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 Need you more than ever

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MessageSujet: Need you more than ever    Mar 19 Jan - 0:56



 

Kyle & Channelle





C’était difficile pour moi de croire que Kyle avait accepté de me faire entrer. Après tout ce qui s’était passé entre nous depuis la moisson, je n’aurais pas osé l’espérer. Etait-ce l’affection d’un frère pour sa sœur qui l’avait poussé à m’aider, ou voyait-il en moi son jouet, son œuvre cassée, mais qu’il avait mis trop de temps à façonner pour ne pas tenter de la réparer ? Ca n’avait pas vraiment d’importance, ou alors ça en avait énormément. Je ne savais plus. Toujours est-il qu’il m’avait aidé à monter et que j’allais devoir me doucher et m’endormir. Et demain ? Serais-je toujours la bienvenue, ou n’était-ce qu’une solution temporaire ? N’avais-je pas trop d’égo pour rester chez lui et ne voir que déception dans ces yeux où je voyais habituellement toujours un brin de fierté ? Mais l’heure n’était pas à mon ego. Des larmes se mirent à couler sur mes joues sans que je puisse les contrôler. Elles roulèrent, encore et encore, pendant de longues minutes. Je serais mes paupières de toutes mes forces pour les arrêter mais il n’y avait rien à faire, mon corps ne m’obéissait plus. Me laver. Il fallait que je me lave, j’en avais besoin, terriblement besoin. Ça vient juste, ça n’était pas si terrible, et une fois la crasse partie, mes blessures ne sembleraient plus si terrible.

Alors doucement, je me levai. Je tentai de tenir sur une jambe mais c’était un tel supplice que je dû m’allonger et me contorsionner pour retirer mes vêtements. Certains morceaux déchirés collaient à mes plaies, ce qui ne rendait pas la tâche plus évidente. Mais après ce qui me sembla une éternité, je titubais vers la douche. Mes doigts tremblants ouvrirent l’eau, et je laissais couler. C’était là encore loin d’être agréable, chaque goutte semblait brûler ma chair meurtrie et je contemplais, les yeux baissés, l’eau brunâtre et rouge disparaitre. Après un temps, elle devint plus claire et j’entrepris de frotter légèrement les zones les moins douloureuses. Je me rendais à peine compte que les larmes n’avaient pas cessé de rouler.

Je sorti de la douche et remis « rapidement » (ou autant que mon corps pouvait se le permettre) mes sous-vêtements. Je tamponnais ma peau avec la serviette doucement afin de me sécher du mieux possible, avant de me rendre devant le miroir. La personne qui se tenait devant moi n’était pas Channelle Featherstone. Je ne l’aurais pas reconnue, j’avais l’impression de contempler une étrangère. Mes mains glissèrent sur ma peau comme pour s’assurer que c’était bien mon corps, cette chose bleue et rouge qui était en réalité mon reflet. Mon visage était rougit, bouffi. Il était, comme le reste, griffé … Mais c’était encore supportable  à regarder. Je dis cela car j’avais peine à baisser les yeux et à contempler le reste … Mon corps était couvert de bleus, dont certains étaient déjà jaunâtres. Il y avait bien sûr de nombreuses coupures si nombreuses que j’avais du mal à les compter … Et il y avait ma jambe, qui prenait un angle improbable. Mais étrangement, le plus insupportable était mon thorax. Je devais avoir quelques côtes cassée, et c’est dans cette zone qu’  « ils » s’en étaient donné le plus à cœur joie. Cette zone était noire. Je pivotai très légèrement pour contempler le dos, et j’eus un hoquet de stupeur avant de me remettre de face … Me voir ainsi m’était réellement insupportable. Une dernière larme roula sur ma joue, et je l’effaçai d’un revers de la main avant de me rapprocher davantage du miroir.

C’est là que cela me frappa. Mes yeux … Même eux étaient méconnaissables. Mais alors que je me fixais moi-même, ce n’était plus leur rougeur, ou le fait qu’ils soient si gonflés retenait mon attention … C’était cette lueur terrible que je croyais n’avoir jamais remarqué avant. Ils brillaient d’une lueur … Meurtrière. C’était une rage comme je n’en avais jamais vu avant.

J’enfilai le T-shirt de Kyle et mon regard se tourna vers le lit. Seulement je ne ressentais pas la fatigue … Tout ce que je ressentais, c’était cette bouffée d’adrénaline qui m’en faisait presque oublier la douleur. Alors je passais la porte, et parti à la recherche de Kyle. Je le trouvais en haut des marches, ce qui était une bonne chose. J’avais peut-être eu un regain d’énergie tombée du ciel, mais de là à descendre les marches … Mes yeux le fixèrent un instant alors qu’il me regardait à peine, comme s’il hésitait à regarder l’étendue des dégâts, mais lorsque je captais enfin ses yeux, je ne les lâchai plus.

◄ CHANNELLE ►
« Il faut que tu m’aides Kyle. Je dois m’entrainer. Je dois redevenir celle que j’étais et plus encore. Et je dois commencer maintenant, si je veux être prête pour la sélection de l’année prochaine. »

Ma détermination était totale. Cette fois, nul ne m’arrêterait, pas même Sélène. Oh, je voulais leur faire payer bien sûr, à ces lâches qui osaient s’appeler des carrières. Mais la personne auprès de qui je devais me rattraper, ce n’était pas eux. Ce n’était pas mes parents, bon sang, ce n’était même pas Kyle. La personne auprès de qui je devais faire mes preuves, c’était moi. Je devrais me pardonner … Me pardonner d’avoir oublié pendant quelques semaines qui j’étais. J’étais Channelle Featherstone, et j’allais tout faire pour le redevenir.

Lentement, je relevai les yeux vers lui, attendant une réplique cinglante … Mais mes yeux croisèrent les siens et je le vis occupé à contempler … L’ampleur des dégâts. Lorsque j’arrivai à capter ses yeux, je n’étais finalement pas bien sûre qu’il m’ait entendu.

◄ CHANNELLE ►
« Je n’y arriverais pas sans toi. »

Je ne veux pas le faire sans toi … Kyle était celui qui m’avait tout appris, qui m’avait toujours soutenue là où mes parents montraient au mieux de l’indifférence, et où Sélène partageait volontiers sa désapprobation. Kyle avait toujours été là, dur certes, mais derrière moi, à me pousser toujours plus loin. J’avais besoin de croire qu’il serait encore là malgré le challenge que mon état actuel représentait … Et malgré la déception qu’il devait éprouver en regardant ce corps meurtri et fragile qui ne pouvait définitivement pas être le mien.


_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Mar 19 Jan - 11:06



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever Kyle s'en voulait déjà d'avoir fait rentrer sa sœur. Il savait qu'elle ne repartirait jamais, pas blessée comme ça. Il l'avait envoyé à la douche, mais en sortant elle serait exténuée. Et si elle s'endormait ? Et s'il ne pouvait plus la mettre dehors ? Là où était sa place. Elle ne méritait pas de dormir dans sa maison, pas dans la maison d'un vainqueur.

Il tournait en rond sur le pallier, écoutant l'eau coulait de la chambre de Channelle. Assailli de milliers de questions, revivant chaque secondes depuis la Moisson. Ressentant les nombreuses déceptions, les trahisons. On le prenait vraiment pour un con, et il continuait de jouer ce rôle en lui ouvrant la porte ce soir. Ça ne lui ressemblait pas, il s’apitoyait trop. Elle l'avait mérité non ? Pourtant quelque chose clochait. Quelque chose n'allait pas. Les blessures qu'il avait deviné sur elle lui laissait un goût amer.

Ce n'était pas lui, ce n'était pas Sélène, ce n'était pas non plus dans une Arène, ni même sur un tapis d'entrainement. Non Channelle avait été tabassé dans son District, sauvagement par des personnes aussi lâches qu'elle. Ils ne s'étaient visiblement pas battu à la loyale. Il avait entrainé sa sœur, elle était forte, rapide, les blessures qu'elle avait ne collé pas. Ils avaient été nombreux, ils l'avait maitrisé. Il ne voyait pas d'autre raison de son état pitoyable. Où alors il s'était bien trompé sur elle, et elle était faible et bonne à rien.

L'eau avait arrêté de couler. Il cherchait un moyen de la foutre dehors, une phrase, un mot. Mais il fallait qu'elle parte ce soir. Il ne voulait pas qu'on la découvre chez lui. Mais rien ne venait dans son esprit embrumé par son passage à tabac. Il voulait savoir. Qui avait fait ça ?

Il sentait sa colère et sa rage contre Channelle se tournaient vers d'autres préoccupations. Ses pas raisonnaient sur le parquet de l'étage, ils étaient lourds, déterminés. Il faisait craquer ses doigts, serrant ses deux poings comme s'il allait cogner quelqu'un.

Channelle ouvrit la porte de la chambe, c'est presque s'il avait sursauté tellement il était ailleurs. Ailleurs en train de se battre contre des ombres. Il ne voulait même pas la regarder. Avait-il peur de ce qu'il allait voir ? Ou avait-il peur de ses sentiments ? Pourtant une force extérieure l'invita à détailler sa sœur avant de planter ses yeux dans les siens.

« Il faut que tu m’aides Kyle. Je dois m’entrainer. Je dois redevenir celle que j’étais et plus encore. Et je dois commencer maintenant, si je veux être prête pour la sélection de l’année prochaine. »

Il fronça les sourcils. Il ne s'était pas vraiment attendu à ça. Une part de lui était soulagée d'un tel comportement, d'une telle détermination qu'il lisait dans son regard. L'avait-il seulement vu une seule fois dans ses yeux lorsqu'il l'entrainait ?

Ses yeux parcouraient chaque blessures. Chaque plaies sanguinolentes, chaque contusions, chaque bleus. Sa peau était noire par endroit. Sa jambe blessée aurait fait tourner de l’œil n'importe qui, n'importe quelle personne qui n'aurait pas vécu un Hunger Games. Sa mâchoire se crispait au fur et à mesure qu'il faisait le compte des dégâts sur sa sœur. Le t-shirt ne laissait pas entrevoir ses côtes, mais il était quasiment sûr qu'il y en avait de pété.

C'était comme si Channelle avait été une toile qu'il avait peinte pendant des années, et que quelqu'un l'avait saboté à coup de cuter. On avait brisé son travail, son œuvre d'art. Il l'avait façonné longtemps, et il avait toujours cru qu'il était le seul capable de la briser s'il n'était plus satisfait de son travail. Il oubliait presque ses derniers mots. Mais elle capta une nouvelle fois son regard, celui gonflé de détermination et de pulsion de survis, le genre de chose qu'on pouvait ressentir dans une Arène.

« Je n’y arriverais pas sans toi. »

Nouveau froncement de sourcil. Kyle baissa la tête, comme s'il luttait contre lui même. Elle était la honte de tout un District, mais elle était sa sœur. Son sang. Une Featherstone. Et tant qu'elle n'était pas abattue, vaincue, elle restait une Featherstone. Et il restait son frère. Son entraineur.

Channelle était l'une des seules personnes à faire ressortir tout ce qu'il y avait de bon chez lui. Il n'aimait pas ça, mais il n'avait pas le choix. Ça faisait des années, depuis sa naissance en fait, qu'il ressentait ça pour Channelle. Comme un instinct de protection. Il avait 15 ans quand elle était née, sa relation avec Sélène était déjà scellée, mais à l'époque il restait tout à faire avec elle. Il avait porté un regard d'amour sur ce bébé qui venait agrandir la famille. Il avait toujours veillé sur elle. Elle était un but dans sa vie. Il l'avait entrainé, pas toujours pour des raisons saines, mais il l'avait rendu plus forte. Assez forte pour vivre dans ce monde. Et quelqu'un l'avait démoli ce soir. Cette personne n'avait pas frappé seulement sa sœur, elle avait frappé ses idées, ses ambitions, ses rêves.

Il s'avança vers sa sœur, sans pouvoir vraiment s'arrêter. D'un geste presque maladroit, il lui caressa sa joue tuméfiée, rapidement, comme si c'était trop difficile de le faire, comme si ce n'était pas naturel. Sa dernière phrase lui faisait écho. Elle n'y arriverait pas sans lui.

"De toute évidence Channelle, tu n'y arrivera pas sans moi. Et arrêtes de pleurer, je ne supporte pas qu'on pleure Channelle."

Le geste de tendresse qu'il avait eu quelques secondes avant était un pur contraste avec ses mots froids et secs. Mais on le reconnaissait bien là.

"On va soigner tout ça"

Il fit tourner son doigt en le pointant sur elle, détaillant son corps meurtrie avec un air de dégoût.

"Et je veux pas t'entendre te plaindre. Tu...hum....tu resteras ici le temps qu'il faut. Tu te feras discrète, je veux pas qu'on sache que tu es là, ni que je t'aide. C'est la première condition."

Son regard se fit encore plus dur qu'à l'accoutumé. Il avait une expression d’assassin que Channelle n'avait jamais du encore voir en lui.

"La seconde condition, c'est que tu me dises exactement ce qu'on t'a fait et surtout qui t'a fait ça ?!"

Il paraissait épuisé d'avoir autant parlé.

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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Mar 26 Jan - 19:27



 

Kyle & Channelle




Je regardais Kyle en silence un instant. Je le fixai, tenant à lui montrer ma détermination, mais quelque chose clochait … Tout avait toujours été si clair, si transparent entre nous. D’un regard, j’avais toujours su ce qu’il voulait de moi, ce qu’il attendait que je fasse, je prenais même souvent les devants sur ce qu’il espérait de moi. Mais ce soir, je le fixai, et je n’arrivais pas à savoir ce qu’il pouvait penser. Dans ses yeux, je lisais la colère, la déception, mais aussi une forme de tristesse et de rage. Mon refus de sacrifier Sélène nous avait-il tellement éloignés pour que je n’arrive plus à la comprendre d’un regard ?

Visiblement oui, car je n’aurais jamais pu imaginer ce qu’il fit par la suite. Il s’avança vers moi et lorsque sa main se leva, je restais figée … Je n’étais pas bien sûre de ce qu’il allait faire. Enfin si, j’aurais pu deviner qu’il allait me gifler en réalité, mais son geste était lent, maladroit mais à la fois doux … Ce qui était presque pire. J’aurais compris la colère, je l’aurais acceptée … Mais ce que je refusais de lire dans son geste, c’était de la pitié. J’étais cassée, non … J’étais détruite. Mais je n’étais pas morte, ce qui voulait dire que j’allais me relever et renaître de mes cendres.

◄ KYLE ►
« De toute évidence Channelle, tu n'y arrivera pas sans moi. Et arrêtes de pleurer, je ne supporte pas qu'on pleure Channelle. »

Le choc de sa douceur passée, je retrouvais vite mes pieds sur terre. Mais je n’arrivais pas à savoir ce que ces paroles voulaient dire … « De toute évidence tu n’y arriveras pas sans moi … ». Est-ce que cela signifiait que oui, il accepterait de m’aider ? D’une main, j’effaçais les larmes qui perlaient sans doute encore à mes yeux sans que je l’aie remarqué. Mon geste fut trop rapide et je sentis immédiatement ma peau hurler de ne pas y aller si fort. Kyle sembla le remarquer …

◄ KYLE ►
« On va soigner tout ça. »

J’allais rétorquer qu’il n’était toujours pas docteur aux dernières nouvelles … Je l’aurais fait, si la situation avait été normale, mais elle ne l’était pas. J’espérais que ça ne dure pas toujours, et qu’on parvienne un jour à récupérer notre relation … Que je n’aurais pas à me sentir reconnaissante et honteuse jusque la fin de mes jours, n’osant pas l’envoyer promener ou le taquiner de peur de l’entendre répondre par une réflexion qui ne m’aurait fait que trop de mal …

◄ KYLE ►
« Et je veux pas t'entendre te plaindre. Tu...hum....tu resteras ici le temps qu'il faut. Tu te feras discrète, je veux pas qu'on sache que tu es là, ni que je t'aide. C'est la première condition. »

Mon cœur se souleva. J’avais à peine entendu la fin de sa phrase … Il me proposait de … De rester ici avec lui, dans sa maison ? C’était surréaliste après ce que j’avais fait. Je n’aurais jamais osé l’imaginer, l’idée ne m’aurait même pas traversée l’esprit. J’aurais voulu lui dire merci, mais le mot ne semblait pas vouloir passer mes lèvres. Je n’osais rien dire de peur de le braquer davantage … Mon dieu, qu’est-ce que j’étais devenue … Où était la Channelle qui avait la force de ses idées et de ses opinions ? Elle devait être là, quelque part, cachée derrière toutes ces blessures … Mais je n’avais pas la force de me battre, même verbalement … Pas ce soir. Alors je me contentais de hocher doucement la tête en signe d’acquiescement.

Et c’est là que ces yeux se plantèrent dans les miens, comme des couteaux. Lorsque je vis la rage meurtrière dans ses yeux, cette fois je devinais parfaitement ce qu’il attendait de moi. Sauf que je ne pouvais le lui donner, je ne le devais pas.

◄ KYLE ►
« La seconde condition, c'est que tu me dises exactement ce qu'on t'a fait et surtout qui t'a fait ça ?! »

Je le fixais un moment. C’était presque rassurant de le reconnaitre, et de sentir qu’il était, malgré tout ce qui s’était passé ces derniers jours, toujours mon grand frère. Je n’aurais pas osé croire qu’il ait voulu me venger si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux ; ses yeux lançaient des haches. J’allais tenter de répondre à sa demande, dans la mesure de ce que je pouvais faire.

◄ CHANNELLE ►
« J’étais au bar pour voir la diffusion de l’arène … Quand je suis sortie, ils m’attendaient … L’un d’eux s’est avancé, j’ai cru qu’il voulait se battre, mais … Ce qu’il voulait ce n’était pas un combat dans les règles, c’était juste … Me faire mal. M’humilier je pense … »

Je pris une profonde inspiration. Il ne fallait pas que je pleure, mais c’était si frais, encore trop tôt … Je baissais les yeux. Je ne pouvais pas regarder Kyle alors que je lui racontais comment j’avais été mise à terre …

◄ CHANNELLE ►
« Deux autres m’ont attrapés les bras pendant qu’il me frappait. J’ai résisté, je me suis débattue mais … Deux autres sont arrivés pour me tenir les jambes. Ils m’ont mise à terre et d’autres sont arrivés, ils m’ont roué de coup pendant que les autres regardaient … La suite je … Je ne me souviens plus … Je crois que j’ai perdu connaissance. »

Je ne voulais pas mentionner de noms. Je ne pouvais pas, car je savais que Kyle les feraient payer, et ce n’était pas sa place. C’était la mienne, en temps et en heure … Je ne voulais pas non plus mentionner Zane. La situation était déjà assez horrible … Mais il fallait au moins lui expliquer comment j’étais arrivée là, en béquilles.

◄ CHANNELLE ►
« Un ami m’a ramené chez lui et m’a donné des béquilles. Il m’a donné de la glace pour calmer la douleur, et dès que j’ai pu me lever, je suis venue ici … »

C’était un résumé court, certes. Mais il n’avait pas demandé un roman. A ce moment-là seulement, je relevais les yeux vers lui. Je compris d’un coup d’œil que ça ne lui suffisait pas, aussi j’anticipais.

◄ CHANNELLE ►
« Kyle je … Je te suis très reconnaissante pour ce soir, vraiment. Je sais que je suis loin de le mériter. Mais je ne veux pas te donner de noms, je ne peux pas. Ce n’est pas ton rôle de faire quoi que ce soit contre eux. Crois-moi, il n’y a rien sur Terre qui me ferais plus plaisir que de les voir souffrir … Je comprends pourquoi ils devaient me corriger, mais me tenir à quatre pendant qu’un me battait c’est … C’est contre tout honneur, c’est pitoyable … »

Je respirais fort. Me remémorer cela m’avait donné un coup de chaud, et je pliais déjà sous le poids de mon corps. Je manquais de tomber mais me rattrapai à la rambarde dans une grimace.

◄ CHANNELLE ►
« Mais ça sera à moi de le faire quand j’aurais repris des forces. Je t’en prie, j’ai déjà été suffisamment humiliée pour toute une vie. Moi seule peut me venger, ce n’est pas ta place. »

Je le fixai un moment. Je n’étais pas bien sûre de ce qu’il allait dire ou faire … Allait-il comprendre ? Je n’en étais pas certaine ; Kyle n’était pas connu pour être quelqu’un de facile à raisonner. Allait-il me hurler dessus ? Et encore, pourrais-je le supporter ?


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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Jeu 28 Jan - 22:09



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever Mon geste l'avait étonné, peut-être même dérangé ? Elle ne s'attendait pas à ça de ma part, parce que oui, elle aurait mérité une bonne gifle. J'aurai étalé n'importe qui d'un revers de main pour moins que ça. Mais j'en étais incapable sur le coup, son visage était déjà si abîmé. Quel gâchis. Son regard de biche m'exaspérait d'autant plus.

Enfin ! Elle essuyait ses larmes, bon sang que je ne supportais pas les gens geignards, plaintifs. Se lamenter sur soi même ne menait jamais rien de bon. Elle écoutait mon discours, sans m'interrompre, elle avait l'air de bien saisir que je ne rigolais pas. J'avais bien vu son étonnement quant à ma proposition de rester, mais je continuais avec mes conditions. Et je savais que ça allait coincer, je connaissais ma sœur. La délation c'était pas son genre. Elle avait peut-être même plus de fierté que moi. Et ça serait l'humiliation suprême que de venir pleurer dans mes bras. Mais quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, j'aurai mes réponses, qu'elle le veuille ou non. Elle me fixa un moment sans rien dire, je restais silencieux, mais je commençais à m'impatienter, il fallait qu'elle cède, là, tout de suite, et c'est ce qu'elle fit.

« J’étais au bar pour voir la diffusion de l’arène … Quand je suis sortie, ils m’attendaient … L’un d’eux s’est avancé, j’ai cru qu’il voulait se battre, mais … Ce qu’il voulait ce n’était pas un combat dans les règles, c’était juste … Me faire mal. M’humilier je pense … »

J'écoutais avec une sorte de fascination morbide son récits. C'était bien ce que je pensais, ils étaient plusieurs et rien avait été fait dignement. Rien à voir avec une correction en bonne et due forme, non, c'était un passage à tabac lâche et presque décevant venant de notre District.

Ma mâchoire se raidit au fur et à mesure de ses mots. Je sentais monter en moi une rage soudaine, celle qui faisait craquer les doigts, celle qui vous clouait l'estomac. Channelle avait l'air de revivre la scène en direct. J'avais beau ne laisser rien paraître, ça m'affectait plus que ce que je voulais l'avouer. Elle baissa son regard, elle était au bord des larmes. J'essayais de me souvenir, quand avais-je pleuré la dernière fois ? Je ne m'en souvenais même pas, je ne sais même pas si j'avais un jour pleurer ? Je ne savais même pas ce que ça pouvait faire, quel sentiment on avait, ce qu'on ressentait. Sans doute quelque chose de désagréable. C'était inutile, et pourtant, voir ma sœur dans cet état soulevait quelque chose en moi, de si peu connu jusqu'à présent.

« Deux autres m’ont attrapés les bras pendant qu’il me frappait. J’ai résisté, je me suis débattue mais … Deux autres sont arrivés pour me tenir les jambes. Ils m’ont mise à terre et d’autres sont arrivés, ils m’ont roué de coup pendant que les autres regardaient … La suite je … Je ne me souviens plus … Je crois que j’ai perdu connaissance. »

La sensation qui m'envahissait ne me plaisait pas. J'avais la gorge nouée, mon visage se crispa. N'importe qui m'aurait raconté cette histoire, ça n'aurait rien inspiré en moi. Mais l'entendre de Channelle me dévastait intérieurement. Parce que j'aurai voulu être là, parce que j'aurai voulu la défendre. Parce que je n'avais pas su la protéger. Je détournais mon regard une seconde, humectant mes lèvres d'un rapide coup de langue, j'avais la bouche sèche.

Elle ne mentionnait pas de nom. C'était évident. Mais moi il m'en fallait un. Je ne pouvais pas rester comme ça. J'avais besoin de cogner, de détruire à mon tour. J'avais besoin d'exploser. Je me retenais de justesse de péter la barrière de l'étage. Je respirais un grand coup pour me contenir et continuer de l'écouter.

« Un ami m’a ramené chez lui et m’a donné des béquilles. Il m’a donné de la glace pour calmer la douleur, et dès que j’ai pu me lever, je suis venue ici … »

Hum. Un ami ? Avait-elle encore des amis dans ce District ? Je haussais un sourcil suspicieux. C'était peut-être Enzo ? Ça ne m'étonnerait pas de lui, d'aider la sœur martyre. Il fallait que je lui parle pour savoir. Je commençais à en avoir marre de son histoire. Je voulais des noms. Je m'en fichais presque du pourquoi et du comment. Il fallait que je cogne, que je corrige.

*Aller Channelle ! Balances bordel !*

Mon regard était plus insistant, plus dur. J'allais pas passer des heures à attendre qu'elle me le dise.

« Kyle je … Je te suis très reconnaissante pour ce soir, vraiment. Je sais que je suis loin de le mériter. Mais je ne veux pas te donner de noms, je ne peux pas. Ce n’est pas ton rôle de faire quoi que ce soit contre eux. Crois-moi, il n’y a rien sur Terre qui me ferais plus plaisir que de les voir souffrir … Je comprends pourquoi ils devaient me corriger, mais me tenir à quatre pendant qu’un me battait c’est … C’est contre tout honneur, c’est pitoyable … »

Elle vacillait, je m'avançais pour la rattraper, elle s'était rattrapée à la rambarde. Ça faisait déjà un moment qu'elle tenait debout, avec une jambe cassée, j'admirais sa détermination. Elle avait mal, mais elle trouvait encore l'énergie de me défier, de me tenir tête. Elle n'avait pas compris. C'était une condition pour qu'elle reste. Je ne rigolais pas.

« Mais ça sera à moi de le faire quand j’aurais repris des forces. Je t’en prie, j’ai déjà été suffisamment humiliée pour toute une vie. Moi seule peut me venger, ce n’est pas ta place. »

* Me prier ? Non, par pitié Channelle...*

Mais elle n'avait pas tord, sur le fond, elle n'avait pas tord. Elle devait avoir son temps de revanche. Mais pas dans cet état. Elle était pitoyable. Et trop vulnérable. Elle méritait de foutre une belle raclée à ces ordures, mais pas comme ça. En sortant d'ici, elle était une cible facile. Ils pouvaient lui retomber dessus. C'était un jeu pour eux. C'est ce que je ferai moi, si j'étais à leur place. Pour jouer, j'affaiblirai ma proie, la laissant agoniser un peu, me délectant du spectacle et je reviendrai l'achever plus tard.

Je ne pouvais pas laisser tout ça se faire. Pas dans mon District. Pas ma petite sœur. Il voulait jouer dans la cours des grands ? Il voulait affronter un Featherstone ? Il fallait que je leur passe un message. Il fallait que je protège ma sœur le temps qu'elle soit assez en forme pour les achever. Channelle était une humiliation à elle seule, mais elle méritait sa revanche. Elle méritait son retour et j'allais juste lui permettre de gagner du temps pour se remettre sur pied.

Elle n'allait pas céder comme ça, j'allais la déstabiliser, la prendre différemment, dans une situation qu'elle ne connaissait pas. Elle s'attendait sans doute à me voir bondir et la menacer, me mettre en colère. Oh j'en avais envie, je n'étais plus que la lave d'un volcan intérieurement. Mais elle n'était pas réceptive à cela.

Tout à l'heure il s'était passé un truc, quand j'avais faibli par une caresse contre sa joue. J'allais la prendre à revers. Ses jambes n'étaient plus que du coton, et je voyais sa jambe valide tremblait sous son poids. Elle souffrait. Je m'avançais vers elle et avec toute la douceur dont j'étais capable en cet instant, contre toute attente, j'attirais son corps menu contre moi. La serrant juste assez dans mes bras pour ne pas briser une nouvelle côte. La soulevant du sol pour soulager son poids et sa douleur.

Je restais un instant comme ça, contre elle, sans rien dire. Étrangement, l'odeur de son sang mêlé au savon qu'elle avait utilisé sous la douche m'apaisait. Ou était-ce seulement le fait d'être dans ses bras ? Peut importe, c'était pas ce que je recherchais. Je desserrais enfin ma mâchoire. Et dans un murmure presque inaudible, je chuchotais contre son oreille.

"Channelle, je veux juste un nom, pour passer un message."

Ma voix était comme une douce menace, ce qui contrastait avec l'étreinte que je lui offrais.

"Tu auras assez de temps pour réfléchir à une vengeance plus tard. Tu tiens même pas debout, t'es pas en mesure de décider quoi que se soit sous mon toit et encore moins à me faire de la résistance. Je veux un nom, où tu peux boitiller jusqu'à la sortie."

Je la serrais un peu plus fort contre moi, histoire qu'elle sente le carnage qu'ils avaient fait sur elle.

"Un seul nom. Tu me dois bien ça. Tu m'as humilié devant tout le monde le jour de la moisson. Je t'ai entrainé pendant des années pour que tu me laisses tomber au moment le plus important. Et tu débarques chez moi, me demandant de l'aide. Alors Channelle, tu me dois bien ça. Juste un nom."

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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Ven 5 Fév - 0:50



 

Kyle & Channelle




J’avais regardé Kyle pendant quelques instants. J’avais soutenu son regard afin de lui faire comprendre que je ne céderais pas ; je ne pouvais pas lui donner un nom. Je me sentais déjà assez faible physiquement –c’était en réalité un bel euphémisme- je n’allais pas en plus laisser ma fierté s’aplatir jusqu’à terre en le laissant aller me venger. Channelle Featherstone, la carrière qui ne pouvait pas se défendre sans son grand frère ; non, je ne pouvais pas le supporter. Je m’attendais au pire … Parce que je le connaissais. Parce qu’il était moi et que j’étais lui : si j’étais trop fière pour le laisser faire le travail à ma place, il était trop fier pour laisser quelqu’un toucher un Featherstone et laisser ça couler sans qu’il n’y ait de répercussion. Je savais qu’il allait insister, je m’y préparais …

Mais rien. Il me regarda un moment, puis il s’avança vers moi. Mon corps était douloureux, mais aussi complétement tendu … Je le voyais déjà me donner un coup, appuyer là où ça faisait mal en me hurlant que ceux qui m’avaient fait ça ne pouvait pas s’en sortir si facilement … Ma mâchoire se serra à la simple évocation mental d’être frappée à nouveau … Mais là encore, il me surprit. Il m’attira doucement contre lui et me serra dans ses bras. Mes yeux s’écarquillèrent … Cela lui ressemblait si peu, c’était tellement … Inconnu. C’était un peu douloureux aussi, le moindre contact avec mon corps me rappelait dans la souffrance les événements de la soirée … Mais lorsqu’il me souleva légèrement, je sentis un poids soulever ma jambe qui se détendit aussitôt. Je ne m’étais pas rendue compte jusqu’alors d’à quel point elle me faisait souffrir … Mais le fait de la soulager ainsi faisait un bien fou … Où était-ce juste cette marque d’affection de Kyle, affection que je n’avais jusqu’alors que soupçonné en de rares occasions ? Mon corps se détendit peu à peu alors que ma tête reposait sur son épaule, et peu à peu, j’en vins même à fermer les yeux. Mes bras se serrèrent à peine contre lui ; une simple pression, mais qui me rassurait. C’était si bon … Quand est-ce que j’avais eu un câlin pour la dernière fois ? Combien de temps avant qu’il ne s’en lasse et qu’il reprenne ses esprits ?

◄ KYLE ►
« Channelle, je veux juste un nom, pour passer un message. »

Il l’avait chuchoté à mon oreille, et un frisson glacé parcouru tout mon corps. Evidemment, qu’est-ce que je m’étais imaginée ? C’était Kyle. Un câlin ne pouvait pas être juste un câlin ; c’était une stratégie. M’attendrir pour obtenir ce qu’il voulait. Je répondis de façon presque inaudible …

◄ CHANNELLE ►
« Kyle, je ne peux pas … »

Mais il ignora complétement ma réponse, continuant toujours sous la forme d’un murmure, presque hypnotisant.

◄ KYLE ►
« Tu auras assez de temps pour réfléchir à une vengeance plus tard. Tu tiens même pas debout, t'es pas en mesure de décider quoi que ce soit sous mon toit et encore moins à me faire de la résistance. Je veux un nom, où tu peux boitiller jusqu'à la sortie. »

Il avait raison évidemment. Je n’étais pas en mesure de me venger ; mais ce n’était pas ce que je voulais, pas de la façon dont il l’entendait néanmoins. C’était agréable d’être accueillie chez lui, de savoir qu’il voulait m’aider à revenir en état ; dieu, même le câlin aussi fourbe que cela puisse être, était agréable. Mais j’avais perdu ma force physique, je n’étais pas prête à laisser ma force de caractère s’en aller avec. Même si cela voulait dire finir la nuit dehors et « boitiller » jusque la sortie. Je tentais quand même, comme lui visiblement, d’attaquer sous un autre angle.

◄ CHANNELLE ►
« Je méritais ce qui m’est arrivé Kyle. Tu le penses toi aussi. Tu veux leur nom pour les féliciter ? »

Cela au moins, il ne pourrait pas le nier. Pourquoi punir ceux qui m’avaient fait cela ? Avant de lui parler, je ne savais même pas si il allait les engueuler ou les féliciter. Cette remarque me redonna un peu de courage. Je pouvais l’affronter, je pouvais refuser. J’en avais la force. De plus, céder face à Kyle, ne serait-ce pas faire preuve de faiblesse ? Il aurait presque dû être fier … Après tout, j’étais telle qu’il m’avait façonnée … Je soufflais avant de reprendre.

◄ CHANNELLE ►
« Et puis, je ne veux pas me venger, pas comme ça. Je veux revenir plus forte encore que je n’étais, et je veux les mettre à terre sur le tapis du centre des carrières, à la loyale. On est des Featherstones … On n’est pas comme eux, on a de l’honneur … Xxsss»

Il venait de me serrer plus fort. Trop fort pour que cela ne soit pas voulu. Mes yeux se fermèrent sous la douleur et tout mon visage se crispa.

◄ KYLE ►
« Un seul nom. »

M’avait-il seulement écoutée ? J’allais reculer, passer cette porte. Mais il continua …

◄ KYLE ►
« Tu me dois bien ça. Tu m'as humilié devant tout le monde le jour de la moisson. Je t'ai entrainé pendant des années pour que tu me laisses tomber au moment le plus important. Et tu débarques chez moi, me demandant de l'aide. Alors Channelle, tu me dois bien ça. Juste un nom. »

J’étais toujours dans ses bras, complétement déboussolée. Je ne donnerais pas de nom. Il ne fallait pas. Je ne pouvais pas, c’était bien trop lâche pour moi …. Je n’étais pas une balance. Mais je l’avais humilié. Devant tout le monde. Le jour de la moisson. Après des années d’entrainement. Je lui devais bien ça. Ses paroles raisonnaient dans ma tête comme un tourbillon bouillonnant de culpabilité … Je me sentais déjà si mal que c’était beaucoup plus que je ne pouvais supporter ce soir … Je m’entendis alors dire dans un souffle, presque comme si c’était quelqu’un d’autre que moi qui parlait …

◄ CHANNELLE ►
« Vince. »

Trop tard … C’était dit, je ne pouvais plus le retirer. Le sentiment qui s’empara de moi était assez étrange … Un mélange de honte et de culpabilité, d’avoir cédé si facilement à une tentative évidente de me culpabiliser juste pour savoir ce qu’il voulait … Mais à la fois, un soulagement. Parce que je savais très bien que Kyle allait le punir, d’une façon terrible. Et même si je savais que c’était mal, je le désirais de tout mon être. Je sentis qu’il était satisfait car je sentis la pression de ses bras se relâcher un peu, et j’en profitai pour reculer légèrement mon visage pour voir le sien. Son regard brillait d’une drôle de lueur ; mais je ne voulais pas y penser. J’aurais voulu lui dire de ne rien faire d’idiot, mais j’avais donné le nom. Il en ferait ce qu’il voudrait ; j’étais bornée mais pas naïve … Kyle ferait ce qu’il faisait toujours : ce que lui aurait décidé. Mes paupières se fermant toute seule, je dis alors la seule chose qui me passait par l’esprit qui ne risquait de pas de le braquer.

◄ CHANNELLE ►
« Si toutes tes conditions ont été remplies Kyle, je … Je meurs de fatigue … »

_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Mar 9 Fév - 15:07



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever L'espace d'un instant j'avais cru qu'elle ne cèderait pas. Mais je la connaissais juste assez pour savoir que sa loyauté envers moi était plus forte que celle envers les Carrières qui lui avaient fait ça. Et sa résistance était presque vouée à l'échec, elle était bien trop faible, trop amochée pour réfléchir correctement. Si j'avais attendu le lendemain, je n'aurai sans doute pas obtenu les mêmes résultats.

Vince. Parfait, j'avais mon nom, je serais apaisé pour ce soir. Je m'en fichais pas mal qu'elle est honte ou qu'elle culpabilise, elle allait déjà devoir se relever de tout un tas de sentiments, elle se relèverait de ça aussi. Là n'était pas la priorité. Elle semblait se relâcher dans mes bras. Aussi dur que ça avait été de m'avouer ce nom, elle devait être soulagée. Je l'étais aussi, étrangement. J'imaginais déjà la mort lente de ce Vince, toutes les tortures que je pouvais lui faire, la hache que je choisirai, le moment parfait pour le faire. J'en frissonnais de satisfaction ça faisait longtemps qu'un sentiment pareil ne m'avait pas envahit. Il fallait que tout un chacun sache que personne ne touche un Featherstone de cette sorte, encore moins ma petite sœur, Channelle.

« Si toutes tes conditions ont été remplies Kyle, je … Je meurs de fatigue … »

Bien sûr. Je hochais la tête satisfait. Je soulevais alors son corps aussi simplement qu'un fétu de paille, pour la transporter dans sa chambre. Je la déposais sur son lit le plus délicatement possible. La voir comme ça me soulevais le cœur. Je sentais déjà le sang chaud de Vince coulait entre mes doigts, ça me permettait de tenir et de ne pas exploser devant elle.

"Il faut faire quelque chose pour ta jambe cette nuit. Je vais cherchais un truc, je reviens"

Sans lui laissait le temps de me répondre, je quittais sa chambre en direction de mon sous sol pour trouver des plaques fines avec lesquelles j’aiguisais mes armes, ainsi que des bandes pour entourer mes poings lors des entrainements au sac de frappe.

Je sentais la pression montait en moi. Cette envie de vouloir détruire celui qui avait infligé sa à ma sœur. Il fallait que je le retrouve et vite. D'un coup de rage et criant pour accompagner mon geste, je fis voler tout le contenu d'une table en la renversant. Tout le matériel s'explosa au sol dans un vacarme assourdissent, des lames, des boites, des armes... Un bruit métallique retentit dans le sous sous, accentué par mon cris. Je saisis une hache tombée au sol et la jeta avec force sur un mannequin d'entrainement. Plantée en pleine face, je respirais de contentement en imaginant cette arme plantée dans le crâne de Vince.

Juste avant de remonter rejoindre Channelle, je m'arrêtais un instant dans le bureau pour passer un coup de fil. J'utilisais que très peu le téléphone pour joindre le Capitole, mais je trouvais que le moment s'y prêtait pour appeler clandestinement quelqu'un du District qui en avait un aussi.

"Allo !"

Seulement 2 sonneries avant que la voix ne retentisse à l'autre bout du combiné.

"C'est Kyle !"

"Que t'arrive-t-il ?"

Enzo était suffisamment assez fin pour savoir que quand j'use de ce moyen de communication, il y a quelque chose qui se tramait.

"T'es au courant pour ma sœur ?"

"Tu as un nom ?"

"Vince"

"Je m'occupe de te trouver ça, et j'arrive"

Je raccrochais. Voilà qui allait grandement m'aider à patienter. Enzo était la seconde personne à qui je faisais le plus confiance dans tout Panem. Sachant que la première en qui j'avais le plus confiance était moi-même. On avait pas besoin de beaucoup échanger pour se comprendre et je savais qu'il serait aussi efficace que moi pour retrouver ce connard de Carrière. Il l'avait peut-être même entrainé ? Enzo ne posait jamais trop de questions et j'aimais autant son efficacité que sa rapidité. On se connaissait depuis pas mal de temps, on s'était croisé comme mentor pendant quelles années et c'était avec une certaine joie que je l'avais vu débarqué dans le D1 pour venir entrainer à mes côtés au Centre.

Je remontais les marches quatre à quatre. Channelle avait les yeux fermaient, elle dormait peut-être déjà ? Ou elle était trop fatiguée pour être de nouveau confronté à mon regard et mon jugement ? Le plus délicatement possible je posais ce qui allait lui servir d’attelle pour la nuit. Je bandais les deux lames autour de sa jambe, une de chaque côté, pour consolider sa fracture. Son visage se crispa légèrement, elle luttait contre la douleur. Elle ne dormait donc pas. Je n'insistais pas, même pour moi elle avait assez subis pour ce soir.

Je me retournais sentant une ombre derrière moi. Enzo. Il se tenait là et fixait la scène. Je recouvrais Channelle et quittait la pièce en refermant la porte.

"Elle est salement amochée, on la reconnait à peine !"

Mon visage se raidit et je grinçais des dents. Mon poing se serra.

"Quel genre de Carrière on a entrainé tu me dis ?"

"Je reconnais que le lieu de l'agression me surprend, mais Kyle, leur geste ?"

Je savais où il voulait en venir. D'une certaine manière, les Carrières avaient agis devant cette humiliation pour le District. Tout le monde savait que Channelle devait être la prochaine pour les Jeux de la faim, et elle avait été puni pour sa lâcheté.

"Ils ont par contre commis l'erreur d'être assez con pour affronter une Featherstone en dehors des frontières."

"Tu l'as trouvé ?"

Il me tendit un bout de papier.

"Une visite éclair, quelqu'un d'un peu trop bavard et j'ai eu le détail de la scène. Ton Vince Trusna traine dans les bars avec sa petite troupe presque tous les soirs. C'est pas un de ceux que j'entraine. Tu n'auras pas de mal à le trouver. Je suppose que ce n'est pas pour Channelle, vu son état."

J’acquiesçais d'un hochement de tête.

"Merci !"

"C'est pas tout, je vais contacter aussi une connaissance pour qu'elle vienne voir ta sœur, je me doute que tu n'as pas envie que sa présence chez toi s'ébruite ?"

Je n'étais même plus surpris par la perspicacité d'Enzo, il comprenait les choses vite et bien.

"Elle est médecin, elle passera demain matin. Elle m'en doit une, t'as aucune crainte avec elle."

"Combien je te dois ?"

"C'est à moi que tu demandes ça ? Kyle, franchement, depuis le temps. Non vraiment, ça ne m'a rien demandé. Pas de ça entre nous, on se l'est déjà dit."

Avec Enzo on avait trempé dans pas mal d'affaires. Notamment pour la chasse aux rebelles. On était quitte de tout.

"On se voit demain ?"

"Merci encore. Bonne nuit."

Je serrais le bout de papier dans ma main en l'écrasant complètement. Je passais le reste de la nuit à aménager la maison pour les déplacements de Channelle. Je ne voulais pas lui rendre les choses faciles, mais il fallait un minimum d'amplitude de mouvement avec une jambe cassée. Et je n'avais pas envie de perdre mon temps avec elle. Je tirais tous les rideaux pour que personne ne puisse la voir au matin. Elle commencerait dès demain, pas question de se reposer. Il n'y avait pas de repos dans une Arène, blessé ou non.

Le soleil se levait à peine, je n'avais dormi que deux heures, mais je n'étais pas fatigué, mon corps était rempli de tension et d'idées morbides à l'encontre de Vince. J'avais passé la nuit à ruminer sa correction. J'avais décidé de ne pas le tuer, mais de lui faire passer un message. En cuisine j'attendais que Channelle se lève. Le médecin n'allait pas tardé.




Dernière édition par Kyle T. Featherstone le Lun 29 Fév - 11:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Sam 20 Fév - 14:33



 

Kyle & Channelle




Kyle m’avait soulevée comme si je ne pesais rien. Le simple fait de me courber me donnait la nausée tant mon ventre avait été roué de coups. Il m’allongea sur le lit et je m’enfonçai dans le matelas sans broncher. Je me serais recroquevillée si mes muscles n’étaient pas si douloureux …

« Il faut faire quelque chose pour ta jambe cette nuit. Je vais cherchais un truc, je reviens. »

J’étais épuisée, et mes paupières se fermaient déjà. Pourtant, je luttais de toutes mes forces contre la fatigue car dès que je fermais les yeux, la scène se rejouait encore et encore dans ma tête, et j’avais l’impression de recevoir les coups à nouveau. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire « et si j’avais fait ça, et si j’avais été plus rapide, et si … ». Je fus réveillée par un bruit sourd provenant d’en bas. Je me doutais que Kyle avait du frapper/jeter/casser quelque chose. C’était tout à fait son genre, j’imaginais bien qu’il n’était pas ravi. C’était même surprenant de voir la douceur dont il avait fait preuve avec moi ce soir, certes en majeure partie dans le but de me tirer des informations, mais tout de même … Je l’entendis ensuite parler à quelqu’un. Il devait être au téléphone, ce qui ne pouvait signifier qu’une seule chose ; il parlait avec un ancien vainqueur. Comme ce n’était visiblement pas Sélène, et encore moins Eneron … Il devait avoir appelé Enzo. Si j’avais eu la force de soupirer, je l’aurais fait. Je ne distinguais que des paroles lointaines, j’étais bien incapable de comprendre ce qui se disait. Ou du moins, j’étais incapable de faire l’effort de me concentrer pour comprendre.

Mes paupières se refermaient à nouveau lorsque j’entendis les pas de Kyle dans le couloir. Instinctivement je fermai les yeux. Je n’aurais pas su dire pourquoi … Peut-être parce que je ne voulais pas qu’il me voit avoir peur de m’endormir, ou parce que s’il me parlait, ma curiosité serait trop grande pour ne pas l’interroger sur ce qu’ils s’étaient dit. Et c’était très clairement une mauvaise idée. Je le sentis me faire une sorte d’attelle et me mettre une sorte de ruban autour de la jambe. Lorsqu’il serra, je ne pus retenir un rictus … J’espérais qu’il n’avait pas vu, mais la pression sur ma jambe cassée était vraiment trop douloureuse. Savait-il vraiment ce qu’il faisait, à s’improviser docteur de la sorte ? Sans doute plus que Zane et moi en tout cas … J’entendis d’autres pas dans les escaliers. Je savais qui c’était. Kyle me couvrit d’une couverture avant de sortir. Alors que les pas s’éloignaient, j’entendis Enzo dire que j’étais bien amochée. Etait-ce nécessaire de le dire ? N’importe qui avec des yeux pouvait remarquer cela …

Alors qu’ils s’éloignaient, je perdis le son de leur voix et de leur pas. Je restais dans le lit, immobile … Et j’essayais de dormir. Bien sûr, lorsqu’on essaye de rester éveillé, on s’endort tout naturellement comme une fleur. J’étais épuisée, je savais que demain Kyle ne me ménagerait pas, qu’il fallait que je dorme. Mais entre la peur de ce qui allait hanter mes rêves et l’urgence de vouloir m’endormir, je semblais bien incapable de trouver le sommeil. Après un temps néanmoins, je tombai dans les bras de Morphée … Cette nuit, je me réveillais presque toutes les heures. Parfois c’était juste après un cauchemar où je terminais en lambeaux, mise en pièce par les carrières. D’autres c’était Kyle lui-même qui m’achevait. Certaines c’était même Zane. L’un d’eux, je me suis même portée volontaire … Jusqu’à devoir tuer Sélène. D’autres fois, je me réveillais simplement en sursaut, sans me souvenir de quoi j’avais rêvé, persuadée qu’il y avait quelqu’un à côté de mon lit prêt à m’achever. Enfin, c’était parfois juste la douleur qui me réveillait, lorsque j’avais eu le malheur de me retourner dans mon sommeil, me forçant à me lever, la peine allant jusqu’à me provoquer la nausée.

J’accueillais les premières lueurs du jour avec un mélange de déni et de soulagement. J’étais encore fatiguée, ma nuit n’ayant pas été reposante et mon corps réclamant encore de longues heures de repos. Mais j’avais hâte de sortir du lit et de quitter enfin ces cauchemars. Je me levai à tâtons, me guidant jusque la salle de bain en m’appuyant sur le mobilier qui se trouvait sur mon passage. A la lueur du jour, le miroir me renvoyait une image pire, si c’était possible, que celle de la veille. Je tentai de faire quelques étirements, mais c’était vraiment douloureux. Biensûr, Kyle n’avait pas de maquillage pour camoufler les bleus et les cernes qui se battaient sur mon visage. De toute façon, il savait, et je n’allais surement voir que lui pendant les jours voire les semaines à venir. J’entrepris de descendre les escaliers pour retrouver Kyle.

Je descendis les marches péniblement. Je faisais de mon mieux pour être rapide afin de ne pas le faire attendre, et surtout de prétendre que j’étais plus endurante à la douleur qu’en réalité.  Je remarquais rapidement qu’il avait tout aménagé pour me faciliter le passage. Lorsque j’arrivai à la cuisine, il était déjà à table, à m’attendre visiblement.

« Bonjour Kyle … »

C'était étrange, cette façon de dire "Kyle". Habituellement, j'aurais simplement dit "frero" ou encore "Grand-père" avec une pointe d'insolence. Mais là, c'était froid ... Tendu. J'avais trop honte pour me permettre d'être familière avec lui ... J’aurais voulu dire merci pour l’aménagement, mais il y avait tant de choses pour lesquelles je voulais le remercier. L’accueil chez lui. Le fait d’accepter de m’entraîner. Le fait de vouloir me venger … Mais j’avais peur que, rien qu’à l’évocation de cela, il se rende compte qu’il en faisait trop, que ce n’était pas lui et qu’il me fiche à la porte à coup de savates. Alors je ne dis rien. J’ouvris la bouche pour parler, mais déjà j’entendais frapper à la porte. Trois coups. Kyle alla ouvrir et je découvris une femme que je connaissais comme un docteur de notre district, un qui opérait souvent au centre des carrières lorsqu’on avait de petits … Accidents. Je l’entendis échanger avec Kyle avant qu’ils n’arrivent à la cuisine. Son regard me parcouru un instant, et bien qu’elle tentait visiblement de le cacher, je distinguais la surprise sur son visage. Mais lorsque ses yeux croisèrent les miens, elle avait disparue.

« Bonjour Channelle. Je vais t’examiner. Peux-tu te déshabiller ? »

Je jetai instinctivement un coup d’œil à Kyle avant de retirer mon T-shirt et mon short empruntés à Kyle. Je portais mes sous-vêtements de la veille que j’avais tenté de nettoyer un peu, mais qui étaient encore tachés de sang. Elle s’approcha et commença à appuyer à différents endroits.

« Ca fait mal quand j’appuie là ? »

Je lui lançai un regard noir. Ca faisait mal absolument partout. Mais mon regard dévia ensuite vers Kyle qui fixait le docteur mais me lançait également des regards. Mes yeux croisèrent les siens.

« Ca va. »

Elle continua quelques instants à appuyer à différents endroits. Kyle me fixait toujours, j’encrais mon regard au sien pour mentir du mieux que je pouvais.

« Et ici ? » « Ca va. » « Et là ? » « Ca va. »

A un moment, elle releva la tête et croisa mon regard. Sa tête pivota vers Kyle avant de soupirer.

« Je vois … »

Elle se leva. Mon regard la suivit un instant avec un brin d’incompréhension alors qu’elle escortait Kyle hors de la pièce. Elle revint quelques secondes plus tard avec un air déterminé sur le visage. Lorsqu’elle arriva en face de moi, ses traits s’étaient radoucis.

« Bon, maintenant tu vas me dire la vérité. Quels sont les endroits où la douleur est vraiment insoutenable ? »
« Aucune douleur n’est insout… »
« Disons, là où elle est la pire alors ? Mieux je te soignerais, plus vite tu iras mieux. »

J’acquiescai avant de désigner ma jambe, évidemment. Puis mes côtes et le ventre. Le reste était douloureux, mais c’était des broutilles à côté. Elle commença à tâter, m’arrachant des rictus.

« Tu as trois côtes cassées mais elles sont en place. Avec du repos, elles vont se remettre. Pour ce qui est de la jambe, je préférerais t’amener à l’hôpital si ton frère … »
« Vous pouvez faire quelque chose ici ? »
« Oui mais ça sera … »
« Alors allez-y. »
« Ca sera douloureux Channelle. »
« Allez-y. »

Elle soupira. J’en avais marre qu’elle soupire. Qui était-elle pour me juger, alors qu’elle était là, probablement clandestinement à se faire de l’argent au black ? Qu’elle fasse ce pourquoi Kyle l’avait fait venir : me remettre en état de marche. Elle observa et palpa ma jambe pendant un moment avant de se décider. Et là, elle plaqua ses mains de part et d’autre de ma jambe. Et je sentis mon os bouger alors que je poussai un cri.

Quelques minutes plus tard, elle se nettoyait les mains après avoir opéré sa « magie ». A peine bougeais-je ma jambe que je fus prise d’une douleur plus violente encore que ce matin. Ca n’allait pas aller … Ca n’allait pas aller avant longtemps. Alors qu’elle s’avançait vers moi, sans doute pour me dire des choses que je n’avais pas envie d’entendre, je pris les devants.

« Quand est-ce que je peux reprendre l’entraînement ? »

Elle se retourna vers moi en me fixant. Je n’étais pas la première carrière qu’elle soignait. J’étais peut-être une des plus mal en point, mais elle nous connaissait. Aussi je n’eus pas l’impression de voir la surprise dans ses yeux … Plutôt de la résignation.

« On pourrait se revoir dans un mois, voir où ça en est … »

UN MOIS ?! Elle plaisantait sans doute. Elle n’était pas sans ignorer ce qu’un mois de repos ferait à mes muscles. Ils allaient fondre comme neige au soleil. Mais je ne mouftais pas. Attirer son attention était inutile, et je savais déjà ce que j’aurais à faire. Alors j’acquiesçais.

« Très bien. »

Mensonge éhonté, mais c’était ce qu’il fallait pour qu’elle me laisse tranquille. Elle avait fait sa part. Kyle m’entrainerait certainement dès demain, peut-être même dès aujourd’hui, à n’en pas douter. Je ferais la mienne. Si je voulais revenir, et revenir vite, il faudrait que je prenne sur moi. J’avais déjà une idée en tête … Je savais qu’elle était mauvaise, aussi je la mettais dans un coin de ma tête en espérant pouvoir m’en passer, mais quelque chose en moi savait pertinemment qu’il faudrait en passer par là.

Le docteur ouvrit la porte et s’avança vers Kyle. Je laissais la porte se refermer, ignorant leur discutions le temps d’inspecter ce qu’elle m’avait fait. Des bandages, assez superficiels pour la plupart. Et ma jambe … Je n’aurais sans doute pas pu guérir sans cela. Bizarrement, malgré le fait que la douleur ait été vive plus tôt, à présent je la sentais déjà moins engourdie. Mais elle faisait toujours le double de l’autre …

Après un moment, j’entendis la porte se refermer, et Kyle passa la porte. Je me levai instinctivement et plongeait mon regard dans le sien.

« Je suis prête, on commence quand tu veux. »

Le moment était venu de tester mon endurance à la douleur.


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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Lun 29 Fév - 13:53



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever J'entendis enfin du bruit à l'étage. Elle venait de se lever. Quelques minutes après, le bruit sourd dans les escaliers me disait qu'elle arrivait. Bien parfait ! Je ne voulais pas qu'elle traine au lit et s’apitoie sur son sort. Dès aujourd'hui elle devait assumer et assurer.

« Bonjour Kyle … »

Je hochais la tête, mes lèvres frémirent à peine, on ne pouvait donc pas appeler ça un sourire. La vision de ma sœur ce matin était peut-être pire que la veille. La nuit avait camouflé l'état général, et des bleus sur tout son corps étaient plus franc ce matin, d'autres hématomes étaient même sortie un peu partout. Elle était cadavérique. Je sentais de nouveau la rage contenue au fond de moi. Mes pulsions de vengeance pulsaient au même rythme que mon cœur. Je n'avais qu'un nom en tête, celui qui m'avait hanté toute la nuit et qui me hanterait jusqu'à que j’assouvisse ce que j'avais décidé. Vince ne le savait pas encore, mais ces derniers jours tranquilles étaient comptés, et je n'étais pas près de l'oublier.

Quelqu'un frappa à la porte. Enzo avait été efficace, comme toujours. J'allais ouvrir. Une femme, au cheveux brun ondulés, quelques tâches de rousseur relevées la pâleur de son visage. Elle avait l'air impressionné, comme souvent quand on frappait à la porte d'un vainqueur, et surtout quand ce vainqueur s'appelait Featherstone. Mais je pouvais déceler que ça ne lui plaisait pas d'être ici, sans doute du fait qu'elle regardait à droite et à gauche avant de rentrer. En refermant la tête, je fis la même chose. Personne dans la rue à cette heure ci.

"Mr Featherstone !"

"Docteur, je vous en prie, elle est dans la cuisine !"

Elle me fit un sourire de façade et me suivit jusqu'à Channelle. Je me plantais contre un mur de la cuisine et je fixais chaque mouvement, j'écoutais chaque parole du médecin, sans lâcher ma sœur des yeux. Nos regards se croisèrent.

« Ca va. »

Nouveau frémissement de lèvres. Je hochais la tête d’approbation. Mais je sentais Channelle perturbée. Je savais qu'elle avait mal, comment pouvait-il en être autrement ? Je savais aussi que c'était difficile pour elle. Je me doutais bien qu'elle ne disait rien parce que j'étais là, et voyez vous, ça me plaisait. Je jubilais du courage et de la détermination dont elle faisait preuve à cet l'instant. C'était à la fois un grand marque de respect et d'honneur. Ma petite sœur avait des ressources insoupçonnés. Un mélange de fierté et de lueur perfide transparaissait de mon regard.

" Je vois …"

Oui le docteur avait vu. Je me redressais quand elle s'approcha de moi. Elle en avait de l'aplomb cette petite brune pour me sortir de ma propre cuisine. Mais je la suivais sans broncher. Je ne voulais pas mettre Channelle en danger pour autant, j'étais déjà satisfait de son attitude face au médecin. Je savais déjà que j'avais plus d'impact, plus d'emprise sur ma sœur que cette doctoresse pourrait en avoir.

J'attendais patiemment la fin de la séance, enfin, si faire les cents pas dans une pièce pouvait qualifié l'attente de tranquille. J'entendis ma sœur poussait un cris, je me retins de débouler en trombe dans la pièce. Le bruit de l'eau me calma, elle avait du faire une manipulation. Je virais un peu à la paranoïa sans doute le manque de sommeil lié au début des Hunger Games.

La porte s'ouvrit, elle avait fini son travail. Elle referma derrière nous, allons bon, elle avait des choses à me dire ? Je me retins de rouler mes yeux en l'air.

"Mr Featherstone, votre sœur est blessée, si je n'étais pas intervenue elle aurait probablement perdu sa jambe, c'est de l'inconscience pure et..."

"Mais vous êtes venue ?!"

"Oui mais ça aurait pu..."

"Vous êtes venue n'en parlons plus ! Et ça ira ?"

"Oui...enfin...oui ! Votre sœur à besoin de rep..."

"Je sais de quoi ma sœur a besoin, merci Docteur !"

Je montrais la porte d'entrée pour l'inviter à partir. La femme déglutie difficilement. Elle réajusta sa veste et me fixa, les épaules plus droite que toute à l'heure. Tiens, elle prenait de l'assurance.

"Mr Featherstone, j'ai soigné bien plus de Carrière que vous devez vous en doutez, je vous ai même déjà soigné et je sais de quoi vous êtes capable. Mais votre sœur n'est pas comme vous, elle..."

Je me penchais vers elle, et refermais un bouton de sa veste, elle recula à peine, les yeux ronds. Je serrais les dents.

"Ma sœur s'est faite tabasser devant tout mon District alors qu'elle était sous mes entrainements. Vous pensez que ce que vous pouvez me dire me fera changer de mon objectif ? Vous avez oublié à qui vous parlez Mademoiselle Diemer ?"

Elle fit un pas en arrière. Je la relâchais.

"Je pense vous payer suffisamment pour être libre de ce que je fais chez moi. Je vous demande de soigner ma sœur, pas de me faire la morale, ni de me dicter ma conduite avec elle."

Elle racla sa gorge et commença à partir, avant de sortir elle se retourna vers moi.

"S'il vous plait, au moindre problème, contactez moi, elle n'est pas comme vous Kyle..."

La porte claqua et je fixais son bois le temps d'un instant. Non, Channelle n'était pas comme moi, mais elle était fait du même sang, elle était issue de la même famille, elle avait ça en elle, cette rage de vaincre. Et j'allais raviver cette flamme, coûte que coûte. J'entrais de nouveau dans la cuisine, ma sœur n'avait pas bougé, elle m'attendait.

« Je suis prête, on commence quand tu veux. »

Je souriais. Un sourire franc. Furtif, mais bien là, pas de doute. Elle était vraiment motivée. C'était toute l'attention que je souhaitais venant d'elle. Je n'allais pas être déçu, je n'avais pas fait le mauvais choix en lui ouvrant ma porte hier soir, du moins je l'espérais.

"Merci pour ta détermination Channelle, mais tu n'as pas mangé depuis quand dis moi ?"

Je sortis un tas d'ingrédients sur le plan de travail en bois, des œufs, de la viande, des fruits frais et secs. J'installais une poêle sous le feu et y faisait fondre un bout de matière grasse.

"Qu'est-ce que tu veux ? Profites en, car ce n'est pas tous les jours que ton frère te préparera le petit déjeuner !"

J'étais bien conscient que mon comportement risquait encore plus de la perturber. Mais de la voir dans ma cuisine, faible, à la merci de n'importe qui, blessée...ça remuait un truc en moi, au fond de moi. Je retrouvais ce sentiment lointain, celui où je prenais simplement soin de ma petite sœur, sans essayer de faire autre chose que de prendre soin d'elle. Il y avait un temps pour tout, et je me laissais probablement attendrir par ses contusions et la taille effrayante de sa jambe. Je tirais un tabouret vers elle, juste à la hauteur de ses fesses pour qu'elle puisse se soulager de son poids.

"Alors ? la poêle est chaude..."

J'hésitais à allumer la télé. Les Jeux de la Faim allait me rendre d'une humeur massacrante, ce n'était peut-être pas le moment.

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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Dim 6 Mar - 0:46



 

Kyle & Channelle




Lorsque j’annonçai à Kyle que j’étais prête, d’un air solennel, il m’accorda un bref sourire. J’y fis aussitôt écho malgré moi, bien trop heureuse d’avoir droit à un sourire de sa part après ce que je lui avais fait subir.

« Merci pour ta détermination Channelle, mais tu n'as pas mangé depuis quand dis-moi ? »

Je le fixai un instant, tout en réfléchissant. Et bien, depuis hier midi en fait. Mais la vérité est que je n’avais vraiment pas faim. Mon ventre me faisait mal, je sentais tout mon corps tordu et j’avais peur qu’à la moindre bouchée, je sois prise de nausée. Je tenais à rester digne, au du moins autant que je pouvais l’être dans mon état. Toutefois, ma raison me poussait à essayer … J’étais blessée, fatiguée et meurtrie. Si je voulais continuer à m’entraîner, et dès aujourd’hui, il allait me falloir des forces … Kyle en était bien conscient. Il commença à faire chauffer une poêle. C’était un spectacle assez … Surprenant.

« Qu'est-ce que tu veux ? Profites en, car ce n'est pas tous les jours que ton frère te préparera le petit déjeuner ! »

J’en avais bien conscience. C’était tout à fait improbable comme spectacle, mais je ne me plaignais pas. Je le gratifiai d’un léger sourire.

« Dis donc, je devrais me faire passer à tabac plus souvent. »

D’accord, c’était de l’humour très très noir. Mais j’étais déjà capable d’en rire … Du moins d’en plaisanter. Je n’avais pas vraiment ri, en fait. Mais c’était déjà ça. La perspective d’avoir été soignée par un docteur et de reprendre l’entraînement avec Kyle dès aujourd’hui me donnait déjà une certaine force … Mentale. Pour le physique, il allait falloir plus qu’un sourire de Kyle et une plaisanterie de ma part, je le craignais. Là, Kyle me poussa un tabouret pour que je puisse m’assoir. C’était vraiment très perturbant, et j’espérais presque que cela n’allait pas durer et qu’il allait à nouveau se montrer directif et froid. J’étais loin de mériter tant d’attention, mais plus encore … Je n’avais pas envie qu’on me fasse sentir que j’étais en sucre. Je me demandais même si ce n’était pas une stratégie de sa part …

« Alors ? La poêle est chaude... »

Visiblement non. Je réfléchissais un instant. Etait-ce un autre test ? Ca n’en avait pas l’air … Toutefois mes yeux cherchèrent aussitôt sur la table ce qu’il me fallait pour me remettre. Surtout pas de féculent ; je n’allais pas me dépenser assez avec une seule jambe. Il me fallait des protéines, pour garder mes muscles en forme. Et bien sûr un peu de sucre pour l’effort rapide. Je prendrais donc quelques fruits secs et …

« Je veux bien un peu de viande et un œuf s’il te plait. »

Je l’observais en train de s’afférer à la cuisine à me faire à manger. Je le laissai faire en silence, toutefois j’avais mille choses qui me passaient par la tête. Je me retenais de l’interrompre, mais à un moment ce fut plus fort que moi.

« Kyle … Comment est-ce que je vais faire avec ma jambe ? Je veux dire, quand on va s’entraîner, je ne pourrais renforcer que le reste. Mes bras, ça ira, mais sur cette jambe-là, je ne vais pas pouvoir agir comme sur l’autre. Je risque de renforcer l’autre au dépend de celui-ci … »

Je m’arrêtai une seconde pour réfléchir.

« On sait très bien que les muscles se perdent plus vite qu’ils ne se récupèrent. »

Je relevai les yeux vers lui tout en réfléchissant. Je savais qu’il y avait des choses qui se vendaient, les autres carrières y avaient déjà eu recours lorsqu’ils étaient blessés. Mais je n’avais pas besoin de quelque chose pour la peine ; ça je pouvais encaisser. J’avais besoin de quelque chose pour l’effort, pour qu’elle ne perde pas trop en force pendant que je la rééduquais.

« Je veux l’entraîner Kyle. Si je la repose trop longtemps, dieu sait si elle sera assez en forme pour assurer l’an prochain. Tu sais que ce n’est pas la douleur qui me fait peur ; ça je peux l’encaisser. Mais je n’ai jamais été blessée … A ce point. J’ai peur de ne pas connaître mes limites. Si je la reblesse, je ne pourrais peut-être plus jamais courir comme avant. Et tu es le mieux placé pour savoir que c’est mon plus gros atout … »

Je savais bien que j’allais un peu vite en besogne, mais sous ses airs de gentil frère qui faisait la cuisine à sa sœur, j’étais persuadée que Kyle voulait lui aussi entrer dans le vif du sujet. Je m’étais levée et rapprochée de lui presque inconsciemment. Peut-être parce que j’avais besoin qu’il voit de ses yeux, qu’il comprenne que j’étais motivée, décidée. Que je n’étais pas en sucre. Et que je ferais ce qu’il me dirait.

« Tu as vu plus de carrières blessés dans ta vie que qui que ce soit dans tout Panem … Tu es le mieux placé pour le savoir Kyle … Qu’est-ce que je dois faire pour accélérer le processus ? »

Je baissai les yeux un instant. J’avais presque honte de lui poser la question, mais il le fallait. Je savais qu’il voulait mon bien, malgré tout, et qu’il n’oserait peut-être pas aborder lui-même le sujet, alors je décidai de mettre les deux pieds dans le plat. Mais je relevai les yeux vers lui avant ; je devais lui faire face.

« J’ai entendu dire que Tonks vend des trucs aux carrières qui ne veulent pas arrêter les entraînements pour une petite blessure … Un genre, d’analogue du Morphling. Est-ce que tu penses que ça pourrait aider ? »



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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Mer 30 Mar - 11:42



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever « Dis donc, je devrais me faire passer à tabac plus souvent. »

Je la fixais, mais je ne pus m’empêcher de lâcher un sourire en secouant la tête. Elle avait gardé son sens de l'humour affûté, comme quand on était gosse. Channelle me rappelait souvent les moments où j'étais enfant. Je ne savais pas dire si je trouvais ça agréable ou désagréable, je ne me posais pas trop la question en fait. Pour une fois, je me laissais porter par la situation. Mais en tout cas, beaucoup de souvenirs revenaient quand elle était là. Et je baissais trop souvent ma garde. J'avais l'impression de ne pas toujours devoir mettre une distance entre elle et moi, pas comme avec Sélène. Je ne me sentais pas en danger avec ma plus petite sœur, et c'était un sentiment rassurant. Il y avait peu de personne qui m'inspirait cela. Channelle avait ce pouvoir sur moi. Un pouvoir dont elle ne devait pas se douter et dont je ne voulais pas qu'elle soit au courant. Qu'elle le sache, me rendrait vulnérable, et je ne le pouvais pas. Je ne le pouvais plus depuis que j'avais failli à sa protection. Je l'avais entrainé pour l'Arène, pour qu'elle se batte et qu'elle ressorte avec l'honneur des Featherstone, pas pour qu'elle se fasse tabasser dans le District que j'entrainais.

« Je veux bien un peu de viande et un œuf s’il te plait. »

Parfait, elle était futée, elle avait bien retenu ses entrainements. Alors que j'étais en train de casser l’œuf et de retourner la viande dans la poêle, elle me questionna sur la suite.

« Kyle … Comment est-ce que je vais faire avec ma jambe ? Je veux dire, quand on va s’entraîner, je ne pourrais renforcer que le reste. Mes bras, ça ira, mais sur cette jambe-là, je ne vais pas pouvoir agir comme sur l’autre. Je risque de renforcer l’autre au dépend de celui-ci … On sait très bien que les muscles se perdent plus vite qu’ils ne se récupèrent. »

Elle réfléchissait. Elle semblait préoccupée. Mais je ne me faisais pas de soucis pour elle. Pas avec la détermination qu'elle avait.

"Il va falloir être patiente. Effectivement dans un premier temps, il va te falloir compenser. Il faut trouver une alternative. Les béquilles par exemple. Il faut que tu puisses t'en servir, sans refaire saigner. Tu te muscleras forcément l'autre jambe, mais tu pourras rattraper le retard. Si tu vas trop vite, tu risques de te blesser encore plus"

Ce que je semblais lui dire ne lui suffisait pas. J'arrêtais la poêle pour mettre les aliments dans une assiette et lui présenter sur la table. Je sortis des couverts et les posa à côté d'elle, lui entonnant d'un signe de tête de manger.

« Je veux l’entraîner Kyle. Si je la repose trop longtemps, dieu sait si elle sera assez en forme pour assurer l’an prochain. Tu sais que ce n’est pas la douleur qui me fait peur ; ça je peux l’encaisser. Mais je n’ai jamais été blessée … A ce point. J’ai peur de ne pas connaître mes limites. Si je la reblesse, je ne pourrais peut-être plus jamais courir comme avant. Et tu es le mieux placé pour savoir que c’est mon plus gros atout … »

Les jambes dans l'arène étaient aussi importantes que le cerveau. Oui je savais de quoi elle parlait. Elle avait un an pour se remettre. Mon avis était que durant les trois premiers mois, elle ne pourrait pas forcer sur la jambe cassée. C'était trop risqué. Mais en même temps, il fallait avancer. Je voyais déjà dans ma tête les exercices à faire.

« Tu as vu plus de carrières blessés dans ta vie que qui que ce soit dans tout Panem … Tu es le mieux placé pour le savoir Kyle … Qu’est-ce que je dois faire pour accélérer le processus ? »

Elle baissa les yeux. Je la fixais durement. A quoi pensait-elle ? Je sentais qu'elle avait quelque chose derrière la tête. Oui j'avais connu de nombreux blessés. Même dans l'arène quand j'y étais. Y compris mes Carrières, mes propres Tributs. Dans l'Arène j'avais de quoi donner aux tributs via les sponsors, mais là c'était différent. Sans doute parce que c'était ma sœur, et que je connaissais les dangers. Motiver et booster un carrière, je m'en fichais. Je me fichais de savoir ce qu'il allait devenir plus tard, s'il pourrait ou non vivre longtemps, être en forme en sortant des Jeux - s'il en sortait -, je n'en avais que faire de savoir s'il pourrait se resservir de son bras, de sa jambe ou de ses mains. Non pour moi c'était la finalité qui comptait, pas la suite, pas leur futur. Juste les Jeux, le reste je me foutais, leur personne, leur avenir. L'honneur était le plus important pour moi dans l'affaire. Mais là c'était Channelle... Tout était différent. Je commençais à la dévisager quand elle me regarda de nouveau.

« J’ai entendu dire que Tonks vend des trucs aux carrières qui ne veulent pas arrêter les entraînements pour une petite blessure … Un genre, d’analogue du Morphling. Est-ce que tu penses que ça pourrait aider ? »

Mon visage se crispa. De colère, de refus, d’effroi.

"Pas question !" Hurlais-je presque.

Je plantais le couteau - dont j'étais en train de me servir - dans le plan de travail. Je gardais une main serrée sur le manche et l'autre fermée en serrant mon poing. J'enlevais la lame du bois et je pointais la bout du couteau vers elle.

"C'est de la saloperie. Je ne veux pas de ça pour toi. Ça change les gens. C'est dangereux Channelle. Je préfèrerai que tu n'ailles pas dans l'Arène plutôt que tu prennes cette merde !"

Voilà c'était dit. Je me souvenais de l'époque ou avec Opaline on se shootait avec ces saloperies. Tout ça pour encaisser les coups. Pour que nos entrainements soient plus violents, intenses. On était pas blessé, juste défoncé avec cette came. Ça nous rendait dingue. J'avais vite arrêté. Mais Opaline était plus accros que moi, parce que mes coups étaient plus violents. Que j'avais plus de force qu'elle et qu'elle devait donc en prendre plus que moi. Elle avait changé. Avant l'entrée dans les Jeux, elle n'était plus tout à fait la même. Elle était plus sombre, plus maladroite, plus étourdie. Elle était sans cesse en manque, et ne voyait pas franchement d'objectif. J'avais plus de lucidité qu'elle. Elle n'aurait jamais pu gagner les Jeux, pas sous l'emprise de cette daube. Le Capitole l'aurait bouffé si elle était ressortie vainqueur. Elle serait morte d'une overdose. Le déshonneur total. Je crois que je l'aimais assez pour la tuer. Pour lui épargner tout ça. Ou peut-être bien que je ne l'aimais pas assez en fait ? En entrant dans les Jeux, je savais déjà tout ça, et elle n'avait pas de comprimés. Même le sexe ne la soulageait plus. Je ne voulais pas ça pour Channelle. Je voulais qu'elle garde ses idées claires.

"La douleur permet aussi d'avancer. Si tu te mets à prendre ce genre d'artifice, tu te perdras toi même. Et je ne serais pas là pour venir te rechercher, pas une seconde fois. Faut pas jouer avec ça ! Je veux, plus que n'importe qui dans tout Panem, que tu remportes les prochains Hunger Games. Mais pas au prix de la drogue. Tu peux y arriver sans. Ça sera plus dur, plus douloureux. Plus long, oui, mais tu y arriveras."

Je savais qu'elle était têtue, et qu'elle voulait me prouver quelque chose. J'avais la certitude que tout était déjà joué dans sa tête. J'allais donc surveillé ça de plus près. Si je trouvais le moindre comprimés chez moi. Je la foutrais dehors.

"Manges maintenant !"

Ma voix s'était endurcie. Je rebaissais mon couteau lentement et le posa définitivement sur la table. La colère me rongeait le ventre. Il fallait que j'avale quelque chose moi aussi. Sans doute pour me contenir ou me donner une certaine consistance, ne voulant pas commençait un débat avec elle, le sujet était clos, j'allumais la télé. Les Hunger Games. C'était peut-être une erreur, mais c'était toujours mieux que lui flanquer une sacré paire de gifle pour la faire réagir sur la connerie qu'elle venait de me dire. Elle n'aurait pas eu le visage tuméfié, je m'y serais laissé tenter.

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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Dim 24 Avr - 15:46



 

Kyle & Channelle




Kyle m’avait mis l’assiette sous le nez et fait signe de manger. Il m’avait même mis les couverts ; il prenait son rôle de protecteur tellement à cœur que s’en était presque flippant. Il semblait plutôt positif quant à l’état de ma jambe … Et du reste. Il semblait croire qu’avec du temps, tout aller s’arranger. Mais nous n’avions pas de temps, ne pouvait-il pas le voir ? Croyait-il vraiment qu’il suffisait d’un peu de protéines, et quelques œufs pour me remettre sur pied ? Il était bien optimiste … Je soulignais cela tout en lui demandant ce qu’il pensait des « aides » que pouvaient obtenir les carrières pour s’entraîner et guérir plus vite … Mais son visage se transforma instantanément et je compris qu’il n’allait pas aller dans ce sens.

« Pas question ! »

Merde. N’avait-il pas d’yeux ? Ne voyait-il pas que cette fois, la volonté ne suffirait peut-être pas ? Il avait planté son couteau dans la table avant la sortir pour la pointer vers moi. Je le fixais une seconde, sans crainte toutefois. Kyle était sanguin ; il l’avait toujours été, aussi je ne me laissais plus surprendre par ses excès. Je savais qu’il n’allait pas me planter.

« C'est de la saloperie. Je ne veux pas de ça pour toi. Ça change les gens. C'est dangereux Channelle. Je préfèrerai que tu n'ailles pas dans l'Arène plutôt que tu prennes cette merde ! »

Woaw. Sa dernière phrase me fit l’effet d’un électrochoc. Il préférerait que je … N’aille pas dans l’arène. Voilà qui était nouveau. Je me demandais alors pour la première fois ce qui se passait réellement dans sa tête lorsqu’il me visualisait aux jeux. Avait-il ne serait-ce qu’une fois envisagé que je pourrais perdre ? Je n’en étais pas certaine …

« La douleur permet aussi d'avancer. Si tu te mets à prendre ce genre d'artifice, tu te perdras toi-même. Et je ne serais pas là pour venir te rechercher, pas une seconde fois. Faut pas jouer avec ça ! Je veux, plus que n'importe qui dans tout Panem, que tu remportes les prochains Hunger Games. Mais pas au prix de la drogue. Tu peux y arriver sans. Ça sera plus dur, plus douloureux. Plus long, oui, mais tu y arriveras. »

Plus dur et plus douloureux ne me posait pas de soucis ; j’étais persuadée d’avoir ce qu’il fallait pour tenir, et d’avoir un haut seul de tolérance à la douleur. Mais plus long ? Je ne voulais pas revenir telle que j’étais avant … Je voulais revenir plus forte encore, que ces idiots ne puissent plus jamais me toucher, même à plusieurs.

« Manges maintenant ! »

Je levai les yeux au ciel avant de planter ma fourchette dans ma viande. Kyle alluma la télé, et j’observais un instant l’écran. Etait-ce pour me torturer davantage ? Sans doute … Mais mon regard n’arrivait pas à se décrocher de l’écran. Je mangeais en silence en regardant les tributs défiler. Rien ne s’était vraiment produit de captivant jusqu’à cette fameuse boite. Lorsque Nathanaël était apparu à l’écran, j’avais vraiment cru qu’il allait fondre sur la fille et lui couper la main. Mais il semblait y avoir quelque chose … D’étrange entre eux. La moitié des gens au D1 devaient encore croire que lui et moi étions ensembles … Génial, ça allait leur donner une raison supplémentaire de parler de moi.

Mais lorsqu’il proposa à la jeune femme de lui arracher des dents, mes yeux s’arrondirent sous l’effet de la surprise. Nate, qu’est-ce que tu fou … Tue-là. Mais non. Il se laissa docilement mutiler par cette petite allumeuse avant de la laisser le soigner. Qu’est-ce qui pouvait bien lui passer par la tête ? Enfin, à la rigueur, c’était mieux que Pearl, qui apparut ensuite pour décider de rester liée avec le carrière du district du poisson. J’espérais pour eux qu’ils allaient se ressaisir, mais je n’en disais mot : après tout, j’étais la dernière personne à pouvoir me permettre de critiquer leur manière de faire.

Alors que j’avais terminé mon repas, je me levais et m’assis par terre à côté du canapé. Je commençai alors à faire des étirements très légers, qui me rappelaient bien vite la réalité ; mon corps était totalement meurtri, de toute part. J’y allais doucement, mais il fallait le faire si Kyle voulait qu’on commence l’entraînement aujourd’hui : si je n’étais pas échauffée, avec un corps dans cet état, Kyle allait m’emmener à l’hôpital d’ici quelques heures, et en morceaux. Je relevai la tête vers Kyle après quelques minutes d’échauffement tout en visionnant les péripéties des différents tributs.

« On y va quand tu veux, j’suis prête. »

C’était plus ou moins la vérité, mais j’étais disons aussi prête qu’on peut l’être dans mon état. Mais alors qu’il allait éteindre le téléviseur, l’annonce montra que ce soir encore, l’émission de Selena serait diffusée partout dans les districts. Cette même émission qui avait précédé ma chute hier soir. Je sentis mon poing se serrer sans que j’en ai le contrôle, et je pivotai alors vers Kyle.

« Je retournerais au bar voir l’émission ce soir. »

C’était dit d’un ton neutre, mais ce n’était pas une requête. Kyle pouvait faire de nombreuses choses, mais contrôler mes allées et venues n’en faisaient pas partie. Pourtant, comme je logeais chez lui, je me sentis quand même dans l’obligation de me justifier un peu.

« Ils y seront tous, et je ne veux pas donner l’impression de me cacher ou d’avoir peur. C’est important que je leur montre à tous que je suis toujours là et que je ne vais nulle part. »

Je n’étais pas bien sûr de l’avis de Kyle à ce sujet. Certes c’était un risque ; rien ne les empêcherait de vouloir terminer le travail. Mais si je me cachais chez Kyle, alors ils auraient véritablement gagné.



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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Ven 13 Mai - 17:56



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever Je n'avais pas eu une bonne idée en allumant la télé. J'étais envahit par...enfin. C'était un mélange de sentiment qui m'envahissait. Comment dire ce que je ressentais exactement ? peut-être un mélange de déception, en me disant qu'il n'y avait pas Channelle, avec ça, un soupçons de colère, pour les mêmes raisons. Et puis, j'avais l'impression d'être nostalgique. Comme chaque année pendant les jeux. Déçu d'être trop vieux pour être éligible, de ne pas pouvoir me battre autrement que contre des mannequins, retenir mes coups pendant les entrainements... Avoir l'impression de composer un rôle depuis toutes ces années. Quel genre de malade était-il triste de ne pas être dans cette Arène cette année encore ? Et après tout, bordel, qu'est-ce que j'y connaissais en sentiment moi ?

L'espace d'une seconde, en voyant Pearl à l'écran, je crus voir un fantôme. Ma gorge se noua. Mais ce n'était pas Opaline, c'était juste Pearl. Pearl qui n'avait rien à voir avec elle au fond. Opaline aurait préféré crever plutôt que de se lier à un autre District, même avec une autre personne que moi. Et elle ne se serait pas laissée tuer par quelqu'un d'autre non plus. Plus je regardais cette blonde derrière l'écran, plus mes poings se serraient de rage. Quel gâchis...quel spectacle désolant.

Le repas se termina en silence, et Channelle disparut dans le salon. Je restais quelques minutes dans la cuisine pour faire semblant de ranger. En vérité je n'avais aucune envie de lui parler. J'étais en colère contre elle. Sa place n'était pas dans ma cuisine, ni même dans mon salon. Sa place, en ce moment même était dans ces putains de Jeux. J'avais toutes les peines du monde à m'enlever cette image. Mais j'avais donné ma parole, c'était trop tard maintenant pour la foutre dehors. Je n'avais qu'une parole, et c'était ma sœur...

Après avoir tenté vainement de me calmer en pliant tout dans l'évier je me dirigeais vers le salon et la regardais faire, appuyé contre un mur. Il fallait que je passe outre tout ça. J'allais tout revoir, j'allais pouvoir recommencer à zéro avec elle. J'allais la remettre en état. J'y arriverai. J'avais devant moi une nouvelle toile pour composer.

« On y va quand tu veux, j’suis prête. »

En la regardant s'étirer ainsi, lisant sa détermination dans les yeux, je la croyais, je savais qu'elle y arriverait aussi. Elle avait retenu la leçon. J'en étais sûr. On allait pouvoir commencer, je me décalais du mur pour m’apprêter à descendre au sous sol et on entendit à ce moment là, derrière nous l'annonce pour l'émission de Sélène ce soir. J'éteignis la télé d'un geste vif. S'en était assez pour aujourd'hui. Mais c'était trop tard...

« Je retournerais au bar voir l’émission ce soir. »

Elle était anxieuse de me l'annoncer, je le voyais bien, tout son corps était crispé. Je me raidis sur place, la fusillant du regard. Se foutait-elle de ma gueule ? Il en était hors de question.

« Ils y seront tous, et je ne veux pas donner l’impression de me cacher ou d’avoir peur. C’est important que je leur montre à tous que je suis toujours là et que je ne vais nulle part. »

Je continuais de la fixer d'un regard froid et ferme. Les idées s'entrechoquèrent dans ma tête. Ses arguments, les miens. Je ne lui répondis pas et je quittais la pièce pour aller en sous sol, le visage fermé. Je me mis à réfléchir, à peser le pour et le contre. Quelle attitude avoir ? Avec ma sœur, avec ceux qui avaient fait ça ? Fallait-il qu'elle se cache ? Fallait-il qu'elle montre qu'elle ne fuyait devant rien comme elle le disait ?

Je récupérais des petits sacs de sable et une bobine de ficelle souple. Je remontais à l'étage et revenais auprès de ma sœur. Je posais un genou à terre près de sa jambe blessée. J'installais - toujours silencieusement - un sac sur l’attelle, un au niveau de sa cheville et l'autre en haut de la cuisse, où il n'y avait pas de bleus ou d'entailles. Je fixais les deux sac à l'aide d'un bout de ficelle que je coupais avec mes dents. Voilà qui ferait l'affaire. Les poids allaient permettre de muscler la jambe sans trop avoir à y forcer dessus, chaque mouvements, même petits au début seraient amplifiés, car les poids durciraient chaque gestes. Un peu comme dans l'eau. Dès que ses pansements pourront être mouillés, il faudra d’ailleurs faire quelques exercices dans l'eau.

"Ne forces pas sur la jambe, les poids feront le travail pour toi au début. De petites amplitudes seulement, les sacs de sable vont compenser. Pas totalement, mais assez pour ne pas te dépouiller entièrement de toute ta masse musculaire. Recommences ce que tu faisais avec ça maintenant !"

Je me relevais, avant de quitter la pièce, je me retournais vers elle et plongeais mon regard dans le sien, brisant enfin le silence.

"D'accord. Mais je viens avec toi ce soir !"

Oui, il fallait qu'elle montre qu'elle n'avait pas peur. Il fallait qu'elle les affronte, parce que dans une Arène, elle ne pourrait pas se cacher. Le but était le même ici ou là bas. Et j'allais venir. Pour montrer que j'étais toujours dans le coup et toujours là pour elle et que j'allais continuer de l'entrainer. J'étais connu pour être un entraineur redoutable, l'un des meilleurs du D1, des plus fidèle et reconnaissant du Capitole qui plus est. Et avec moi elle était entre de bonnes mains. Je voulais qu'ils tremblent. Je voulais les déstabiliser. Ils devaient s'attendre à ce qu'elle croupisse dans son sang et qu'aucun entraineur veuille l'aider, y compris moi, la reniant après cette trahison. Et bien ils allaient être abasourdie que je sois à ses côtés ce soir.

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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Need you more than ever    Dim 12 Juin - 18:19



 

Kyle & Channelle





Merde. Kyle avait allumé la télé, et c’était mauvais. Très très mauvais, parce que cela lui rappelait sans doute tout ce qu’il avait comme regrets pour moi, tout ce dont je l’avais privé … La fierté d’avoir sa sœur là-bas. Je savais que regarder les jeux n’allait faire que renforcer sa rage. Je n’avais pas envie de ça, mais je pouvais difficilement lui prendre la télécommande des mains. Alors je terminai mon repas en silence avant de partir dans le salon pour commencer à m’échauffer contre le mur. Lorsqu’il avait débarqué, j’avais aussitôt pris une position droite, et lui avait demandé pour commencer. Je savais que j’avais des choses à rattraper avec lui et il n’y avait pas une minute à perdre.

Lorsqu’il avait éteint la télévision, je lui avais affirmé (et non pas demandé) que j’allais retourner au bar ce soir, parce que je ne me laisserais pas impressionner, c’était hors de question. Je n’avais pas à me cacher. Mais il n’avait pas l’air franchement d’accord. Seulement voilà, je lui étais très reconnaissante de m’avoir accueillie ici, d’être prêt à m’aider. Mais je n’avais signé nulle part pour être enfermée. Si je voulais reprendre le contrôle de ma vie, ça commençait par assumer mes choix. Après quelques minutes, il remonta avec des sacs de sables et de la ficelle, et c’est sans dire un mot qu’il vint les attacher à mes jambes. Je compris rapidement le principe.

« Ne forces pas sur la jambe, les poids feront le travail pour toi au début. De petites amplitudes seulement, les sacs de sable vont compenser. Pas totalement, mais assez pour ne pas te dépouiller entièrement de toute ta masse musculaire. Recommences ce que tu faisais avec ça maintenant ! »

J’acquiesçai. Très bien, s’il ne voulait rien dire sur ma décision, pas de soucis. Tant qu’il n’essayait pas de m’en empêcher. Je repris mes étirements en douceur. Les petits sacs tiraient sur mes muscles, et j’en sentais déjà l’effet. Mais Kyle me coupa dans mon entraînement.

« D'accord. Mais je viens avec toi ce soir ! »

Je le fixai un instant. Je n’avais pas besoin d’un garde du corps. Ou peut-être que si, mais je n’en voulais pas. Est-ce que ça n’allait pas me faire paraitre encore plus faible encore ? Si, bien sûr que si. Mais je ne pouvais pas juste prendre mes décisions sans prendre en compte son avis. S’il était prêt à faire un bout du chemin, je devais le rencontrer au milieu.

« Très bien. »

Si c’était ce qu’il voulait, il viendrait. De toute façon, le bar était publique, je ne pouvais pas l’empêcher de venir.

***

La soirée fut étrange. Lorsque j’arrivai dans le bar, tous les regards étaient braqués sur moi comme sur une créature étrange. Je ne savais pas bien comment réagir, aussi je décidai d’ignorer. J’essayais aussi d’ignorer Kyle, qui lançait des regards sombres à qui osait me regarder de travers. Je le sentais particulièrement tendu, alors que je commandais à boire et que le show de Selena commençait. Kyle jetai des regards discrets autour, mais je voyais qu’il n’était pas tranquille. J’avais fait un geste que je ne faisais jamais. J’avais caressé doucement son bras, furtivement, quelques secondes à peine. Pour le rassurer, même si je me doutais bien qu’il était sans doute plus mal à l’aise qu’apeuré.

« Tout va bien Kyle. »

A croire que c’était lui qui s’était fait tabassé ici la veille. On avait regardé l’émission en buvant une bière, mais je sentais que les conversations autour de nous me concernaient. J’étais restée cependant, me focalisant sur ce qui s’était passé la journée pour Pearl et Nate. Je n’en revenais toujours pas de la tournure qu’avaient pris les choses avec la petite du cinq. Ça me faisait plus sourire qu’autre chose ; il cachait bien son jeu, mon « p’tit Nate ». Pour Pearl, la journée avait été plus chaotique. Aveuglée par Sélène, blessée pendant le combat avec les districts inférieurs, puis par le piège des juges. On avait aussi pu observer les autres districts, et à la fin de l’émission, Kyle et moi étions rentrés ensembles chez lui. Sur le chemin, nous avions même échangés quelques mots sur les erreurs de stratégies des différents districts, ce que j’avais trouvé plutôt encourageant. Je m’étais couchée en rentrant à la maison, épuisée par la journée, mais plutôt sereine sur l’avenir de notre relation.

***


Quelques jours s’étaient écoulés. C’était assez dingue comme les choses avaient bougées en seulement quelques jours. J’avais obtenu un stage chez Eneron Stark. Je m’étais rapprochée –dangereusement- de Zane … Et surtout, ma blessure allait déjà beaucoup mieux. Je m’étais soignée, entraînée de façon intense, et je n’avais déjà plus qu’une envie : retourner au centre. Déjà, parce que je voulais revenir. Je savais que je le pouvais. J’avais travaillé mes forces, je savais que je pouvais le faire. Et puis, c’était « mon truc ». Sans ça j’étais perdue, ça se ressentait simplement par mes choix récents. Si j’avais été au centre, jamais je n’aurais laissé Zane devenir aussi proche de moi. Jamais je ne l’aurais accompagné en mission. Et jamais je n’aurais été travaillé pour le Stark. J’étais intimement persuadée que le centre des carrières était la solution à tous mes problèmes. Seule point noir à l’horizon, il fallait convaincre Kyle.

J’avais – une fois n’est pas coutume- passé la nuit chez Zane. Il fallait clairement que ça s’arrête, mais je savais comment faire. Carrières. Carrières. Carrières. J’étais entrée par la fenêtre, avait pris une douche et était descendue préparer le petit déjeuné du champion pour Kyle. Il avait débarqué à peine quelques minutes plus tard, avec un air un brin suspicieux. J’avais une mine très réjouie, et j’avais peut-être été un peu large sur le déjeuner ; ça pouvait paraître louche.

« T’as faim ? »

Je lui avais accordé un large sourire, jusqu’à ce qu’il se fane un peu car mon esprit me disait de ne pas trop en faire. Je lui avais mis des œufs et du bacon dans son assiette alors que je me versais un verre de jus de fruit, et que je faisais de même pour lui. Comme je ne voulais pas donner trop d’importance à ma phrase – ni lui donner trop de raison d’en faire autant- j’avais continué à m’activer dans la cuisine tout en donnant des banalités ; quand il allait partir au centre, comment ça se passait là-bas, etc … Et entre deux banalités, je glissais presque subtilement ma nouvelle.

« Je vais revenir au centre cette semaine. Sinon, t’as vu les parents récemment ? »

Hop là. Comme une lettre à la poste … ?



_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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Kyle T. Featherstone
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MessageSujet: Re: Need you more than ever    Mer 22 Juin - 0:21



Kyle T. Featherstone
La Passion"La passion. Elle se cache au plus profond de nous-mêmes, elle fait semblant de dormir, elle attend son heure, et d'un seul coup, alors qu'on ne s'y attendait plus, elle se réveille, elle ouvre ses mâchoires et elle ne nous lâche plus. La passion nous entraîne, nous pousse, et finit par nous imposer sa loi et nous lui obéissons. Que pouvons-nous faire d'autre ?

La passion est la source des moments les plus rares, la joie de l'amour, la lucidité de la haine, la jouissance de la douleur. Quelquefois la douleur est si forte qu'on ne peut plus la supporter. Si l'on pouvait vivre sans passion sans doute serions-nous moins torturés, mais nous serions vides, espaces déserts, sombres et glacés. Sans passion nous serions véritablement morts."



Need you more than ever Elle me regardait. Quoi ?! Qu'est-ce que tu vas dire ? Fais attention à ton cul Channelle, ce n'était pas une question, c'était un ordre. Je ne détournais pas le regard. Tu m'as demandé de l'aide, c'est jusqu'au bout. Que ça te plaise ou non. Je ne te laisserai pas rentrer dans ce bar sans ma présence. Je ne les laisserai pas tenter un autre truc. Tu vas te remettre, mais ils peuvent encore faire en sorte que tu sois plus mal que ça. Alors pas de...

« Très bien. »

"Hum. Bien. Continues maintenant, on a perdu trop de temps..."

Je lui fis un signe de tête satisfait pour qu'elle continu ses exercices. Je la regardais un moment s’entraîner. Elle morflait, elle morflait mais elle ne disait rien. Elle continuait, encore et encore. Sans lâcher. C'était ça que j'aimais voir aussi chez mes carrières. Y'avait une sorte de jouissance de les voir souffrir mais continuer inlassablement, peut-être par fierté, peut-être crainte, parce que je leur faisais peur. Peut-être les deux. Mais j'aimais ce visage qu'ils avaient de déformé par la douleur de l'effort ou de l'exercice, et ce regard profond qu'ils m'offraient quand je passais dans les rangs. Y'en avait certains qui avaient la niaque cette année. Pour Channelle c'était encore différent. C'était ma sœur...ma petite sœur.

Elle était faite du même sang que moi. Si j'avais été aussi déçu d'elle, ce n'était pas pour rien. Non c'était parce qu'au fond, elle était une partie de moi. Celle qui voulait retourner dans les Jeux. Celle qui voulait tuer, détruire, gagner. Channelle était comme un espoir, comme l'espoir de prolonger mes attentes. Elle devait le faire, elle devait goûter à la victoire. Elle devait devenir la victoire. Elle en serait encore plus forte.

***

On arriva au bar. Bien sûr comme je m'y attendais, on attira l'attention. J'étais tendu comme la corde d'un arc. Il fallait que tout se passe bien. Il le fallait sinon ce soir il y aurait des morts. Je commençais à en regarder quelques uns pour qu'ils ne fassent aucune remarque ou suggestion. Le show des Hunger Games commença et j'écoutais à peine. Ce n'était peut-être pas une bonne idée. J'avais déjà la vue du sang sur mes poings avant même d'avoir cogné sur quelqu'un. J'avais ça dans la peau. Depuis quand je n'avais pas défoncé quelqu'un ? Vraiment démoli...hormis mes entraînements avec Enzo ?

Channelle me sortit de mes songes violents par un geste de la main. Mes yeux campèrent sur l'endroit où ses doigts avaient effleuré ma peau. Et je mis quelques secondes avant de la regarder dans les yeux.

« Tout va bien Kyle. »

J'hochais de nouveau la tête. Et puis je finis par me rendre compte. J'arrêtais de regarder autour de moi pour ne faire que la regarder elle. Bordel, l'évidence était là sous mes yeux depuis le début. Ils ne l'avaient pas briser en fait. Malgré leur violence, le poids de leurs coups, malgré leur nombre... ils étaient en train de voir, oui ! Ils étaient en train de voir que malgré l'agression, malgré la douleur, ils ne l'avaient pas terrassé. Elle était toujours là, loin d'être abattue. Je les entendais parler, s'interroger. Ils étaient étonnés, tous étaient au courant de ce qui était arrivé à Channelle. Difficile de garder ça secret. Je les voyais bien se questionner sur ma présence à ses côtés aussi. Un sourire fugace traversa mon visage un instant. C'était bien une Featherstone, fallait vous y faire les gars. Elle allait revenir. Et j'allais l'aider pour son retour.

Je jetais un œil à l'écran quand je vis Pearl aveugle. Hum Sélève...sale garce. J'étais en train de me dire...de penser, voilà pourquoi j'aurai aimé être encore mentor cette année. J'y aurai envoyé Channelle. Et ça aurait Nate qui aurait été aveuglé. Et je serais peut-être au pieu avec Pearl parlant stratégie des jeux, plutôt que de le faire avec Channelle. Je haussais les épaules, serrant le verre de ma bière.

L'émission fini on continua de parler du Jeu jusqu'au retour à la maison. On avait passé une première étape. Finalement la soirée c'était bien passée. Mais ce soir je n'avais plus qu'une envie. Trancher, hacher, découper. Channelle se coucha rapidement et je filais en bas au sous sol aiguiser ma hache. Vince. Je n'avais plus que ce nom en tête. Et ce soir, ce gaillard n'allait pas dormir sur ses deux oreilles. J'espère qu'il avait apprécié sa dernière journée d'entraînement au Centre. Je sortis de la maison et je me dirigeais vers un autre bar du District. Je ne l'avais pas vu dans celui où on avait été, donc forcément... C'est en le voyant sortir que je fonçais vers lui. Bordel que ça faisait du bien.

***

Bien que Vince se trouvait actuellement avec une main en moins, je n'avais pas passé pour autant une bonne nuit. Il fallait que j'aille au Centre très tôt, je devais encore me défouler. Et chaque jour depuis ce moment là c'était la même routine.

Je donnais les exercices à Channelle avant de partir au boulot, parfois je m’entraînais avec elle avant de partir. Elle progressait plutôt bien. Elle n'était pas toujours sérieuse, car parfois elle ne rentrait pas le soir. Mais ça voulait dire que tout refonctionner chez elle, est-ce que c'était bon signe ? Je ne préférais pas le savoir, je ne jugeais que de son efficacité sur mes exercices. Mais je n'étais pas satisfait. Non, tant que Channelle ne rentrait pas dans cette Arène, je ne le serais pas. Sauf peut-être avec Deirdre...mais ça c'était encore autre chose.

Un matin, alors que je me levais comme d'habitude, je sentis une odeur de nourriture venant de la cuisine. Étrange. Trop étrange pour être normal. Elle faisait quoi debout à cette heure ci ? Et c'était quoi ce putain de sourire ?

« T’as faim ? »

"Vires moi ce sourire béat Channelle ! Tu fais plus peur qu'un brouillard d'acide dans une Arène !"

Mais elle me sourit de plus belle en plaçant mes œufs dans mon assiette, enfin devant celle qu'elle m'avait poussé devant mon tabouret. Je la regardais faire. Non c'était trop bizarre. Qu'est-ce qu'elle avait. C'était quoi ? Elle avait ses règles ? Non, ben non, au contraire, ça les rendait plutôt dingue les femmes à cette période. C'était l'inverse. Oh merde, non...elle était pas ence...

« Je vais revenir au centre cette semaine. Sinon, t’as vu les parents récemment ? »

Je manquais de m'étouffer avec mon verre de jus d'orange. Putain j'étais soulagé. Enfin NON ! Non qu'est-ce qu'elle me chantait là ? Revenir au Centre cette semaine ? Hors de question. Mais quel culot, s'en était presque du talent à ce stade là ! L'audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions... Bah tiens, tu parles mais bien sûr Channelle, sauf que ça ne marchait pas avec moi. Y'avait aucune occasion pour ce genre d'audace ce matin.

"Pas question. Tu n'es pas encore prête. Tu te ferai démolir par les petits nouveaux. T'es encore trop faible. Tu crois que tu peux, mais t'as encore du chemin à faire. T'es pas assez rigoureuse. Tu as qu'à commencé par occuper ton temps le soir à t’entraîner plutôt qu'à sortir. Si tu crois que je sais pas..."

Je portais une bouchée d'oeuf et de bacon dans ma bouche.

"Je ne t’entraînerai pas au Centre avec les autres cette semaine, ni Enzo, ni aucun autre entraîneurs. Je m'y opposerai."

Je raclais mon assiette et finis mon verre avant de me lever. Je récupérais une veste posée sur un dossier de chaise et me dirigeais vers la porte d'entrée.

"Et c'est sans discussion. Non c'est non. Pas le moment. A ce soir !"

Je quittais la maison sans lui laisser le temps de me répondre. Je n'avais pas envie de discuter. Je ne voulais pas entendre ses arguments qui étaient peut-être bons. Je me rendais compte qu'elle était peut-être prête, mais pas moi. J'avais trop peur, trop peur d'être encore déçu. De voir que son niveau avait baissé, qu'elle n'était pas à la hauteur. Trop peur qu'elle me fasse honte. Pas une deuxième fois.

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