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 Hespéros L. McFinigan

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MessageSujet: Hespéros L. McFinigan   Sam 7 Mar - 17:26



Hespéros L. McFinigan

« Le couteau sous la gorge et la rose au fusil. »




Points Acquis

Sera rempli par le staff
à l'issue de votre présentation



Répartition des capacités
Force : XX
Coordination : XX
Intelligence : XX
Volonté : XX
Rapidité : XX
Communication : XX
Corps à corps : XX
Combat armé : XX
Chasse : XX
Soin : XX
Créativité : XX


IMPORTANT :
Je m'appelle Hespéros Lachlan McFinigan. Je suis âgé de trente-et-un ans. Je suis né un Quatre Mars au Capitole. Je suis Haut-Juge. J'envisage de rejoindre les rebelles, je le sert même d'informateur.

SITUATION :
Sa mère est morte et il n’a absolument jamais connu son père. Fils unique, il n’a donc plus aucune famille hormis lui-même. Heureusement qu’il existe les quelques (rares) amis qu’il lui reste, même si Hespéros en vient désormais à se méfier de tout et de tout le monde. Quand on commence à connaître des secrets, il vaut mieux savoir garder les siens à l’abri. Il n’est pas marié, ne l’a jamais été, et projetterait bien de se lancer dans l’aventure ; encore faudrait-il trouver LA personne qui accepterait de partager son existence avec un type comme lui. Y’en a bien une mais… pas sûr et qu’elle ne sache et qu’elle soit d’accord. Dommage, cette dame est merveilleuse. Avec un sourire à en damner les saints.

AVIS SUR PANEM :
L’homme à longtemps idéalisé Panem et le système des Hunger Games. Nommé très tôt dans le comité organisateur, il s’est rapidement mêlé de tout ce qui tournait autour de l’évènement annuel des douze districts. Devenu juge, il menait son existence riche et tranquille sans de réels remords jusqu’à ce qu’il n’accède à une partie très privée de Panem. Lui faisait-on à ce point confiance pour lui révéler tous ces secrets placés au plus haut grade de sécurité ? Visiblement. Et ce qu’il y découvrit ne lui permit pas de continuer de vouer un culte au gouvernement de Panem. Désemparé. Perdu. Bafoué. Il est aujourd’hui un excellent informateur pour les rebelles malgré son rang de Haut-Juge. Mais il y a des secrets qu’il ne faut pas révéler trop vite, de peur de plonger tout leur monde si bien minuté dans le Chaos.







Caractère du personnage -  

Hespéros possède tous les atouts d’un véritable Capitolien : il est beau, charmeur, bon parleur, issu d’une famille aisée et en plus il fait partie de la direction des jeux en tant que Haut Juge. Très intelligent et très imaginatif, il a longtemps été un excellent membre du cercle très fermé des décisionnaires ; prenant part à ces tortures comme d’un véritable objectif final et d’un travail de qualité. Nombreux étaient ceux qui félicitaient ce jeune homme débrouillard et fidèle à l’idéologie de Panem, l’invitant dans de nombreuses soirées et appréciant de l’entendre raconter diverses anecdotes sur les précédentes éditions. Ça, c’était l’Hespéros publique : celui qui porte le blason de Panem sur son manteau, celui qui est fier de son statut, celui qui revendique sa légitimité, celui qui connait bien des secrets et ne les dissémine qu’avec une parcimonie mesurée, celui qui a droit de vie ou de mort sur vingt-quatre gamins mis ensemble dans une même arène pour s’entretuer. Le juge sait se faire apprécier et être appréciable, d’un naturel discret malgré l’impression que l’on a de le voir tout le temps quand il s’agit des Hunger Games, sa vie privée est méconnue de tous. C’est tant mieux comme ça.

Et puis il y a l’homme privé. Celui qui est intègre et réfléchi. Le sentimental qui un jour a appris la vérité, et qui depuis ne parviens plus à fermer l’œil sans avoir ses pensées qui se retournent maintes et maintes fois dans son esprit. Bousculé dans la perception de sa propre existence, le juge est devenu curieux à la limite du raisonnable ; cela lui aura valu de rencontrer le dirigeant de la résistance en personne. Loyal, il a pourtant décidé de défendre une cause tout à fait différente que celle de son titre. Cependant, Hespéros n’est pas suicidaire, loin de là, il peut même être carrément égoïste : quand il s’agit de sauver sa propre peau et la sécurité de la résistance, il n’hésite pas à faire preuve d’actes anti-terroristes et de dénoncer pour mieux protéger. On ne peut pas vraiment lui en vouloir, il est bien trop précieux. Le manipuler est très difficile, il vit dans un monde de faux-semblants depuis sa naissance et sait parfaitement manier les vivacités de l’esprit comme du langage pour s’éviter de nombreux pièges. Il a l’habitude de peser et de vérifier chaque propos, possédant de ce fait une excellente mémoire auditive et visuelle qui l’empêche de se laisser berner, même par les plus talentueux. On n’est pas Haut Juge pour rien au Capitole.

