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 Se porter et se supporter

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MessageSujet: Se porter et se supporter   Dim 25 Oct - 13:59



Se porter et se supporter

Channelle & Coralie



  J’étais dans mon canapé, mes genoux contre ma poitrine. Je venais de finir le résumé des Jeux d’aujourd’hui. Qu’elle sensation de frustration j’avais, de ne pouvoir rien faire pour ma sœur ! Elle se débrouillait, certes, mais pour combien de temps ? Aura-t-elle assez d’eau, de nourriture ? Là où j’étais, je ne pouvais rien faire. Une boule se formait au creux de mon ventre jours après jours.  Ma mère était aussi dans tous ses états. Mais pour sa part, elle est presque convaincue qu’elle va gagner. Je n’ose pas la contredire.

  Je sortis de mon cocon, encore un peu secouée. Je cherchai dans la cuisine une tasse et fis bouillir de l’eau.  Avoir un petit réconfort. Ma tasse en main, je vagabondais dans la maison, sans but. J’étais comment dire... vaporeuse. Je sentais que mon corps était dans la pièce, mais mes pensées étaient à des kilomètres de là. Et ce depuis le début de ces jeux. Tous les frères et sœurs des autres tributs ressentaient la même chose ? Cette inquiétude perpétuelle qui régnait dans l'esprit, et qui ne quittait jamais, même pas la nuit ? Les rêves qui se transforment en cauchemars dès que l'on baisse la garde, qui font sursauter en pleine nuit ? Je ne sais pas si ils ressentent la même chose, mais en tout cas je ne leur souhaite pas. Même si ils font partie des familles des tributs qui vont probablement combattre ma sœur.

  J’ai besoin de prendre l’air. Je posai ma tasse sur une commode du salon, et partis chercher mes affaires. J’enfilai mes bottes, pris une veste sur le porte manteau, et récupéra à la va-vite mon sac –je passerai peut-être à la boutique. Je sortie de chez moi, sans même prévenir ma mère. Elle ne s’inquiétera pas, j’espère. Je claquai la porte, et en étant immobile sur le perron, je respirai un grand coup. Il faut que j’arrête encore une fois de penser à tout ça, je prends tout trop à cœur.  Plus facile à dire qu’à faire, remarque.

  Je marchais sans but, mais cela me convenait. Il n’y avait pas grand monde dans les rues, tout était paisible. Cela m’étonna car ces quartiers étaient en général bondés de monde. Ha oui, ils sont tous chez eux à regarder... Bref, c’était calme, et cela faisait du bien. Il faut que j’arrête de me morfondre tout le temps. J’ai l’impression de revivre. Il faut que je garde cette technique d’apaisement, ça marche vraiment ! J’avais à présent l’esprit très clair.

  J’obliquais à travers un autre pâté de maisons. C’est à ce moment là que je vis au loin une silhouette sortir d’une des demeures.  Elle descendait tant bien que mal les petits escaliers qui séparaient sa maison du trottoir. Je n’avais pas de mal à reconnaître qui était cette personne, même si j’eu une petite hésitation. C’était Channelle Featherstone, la coéquipière de ma sœur. Enfin, l’ancienne coéquipière. Je l’avais quittée la dernière fois quelques jours auparavant, quand nous avions regardé ensemble la Parade. Elle m’avait vraiment réconforté à ce moment-là. Pourtant, un détail –pas si petit que ça- capta mon attention. Elle se déplaçait en béquille. Cela me fit bizarre, comment aurait-elle put se blesser ? Au centre ? Je ne voyais pratiquement aucun carrières blessés à ce point. Amochés oui, mais handicapés comme ça, non. Attention, elle n’était seulement qu’en béquille, peut-être avait-elle juste la cheville foulée, une simple entorse. J’espère seulement que ce n’est pas grave.

  Pendant que je l’observais elle marchait, doucement mais surement, vers l’autre bout de la rue. Où allait-elle comme ça ? Et pourquoi ne se faisait-elle pas amener à l’endroit où elle voulait aller ? Pour répondre à ces questions, je décidai de la suivre. Non pas pour l’espionner. Je voulais juste lui parler, lui demander si tout allait bien.  Elle partie du côté de la forêt. De plus en plus étrange. Je commençais à la rattraper, même si j’étais encore loin derrière elle.

« Channelle ! » Hélais-je

  Elle ne m’entendit pas. Ou peut-être qu’elle n’avait pas envie de me voir. Peut-être les deux. Quoiqu’il en soit, je voulais lui parler. De quoi ? je ne sais pas. Je voulais parler avec elle, c’est tout. Parler de tout, de rien, de sa blessure, de ma sœur.

  J’arrivais en bordure de la forêt quand je la vis à quelques mètres de moi. Elle avait l’air de ne pas savoir s’y faire ses béquilles, ce qui me fis sourire.

« Salut Channelle ! » Commençais-je.

A peine après avoir sortis ces mots de ma bouche que je me tus. Je ne savais pas quoi dire.

« Je voulais juste savoir comment tu allais. Je... Tu n’as pas l’air en forme, ça va ? » Essayais-je.

Je ne savais pas vraiment ce qu’elle allait me répondre. Je continuais.

« Je me baladais dans les environs quand je t’ai vu au loin... Que fais-tu par ici ? »

  Encore et toujours des questions... Il faut peut-être que j’arrête de m’en poser autant.

 






Dernière édition par Coralie L. Standford le Sam 12 Déc - 9:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Mar 10 Nov - 22:49



 

Se supporter ?




Cela faisait maintenant plusieurs jours que « l’incident » avait eu lieu … Kyle m’avait acceuilli chez lui, et même s’il continuait à me traiter comme une maladie contagieuse, il avait accepté de m’aider à m’entrainer de temps en temps … Seulement, c’était loin d’être suffisant si je souhaitais parvenir à retrouver ma condition physique initiale. Ca ne se ferait pas tout de suite, j’en étais bien consciente … Mais ça n’allait pas se faire tout seul non plus.

J’allais presque tous les jours dans la forêt. J’avais mon caractère et ma fierté, mais je n’étais pas folle au point de vouloir aller m’entraîner au centre des carrières … Non, je n’y retournerais avant d’être aussi bonne, voire meilleure que ce que j’étais avant. Je voulais les faire payer, tous autant qu’ils étaient … Mais là encore, ça ne se ferait pas sans un travail acharné. Alors, quand je ne faisais pas de la musculation pour garder mes muscles alors que mon activité physique était grandement limitée, j’allais m’entrainer dans la forêt. Ce n’étais pas ce qu’on pouvait appeler un entraînement carrière, du moins pas un entrainement de bon niveau. Je m’entrainais sur un arbre, avec une béquille en guise d’arme … Mais ce n’était pas une mauvaise chose. Etant donné mon niveau en corps à corps, j’avais toujours laissé de côté le combat armé, et si je voulais revenir en force je me devais d’être la plus polyvalente possible.

La veille, j’avais abusé de la musculation. Parfois, ma rage et ma colère ressortaient tellement que j’en oubliais la douleur et mes propres limites. J’en avais payé les frais ce matin lorsque mon corps me les avaient rappelées … Si je voulais être sur pied le plus tôt possible, il n’était pas question de me blesser à nouveau. C’est donc munie d’une arbalète empruntée à Kyle que je m’étais dirigée vers la forêt, au lieu où je rencontrais Zane avant … Avant rien. Stop. Je ne devais pas penser à tout cela, ma concentration devait être sur l’entraînement, sans exception. Le sentimentalisme était la raison qui faisait que j’étais dans cet état aujourd’hui, il fallait donc le laisser de côté.

Bref, le lancer de couteau. C’était un choix stratégique de ma part : c’était une activité qu’il me ferait le plus grand bien d’améliorer mais qui ne demanderait pas d’effort physique intense. C’est donc une béquille sous chaque bras que je pris la direction des bois.

◄ CORALIE ►
« Channelle ! »

Un frisson me parcouru l’échine. Force était d’avouer qu’après mes « mésaventures » récentes, j’étais tendue, voire un peu craintive. Et comme je luttais avec force contre toute faiblesse, toute crainte … Je pivotai rapidement.

◄ CORALIE ►
« Salut Channelle ! »

Coralie … Merde. Je l’avais complétement zappé ces derniers jours … Mais même si j’y avais pensé, je n’aurais sans doute pas été la voir : je n’étais pas dans un état qui me donnait envie d’aller me faire voire en plein cœur de la ville, qui plus est avec Coralie …

◄ CHANNELLE ►
« Bonjour Coralie. »

Détends-toi Channelle, elle n’est pas l’ennemi.

