Je frôlai sa peau au passage, d’une façon très anodine. On aurait pu croire que je ne l’avais pas fait exprès. Un léger frisson me parcouru.

« Je les ai laissées chez moi, je n’en ai pas besoin pour marcher, juste pour me battre. Mais je ne crains rien chez toi … N’est-ce pas ? »

Et voilà ; ma voix était de retour.  J’avais tendu le bras pour poser l’arme sur le meuble à côté de lui avant de lui faire à nouveau face. Il ne comprenait visiblement pas encore la scène qui se déroulait devant ses yeux.

« Ça va Channelle ? »  

Je pris une mine un peu embarrassée, baissant les yeux vers le sol avant de les relever vers lui.

« Je ne sais pas trop … Je crois que j’ai de la fièvre … Ou il fait peut-être juste vraiment très chaud chez toi … »

Ni une ni deux, je me débarrassais de mon débardeur et il atterrit sur le sol à côté de moi.

« Ah, je me sens mieux. »

Mes yeux se plongèrent dans les siens. On y était. Je savais très bien ce que je voulais ; j’avais besoin de me libérer de cette emprise qu’il avait sur moi, et le sexe m’apparaissait comme le seul moyen d’y parvenir, la seule raison logique qui m’amenait à rechercher sa présence. C’était après tout la seule chose qui avait jamais été vraiment sincère entre nous. C’était la seule chose qui nous liait. Mais c’était puissant, il le ressentait aussi ; je le savais ; je l’avais vu. Il ne restait qu’à le convaincre.

« On ne sera jamais ensemble. On ne sera jamais amis. Mais on a été amants avant tout ça, et ça fonctionnait. Ca me manque. Et ça te manque aussi. »

Ce n’étais pas une question … Je l’avais sentis la dernière fois. Et pas seulement au sens figuré … Je fis alors disparaitre le peu de distance qui nous séparait encore alors que mes mains glissaient sur son torse, s’arrêtant autour de son cou. Mes lèvres s’approchèrent de son oreille. Je prenais mon temps ; je voulais le laisser venir … S’assurer qu’il le désirait autant que je le désirais. Je lui murmurais alors ...

« J’ai envie de toi. »


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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Dim 17 Avr - 17:24

Hormones et autres drogues
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
« Peut-être … Ça te ferait plaisir ? »

Le visage de Channelle était détendu. Je mentirais si je disais que je ne l'avais jamais vu comme ça. Mais en tout cas ça faisait un moment que je ne l'avais pas vu aussi relâche à mes côtés. Ses yeux étaient brillants, son teint était reposé. Mais il y avait quelque chose en elle, dans son regard, dans son attitude. Une flamme qui la consumait, qui la faisait resplendir là, dans mon salon. Cette phrase eut un impact sur moi. Mes poils se hérissèrent, comme s'ils ressentaient ce qui allait arriver, comme l'instinct des animaux quand une catastrophe est sur le point de s'abattre sur la terre. Je ne savais pas si elle rigolait, si elle ne faisait que répondre à mon humour ? Je lui avais lancé une perche et Channelle était le genre de fille à s'en servir pour la retourner contre l'autre. Sauf que là, il y avait quelque chose qui clochait.

J'avais envie de lui répondre que oui, oui ça me ferait plaisir de lui manquer. C'était mal, mais j'en serais heureux. J'étais plus à quelques souffrances près. Je voulu changer mes pensées, car elles étaient en train de m'envahir totalement, m'empêchant de réfléchir correctement à sa présence ici. Et si elle était vraiment venue pour moi ? Je baissais les yeux et fixais sa jambe. Elle hésita à répondre. Que me cachait-elle ?

Elle s'avança alors vers moi. J'eus tout d'abord un mouvement de recul. Mais elle avança de nouveau, drôlement près, agréablement trop proche de moi. Elle posa une main sur mon arme. Je fronçais les sourcils, posant ma main sur la sienne pour qu'elle arrête. Que faisait-elle ? Un instant j'étais en train de me dire que c'était un piège, et que j'avais était trop con, éblouie par un sourire...j'étais vraiment fini. Et puis, c'était là...dans sa voix...dans son attitude, quand elle me frôla. Les fins poils de son bras avaient aussi saisi son émotion.