Homme calme et posé d’apparence, il n’est pas à l’abri de colères impulsives lorsqu’il se sent perdre les pédales : c’est quelqu’un qui apprécie de pouvoir régenter et ordonner sa vie comme il l’entend, surtout depuis qu’il s’est rendu compte que sortir du moule était une véritable vocation. Parfois nerveux, c’est pourtant un excellent bluffeur qui entretient depuis des années des tics et tocs pouvant faire croire à ses adversaires qu’il n’est pas sûr de lui : fuir le regard, trembler légèrement, déglutir, fumer plus que de raison... Hespéros sait ce qu’il est et ce qu’il vaut désormais, le déstabiliser n’est pas une chose facile. C’est un homme qui a de la prestance et du charisme là où parfois on ne s’y attend pas ; quand il parle, les autres obéissent.

Il ne supporte pas les erreurs et puni sévèrement ceux qui en commettent, ayant sur ce point de grosse difficultés à pardonner sans être trop rancunier. Il culpabilise pourtant énormément sur ses propres actes, se vouant une colère sourde et cherchant à chasser les démons qui l’habitaient auparavant. Jouant un double jeu, il prend d’immenses précautions vis-à-vis des autres et de lui, refusant que l’on ne s’immisce trop dans sa vie. Hespéros est un homme qui a commis des erreurs, il s’en rend bien compte maintenant. C’est pour cela qu’il souhaite mettre fin à tout ce scandale ; et faire éclater la vérité au grand jour. S’il faut pour cela qu’il en meurt, alors il en mourra.







Histoire du personnage -  

« Are you, are you… Coming to the tree ? »

J’avance dans la nuit noire, mes pas résonnant sur les dalles parfaitement nettoyées du Capitole, en ignorant totalement les lumières des bâtiments extérieurs qui clament leurs slogans et autres paroles médiatisées à vous en agresser la rétine. Je resserre mes épaules dans mon manteau de cuir brun, remontant mon col pour qu’il vienne protéger mon cou du vent environnant. C’était rare d’avoir un climat comme celui-ci dans la capitale, nous étions généralement très bien protégés des vents et tempêtes grâce à un ingénieux système magnétique pour réguler le climat. Il faisait toujours beau et chaud au Capitol. De quoi permettre à tout le monde de sortir les grandes tenues d’apparat et de mener une allure burlesque sur toute l’année. J’étais un peu plus simple que cela, je ne m’amourachais pas de détails frivoles ou de grandes crinolines, préférant un look digne des années 1950 de l’ancien temps : chemises, vestons, vestes de costume… couplé à quelques folies des années rock comme ce blouson d’aviateur que j’affectionnais tout particulièrement. On me trouvait parfois trop simple ou décalé, mais c’était eux que je trouvais à côté de la plaque. J’étais sobre et bien dans ma peau, n’était-ce pas tout ce qui devait compter ?

Non, ce qui comptait ici, c’était l’apparence. L’opulence. Les médias. La richesse. Le spectacle. Et pour le spectacle, j’étais l’un des maîtres clés de la plus grande invention de Panem : les Hunger Games. C’est peut-être pour cela que l’on avait commencé à me suivre dans l’ombre lorsque je rentrais chez moi. J’appréciais de faire une partie de la route à pied, aussi laissais-je régulièrement ma voiture sur un parking privé puis terminais le trajet dans mes godillots de cuir ; je n’avais pas toujours songé que cela puisse me porter préjudice. Dans la ville où toutes les caméras sont reliées au centre de sécurité le plus performant du monde, il avait fallu que je passe entre les mailles du filet : les habitations privées n’étaient pas toutes sous surveillance, la mienne comprise dans les exceptions. Aussi n’eus-je pas le temps de passer mon badge devant le lecteur que je recevais un énorme coup à l’arrière du crâne. Je vascillai, m’appuyant sur le mur duquel on me retira violemment pour me mettre une sorte de sac sur la tête. Je ne me sentis même pas toucher le sol. Déjà je sombrai dans un état d’inconscience qui fit remonter en moi des souvenirs bien enfouis.


« They strung up a man they say who murdered three. »

J’étais né et j’avais toujours vécu au Capitole. Egérie de Panem, siège central de notre monde, je faisais partie de ces privilégiés à qui tout est dû et rien n’est refusé. Mes parents étaient membres de la très haute société de cette ville, grâce aux talents de ma mère comme styliste pour les Hunger Games et aux paroles mielleusement manipulatrices de mon père, tenancier d’une des boutiques de mode les plus en vue de tout le Capitole. Autant dire que j’ai grandis dans une opulence certaine et une exubérance notable, sans pour autant devenir l’un de ces garnements qui se pavanent en froufrous et autres absurdités. Peut-être suis-je passé sur le bon côté de la rivière, quand tous mes camarades s’amusaient à sauter à cœur joie dans son lit ?

J’avais l’innocence de ma classe et pourtant la curiosité avide de celui qui veut tout savoir. Maniant avec soin la vie publique que m’offraient mes géniteurs et ma vie privée de petit rat de bibliothèque, j’usais sans détour des autorisations spéciales de ma famille pour me rendre dans les plus précieuses bibliothèques ou musées pour me renseigner sur notre gouvernement. J’idolâtrais Panem. Sincèrement et profondément. Toute cette propagande si magnifiquement menée avait fait un adepte de plus, dévorant textes et romans dès mon plus jeune âge afin de m’imprégner de l’idéologie massive de notre Big Brother national. Tout était bon à prendre, à lire, à comprendre. Notamment sur l’instauration des fameux Jeux de la Faim, véritable évènement annuel qui regroupait la totalité des habitants de Panem autour d’un seul et même endroit : l’arène.


« Where dead man called out for his love to flee. »

J’ai grandis. De garçon je suis devenu adolescent. Puis un jeune adulte aux études brillantes et aux manières mesurées. Si mon père m’avait enseigné le goût de l’apparence et du beau-parler, c’était à ma mère que je devais mon humanité et mon sentimentalisme qui pouvait me mener à ma perte. Elle était un pilier dans son domaine, une véritable référence artistique et chaque année, les présentateurs de télévision saluaient son brillant travail sur les tributs du district dont elle avait la charge : le Un. Le meilleur. Les carrières étaient le symbole de la réussite de notre gouvernement, des jeunes gens entraînés et volontaire pour représenter leur faction dans ce jeu mortel. Ils étaient mes héros, et chaque fois que l’un d’eux perdait j’avais la même impression que lorsqu’on perd l’un de ses animaux de compagnie auquel on pouvait tant s’attacher. Je les portais en martyr, appréciant leur courage et leur détermination, huant parfois les lâches des autres districts qui partaient en courant ou attaquaient dans le dos.

Mais celle qui vivait bien plus mal que moi cet évènement, c’était elle, ma mère. Dès que ses tributs perdaient la vie, elle fondait en larmes et ne cessait de se lamenter pendant des jours et des jours. Un nombre impressionnant de personnes se permettait de venir la consoler et de lui assurer que tout son travail avait été le plus parfait possible. Mon père prenait cela pour de la comédie habilement menée – quoi de mieux pour s’attirer des faveurs que de paraître démuni ? – mais je savais pertinemment qu’au fond, elle en souffrait réellement. Moi je n’avais pas le cœur à pleurer pour des morts. Cependant, j’admirais le travail des organisateurs et des juges, seuls maîtres de l’arène, qui gardaient un sang-froid brillant malgré les situations et les atrocités que nous pouvions découvrir à l’écran. Je n’ignorais pas que bien des choses ne nous étaient pas montrées ; c’est cette envie d’être au cœur des échanges et de la réalité qui me poussa à demander de l’aide à ma mère. Je voulais être dans le comité. Je voulais être celui qui décide et qui organise. Je voulais être un juge.


« Where I told you to run, so we'd both be free. »

Intelligence. Méthode. Persévérance. Des mots-clefs lorsque vous endossez la casquette de juge. J’avais dix-huit ans à peine, le plus jeune de l’équipe, quand ma mère parvint à ses fins en imaginant m’offrir un avenir glorieux au sein du cercle très fermé de ces décisionnaires. Elle n’avait pas tort et je ne niais pas l’avoir poussé au vice pour une fois. Et ce sont de toutes nouvelles perspectives qui s’offrirent à moi : budget (quasiment) illimité, méthodes inventives et créatives, scénarios d’arène et d’éléments perturbateurs… Nous jouions sur les moissons de chaque année pour planifier les derniers détails, mais généralement dès le départ nous savions qui sortirait ou non de notre terrain d’échec. Je ne participais pas aux paris que certains menaient illégalement, je n’avais pas besoin de ça pour vivre confortablement, la fortune de ma famille étant ce qu’elle était. J’étais même un peu sceptique quant au bienfondé de tels actes vénaux, mais finissais par m’en accommoder. Comme du reste.

Enfin, pas tout à fait. Si mes premiers jeux furent une réussite, et les suivants aussi, je sentis tout de même quelque chose s’installer en moi… et se briser. Être à l’arrière des écrans permet de découvrir un monde bien différent de celui offert à la télévision, nous assistions à des scènes terribles et violentes, parfois poignantes et déloyales. Si nous cherchions volontiers à montrer la terreur des jeux, je réalisai peu à peu ce que nous étions : des maîtres chanteurs. Des assassins. Combien de fois avais-je appuyé sur le bon bouton pour ôter la vie à l’un ou l’autre de ces gamins ? Combien de catastrophes avais-je provoqué pour éliminer une partie de nos tributs ? Combien de mérites et d’acclamations avais-je reçu pour notre brillant travail et nos idées toujours plus inventives les unes que les autres ?

Je repense sans arrêt à cette maudite finale des Hunger Games de 2229, où le public a vibré face au savoir-faire et à la dextérité de Sélène Featherstone et où l’acclamation de la foule nous faisait clairement comprendre qu’elle en sortirait vainqueur. Elle l’avait fait. J’étais là, je l’avais vu courir vers ce garçon qu’elle avait rencontré et avec qui les échanges étaient devenus passionnels et passionnés. J’avais vu l’amour naître dans les yeux d’une gamine. Et j’avais brisé ce rêve lorsque j’avais sciemment provoqué l’éboulement sous les jambes du gamin. Elle l’avait vu chuter sans parvenir à le rattraper. Elle l’avait vu mourir sous ses yeux. Et quand je repense à son regard ce jour-là, je n’arrête pas de me dire que ce que nous faisons est bien pire que tout.

Il y avait la vie publique, opulente mascarade, des interviews et des cocktails organisés en l’honneur de nos pugilats ; et la vie privée où je m’engonçais dans mon fauteuil épais, un verre de scotch à la main et une cigarette dans l’autre, en ne parvenant pas à chasser les images cauchemardesques qui s’amoncelaient d’années en années. J’avais revu Sélène, régulièrement. Spontanément. Elle était l’actuelle mentor du district Un et je profitais de chaque occasion pour pouvoir échanger avec elle. Je gardais le souvenir de tous ceux qui étaient morts sous mes actions spontanées ; mais jamais je n’eus le courage de lui avouer que j’étais la cause de tout ce désespoir. Elle était si resplendissante dans l’arène. Nous l’avions détruite. Je l’avais détruite. J’avais rêvé de ce rôle. J’en voyais désormais le revers de médaille, et ça me donnait envie de vomir.


« Wear a necklace of hope, side by side with me. »

Je pus voir à quel point le gouvernement m’accordait sa confiance lorsqu’on m’invita – officieusement – dans une des parties les plus reculées de la ville, seulement cinq ans après ma nomination de juge. Je n’ignorais pas son existence, je n’y avais jamais eu accès jusqu’à ce fameux jour. La présidente en personne me gratifia de ses plus sincères félicitations dans mon investissement pour Panem en me remettant les clefs qui allaient tout faire basculer. Mon avidité de connaissances me mena à ma perte quand je découvris l’Histoire de notre monde. J’avais idéalisé, soutenu, appréhendé et encouragé la moindre action de notre système totalitaire ; je me rendais compte qu’il allait bien au-delà de l’entendement. Des secrets. Des centaines et des centaines de secrets enfouis, gardés, collectés et mémorisés dans des milliers de documents datant de tous âges et de toutes époques différentes. Je m’y rendis de très nombreuses fois, et je continue encore à franchir le seuil de la boîte noire du Capitole. L’horreur. La folie. La démangeaison instable qui vous recouvre le corps et vous nécrose la peau de l’intérieur. Panem n’était qu’une invention machiavélique, une machine monstrueuse envoyée des enfers pour faire régner une dictature de peur et de mensonges. La vitre se brisa, entre mes rêves et la réalité. Je n’en sortis pas indemne. Carrément transformé.

Comme si cela ne suffisait pas à perturber l’équilibre mental que je m’efforçais de maintenir, un acte de haute trahison fit couler bien de l’encre sur les tabloïds du Capitole. Le noyau central de ce scandale ? Ma propre mère qui, trop attachée à l’un de ses tributs au point de commettre l’irréparable, tricha impunément en lui fournissant une arme supplémentaire avant son entrée dans l’arène. Manque de chance pour elle – ou pour moi ? – les caméras filmèrent la situation et très rapidement, des pacificateurs vinrent la mettre aux arrêts sans lui laisser le temps de se justifier. Il n’y avait rien à justifier après tout, elle avait commis un crime et en assuma la pleine responsabilité. Pourtant ses paroles larmoyantes et ses supplications ne suffirent pas cette fois à nous attendrir, et on en fit une muette avant de la renvoyer. Ayant toujours été à distance des caméras quand il s’agissait de ma vie personnelle, je fus balancé sous le feu des projecteurs et dû choisir entre mon rôle et ma propre famille. Sous le regard entendu de mon père, je reniai publiquement ma génitrice et l’évinçait de toute suite sur mon existence. L’histoire avec ma mère se termina quelques semaines après, lorsqu’elle se suicida de désespoir dans sa cellule. Je ne l’avais pas revu depuis son procès, et je n’assistai pas à sa crémation. J’étais un juge. J’étais officiellement du côté du Capitole. Et je fis en sorte de me fondre comme un bon petit soldat dans la masse lugubre des autres habitants. Le scandale fut rapidement oublié lorsque les Hunger Games reprirent, à nouveau brillants, chassant des esprits les actes sentimentales d’une femme éplorées.


« Strange things did happen here. No stranger would it be. If we met at midnight in the hanging tree. »

Je suis devenu Haut-Juge cinq ans plus tard, à l’âge de vingt-huit ans. A nouveau, j’étais le plus jeune des membres de ce cercle extrêmement clos, succédant à un individu mystérieusement disparu – officiellement parti en retraite dans une campagne éloignée. Si d'apparence j’étais un homme droit et intègre, parfait petit pion du Capitole, il régnait chez moi un désordre et une colère grondant le fond de mes entrailles. J’avais passé de longs mois à ne plus pouvoir me regarder dans le miroir, réalisant avec quel égoïsme exacerbé j’avais renié l’humanité maternelle pour me concentrer sur ma propre vie. Mon statut. Ma place dans la société. J’avais préservé tout ce qui avait mis dix longues années à se construire et j’avais refusé de reconnaître que tout ceci me rendait malade ; j’avais besoin de cette confiance, de ces accès, de cette main-mise sur le plus gros évènement de Panem, son cœur de manipulation, pour mener à bien ma cause personnelle : faire changer les choses. Cela ne pouvait se faire sans l’aide de ceux qui avaient autrefois effrayés le Capitole au point de les exterminer : les membres du District Treize.

Ce furieux instinct de survie me permit de rencontre Sawyer, ce fameux soir où l’on me kidnappa en espérant me faire chanter. Je n’avais pas besoin de menaces ou d’autres couteaux sous la gorge. Je n’avais nullement la nécessité de me plier, de toute manière ils n’avaient absolument rien contre moi – j’étais un homme irréprochable qui tuait des enfants, et que l’on acclamait pour cela, voilà tout. Et c’est cette dextérité et mon statut, mon savoir et le fait d’être dans les petits papiers de la présidente, qui me permirent de m’offrir une place de choix au sein de la Résistance. Bien sûr j’étais loin d’être fou ou idiot, je ne disséminais des informations que lorsque j’étais sûr que plusieurs autres personnes étaient au courant et je veillais à toujours couvrir mes arrières ; s’il fallait pour cela que je sacrifie une ou deux causes rebelles et dénoncent leurs actes anti-terroristes, je n’hésitais absolument pas. Sawyer ne m’en tenais pas rigueur, j’étais bien trop précieux pour qu’il se mette à m’en vouloir. Nous étions des stratèges, des juges militaires, et j’avais depuis longtemps prouvé que je pouvais être aussi imaginatif que mortel. Je n’avais pas peur de mourir, pas pour cette cause. Ce dont j’avais peur, c’était de ne pas y parvenir.