◄ CORALIE ►
« Je voulais juste savoir comment tu allais. Je... Tu n’as pas l’air en forme, ça va ? »

Je me pinçai la lèvre pour cacher ma surprise … Ne savait-elle pas, ou faisait-elle semblant pour ne pas me mettre mal à l’aise ? Kyle m’avait assuré que la moitié du district parlait de comment la reine des carrières s’était fait démolir par ses propres camarades à la sortie d’un bar. Mais alors que je regardais Coralie, je compris qu’elle ne feignait pas l’étonnement. La manipulation, ça me connaissait, et Coralie avait le regard de l’agneau innocent qui sort du ventre de sa mère.

◄ CORALIE ►
« Je me baladais dans les environs quand je t’ai vu au loin... Que fais-tu par ici ? »

Que dire … Je ne savais pas trop ce que je voulais raconter ou pas. Je n’avais pas envie de rejouer ce qui s’était passé, surtout si elle n’en savait rien … Cela aurait pu être agréable, pendant quelques minutes, de prétendre que rien de tout cela n’était vraiment arrivé … Mais elle finirait par l’apprendre, c’était certain, et alors elle se demanderait pourquoi j’avais menti. J’éludais un instant le problème.

◄ CHANNELLE ►
« J’allais faire un peu de remise en forme dans la forêt … Tu m’accompagnes ? »

J’avais dit cela avec à peine trop d’entrain. Je pouvais me dire que la solitude me rendait forte, que rien et personne ne m’atteignait et que mon isolement était la force de ma concentration … La vérité était qu’un regard sympathique comme celui que Coralie venait de me lancer me manquait terriblement. Mes parents ne m’adressaient plus la parole depuis la moisson. Sélène n’était pas là. Mes deux plus proches amis, Nate et Pearl, étaient dans l’arène … Kyle me regardait avec un regard qui me donnait envie de fondre sur place … Et je n’osais plus me montrer en ville depuis les récents événements. Quand à Zane, je l’évitais tant que possible depuis notre dernière rencontre ici. Je pouvais me raconter ce que je voulais, mais je me sentais très seule.

J’avançais donc avec Coralie dans la forêt lorsqu’on arriva à mon endroit. Je fis quelques entailles dans l’arbre que je surnommais affectueusement « mon partenaire » (quand je vous dis que je me sens seule …). Je m’éloignais alors un peu et déposai une béquille au sol. Ce n’était pas ma première séance de tir, mais je n’excellais pas dans ce domaine, il fallait donc rester raisonnable. Je décochais une première flèche. Elle atteint l’arbre, mais tomba entre deux marquages … J’avais visé le haut, je n’avais pas assez de force. Tout en allant la rechercher, je brisai le silence et m’adressais à Coralie.

◄ CHANNELLE ►
« Pour ce qui est de la forme, on fait aller. »

Jusque là, pas de scoop. C’était visible que je n’étais pas au meilleur de ma forme. J’avais décidé de dire la vérité sans trop entrer dans les détails : je voulais éviter à tout prix qu’elle ne me prenne en pitié. Je n’allais donc pas mentionner les bleus noirs qui couvraient mon buste et qui m’empêchaient de me pencher, ni les côtes cassées cachées sous mon t-shirt à manches longues. Pour la jambe, il était difficile de minimiser les dégâts.

◄ CHANNELLE ►
« J’ai eu un différend avec certains jeunes du centre. Ils me l’ont fait payer. Mais ça va, le corps guéri plus vite que la fierté. »

J’avais ri avant de me replacer au repaire que je m’étais fait la première fois.

◄ CHANNELLE ►
« Mais c’est sans importance … La question c’est comment tu vas toi ? Et ta mère ? Je suis les aventures de Pearl, elle s’en sort vraiment bien pour l’instant … Elle a eu beaucoup de chance au jeu des alliances … »

Changement de sujet … Mais un sujet qui m’intéressait tant. Je n’avais jamais suivi de tels jeux que ceux de l’Expiation … Et le fait que ce soit Pearl et Nate qui soient là-dedans ne faisait que me fasciner davantage … Et en effet, Pearl avait tiré le gros lot avec le carrière canon du district 4. Nate avait été moins chanceux, et il devait se trimbaler le boulet du cinq …


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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Sam 12 Déc - 9:52



Se porter et se supporter

Channelle et Coralie



« Bonjour Coralie. »

… Je ne sais pas si je suis arrivée au bon moment. Elle avait le regard alerte et ne semblait pas vraiment sereine. Je lui demandais comment elle allait et ce qu’elle faisait par ici. Après un court silence, elle me répondit.

« J’allais faire un peu de remise en forme dans la forêt … Tu m’accompagnes ? »

Je ne m’y attendais à vrai dire pas vraiment. De la remise en forme ? En plein milieu de la forêt ? Alors ça… Je me demandais vraiment pourquoi allait-elle aussi loin pour faire du sport. Le centre des carrières n’était-il pas fait exprès pour ça ?

« Ou-Oui bien sûr ! » répondis-je.

J’avais une pointe d’hésitation avec ce qu’allait faire Channelle là-bas. Je cherchais pendant que l’on marchait des explications. J’en conclus qu’elle avait honte de sa blessure, mais je n’en étais pas entièrement convaincue. Pour moi ça me paraissait absurde. Cela arrive de se blesser pendant l’entrainement ! Je ne voyais pas pourquoi il fallait se cacher. Peut-être que les autres carrières la charriait avec ça. Peut-être que son honneur avait pris le dessus. Je ne comprenais toujours pas l’intérêt de fuir le regard des autres alors que l’on n’a rien à se reprocher. En même temps, je ne connais pas toute l’histoire, je ne peux pas encore établir de théories. Il fallait que je lui demande ce qui s’était passé, et pourquoi elle était obligée de se réfugier dans cette forêt.

Alors que je préparais la meilleure question à lui poser dans ma tête, je me rendis compte qu’elle n’était pas encore d’humeur à me parler.  Je me tus alors pour la laisser dans ses pensées, et attendis le bon moment pour la questionner. Peut-être qu’elle sera plus ouverte si je commence à parler d’autre chose, changer de sujet pour ensuite arriver à ce que je veux entendre.

Elle s’arrêta peu après, près d’un vieil arbre qui dominait les autres. Elle posa une béquille et brandis son arc. Elle visa les marques qu’elle avait faites sur l’écorce et la flèche partie d’un seul coup.

« Whow… » Lâchais-je malgré moi.

Je n’ai pas pu retenir mon admiration en voyant sa dextérité à manier les armes. Je voyais de temps en temps Pearl se battre, mais cela m’impressionnera toujours autant.  Cela faisait des années que Channelle s’entrainait. Même blessée elle arrivait toujours à se défendre – c’est là un des points qui me différencie des carrières. Je serais incapable de faire ce qu’elle fait en ce moment, même valide. Alors que je ne m’y attendais pas elle prit la parole, sa voix contrastant alors avec le silence qui s’était installé.

« Pour ce qui est de la forme, on fait aller. »

Elle me relança sur ce sujet. Très bien. Ça aurait été plus facile que je ne le pensais. Mais bon, elle ne m’apprit rien de nouveau, je savais qu’elle était un peu blessée à la jambe, et qu’elle arrive néanmoins à vivre avec.  Elle continua néanmoins.

« J’ai eu un différend avec certains jeunes du centre. Ils me l’ont fait payer. Mais ça va, le corps guéri plus vite que la fierté. »

C’était d’autres carrières qui lui avaient donc fait ça ! Je compris à ce moment-là pourquoi elle ne voulait pas se montrer… Mais qu’avait-elle fait pour qu’ils en arrivent à la maltraiter ? Je ne savais pas ce qu’elle a du faire pour les énerver autant.

« J’espère que ça va s’arranger… Ça serait dommage que tu t’arrêtes de vivre pour deux trois personnes qui ne valent rien ! »

Elle semblait triste, je voulais l’aider. Je ne savais pas vraiment quoi faire à part essayer de la rassurer.

« En plus, je suis sûre que si tu t’expliques avec eux, enchainais-je, ils comprendront qu’ils t’ont fait du mal, et tout rentrera dans l’ordre ! »

Bon, j’espère l’avoir fait espérer un petit peu. Moi, de mon côté, c’est tout ce que je demande avec Pearl. De l’espoir, qui était vif dans mon esprit mais qui commençait à faiblir de jours en jours. L’espoir est ce qui maintenait l’image de Pearl dans mon cœur. Quand il n’y en a plus et bien… Je ne sais pas comment je vais pouvoir le supporter. J’espère donc en tout cas que redonner cette flamme dans le cœur de Channelle, pour éviter qu’elle se morfonde comme moi je suis en train de faire, était une bonne idée.