« Je les ai laissées chez moi, je n’en ai pas besoin pour marcher, juste pour me battre. Mais je ne crains rien chez toi … N’est-ce pas ? »

Non, elle ne craignait rien. Et elle ne pouvait pas mentir, pas avec une voix comme ça. Et je la reconnaissais bien, pour l'avoir si souvent entendu quand on était dans un lit tous les deux. Ma bouche s’entrouvrit et se referma et j'avalais difficilement ma salive. Bordel de merde, qu'était-elle en train de faire ? Elle posa l'arme sur un meuble et le bruit du métal contre le bois me fit détourner les yeux des siens. Avait-elle perdu la tête ? Je lui demandais si elle allait bien. La réponse était tout aussi équivoque que son attitude. Sa tête fixa le sol. J'eus peur une seconde de ce qu'elle allait bien pouvoir me dire.

« Je ne sais pas trop … Je crois que j’ai de la fièvre … Ou il fait peut-être juste vraiment très chaud chez toi … »

Mon visage se crispa. De la fièvre ?! Avait-elle une complication avec sa... Mon estomac fit des bons dans mon ventre, ma mâchoire manqua de tomber par terre. Elle était en train de se déshabiller devant moi. Channelle Featherstone était dans mon salon en train de ôter son haut.

« Ah, je me sens mieux. »

Je restais fixer là, comme le dernier des abrutis. Les yeux ronds. Avant je n'aurais pas hésité une seconde, mais je n'étais toujours pas sur que ce ne soit pas un piège. C'était elle qui l'avait dit la première. Plus jamais rien entre nous, plus jamais après la dernière nuit où elle avait caché ma présence aux Pacificateurs. Alors pouvait-on m'expliquer ce qu'elle était en train de trafiquer en soutien gorge dans MON salon ?

Ses yeux se posèrent sur les miens. Son regard me désarçonna en un instant, comme il avait su le faire de nombreuses fois auparavant. Mon cœur s'accéléra, ma respiration devenait de plus en plus rapide. Elle était belle. Affreusement trop belle pour que je résiste. A cet instant précis, il était difficile pour moi de dire si je l'aimais plus que je ne la détestais ?

« On ne sera jamais ensemble. On ne sera jamais amis. Mais on a été amants avant tout ça, et ça fonctionnait. Ça me manque. Et ça te manque aussi. »

J'avais envie de dire que non. Mais elle aurait su que je mentais. C'était de ma faute tout ça. Avec le baiser de l'autre jour, j'avais ouvert une faille, une brèche et elle était maintenant en train d'agrandir le trou. Elle se faufilait dans la moindre parcelle de mon être faible en sa présence. Elle se rapprocha de moi, je me reculais d'un pas, mais comme tout à l'heure, elle s'avança encore, jusqu'à que je sente son souffle dans mon cou, au creux de mon oreille. Elle était déterminée, sûre d'elle, envieuse. Je retenais mon souffle. J'avais l'impression que si je respirais, j'allais m'effondrer. Ses mains glissèrent le long de mon torse nu et s'arrêtèrent autour de mon cou. Je passais ma langue sur mes lèvres pour les humidifier sans même m'en rendre compte. Ma bouche était sèche. Je fermais les yeux, je savais que la regarder serait un piège.

Alors qu'elle disait ces quelques mots suaves à mon oreille, mon cœur chavira, je n'étais plus qu'un rythme de battement anarchique et rapide. S'en était presque douloureux. Parce que je résistais, parce qu'il était impossible que ça se passe comme ça. Je lui saisis fermement les bras pour l'éloigner de moi d'une bonne vingtaine de centimètres. Bloquant ses poignets que je plaquais le long de ses hanches. Mon regard était plein de désir, de folie et de questionnement.

Putain Zane, c'était dans des moments comme ça que tu voulais écouter ta matière grise ? Mais écoutes plutôt la bosse dans ton pantalon mec. Je remuais les lèvres comme si j'avais quelque chose à dire, mais rien ne sortait. J'avais un nœud dans la gorge, un poids sur l'estomac. J'avais le sang qui affluait dans mes tempes, comme si j'étais en colère. Mais en fait ce n'était que la réaction normale au fait que je résiste au désir. Je voulais résister à Channelle, mais tout mon corps se rebellait contre moi. Mes mains tremblaient sur son poignet, comme pour m'ordonner de les lâcher. Channelle ne disait rien et ça la rendait encore plus désirable. Elle me regardait avec ses grands yeux noirs qui ne faisaient que me dire "maintenant".

