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 [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.

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MessageSujet: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Mer 4 Mar - 10:27






FlashBack - Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.


Pearl & Coralie



-7 ans plus tôt-

    C’était une belle journée de d’hiver. Il y avait une fine couche de neige sur les pavés bondés de monde. Ce sera bientôt le printemps, pensai-je. Ma mère me tenait la main, elle ne voulait pas que je me perde. Nous venions de sa boutique, j’adorais voir tous ces bijoux à porter de main. Pendant que ma mère discutait avec une cliente, je me glissais dans l’arrière-boutique et essayait d’innombrable bracelets.  Alors que j’empruntais le chemin du retour, ma mère me grondait, une fois de plus, pour me dire que je j’avais encore une fois oublié de ranger les boites des montres, et de placer les nouvelles bagues arrivées ce matin… Mais je ne l’écoutais plus. Je regardais autour de moi, les flocons qui tombaient gracieusement sur le sol, les personnes pressées qui regardaient leur montre, des enfants, qui jouaient en rigolant, bousculant des malheureux qui tombaient dans la neige, des vieillards, aidés par des jeunes avides de récompense.

   Je revins à la réalité lorsque j’arrivai chez moi. Notre maison était semblable à toutes celles du quartier. Cependant, je trouvais la nôtre plus accueillante, plus chaleureuse. Même s’ils n’avaient pas beaucoup de temps pour eux à cause de leur travails respectif, nos parents trouvaient toujours prétexte à inviter des amis, et à faire la fête. En effet, mon père était très pris par son travail, qu’il affectionnait beaucoup : il était pacificateur. Nous le voyions très peu, je n’avais donc pas beaucoup de liens affectifs avec lui. Quand il rentrait le soir, et que nous voulions savoir s’il avait vu des rebelles en vrai, s’il était blessé, quel district il avait surveillé, ou encore s’il avait eu sa promotion tant espérée, il nous répondait vaguement et partait s’enfermer dans son bureau. Je franchie donc le seuil de la porte, me déshabillai de mon manteau en fourrure et de mes bottes en cuir fourrée, puis allai me chercher quelque chose à manger lorsque je croisai Pearl qui sortait du salon.

  « Hé Pearl ! Avec maman, on a vendu tout plein de bagues que j’avais faîtes la semaine dernière ! » lançais-je.

   Mais je n’attendis pas sa réponse et monta les escaliers non sans avoir piqué une brioche de la cuisine. J’allai dans ma chambre pour pouvoir faire mes devoirs, que j’avais déjà reportés la veille. Après m’être acquittée de cette terrible tâche –bien que bonne élève, je n’aimais pas m’enfermer dans ma chambre pour résoudre un problème que des centaines d’élèves avaient déjà résolus avant moi-  donc après avoir fini mes devoirs, je descendis et vis ma sœur et ma mère regroupées dans le canapé, parlant de tout et de rien, comme à leur habitudes. D’ailleurs, j’avais appris récemment que ma mère avait proposé à ma sœur de reprendre la boutique quand sonnera sa retraite mais j’ignorai encore sa réponse. Le canapé était placé de façon à recevoir toute la chaleur venant de la cheminée. Je me rendis compte à ce moment-là que mes mains étaient gelées. Alors que je levai la tête, je vis ma mère et Pearl me regarder en silence. C'est à ce moment-là que je pris la parole :

    «Je peux me joindre à vous ?»

Ma mère me fit signe de prendre le canapé le plus proche de la cheminé. Pendant que je m’installai, ma sœur et ma mère avaient déjà repris leur conversation. Sans vouloir les interrompre, je les écoutai, presque en buvant leurs paroles. Au bout, d’un moment, je n’y tins plus et dis :

« Comment c’est le centre d’entrainement Pearl ? Mes amis ne disent que du bien, ils ont leurs frères et leurs sœurs là-bas, et je me demandais… Je me demandais si je pouvais t’accompagner pour voir à quoi ça ressemble… »






Dernière édition par Coralie L. Standford le Mer 25 Mar - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Sam 7 Mar - 16:10


Coralie & Pearl

▲ Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure

Sur le chemin du retour du centre  des carrières,  je repensais à tout ce que j’avais appris aujourd’hui. Cela ne faisait pas si longtemps que ça que je m’entraînais, mais je sentais déjà des changements, autant physiques que mentaux. Les carrières plus âgés m’impressionnaient, et je faisais tout pour atteindre leur niveau dans quelques années.

On était en hiver, la neige qui recouvrait le bord de la route en était la preuve. Je marchais d’un pas rapide jusqu’à la maison : peut-être aurais-je le temps de jouer dans le jardin avec Coralie avant que la nuit ne tombe. C’était les premières neiges de l’année, et on comptait bien en profiter. Je jetais un coup d’œil à ma montre –Coralie l’avait faite pour moi à mon dernier anniversaire, et je ne manquais pas de la porter. Malheureusement il était trop tard, et le ciel était déjà sombre lorsque je franchis le perron de la maison. A peine avais-je accroché mon manteau sur le porte manteau que j’entendis la porte s’ouvrir et reconnu la silhouette de ma sœur, qui me lança d’une voix cristalline :  

« Hé Pearl ! Avec maman, on a vendu tout plein de bagues que j’avais faîtes la semaine dernière ! »

Je lui adressais un grand sourire, traduisant ma fierté. Déjà à son âge, elle produisait des bijoux de très bonne qualité et très originaux, et personne ne se faisait de soucis sur l’avenir de la boutique : la relève était assurée. Elle monta ensuite dans sa chambre tandis que je rejoignais ma mère sur le canapé pour lui raconter ma journée. Coralie redescendit une dizaine de minutes plus tard et se joignit à nous. Silencieuse quelques instants, elle prit la parole d’une voix mal assurée :

« Comment c’est le centre d’entrainement Pearl ? Mes amis ne disent que du bien, ils ont leurs frères et leurs sœurs là-bas, et je me demandais… Je me demandais si je pouvais t’accompagner pour voir à quoi ça ressemble… »

Je souris, attendrie. Coralie est mon opposée, et je doutais franchement que sa fragilité résisterait à la violence à laquelle il fallait faire face pendant les entraînements. Je ne voulais cependant pas la décevoir, et je lui répondis d’une voix douce :

« Tu es un peu trop jeune je crois Co’, il va falloir attendre quelques années. Et puis… je ne pense pas que ça te plairais, c’est quand même un peu différent de l’ambiance du magasin de maman. »

Avant de voir la déception dans ses yeux je rajoutais rapidement :

« Mais peut-être que tu pourras venir voir, une fois, je demanderais si tu veux ! »

Je lui souris, et enchaîna, finissant de raconter avec enthousiasme ma journée. La sonnette retentit soudain, et ma mère se leva pour aller ouvrir. Je restais avec Coralie quelques instants en silence. Curieuse de savoir qui avait sonné, je lançais un clin d’œil à ma sœur, me leva, et, sur la pointe des pieds, entreprit d’aller regarder discrètement avec qui ma mère discutais.