« Mais c’est sans importance … La question c’est comment tu vas toi ? Et ta mère ? Je suis les aventures de Pearl, elle s’en sort vraiment bien pour l’instant … Elle a eu beaucoup de chance au jeu des alliances … »

Je soupirai. Je savais qu’elle allait en parler, c’était inévitable. Je ne savais juste pas quoi lui répondre. J’avais déjà du mal à me l’expliquer à moi-même.

« Elle s’en sort bien oui… Enfin je ne sais pas trop. Elle n’a pas trop de nourriture, ni d’eau, elle manque de sommeil… Elle est très affaiblie. J’ai vraiment peur pour elle Channelle ! »

Pas de pleurs Coralie, pas de pleurs. Néanmoins je continuais.

« C’est vrai qu’être avec Nikolay est une bonne chose, ils se sont déjà entrainé ensemble je crois. J’espère seulement qu’il va prendre soin d’elle ! Je ne dis pas qu’elle n’est pas forte, je pense sincèrement le contraire, mais je me demande où tout ça va les mener.  Si d’un coup les alliances s’arrêtent… Ils vont devoir se battre l’un et l’autre, mais je ne sais pas qui pourrait gagner… »

Si, Pearl peut gagner. Elle peut, tu la vus en entrainement, tu sais de quoi elle est capable. Tu sais qu’elle peut gagner. Non… non je ne sais pas. Je ne peux pas me permettre de dire des choses pareilles. Me donner trop d’espoir n’est pas bon pour moi je le sais.

« Et sinon pour répondre à ta question, ma mère se porte plutôt bien, enfin de ce qu’elle dit en tout cas. Je la vois de temps en temps pleurer dans sa chambre, mais je n’ose pas la déranger. Quant à moi… Quant à moi… »

Ma vue se brouilla. Allais-je bien ou pas ? Je n’arrive pas à répondre à cette question tellement mes émotions sont contraires. Mon cœur n’a pas assez de place pour supporter tout ça.

« Je ne sais pas vraiment je dois te l’avouer. A des moments je suis tellement remplie d’espoir que je vois déjà ma sœur vainqueur des jeux. Mais à d’autres moments… Le désespoir m'envahit tellement que je pleure toutes les larmes de mon corps. »

Voilà où j’en étais. Je préférai lui dire la vérité, ou plutôt un semblant de vérité. Et cela me déchargeait beaucoup plus que je ne le pensais. Je regardais Channelle plus tranquillement que tout à l’heure.  

« Tu penses que c’est normal ? Je ne sais pas vraiment comment je dois me comporter face à toutes ces personnes que je ne connais pas et qui me posent la même question. Dois-je leur dire la vérité ? Leur dire que j’ai affreusement peur qu’elle meure ? »

 






Dernière édition par Coralie L. Standford le Jeu 3 Mar - 10:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Lun 18 Jan - 17:20



 

Se supporter ?





◄ CORALIE ►
« J’espère que ça va s’arranger… Ça serait dommage que tu t’arrêtes de vivre pour deux trois personnes qui ne valent rien ! »

Je souris malgré moi. C’était vraiment adorable de sa part de dire ça, mais elle ne connaissait pas l’histoire. Je ne savais pas moi-même ce que j’en pensais … Une part de moi avait voulu prendre leur défense immédiatement : ils étaient des carrières, ils ne valaient pas « rien ». Ils étaient des combattants, héros de leur district. Et pourtant, ils s’étaient montrés si lâches que je n’avais qu’une seule envie ; les massacrer.

◄ CORALIE ►
« En plus, je suis sûre que si tu t’expliques avec eux, ils comprendront qu’ils t’ont fait du mal, et tout rentrera dans l’ordre ! »

A cet instant, ma flèche fendit l’air et atterrit en plein dans le mille. Ca avait été de trop. Je me tournais un instant vers Coralie.

◄ CHANNELLE ►
« C’est un peu plus compliqué que ça Coralie. Leur colère est juste : ce n’était ni à moi, ni à Pearl de décider qu’elle allait me remplacer cette année. C’est normal qu’ils aient voulu me le faire payer. Simplement, je ne cautionne pas la manière dont ils l’ont fait ; à cinq contre un, ce n’est pas normal. Les carrières sont censées être des jeunes d’honneur et de gloire. Maintenir quelqu’un et le battre à mort, ce n’est ni courageux ni honorable. Je ne peux pas pardonner à ceux qui ont bafoué l’honneur des carrières de cette manière, tout comme eux ne peuvent pas me pardonner d’avoir décidé pour eux du volontaire de cette année. C’est ainsi … »

Je décidai de changer de sujet avant de la laisser continuer sur celui-là. Je lui avais expliqué, certes en prenant quelques raccourcis. Mais il n’y avait rien de plus à ajouter, tout était dit. J’enchainais justement sur Pearl et son parcours correct jusque-là, même si j’étais sure que certains doutaient d’elle après l’épisode « Savinna ».

◄ CORALIE ►
« Elle s’en sort bien oui… Enfin je ne sais pas trop. Elle n’a pas trop de nourriture, ni d’eau, elle manque de sommeil… Elle est très affaiblie. J’ai vraiment peur pour elle Channelle ! »

Bien sûr, elle avait peur. Je pouvais le comprendre aujourd’hui, même si lorsque j’avais son âge ma réaction aurait été très différente. Quand Sélène avait été tirée, j’avais été fière. Et j’avais eu foi en elle jusqu’au bout sans faillir, même si je me disais que si elle mourrait, elle bafouerait l’honneur des Featherstone et qu’il ne serait donc pas de bon ton de pleurer sur son sort. Quelle ironie …

◄ CORALIE ►
« C’est vrai qu’être avec Nikolay est une bonne chose, ils se sont déjà entrainé ensemble je crois. J’espère seulement qu’il va prendre soin d’elle ! Je ne dis pas qu’elle n’est pas forte, je pense sincèrement le contraire, mais je me demande où tout ça va les mener. Si d’un coup les alliances s’arrêtent… Ils vont devoir se battre l’un et l’autre, mais je ne sais pas qui pourrait gagner… »

Je posai ma main sur son épaule avant de lui faire un large sourire.

◄ CHANNELLE ►
« Sérieusement Coralie, t’as vu ce mec ? Il est costaud mais franchement, c’est juste un tombeur de bas-étage. Il a passé la première partie de l’arène à faire des calins à sa petite poupée blonde, il a le cœur tendre. Ta sœur ne fera qu’une bouchée de lui, j’en suis persuadée ! »

Je n’étais pas sûre de l’avoir convaincue. Moi-même j’avais des doutes ; Pearl semblait s’être ramollie. Mais l’arène changeait les gens … Et Pearl n’était peut-être pas prête.

◄ CORALIE ►
« Et sinon pour répondre à ta question, ma mère se porte plutôt bien, enfin de ce qu’elle dit en tout cas. Je la vois de temps en temps pleurer dans sa chambre, mais je n’ose pas la déranger. Quant à moi… Quant à moi… Je ne sais pas vraiment je dois te l’avouer. A des moments je suis tellement remplie d’espoir que je vois déjà ma sœur vainqueur des jeux. Mais à d’autres moments… Le désespoir m'envahit tellement que je pleure toutes les larmes de mon corps. Tu penses que c’est normal ? »

Je soupirais avant d’aller décrocher mes flèches de l’arbre. A quelques mètres de Coralie et dos à elle, je songeais à ce que je pouvais répondre à ça. Lorsque je me retournai, je la fixai un moment. Rien ne servait de lui mentir, autant lui dire la vérité.

◄ CHANNELLE ►
« Je ne sais pas vraiment Coralie … J’ai moi aussi suivi les jeux de ma grande sœur, comme tu le sais … Mais la situation était très différente. Toute ma famille était faite de carrières, j’étais persuadée de sa victoire, je n’avais pas peur. Et puis cette année, quand on m’a dit qu’elle avait des risques d’y retourner, j’ai tout fait pour l’éviter parce que j’avais … »

Le mot « peur » refusait de passer mes lèvres. Que voulez-vous, on est carrière ou on ne l’est pas … Je balayais tout ça d’un haussement d’épaule.

◄ CHANNELLE ►
« Bref, je ne suis sans doute pas la mieux placée pour te donner des conseils à ce sujet … »

Elle continua cependant à me demander des conseils, mais plutôt d’un point de vue extérieur.