Bordel j'avais envie d'elle, comme jamais j'en avais eu envie. Je détournais ma tête sur le côté pour m'éviter de la regarder. Je mordis ma lèvre inférieure, avalant avant ça une nouvelle fois ma salive. J'avais rarement eu dans mon salon des filles aussi peu vêtues et dont le corps pourrait faire chavirer n'importe quel homme. En fait, je n'avais jamais eu une seule fille dans mon salon à part Channelle. Je reportais mon regard sur elle et mon cœur manqua un battement. Elle brûlait de désir pour moi. N'était-ce pas suffisant ? Il n'y avait pas là de piège. Elle n'était pas venue ici pour repartir sans ce qu'elle cherchait. Et ce soir, c'était peut être ça qu'elle voulait ? Qui j'étais pour lui refuser ?

J'allais me brûler une nouvelle fois les ailes, mais il n'y avait pas de meilleur moyen que de le faire dans ses bras. Je tirais alors brusquement sur ses poignets. Sa poitrine rebondit sur mon torse avant que mes mains n'attrapent quelques peu abruptement sa tête. Je laissais glisser mes doigts dans ses cheveux avant d'approcher son visage vers le mien pour y dévorer ses lèvres. Et finalement c'était un baiser libérateur. Elle en avait envie, j'en avait envie. La tentation était trop forte pour y résister. Et ça aurait été une insulte pour tous les hommes de cette planète que de ne pas goûter à cette bouche.

J'entrepris d'enlever le reste de tissu qui m'empêchait de sentir la chaleur de son corps contre le mien. Alors que j'étais à genou pour retirer son pantalon j’aperçus son bandage à la cuisse. Mes doigts survolèrent délicatement la bande. Je relevais alors ma tête vers elle, le regard inquiet. Puis l'ébauche d'un sourire sur les lèvres je me relevais d'un bond, la saisissant rapidement par la taille et l'envoyant valser sur mon épaule pour la transporter jusqu'au canapé. Il m'avait été bien sûr difficile de résister à la tentation de lui mettre une petite claque sur les fesses avant de l’allonger délicatement sur les coussins. J'avais l'impression qu'elle était un œuf qu'il ne fallait pas casser, et en même temps je la sentais forte et puissante.

Je me plaçais au dessus d'elle, calant mes genoux contre ses cuisses et je fis parcourir mes mains sur sa peau nue. Elle n'était plus qu'en sous-vêtement. Pour un instant, pour soirée peut-être, elle n'était plus qu'à moi. Elle m'appartenait entièrement. Cette peau, ce regard, ses gémissements, tout ça était pour moi. Je me délectais de chaque seconde. Mes lèvres parcouraient chaque parcelle de son corps et allaient à chaque fois mourir sur les siennes. Je n'étais plus qu'un brasier contre elle. Je vins déposer un chapelet de baiser dans son cou, remontant jusqu'à son oreille où je me mis à murmurer :

"Ça me fait plaisir que tu passes me voir !"

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MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Mer 20 Avr - 23:08





Hormones et autres drogues





Il m’avait repoussée. Pendant quelques instants, je cru qu’il allait opposer une certaine résistance, mais je n’étais pas inquiète. Je savais très bien qu’il le voulait autant que moi ; il pouvait résister tant qu’il voulait, il finirait par céder. Alors je le laissais faire, je ne le poussais pas. Je me contentais de le fixer alors qu’il me tenait les mains, détournait son regard. Mais lorsqu’il plongea son regard dans le mien, je compris en une fraction de seconde qu’il s’était … Résigné n’est peut-être pas le terme approprié, mais l’idée est là.