« … une erreur. Vous devez vous tromper, c’est une erreur. »

La voix de ma mère avait retentit, brisée. Une voix d’homme, beaucoup plus grave et posée, lui répondit :

« Je suis désolé Madame, mes sources sont formelles. Le Capitole se joint à moi pour vous présenter toutes mes condoléances. »

Sans plus d’explication, il la salua et repartit. Ma mère resta quelques instants sans bouger, la main toujours sur la poignée. Je m’approchais doucement, et décida de briser le silence, en un chuchotement :

« Maman ? Maman, qu’est-ce qu’il t’a dit le pacificateur ? Maman !! Qu’est ce qui s’est passé ? »

Ma voix s’était brisée sur le dernier mot, lorsque j’entendis le premier sanglot monter de la poitrine de ma mère. Elle se dirigea sans un mot dans le salon, où elle s’assit brusquement dans le canapé. Elle ferma les yeux, et les mots qui franchirent sa bouche semblaient lui déchirer le cœur tant ils lui semblaient difficiles à prononcer. Chacun de ses mots vinrent traverser mon cœur comme des flèches de feu, qui me broyaient la poitrine et m’empêchaient de respirer.

« Votre père… prit dans une embuscade rebelle… ils ont retrouvé le corps, sans vie… »

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Dernière édition par Pearl A. Standford le Jeu 3 Nov - 15:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Mar 21 Avr - 14:29






FlashBack - Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.


Pearl & Coralie





« Tu es un peu trop jeune je crois Co’, il va falloir attendre quelques années. Et puis… je ne pense pas que ça te plairais, c’est quand même un peu différent de l’ambiance du magasin de maman. Mais peut-être que tu pourras venir voir, une fois, je demanderais si tu veux ! »

« Oh merci ! »

Pearl fut interrompue dans son récit par la sonnette de la porte. Maman se leva, curieuse de savoir qui venait nous rendre visite à cette heure si tardive. J’étais tout aussi curieuse qu’elle. Pearl se leva à son tour. Elle tourna la tête et me fis un clin d’œil. Tout en en faisant un en retour, je me réjouissais à l’idée qu’elle allait pouvoir tout me raconter dans deux minutes. On faisait souvent ça avec ma sœur, et ma mère ne voyait jamais rien ! C’était surtout Pearl qui se faufilais parce que moi j’avais tendance à pouffer de rire, et à presque nous démasquer.  Mais là, Pearl était plantée là, à regarder ma mère et son interlocuteur mystère, et ne disait rien. Ça devait être vachement intéressant et elle gardait ça pour elle ! Je lui chuchotai :

«  Pearl, c’est qui à la porte ?! »

J’entendis la porte se fermer. Pearl partit de sa cachette et se dirigea vers maman.

« Maman ? Maman, qu’est-ce qu’il t’a dit le pacificateur ? Maman !! Qu’est ce qui s’est passé ? »

C’était donc un pacificateur qui avait sonné… Mais pourquoi ma sœur semblait-elle aussi inquiète ? J’ai eu ma réponse que je vis ma mère, décomposée, s’assoir sur le canapé. Pearl était à présent à côté de moi.

« Tu sais ce qu’il s’est passé toi ? » lui demandais-je.

Elle semblait aussi perdue que moi. Ma mère, réussit cependant à nous dire quelques mots, entre deux sanglots :

« Votre père… prit dans une embuscade rebelle… ils ont retrouvé le corps, sans vie… »

Je… Quoi ? Mais… C’est pas possible… Je me repassais en boucle ce qu’elle venait de dire. Non… Non… Je voulais crier, expulser ma colère, mon incompréhension, ma tristesse, tous ces sentiments dont je n’avais tellement pas l’habitude… Je ne m’y étais pas préparée.

« Papa… » Murmurais-je.

Il n’avait pas le droit de nous laisser. Non, il devait y avoir une explication… Mais je n’en voyais aucunes… J’étais perdue. Qu’allait-on devenir, maman, Pearl et moi. Ma vie allait changer je le sentais. Un silence de plomb s’installa dans ce salon, devenu beaucoup trop grand d’un coup. Je n’arrêtais pas de me torturer l’esprit. Je n’arrivais pas à réaliser.

En reprenant peu à peu mes esprits, je vis ma mère, toujours effondrée sur le canapé. Je ne savais pas quoi faire pour la réconforter, et pour me réconforter moi-même. Je la pris dans mes bras. Je pensais qu’un peu de chaleur allait nous faire du bien, dans cette maison devenue tout à coup beaucoup trop grande pour trois. Je m’écartais tout doucement. Il fallait que je fasse quelque chose, bouger. J’eu l’idée d’aller dans la cuisine, et là, je pris la première casserole qui me vint, et je fis bouillir de l’eau. Maman adorait le thé à la verveine. Je ne faisais pas souvent la cuisine, et ce n’était pas ce que je préférais faire, mais il fallait que je fasse des efforts. Je revins avec un plateau dans les mains. Je le posai, et rompit le silence :

«  Je pense que ça nous fera du bien… »

Je me tournai alors vers Pearl, je voulais juste me réfugier dans ses bras.





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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Sam 23 Mai - 19:28


Coralie & Pearl

▲ Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure

Je crois que Coralie avait parlé. Je n’ai rien entendu. Ma tête était vide, complètement vide, et un bourdonnement incessant vibrait à mes oreilles. Un voile noir devant mes yeux m’empêchait de voir clair, et je devais me tenir à l’accoudoir au risque de tomber. Je sentais mes bras trembler et décida de m’assoir sur le canapé. Je ne sentis pas ma mère me rejoindre, je ne savais pas où était Coralie. Je ne m’en inquiétais pas, je ne réalisais plus rien.

Quelles étaient déjà les étapes que l’on était censé traverser à la mort d’un proche ? Le déni, la colère, la dépression, puis l’acceptation ? J’avais l’impression de ressentir tout cela en même temps. Je fermais les yeux pour empêcher les larmes de couler, mais je me rendis compte que c’était inutile lorsque je sentis un goût salé sur ma langue. D’un geste impuissant, je passais ma manche sur ma joue essayant de calmer le flot de larmes qui menaçait de me noyer, sans succès. Je ne savais même pas pourquoi je pleurais. Il ne pouvait pas être mort, non, ce n’était pas possible… Je secouais nerveusement la tête. Ça ne servait à rien de se bercer d’illusions, je le savais. Je savais au fond de moi qu’il n’y avait aucun espoir, pourtant je sentais que mon esprit tentait de se raccrocher à quelque chose, à n’importe quoi. Peut-être s’était-il trompé, peut-être avait-il juste disparu peut-être… « Arrête ça tout de suite. Ça te fait plus de mal qu’autre chose. Il est mort et tu le sais. Maintenant sèche tes larmes et garde la tête haute, il n’aurait pas aimé ça. Il n’aurait pas été fier de toi. » Je me sermonnais avec autant de conviction que je le pouvais, en espérant que cela fonctionne.

Parler de lui au passé m’arracha un dernier sanglot, que j’empêchais de passer ma gorge. Ces larmes étaient les dernières, je me le promis. Sans que je sache combien de temps s’était écoulé, j’entendis Coralie approcher. Je pris une grande inspiration et leva la tête. Dans ses mains, un plateau sur lequel trois tasses de tisane encore brulantes étaient déposées. D’une petite voix qu’elle essayait de maîtriser elle dit:

« Je pense que ça nous fera du bien ... »

Je hochais la tête, en guise d’acquiescement. J’essayais de ravaler la boule qui, logée dans ma gorge, m’empêchait d’aligner deux mots. Au lieu de parler, j’ouvris grand mes bras, dans lesquels elle se logea précipitamment. Plus petite que moi d’une tête, je posais ma joue sur le sommet blondinet de son crâne. D’un bras j’entourais ses épaules, de l’autre je caressais ses cheveux.

« Là là, calme-toi… Ça va bien se passer, ne t’inquiètes pas, on s’en sortira… »

Je prononçais ces paroles autant pour elle que pour moi. Autant pour la convaincre elle que moi. Et j’espérais qu’elle serait un peu plus convaincue que moi.

***

Je posais mon gilet noir sur une chaise de la cuisine. L’enterrement avait été émouvant, mais je m’y étais préparée, et à ma grande fierté pas une larme n’avait coulé. Alors que ma mère était restée pour recevoir des condoléances, Coralie et moi étions rentrées. La journée avait été longue et très éprouvante pour tout le monde, mais j’en avais assez des hypocrites présentant leurs condoléances, alors qu’ils étaient ravis qu’une famille aussi puissante du district 1 perde son chef de famille, son influence, ses places au Capitole. Je me retournais et décida d’engager la conversation avec Coralie :

« Co’ écoutes… Je sais qu’on peut surmonter ça. Ensemble. Et même si Papa n’est plus là… Tu peux compter sur moi pour honorer de nouveau le nom des Standford. J’irais au centre d’entraînement, je travaillerais dûr, et je gagnerais les Jeux je te promets… »

Je mettais tellement de volonté dans ma voix que cette fois ci j’étais convaincue par ce que je disais.

« Toi par contre tu dois me promettre quelque chose en échange… Ne deviens pas une carrière s’il te plaît Co’, pas parce que j’ai peur que tu me fasses de l’ombre, loin de là… »

Je pris une grande inspiration avant de finir ma phrase. Je montrais peu mes sentiments mais je sentais qu’aujourd’hui je devais le faire, je devais le dire, car je n’en aurais peut-être plus jamais l’occasion.

« Je ne peux pas prendre le risque de te perdre aussi… Tu me le promets Co ? »

J’attrapais ses mains que je serais fort pour atteindre sa réponse.


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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Dim 31 Mai - 18:12






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Pearl & Coralie




« Là là, calme-toi… Ça va bien se passer, ne t’inquiètes pas, on s’en sortira… »

Pensait-elle ce qu’elle disait ? Je ne le saurais jamais. Mais je ne me pris pas la tête à penser à ça. Ses paroles m’apaisaient, me soulageaient. Mes yeux restaient humides, mais je ne pleurais plus. Si elle était aussi bouleversée que moi, elle ne le montra pas. J’avais besoin d’elle à mes côtés. Elle remplaçait pendant un instant maman. Quant à elle, elle était toujours assise sur le canapé, le regard perdu, tout comme son esprit. Que pensait-elle à ce moment-là ? Je regardais Pearl, en me détachant, et me dis que je n’aurais plus rien à craindre tant qu’elle sera là avec moi.

Quelques jours plus tard…

Voir tous ces gens venir pour rendre hommage à mon père, c’était fantastique ! Des personnes que je ne connaissais même pas, qui venaient faire un dernier adieu à cet homme qui comptait tellement pour moi. Cela me réchauffait le cœur. Nous étions tous réunit, ici, pour lui témoigner une dernière fois notre amour. Je me sentais à l’aise avec ces inconnus, eux qui m’adressaient quelques mots de condoléance. Je sentais que Pearl n’aimait pas tout ce remue-ménage. C’est vrai qu’elle aimait moins s’ouvrir aux autres que moi. Au bout d’un long moment silencieux, elle se tourna vers moi :  

« Co’ écoutes… Je sais qu’on peut surmonter ça. Ensemble. Et même si Papa n’est plus là… Tu peux compter sur moi pour honorer de nouveau le nom des Standford. J’irais au centre d’entraînement, je travaillerais dur, et je gagnerais les Jeux je te promets… »

Comment ? Elle voulait m’abandonner elle aussi ?

«  Pearl… Non… Je ne veux pas de tout ça… Je veux qu’on reste ensemble, qu’on se serre les coude ! Qu’est-ce que je vais faire quand tu partiras ? »

Elle voulait devenir une carrière… Mais comment pouvait-elle penser ça ? Elle voulait participer aux jeux ? Elle croyait que je serais fière d’elle ?

« Tu penses qu’on sera fière de toi quand tu mourras dans l’arène ? Rajoutais-je, en criant presque. Pearl, c’est trop dangereux ! »

« Toi par contre tu dois me promettre quelque chose en échange… Ne deviens pas une carrière s’il te plaît Co’, pas parce que j’ai peur que tu me fasses de l’ombre, loin de là…  Je ne peux pas prendre le risque de te perdre aussi… Tu me le promets Co ? »

Je sentais que des larmes coulaient sur mes joues. Elle pensait au bien de notre famille. Mais moi… Moi je ne me sentais pas bien. Je ne voulais pas que l’on se dispute un jour aussi important, mais pourtant, il fallait mettre les choses au clair.

« Et qui va m’assurer que je ne risquerais pas de te perdre aussi ? Non... Non... Pearl tu ne peux pas… »

Je me ravisai. Il fallait que je pèse le pour et le contre. Si elle le faisait, je ne la verrai plus. Ça c’est sûr. Mais si c’était un moyen pour elle de passer sa douleur ? Finalement, n’étais-je pas égoïste de ne penser qu’a moi ? Elle avait trouvé un moyen pour faire passer ce poids qui pèse dans notre cœur depuis quelques temps, et il fallait que j’en fasse autant.

« Je sais que tu veux faire pour le mieux… » Repris-je.

J’entendais ma voix qui tremblotait. Je ne savais pas quoi lui dire. Je me demandais si je devais lui répondre que c’est bon, qu’elle pouvait partir, que je serais sereine. Ou alors lui répondre qu’elle n’avait pas le droit de m’abandonner. Je sentais à ce moment-là le poids de chaque mot que je prononçais.

« Ecoute. Si… Si tu penses que cela va t’aider à... oublier… Je ne te retiens pas. »

Je soufflai. C’était tellement dur. Je jetai un coup d’œil vers ma mère avant d’ajouter.

« Je resterai à la maison pour m’occuper de maman, puisqu’il le faut. Je ne sais pas si elle va s’en remettre mais je serai avec elle. »

Finalement, les pensées si négatives qui m’avaient assaillie n’étaient plus. Ma sœur avait choisis de devenir une carrière. Elle choisissait son destin. Je devais la laisser faire.

« J’espère que rien ne changera entre nous Pear’. Je tiens vraiment à toi, et… Je n’ai pas envie que l’on s’éloigne l’une de l’autre… »

J’étais bête de pleurer sans arrêt. Un trop plein de sentiments contradictoires m’envahissait. Ce n’était pas forcément des larmes de tristesses ; je ne savais pas exactement. Je devais faire face à tous ces événements qui arrivaient en même temps, et je n’arrivais pas encore à contrôler mes émotions. J’espérais que tout allait redevenir à la normale. J’en avais assez de tout ça.

« As-tu prévenu maman de ton… choix ? » Lui demandais-je, finalement.




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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Ven 24 Juil - 22:51


Coralie & Pearl

▲ Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure


« Et qui va m’assurer que je ne risquerais pas de te perdre aussi ? Non... Non... Pearl tu ne peux pas… »

Je faillis flancher. Faillis uniquement. Comment pouvais-je lui infliger une nouvelle perte ? Elle venait de perdre son père et je venais lui annoncer qu’elle allait peut-être perdre sa sœur. Justement, quelle sœur étais-je pour lui faire subir cela ? Elle ne le méritait pas. Il y avait peut-être d’autres moyens de regagner l’honneur de la famille, d’autres moyens d’être heureux que de la faire vivre dans la crainte qu’un jour je parte pour ne jamais revenir.

Avant que je n’aie le temps de prendre la parole elle articula difficilement :

«  Ecoute. Si… Si tu penses que cela va t’aider à... oublier… Je ne te retiens pas. »

J’eu une sorte de vertige. Elle semblait, sous réserve, d’accord pour que je m’entraîne pour les Jeux. Et si elle acceptait, rien ne me retenait... Notre mère serait forcément d’accord, au contraire, elle m’y poussera volontiers.

«  Il ne s’agit pas d’oublier… Au contraire, je pense que c’est un moyen de lui rendre hommage, du moins je l’espère… »

Je repris une grande respiration, soulagée d’avoir désormais une direction à prendre, un chemin à suivre, et repris :

«  Je suis si contente que tu acceptes, je me sens libérée, et tu verras, quand j’aurais gagné, tu ressentiras la même chose… »

J’étais désormais sûre et certaine de ce que j’affirmais, et les doutes qui m’avaient assailli quelques instants auparavant s’étaient volatilisés comme s’ils n’avaient jamais existé.  

«  Je resterai à la maison pour m’occuper de maman, puisqu’il le faut. Je ne sais pas si elle va s’en remettre mais je serai avec elle. »

Son altruisme et sa douceur m’impressionnaient vraiment. Surtout dans les circonstances actuelles… Elle pensait d’abord à maman et à moi plutôt qu’à elle, alors que la tragédie qui nous frappait devait l’affecter plus que nous : c’était la plus jeune… Peut-être que c’était son moyen à elle de panser la douleur.

« Je pense que tu auras besoin d’elle, elle est forte tu sais, plus que l’on ne l’imagine… Vous surmonterez ça ensemble, j’en ai aucun doute. »

Ma voix avait pris de l’assurance, j’espérais que celle-ci se transmettrais à Coralie. Qu’elle ressente, comme moi, la confiance pour l’avenir.

«  J’espère que rien ne changera entre nous Pear’. Je tiens vraiment à toi, et… Je n’ai pas envie que l’on s’éloigne l’une de l’autre… »

Cette réplique me surpris, mon ton devait l’être aussi lorsque je répondis :

«  Mais enfin, il n’y a aucune raison que cela change ! Au contraire, j’ai le sentiment que cela va nous rapprocher. Je te dirais tout ce qui se passe au centre d’entraînement, et toi à la boutique. »

Les larmes qui la secouaient me firent de la peine et je la pris dans mes bras. J’attendis que ses sanglots se tarissent en caressant ses cheveux, espérant que cela l’apaiserais. Je n’étais pas très tactile d’ordinaire, mais la situation l’imposait. Lorsqu’elle put parler normalement elle reprit la parole :

«  As-tu prévenu maman de ton… choix ?  »

Le terme de « choix » qu’elle avait utilisé me conforta dans ma décision. C’était ma destinée, mais d’abord un choix, mon choix, et j’allais tout faire pour atteindre l’objectif que je m’étais fixé.

«  Non, pas encore, je voulais t’en parler avant. Mais j’irais la prévenir tout à l’heure. Elle ne s’y opposera pas, tu t’en doutes… »

Je m’étais écartée d’elle mais je lui tenais toujours la main. Comme si la lâcher signifiait la perdre pour toujours, et je n’étais pas prête. Je ne le serais jamais. Au lieu de ça je la tenais fermement, bien décidée à ne jamais la lâcher.

Il y avait eu bien trop d’émotion depuis ce matin, et je m’obligeais à prendre un ton enjoué pour lui proposer :

«   Que dirais-tu de passer à la boutique ? Tu me montreras ce que maman t’as appris, ça fait longtemps que je n’y ai pas fait un tour. »

Sans lâcher sa main, je mon bras derrière le sien, attrapais nos manteaux sur le canapé et ouvrit la porte. L’air était encore très frais et je m’empressais d’enfiler mon manteau.

Cinquante mètres plus loin nous étions à la boutique, où la vendeuse que notre mère employait nous adressa un sourire triste. J’entraînais rapidement Coralie dans l’arrière-boutique.

« J’en ai assez de leur pitié… Ils n’ont pas compris que nous n’avions pas besoin de leurs condoléances, de leur tristesse ?! On en a largement assez pour nous… »

Je n’avais pas parlé très fort, plus pour moi-même, mais je savais que Coralie avait entendu. Je m’en voulu aussitôt, et regretta de l’avoir prononcé. Je voulais nous changer les idées, et ce n’est pas comme ça que j’allais y arriver.

«  Et si tu me montrais plutôt ce que tu es en train de faire en ce moment ?



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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Ven 31 Juil - 16:32

Oups xD
Désolé ><
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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Ven 31 Juil - 16:48






FlashBack - Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.


Pearl & Coralie





«  Il ne s’agit pas d’oublier… Au contraire, je pense que c’est un moyen de lui rendre hommage, du moins je l’espère… »

« Si tu le dis… »

Elle continua, après lui avoir donné mon accord.

«  Je suis si contente que tu acceptes, je me sens libérée, et tu verras, quand j’aurais gagné, tu ressentiras la même chose… »

Ça avait l’air de compter beaucoup pour elle. J’admirai son optimisme. Je l’admirai tellement que j’étais maintenant aussi convaincue qu’elle. Elle allait gagner les jeux.
Mais il fallait aussi penser à notre mère. Il ne fallait pas la laisser en dehors. Je n’aurai pas aimé, à sa place.

« Je pense que tu auras besoin d’elle, elle est forte tu sais, plus que l’on ne l’imagine… Vous surmonterez ça ensemble, j’en ai aucun doute. »

« Je n’en doute pas. J’en prendrai soin en tout cas, tu peux compter sur moi. »

Comme j’aurai aimé avoir tant d’assurance qu’elle ! Elle savait ce qu’elle voulait. Je devais faire en sorte que rien de soit en travers de son chemin qu’elle s’est tracée. J’en étais maintenant persuadée. Mais cela allait-elle la changer ? Je connaissais le caractère impitoyable et froid des tributs. Allait-elle devenir comme eux ? Cela risquait de mettre de la distance entre nous.

«  Mais enfin, il n’y a aucune raison que cela change ! Au contraire, j’ai le sentiment que cela va nous rapprocher. Je te dirais tout ce qui se passe au centre d’entraînement, et toi à la boutique. »

Cela sonnait tellement bien quand elle le disait. Mais quand j’y pensais, je voyais un avenir beaucoup plus sombre. Rempli de tristesse et de faux espoirs. Non. Ça n’allait pas arriver. Il fallait que nous nous battions pour garder ce lien entre nous, si précieux, mais en même temps si fragile. Je sentais que je pleurais toujours. Pearl croyait que j’étais encore triste, mais non. C’était des larmes de détermination.

« Oui, tu as raison, je le pense aussi. »

Je n’étais pourtant pas tellement convaincue. Enfin bon… Seul l’avenir nous le dira.
Elle me prit dans ses bras. Ce geste se voulait réconfortant ; il n’en était pas moins déconcertant. Pearl n’aimait pas vraiment tout ce qui était preuve d’affection. Je répondis à son geste en la prenant à mon tour dans mes bras.
L’avait-elle demandé à maman ?

«  Non, pas encore, répondit-elle, je voulais t’en parler avant. Mais j’irais la prévenir tout à l’heure. Elle ne s’y opposera pas, tu t’en doutes… »

« Elle sera d’accord avec ta décision, je la connais. »

Puis, elle changea de sujet. Je remarquai tout de même qu’elle ne me lâchait pas la main.

«   Que dirais-tu de passer à la boutique ? Tu me montreras ce que maman t’as appris, ça fait longtemps que je n’y ai pas fait un tour. »

Sa demande me surpris. Je ne m’y attendais pas. Ce n’était pas vraiment le moment. Notre père venait de mourir, et elle voulait aller voir des montres ? Mais… Pourquoi pas ? Si, justement, le fait qu’il ne fallait pas y aller faisait une raison suffisante pour le faire ? Se changer les idées ; et penser à nous. On a que trop pleuré les morts.

« Oui, dis-je d’un ton assuré, oui, allons-y ! Il y a tellement de choses que je dois te montrer. »

Sur le chemin, je voulais tant commencer une conversation, mais je ne savais pas quoi dire... C'était tellement délicat ! Nous arrivâmes dans l’arrière-boutique. Pearl murmura :

« J’en ai assez de leur pitié… Ils n’ont pas compris que nous n’avions pas besoin de leurs condoléances, de leur tristesse ?! On en a largement assez pour nous… »

Elle parlait de Florence, la vendeuse du magasin. C’était une femme de 25 ans environs. Elle était très charismatique et convenait parfaitement à ce travail, mais je n’ai jamais pu vraiment lier de liens avec elle. Elle ne me comprenait pas. Surtout quand j’ai vu son regard quand nous somme entré dans la boutique. Je croyais que j’étais la seule à avoir ce sentiment, quand ces gens nous regardaient avec cette même lueur dans le regard, rien que de la pitié. Pearl partageai aussi cette rancune. Peut-être encore plus que moi. Elle osait le dire à voix haute, alors que je l’enfouissais en moi, car je ne devais pas penser de telles choses.

« Ils ne comprennent pas Pearl. Ça me touche autant que toi, je peux te l’assurer, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils nous font du mal en remuant le couteau dans la plaie. »

Les mots sont sortis tous seuls. Pourquoi avais-je dis ça ? Je le regrettais instantanément. Ils n’étaient pas méchants. Je n’aurai pas du répliquer.

« Enfin peu importe, cela va bientôt s’arrêter. Le souvenir de notre père s’effacera de leur mémoire, petit à petit, en nous laissant tranquille ; alors qu’il restera fort pour nous. C’est triste mais c’est comme ça. »

C’est triste… C’est peu dire. Je ne trouvais pas de mots adaptés à ce drame. Je voulais changer de sujet à présent. Je pense que c’était aussi le cas pour ma sœur, car elle me demanda :

«  Et si tu me montrais plutôt ce que tu es en train de faire en ce moment ? »

Oui, bonne idée. Mais je savais qu’au fond de moi, le cœur n’y était pas. J’essayerai du moins à faire semblant. Et puis, peut être que cela pouvait fonctionner. Enfin… Je lui répondis tout de même.

« Bien sûr ! Suis-moi, c’est par là. »

Depuis quelques temps, j’allais très souvent à la boutique aider ma mère. Elle m’apprenait quelques petites choses, me laissait tenir la caisse du magasin, sous le regard de Florence, et me laissa l’accompagner de temps en temps chez nos fournisseurs. J’y passais beaucoup de mon temps et de mon énergie. Je ne savais pas si c’était seulement pour enlever un peu de chagrin à notre mère, où simplement parce que cela commençait à me plaire.

Nous arrivâmes devant un coin de l’arrière-boutique, où je commençais à avoir l’habitude de m’installer. Une sorte de refuge.

« Bon, alors en ce moment je travaille sur une paire de boucle d’oreille. Je cherche encore LA bonne idée, pour varier un peu des autres modèles, mais je n’ai pas encore trouvé… »

Je lui montrais également d’autres travaux en cours ; une sorte de plume bleu clair et saumon, que je voulais entourer autour du poignet, comme un bracelet.

Elle était attentive à ce que je disais, avait l’air aussi passionnée que moi. Mais nous ne travaillerons jamais ensemble… Peu importe, chacune suis sa voie qui a été tracée pour elle.

« Tu veux essayer ? » Dis en tendant une boite à outil et un sac contenant des centaines de babioles multicolores, des pierres précieuses aux longs rubans, en passant par des morceaux de métaux de tout genre.

Ce sac était un peu ma source d’inspiration. Dès que j’étais en manque d’idée, je piochais un objet dans le sac, au hasard, et essayais d’en faire un bijou.  
Finalement elle avait raison, ma tristesse s’évaporait comme de l’eau au soleil.  


-- 2 ans plus tard. --

On était samedi, il n’y avait pas cours. Je n’avais pas envie d’aller à la boutique. Il y avait beaucoup de monde au magasin ce jour-là d’habitude. Mais je ne savais pas. Je m’étais réveillée avec un poids au cœur.
Je sortais de la maison. Je devais me changer les idées. Mais comment ? Mon esprit se dirigea vers Pearl. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu.
Mince… Ne pas l’avoir vu, c’est peu dire ! Cela faisait maintenant depuis quelques temps qu’elle restait au centre d’entrainement, à trainer avec les carrières.  
J’obliquais. Je savais maintenant où aller.
Sera-t-elle contente de me voir ? Je l’espérais. Je voulais parler avec elle. Parler avec elle me faisait toujours du bien, et  me remontait toujours le moral.
Je marchais à présent plus vite.
Ce qui était simplement une idée était devenu une nécessité, un besoin.
Le bâtiment se dressait à présent devant moi.

J’entrais. Etant venue déjà quelques fois, j’arrivais à me repérer dans ce dédale de couloirs. Je jetais des coups d’œil à droite et à gauche pour essayer de l’apercevoir. Je m’attendais à voir des personnes beaucoup plus âgées, mais il y avait également des gens de mon âge.
J’ouvris une porte, et me retrouva dans un gymnase.
Soudain, je la vis. Je clignais des yeux. Oui, c’était bien elle, au centre, entourée de personnes qui se battaient. Ses coups étaient précis, directs.

J’attendis qu’elle finisse. Elle se dirigea vers la porte pars où j’étais entrée. J’avais l’impression qu’elle ne m’avait pas vu.

« Pearl ! Hélais-je »

Je me rapprochai.

« Je voulais te voir, enfin de parler… »

Je bredouillais. Ce n’était pas clair dans mon esprit. La voir se battre comme ça m’avait embrouillé. Je ne savais même pas pourquoi j’étais là !

« Je ne te vois pas ces derniers temps, repris-je. Est… Est-ce que tu vas mieux ? Je sais ce que ça fait longtemps mais… la blessure n’est toujours pas guérie pour moi et… Arrives-tu à oublier ?»





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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Lun 26 Oct - 18:22


Coralie & Pearl

▲ Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure


** 2 ans plus tard **


J’étais partie ce matin avant que maman ou Coralie ne se réveillent. Une insomnie m’avait tirée de mon sommeil bien trop tôt et je n’avais pas réussi à me rendormir. Autant être productive, je m’étais dit, et j’avais décidé de me rendre tôt au centre d’entraînement. Peut-être y retrouverais-je Channelle, c’est une des seules de mon âge que je pouvais espérer voir à cette heure-là. Je m’habillais rapidement, enfilant mes affaires de sports, et pris un bout de pain à manger sur la route.

Je parvins rapidement au centre, quelques tributs s’y entraînaient déjà. En attendant le coach, je décidais de faire des tours de terrains. Je courus une heure à bonne allure avant de m’étirer et rejoindre le groupe de carrière qui s’était formé pour s’entraîner au corps à corps. Ils étaient bien plus grands et bien plus forts que moi, mais ils ne m’impressionnaient pas. Ils avaient beau me battre à presque chaque combat, je ne perdais pas espoir car je voyais mes progrès de jour en jour et cela me réjouissait.

Lorsque j’arrivais, ils mettaient en place un système de rotation afin que chaque carrière affronte une fois tous les autres. Je commençais contre Benjamin. On se mit face à face et un coup de sifflet annonça le début du combat. Mon adversaire se précipita sur moi, je l’évitais de justesse. Aussitôt, les coups s’enchaînèrent, autant de ma part que de la sienne, sans pour autant que l’un de nous n’arrive à toucher l’autre. Les deux minutes s’écoulèrent sans que l’un de nous n’ait pris l’avantage. Je ne m’en formalisais pas cependant, et considérait cela comme une victoire : il avait un an de plus et était plus musclé, je considérais m’être bien défendue. Même si j’aurais bien aimé l’avoir battu…

«  Pearl ! »

Une voix me stoppa alors que j’allais chercher de l’eau. Je me retournais et reconnu Coralie. Je me dirigeais automatiquement vers elle.

« Je voulais te voir, enfin, te parler… »

Je regardais l’horloge qui prônait sur le mur. Je n’avais pas beaucoup de temps de pause, et n’avais pas une seconde à perdre.

«  Va droit au but je n’ai pas beaucoup de temps. »

Mon ton était beaucoup plus sec que ce que je le voulais, mais tant pis. Elle parut déstabilisée mais continua quand même :

« Je ne te vois pas ces derniers temps. Est… Est-ce que tu vas mieux ? Je sais que ça fait longtemps mais… la blessure n’est toujours pas guérie pour moi et… Arrives-tu à oublier ? »

Je ne compris pas immédiatement de quoi elle parlait, puis je me souvins de la date d’aujourd’hui. Cela faisait 2 ans qu’il était mort. Si j’avais réussi à aller au-delà, Coralie ne semblait pas arriver à aller de l’avant. Cela m’attristait, évidemment, mais je n’étais vraiment pas d’humeur au réconfort. Je débordais d’énergie et je voulais me défouler sur quelqu’un, en rejoignant les autres carrières.

«  Je sais Co, c’est dur mais là je dois y aller. Et reste pas ici, tu es au milieu du passage. »

Je regrettais aussitôt mes paroles car je savais qu’elle serait blessée de me voir aussi peu compatissante.

«  Ecoute, on en parle tout à l’heure d’accord ? Va à la boutique, change toi les idées, je te retrouve après manger. »

C’était une piètre compensation par rapport au soutient que je me devais de lui fournir, mais je ne pouvais pas me permettre qu’elle se mette sur mon chemin de la victoire des Jeux, chemin qui passait par un entraînement intensif que je ne pouvais pas éviter.


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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Jeu 19 Nov - 19:53






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Pearl & Coralie




«  Va droit au but je n’ai pas beaucoup de temps. »

Par… Pardon ? Le peu de considération que me portait ma sœur me toucha au plus profond de mon cœur. Je n’en revenais pas. Elle avait donc complétement tourné la page ? Elle avait donc réussi ce que je croyais impossible depuis tant d’années.

« Ha je vois… Je vais faire vite alors. »

Je ne sais pas si la déception s’entendait dans ma voix. Ma réponse se voulut aussi ferme que sa réplique, mais je suis peu convaincue du résultat. Peu importe, je lui parlai tout de même de ce que j’étais venu faire ici, pour éviter de lui faire perdre plus de temps. Lui faire perdre du temps… Quelle blague ! Je n’ai jamais pensé avoir à ressentir ça un jour. Pourtant me voilà, face à une sœur, presque femme à présent, que je considère comme une… Non je n’arrive pas à sortir le mot tant il est fort. Il faut que je me contrôle et garde mes esprits. Elle me répondit :

«  Je sais Co, c’est dur mais là je dois y aller. »

C’est dur. C’est tout ce qu’elle me répondit. Je n’ai que ça comme réponse après tout ce temps à me poser des questions sur moi, sur… ma famille, mon avenir. A tous les évènements qui c’étaient produits depuis ce fameux jour, sans que je ne puisse rien dire ouvertement, car j’avais peur de mes sentiments. C’est dur. Un mot vide de sens, qui ne sert qu’à cacher ce que l’on pense vraiment. Se cachait-elle derrière ce mot ? Cachait-elle ses sentiments, ou… le pense-t-elle vraiment ? Dur est mon cœur en ce moment qui pèse tellement dans ma poitrine à force d’être malmené ! Comment pouvait-elle me dire ça ? Cela faisait tellement de temps que j’attendais de discuter vraiment avec elle, sur ce qui c’était passé quelques années auparavant. Une discussion de sœur à sœur. De confidente à confidente. Mais pour l’instant, j’avais l’impression que je n’arrive pas au bon moment.

« Et reste pas ici, tu es au milieu du passage. »

En disant ces derniers mots, quelqu’un me bouscula et faillit me faire tomber. Je me décalai plus perdue que jamais. Je n’en pouvais plus de cette situation. L’air commençait à être lourd, je sentais une goutte de sueur qui dévalait mon visage.

Je respirais un grand coup. Puis une deuxième fois. La vue qui s’était troublée redevint nette. Je devais absolument garder mes moyens. Ne pas faire honte à ma sœur ici. Pas maintenant alors que sa réputation était en jeux. J’essayai néanmoins une réponse.

« C’est tout ce que tu trouves à dire ? Cela fait deux ans maintenant. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à tout ça. Ne me dis pas que toi non plus. »

Sa carapace allait-elle se briser ? Pourrais-je enfin retrouver la Pearl que je connais, ou du moins que je connaissais il y a longtemps ? J’espérais avoir atteint un point sensible.

«  Ecoute, on en parle tout à l’heure d’accord ? Va à la boutique, change toi les idées, je te retrouve après manger. »

Cette réponse était dans la lignée de toutes les autres. Je restais plantée là, abasourdie. Il fallait que je dise quelque chose.

« Non c’est toi qui va m’écouter ! Tu m’évites, tu ne me parles plus, je n’existe même plus alors que j’ai besoin de toi Pearl, tu comprends ça ?

Je l’avais dit avec les dernières forces qui me restaient. Je continuais dans un murmure.

« Ne me laisse pas tomber… tu m’avais promis… »

J’étais au plus bas, effondrée, ma voix n’était qu’un souffle. Je paraissais peut-être pathétique, mais qu’importe. Je devais lui dire tout ce que j’avais sur le cœur depuis tout ce temps. Cela faisait tellement de temps que nous ne nous parlions plus ! Elle ne restait qu'avec des carrières, des gens que je n'ai jamais vu. J'ai comme l'impression qu'elle a... trouvé une nouvelle famille. Et je n'y fais pas partie. Le mot que je n'arrivais même pas à penser s'afficha clairement dans mon esprit à présent. Ce n'est aujourd'hui qu'une étrangère pour moi.

« Je n’en peux plus… Je veux que tout redevienne comme avant. Avant… Tout ça. S’il te plait, redevient la sœur dont j’ai besoin. »

Je ne me contenais plus. Regrettais-je ce que j’étais en train de dire ? Un jour peut-être, mais c’était pour moi et pour l’instant la stricte vérité, telle que je la voyais.

Pourquoi réagissais-je comme ça ? A cause surement de tous ces longs moments passés seule, à me morfondre sur moi-même, à ruminer le passer à la place d’avancer. J’en avais marre de tout ça.

« Mais je te laisse, tu es occupée. » Finissais-je par dire, lassée de… tout.

Je fis volte-face. Je commençais à partir. Je voulais quitter cet endroit oppressant qui me plombait le morale, jusqu’à me faire dire des choses que je commence petit à petit à regretter. N’en avais-je fait pas trop ? Je n’osais pas me retourner pour voir la réaction de ma sœur.

Je fis un point sur la situation. Je voulais voir ma sœur pour lui parler de notre père. Elle me jeta. Je lui répondis que tout était de sa faute. Super… A présent je ne sais plus quoi penser. Comment réagit-elle ? J’allais faire demi-tour mais non. Je me retins. Il fallait qu’elle comprenne une bonne fois pour tout ce que je cachais pour moi quand même ! Je perdrais toute crédibilité à revenir sur mes pas et mes paroles.

Je quittais le bâtiment. Les passants dans la rue regardent surement cette pauvre fille en pleure qui marche en longeant les murs, mais qu’importe. J’arrivais chez moi. Et attendis le retour de Pearl. Pendant ce temps, il fallait que je repense à tout ça.





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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Mer 10 Fév - 14:54


Coralie & Pearl

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«  Je n’en peux plus… Je veux que tout redevienne comme avant. Avant… Tout ça. S’il te plait, redevient la sœur dont j’ai besoin.  »

J’étais sur le point de partir, mais je m’arrêtais dans mon élan, prise de remord. Je ne bougeais plus, hésitante à la prendre dans mes bras pour lui demander pardon pour mes paroles, mais j’afficherais alors ma faiblesse devant tous les autres carrières. Cette pensée eu raison de moi et je me contentais de me retourner et de poser une main compatissante sur son épaule.

«Mais je te laisse, tu es occupée. »

«  Ecoute, Coralie… »

Je n’avais pas fini ma phrase qu’elle était déjà partie, et quitta le bâtiment sans une hésitation. Je l’avais surement mérité, mais ça me faisait du mal de la voir en colère contre moi, elle ne l’avait jamais vraiment été. Je voyais la colère quelques instants dans ses yeux, mais elle s’envolait aussitôt dès que je la serrais dans mes bras. Cette fois-ci je n’en avais pas été capable, et elle était partie.

Ce jour-là au centre d’entraînement, je ne gagnais aucun de mes combats, j’étais incapable de me concentrer. Toutes mes pensées se concentraient sur ce que j’allais bien pouvoir dire à Coralie pour me faire pardonner, sans pouvoir y parvenir.

** 2 jours avant la Moisson **


J’entendis des pas dans l’escalier, et je reconnu sans peine ceux de Coralie. Je fini rapidement ma tasse de café, par réflexe pour être en avance au centre d’entraînement. Elle allait sortir, mais en la voyant passer j’eu une sensation étrange. Depuis combien de temps ne lui avais-je pas parlé ? Je veux dire, vraiment parler, en dehors des conversations habituelles que l’on a au dîner, et encore, si je suis là.

«  Coralie attends ! »

J’avais parlé fort, vite. Je n’avais pas prévu de dire quoi que ce soit, je ne savais pas quoi dire. Je ne savais plus lui parler.

«  Tu… où tu vas comme ça ? »

Je regrettais aussitôt ces mots. S’ils avaient l’air bien dans ma tête, une fois prononcés à voix haute ils sonnaient horriblement. Je ne voulais pas lui donner l’impression de la surveiller. J’essayais de me rattraper :

«  Je veux dire, comment tu vas ? Si tu as cinq minutes, on peut discuter, si tu veux…»

La Moisson était dans deux jours, et il y avait de grandes chances pour que je me porte volontaire. Je ne pouvais pas en parler à Coralie, mais il fallait que j’en parle avec elle, il fallait que je lui dise, implicitement. J’avais besoin qu’elle comprenne ma décision, qu’elle me soutienne. Je ne savais pas si j’allais pouvoir partir si elle ne comprenait à quel point il était important que je le fasse, pour moi, mais aussi pour elle et toute la famille. Que je n’étais pas qu’une carrière assoiffée de sang, même si c’était l’image que j’avais dû lui renvoyer depuis quelques années. Qu’après ma victoire, notre honneur sera sans tâche et que tout redeviendra comme avant.

« Je sais que je n’ai pas été très présente ces derniers temps, mais je voudrais me rattraper. Ca fait un bout de temps qu’on n’a pas discuté alors je me disais… Il est temps de rectifier ça ! »

Je mettais tout l’enthousiasme dont j’étais capable, et j’espérais que Coralie verrait là une réelle motivation de discuter avec elle. Nerveuse, j’attendais sa réaction.



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MessageSujet: Re: [FlashBack] Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Jeu 28 Avr - 20:49






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** 2 jours avant la Moisson **

Je me réveillai. Une journée comme une autre allait commencer. Il y avait des jours comme ça, où je me levais avec le cafard, alors que rien de particulier ne s’était passé pendant les jours précédents. Il fallait que j’arrête : tout allait bien et je m’obstinais à trouver des raisons pour m’inquiéter. Je pris une longue douche, je me relaxai, pris de grandes respirations, et attaquai cette journée avec entrain. C ‘est avec cet état d’esprit que j’entendis ma sœur qui m’appelait alors que je descendais les escaliers, prête à aller aider ma mère dans son magasin.

«  Coralie attends ! »

Je me retournai. Cela faisait plusieurs jours d’affilés que je ne l’avais pas vu. Du tout. J’étais en train de le réaliser. Cela me peinait de ne même plus remarquer quand elle n’était pas là. Avant, à chaque fois qu’elle partait pour le centre, mon cœur se serrait. Je réalisai alors que j’avais fait à présent mon deuil. Était-ce une bonne chose que ça finalement ?

«  Tu… où tu vas comme ça ? »

Je la regardais, perplexe. Je me demandais pourquoi diable elle me posait la question.

« J’allais voir maman, p-pourquoi ? »

Je n’avais pas besoin de connaître la réponse car je compris d’un coup en voyant son regard perdu. Elle voulait parler, se confier à quelqu’un. Je ne sais pas si c’était à moi en particulier où si c’était par hasard parce que je passais par là. Je décidai de continuai un petit peu la conversation.

« Tu vas pas au centre d’entrainement aujourd’hui ? »

Je ne savais pas comment elle allait prendre cette question. Allait-elle se braquer, comme elle a put le faire auparavant ? Je ne savais plus anticiper ses réactions. Nous ne nous connaissions plus. Non, c’était peut-être un peu trop fort… C’était ma sœur après tout. Je l’aimais.

« Je veux dire, comment tu vas ? Si tu as cinq minutes, on peut discuter, si tu veux…»

C’est bien ce que je pensais. Oui je voulais discuter avec elle. Je voulais lui raconter ma vie. Cela prendrait toute la soirée s’il le fallait.

« Oui bien sûr, maman comprendra si j’arrive un peu en retard. »

De toute façon j’avais la flemme d’y aller.

« Sinon oui je vais bien… »

Je m’arrêtai. Je ne savais pas quoi lui dire. Par quoi commencer.

« Dans quelques jours c’est la moisson alors tout le monde commence à s’agiter et tout, on a en plus plein de commandes pour ceux qui veulent voir le défilé des tributs donc j’ai de quoi m’occuper !»

J’avais hâte que les jeux commencent pour qu’on se retrouve, ma mère, Pearl et moi, dans le salon avec des chocolats chauds. C’est vraiment à ce moment là que je me sens le plus proche de ma sœur.

« Je sais que je n’ai pas été très présente ces derniers temps, mais je voudrais me rattraper. Ca fait un bout de temps qu’on n’a pas discuté alors je me disais… Il est temps de rectifier ça ! »

Je ne m’y attendais pas. Elle ne voulait pas juste parler avec quelqu’un. Elle voulait parler avec moi. Cela me réchauffait le cœur. Elle ne savait plus comment renouer les liens qui nous unissaient et qui faisait notre force auparavant. Je devais essayer de les renouer avec elle. Elle revenait vers moi après tant de temps à m’avoir repoussé, je devais saisir cette occasion.

« Oui c’est vrai que ça fait longtemps. Mais ce n’est pas forcément que de ta faute. Moi aussi je n’étais pas vraiment là. »

Cela faisait quelques temps déjà que j’y pensais. À force de retourner le problème dans ma tête, je me rendis compte que Pearl n'était pas la personne à blâmer. C'était moi.

« Je voulais te parler, ça tombe bien. »

Je marquai une pause.

Je voulais te dire que j’étais désolée. »

Je pensais y arriver, mais finalement, cela s’avérait plus dur que prévu.

« Je suis désolée de ne pas t’avoir porté dans ce que tu voulais faire. J’étais si triste que tu me quittes en même temps que papa… Maintenant je vois clair et je tiens à te dire que j’aurai dû plus t'encourager dans ton choix plutôt que chercher à te faire entendre raison. Est-ce que tu penses pouvoir me pardonner un jour ? »

Je m’étais libérée de mon fardeau. Libérée de tant de frustration accumulée aux cours des années. Je pensais au début que c’était parce qu’elle m’avait abandonnée. J’ai compris à présent que c’était moi qui l’avait fait. Allait-elle le comprendre ?






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