◄ CORALIE ►
« Je ne sais pas vraiment comment je dois me comporter face à toutes ces personnes que je ne connais pas et qui me posent la même question. Dois-je leur dire la vérité ? Leur dire que j’ai affreusement peur qu’elle meure ? »

La réponse m’échappa un peu trop rapidement …

◄ CHANNELLE ►
« Surtout pas ! »

Je baissai mon arbalète et pivotai vers Coralie. J’oubliais parfois que sa famille ne lui avait pas appris tout ça, qu’elle n’avait pas été préparée.

◄ CHANNELLE ►
« Ils doivent être certains qu’elle va gagner, si toi tu doutes alors que c’est ta sœur, eux douteront aussi. Et les doutes, ça fait perdre des sponsors, ce qui est CAPITAL pour Pearl. »

Je pris une profonde inspiration. Rien qu’à regarder Coralie, je savais que mentir n’était pas quelque chose en quoi elle allait être douée. Dès qu’elle en parlait, ses yeux s’embuaient, sa voix tremblait … Si seulement tout le monde pouvait être si transparent … J’attrapai fermement mon arbalète.

◄ CHANNELLE ►
« Tu vois ça ? C’est à ça que je suis douée. Quand je me bats, rien ne peux m’arrêter, je sais que je suis la meilleure. C’est ça qui me donne la force tout le temps. De savoir qu’il y a un domaine où j’excelle. Quand il m’arrive de douter ou d’avoir peur, cette certitude me fait oublier le reste. C’est ce qu’il faut que toi tu trouves … »

Je levai mon arme et visai l’arbre à nouveau. Dans le mille. Heureusement, sinon ça aurait pu démolir mon joli petit speech d’encouragement …

◄ CHANNELLE ►
« Tu dois trouver ce qui te rend forte et te fait oublier tout le reste … Ton « centre des carrières », la chose qui te rend heureuse dès que tu le fais. Tu as une idée de ce que ça peut être ? »

Je levai un sourcil vers elle avant de continuer.

◄ CHANNELLE ►
« Une fois trouvé, lorsqu’on te demande quelque chose que tu ne veux pas dire, ou que tu veux cacher ce que tu ressens, tu y penses … Tu y puises ta force … Et personne ne remarquera ce que tu penses vraiment, tu me suis ? »

Je me perdis un instant dans mes pensées … Est-ce comme ça que Zane faisait ? Se concentrer sur son combat, ses idéaux pour … Me mentir ? Je chassais rapidement cette pensée avant de reposer mon regard sur Coralie avec un petit sourire, et de lui tendre mon arme.

◄ CHANNELLE ►
« Tu as déjà utilisé un arbalète ? »

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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Jeu 3 Mar - 10:25



Se porter et se supporter


Channelle et Coralie


« C’est un peu plus compliqué que ça Coralie. Leur colère est juste : ce n’était ni à moi, ni à Pearl de décider qu’elle allait me remplacer cette année. C’est normal qu’ils aient voulu me le faire payer. Simplement, je ne cautionne pas la manière dont ils l’ont fait ; à cinq contre un, ce n’est pas normal. Les carrières sont censées être des jeunes d’honneur et de gloire. Maintenir quelqu’un et le battre à mort, ce n’est ni courageux ni honorable. Je ne peux pas pardonner à ceux qui ont bafoué l’honneur des carrières de cette manière, tout comme eux ne peuvent pas me pardonner d’avoir décidé pour eux du volontaire de cette année. C’est ainsi … »

Vu sous cet angle… C’était clair que je ne connaissais pas l’affaire dans son intégralité, et j’aurai plutôt dû me taire car je sentais que je l’avais froissée.  Je me tût pour éviter de continuer sur ce sujet. Cela m’arrangeait car je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Chacun à l’air d’en vouloir aux autres, pour des raisons justifiées, il ne vaut donc mieux pas que je me mêle de ce qui ne me regarde pas.  Je lui fis part de mes inquiétudes au sujet de Pearl, de tout ce qui me tenais à cœur depuis le début des jeux et même avant.

« Sérieusement Coralie, me répondit-elle, t’as vu ce mec ? Il est costaud mais franchement, c’est juste un tombeur de bas-étage. Il a passé la première partie de l’arène à faire des calins à sa petite poupée blonde, il a le cœur tendre. Ta sœur ne fera qu’une bouchée de lui, j’en suis persuadée ! »

C’est vrai que pendant que Pearl traquait avec les carrières les tributs, nous ne voyions pas vraiment Nikolay à l’action. Je ne l’avais pas trop remarqué mais maintenant qu’elle le disait... Pour moi Nikolay restait le carrière musclé qui s’était entrainé une fois avec ma sœur. Je ne pensais pas qu’il s’adoucirait autant.

« Oui c’est vrai tu as surement raison ! Je trouve que l’amour aux jeux ça craint… Tu dois penser à la survie de l’autre plus qu’à la tienne, ça te distrait plus qu’autre chose ! D’un autre côté on m’a dit que les couples récoltaient plus de sponsors… En tout cas je suis contente que Nate et Pearl n’aient pas fait cette stratégie parce que je ne sais pas s’ils auraient été très efficaces. »

Parler avec Channelle me faisait le plus grand bien. Je me sentais à l’aise, comme si nous nous connaissions depuis toujours, ce qui n’était pas du tout le cas. Elle m’écoutait patiemment parler sans m’interrompre, d’égale à égale. Je m’ouvris plus à elle que je ne l’ai été avec personne depuis le début des jeux. Je lui demandai notamment si c’était normal qu’une peur aussi grande m’habite chaque jour.

« Je ne sais pas vraiment Coralie … Me répondit-elle. J’ai moi aussi suivi les jeux de ma grande sœur, comme tu le sais … Mais la situation était très différente. Toute ma famille était faite de carrières, j’étais persuadée de sa victoire, je n’avais pas peur. »

Il fallait donc que j’aie le mentale des carrières pour supporter tout cela ? C’était la seule solution ? Se fermer complétement sur soi-même et être imperméable à quelconques émotions afin de se focaliser seulement sur la victoire ? Cela semblait si facile et si compliqué à la fois. Je décidai d’y réfléchir à tête reposée quand je reviendrai à la maison.

« Et puis cette année, quand on m’a dit qu’elle avait des risques d’y retourner, j’ai tout fait pour l’éviter parce que j’avais … »

Je ne saurais jamais ce qu’elle allait dire, mais j’étais plutôt sûr qu’elle n’était pas en accord avec elle-même sur ce sujet. Je préférais ne pas la questionner là-dessus. Pendant qu’elle me parlait, elle lançait des flèches qui se plantaient à l’horizontale contre l’arbre. Elle savait vraiment manier les armes.

« Bref, je ne suis sans doute pas la mieux placée pour te donner des conseils à ce sujet … »

« Peut-être… Mais en ce moment, je ne sais pas avec qui je peux évoquer ce sujet. Mes amis ne comprennent pas vraiment, alors j’évite d’en parler avec eux. Je fais la même chose avec ma mère pour ne pas lui donner de problèmes supplémentaires.»

Même si j’avais adopté une certaine attitude face aux habitants du district, je la questionnai tout de même. « Dois-je leur dire la vérité ? Leur dire que j’ai affreusement peur qu’elle meure ? »

« Surtout pas ! Me répondit-elle brusquement.»

Je ne cachais pas ma surprise. Je ne m’attendais pas vraiment à cette réaction. Elle se tourna vers moi et continua. Je gardais un œil sur son arme qu’elle baissa rapidement, à mon plus grand soulagement.

« Ils doivent être certains qu’elle va gagner, si toi tu doutes alors que c’est ta sœur, eux douteront aussi. Et les doutes, ça fait perdre des sponsors, ce qui est CAPITAL pour Pearl. »

Je devais donc mentir et refouler mes émotions. Bien bien... Finalement ça ne m’étonnait pas tant que ça. Qui voudrait sponsoriser un tribut dont la sœur ou le frère affirme à haute voix qu’il va perdre ? Je ne ferais jamais ça à Pearl. Je devais être forte.

« Je ne dois pas montrer que je doute … Répétais-je machinalement, tout en réfléchissant. »

« Tu vois ça ? Me demanda-t-elle. C’est à ça que je suis douée. Quand je me bats, rien ne peux m’arrêter, je sais que je suis la meilleure. C’est ça qui me donne la force tout le temps. De savoir qu’il y a un domaine où j’excelle. Quand il m’arrive de douter ou d’avoir peur, cette certitude me fait oublier le reste. C’est ce qu’il faut que toi tu trouves … »

J’avais mal compris. Je ne devais pas prétendre de ne pas douter. Je ne devais pas douter tout court. Je ne devais plus penser à mes craintes. Ces conclusions je les avais eues cinq minutes auparavant. Bloquer ses émotions comme un carrière aurait fait. Cela devait être forcément la bonne marche à suivre si tous les raisonnements menaient à cette solution.