C’est à ce moment que tout bascula. D’un coup, comme si toute la pression venait de retomber, il m’attira avec lui avec force, presque brutalement avant d’emprisonner mes lèvres. C’était absolument divin … Bien différent du petit baiser qu’il m’avait volé à la clairière, qui était presque involontaire, une pulsion rapide mais rapidement regrettée. Là c’était différent, totalement différent. Notre premier vrai contact depuis cette fameuse soirée, un contact calculé, prémédité, désiré … Et assumé. Il avait mis trop de temps à se décider pour pouvoir nier le combat intérieur qui avait du se dérouler en lui … Je l’avais également eu avant de venir. Ce baiser était le fruit d’une longue réflexion de chaque côté, et malgré tout, il semblait naturel, comme une évidence. Comme si nous corps s’exprimaient enfin pour nous faire comprendre qu’il était temps qu’on éteigne nos cerveaux et nos égo, parce qu’ils n’attendaient que cela …

A la seconde où sa main avait touché ma peau, mon corps avait complétement déconnecté de toute logique. Il était brûlant et il frissonnait. Lorsque Zane s’arrêta sur mon bandage, j’eus une seconde d’inquiétude. Ne t’arrête pas. Je n’ai pas mal … Mais il se releva presque aussitôt et me jeta sur son épaule, m’arrachant un léger rire, qui s’effaça aussitôt lorsqu’il m’allongea sur le canapé et se glissa sur moi. Je n’avais pas envie de rire … J’avais juste envie de lui. De ses baisers, de ses caresses … Alors qu’il exhaussait mes vœux silencieux, il remonta à mon oreille et son souffle m’arracha un frisson.

« Ça me fait plaisir que tu passes me voir ! »

Mes yeux se fermèrent une seconde …

« Je reviendrais … Tu t’occupes tellement bien de tes invités … »

Mes mains glissèrent sur ses épaules, jusqu’à se rejoindre dans sa nuque. Chaque contact avec sa peau s’accompagnait d’une légère pression, comme pour le rapprocher encore davantage de moi-même si cela aurait été difficile. Lorsqu’il recula à peine son visage, je croisais son regard. Tu m’as manqué. Voilà les paroles qui m’étaient venues spontanément mais que j’avais eu la présence d’esprit de garder pour moi. Parce que ce ne n’était pas le genre de phrase à dire à quelqu’un qu’on ne voulait que pour le sexe … Alors au lieu de cela, je l’embrassais. Encore et encore, mes lèvres allant se perdre au coin de sa mâchoire, dans son cou … Mes mains parcourant son corps, descendant dans son dos. J’étais impatiente … Mais je voulais faire durer ce moment. Je l’avais attendu, quoique je puisse en penser, et pour cette nuit, j’étais prête à le suivre où il voulait m’emmener … Au paradis … Ou en enfer.

***

Le bout de mes doigts parcourait doucement l’avant-bras de Zane. Ma tête était posée sur son torse, et je regardais distraitement les allées et venues de mes doigts. J’étais pensive. Ça n’avait pas exactement été une réussite. Pas la performance en elle-même bien sûr, cette part-là avait été … Elle avait été meilleure encore que dans mes souvenirs. C’était mon plan qui avait merdé. J’étais persuadé qu’une fois mes appétits rassasiés, tout aurait été parfait, j’aurais pu rentrer chez moi comme je l’avais fait tant de fois avant, comme si rien de tout ça ne comptait. Pourtant, je n’avais pas envie de bouger. J’avais d’abord pensé que c’était parce que je n’en avais pas eu assez, mais après la seconde fois où nous avions atterri sur son tapis, j’étais réellement exténuée. Mais je n’avais pas envie de partir. C’était un très mauvais signe. Peut-être devais-je simplement prolonger le traitement. J’avais après tout été sevrée pendant un moment ; il m’en fallait peut-être davantage avant guérison totale. Ca ne pouvait être que cela. Malgré tout, je devais déjà me faire violence pour partir du bon pied ; plus je restais, pire c’était. Dans un élan de volonté, je me redressais à la recherche de mes sous-vêtements et des morceaux de tissus que j’avais mis pour venir l’allumer. Je le vis alors se redresser derrière moi, et je vins m’assoir à califourchon sur lui pour l’empêcher de se relever.

« Reste allongé, t’as bien mérité ton repos soldat. Je saurais retrouver la sortie. »

Je le fixai avec un sourire mutin. Ne l’embrasse pas. Cela enverrait définitivement un mauvais message. Si je voulais revenir, il fallait que les choses soient claires. Mais je n’avais pas envie de les exposer de manière trop froide, pas après le moment qu’on venait de passer.

« Je reviendrais. Si t’as de la compagnie, laisse ta fenêtre fermée je reviendrais un autre soir. »

Voilà. Comme ça c’était clair. Pas forcément très subtile dans le genre non-exclusivité, du sexe et rien de sentimental, mais direct. Et ça ne m’avait presque pas arraché la langue. Mon visage en tout cas était souriant, comme si cela m’était totalement égal. Est-ce que ça l’était ? Oui. Non. Peut-être. Cesse de faire ta cloche … Ca ne l’est pas encore. Mais j’avais l’intime conviction que ça viendrait : j’étais si convaincante que j’arrivais à m’en convaincre moi-même.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Zane Hamilton
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MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Sam 7 Mai - 20:20

Hormones et autres drogues
On ne marche pas vers l’amour : on tombe la tête la première dedans.
Ça m'avait manqué, tout ça. Elle, la chaleur de son corps, ses mains habiles sur moi. Ses baisers tendres et sauvages à la fois. Ses regards envoutants, désarmants. Pourquoi s'en était-on privé aussi longtemps ? Bon OK, entre temps elle avait eu une jambe cassée, dégommée par des enfoirées de Carrières, ce qu'elle était et ce que je détestais le plus. Et puis elle avait aussi découvert que j'étais un Rebelle, ce qu'elle détestait le plus, mais c'était des broutilles non ? On était fait pour être s'entendre et être ensemble dans ce monde parfait ! Non ?

En fait non, mais elle était là, avec moi, sur ce canapé. MON canapé, à m'embrasser. Chaque morceau de ma peau était à elle, et elle le savait, et elle en abusait et je me laissais faire avec plaisir. Un peu trop même. Et c'était réciproque. Je sentais que je pouvais faire ce que je voulais d'elle ce soir. Mes mains parcourant ses formes étaient maitresse de son corps. Dans un lit, sur un canapé, par terre, contre un mur, n'importe où, tant qu'on était nu, Channelle et moi étions dans une zone neutre. Y'avait plus de Rebelle, plus de Carrière. Y'avait juste de corps brûlant se désirant. Deux aimants, deux amants s'aimant malgré tout.

Ce soir on s'était aimé deux fois. J'aurais voulu qu'elle reste ici avec moi. Qu'on oublie qui on était, le temps d'une nuit, d'un week end ou même d'une vie. Mais bien que contre moi, sa tête sur mon torse, ses doigts chancelant sur mon bras, elle était distante. Je le sentais. Je commençais à la connaître. J'aurais donné n'importe quoi pour être dans ses pensées en ce moment même, et savoir ce qui la travaillait comme ça. J'avais l'impression qu'elle allait m'échapper encore. Et je n'aimais pas ça. Je pris sur moi pour ne rien dire.

Elle se redressa, comme un signal, et j'en fis de même. Mais elle me coupa dans mon élan, en venant sur moi. Je souriais, mais j'étais au fond inquiet. Elle était belle, mais pensive. Et je ne l'aimais pas aussi soucieuse. Elle allait partir, comme la dernière fois et on allait pas se revoir avant je ne sais combien de temps. On allait probablement plus jamais se revoir, tout était possible avec miss Featherstone.

« Reste allongé, t’as bien mérité ton repos soldat. Je saurais retrouver la sortie. »

J'avais envie de l'attirer contre moi, de l'embrasser et de reprendre une 3ème manche, mais ce regard qu'elle avait...malgré son sourire, ça ne me donnait pas envie.

« Je reviendrais. Si t’as de la compagnie, laisse ta fenêtre fermée je reviendrais un autre soir. »

J'haussais un sourcil, la dévisageant un instant. Ne dis rien Zane, ne répliques pas. Savoures, elle vient de dire qu'elle allait revenir. C'est tout ce que tu veux mec, ne dit rien.

"Si j'ai de la compagnie ? Ici ? Vraiment ?"

