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 Ξ ou l'utilisation des armes du psyché

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Mitch Flecto
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MessageSujet: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Mar 4 Nov - 17:54

Ξ

ou l'utilisation des armes du psyché



EQUINOXE
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MITCH
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Le voyant rouge s’allumait déjà pour la deuxième fois en l’espace d’une heure. Mitch Flecto décida d’établir la connexion. Une vois féminine sortit des haut-parleurs cachés dans le bureau, la voix de la secrétaire du Chef de La Répression:



_  J’ai trouvé le sujet idéal pour Σ à petite échelle, un sujet qui correspond parfaitement à toutes vos attentes et qui nous fournira un alibi parfait. C’est une jeune femme de vingt-deux ans, Wiest Equinoxe Gaïa, née et élevée au Capitole. Elle est organisatrice pour les Hunger Games, plus précisément, elle est styliste du district dix. On la soupçonne d’avoir des tendances pro-révolutionnaires, mais l’Etat refuse de lui faire subir des tortures et vu et au sût de tous, bien qu’il veuille absolument réprimander ses erreurs.
_ Pour une fois qu’il marche dans notre sens... Et du côté psychologique?
_ Aucune aptitude exceptionnelles connues, Equinoxe semble influençable, l’esprit un peu  troublée, pas très sûre d’elle. Une proie facile… Physiquement elle ne sembla pas non plus extraordinairement résistante. En d’autre termes, c’est l’archétype de la jeune Capitolienne.
_ Parfait. Et qu’en est-il de sa famille ?
_ Elle n’est pas assez influente pour l’extrader.
_ Soit, ce sujet me convient parfaitement. Envoyez la chercher, et emmener la en salle d’interrogation, mais faîtes attention à ne pas la brutaliser. Donnez l’ordre à deux femmes, pour la mettre en confiance, et préciser qu’en aucun cas elles ne doivent la frapper, la blesser, l’injurier ! Faites moi également parvenir de la morphine en piqûre et un pack de test ADN.


Le Pacificateur faisait glisser ses doigts sur son bureau en simili bois laqué. La secrétaire repris :

_ Quelle nom dois-je donner à cette expérience ?

Son interlocuteur regarda les traces éphémères réalisées par ses doigts. trois traits parallèles, deux grands, en haut et en bas, un petit au milieu. Conscience, Préconscience et Inconscience, les trois composantes du psychée, indissociables, interagissant constamment. trois parties à briser pour pouvoir manipuler quelqu’un.

_ Appelez la xi. La lettre grecque : Ξ.

Moins d’une minute s’était écoulée qu’un pan de mur s’avança pour faire place à un tiroir contenant les objets demandés, immédiatement suivit des deux notes caractéristiques annonçant l’arrivée d’un ordre de mission à confirmer, ce que fit immédiatement Mitch. Puis, il récupéra la morphine et le test ADN ; et se dirigea vers la salle d’interrogation.
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Equinoxe G. Wiest
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MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Ven 28 Nov - 19:25



❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe
Affalée sur le canapé, la tête vers le bas, je regarde la télévision sans vraiment y porter attention. Je divague, me laissant bercer par le doux son qu’émet le poste. Plus le temps passe, plus la vie au Capitole me paraît dénuée de sens, mais je ne peut pas me permettre de disparaître car ils me retrouveraient bien trop rapidement et comment réussirai-je à vivre dans un district sans que les pacificateurs ne remarquent qu'il ne m'ont jamais croisé ? Vivre en plein dans la nature ? Je n'y connais rien et je mourrai trop rapidement. Je ferme les yeux et respire calmement, Les districts que j'ai eue l'occasion de voir étaient des joyaux, et bien que la pauvreté y règne en masse, ces gens là étaient des personnes fortes et bien plus empathiques. Je rêvais de fuir se quotidien, encore , chaque jours, je donnais des cours de danse et je me sentait inutile... Je sentait ma vie glisser entre mes doigts sans réussir à la récupérer.

Je commençais à m'endormir quand on frappa à ma porte, je fis un bon, et tombait au sol pitoyablement. Je relevais la tête en refaisant mon chignon, puis je me dirigeais vers la porte d'entrée en me frottant les yeux, puis je l'ouvrit délicatement. Deux femmes à l'air sérieuse, et habillée de façon plutôt sobre pour des Capitoliens étaient devant la porte. Je relevais un sourcil, surprise.

