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 Mission recrutement

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MessageSujet: Mission recrutement    Ven 11 Déc - 12:35



 

Rendez-vous au sommet




J’avais passé la soirée avec Simon, à lui expliquer les différents « protocoles » de la soirée sponsors du surlendemain. Nous avions bu quelques verres en observant l’arène. Il fallait être franc, ni ses tributs ni les miens ne s’en sortaient avec brio. Je n’avais même pas encore eu le courage d’aller trouver Mia. Ses tributs avaient été exterminés en dix secondes par le colosse du un. Aussi proche qu’on soit de quelqu’un dans ces cas là, il n’y avait pas grand-chose à dire.

Ce n’est que tard dans la nuit que j’étais retourné dans les logements de mon district, exténué et un peu alcoolisé. Mais rien ne pouvait me vider l’esprit. Il y avait trop de choses, trop de paramètres, trop de problèmes. Mes tributs qui courraient à leur mort certaine. Simon qui faisait son premier mentorat et que je tenais à protéger au mieux de ce monde de Capitolien. Ma sœur, au douze, avec qui je n’aurais pas pu me quitter en pire termes. Azilys, seule dans ma maison, surement aussi déboussolée qu’emprisonnée … Et que quelqu’un pourrait découvrir à tout moment. L’approche de la soirée sponsor et de la mission qui allait avec … Il y avait bien trop de choses qui pouvaient se produire dans les jours qui viennent, et je pourrais déjà m’estimer chanceux si la moitié de ces choses de prenaient pas un sale tournant.

Lorsque j’arrivais dans ma chambre, je vis immédiatement une notification sur le matériel mis à disposition par le Capitole. Un message d’un des Juge, Phileas Hampton. Qu’est-ce qu’il pouvait bien me vouloir …

Phileas, Mail a écrit:
Mr Thorne,

Merci de vous présenter demain, avant 8h à mon bureau.
Je souhaiterais discuter avec vous des familles de vos tributs.
Veuillez passer par l'entrée de service du bâtiment

A demain

Philéas K. Hampton,
Haut-Juge des Hunger Games


Ce mail est confidentiel, merci de ne pas l'imprimer ni de le diffuser


J’haussais un sourcil. Il était bien connu pour ses « bizarreries » … Car oui, c’était vraiment de drôles de comportements. Il réalisait les pièges les plus atroces pour piéger et faire souffrir les tributs dans l’arène, mais semblait toujours inquiet du sort de ceux-ci, de leur famille … Si son sort m’avait intéressé un tant soit peu, j’aurais dit qu’il avait un jumeau, ou au mieux un dédoublement de la personnalité. J’avais poussé un soupir. J’irais. Je n’avais pas vraiment le choix ; même le fait d’être mentor ne vous dispensait pas d’une convocation par un Juge. Mon planning était déjà chargé, entre approche de sponsors et préparation de la mission … Mais le fait est que je devrais le caser dans mon planning. En espérant qu’il lui suffise de quelques minutes pour soulager sa conscience.


Le lendemain matin, j’étais levé tôt. J’avais à peine dormi, mais il y avait trop de choses auxquelles penser. Mais finalement, l’heure de ma « convocation » arriva, et je me trainais jusqu’au bureau du Juge. Je frappais puis entrai sans attendre de réponse ; son temps était sans doute aussi précieux que le mien.

« Bonjour Monsieur Hampton. Vous avez demandé à me voir ? »

Autant allez droit au but … Quelle fantaisie avait-il inventé pour soulager son esprit … Je levai vers lui mon regard de gentil mentor obéissant du Capitole, affichant ce masque qui était le mien devant tous ceux qui ne faisaient pas partie des rebelles depuis maintenant dix ans. C’était un masque souriant, au visage doux et au regard pétillant. L’air toujours très intéressé par la personne en face, de donner de l’importance. L’air heureux d’être là. Un masque à l’exacte opposée de ma réalité, en somme.

« Vous vous inquiétiez pour les familles de mes tributs ? Comme c’est généreux de votre part … »

C’était dit avec une sincérité impressionnante, mais pensé avec toute l’ironie et l’amertume possible. J’avais appris à camoufler mes vraies pensées, même si parfois le naturel avait du mal à ne pas reprendre le dessus …


_________________


Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Ven 11 Déc - 15:06

7h55

Mes yeux injectés de sang fixaient l'horloge accrochée au mur sans la voir véritablement.
D'ailleurs, je ne savais même pas comment j'avais réussi à me traîner au bureau après la nuit que j'avais vécu.
Lorsque Diamond et Crystal étaient rentrés, j'avais feint d'être profondément endormi. En réalité, je voyais encore le visage tordu par la douleur de la femme qui était morte en bas. J'étais resté toute la nuit à fixer les ténébres, sans savoir si elles étaient dehors où dans mon coeur...

A 6h du matin, j'avais fini par me lever pour mettre au point mon scénario. J'avais appelé les pacificateurs, puis j'étais monté prévenir Diamond, sans lui dire la vérité. Je m'en voulais de lui mentir, mais je pensais que c'était mieux pour lui de croire également que je n'avais fait que trouver un corps dans le jardin.
Pour ne pas que Crystal ait peur, nous avions décidé qu'elle et Diamond allaient prendre le petit déjeuner chez des voisins et amis.
Ainsi j'avais été seul lorsque les pacificateurs étaient arrivés, pour le montrer le corps et raconter mon histoire. Le pacificateur en charge de l'enquête semblait complètement blasé, et mon histoire ne sembla pas le troubler outre mesure.

Une heure plus tard, ils étaient repartis avec le corps. J'avais failli leur demander ce qu'ils allaient en faire, mais je me retins.

Et donc, à 7h30, j'étais parti pour le bureau, comme tous les matins, après avoir fait un crochet par chez les voisins pour souhaiter une bonne journée à mon mari et ma fille. J'esquivais les questions et le regard de Diamond, mais je savais que tôt où tard, je devrais tout lui dire...

7h58

Il ne devait pas tarder, celui à qui je devais remettre le papier tâché de sang, qui était désormais caché au fond de mon portefeuille. Je me demandais comment allait se dérouler notre entrevue, s'il allait me croire tout de suite, où croire qu'il s'agissait d'un piège.

J'avais les mains qui tremblaient un peu. Pour la première fois, je ne me contentais pas d'avoir des pensées rebelles, mais j'allais agir vraiment contre le Capitole.
Et cela me terrifiait. Je n'ai jamais été quelqu'un de très courageux...
Mais je ne voulais ni ne pouvais reculer maintenant...

