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 [Mission Spéciale] Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?

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Parris Reddings
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MessageSujet: [Mission Spéciale] Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?    Dim 15 Nov - 11:56



Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?




J'déclare pas avec Aragon,
que l'poète a toujours raison.
La femme est l'avenir des cons
Et l'homme est l'avenir de rien.
[...]
Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?


Trente, quarante, cinquante… les commandes vont bon train. Je trie les fiches du mois, celles correspondant aux livraisons déjà effectuées seront brûlées, afin de laisser derrière moi le moins d'indices possibles. Je n'ai eu que très peu d'embrouilles avec les Pacificateurs jusqu’ici, peut-être était-ce dû au fait qu'Ash, mon collaborateur, compte dans leur rang, mais on est jamais trop prudent. Il n'a toujours pas encore finit sa garde, bien que le soleil ai commencé sa descente. Peut-être viendra t-il plus tard, pour discuter, me soumettre une idée, ou m'informer d'une liste de clients potentiels, comme cela lui arrive souvent. Peut-être viendra t-il simplement pour discuter, ou pour profiter un peu de la morphling, mais dans ce cas, le plus probable est qu'il aille directement au hangar. Délabré, en retrait, cet entrepôt possède une salle souterraine, qui servait de lieu de réunion, dans une ambiance calme ; une petite cuisine a même était installé à l'époque où il remplissait encore sa fonction. Nous avons établit notre QG dans cette chambre, avec ses stocks de morphling et ses documents compromettants. Mais l'on se retrouve aussi dans mon chez moi, histoire de ne pas tourner trop souvent autour du vieux bâtiment, et d'éveiller les soupçons. Mon chez-moi… Depuis que j'ai quitté l'appartement du vieux Winfield, et par là même, Indis, je n'ai pas souvent dormi sous le même toit. Mais j'ai finit par m'acheter un petit logement, dans le quartier pauvre, au cœur de ma clientèle. Situé au dernier étage d'un immeuble qui en compte trois, il a une trappe vers les combles, d'où l'on peut s'enfuir en grimpant sur le toit, via une fenêtre élevée. De là, il est possible de rejoindre les autres bâtiments de la portion de rue où j'habite. Un des appartement, aménagé dans un ancien grenier, possède de fenêtre penchée vers le ciel, l'unique issue depuis les toits. Cette voie pour s'enfuir est l'une des raisons pour lesquels je me suis installé dans cet appartement, au cas où une guerre des gangs éclaterait, je dois absolument pouvoir quitter ma résidence. Malheureusement, en cas de descente des Pacificateurs, je risque d'être bel et bien coincé, étant donné des effectifs dont ils disposent, largement suffisant pour bloquer la rue.
J’établis la liste des rentrées, bien qu'en augmentation, elle ne suit pas la courbe espérée, bien plus importante. Il va falloir diversifier nos ventes…
J'empile les fiches sur la table, et me dirige vers le poêle, j'entre les feuilles, et verse un peu d'alcool dessus. Aussitôt, des langues de feu s'élèvent du fourneau, dégageant une fumée épaisse et malodorante. Je me dirige vers une fenêtre que j'ouvre grand. Dans la rue, j'aperçois une jeune femme échevelée, l'air apeurée, elle marche vite, et se retourne fréquemment. Arrivant à la hauteur de la porte défoncée du numéro auquel je réside, elle s'arrête un instant, lance un dernier regard par dessus son épaule et entre dans le bâtiment. Peu après, c'est à cette jeune fille que j'ouvre ma porte, elle me supplie de la laisser entrer, je refuse. Comment savoir qui est-elle ? Une rivale, envoyée par un concurrent ? Une fille désespérée qui se tourne vers un dealer dans le faible espoir qu'il puisse l'aider ? Mais sa détermination m'engage à lui permettre de trouver refuge chez moi.
Je lui tire une chaise, elle se dirige vers la fenêtre, je lui demande qui elle est, elle tire les rideaux. Alors je m'assois et attends, intrigué. Elle finit par prendre la parole, pour ne plus s'arrêter, qu'après avoir finit de réciter un long monologue, à une vitesse inouïe.

- Je ne vous demande pas grand-chose, uniquement l'asile pour quelques heures. Je suis recherchée pour m'être opposée à l’institution, pour avoir aider le peuple, pour m'être battue contre l'oppression. Les pacificateurs veulent ma peau, ou pire, me torturer jusqu'à ce que j'en oublie ce qu'est la douleur. Je n'ai pas les forces pour résister, je ne me suis pas préparé à les affronter. J'ai toujours cru pouvoir m'en tirer, mais cette fois je suis bel et bien dans une impasse. Ils m'ont repéré, ils me traquent. J'ai n'ai pas où aller, j’espérais pouvoir fuir à travers une cour, il n'y en a pas dans votre bâtiment, j'ai voulut m'évader par les toits, aucune trappe n'y donne accès. Alors je vous en prie, acceptez de ne pas me dénoncer, juste le temps qu'ils cherchent autre part, juste le temps qu'il me faut pour que je puisse m'enfuir pour de bon.