Ambition du personnage -
Hespéros sait, et c’est bien là le problème. Quand Panem a décidé de lui ouvrir les portes des archives top-secrètes de son gouvernement, il s’attendait à trouver une ligne directive finale à son existence. Glorifier le gouvernement pour ses idées et sa prise de pouvoir afin d’assurer une vie de quiétude pour tous les districts. Mais ce qu’il a retrouvé n’avait rien à voir avec ce à quoi il s’attendait : misère, destruction, désolation, manipulation… Tout n’était plus que ruine et folie, relaté sur des pages et des pages de textes. Des photographies. Des illustrations. Des rapports confidentiels. Même des rapports de missions et d’attaques militaires. Tout ceci précieusement consigné sur des centaines de mètres, numéroté et archivé. Tout ce dont le gouvernement était au courant, juste sous les pieds du reste des citoyens de Panem. Un vrai fléau en attente, un poison coulant dans la terre sans que personne ne lève me petit doigt. Hespéros, s’il en ressortit choqué, n’en resta pas paralysé. Très vite il sut se faire repérer par la Rébellion – un problème de plus en plus présent ces dernières années – avant de les rejoindre. Proposer des informations et les prévenir quand cela ne mettait pas en jeu sa propre sécurité. Quand vous êtes responsables d’actes terroristes, vous veillez au moins à protéger vos arrières. Discret, il est cependant très actif mais dilue ses renseignements au compte-goutte, veillant à ne jamais être découvert. Il en va de la sécurité nationale. Et les rebelles ne pouvaient sans doute pas espérer mieux que de compter un Haut-Juge dans leurs rangs.




Voudrais-tu que ton personnage participe aux Hunger Games ?

[] Oui
[X] Non, lui il est du côté des organisateurs.

Âge : 24 ans.
Pseudo : Davy.
Avatar : Jake Gyllenhaal.
Age de l'avatar : 34 ans.
Age du personnage : 31 ans.
Fréquence de connexion : Régulière.
Comment as-tu trouvé le forum : J'suis déjà dessus !
Double compte ? : Ouip.
Un petit commentaire sur le fo ? : Arène arène arène arène Admiration



Dernière édition par Hespéros L. McFinigan le Ven 20 Mar - 22:21, édité 8 fois
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★ Âge : 22 ans
☆ Surnom : /
★ Occupation : Apprentie pharmacienne / Tribut du District 5
☆ Humeur : Dévastée
★ Plat préféré : Une pomme
☆District : Cinq

○ Points : 1544
○ Barre de vie :
179 / 200179 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Sam 7 Mar - 17:29

Hespiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! :D
Rebienvenue parmi nous, éclate toi avec ce compte ! Heart Et bon courage pour la fin de ta fiche, tu sais que tu peux poser des questions si jamais :D

_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Sam 7 Mar - 17:40

Hey hey hey ! Hehe

Rebienvenue parmi nous, et bonne chance pour la rédaction de ta fiche ! Heart
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Localisation : Physiquement, au Capitole. Mentalement, je ne sais pas trop...
★ Âge : 33 ans.
☆ Surnom : Oli
★ Occupation : Mentor / Pêcheur
☆ Humeur : Tendue
★ Plat préféré : Une bonne salade fraîche
☆District : Quatre

○ Points : 585
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Sam 7 Mar - 17:52

HESPIROS!! OMG

Quel bon choix de pv!! Bave Alors rebienvenue parmi nous (même si je sais pas de qui il s'agit) et bon courage pour ta fiche! Heart
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Sam 7 Mar - 18:31

Rebienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche !
Je vois que tu as finalement craqué :)
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Jeu 19 Mar - 14:40

Merci de votre accueil !
Me revoilà donc, et je me remet à la rédaction de la fiche pour ce grand juge :p
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★ Âge : 20 ans
★ Occupation : Carrière
☆District : Un

○ Points : 350
○ Barre de vie :
100 / 200100 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Jeu 19 Mar - 15:52

tu dois teeeeellement faire une heureuse ♥

_________________


FEATHERSTONE, CHANNELLE. Oui, oui, oui, mon coeur est en fer, horreur ! Je fais l'amour comme une panthère. Mes amants, je les écorche vifs et je les fouette, je leur coupe le pif. J'fais des trucs cochons avec des chaînes aux minets du 16ème. Pourchassant les puceaux en fuite, le démon du sexe m'habite. Venez là mes petits amis car c'est la fête aujourd'hui... C'est la, c'est la, c'est la Salsa du démon .... Salsa du démon !

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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Ven 20 Mar - 12:19

J'espère ! angel

& FICHE TERMINEE !
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★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Ven 20 Mar - 12:35

Trop heureuse qu'Hespéros soit enfin parmi nous Je t\'adore Bisous Heart
Merci d'avoir pris ce personnage, j'espère que tu prendras beaucoup de plaisir à le jouer ! Admiration

Je pose une option sur ta validation^^ mais avant ça, regarde mon "Edit". ;)

Edit : Même pas un mot sur son "crime" lors de la finale de l'arène de Sélène. Pourtant, c'est un événement qui l'a aussi interrogé sur sa morale et son pouvoir en tant que Juge...

_________________




♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .

"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Ven 20 Mar - 22:24

Han, désolé Sélène, voilà c'est rectifié ! Choqué

J'espère aussi prendre un plaisir certain pour le jouer <3
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★ Âge : 28 ans
★ Occupation : Mentor
★ Plat préféré : Foie gras
☆District : Un

○ Points : 1370
○ Barre de vie :
200 / 200200 / 200


May the odds be ever in your favor
Compétences:
Talents:
Inventaire:


MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Mar 24 Mar - 22:00












Bienvenue à Panem !


Ta présentation est désormais validée .

Avec cet ajout, ta fiche est juste...parfaite... Franchement je n'ai absolument rien à redire. Ton écriture est juste sublime et il me tarde que tu m'accordes ta première danse...oups ! Ton premier sujet voulais-je dire ! J'avais un scénario pour notre première vraie rencontre, si tu es partant pour un rp je t'envoie un mp. Bisous
Amuse-toi bien avec ce Haut-Juge et bonne découverte de la zone réservée ou tu découvriras des avant-première de ce qui attend encore nos tributs, mais...chut ! Tu es tenu au secret !  humhum


Selon l'histoire de ton personnage et le barème établi, tu obtiens les Points de compétences suivants (Sélène, sur la base Juge) :
Force : 1 (+1, rebelle)
Coordination : 1
Intelligence : 8 (+2 haut juge, très inventif et connait des secrets du Capitole)
Volonté : 7 (+2 haut juge, a renié sa mère malgré tout ce qu'il savait)
Rapidité : 3
Communication : 7 (+2 haut juge : dirige les autres ; est un bon orateur, sait doser ses paroles)
Corps à corps : 1
Combat armé : 1 (+1, il est quand même rebelle ;) )
Chasse : 0
Soin : 0
Créativité : 9 (+2 il est très créatif, invente souvent des pièges)

Tu peux dès à présent commencer à t'amuser dans le jeu.
   Cependant, avant toutes choses il te reste encore quelques missions à accomplir !

   - Dans un premier temps pense à réserver la célébrité qui te sert d'avatar dans le Bottin des avatars afin que cette dernière te soit réservée.
   - Pour finir, il est très important que tu crées ton Livre de Bord car cela te permettra de créer des liens avec d'autres membres du forum afin de pouvoir commencer le RP. De plus il permettra de récapituler d'un simple coup d’œil tes RPs, donc pense à le mettre à jour !
   - Aussi, comme tu es du Capitole renseigne toi bien sur ton compte richesse et comment le gérer : http://hunger-games-rpg.forumactif.com/t786-comptes-richesse?highlight=richesse et http://hunger-games-rpg.forumactif.com/t303-comptes-richesse-explications-et-gestion?highlight=richesse et http://hunger-games-rpg.forumactif.com/t810-comptes-richesse#12063 là :)

   Bonne chance  et surtout Bons Jeux !

   Puisse le sort t'être favorable !

   Le staff

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♥️ Sélène J. Featherstone ♥️
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"Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t'apprend parfois à vivre avec." Proverbe
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   Jeu 26 Mar - 11:03

Merci beaucoup Sélène Funky
& pas de soucis pour un RP ! Je t'envoie un MP du coup ;)
Heart
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MessageSujet: Re: Hespéros L. McFinigan   

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Hespéros L. McFinigan

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