D'ailleurs, quelqu'un frappa trois coups brefs avant d'entrer dans mon bureau

- Bonjour Monsieur Hampton. Vous avez demandé à me voir ? me demanda Melvil Thorne, d'un ton parfaitement poli.

Je me demandais ce qu'il pensait de moi, avant de réaliser qu'il devait certainement me haïr, à juste titre.
Mais ce n'était pas le problème, je devais maintenant accomplir ma mission.

Je lui fis alors signe de s’asseoir en déclarant :

- Merci Mr Thorne, je sais que je vous ai prévenu très tardivement, mais cela ne durera pas longtemps.
- Vous vous inquiétiez pour les familles de mes tributs ? Comme c’est généreux de votre part … ajouta alors le mentor.

Son ton était parfaitement poli, mais je me demandais s'il n'était pas ironique. Désireux d'en finir au plus vite, j'enchaînais directement, d'un ton froid:

- Comme vous le savez peut être, je me fais un devoir d'aider dans la mesure du possible les vainqueurs et les familles des tributs morts dans l'Arène. Je sais que vos tributs ont chacun perdu des membres de leur famille dans l'Arène ou la mine. Malheureusement, vous êtes conscient que leur jours dans l'Arène sont comptés, avec les carrières et les mentors, ils n'ont aucune chance, surtout vu le jeune âge de votre tribut mâle.


Je m'en voulais de dire cela, mais je devais donner le chance. Je devenais parano, et j'avais peur que mon bureau soit sur écoute.

Je regardais alors Melvil et lui demandais, pour la forme :

- Cela ne vous dérange pas si je mets la transmission en direct de l'Arène, je ne voudrais pas manquer quelque chose d'important...


J'allumais alors le grand écran sur le mur et montait le son. Melvil devait se dire que j'étais sourd pour monter le son comme ça, mais il allais bientôt comprendre. Sur le mur, je vis certains tributs déjà en mouvement dans l'Arène.

Puis, lentement, je sortis mon portefeuille de ma poche et en sortis le papier plié et tâché de sang. Puis, je le fis lentement glisser sur la surface en bois ciré de mon bureau, en direction de Melvil, avec d'autres papiers sans importance.

Puis, en le regardant fixement dans le yeux, j'approchais mon index de mes lèvres.
Maintenant, tout dépendait de lui...
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Mar 29 Déc - 12:28



 

Rendez-vous au sommet




« Merci Mr Thorne, je sais que je vous ai prévenu très tardivement, mais cela ne durera pas longtemps. »

Merci … Comme si j’avais vraiment eu le choix. Je le laissai continuer ; j’avais hâte qu’il se donne « bonne conscience » et me libère.

« Comme vous le savez peut être, je me fais un devoir d'aider dans la mesure du possible les vainqueurs et les familles des tributs morts dans l'Arène. Je sais que vos tributs ont chacun perdu des membres de leur famille dans l'Arène ou la mine. Malheureusement, vous êtes conscient que leur jours dans l'Arène sont comptés, avec les carrières et les mentors, ils n'ont aucune chance, surtout vu le jeune âge de votre tribut mâle. »

Et ben. C’était pas vraiment l’appel du 18 juin son petit discours, lui qui était censé tenir plus ou moins aux tributs … Clairement, il était en train de me dire ce qui se disait du côté des juges ; mes tributs n’avaient aucune chance. Pensait-il être … Généreux de me prévenir ? Je n’étais moi-même pas idiot, et j’avais parfaitement conscience que les chances de mes tributs de sortir vivants étaient proches de zero. Mais il y avait parfois des surprises. J’en avais été une, par exemple.

« Cela ne vous dérange pas si je mets la transmission en direct de l'Arène, je ne voudrais pas manquer quelque chose d'important... »

J’haussais un sourcil, avec un demi-sourire presque amusé. Il m’avait appelé pour soulager sa pauvre conscience de juge, mais il n’y apportait toutefois pas assez d’importance pour y consacrer pleinement cinq minutes de son temps. Ca n’aurait pas du me surprendre, et pourtant … J’étais quand même étonné de voir qu’il ne se donnait même pas la peine de se montrer intéressé.

« Mais non voyons, allez-y. »

J’avais dit ça sur une voix monocorde ; il n’avait que faire de mon approbation. Dans son esprit dérangé, il avait sans doute voulu être poli. Dans la réalité, il était au-delà de l’affront. Me dire que mes tributs allaient mourir sans nul doute, et … Allumer la télé, histoire de voir si ça n’allait pas se produire plus vite que prévu, c’était … Si je n’avais pas eu un rôle de bellâtre poli et insouciant à tenir pour les rebelles, je lui aurais sans aucun doute dit ma façon de penser. Il alluma son moniteur et monta le son au-delà du raisonnable. A force de passer son temps à regarder les jeux, le « pauvre » homme avait du devenir complétement sourd. Mais le Capitole lui réglerait ça avec une petite opération bien coûteuse ; je ne trouvais là aucune consolation, même maigre.

Il sorti alors son portefeuille et mes yeux s’arrondirent. Alors quoi, il allait me donner un peu d’argent à donner aux familles ? Pensait-il vraiment qu’on pouvait estimer le prix de la vie d’un enfant à quelques billets ? Je m’apprêtais à lui dire, aussi poliment que je le pouvais, que les familles risquaient de prendre ça davantage comme une insulte que comme une compensation lorsque … Il sorti un billet ensanglanté. Qu’est-ce que … ?

J’observais un instant la note. C’était un code, un de nos codes rebelles. Je lu rapidement la note. Il y avait des complications à la soirée sponsors, et nous aurions peut-être besoin d’aide pour l’extraction. Cette note était visiblement destinée à Héspéros. Mais Héspéros était occupé ailleurs en ce moment, toujours pour « la mission ». Comment ce Juge avait-il mis la main sur ce papier ? Pourquoi était-il couvert de sang ? Et, plus important … Pourquoi me le montrait-il ? Ma couverture avait-elle été grillée ? Bien qu’on fond de moi, tout s’agitait, mon visage resta impassible lorsque je relevai les yeux vers le Juge.

Pourtant, une voix en moi me disait qu’il y avait quelque chose de louche. Il avait monté le son, m’avait montré cela sans rien dire, comme s’il avait peur d’être sur écoute. Mais ne l’aurait-il pas fait s’il avait voulu me démasquer ? S’il y avait des doutes sur mon implication ? Non, s’il y avait le moindre doute, le Capitole ne m’aurait pas envoyé un juge. Je serais torturé à l’heure qu’il était. Je portai mes yeux vers l’écran.

« C’est très intéressant n’est-ce pas ? De voir comment les enfants réagissent à vos pièges … A vos petits jeux … »

Je feignis un soupir de lassitude.

« Certaines réactions sont prévisibles tandis que d’autres restent … Indéchiffrables. »

J’accompagnais ma réplique en glissant sa note jusqu’à lui. Qui avait pu lui dire de me la donner ? Il fallait que j’en sache davantage … Mais pas ici. Et sans soulever de suspicion.

« Je peux baisser le son ? C’est un peu fort pour mes tympans. »

Je m’exécutais avant de prendre un papier et un crayon sur son bureau. Je me positionnais de sorte qu’il soit impossible de lire ce que j’écrivais.

« Voici les noms et prénoms des parents de mes tributs … Si votre fantaisie vous pousse à la générosité, soit. »

Je lui tendis le mot. J’y avais écrit « invitez-moi dans une chambre », zone où j’étais certain qu’il n’y avait ni micro, ni camera. De plus, connaissant les « inclinaisons » de ce Juge, ça ne serait guère surprenant de le voir inviter un homme. J’allais voir si ses intentions étaient sérieuses.

« Y avait-il autre chose monsieur le Juge ou puis-je prendre congé ? »


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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Lun 4 Jan - 14:33

Je regardais Melvil prendre connaissance de la note. Son visage ne trahit aucune émotion, ni peur, ni colère, ni tristesse, rien. De toute évidence, il avait plus l'habitude de masquer ses sentiments que moi...
Melvil leva les yeux vers, son regard toujours indéchiffrable. Puis, il dit, lentement :

- C’est très intéressant n’est-ce pas ? De voir comment les enfants réagissent à vos pièges … A vos petits jeux … Certaines réactions sont prévisibles tandis que d’autres restent … Indéchiffrables.

Il me faisait confiance. Du moins, il avait compris que le Capitole n'enverrait pas un juge questionner un potentiel rebelle,, étant donné qu'il a des méthodes bien plus efficaces.

-  Je peux baisser le son ? C’est un peu fort pour mes tympans. me demanda-t'il alors.

Je hochais la tête sans répondre. C'était lui qui avait l'initiative désormais. J'en déduisis qu'il ne souhaitait pas parler dans mon bureau, même avec le son de la télé. Il devait donc craindre des micros lui aussi.
Cette pensée me fit froid dans le dos. J'avais donc bien fait d'être prudent... J'étais peut être déjà sur écoute...

Je tentais de garder un visage impassible, tandis que Melvil se saisit d'une feuille de papier et d'un stylo. Il se pencha alors de telle sorte que ni moi, ni aucune caméra ne puisse lire ce qu'il était en train d'écrire.
Je sentais mes mains devenir moites et mon coeur battre dans ma poitrine. Dans quoi m'étais-je engagé ?
Mais je ne pouvais définitivement plus reculer. Des images de la prison du Capitole, où j'étais allé plusieurs fois chercher des vainqueurs alcoolisés, me revinrent en mémoire. Je n'avais pas envie de finir mes jours là-bas...

- Voici les noms et prénoms des parents de mes tributs … Si votre fantaisie vous pousse à la générosité, soit. lança alors Melvil, coupant net mes réflexions morbides.

Il me tendit alors son papier, que je saisis d'un geste mal assuré. J'avais l'impression qu'à chaque instant, la porte de mon bureau allait voler en éclat.
Je retournais le papier et lus alors « invitez-moi dans une chambre ».

Je restais figé, le papier tremblotant dans ma main.
Les chambres.
Les chambres des juges. Comment n'y avais-je pas pensé ? Voilà bien un endroit où il devait pas y avoir de micros...

- Y avait-il autre chose monsieur le Juge ou puis-je prendre congé ? demanda Melvil d'une voix neutre.

« invitez-moi dans une chambre »
Pendant une seconde, je faillis éclater de rire, où en larmes.

« invitez-moi dans une chambre »
C'était si simple.
Parce que Melvil est bel homme,
Parce que je suis gay,
et parce que j'ai le pouvoir, j'ai CE pouvoir.

Personne ne poserait de questions. On se dirait juste que, comme tous les autres, j'avais fini par moi-aussi tirer avantage de mon métier.

« invitez-moi dans une chambre »
Brusquement, cette simple phrase me fit entrevoir un autre pan de la vie de ces vainqueurs des Jeux auquel je n'avais pensé.
Brusquement, je compris que l'Arène ne s’arrêtait jamais pour eux, et qu'ils restaient toujours des proies, soumises encore et toujours aux désirs des capitoliens.
J'en avais la nausée.

Mais je devais réagir.
Alors, lentement, je relevais les yeux et pris une grande inspiration

- Oui, il y a autre chose...

Je ne savais pas comment formuler ça. Comment les autres capitoliens s'y prenaient-ils ?
Et puis je pensais à Diamond. Et s'il apprenait cela un jour ? Qu'il croyait que je l'avais trompé ? Ca lui ferait tellement de mal...
Je me tordis les mains, cherchant désespérément comment m'en sortir, mais mon cerveau restait vide. Je respirais alors une nouvelle fois, profondément, en ne gardant plus en tête qu'une pensée « Fais le pour Crystal ».

- J'étais déjà Haut Juge lorsque vous avez gagné les Jeux, et je vous suis de loin depuis ce temps là... Vous venez d'un district peu avantagé, mais vous êtes un bon mentor. J'imagine que vous être affligé de perdre vos tributs à chaque fois. cette année encore, le sort semble s'acharner... Mais... Vous savez... la chance peut tourner si rapidement dans l'Arène... Il suffit de prendre la bonne décision... au bon moment...


Je n'en revenais pas de ce que j'étais en train de dire. J'espérais que jamais Diamond ni Crystal ne croiraient que ces paroles étaient vraies. Je me dégoûtais rien qu'à les prononcer.

- J'aimerais discuter plus... longuement avec vous de tout cela, mais dans un endroit plus... intime que ce bureau. Accompagnez-moi donc dans ma chambre, à l'étage supérieur. A moins... que vous ne soyez vraiment pressé.


Sans attendre sa réponse, je me levais et me dirigeais rapidement vers la porte.
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Mar 19 Jan - 1:28



 

Rendez-vous au sommet




« Y avait-il autre chose monsieur le Juge ou puis-je prendre congé ? »

Une éternité sembla passer avant qu’il ne réagisse. Quelles pensées le parcouraient ? Ce n’était pourtant pas compliqué pour les gens de son espèce, j’étais persuadé qu’il devait déjà avoir fait cela des dizaines de fois.

« Oui, il y a autre chose... »

Bah voilà quand tu veux. Je bouillonais. J’avais bien trop de question, mais je devais me contenir.  Les chambres étaient sures, sans micro ni caméra, dieu merci. Les Capitoliens eux aussi ont leurs petits secrets. Mais lui ? Ne pouvait-il pas avoir de micro sur lui ? Si c’était le cas, ne m’étais-je déjà pas compromis ? Je n’avais pris aucun risques, mais qui sait … Peut-être avais-je été trahi, peut-être y-avait-il une taupe dans « nos » rangs.

« J'étais déjà Haut Juge lorsque vous avez gagné les Jeux, et je vous suis de loin depuis ce temps là... Vous venez d'un district peu avantagé, mais vous êtes un bon mentor. J'imagine que vous être affligé de perdre vos tributs à chaque fois. Cette année encore, le sort semble s'acharner... Mais... Vous savez... la chance peut tourner si rapidement dans l'Arène... Il suffit de prendre la bonne décision... au bon moment... »

J’haussais un sourcil amusé et étonné malgré moi. Bizarrement, Phileas n’avait pas l’air du tout à l’aise avec ce genre de … Pratiques, pourtant si courantes au Capitole. Etait-il possible qu’il n’ait jamais eu recours à … Non. Décidément non, c’était après tout ancré dans leurs mœurs.

« J'aimerais discuter plus... longuement avec vous de tout cela, mais dans un endroit plus... intime que ce bureau. Accompagnez-moi donc dans ma chambre, à l'étage supérieur. A moins... que vous ne soyez vraiment pressé. »

A moins que vous ne soyez vraiment pressé ? Bon, il n’avait décidément pas l’habitude de ce genre de choses … Les Capitoliennes ne demandaient jamais la permission. Mais après tout, je n’avais jamais eu affaire à des hommes. Mais de ce que Mia m’en disait, ils n’étaient pas plus subtils. Il se dirigea vers la porte, et je lui emboitais le pas, le laissant fermer son bureau. Persuadé qu’il ignorait même où se trouvaient les chambres, je lui pris la main et l’entrainait dans les couloirs. Arrivé à la porte, je le laissais passer devant, et je refermais soigneusement la porte derrière nous.

Là, je le plaquais immédiatement au mur, mon bras sous son cou. J’arrachai rapidement sa chemise et les boutons tombèrent au sol, avant que je ne baisse les yeux pour m’assurer qu’il n’avait collé aucun micro. Puis je le relâchai sans reculer pour autant, lui faisant face.

« Je ne sais pas à quoi vous jouer, mais c’est un jeu dangereux Monsieur Hampton. »

J’avais parlé tout bas, mais la menace s’entendait dans ma voix.

« Maintenant, vous allez me dire exactement comment vous êtes entré en possession de ce papier. Qui vous l’a transmis, et qu’est-il arrivé à cette personne. Parlez. »

Je n’étais pas né de la dernière pluie. S’il avait simplement trouvé ce papier, il n’aurait pas su à qui le montrer. Il lui avait été donné … Mais comment ? Qui aurait osé ? Si le Juge avait été rebelle, j’en aurais été informé. Aucun des notres ne lui aurait transmis ce document, même impossible à lire pour quelqu’un d’extérieur, s’il n’y avait pas eu une bonne raison. Sans parler biensûr du fait que cette personne lui avait donné mon identité …





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Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Jeu 21 Jan - 15:26

Melvil se leva sans un mot et me rejoignit. Une fois dehors, dans le couloir, je me rendis compte que je n'étais pas sûr du chemin à prendre pour rejoindre les chambres. Je n'en avais jamais eu l'usage après tout !
Heureusement, Melvil sembla comprendre mon embarras puisqu'il me prit par la main et m'emmena rapidement à travers un dédale de couloirs jusqu'à la partie privée. Je me demandais brièvement s'il avait déjà dû suivre d'autres juges ici, mais je repoussais cette idée, tout comme l'image de ma mère empruntant ce même couloir... Je réprimais un frisson de dégoût juste au moment ou nous arrivâmes devant la porte d'une chambre. Je passais ma main sur le détecteur, et la porte s'ouvrit sans un bruit.
Sans un mot, j'entrais dans la chambre, suivi de prêt par le mentor du 12.

Mais, à peine avait-il refermé la porte derrière lui qu'il me plaqua violemment au mur, m'étouffant à moitié. Ca devenait une habitude pour les mentors de chercher à m'étrangler, me dis-je avec fatalisme, tandis qu'il faisait sauter les boutons de ma chemise pour s'assurer je suppose que je ne portais pas de micro.

- Je ne sais pas à quoi vous jouez, mais c’est un jeu dangereux Monsieur Hampton.
finit-il par dire en me lâchant enfin.

- Croyez-moi, je suis très bien placé pour savoir ce que je risque... répondis-je en me massant le cou.

D'ailleurs, j'avais beaucoup moins peur de lui que de mes collègues maintenant. Là, dans cette chambre, seul avec un ancien vainqueur des Jeux en colère, je me sentais même plus rassuré que tous ces jours derniers.

- Maintenant, vous allez me dire exactement comment vous êtes entré en possession de ce papier. Qui vous l’a transmis, et qu’est-il arrivé à cette personne. Parlez. me demanda alors Melvil d'une voix dure.

Je n'avais pas l'habitude de me faire parler sur ce ton, mais je ne dis rien. Pour une fois, les rôles étaient inversés, ce n'était que justice.
Sans attendre, je lui répondis, aussi simplement que possible :

- Hier, une jeune femme blessée s'est effondrée devant ma porte. Je l'ai recueillie et cachée pendant que les pacificateurs fouillaient le quartier. Malheureusement, je n'ai pas pu la sauver, et elle est morte dans mes bras en me demandant de vous remettre ce papier... Ensuite, j'ai déposée le corps au fond de mon jardin et ce matin j'ai appelé les pacificateurs en leur disant qu'il y avait un... corps dans mon jardin. Voilà.

Je frissonnais au souvenir de cette nuit si effroyable, et je resserrais convulsivement les pan de ma chemise déchirée contre moi.
Je revoyais encore le visage déformé par la souffrance de cette femme...
Je levais alors les yeux vers Melvil et lui dit :

- Je suis désolé si vous la connaissiez... Elle n'aurait pas pu s'en sortir même si j'avais pu trouver un médecin...

Je me demandais s'il allait me croire. Toute cette histoire me semblait tellement étrange, tellement incroyable maintenant !

- Je... je crois qu'elle aurait préféré tomber chez n'importe qui plutôt que chez un haut juge... commençais-je d'une voix un peu hésitante.

- Mais... j'ai fini par la convaincre que... je pouvais l'aider.


Je me redressais alors et enchaînais :

- Je suis un capitolien, et je ne suis pas très courageux. Mais  avant tout je suis père, et cela m'a fait comprendre beaucoup de choses récemment. Vous ne croirez probablement pas, mais je ne supporte plus ce métier, ce gouvernement, cette vie. Je veux un autre monde pour ma fille.


Les yeux toujours fixés sur Melvil, je continuais :

- Alors voilà, même si cela me terrifie au point que je pourrais en vomir, je ne veux continuer à jouer le jeu du Capitole.

Puis, plus pour moi que pour Melvil, j'ajoutais :

- Et je ne veux pas voir d'autres visages d'enfants me hanter la nuit...
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Mar 26 Jan - 20:12



 

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« Hier, une jeune femme blessée s'est effondrée devant ma porte. Je l'ai recueillie et cachée pendant que les pacificateurs fouillaient le quartier. Malheureusement, je n'ai pas pu la sauver, et elle est morte dans mes bras en me demandant de vous remettre ce papier... Ensuite, j'ai déposé le corps au fond de mon jardin et ce matin j'ai appelé les pacificateurs en leur disant qu'il y avait un... corps dans mon jardin. Voilà. »

« Voilà », je répétais doucement, comme si cela expliquait tout. Je réfléchi un instant. Elle n’avait pas atterri là par hasard … Elle allait chez Héspéros de toute évidence, dont la demeure était proche de celle de Phileas … Et je voyais très bien qui c’était. Justine … Pauvre gamine …

« Je suis désolé si vous la connaissiez... Elle n'aurait pas pu s'en sortir même si j'avais pu trouver un médecin... »

Je le fixai droit dans les yeux. Ca on ne le saurait jamais. Etait-ce parce qu’elle était vraiment mal en point, ou bien avait-il eu peur de devoir expliquer la présence d’une rebelle à son domicile ? Je détaillais un instant le Juge … Il ne pouvait pas l’avoir tué. C’était presque écrit sur son front … Il tuait des tas d’enfants aux jeux chaque année, mais prendre une vie de ses mains … Il n’avait pas ce qu’il fallait pour ça, ou il était vraiment bon acteur, mais sa simple présence dans cette pièce donnait l’impression de le faire trembler de peur.

« Je... je crois qu'elle aurait préféré tomber chez n'importe qui plutôt que chez un haut juge... Mais... j'ai fini par la convaincre que... je pouvais l'aider. »

Je souris malgré moi. Si tu savais connard. Elle allait justement chez un Haut-Juge qui est sans doute cent fois l’homme que tu es. Mais ça, je le gardais pour moi … Parce que la fin de sa phrase m’interpela. Effectivement, je devais admettre les choses ; inutile d’être parano au centième degré, il fallait voir la vérité en face : s’il mentait, jamais Justine ne lui aurait mentionné mon nom. C’était une jeune femme courageuse qui n’aurait pas parlé sous la menace.

« Je suis un Capitolien, et je ne suis pas très courageux. »

Sans blague.

« Mais avant tout je suis père, et cela m'a fait comprendre beaucoup de choses récemment. Vous ne croirez probablement pas, mais je ne supporte plus ce métier, ce gouvernement, cette vie. Je veux un autre monde pour ma fille. »

Mes yeux restaient fixés sur lui … J’étais naturellement un peu surpris. Qui ne l’aurait pas été … Est-ce que ce Juge était vraiment en train de dire qu’il voulait … Se rebeller ? Juste après avoir dit qu’il n’était pas courageux ? Un sourire s’étirait déjà sur mes lèvres. C’était la meilleure blague qu’on m’avait sorti cette année. J’étais déjà en train de réfléchir au meilleur moyen de le tuer sans me faire prendre … Il connaissait mon identité, et il ne pouvait définitivement pas devenir rebelle ; à la moindre menace, la moindre évocation de torture, il allait tout balancer, c’était pour moi une évidence. Non, il allait falloir l’éliminer.

« Alors voilà, même si cela me terrifie au point que je pourrais en vomir, je ne veux continuer à jouer le jeu du Capitole. Et je ne veux pas voir d'autres visages d'enfants me hanter la nuit... »

Je me mordis la lèvre avant de rejeter ma tête en arrière. Mes pensées fusaient. La toute première était bien sûr ma sœur. Quelque part, je comprenais sa motivation … Faire un monde meilleur pour la « femme de sa vie ». Un autre Juge dans le camp rebelle serait d’une valeur inestimable, aussi bien en termes d’informations qu’en termes d’accès à différents endroits que les mentors ne pouvaient pas songer à approcher. Mais il était terrifié, lâche, il le disait lui-même. N’était-ce pas bien trop dangereux de l’inclure ? Je plongeais à nouveau mes yeux dans les siens.

« Je vous crois Phileas. Je vous crois sur ce point, cela ne veut pas dire que je vous fais confiance. Histoire que les choses soit mises à plat. »

Je ne pouvais pas passer à côté, mais il faudrait ruser. La seule information que le Juge possédait, c’était ma propre identité. J’avais signé il y a de cela bien longtemps pour les rebelles, acceptant de ce fait que ma vie ne m’appartenait plus et que je pourrais la perdre à chaque instant. J’y avais toujours fait bien attention : inutile de mourir en martyr pour rien … Mais un Haut-Juge et les informations qu’il pouvait avoir … Je compris vite que cela en valait la peine. Mais je ne pouvais pas inclure un lâche, pas sans savoir ce qu’il avait dans le pantalon.

« Vous comprenez bien que je ne peux rien pour vous pour l’instant. Je ne dis pas que votre aide ne pourrais pas nous être précieuse et sauver bien des vies … Mais on n’a pas besoin de lâches qui vont cracher leurs informations dès qu’on les menacera un peu. Je ne peux pas prendre ce risque avec la vie de mes camarades. »

Je pris une grande inspiration.

« Mais je pourrais me laisser convaincre de le prendre avec la mienne. Savez-vous vous battre ? Savez-vous manier les armes, au moins les armes à feu ? Pourriez-vous prendre une vie de vos mains si cela était absolument nécessaire ? »

Je vis une lueur dans ses yeux. Il n’était pas sûr lui-même d’avoir ça en lui …

« Vous pourriez simplement faire passer des informations. Mais je serais votre seul interlocuteur tant que je n’aurais pas à 100 % confiance en vous. Vous n’aurez aucun nom à donner que le mien. Bien sûr, vous risquer d’entrer en possession de certaines … Informations. Et je ne vous imagine pas capable de résister à la torture, ou à la menace de cette belle famille dont vous parliez plus tôt … »

Je glissais alors ma main dans ma poche et en sortit une petite pilule que je portais toujours sur moi. Elle avait l’apparence d’un comprimé pour les maux de tête, mais elle était en réalité bien plus que cela.

« Je vous croîs assez malin pour deviner ma dernière question Phileas. A quel point votre propre vie a-t-elle de la valeur pour vous ? Si vous êtes pris, auriez-vous ce qu’il faut pour mettre une fin rapide à votre existence ? C’est rapide et indolore, plus facile que de s’endormir … »

Je le fixai un instant, attendant sa réponse.

« La confiance a un pris Phileas. Je dois être certain qu’aucune information ne pourra vous retracer à moi. »

Je n’avais pas dit « sinon … » mais je le pensais assez intelligent pour comprendre. Il y avait sûrement déjà songé en venant me rencontrer ; un homme comme lui, un stratège, ne pouvait pas s’imaginer qu’il pourrait débarquer, me dire qu’il savait qui j’étais et après notre discussion, repartir impunément si la conversation prenait un tournant complexe.


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Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Lun 8 Fév - 14:21

Melvil resta un moment immobile à m'observer, avant de déclarer :

- Je vous crois Phileas. Je vous crois sur ce point, cela ne veut pas dire que je vous fais confiance. Histoire que les choses soit mises à plat. Vous comprenez bien que je ne peux rien pour vous pour l’instant. Je ne dis pas que votre aide ne pourrais pas nous être précieuse et sauver bien des vies … Mais on n’a pas besoin de lâches qui vont cracher leurs informations dès qu’on les menacera un peu. Je ne peux pas prendre ce risque avec la vie de mes camarades.

Je le regardais sans répondre, le temps d'encaisser ce qu'il venait de me dire.
Cela me faisait bizarre de voir quelqu'un me traiter de lâche à haute voix. Mais étrangement, j'en ressentais presque un soulagement. Après plus de trente ans passés avec les hypocrites du Capitole, ça faisait du bien d'entendre enfin la vérité, même si elle était dure à entendre. C'était paradoxal, mais j'étais presque heureux que Melvil ait dit tout haut ce que je n'avais réalisé moi-même qu'il n'y avait peu de temps.
Quand au fait que la rébellion n'avait pas besoin de moi, ou plutôt de mes informations... J'en étais bien moins sûr. Je ne pensais pas qu'ils aient un autre Haut-Juge sous le coude, et je pouvais leur apporter des informations qu'ils ne trouveraient pas sinon.

- Mais je pourrais me laisser convaincre de le prendre avec la mienne. ajouta Melvil. Savez-vous vous battre ? Savez-vous manier les armes, au moins les armes à feu ? Pourriez-vous prendre une vie de vos mains si cela était absolument nécessaire ?

Je failli éclater de rire. Moi ? Manier une arme à feu ? Je n'en avais jamais tenu une une dans mes mains. Alors, tuer quelqu'un...

- Vous pourriez simplement faire passer des informations. Mais je serais votre seul interlocuteur tant que je n’aurais pas à 100 % confiance en vous. Vous n’aurez aucun nom à donner que le mien. Bien sûr, vous risquer d’entrer en possession de certaines … Informations. Et je ne vous imagine pas capable de résister à la torture, ou à la menace de cette belle famille dont vous parliez plus tôt …

Torture, menace... Je comprenais maintenant ce que vivaient au quotidien les habitants des districts. Et je n'avais qu'une envie, m'enfuir très loin, retourner à mon bureau et oublier toutes ces belles idées d'égalité et de justice.
Sauf que je ne le pouvais pas. J'étais lâche, j'avais peur, mais ma nouvelle conscience était plus forte.
J'avais pris ma décision et je ne reculerais pas.

Je vis alors Melvil mettre la main dans sa poche et en sortir... une pilule.
Je regardais le petit comprimé, interdit, avant de comprendre ce que que c'était.
Un frisson glacé me courut le long du dos, tandis que Melvil enchaînait :

- Je vous croîs assez malin pour deviner ma dernière question Phileas. A quel point votre propre vie a-t-elle de la valeur pour vous ? Si vous êtes pris, auriez-vous ce qu’il faut pour mettre une fin rapide à votre existence ? C’est rapide et indolore, plus facile que de s’endormir … La confiance a un pris Phileas. Je dois être certain qu’aucune information ne pourra vous retracer à moi.

Je fixais la pilule, comme hypnotisé, tandis que les pensées se bousculaient dans ma tête.
Mais je devais répondre à Melvil...
Après avoir mis de l'ordre dans mes pensées, je commençais, d'une vois d'abord hésitante :

- Pour répondre à vos questions... Je ne sais pas me battre, ni manier une arme. Quand à savoir si je serais capable de tuer quelqu'un de mes mains... J'ai tué des dizaines d'enfants au cours de ces dix dernières années, ce qui fait de moi un tueur confirmé. Mais je ne sais pas si j'aurais le courage d'appuyer moi-même sur la détente.

Le plus dur étant dit, je continuais, d'une voix plus assurée :

- Par contre, je suis sûr d'une chose... Si je devais être pris, où si je pensais que j'allais être arrêté, je n'hésitais pas à mettre fin à mes jours, pour protéger à la fois votre identité et ma famille. Et ça, je sais que j'en suis capable parce que... j'ai déjà failli mettre fin à mes jours.

Je levais mes poignets, le long desquels courait toujours une fine ligne rouge, avant de conclure :

- Je suis lâche, mais je tiens parole. Je vous donnerais les informations que vous voudrez, je ferais tout ce que vous me demanderez et jamais je ne vous livrerais au Capitole. Je suis prêt... prêt à donner ma vie.
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Lun 29 Fév - 14:14



 

Rendez-vous au sommet




Phileas fixait la pilule que je lui avais tendue comme si je lui demandais de l’avaler là, tout de suite. Ca commençait très mal …

« Pour répondre à vos questions... Je ne sais pas me battre, ni manier une arme. Quant à savoir si je serais capable de tuer quelqu'un de mes mains... J'ai tué des dizaines d'enfants au cours de ces dix dernières années, ce qui fait de moi un tueur confirmé. Mais je ne sais pas si j'aurais le courage d'appuyer moi-même sur la détente. »

Le mot lâche tournait en boucle dans ma tête. Prêt à tuer, mais si il n’y a aucun risque à prendre. Prêt à tuer, mais des enfants sans défense, pas des adultes qui peuvent rendre des coups. Je doutais de plus en plus de mon idée de l’intégrer ; avait-on vraiment besoin d’un lâche dans nos rangs ? La réponse était non … Mais, avec Héspéros absent, j’avais besoin d’un lien à la soirée sponsor. Il le fallait … Quitte à l’éliminer si j’avais toujours des doutes à son sujet une fois qu’il aurait servi son objectif. Cette pensée me rassura légèrement.

« Par contre, je suis sûr d'une chose... Si je devais être pris, ou si je pensais que j'allais être arrêté, je n'hésitais pas à mettre fin à mes jours, pour protéger à la fois votre identité et ma famille. Et ça, je sais que j'en suis capable parce que... j'ai déjà failli mettre fin à mes jours. »

Je me retins de soupirer. Loin de me rassurer, cette dernière affirmation ne faisait que me confirmer la lâcheté de l’homme en face de moi ; trop lâche pour faire face à ses actes, trop faible pour vivre afin de se racheter. Mais il marquait toutefois un point ; il ne semblait pas accorder une importance capitale à sa survie. Bien ….

« Je suis lâche, mais je tiens parole. Je vous donnerais les informations que vous voudrez, je ferais tout ce que vous me demanderez et jamais je ne vous livrerais au Capitole. Je suis prêt... prêt à donner ma vie. »

J’acquiesçai en lui mettant la pilule dans la main.

« Parfait alors. »

Je reculai d’un pas sans quitter le Juge du regard. Si j’avais besoin de lui maintenant, c’était dans un but précis. Je n’avais pas le temps de papoter avec lui, il fallait aller droit au but.

« Demain aura lieu la soirée sponsors au Capitole. Vous y serez évidemment. Quelque chose sera en marche lors de la soirée ; nous avons une information très importante à récupérer. »

Je pesais mes mots … « Nous », « une information » … Je prenais soin de ne pas trop en divulguer malgré tout ; ma confiance était encore loin de lui être acquise.

« A priori, nous n’aurons pas besoin de vous, c’est une mission de routine. Toutefois, si elle tourne mal … »

J’avais analysé tous les scénarios possibles. Scénario 1 : le gentil ingénieur faisait ce que je demandais sans broncher sous la menace de ce qui arriverait à se sœur dans le cas contraire. Auquel cas, il mourrait à la seconde où il aurait terminé nos plans. Scénario 2 : il n’avait pas le temps de le faire à ce moment-là, et dans ce cas il faudrait l’extraire. C’était ce point précis qui pourrait tout faire rater.

« Je pourrais avoir besoin de faire sortir quelqu’un du Capitole. »

Je le fixais un instant pour le laisser digérer l’information. J’avais déjà parlé de ce plan avec Hespéros, et il m’avait assuré que c’était possible. Compliqué, mais possible.

« Je sais que vous faites sortir vos pièges et compagnie par des endroits qui ne sont accessibles que de vous et d’une paire de privilégiés. Si je devais faire sortir une personne ou deux de cette soirée, et du Capitole vers les districts, pensez-vous que cela serait réalisable ? »


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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Mer 30 Mar - 15:12

Melvil acquiesca simplement à mes dernières paroles, puis glissa la pillule dans ma main. Je refermais les doigts dessus.
Une page de ma vie venait de se fermer, et une autre de s'ouvrir. Était-ce une erreur ? Je le saurais bien assez tôt...

Melvil recula alors et me fixa droit dans les yeux en déclarant :

- Demain aura lieu la soirée sponsors au Capitole. Vous y serez évidemment. Quelque chose sera en marche lors de la soirée ; nous avons une information très importante à récupérer. A priori, nous n’aurons pas besoin de vous, c’est une mission de routine. Toutefois, si elle tourne mal … Je pourrais avoir besoin de faire sortir quelqu’un du Capitole.

Je sentais bien qu'il m'en disait le minimum sur cette mission, mais il avait raison, autant que j'en sache le moins possible...
Faire sortir quelqu'un du Capitole n'était pas simple, mais c'était plus facile que de l'y faire entrer.
Je regardais alors Melvil, attendant la suite.

- Je sais que vous faites sortir vos pièges et compagnie par des endroits qui ne sont accessibles que de vous et d’une paire de privilégiés. Si je devais faire sortir une personne ou deux de cette soirée, et du Capitole vers les districts, pensez-vous que cela serait réalisable ?

Je réfléchis un moment en silence, passant en revue tous les lieux que je connaissais.
Puis je répondis :

- Oui.

Je me décalais du mur, et commençais à avancer dans la chambre en expliquant :

- Toutes les Arènes sont équipées de couloirs de service qui permettent notamment de faire venir plantes et animaux des districts. Ces couloirs sont normalement fermés une fois que l'Arène est mise en service, mais ils sont toujours accessibles, pour ceux qui connaissent les codes. Et normalement, ils ne sont pas surveillés, vu que plus personne n'est censé pouvoir les emprunter

Je me tournais alors vers Melvil et continuais :

- Dites-moi de quel côté du Capitole vous souhaiteriez sortir, et je chercherais dans les archives quelle Arène serait la plus proche et quel couloir nous pourrions emprunter pour sortir sans être repérés. Ensuite, je pourrais vous accompagner ou vous donner les codes d'accès, comme vous préférez.

Je me sentais de plus en plus calme, pendant que je parlais. J'avais l'impression de découvrir une autre part de moi-même, un autre moi plus fort, plus calculateur. Je réalisais que toutes les informations que j'avais engrangées durant toutes ces années pouvaient servir la résistance, bien plus que je ne l'aurais cru au départ.
J'avais toujours peur, mais j'arrivais maintenant à la contrôler.
J'étais un rebelle...
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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Mar 12 Avr - 19:40



 

Rendez-vous au sommet




La mission du lendemain était importante. Je lui en révélais le moins possible, mais je me devais tout de même de lui donner des détails ; s’il allait risque sa peau, il fallait bien que ce soit pour quelque chose. Je lui demandais s’il pouvait faire sortir quelqu’un du Capitole, ce à quoi il me répondit oui sans réfléchir. Bien. Il semblait relativement déterminé.

« Toutes les Arènes sont équipées de couloirs de service qui permettent notamment de faire venir plantes et animaux des districts. Ces couloirs sont normalement fermés une fois que l'Arène est mise en service, mais ils sont toujours accessibles, pour ceux qui connaissent les codes. Et normalement, ils ne sont pas surveillés, vu que plus personne n'est censé pouvoir les emprunter. »

Je l’observais un instant. Il connaissait bien tout cela, il était dans son élément ; c’était un plus. Il réfléchissait rapidement.

« Dites-moi de quel côté du Capitole vous souhaiteriez sortir, et je chercherais dans les archives quelle Arène serait la plus proche et quel couloir nous pourrions emprunter pour sortir sans être repérés. Ensuite, je pourrais vous accompagner ou vous donner les codes d'accès, comme vous préférez. »

Je réfléchis un instant à ce qu’il venait de m’annoncer. Je ne savais pas si j’allais survivre à cette mission, qui était à haut risque comme la moitié des missions au Capitole. Etre le seul détenteur des codes était risqué. De plus, Phileas était un juge, s’il était repéré avec deux ou trois hommes, il pouvait toujours faire croire que c’était « pour son plaisir personnel ». Il connaissait mieux les chemins et pourrait nous faire gagner un temps précieux. Mais s’il était retenu à ce moment-là …

« L’idéal serait que vous fassiez sortir les hommes en question, mais dans le cas où vous seriez retenu, il serait préférable que j’ai également les codes d’accès. Seulement je doute qu’on ait l’occasion de se recroiser d’ici là. »

Je détestais ce genre de plan de dernière minute ; on n’avait pas le recul et le temps nécessaire pour tout planifier. Je continuais à réfléchir, car je n’avais toujours pas réfléchi à sa première question : par où allions nous sortir. Nous avions le district 1 au nord-est, le 2 au sud-est ; mais c’était hors de question. Déjà à cause du peu de rebelle dont nous disposions dans ces districts, ensuite à cause du fait que le Cobra n’accédait pas à ces districts. Mais cette information ne lui était pas nécessaire ; pas encore. Cela nous laissait le district 3 à l’ouest, et le 5 au sud-ouest. Le 3 était un peu plus loin ; le district 5 était à une journée de marche, mais je pouvais me renseigner ; c’était aussi le chemin par lequel les camions retournaient au 6. Un de nos contacts pourrait peut-être les récupérer à quelques heures seulement du Capitole.

« Le plus simple serait par la sortie sud-ouest du Capitole. Le District 5 et l’un de ceux où on a le plus de contacts dans le coin. Vous pensez que c’est possible ? Si c’est plus facile, on peut aussi passer par le 3 à l’ouest, mais j’ai une préférence pour le 5.»

Il se faisait tard, et nous étions trop exposés pour rester là. Nous nous étions surement presque tout dis ; du moins pour ce soir. Je jetai un regard circulaire pour m’assurer que nous étions encore en sécurité avant d’ajouter :

« A priori nous nous reverrons demain soir. Je viendrais vous serrez la main, vous pourrez me glisser les codes à ce moment-là. Pour notre sécurité à tous, il vaut mieux éviter de se rencontrer trop régulièrement. Si il y a un changement de plan ou une impossibilité de votre part, faites envoyer une boite de chocolats dans les quartiers du douze ; je saurais qu’il y a un problème et je m’arrangerais pour vous retrouver. »

J’allais tourner les talons, avant de me rendre compte que je n’avais rien dis à propos de son nouvel engagement. S’il allait risquer sa vie, je pouvais sans doute au moins lui dire un mot sympathique ; mais je n’étais pas particulièrement doué dans ce domaine.

« C’est une bonne chose que vous soyez avec nous. Ne prenez pas mon zèle de précaution pour de l’ingratitude. Et je comprends vos raisons … Je me suis moi-même engagé pour ma jeune sœur … Cependant … Sachez que cet engagement risque de vous éloigner de votre famille. Il y aura toute une part de vous qu’ils ne pourront plus jamais comprendre … »

Bon, ce n’était pas un remerciement ni un conseil très joyeux et rassurant … Mais c’était peut-être celui que j’aurais aimé entendre, à mes débuts. C’était disons ce que je pouvais faire de mieux. Je lui tendis la main tout en le fixant.

« A demain Monsieur Hampton. »



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MessageSujet: Re: Mission recrutement    Jeu 12 Mai - 11:51

Melvil réfléchit un moment à ma proposition, avant de répondre

- L’idéal serait que vous fassiez sortir les hommes en question, mais dans le cas où vous seriez retenu, il serait préférable que j’ai également les codes d’accès. Seulement je doute qu’on ait l’occasion de se recroiser d’ici là. Le plus simple serait par la sortie sud-ouest du Capitole. Le District 5 et l’un de ceux où on a le plus de contacts dans le coin. Vous pensez que c’est possible ? Si c’est plus facile, on peut aussi passer par le 3 à l’ouest, mais j’ai une préférence pour le 5.

Je passais en revue rapidement les Arènes dans ma tête, avant de déclarer :

- C'est bon, l'Arène d'il y a trois ans nous permettra de sortir au district 5. Je récupérerais les codes et les plans demain matin.

Melvil jeta alors un regard autour de lui, un tic que j'aurais surement à vite intégrer maintenant que j'étais un traître moi aussi, puis ajouta

- A priori nous nous reverrons demain soir. Je viendrais vous serrez la main, vous pourrez me glisser les codes à ce moment-là. Pour notre sécurité à tous, il vaut mieux éviter de se rencontrer trop régulièrement. Si il y a un changement de plan ou une impossibilité de votre part, faites envoyer une boite de chocolats dans les quartiers du douze ; je saurais qu’il y a un problème et je m’arrangerais pour vous retrouver. C’est une bonne chose que vous soyez avec nous. Ne prenez pas mon zèle de précaution pour de l’ingratitude. Et je comprends vos raisons … Je me suis moi-même engagé pour ma jeune sœur … Cependant … Sachez que cet engagement risque de vous éloigner de votre famille. Il y aura toute une part de vous qu’ils ne pourront plus jamais comprendre …

Je le regardais sans répondre. Bien sûr, j'étais conscient que, si mon engagement allait soulager un peu ma conscience, il allait aussi m'obliger à mentir aux deux êtres que j'aimais le plus au monde, mon mari et ma fille.

A ma grande surprise, Melvil me tendis alors la main, que je serrais fermement

- A demain Monsieur Hampton.

- A demain Monsieur Thorne.

Il n'y avait rien d'autre à dire. J'avais pris ma décision, fait mon choix, et engagé ma vie dans une nouvelle voie, sans retour en arrière possible.
Était-ce une bonne chose ? était-ce une erreur ?
Quelles en seraient les conséquences ?


Pour la première fois, je me dis que je pouvais sans doute comprendre un peu ce que ressentaient les tributs dans l'Arène : l'impression aiguë et terrible de foncer droit vers un mur de pierre, que sa vie va être broyée sans que rien ni personne ne puisse arrêter le processus...
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