« Bonjour mademoiselle Wiest, veillez nous suivre s'il vous plaît... » Demanda la première

Mon cerveau fonctionnait à toute allure pour tenter de comprendre ce qui arrivait, je fit un pas en arrière sans vraiment m'en rendre compte, j'étais terrifiée, on m'arrêtait ! Je n'avais été aucunement rebelle, à par dans la tenue de mes tributs, mais seul Ethan et moi connaissions la signification, personne d'autre n'était au courant.

« N'ayez crainte, nous souhaitons juste discuter de certaines choses... » Répliqua la seconde

Je savait que si je refusait de les suivre, ils devraient me forcer la main plus méchamment, je pris donc une veste noire avec des arabesques dorées dessus, pris mes clés et fermait la porte. Pendant tout le trajet, je me tus, ne cherchant pas à savoir où elles m’emmenaient, de toute évidence, je le savait, mais je refusais de me l'avouer. Rapidement, grâce à un taxi, nous arrivâmes à un immeuble dans le nord de la ville. Nous prîmes un ascenseur et elle me laissèrent face à une porte d'un gris anthracite devant laquelle je n'osais pas entrer, une des jeunes femmes m'y poussa doucement à entrer et je frappais délicatement avant d'entrer. Tout mon corps devint du coton lorsque je me retrouvait dans cette pièce et mon sang se glaça, je ne sais pas par quel moyen j'ai réussi à aligner mes mots convenablement. J'étais devenue aussi pâle que la neige...

« Bonjour...Je suis Equinoxe Gaïa Wiest, Styliste du dix, vous avez demander à me voir ?... »


© Pando
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Mitch Flecto
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MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Lun 1 Déc - 17:50



Mitch souri. Il était assit derrière une table de simili-bois, sur laquelle était posés une belle bouteille pleine d'un liquide orangé aux reflets dorés, deux petits verres à alcools, et deux grands verres circulaires.

- En effet. Mesdames, veillez me laisser seul avec la demoiselle.

Les deux Pacificatrices quittent les lieux, laissant dans la salle Equinoxe, Mitch et sa secrétaire assise devant une petite table en retrait.

- Assaillez vous Mademoiselle.

Celle-ci obéit.

- Vous semblez... angoissée, apeurée. Quelque chose ne va pas ? Laissez moi vous servir un petit remontant.

La secrétaire émit un soupir, se leva et remplit les quatre verres de whisky, puis retourna à sa place.

- Vous savez, mademoiselle, nous autres Pacificateurs jouissons d'une très mauvaise réputation. On nous décrit comme des êtres brutaux, méchants. Mais nous ne le sommes pas, nous sommes simplement des hommes, des femmes avides de justice et de liberté. Nous voulons que tous puissent vivre en sécurité. Nous voulons le bien de tous, et sommes prêts à nous sacrifier pour cela. Savez-vous combien d'entre nous sont morts en service cette année ?
Les Pacificateurs doivent malheureusement parfois savoir se montrer stricts et fermes, contrairement à leur nature. La paix et la sécurité passent aussi par la punition et la prévention. Nous autres devons nous faire violence pour parfois, punir les coupables et les empêcher de récidiver.
Les gens sont ingrats. Si un instant seulement nous relâchons notre vigilance, c'est le sang dans les caniveaux et le feu dans les maisons. Alors oui, parfois nous devons être brutaux…

Mitch prit un petit verre.

- Vous ne buvez pas ?

Il finit d’un trait le whisky.

- Vous savez comme moi que ce n’est pas pour discuter que nous sommes là. Vous ne semblez pas particulièrement porter le Capitole dans votre coeur… Et vous semblez avoir fréquenter un “réfractaire”, vous voyez de qui je parle… Dites-moi tout, ne vous inquiétez pas, vous ne risquez rien si les faits vont dans votre sens. Que pensez vous du Capitole, de sa politique, et de ses dirigeants… et comment avez vous envisagé d’alléger leur joug qui pose sur vos épaules.

Hors RP:
 


Dernière édition par Mitch Flecto le Dim 15 Mar - 16:24, édité 1 fois
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Equinoxe G. Wiest
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MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Dim 1 Fév - 23:01



❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe
L'atmosphère de la pièce me rendais nerveuse, il y avais une sorte d’électricité dans l'air et le seul fait de me retrouver en face à face avec un pacificateur, un chef, qui plus est, et dont la tête me rappelais vaguement quelque chose, je l'avais sûrement vu une fois à la télévision ou à une soirée mondaine. