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 Je passais par hasard ... [Zatanah]

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MessageSujet: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Mar 26 Jan - 18:03





Je passais par hasard ...




J’étais sur le chemin de la maison de Zatanah. J’avais retrouvé sa sœur dans les bois l’autre jour … Au départ j’avais été déçu. J’avais cru à un braconnier et dieu seul savait à quel point je prenais plaisir à les corriger. Mais il se trouve que ça n’avait été qu’une gamine qui essayait de se pendre à un arbre … Je l’avais immédiatement reconnue, la petite folle du district, sœur de la mentor. Je l’avais donc décrochée, puis assommée car la petite chose se débattait comme un beau diable. Je l’avais ramenée chez sa sœur, m’attendant à recevoir l’acceuil –et la récompense- du héros, mais c’est à peine si elle ne m’avait pas claquée la porte au nez. Elle n’avait cependant pas été assez rapide pour m’empêcher de remarquer qu’elle était encore plus jolie qu’à la télé. Cela m’avait pas mal travaillé ; j’en aurais volontiers fait mon quatre-heures.

J’avais donc quitté ma petite « maison », si on pouvait appeler cela comme ça ; c’était un logement très fonctionnel, avec absolument aucune marque de vie. Juste le nécessaire pour se laver, manger et dormir. Et j’étais sorti avec la ferme intention d’aller « prendre des nouvelles » de la petite pour qui « je m’inquiétais beaucoup ». Ou quelque chose dans ce goût-là. J’étais à quelques pas du village des vainqueurs lorsque quelqu’un m’interpela.

« Pryce ! »

Je pivotai aussitôt. C’était un collègue … Merde, ça ne pouvait vouloir dire qu’une chose …

« On a choppé deux braconniers en action y’a une heure, l’un deux nous a échappé mais on a l’autre. J’ai pensé que t’aimerais avoir une petite … Conversation, avec lui. »

Je soupirais intérieurement. Cela repoussait mon rendez-vous, mais tant pis. Le devoir m’appelait. Quoique je le faisais aussi un peu pour le plaisir.

« T’as vu juste Lowe. Allons papoter un peu avec ce salop. »

Je me retournai vers la maison de Zatanah, et ajoutai pour moi-même :

« A plus tard ma jolie. »

Arrivé à notre QG, j’entrais rapidement dans la salle vitrée qui donnait sur la salle de « discussion ». Un autre de mes collègues se tenait là. Je demandais les informations nécessaires tandis que j’enfilais mes gants.

« Il a dit quelque chose ? »

Il me fit non de la tête. Je souris avant de pousser la porte.

« Je suis sûr qu’il est juste timide … »

J’entrais dans la salle et pris une chaise que je retournais avant de me mettre face à lui. Evidemment, il était ligoté.

« Bonjour. Tu es bien installé j’espère ? Parce qu’on risque d’être là un moment si tu n’arrêtes pas de faire le muet … Et je ne sais pas si t’as entendu parler de moi, mais je ne suis pas particulièrement patient. Alors ça va se passer de deux manières … Tu parles tout de suite, et tu balances ton collègue. Ou tu parles plus tard, et je fais signe à mon collègue de détourner les yeux … Il a l’estomac fragile tu comprends … »

Il ne parlerait pas tout de suite. J’en étais persuadé ; ils ne parlaient jamais tout de suite,  ça leur donnait visiblement un sentiment de « loyauté », d’être fort. Mais ils finissaient toujours par parler, sauf lorsqu’on y allait un poil trop fort et qu’ils ne pouvaient plus parler du tout.

« Rends-moi service, choisi la seconde proposition. Je devais voir une dame ce matin, ça m’embêterait presque de m’être déplacé pour rien. »

Le braconnier fit non de la tête. Je souris. Très bien, on allait donc jouer. Je commençais doucement, par quelques coup aux endroits mal placés, en alternant coups et ordre, toujours le même. « Donne-moi le nom. » Il était cependant plus coriace que je ne l’aurais imaginé de prime abord. Je soupirais alors. Et me retournai pour ouvrir une trousse remplie d’instruments pointus que je mettais bien en évidence devant lui.

« Je m’ennuie. On va passer à la phase deux. »

Je pris une lame bien tranchante et je l’approchai de sa main, avant de la faire remonter jusque son cou. Je n’allais pas l’utiliser, évidemment. Nous avions tous les droits sur ceux supposés d’être des rebelles, mais on ne nous laissait pas mutiler les simples braconniers. Fouettés pour l’exemple, prendre des rations, oui. Découper, non, sans quoi la moitié du district n’aurait plus été apte à travailler … La vermine est partout.

« On va tenter autre chose. Je n’ai pas envie de m’en servir Joshua … Je ne sais pas à quoi le Capitole pensait lorsqu’il a fait nos tenues, mais le sang, ça prend un temps fou à faire partir sur l’uniforme blanc. Tu le savais ? »

Je pivotai avec désinvolture.

« Ca se voit que les stylistes qui ont conçu ça n’avait jamais torturé qui que ce soit. Enfin … Je vais le faire, tant pis pour la lessive, n’est-ce pas ? »

Puis je me retournai vers lui.

« Je vais m’amuser avec ce couteau, mais tu ne parleras peut-être pas. Pas si ton complice est quelqu’un à qui tu tiens vraiment, quelqu’un de ta famille par exemple ? Lorsqu’on met tant de temps à parler, c’est souvent parce qu’on protège sa femme, ou ses enfants … Tu as des enfants Joshua ? Bien sûr que tu en as, vu ce que tu as pris, tu as sans doute une grande famille à nourrir … Ah … »

J’avais souris tout du long en le fixant. Il était déjà bien amoché, tout bleu, tout noir, un peu rouge par endroits … Mais c’était ses yeux que je fixais. Et je souriais parce que le sujet était plutôt plaisant. Mais soudain, je changeais complètement de ton et mon sourire s’effaça à mesure que mon visage s’assombrissait. Ma main se porta alors à ses bijoux de famille, que je serais sans retenue, crispant son visage de douleur …

« Si tu as déjà beaucoup d’enfant, alors tu n’as plus vraiment besoin de ça, n’est-ce pas ? … Si tu ne me donne pas un nom, je supposerais que c’est eux que tu protège. Mais comme je ne saurais pas lequel, je les prendrais tous. Et je m’amuserais avec eux comme je me suis amusé avec toi … Biensûr s’ils sont innocents, ils n’auront rien à dire, donc ils subiront la phase trois, puis la quatre … J’en inventerais peut-être une cinquième spécialement pour ta femme, Joshua. T’es plutôt beau garçon, j’suis sûre qu’elle est adorable … »

Son visage aussi s’était transformé. Je relâchai la pression et reculait ma lame un instant.

« Je pense que je vais te mettre de l’autre côté de la glace Joshua, pour que tu ne rate pas ça. Ce serait vraiment dommage, on me considère comme une sorte … D’artiste, dans le milieu. »

Je me relevai rapidement et ouvrit la porte. Il n’y avait personne derrière, mais je fis comme si ; lui ne pouvait pas voir …

« Lowe, sort moi le dossier de notre ami. Je veux savoir où il habite, et avec qui il … »
« Non ! Je … Je vais parler … »

Je refermai la porte, satisfait.

« Et bien tu vois, je savais que tu n’étais pas muet. »

Il se mit alors à parler. J’obtins le nom et je sorti de la pièce, le laissant là, avant d’aller retrouver mon collègue.

« C’est le boucher. J’te laisse prendre le relais, il est déjà tard. Vingt coups de fouets feront l’affaire. »

Je retirais mes gants avant d’inspecter ma tenue. Evidemment, il y avait du sang. Aaaah … Je soupirais.

« Pourquoi du blanc … »

Après avoir changé mon uniforme, je quittais la caserne pour reprendre les choses où je les avais laissées un peu plus tôt dans la journée. Il devait être pas loin de six heures vu la position du soleil dans le ciel, aussi je me hâtais. Cela avait été une bonne journée ; qu’y avait-il de mieux que de débusquer les ennemis du Capitole ? Mais je comptais finir sur une note encore plus positive. J’arrivais à la porte de la mentor, et frappais deux coups. Pas de réponse … Peut-être n’était-elle pas là. Je frappais une nouvelle fois … J’allais pivoter lorsque la porte s’ouvrit.

« Bonsoir madame Keywell. J’espère que je ne vous dérange pas … »

Je la fixai en souriant. Quelle délicieuse créature. Certains la disaient folle ; c’était peut-être vrai. Mais la folie pouvait être … Divertissante, dans certaines conditions particulières.

« Je passais par là et je me suis dit que j’allais venir prendre des nouvelles de votre sœur … Elle était dans un tel état l’autre soir quand je l’ai ramenée … »


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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Dim 28 Fév - 22:19

Zophia... Chaque jour qui passe est source d'inquiétude.
J'essaye d'être là pour elle, de l'aider, d'être une mère et une grande sœur responsable. J'essaye de la comprendre aussi, de l'accompagner sur un chemin plus sûr.
Mais je ne suis pas vraiment une référence, ni une source de stabilité. Peut-elle compter sur moi ? Me fait-elle confiance ? Je n'ai pas grand chose de plus que mon amour à lui offrir. Mon amour et une grande maison avec de quoi manger pour toujours. Ce n'est pas si mal après tout.

Après l'annonce de l'expiation, je lui ai promis de ne pas y aller. C'était même une évidence. Mais on n'a pas parlé de l'autre possibilité et j'imagine qu'elle doit avoir peur. Moi aussi j'ai peur. J'ai peur et je suis intimement persuadée que le Capitole veut l'envoyer dans l'arène elle aussi.  Surtout que là, si elle y va, ça changerait tout pour moi... Ma promesse serait caduque. Mais que ferais-je alors ? Je ne serais même pas certaine d'être un cadeau pour elle si j..

Non. Je ne dois plus y penser. Cela me rend malade.

Il y a quelques jours un pacificateur me l'a ramenée évanouie. Apparemment elle avait tenté de mettre fin à ses jours, j'en avais encore la gorge nouée en y pensant. Zophia n'allait pas bien et je n'étais d'aucun secours, d'aucune aide. J'en avais été tellement inquiète et mortifiée que j'avais fermé la porte au nez du pacificateur, sans même le remercier. Une fois que ma sœur fut mieux et que je fus certaine qu'elle soit dans son lit et endormie la scène m'était revenue à l'esprit. Et je m'étais sentie triplement nulle. D'abord ça n'était pas très gentil, il l'avait sauvé et il me l'avait ramené sans la dénoncer. Ensuite, en me comportant de la sorte je risquais de grosses conséquences pour nous, peut-être qu'il l'a ensuite dénoncé pour avoir été en dehors des limites du district. Et ce à cause de mon impolitesse. Enfin, encore pire, peut-être qu'il allait nous dénoncer et qu'à cause de ça ce que je craignais tant arriverait : elle serait sélectionnée aux jeux.

Depuis, ces questions ne me quittaient plus. Est-ce qu'il fallait que j'aille le voir ? Que je m'excuse et que je le remercie ? Je dirais que j'étais juste un peu à l'ouest, comme toujours. Peut-être qu'il fallait même que je lui offre quelque chose, que je l'invite à manger. Je pensais beaucoup mais je ne faisais pas grand chose. Et je savais très bien pourquoi, c'était la même raison qui m'avait rendu si impolie l'autre jour d'ailleurs : je détestais le capitole et donc je détestais les pacificateurs. Et ce n'est pas un petit geste, ok, un grand geste altruiste qui allait changer ça. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas lui parler, encore moins pour m'agenouiller devant lui, je ne voulais rien avoir à faire avec l'un d'entre eux, et surtout je ne voulais pas admettre qu'il puisse y en avoir des gentils. Il n'avait pas le droit d'être gentil car alors je ne pourrais plus le détester. Et ça c'était problématique.

J'étais encore en train de ressassée lorsque quelqu'un frappa à la porte.  C'était bien la deuxième fois d'ailleurs. Je me dirigeai vers l'entrée et je l’entrouvris à peine.
...


C'était lui. J'eus même un peu peur en le voyant. Un pacificateur quoi.

- Bonsoir...

Mais il était encore une fois tout aimable et souriant. Il ne m'avait fait aucun reproche et demandait même des nouvelles de ma soeur. Venait-il vraiment que pour ça ?
Il était bon et gentil.
Merde. Je me mordis la langue puis répondis à son sourire par un autre, presque mièvrement. Parce qu'il était beau, son sourire et lui aussi d'ailleurs. Je n'avais même pas fait attention la dernière fois mais là ça me frappait de plein fouet. Et dés lors, j'étais intimidée. Et en plus d'être beau il avait un charme fou, surtout quand il souriait.
Beau, bon et gentil. Je le détestais encore plus.
Je n'avais jamais trouvé quelqu'un d'aussi charmant depuis Drys, physiquement parlant bien sûr, et ça n'avait le don que de m'énerver un peu plus. Sauf que c'était facile à dire, mais en face de cet homme dans son uniforme, j'étais comme une gamine face à son père adoré en pleine crise d’œdipe. J'arrivais à peine à me concentrer et formuler une phrase entière réclama un énorme effort. Je n'étais clairement pas en capacité de l'envoyer chier - sous le seul prétexte que je n'aime pas le capitole - en plus du fait que ça n'aurait vraiment pas arrangé mon cas.

- Zo... Zophia n'est pas là... Est-ce qu... Est-ce que vous voulez rentrer boire un verre en l'attendant ?

Sauf que des fois, on pouvait l'attendre longtemps. Je n'avais aucune idée de l'heure à laquelle elle rentrerait ce soir. Donc j'invitais l'ennemi chez moi et en prime il y resterait peut-être des heures et comme j'avais commencé à faire le repas, je serais peut-être même obligée de l'y convier. Zatanah, qu'est ce qui est le pire ? Diner avec un représentant de l'ordre qui a sauvé ta sœur, ou bien manger avec un rebelle sans même savoir que c'en est un ? Soudainement, je me sentis bien seule au monde.

Je reculai et ouvrit la porte pour le laisser entrer, guettant pour voir si quelqu'un l'avait vu avant de refermer. Juste au cas où. Je l'invitai à s'asseoir dans le salon et l'abandonna quelques minutes pour servir les verres et les boissons sur la table basse, je fis plusieurs allers-retours, de façon à garder un oeil sur lui et le tout sans rien dire et sans oser le regarder. Je reperdrais toute contenance s'il me souriait encore comme il l'avait fait. Sur la table il y avait donc un alcool de raisin assez proche du vin, de l'eau et du sirop de fraise. Je n'avais guère autre chose à proposer. Je pris place en face de lui, les mains posées sagement sur mes genoux, le fixant de mes grands yeux bleus, mais sans vraiment le regarder parce qu'il m'intimidait toujours. Il fallait que je me lance, c'était l'occasion après tout et je devrais y survivre, non ?

- Je...  Pardon pour l'autre jour, je ne vous ai même pas remercié... Monsieur ? ... Je suis vraiment désolée et je ne sais pas quoi faire pour vous remercier. J'aime ma soeur plus que tout au monde et vous lui avez sauvé la vie...

Voilà. C'était fait. Je pouvais donc reprendre plus sereinement.

- Qu'est ce que je vous sers ?
   
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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Sam 5 Mar - 23:57





Je passais par hasard ...





« Zo... Zophia n'est pas là... Est-ce qu... Est-ce que vous voulez rentrer boire un verre en l'attendant ? »

Je la gratifiai d’un large sourire. Ça avait été facile … Bon, je devais essayer de ne pas avoir l’air trop enjoué ; je venais en théorie pour prendre des nouvelles de sa sœur suicidère.

« C’est très gentil à vous de proposer, j’accepte avec plaisir … Enfin, si je ne vous dérange pas bien entendu. »

Elle me laissa entrer et me laissa dans le salon. Pendant qu’elle partait je ne sais où, je jetai un coup d’œil bref autour de moi. C’était donc à ça que ressemblait la maison d’un mentor … Et ben. C’était pas rien … Peut-être un peu moins luxueux que dans mon esprit, mais on était au district huit. Quand on voyait ça, on ne pouvait sans doute qu’imaginer les demeures des vainqueurs des districts riches … Je m’assis là où elle m’avait dit alors qu’elle revenait avec plusieurs boissons.

« Je... Pardon pour l'autre jour, je ne vous ai même pas remercié... Monsieur ? ... Je suis vraiment désolée et je ne sais pas quoi faire pour vous remercier. J'aime ma soeur plus que tout au monde et vous lui avez sauvé la vie... »

Je secouai la tête.

« Je suis Twysden Pryce, mais je vous en prie appelez-moi Twysden. »

Si je voulais devenir plus intime avec la demoiselle, autant instaurer directement un climat d’intimité.

« Et ne dites pas de bêtises, je comprends tout à fait que vous aviez autre chose à penser la dernière fois … Ca ne doit pas être facile tous les jours pour vous, de l’élever toute seule … »

Il fallait s’intéresser à la demoiselle. Les femmes aimaient qu’on s’intéresse à leur vie, je le savais pour fait. Toutefois alors que je prononçai ces mots, ils trouvaient une sorte de résonnance chez moi … Quelque part, je comprenais le fait de s’occuper seul d’une personne qui n’avait que vous sur qui compter … Une personne avec des problèmes. Bien sûr, les problèmes de la sœur de la mentor n’étaient pas comparables avec les problèmes de santé de ma Eli. Cela aurait presque pu me révolter, au fond, de voir une gamine si pressée de mettre un terme à sa vie alors que ma Elizabeth devait luter pour la sienne.

« Ne vous en faites pas, c’est mon travail de veiller sur les gens de se district, vous n’avez nul besoin de me remercier. »

Bon en réalité mon travail consistait davantage à faire de la répression que du sauvetage ; c’était d’ailleurs une vocation bien plus grande pour moi. Punir des ennemis du Capitole, torturer les traîtres, c’était ça mon domaine. Mais le sauvetage pouvait avoir ses avantages, surtout lorsque la victime en question était la sœur d’une aussi sublime créature.

« Qu'est-ce que je vous sers ? »

Un peu de toi serait parfait …
J’hésitai une demi-seconde ; l’eau était le choix de la raison, celui qui ferait de moi un homme raisonnable et professionnel. L’alcool de raisin était un peu fort, je n’aurais pas craché sur une petite bière mais … Mais si je buvais de l’eau, elle ne prendrait sans doute pas d’alcool.

« Je veux bien un peu de raisin, merci. »

Autant la mettre à l’aise. Je la regardais s’assoir en face de moi et servir les verres. Je ne cherchais pas vraiment à cacher mon regard lorsque je la détaillai. Elle était vraiment très belle, bien qu’un peu guindée. Rien que quelques verres ne sauraient détendre. Lorsqu’elle me tendit le verre, je l’attrapai en frôlant « malencontreusement » sa main au passage. Premier contact physique de la soirée.

« Pour être tout à fait honnête avec vous, ce n’est pas pour voir votre sœur que je suis venu … »

Je la fixai alors que je portai le verre à mes lèvres. Ma phrase n’était pas tout à fait clair ; c’était complétement voulu.

« Etait-ce la première fois que votre sœur essayait de … Mettre fin à ses jours ? »

Avant qu’elle n’ait eu le temps de répondre, je plongeais mon regard dans le sien avant d’ajouter, pour la rassurer.

« Vous pouvez me parler sans crainte … Je comprends sans doute mieux que vous ne le pensez. J’ai moi-même élevé ma jeune sœur seul après que les rebelles aient tués nos parents. Elle était, et elle est toujours très malade. Je sais à quel point cela peut être difficile à gérer … »

J’avais précisément choisi mes mots. Les rebelles n’avaient pas exactement tués de leurs mains les parents d’Eli, mais c’était de leur faute s’ils avaient été tués. Et elle n’était pas exactement ma sœur, mais c’était du pareil au même ; et j’avais besoin que Zatannah comprenne à quel point nous étions pareils elle et moi.


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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Lun 25 Avr - 15:02

C'est comme quand la moutarde te monte au nez. L'impression d'avoir les narines qui frétillent et les pommettes qui tournent écrevisse avec un bon 70°C de température en surface. Et j'ai de la chance d'avoir pu goûter de la moutarde en étant allée au jeu, sinon je n'aurais pas pu faire cette merveilleuse comparaison. Mon regard était retombé vers le sol, je n'arrivais pas à soutenir le sien.
Sérieusement, tu n'as plus quatorze ans Zatanah... Il est beau garçon, voilà, c'est un fait. Passe à autre chose maintenant. Pense très fort que tu le déteste malgré tout le reste. En plus il a choisit ce qu'il voulait boire, ça te donne une occupation pour quelques minutes.

- Un peu de raisin ? Très bien.

Encore une fois un sourire de timidité m'échappa. Maudite soit-elle. Mes doigts hésitants saisirent la jolie bouteille avant de verser le liquide rouge foncé, en ayant ôté le bouchon bien évidemment. Je lui en mis plus qu'un peu, par inattention pour changer. Je me demande bien ce qui pouvait me perturber... Et je lui tendis son verre, obligée du coup de le regarder. Je me souviens de ma rencontre avec la sublime Kaly, quand j'ai croisé son regard et que je n'ai plus osé me tourner vers elle tellement elle était désarmante... Et puis quand elle est venue me parler, que je balbutiais comme une abrutie avant qu'elle n'éveille quelque chose d'étrange en moi... Mais si j'y pensais bien, cela m'arrivait souvent de me sentir bête en face d'un inconnu, de n'avoir qu'une envie : me cacher sous la table. Et ça ne finissait pas toujours comme avec Kaly, rarement même. Cette pensée me rassura un peu sur mes capacités à affronter autrui.

Et moi, qu'est ce que je bois ? Je n'avais pas envie de boire de l'alcool, du sirop m'allait très bien. Seulement, cela ne se faisait pas trop de ne pas accompagner son hôte... Et une bonne rasade de liqueur ne me ferait pas de mal, une façon un peu radicale mais efficace d'éliminer cette timidité gênante qui me suivait partout. Je me servis donc, tout aussi distraitement que pour lui. Jusqu'à ce que...

Pas pour ma sœur ?! Que voulait-il dire ? J'allais avoir des ennuis c'est ça ? Hein ? Le capitole, ils allaient venir pour moi ? Ils allaient me forcer à retourner dans l'arène ! Non, non et non. Je ne me laisserais pas faire cette fois. Le verre se mit à déborder, me stoppant net dans mon engrenage paranoïaque.

- Merde.

Et en plus je jurais devant lui. 20/20 Zatanah. J'allais finir en prison si je continuais, c'est sûr. Je reposai vite la bouteille et attrapai un torchon qui était par chance resté sur la table, essuyant rapidement mes bêtises alors qu'il continuait sur un autre registre. Puis je dus me pencher en avant pour aspirer un peu de liquide du verre qui était remplit à ras bord sinon j'allais encore en renverser. Ciel que c'était bon, doux et sucré, à se demander où était l'alcool. J'écoutais à peine ce qu'il me disait et je fus obligée de recoller les mots que j'avais entendu pour en saisir le sens. En espérant ne pas me planter. Un truc en particulier me fit tiquer.

- Les rebelles ont aussi tué vos parents...

Je restais coi, le fixant, bouche entrouverte. Le cerveau tournant telle une véritable machine à question. Donc il était beau, gentil, aimable, souriant et en plus il s'occupait seul de sa sœur et ils avaient perdu leurs parents, eux aussi, à cause de ces raclures rebelles. Mais pourquoi était-il pacificateur, hein ? Sans doute pour se venger des rebelles, évidemment ! Peut-être qu'il voulait que je devienne pacificatrice moi aussi ? Quelle idée saugrenue.

- Je... Je suis désolée pour vous. Oui ce n'est pas facile d'élever sa sœur toute seule... Je ne pourrais jamais être à la hauteur de notre mère. Surtout depuis les jeux... Je fais de mon mieux... Quand je suis là.

Quoique c'était sans doute pire avant les jeux. Soyons honnête, Zophia s'est élevée toute seule et c'est bien là le problème.

- Vous disiez ne pas être venu pour ma sœur... Je ne comprends pas bien...

Je déglutis, redoutant la réponse. Pourtant son sourire et sa douceur n'indiquaient rien de mauvais. Mais j'étais méfiante de nature, surtout avec la gente masculine.


[HRP : l'alcool c'est genre pineau, porto, muscat]
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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Mar 17 Mai - 22:46





Je passais par hasard ...




Zatannah venait de me servir à boire. Je la vis hésiter avant de se servir la même chose. Tant mieux ; elle allait peut-être se détendre un peu. Quoique … Son verre se mis à déborder, elle n’y était pas attentive. Elle était nerveuse ? Tant mieux. Au moins elle n’était pas indifférente, j’avais peut-être mes chances.

« Merde. »

J’avais souris. Il fallait avouer que même si j’aimais les défis, j’avais davantage tendance à choisir des proies faciles, comprendre des femmes qui savaient ce qu’elles voulaient. Comprendre des filles faciles. Sa gêne et sa maladresse étaient … Rafraîchissantes. J’éclatai de rire alors qu’elle se penchait en avant pour vider un peu le verre, m’offrant une vue plongeante sur son décolleté.

« Je vais le goûter, il doit être vraiment bon si vous ne voulez pas en perdre une seule goutte »

Je la taquinais pour la détendre un peu avant de tremper mes lèvres dans l’alcool. En effet, il était plutôt bon, à croire que les mentors étaient plutôt bien fournis. Elle semblait avoir plongé dans l’alcool et dans sa tête, mais toutefois elle écoutait visiblement ce que je racontais.

« Les rebelles ont aussi tué vos parents... »

J’acquiesçai. Voilà qui semblait avoir retenu son attention. C’était un détail dont je ne m’étais jamais servi pour emballer cependant. Beaucoup trop cliché. Je ne l’avais pas vraiment dit dans ce but là encore, mais plutôt parce que je partageais cette partie de sa vie que peu comprenaient.

« Je... Je suis désolée pour vous. Oui ce n'est pas facile d'élever sa sœur toute seule... Je ne pourrais jamais être à la hauteur de notre mère. Surtout depuis les jeux... Je fais de mon mieux... Quand je suis là. »

J’avais secoué la tête et j’avais posé ma mien sur la sienne alors que je plongeais mes yeux dans les siens.

« Arrêtez voyons Zatanah. Vous faites du mieux que vous pouvez, vous ne vous en sortez pas si mal. Tous les ados passent par une phase difficile, et après tout ce qu’elle a vécu, c’est normal qu’elle soit déboussolée. Et puis vous êtes encore très jeunes, c’est pas facile à gérer. »

J’avais lâché sa main ; après tout on venait de se rencontrer. Je m’étais voulu rassurant, mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses.

« Vous disiez ne pas être venu pour ma sœur... Je ne comprends pas bien... »

Je la fixai un instant. Bah dites donc … Elle avait un compte à rebours la jolie mentor.

« J’ai dit ça moi ? »

J’avais à nouveau sourit. D’accord, elle ne devait pas être draguée très souvent, le flirt n’était pas son fort. C’était étrange pour une si jolie femme … Sans doute la réputation de vampire qui devait y être pour quelque chose. Il fallait rattraper la situation, on allait y aller en douceur.

« Ce que je voulais dire, c’est que je n’ai pas l’autorité pour parler à votre sœur. Mais si vous avez besoin d’aide, pour lui donner un cadre, une discipline, quelque chose à quoi se raccrocher … N’hésitez pas à me demander. Après ce que vous avez fait pour notre district, c’est le moins que je puisse faire … »

Et puis merde. Quand la subtilité de fonctionne pas, il faut mettre les pieds dans le plat.

« Même vous d’ailleurs. Vous m’avez semblée … Perdue, l’autre soir. Dans ces cas-là, si vous avez besoin de parler, de conseils, de réconfort … Vous savez où me trouver. Vous ne m’avez pas l’air d’être de ces personnes qui … Ont beaucoup de gens pour prendre soin d’elles …»

Je l’avais fixée tout du long. Si ça la mettait mal à l’aise, tant pis. Je n’étais pas du genre à détourner mon regard d’une jolie femme. Si j’étais amené à l’aider, il était aussi bien qu’elle s’y habitue : j’avais les yeux baladeurs.




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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Sam 9 Juil - 13:49

Il a dit ça lui ?
J'avais sentie mes joues s'empourprer et j'avais détourner le regard quelques instants, fuyant son beau sourire. Il fallait qu'il arrête, il allait me faire fondre. Et me faire radicalement changer sur mes préjugés... Ok, quand même pas.
Mais il me servait là un homme charmant, doux, attentionné, compréhensif. Et qui étais-je pour douter de sa sincérité ?
En fait, on avait tant en commun.

Deux jeunes élevant une sœur, seuls, luttant pour survivre, devant faire des choses non pas par choix mais par obligation. Des parents tués par des rebelles. J'étais partie aux jeux, il était devenu pacificateur, ce n'était pas fondamentalement différent.

Je repris une gorgée de vin en le regardant pendant qu'il continuait, toujours aussi aimable. Je constatais un peu amusée que l'alcool réchauffait doucement mon esprit. Juste un peu bien sûr. Et je me disais que je devais avoir l'air bête avec mes joues que j'imaginais toutes rouges. Même si je n'avais aucune idée si c'était juste une impression ou pas, il n'y avait pas de miroir. J'étais amusée de constater aussi comme l'ambiance avait changé. J'étais contrariée de le voir s'inviter chez moi, maintenant, je voulais le connaitre plus. Enfin surtout parler de nos parents.

Ce qu'il racontait me surprenait. C'était comme si... Il voulait se faire une place dans nos vies. Ce qu'il proposait, ressemblait presque à un père de substitution pour Zophia. Et c'est vrai qu'elle avait besoin d'une figure masculine, de limites, de règles. Sans doute que j'étais trop gentille avec elle, trop sa sœur... Ensuite, il parla de moi, proposa de m'aider de bien des façons. Là je tournai réellement à la figue trop mûre. je plongeai mes lèvres dans mon verre et en pris une bonne gorgée, pour tenter de faire bonne figure. Tout ce qu'il disait était vrai, je n'avais qu'un ami que je ne voyais presque plus, j'étais bien seule, personne pour parler ou pour m'aider. Les gens, ils me détestaient ou avaient peur de moi. Il avait entièrement raison. J'avais besoin de quelqu'un dans ma vie, quelqu'un d'aimant et compréhensif qui vienne reconstituer un semblant de famille.

C'était bien la première fois depuis les jeux que quelqu'un se montrait si altruiste envers moi.

- Vous êtes... beaucoup trop gentils avec moi.

Merci, j'accepte avec plaisir. Vous êtes le bienvenue quand vous le voulez. C'est si dur à dire que ça ? Apparemment.

- C'est vrai que je me sens un peu seul... Je souris nerveusement. Mes parents me manquent tant vous savez. Oooh... J'ai quel âge pour dire ça...


Je suis morte de honte, posant ma main contre ma tempe. J'ai l'impression d'avoir douze ans. J'ai douze ans d'ailleurs. J'ai oublié de grandir à un moment. Et lui qui ne me quitte pas du regard... J'ai presque l'impression de me faire dévorer sur place. Mais ce dont j'ai envie de parler là tout de suite, avec lui, c'est de mes parents. Il peut tellement me comprendre.

- J'ai tellement de haine en moi contre les rebelles, ces tueurs, ces fabricants d'orphelins. Je ferais n'importe quoi, n'importe quoi pour les retrouver...

Peut-être que ce n'est pas quelque chose à dire à un pacificateur. D'un autre côté le message est claire, si je peux faire quelque chose contre eux, il sait qu'il peut me demander. Ma position de mentor offre certains avantages, même si je découvre encore. Je peux au moins me déplacer dans tout le capitole.

Mon ton est devenu dur bien sûr, mes poings se sont serrés, mon regard, plus vivant que jamais n'a rien à voir avec celui de l'arène. C'est Zatanah, hors de sa coquille qui parle.
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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Ven 15 Juil - 23:49





Je passais par hasard ...




« C'est vrai que je me sens un peu seule... Mes parents me manquent tant vous savez. Oooh... J'ai quel âge pour dire ça... »

Je secouais la tête. Je pouvais être dur. Je pouvais être froid, lorsque je n’étais pas avec Eli. J’étais même souvent moqueur, mais s’il y avait une chose que je comprenais, c’était bien ça. Il n’y avait pas d’âge pour que vos parents vous manquent. J’avais vu ma petite Eli m’en parler à chaque âge de sa vie, et si j’en parlais moins, pour ne pas accentuer sa peine, le manque n’en était pas moins présent.

« Ne dites pas de bêtises Zatanah. Il n’y a pas d’âge pour ça. Moi aussi, les miens me manquent. Peut-être moins aujourd’hui … »

Je me surprenais moi-même à dire la vérité. Quelle que soit la raison initiale de ma venue, c’était agréable de juste … Parler à quelqu’un qui avait vécu les mêmes choses que moi. Qui était passé par les mêmes difficultés, les mêmes étapes. Même si c’était sensiblement différent du fait que Zatanah était une femme.

« La pire période a été celle que vous traversez en ce moment. Quand ma Eli est passée par l’adolescence, mes parents me manquaient vraiment. Elle aurait vraiment eu besoin … D’une mère, une femme, pour lui parler de certaines choses. Mais elle n’avait que moi. Ma mère ne m’a jamais autant manqué qu’à ce moment-là. On a l’impression de tout faire de travers, de tout dire mal … Mais tant que vous faites de votre mieux, votre sœur s’en sortira. Ma Eli s’en est plutôt bien tirée, elle travaille à devenir médecin. Même quand on a l’impression de tout rater, le plus important c’est juste d’être là. »

Je la regardais dans les yeux. Je pensais très sincèrement ce que je disais. Au bout du compte, l’éducation d’Eli était peut-être ce que j’avais fait de mieux dans ma vie. J’étais fier d’elle, mais cette fierté-là me rendait aussi fier de moi, quelque part.

« J'ai tellement de haine en moi contre les rebelles, ces tueurs, ces fabricants d'orphelins. Je ferais n'importe quoi, n'importe quoi pour les retrouver... »

Je vis ses poings se serrer et un nœud se forma dans ma poitrine. Sa colère, sa haine, tout ça dirigé contre les rebelles … Cela faisait tellement écho à tout ce que je ressentais. Je me levai pour venir m’assoir à côté d’elle. De ma main, j’entourais son poing. De l’autre, je relevai doucement son visage vers le mien pour plonger mes yeux dans les siens.

« Je vous aiderais. Je vous aiderais à les retrouver. Mais Zatanah … Cette haine… Ce poing… Ce désir de vengeance… Il ne faut pas le cacher. C’est ce qu’il y a de plus vrai, de plus beau en vous. »

Ma main glissa de son menton jusqu’à son épaule, caressant le haut de son bras, jusque son coude, toujours sans lâcher son regard.

« Et ce n’est pas peu dire. »

Allez Twysden. C’est le moment … Woaw. Je m’étais à peine rendu compte de ce qui s’était produit entre le moment où j’étais entré, et où j’avais envie de me la tapper parce qu’elle était mentor, et d’une beauté époustouflante, et ce moment précis. Plus elle avait parlé, plus j’avais eu envie d’elle. La colère dans son regard, son poing serré et sa détermination, sa rage qui pulsait au rythme la mienne … Cela avait fini de m’achever. Je n’y tenais plus.

« Il ne faut pas cacher ce qu’on veut … Il faut s’en saisir. »

Mes yeux glissèrent une demi-seconde à peine vers ses lèvres avant que je ne fonde sur elle, avec une fougue et une passion qui me surprenaient. J’emprisonnais ses lèvres et ma main passa dans le creux de son dos pour la rapprocher de moi, alors que ma seconde main glissait derrière sa nuque, pour prolonger encore ce baiser, qui loin de calmer mon désir ne faisait que l’accentuer.


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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Sam 20 Aoû - 1:06

Attentionné, doux, à l'écoute, compréhensif. Et maintenant, rassurant en plus de tout ça. Il accumulait les qualités, ou savait très bien se montrer sous mon meilleur jour. Peu importait puisque je buvais ses paroles, me les repassant même pour mieux les apprécier. J'avais donc peut-être encore l'air absente alors que j'étais totalement absorbée et concentrée sur ce qu'il disait.

Non seulement il ne me jugeait pas, mais en plus il m'encourageait... à être moi-même. Jamais je n'aurais cru à dire vraie qu'un pacificateur pouvait cacher une telle personne. Son statut de pacificateur, je n'y pensais même plus alors qu'il me parlait de sa famille, de sa sœur, de la façon dont il l'a éduquée, de ce qu'elle est devenue malgré les obstacles. Nous avions tant et tant et plus en commun. Comme si je revivais son parcours avec quelques années de retard.

Si seulement Zophia pouvait devenir comme son Eli. Si seulement je pouvais un jour ressentir la même fierté. C'était un objectif, un sacré but qu'il venait de me donner alors que je pataugeais actuellement. La tête dans le guidon à me perdre dans mes mauvaises habitudes et à vivre au jour le jour. Je lui souriais désormais. C'était d'autant plus facile qu'il était extrêmement beau. Allez, une petite gorgée de plus pour se donner le courage d'affronter ça.

Et curieusement c'est la colère qui me saisit. Elle est toujours là quand j'arrive à m'ouvrir à quelqu'un. Fait tellement rare d'ailleurs... Je suis en colère chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Situation invivable dont je suis bien obligée de me protéger, aussi pour ne pas faire de bêtise qui me coûterait la vie. Dans l'arène il fallait tuer, en dehors c'est interdit. Cette nuance a été des plus durs à admettre après ma victoire, durant cette période à l’hôpital. Mais je ne reparlerais pas de ça. Je vis avec en l'enterrant, en la refoulant. Et à chaque fois qu'elle ressort, je crois que c'est pire.

Il est là, à côté de moi. Avec son sourire et ses beaux yeux. Je sens même son odeur. Il tient mon poing, caresse ma peau. Ses mots de velours viennent soutenir mon égo, encore un peu plus. Ma surprise n'a pas duré tant tout le reste me parait évident sur le coup. J'aime ce qu'il ose entreprendre. Je me sens forte et désirable. A ce qu'on dit, entre la haine et l'amour, il n'y a qu'un pas. Je le détestais gratuitement lorsqu'il est entré dans ma vie, juste pour son uniforme. Puis ma colère s'était tournée vers quelque chose de bien plus concret. Enfin il y avait eut ses lèvres qui fondaient sur moi. Douces, exquises. Elles me mettaient l'eau à la bouche.
Kaly aussi avait ce don de transformer ma fureur en désir. Quoiqu'elle allait plus loin encore. Trop loin.

Ici c'était bien différent, c'était moi en pleine possession de mes moyens. A quelques nuances près : j'avais quelques minutes de retard, bien entendu. Je me laissais d'abord embrasser sans trop réagir avant d'y mettre fin sans chercher à l'écarter. Juste pour le regarder et m'assurer que c'était bien ce que je voulais. Qu'il soit beau et agréable ne devait jamais être une raison suffisante. Non ? Mon regard était déterminé, j'étais pleine d'assurance. Je me sentais magnifique. Et c'était lui qui avait fait naitre ça à cet instant précis. Il ne faisait aucun doute que je le désirais. Sauvagement. Je ne voulais pas me laisser embrasser, au contraire, je voulais prendre les chose en mains.

Cela se passait de mot. Ma main glissa contre sa nuque et attira son visage jusqu'à moi, que je l'embrasse moi aussi cette fois, avec toute la passion et la haine qui m'habite. Je ne mets pas longtemps avant de le pousser au sol et de me mettre à califourchon sur lui. Pas plus que je n'en mets à lui ôter son haut.
Baiser partagé, fougueux, chaud. Envie mutuelle, désir soudain.
Du moins c'est ce que je crois. Jamais je ne pourrais me douter qu'il est venu avec cette intention. Quelle importance d'ailleurs ?

Il n'y a que l'instant présent qui compte.
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MessageSujet: Re: Je passais par hasard ... [Zatanah]   Dim 11 Sep - 11:46





Je passais par hasard ...




Lorsqu’elle recula et me fixa, sur le moment j’ai cru que j’avais trop loin trop vite. Mais lorsqu’elle plongea ses yeux dans les miens, je vis que j’avais tort. Elle le voulait elle aussi. C’était comme si un changement venait de se faire en elle. Elle m’agrippa la nuque et m’empressa avec une passion presque violente. Mes mains glissèrent sur ses hanches alors que je répondais à son baiser avec ardeur. Je la sentais comme … Libérée d’un poids. Sans barrières, sans pudeur.

Elle me poussa sur le sol et monta sur moi, commençant à me déshabiller. Elle prenait les devants, entreprenantes. J’adorais ça. Lorsque je tentai de me redresser pour lui enlever son haut, elle me repoussa brutalement au sol avant de venir chercher mes lèvres. Mon sourire s’élargit alors que mes mains remontaient sur ses cuisses, sous son haut, pour finalement la faire basculer sous moi. C’était presque une lutte animale. Lorsque finalement son haut rejoignit le sol, mes lèvres partirent à la découverte de son cou, ses épaules, sa poitrine, son ventre … Je voulais profiter de chaque parcelle de son corps. Elle était sublime, délicieuse … C’était une mentor. Une sorte de divinité presque surnaturelle, avec sa peau blanche de lait et ses cheveux couleur cristal qui venait caresser jusqu’au bas de ses hanches. J’allais faire durer ce moment. Chaque soupir serait une victoire, chaque gémissement un trophée. Elle était sur un piédestal, hors d’atteinte. Et pourtant ce soir, elle était mienne.

Nous étions allongés sur le tapis dans son immense salon, côte à côte. Je reprenais mon souffle. J’avais la tête de Zatannah sur mon épaule, qui fixait le plafond. Je me redressai un peu pour la regarder.

« Hey … »

Je penchai la tête. Qu’est-ce qui se tramait dans son esprit ? Elle me semblait un peu perdue …

« Quelle étrange petite bête sauvage … »

Je récupérai son attention. Ses yeux me fixaient avec une drôle de lueur et de perplexité. Je lui souris.

« Tu veux voir les traces de morsures ? »

Un léger rire m’échappa alors que je continuais à l’observer. Ses cheveux étaient éparpillés en bataille autour de sa tête, certaines mèches venant même lui barrer le visage. Doucement, je remis ces mèches en place.

« Bon sang, ce que tu es belle … »

Je la dévorais du regard, même après ça. J’aurais presque pu remettre le couvert, mais mes yeux croisèrent l’horloge et ils s’écarquillèrent.

« Merde. »

Je me redressai rapidement et commençai à me rhabiller en quatrième vitesse, ajoutant en guise d’explication.

« J’aurais dû reprendre mon poste il y a dix minutes. »

En quelques secondes, j’étais habillé. J’allais partir ; le devoir restait ma principale priorité, presque au point d’en oublier Zatannah. Je pivotai vers elle, qui s’était redressée, et je parcouru la distance qui nous séparait, pour me baisser et lui voler un dernier baiser.

« Désolé, je dois y aller. Mais n’oublie pas ce que je t’ai dit. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver. »

Je reculai alors que ma main caressait une dernière fois sa joue, et je pivotai, prenant la porte rapidement. A l’extérieur, je pris une profonde inspiration. Fiou. Quelle soirée. J’avais du mal à réaliser que je venais de me faire la vampire de soie. Je passais ma langue sur mes lèvres, comme pour voir si son goût y était encore. Elle était absolument délicieuse … Mais je n’avais pas vraiment le temps d’y penser. J’étais déjà en retard. Je parti donc au pas de course vers le QG des pacificateurs. Si jamais mon collègue tirait la tronche à cause du retard, je lui raconterais. Un truc pareil, il comprendrait.

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