Et merde. Putain j’abuse. Fallait changer de sujet. Vite. Ne montres pas que tu as tellement envie d'elle. Joues son jeu... Attends, non ! Non pourquoi je devrais jouer au même niveau ? J'm'en fous qu'elle sache. De toute façon elle le sait déjà, non ? Peut-être que non, mais elle le saurait un jour. Me servant de sa jambe la plus fragile, je la fis basculer sous moi, reprenant le dessus sur elle. J'entrepris de l'embrasser dans le cou, remontant jusqu'à ses lèvres. Elle était désirable, qu'est-ce que ça pouvait faire qu'elle le sache ? Je venais de coucher avec elle deux fois après tout. Après quelques échanges de baisers, je la laissais de nouveau respirer.

"Entendu, je laisserais la fenêtre ouverte quand je serais seul !"

Boarf tu parles, c'était la seule qui était rentrée chez moi. Je roulais sur le côté et me relevais à la recherche d'un caleçon. J'avais bien compris qu'elle ne voulait pas rester. Et je n'insistais pas pour la retenir. Je ne voulais pas la faire fuir en le faisant. Elle allait revenir, et si ce n'était pas le cas...et bien... Je secouais la tête, ce n'était pas le moment de penser à ça. Channelle n'était pas une belle parleuse, ce qu'elle disait, elle le faisait. Je me sentais ridicule d'être si accro. Cette fille était comme une drogue infiltrait dans mes veines. Je me penchais pour récupérer une partie de ses vêtements. Je revins sur le lit en les lui tendant. Un sourire assez coquin sur mes lèvres, la détaillant entièrement du regard. Elle était tellement mieux sans ces bouts de tissus. Je mordis ma lèvre.

"Reviens vite alors!"

Spoiler:
 

FICHE PAR DITA | EPICODE
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hormones et autres drogues   Dim 8 Mai - 23:09





Hormones et autres drogues





« Si j'ai de la compagnie ? Ici ? Vraiment ? »

Je le fixai en penchant légèrement la tête. Il allait essayer de me faire croire qu’il n’avait pas d’autres « missions » ? Hum, sans doute pas. Il avait dit « ici », ce qui voulait dire qu’il ne ramenait personne ; après tout lorsqu’on était « ensembles », il ne m’avait jamais ramené chez lui. Non, c’était simplement lui qui se déplaçait, voilà tout. On n’était pas un couple, on était un « coup ». Ou plusieurs. Rien de plus. Il faisait bien ce qu’il voulait, je n’étais pas jalouse. Du moins, je ne le serais pas tant que je ne serais pas plus curieuse ; on ne pouvait pas être jaloux de ce qu’on ne savait pas.

Mais il me coupa dans mes réflexions. Alors que j’allais partir, il me tira, se servant de ma jambe affaiblie pour me faire retomber. Il remonta dans mon cou, en y glissant des baisers jusqu’à revenir à mes lèvres. Je le repoussai doucement avant d’éclater de rire.

« Ne crois pas que je ne t’ai pas vu Hamilton. Quand j’aurais guéri de mes blessures, on verra qui commande. »

Il avait souri. Je l’avais regardé, et j’avais souri à mon tour. Je songeais un instant qu’il aurait été tellement facile de se laisser aller à ce jeu-là, de lui sourire, de rester et d’être … Bien. Mais ça aurait aussi été une énorme erreur. Je détournai le regard et il roula sur le côté pour se rhabiller.

« Entendu, je laisserais la fenêtre ouverte quand je serais seul ! »

Il me tendit mes vêtements en me lançant un regard plein de sous-entendu et un sourire naquit sur mes lèvres. Il était insatiable. Je les attrapai et entrepris de me rhabiller rapidement. Plus je restais, plus ma motivation faiblirait ; et il en était hors de question. Alors que je me relevai pour partir, il m’attrapa la taille au passage et mon regard croisa le sien.

« Reviens vite alors! »

Ma main passa derrière sa nuque pour le rapprocher de mon visage et lui voler un dernier baiser avant de reculer.

« Compte là-dessus Hamilton. »

Je lui adressai un léger clin d’œil avant de repartir par la fenêtre. Il faisait complétement nuit, je ne risquais pas de croiser du monde, mais on n’était jamais trop prudent. Je repartis vers le village des vainqueurs avec le cœur bien trop léger. Je réfléchissais déjà à la prochaine fois que je pourrais passer. Dans quoi étais-je en train de m’embarquer … ?



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