Certains mots sonnent doux à mes oreilles, s'opposer à l'institution, aider le peuple, et je me sens concerné lorsqu'elle parle de toujours croire que l'on va réussir, alors qu'un jour ou l'autre la défaite viendra cuisante.

- Vous êtes… de la rébellion ?

Réaction idiote, après tout. Mais pourtant, cela me paraissait irréel. Je n'ai jamais eu le courage d'aller jusqu'au bout de ma pensée, de poser une bombe sous un camion armé, et voilà que j'ai en face de moi une femme qui l'a fait, qui est passé à l'acte.

- Oui, je suis une rebelle. Je me révolte contre le Capitole, je me révolte contre les Hunger Games, vous savez tout, qu'allez vous faire maintenant ? Me dénoncer à ces monstres, et devenir partisan d'un Capitole meurtrier, ou bien me cacher un instant, et aider le peuple à renaître ?

Son discours me paraît trop beau, trop cohérent, je suis prit d'un terrible doute.

- Qui me le prouve ? Pourquoi devrais-je vous croire ? Qui me dit que vos n'êtes pas payée par les Gardiens de la Paix pour me dénoncer ?

- Je ne pense pas que les Pacificateurs useraient de moyens aussi subtiles, et quand bien même, je vous supplie de me croire. Si cela peut vous servir de gage, retenez ces noms, Al et Jaime Camps. Ils m'ont aidé, ils pourront également être un soutien pour vous. Je vous ai accordé ma confiance, à vous d'en faire de même.

Je vois face à moi une femme désespérée, je vois face à moi la famille d'un Terrell en passe de devenir endeuillée. Je pense à Indis qui a perdu son frère parce que rebelle, et je me trouve lâche de ne pas être convaincu par son discours. Mais soudain, l'on toque à la porte, avec une telle vigueur que je ne serais pas étonné de la voir tomber de ses gonds. Tout se passe alors très vite, je me convaincs de lui apporter mon aide – est-ce par bonté d'âme ou par intérêt, les rebelles constituant une niche de clientèle non exploitée – et lui murmure de monter au grenier, via une trappe située dans ma chambre.

- Quel est votre nom ? me demande t-elle.

- Reddy, on m'appelle Reddy, je prononce mon surnom, et déjà je la vois disparaître. Et les coups s'abattent de nouveau sur ma porte.
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★ Âge : 31 ans
★ Occupation : Pacificateur
☆ Humeur : Fidèle au Capitole
○ Points : 90
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200



MessageSujet: Re: [Mission Spéciale] Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?    Jeu 19 Nov - 17:58





Réponse mission spéciale
 

Le pacificateur a entendu une femme fredonner un chant rebelle. Il l’a appelée, pour l’arrêter même si elle ne représentait pas une grosse prise. Quand il l’a vue fuir, il a vu une opportunité de la suivre pour voir chez qui elle irait se réfugier : il y avait de grande chance que cette personne soit aussi une menace contre le Capitole, et il aurait ainsi la chance de ne pas avoir perdu sa journée.

Il suivi donc la jeune femme de loin, sans se faire repérer, jusqu’à ce qu’il la voit entrer dans une maison. Lorsqu’il arriva devant la maison de Parris il frappa donc à la porte. Autant ne pas leur laisser le temps d’inventer une histoire pour couvrir tout ça. Il avait entendu la femme de ses propres oreilles, et il repartirait avec : là n’était pas le problème. Non, le problème était qu’il voulait aussi avoir la personne qui l’avait abritée. Le jeune homme ne se fit pas attendre et arriva pour ouvrir la porte.

« Bonsoir monsieur Reddings. Une femme a fait preuve d’un acte de rébellion aujourd’hui, et je l’ai suivie jusqu’à votre maison. Ne tentez pas de le nier … »

Il le fixa un instant de toute sa hauteur, menaçant. Il savait que la vieille était là, mais si elle refusait d’obtempérer, il n’hésiterait pas à démonter la maison pièce par pièce. Elle n’avait pas pu s’évaporer …

« Si vous me la donnez maintenant sans faire d’histoire, je ne retiendrais pas contre vous le fait que vous avez donné le refuge à une rebelle. Songez-y jeune homme, car si je dois fouiller votre maison j’ai tout à fait le droit de le faire, et nous savons tous les deux que je la trouverais. Mieux vaut elle que vous deux, je suis sûr que vous êtes d’accord. Dites-moi où elle est cachée et tout se passera de façon pacifique. »

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