Je suivais la flèche des yeux jusque dans l’arbre. Une telle chose est-elle possible ? Avoir une passion où l’on excelle pour enfouir au fond de nous ce que l’on voudrait oublier ?

« Tu dois trouver ce qui te rend forte et te fait oublier tout le reste … Continua-t-elle. Ton « centre des carrières », la chose qui te rend heureuse dès que tu le fais. Tu as une idée de ce que ça peut être ? »

Je pris le temps de réfléchir quelques instants avant de répondre. Ma vie n’était pas trépidante, à pars peut-être quand je vais à la boutique.

« J’aime rendre les gens heureux, comme quand je leur vend leur collier de leur rêve ou une bague de fiançailles. Oui, j’aime vraiment ça. Avec un simple petit objet que tu as façonné entièrement qui se retrouve dans les mains de personnes qui vont en prendre soin. Je pense que rien au monde ne vaut de voir leur sourire à ce moment-là. Mais tu penses que si je me concentre là dessus, mes soucis partiraient ? »

Cela sonnait tellement bien aux oreilles que je n’étais pas encore entièrement convaincue. Ça semblait trop facile.  

« Une fois trouvé, me répondit-elle, lorsqu’on te demande quelque chose que tu ne veux pas dire, ou que tu veux cacher ce que tu ressens, tu y penses … Tu y puises ta force … Et personne ne remarquera ce que tu penses vraiment, tu me suis ? »

« Je pense... J’essayerai, je te le promets. Il faut que je réfléchisse sur tout ça encore un peu... »

Alors que je pensais partir pour ne pas la déranger trop longtemps, Channelle me demanda :

« Tu as déjà utilisé un arbalète ? »

J’étais prise de dépourvu. Je n’avais jamais porté une arme, et encore moins utilisé une. Cela m’effrayait un peu, mais pourquoi pas essayer aujourd’hui, pour me changer les idées. Ça ne devait pas être si difficile que ça après tout.  

« Non, jamais, répondis-je timidement. »

Elle me tendit son arme.

« Tu me laisserai essayer ? » Demandais-je. Ma voix était un mélange de peur et d’excitement.

J’attrapai l’arme et la regarda attentivement. Je n’en avais jamais vu d’aussi près.  J’avais vu Pearl en faire, une fois. Je pointais maladroitement l’arbre.

« Tu la tiens comme ça ? »

J’essayais de tenir mais l’arme était plus lourde que je ne le pensais. Je la tins à deux mains. Après avoir vérifié la trajectoire que la flèche devait faire, je me préparais à tirer. Le temps se ralentissait. J’entendais seulement mon souffle et mon cœur qui battait dans ma poitrine. D’un coup, je laissais la flèche se libérer et partir à pleine vitesse.  Je baissai l’arme rapidement pour la suivre. Malheureusement, la flèche se logea dans l’arbre d’à côté.

« Oh... C’est plus dur que je ne le croyais. »

J’étais un peu déçue.

« T’as du t’entrainer longtemps avant d’y arriver j’imagine ! Je ne sais pas si je peux avoir autant de patience... »

Ma déception s’envola. Je ne pouvais pas réussir du premier coup. D’un coup, je repensais à notre discussion précédente. Pour cacher mes émotions, il fallait que je m’entraine. Je me tournais vers elle, soucieuse de la réaction qu’elle aurait à ma demande.  

« Channelle, peux-tu m’apprendre à être aussi forte que toi ? Je veux dire, moralement. Je ne veux pas paraître faible aux yeux de tous. Peux-tu m’aider à y arriver ? »




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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Lun 21 Mar - 17:04



 

Se supporter ?




Je voyais bien que Coralie avait surtout besoin de se changer les idées, tout en se sentant plus forte. Lorsque je lui demandai si elle avait déjà tenté l’arbalète, elle me répondit que non. Evidemment, je savais que Pearl avait toujours voulu la tenir éloignée le plus possible des carrières et de ce « monde » dangereux. Je n’avais toutefois pas l’impression de la trahir ; je faisais ce qui était le mieux pour sa sœur. Je tenais ma promesse.

◄ CORALIE ►
« Tu me laisserai essayer ? »

Je souris tout en lui tendant l’arme.

◄ CHANNELLE ►
« Bien sûr. »

Elle l’attrapa un peu maladroitement et commença à l’étudier. Ce n’est qu’après de longues secondes qu’elle commença à la pointer vers l’arbre. On voyait complétement la différence avec une carrière née ; à la minutes où j’avais une nouvelle arme dans les mains, je commençais à jouer avec et à la pointer un peu partout. Coralie, elle, l’observait avant.

◄ CORALIE ►
« Tu la tiens comme ça ? »

Je souris avant de m’approcher de de faire remonter doucement ses bras pour l’aider à viser correctement.

◄ CHANNELLE ►
« Soulève tes épaules … Ouvre les deux yeux … »

Lorsqu’elle tira, la flèche alla bien plus loin que l’arbre visé. Ce n’était pas facile, et surement pas du premier coup.

◄ CORALIE ►
« Oh... C’est plus dur que je ne le croyais. »

J’éclatai d’un rire franc avant de baisser les yeux vers elle.

◄ CHANNELLE ►
« Tu as quand même touché un arbre. Et puis, si c’était facile, on ne passerait pas des années à s’entraîner au centre des carrières pour y arriver. »
◄ CORALIE ►
« Oui, t’as du t’entrainer longtemps avant d’y arriver j’imagine ! Je ne sais pas si je peux avoir autant de patience... »

Je secouais la tête avant de la fixer.

◄ CHANNELLE ►
« Bien  sûr que si Pearl tu … »

Je réalisai alors ce que je venais de dire. Je plongeais mon regard dans celui de Coralie … Je m’en voulais : ce n’était vraiment pas le moment de les confondre … Et pourtant …

◄ CHANNELLE ►
« Désolée Coralie. C’est juste que, tu es très différente de ta sœur, mais d’une certaine manière tu me la rappelle énormément. Déjà physiquement, et puis même dans certains aspects de votre caractère … Elle est travailleuse et motivée, mais patiente ? Mon dieu non !! Elle veut toujours apprendre à se servir d’une arme en dix secondes chrono, et dépasser en quelques minutes dans ce domaine ceux qui s’y entraînent depuis des mois. »

Mais Pearl était aussi beaucoup plus « perso », plus égoïste … Coralie avait un cœur d’or, cela se voyait vite. Et j’étais sûre qu’elle était également plus patiente que nous. Mais quelque part, c’était la vie qui nous avait fait comme ça ; au centre c’était marche ou crève. Si les progrès n’étaient pas vite là, on était vite relégués au second plan. Coralie me coupa dans les pensées …

◄ CORALIE ►
« Channelle, peux-tu m’apprendre à être aussi forte que toi ? Je veux dire, moralement. Je ne veux pas paraître faible aux yeux de tous. Peux-tu m’aider à y arriver ? »

Je la regardais un instant avant de répondre, un peu surprise. Cette jeune femme en avait vraiment sous le capot. Je répondis sans réfléchir.

◄ CHANNELLE ►
« Bien sûr Coralie, bien sûr que je t’aiderais. »

Même si je n’étais pas bien sûre de savoir comment … La seule façon que je connaissais c’était la mienne : s’assurer que personne ne puisse t’atteindre en évitant de s’attacher, éviter que quiconque puisse te toucher en étant la meilleure au combat. Ces options n’étaient pas possibles pour Coralie, mais je restais sure d’une chose : le mental passait par le physique. Je lui pris l’arme des mains et la posai par terre.

◄ CHANNELLE ►
« Je vais te dire ce que je sais : le mental passe par le physique. Pour te défendre et être forte psychologiquement, il faut savoir se défendre physiquement. Montre-moi ta garde. »

Je lui mimais le geste en même temps au cas où le terme ne lui dise rien.

◄ CHANNELLE ►
« Les endroits où les gens vont frapper sont surtout sur le haut du corps. Le bas ne fait pas mal … Sauf si t’es un mec mais là … »

Channelle réveille-toi, c’est à la PETITE sœur de Pearl que tu parles. Mon sourire s’évanouit aussitôt pour redevenir sérieuse.

◄ CHANNELLE ►
« Donc les gens vont frapper là … »

J’indiquais le plexus de mon poing.

◄ CHANNELLE ►
« Ca coupe le souffle, mais si tu veux faire mal, c’est au visage qu’il faut frapper. Donc quand on t’attaque, tu dois toujours défendre le haut de ta poitrine, au niveau du menton avec tes deux poings. »

Je m’avançai vers elle pour lui montrer la position, relevant ses coudes, reculant un peu ses poings.

◄ CHANNELLE ►
« Je vais frapper dans tes poings, et après on inversera. Tu verras, cogner un peu ça défoule et ça fait du bien, mais la vraie force vient du fait de les encaisser. Essaie de ne pas reculer pendant que je frappe, je vais y aller doucement … D’accord ? »
pour la suite:
 

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FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Lun 25 Avr - 22:30




Se porter et se supporter.

Channelle et Coralie




« Tu as quand même touché un arbre. Et puis, si c’était facile, on ne passerait pas des années à s’entraîner au centre des carrières pour y arriver. »

Elle avait tout à fait raison. Je n’avais bien sûr pas un don inné (cela se saurait !) pour le maniement des armes. Cela ne me dérangeai pas tant que ça de ne pas y arriver. Cela rend l’exercice plus intéressant.

« Bien  sûr que si Pearl tu … »

Je tournai la tête. Elle venait de m’appeler par le nom de ma sœur. Je ne savais pas vraiment comment le prendre. J’étais fière, bien sûr, d’être comparée à elle (même si je ne comprenais pas pourquoi au vu de mes exploits) mais en même temps j’avais l’impression que je prenais sa place. Comme si elle ne revenait jamais.

« Désolée Coralie. Me dit-elle. C’est juste que, tu es très différente de ta sœur, mais d’une certaine manière tu me la rappelle énormément. Déjà physiquement, et puis même dans certains aspects de votre caractère … Elle est travailleuse et motivée, mais patiente ? Mon dieu non !! Elle veut toujours apprendre à se servir d’une arme en dix secondes chrono, et dépasser en quelques minutes dans ce domaine ceux qui s’y entraînent depuis des mois. »

Je souriais. Cela faisait du bien d’entendre parler de ma sœur sans parler de l’arène.  

« C’est gentil, mais je sais que je ne serai jamais aussi forte qu’elle. C’est vrai qu’elle a un vrai caractère ! C’est un petit peu mon modèle, car elle réussit tout ce qu’elle entreprend. J’aimerai tant avoir sa volonté de réussir. »

Je lui demandai de l’aide, pour me renforcer et pour me permettre d’être plus forte. Comme ma sœur.

« Bien sûr Coralie, bien sûr que je t’aiderais. »

Je lui étais reconnaissante de prendre du temps pour m’aider.  Elle n’avait rien à y gagner à pars peut-être passer le temps en attendant que sa blessure guérisse.

« Merci beaucoup. » Répondis-je simplement.

Je ne savais pas vraiment comment la remercier. Je n’avais pas l’habitude à ce que l’on porte autant d’attention sur moi. C’était... réconfortant. Savoir que quelqu’un était là pour te guider et t’aider à avancer réchauffe le cœur.

« Je vais te dire ce que je sais : le mental passe par le physique. Pour te défendre et être forte psychologiquement, il faut savoir se défendre physiquement. Montre-moi ta garde. »

Le mental passe par le physique ? Je n’avais jamais entendu ça, mais après réflexion cela pouvait être logique. Pour se sentir forte à l’intérieur, il fallait être forte à l’extérieur.

« Ma gard... » Commençais-je.

J’allais lui demander ce que diable était la garde, mais elle pris soin de me mimer le geste avant que je ne finisse ma phrase. Je calquais ces geste sur les miens et je pris (ce qui me semblait être) la bonne position.

« La garde est la position de défense ? »

Je disais probablement une énorme bêtise, mais elle prenait à cœur cet entrainement, et je voulais m’y intéresser.

« Les endroits où les gens vont frapper sont surtout sur le haut du corps. Le bas ne fait pas mal … Sauf si t’es un mec mais là … »

Elle se stoppa. J’avais compris son allusion, mais j’avais l’impression qu’elle était gênée.

« Oui c’est sûr que ça ne doit pas leur faire que du bien ! » Dis-je en souriant, pour montrer qu’elle n’avait pas besoin de se montrer trop protectrice.

Je préférais qu’elle parle librement, sans se soucier de mon âge (qui n’est pas sensiblement plus bas qu’elle quand même !).  Néanmoins, elle continua plus sérieusement.

« Donc les gens vont frapper là … »

Je regardais avec attention.

« Ca coupe le souffle, mais si tu veux faire mal, c’est au visage qu’il faut frapper. Donc quand on t’attaque, tu dois toujours défendre le haut de ta poitrine, au niveau du menton avec tes deux poings. »

Je tiquai au moment où elle parla de « faire mal ».  Bien que je suivais sa méthode pour me rendre plus forte moralement, je n’étais pas vraiment sûr que me battre contre quelqu’un m’aiderait vraiment.

Néanmoins je fis ce qu’elle me demanda. Poings fermés, levés au niveau de mon menton, prêts à attaquer. J’attendais un signe d’approbation de sa part. Elle m’observa et s’avança vers moi afin de corriger mes erreurs.

« Si quelqu’un te lance un coup de poing au visage, y’a moyen de contrer son attaque ? Demandais-je. Une sorte de contre-attaque surprise ?»

Je n’imaginai pas à quel point cela me faisait du bien d’apprendre à se battre. Cela me permettait  de libérer mon esprit, si occupé à broyer du noir.

« Je vais frapper dans tes poings, et après on inversera. Tu verras, cogner un peu ça défoule et ça fait du bien, mais la vraie force vient du fait de les encaisser. Essaie de ne pas reculer pendant que je frappe, je vais y aller doucement … D’accord ? »

Je me mis en position.

« C’est quand tu veux ! »

Elle commença gentiment pour que je prenne soin de parer chaque coup. En voyant que je prenais confiance en moi, elle augmenta la cadence.

« C’est ce genre d’entrainement que vous faîtes au centre ? » Lui demandais-je, un peu essoufflée.

Je trouvais ça amusant de me mettre pour la première fois dans la peau d’un carrière, chose que ma sœur n’a jamais voulut me faire faire.

Channelle s’arrêta et mis ses poignets au niveau de son menton ; je compris que je devais l’attaquer à mon tour.

« J’ai peur de te faire mal... T-tu me le dis si c’est le cas. »

J’avançais timidement mes poings.  Je compris ce que je devais faire et allais de plus en plus vite, tout en essayant d’amortir mes coups pour ne pas la blesser (même si je sais qu’il en fallait beaucoup pour lui faire mal).

Bien que je devais me concentrer sur mes gestes, j’étais obligée d’avouer que sa méthode était efficace. Cela me défoulait comme jamais.

Nous nous arrêtâmes. J’étais fière de ce que j’avais fait, je ne savais pas si Channelle pensais la même chose. Elle a du en voir passer des cas comme moi.

« Je sais que je ne connais pas les bases. Mais si tu as du temps… Tu pourrais me montrer d’autres mouvements ?»

Je n’aurai jamais cru qu’un jour je demanderai de l’aide à l’une des plus célèbres carrières du district 1. Comme quoi, les jeux changent la vie de nombreuses personnes, pas seulement des tributs.  

 




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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Lun 9 Mai - 23:41



 

Se supporter ?





◄ CORALIE ►
« Oui c’est sûr que ça ne doit pas leur faire que du bien ! »

J’éclatai de rire. Je devais avouer que je la voyais toujours comme « la petite sœur » de Pearl. Mais elle avait bien grandit … Elle avait déjà 17 ans … Mais elle faisait si jeune … Elle n’avait en fait que deux ans de moins que moi. Ciel, quand je repensais aux choses que je faisais à son âge … Mieux valait ne pas y songer. Mais elle se mit rapidement dans le combat, elle était avide d’apprendre. C’était agréable de la voir si motivée.

◄ CORALIE ►
« Si quelqu’un te lance un coup de poing au visage, y’a moyen de contrer son attaque ? Une sorte de contre-attaque surprise ?»

J’acquiesçai, mais il n’y avait pas de réponse miracle.

◄ CHANNELLE ►
« Oui, il y a un moyen … Du temps et de l’entraînement. Lorsque tu deviens assez rapide et vif, tu vois le coup venir. A la position du bras, comme ça … »

Je mimais le geste, serrant le poing tout en lui montrant l’inclinaison de mon coude.

◄ CHANNELLE ►
« Si tu observes bien l’inclinaison du bras, tu peux deviner s’il va monter ou descendre. Ça te donnera l’occasion de te baisser pour éviter le coup, voire de rouler au sol pour l’attaquer par derrière si le terrain t’en donne l’occasion. »

On commença par quelques coups donnés de mon côté ; elle était assez intuitive en défense, c’était une bonne chose. Bien sûr, tout se passait au ralentit, rien à voir avec un combat normal, mais c’était un bon début. On décida de changer de sens et c’était à son tour de m’attaquer.

◄ CORALIE ►
« J’ai peur de te faire mal... T-tu me le dis si c’est le cas. »

J’eus beaucoup de mal à dissimuler mon sourire. Mais c’était bien qu’elle ait confiance en elle, aussi je me retins de lui répondre qu’il n’y avait pas trop de risques.

◄ CORALIE ►
« Je sais que je ne connais pas les bases. Mais si tu as du temps… Tu pourrais me montrer d’autres mouvements ?»

J’acquiesçai. J’étais ravie de voir que je parvenais à lui changer les idées. Récemment, je n’avais pas fait grand-chose de bien … Mais j’avais fait une promesse à Pearl et j’avais l’impression d’en tenir une partie en aidant sa sœur à penser à autre chose.

◄ CHANNELLE ►
« Bien sûr. Essayons un truc plus fun, tu veux ? T’es comment en souplesse ? »

C’était drôle en fait, ça me rappelait un peu mes propres débuts. Je ne parlais pas de ceux au centre des carrières, non. Là-bas on vous apprend tout dans l’ordre, les bases, l’endurance, avant même de vous donner une arme. Non, ça me rappelait mes débuts avec Kyle … Lorsqu’il essayait de m’apprendre à aimer le combat. C’était des moments extraordinaires, privilégiés. J’étais si fière qu’il s’intéresse à moi, et lui si heureux de me voir adorer ce qu’il m’apprenait. Ce n’était pas la performance qui comptait à l’époque … Il voulait m’apprendre à aimer ça, en m’amusant. Si Pearl me voyait faire ça avec ma sœur, elle me filerait une bonne raclée … Mais c’était différent. Coralie était trop vieille pour rejoindre les carrières, ce n’était qu’à but « récréatif ». Kyle aurait également détesté ça. Le combat n’était pas un jeu. Mais c’était Coralie et moi, et ni Pearl ni Kyle n’avaient leur mot à dire.

◄ CHANNELLE ►
« Perso, il a un truc que j’ai toujours adoré … Attends je te montre, ça sera plus parlant. »

Je mis mes mains au niveau de ses épaules, lui intimant l’ordre de faire pareil. Je poussais légèrement avec mes mains et elle fit la même chose.

◄ CHANNELLE ►
« En corps à corps c’est un coup classique. Quand ton adversaire et toi arrivez en combat rapproché, ça arrive souvent qu’on en arrive à se tenir les épaules et à pousser de cette façon. Ca permet d’éviter les coups et de garder prise sur son opposant. »

Je poussais encore un peu avant de prendre appui sur ses épaules et de faire une pirouette au-dessus d’elle. Je me retrouvai alors derrière et la poussai un peu, la faisant presque tomber en avant. J’y étais allée doucement. J’éclatai de rire.

◄ CHANNELLE ►
« C’est pas dur, je le faisais quand j’étais toute gosse. Tu es toute fine, toute légère, c’est ça le gros avantage. Et c’est ton adversaire qui porte la moitié de ton poids, faut juste bien se réceptionner, donc prendre assez d’élan sur tes pieds pour pouvoir faire le tour complet. Je te pousserais un peu avec mes mains au début, et je te retiens si je sens que ça va pas le faire. »

Je sentais bien qu’elle était un brin sceptique, mais tentée. J’haussais un sourcil avant de lui tendre mes mains.

◄ CHANNELLE ►
« Alors, t’essaye ou t’abandonne ? »

Une micro-touche de provocation aidait souvent à passer au-delà de la peur. Enfin, ça avait toujours marché pour moi ; Coralie n’avait pas le même caractère. Mais elle venait de se battre contre moi juste avant, il y avait fort à parier que l’adrénaline battait encore dans ses veines.

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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Mar 17 Mai - 19:46



Se porter et se supporter.

Channelle et Coralie


« Oui, il y a un moyen … Me répondit-elle. Du temps et de l’entraînement. Lorsque tu deviens assez rapide et vif, tu vois le coup venir. A la position du bras, comme ça … Si tu observes bien l’inclinaison du bras, tu peux deviner s’il va monter ou descendre. Ça te donnera l’occasion de te baisser pour éviter le coup, voire de rouler au sol pour l’attaquer par derrière si le terrain t’en donne l’occasion. »

J’essayais de retenir toutes les informations qu’elle me donnait, même si ce n’était pas très facile. Même si je n’étais pas très douée, je voulais faire le maximum pour profiter à fond de ce grand bol d’air frais que m’accordait Channelle.

« Bien sûr. Me dit-elle. Essayons un truc plus fun, tu veux ? T’es comment en souplesse ? »

Un truc fun ? En combat ? J’étais curieuse de voir ça. Je ne m’étais jamais dit que les entraînements au centre des carrières pouvaient-être… amusants.

« Alors… Je pense pas être la plus souple de Panem ! »  Répondis-je en rigolant.

C’était vrai que je n’étais pas très sportive, je regrettais à présent.

« Tiens, regarde… »

Je pliai mon dos afin que mes mains atteignent mes pieds. Malheureusement, je n’arrivais même pas à toucher mes chevilles.

« Bon voilà. Comme tu as pu le constater, ce n’est pas fameux… »

Je me demandais ce qu’elle pensait de moi. J’étais peut-être une cause perdue. Peut-être qu’il était trop tard pour apprendre quoi que ce soit, que j’étais trop vieille. A ma grande surprise, Channelle continua.

« Perso, il a un truc que j’ai toujours adoré … Attends je te montre, ça sera plus parlant. »

J’acquiesçai, curieuse de que qu’elle allait me montrer. Elle me demanda de mettre mes mains au niveau de ses épaules. J’étais de plus en plus intriguée.

« En corps à corps c’est un coup classique. Quand ton adversaire et toi arrivez en combat rapproché, ça arrive souvent qu’on en arrive à se tenir les épaules et à pousser de cette façon. Ça permet d’éviter les coups et de garder prise sur son opposant. »

« Tu peux me montrer, je suis prête. »

Et je n’étais pas déçue du resultat. En une seconde, je vis le corps gracieux de l’amie de ma sœur s’envoler par-dessus moi. Je retins ma respiration. C’était vraiment très impressionnant. Je sentis une pression contre mon dos qui me fit presque perdre l’équilibre. C’était Channelle qui était arrivée dernière moi et qui riait. Je ris à mon tour.

« Wahou Channelle c’est vraiment fort ce que tu viens de faire ! »

Je ne savais même pas que c’était humainement possible de faire ça…

« C’est pas dur, je le faisais quand j’étais toute gosse. Tu es toute fine, toute légère, c’est ça le gros avantage. Et c’est ton adversaire qui porte la moitié de ton poids, faut juste bien se réceptionner, donc prendre assez d’élan sur tes pieds pour pouvoir faire le tour complet. Je te pousserais un peu avec mes mains au début, et je te retiens si je sens que ça va pas le faire. »

C’était à mon tour alors. Je ne le sentais, mais alors pas du tout.

« D-d’accord alors attends… Les mains sur les épaules, pousser, prendre de l’élan… »

J’étais en train de me rappeler tous les mouvements à faire pour me faire basculer de l’autre côté. Mais comment allais-je faire une chose pareille ? Mais Channelle avait l’air confiante, c’était déjà ça.

« Alors, t’essaye ou t’abandonne ? »

Elle savait comment motiver. Bien sûr, je que je ne voulais pas abandonner. Je devais m’endurcir.

« Je serai derrière toi avant même que tu dises « Hunger Games », fais gaffe ! »

Je lui lançais ce défi, ne sachant pas vraiment si j’étais capable de le tenir. Je me décidai rapidement et décidai d’utiliser la surprise. Je m’agrippai aux épaules de Channelle… commençais à m’élever… et tombai à la renverse, en emportant avec moi ma fierté et Channelle,à mon plus grand désespoir. J’étais assez mal retombée, sur un sol plutôt caillouteux (il a fallu que j'atterrisse sur le seul endroit sans herbe de la forêt). Je me retournai rapidement. J’avais tellement peur d’avoir fait mal à mon entraineuse.

« Ch-channelle ? » Commençai-je, le souffle court.  « Tu vas bien ? »

Elle avait déjà une blessure, je ne voulais tellement pas en ajouter une !

« La première fois n’est jamais la bonne, comme dirait ma mère lorsque l’on fait des crêpes… »

Bon j’essayais de rigoler, mais je ne savais pas encore si ma maladresse légendaire avec encore fait une victime. Mon sourire retomba.

« Je suis vraiment désolée… Je ne sais pas si j’y arriverai. Tu as réussi parce que tu as su que tu étais faîte pour ça… Tu savais où puiser ta force. Alors que moi… »

Mon énergie que j'avais avant l’acrobatie avait énormément chutée. Je sentais mes forces m’abandonner. Rha…. Je baisse les bras tellement facilement ! C’était ça être forte Coralie ? Aller, reprend-toi. Fais comme si de rien n’était et remets toi à bosser, non de non.

« Non… Attend, dis-je avant que Channelle ne puisse penser que je veuille abandonner. Je veux réussir. »

Je m'approchais d'elle, en attendant sa réaction.

Se porter et se supporter




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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Sam 18 Juin - 20:00



 

Se supporter ?





Je montrais à Coralie la petite acrobatie que Kyle me faisait faire quand j’étais encore une gosse. C’était rapide, facile à réaliser, mais ça faisait toujours son petit effet devant ceux qui ne s’y connaissaient pas.

« Wahou Channelle c’est vraiment fort ce que tu viens de faire ! »

Elle m’observa un instant, semblant essayer de se souvenir de ce que je venais faire et réfléchir à comment faire pareil. J’étais contente, je sentais que l’exercice la motivait plus que le précédent.

« D-d’accord alors attends… Les mains sur les épaules, pousser, prendre de l’élan… »

Je la taquinais en disant qu’elle pouvait toujours abandonner si elle le voulait, et lorsque je croisais son regard, je cru voir la lueur que je voyais dans les yeux de Pearl lorsque je lui lançais des défis. Visiblement, si le combat n’était pas dans leurs gènes, le côte « fier » était de famille.

« Je serai derrière toi avant même que tu dises « Hunger Games », fais gaffe ! »

J’éclatai de rire avant de la voir me foncer dessus. Oulà Coralie, attention, tu vas trop vite tu … A la seconde où elle fut en haut, elle s’écroula sur moi de tout son poids. Je tombais au sol avec elle. Aoutch. Je passais ma main sur le bas de mon dos avant de me retourner pour observer si Coralie avait bien. Quand Pearl allait revenir des jeux, elle allait me tuer si j’avais blessé sa sœur en l’entraînant.

« Ch-channelle ? Tu vas bien ? »

Je la regardais en souriant. Elle s’était un peu égratigné la jambe, mais rien de méchant, quelques griffures.

« T’en fais pas ma belle, moi aussi j’ai la peau dure. »

Je me redressais et lui tendis la main pour l’aider à faire de même.

« La première fois n’est jamais la bonne, comme dirait ma mère lorsque l’on fait des crêpes… »

Je secouais la tête. Bon, a priori elle avait toujours son sens de l’humour c’est que ça devait aller. Qu’est-ce que j’étais en train de faire avec elle ? Je merdais complétement, je n’aurais jamais du l’aider à faire ça … Et pourtant … Je savais au fond que je faisais ce qu’il fallait.

« Tu rigoles ?! T’as mis une carrière surentraînée à terre, pour un premier entrainement moi je dis chapeau ! »

J’éclatai de rire, espérant la faire rire aussi. Je ne voulais pas qu’elle se décourage, j’étais persuadée qu’elle pouvait le faire. J’espérais qu’une première chute n’allait pas l’effrayer et qu’elle allait rester motivée pour réussir cette figure.

« Je suis vraiment désolée… Je ne sais pas si j’y arriverai. Tu as réussi parce que tu as su que tu étais faîte pour ça… Tu savais où puiser ta force. Alors que moi… Non… Attend. Je veux réussir. »

Elle s’approcha de moi, et je lui fis un large sourire avant de mettre mes mains en avant.

« Attends Coralie. Croire en soi, c’est déjà presque réussir, mais faut apprendre de ses erreurs. Qu’est-ce qui n’a pas marché la première fois ? Déjà, tu t’es précipitée. »

L’entraînement et la concentration était la base de tout ce qu’on faisait au camp. Si on fonçait tête baissée, sur un malentendu ça pouvait passer une fois ; jamais deux. La chance n’était pas « répétable », et on ne se portait pas volontaire en éspérant que le sort nous soit favorable. Il fallait être précis.

« Il faut se concentrer, prendre de bons appuis sur mes épaules. Ne cours pas. Ensuite, il te faut un peu d’élan, tu dois pousser fort sur tes pieds quand tu appuies sur mes épaules, sinon tu n’arriveras jamais de l’autre côté. Viens là. »

Elle arriva devant moi, et je lui montrais la base du pas. Elle appuya sur mes épaules, souleva ses pieds et je maintenais sa taille avec mes mains, la soulevant légèrement. On le refit plusieurs fois avant que je sente que l’impulsion était suffisante et que je lui propose de se lancer sans filet.

« Plie les jambes quand tu te réceptionnes, tu te feras moins mal. »

Elle me fis signe que oui et elle se lança, cette fois avec succès. Je me retournai et la vis éclater de fierté, et je souris à mon tour avant de la féliciter d’une petite tape dans le dos.

« C’était parfait ! »

Je levai les yeux au ciel, il commençait à se faire tard, et ma jambe me tirait. J’étais trop fatiguée pour continuer. Je fis un signe à Coralie avant de récupérer mes affaires.

« J’crois qu’on a assez bossé pour aujourd’hui … Je pars par là-bas, je loge chez Kyle en ce moment. On se revoit vite ? »

Je lui fis un petit signe avant de pivoter. J’aurais normalement pu m’entraîner encore pendant des heures, mais ma jambe était encore trop douloureuse … J’espérais que ça guérirait rapidement …


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MessageSujet: Re: Se porter et se supporter   Mar 28 Juin - 17:51




Se porter et se supporter

Channelle et Coralie



« Attends Coralie. Croire en soi, c’est déjà presque réussir, mais faut apprendre de ses erreurs. Qu’est-ce qui n’a pas marché la première fois ? Déjà, tu t’es précipitée. »

Ha oui mais je croyais réussir alors… M’enfin, j’écoutais ses conseils avec intérêt. Ce n’est pas tous les jours que l’on pouvait avoir un entrainement personnalisé avec la plus réputée des carrières.

« Il faut se concentrer, prendre de bons appuis sur mes épaules. Ne cours pas. Ensuite, il te faut un peu d’élan, tu dois pousser fort sur tes pieds quand tu appuies sur mes épaules, sinon tu n’arriveras jamais de l’autre côté. Viens là. »

Je refis le parcours dans ma tête en essayant de comprendre ce qui n’allait pas la première fois. Je m’avançai vers elle et fis ce qu’elle me dit.

« C’est bon, je suis prête cette fois. »

Je soufflai un bon coup et m’avançai. Je réussi à faire le pas, à ma grande surprise. Je me tournai vers Channelle, le sourire jusqu’aux oreilles.

« J’ai réussi ! »

Je ne pensais pas que cela me procurerait un tel bonheur. Je m’ému quand je vis le visage de Channelle qui laissait paraître de la fierté.

« C’était parfait ! »

Je baissai la tête humblement. Je n’avais pas l’habitude de recevoir des compliments dans autre chose que les bijoux que je faisais à longueur de journée.

« Merci… C’est grâce à tes conseils que j’ai réussi. »

Je voulais encore apprendre. C’était tellement passionnant ! Pourtant, Channelle annonça autre chose.

« J’crois qu’on a assez bossé pour aujourd’hui … Je pars par là-bas, je loge chez Kyle en ce moment. On se revoit vite ? »

J’étais déçue. Mais je la comprenais, elle avait sûrement d’autres choses à faire. Je la vis regarder le ciel : oula en effet, il fallait que je rentre moi aussi.

« Oui tu as raison, ma mère m’attend sûrement… En tout cas j’ai passé un moment merveilleux grâce à toi. Je n’aurai jamais pensé faire tout ce que tu viens de me faire, et cela m’a fait un bien fou. Merci beaucoup. »

Je repensai alors à tout ce que nous venions de faire.

« Sinon oui bien sûr qu’on se reverra ! Et puis maintenant, je sais où tu te caches ! » Dis-je en riant.

Elle partit, et je restai là encore quelques instants. Je profitais de l’odeur des arbres qui m’entouraient, du son des colibris au loin qui chantaient. Je fermai les yeux. Toute l’agitation du district avait disparue. Toute l’agitation des jeux de la faim également. Il n’y avait plus Pearl, ni ma mère, ni personne. Il n’y avait que moi. Je me réveillai de ma torpeur et pris le chemin du retour, plus sereine que jamais.


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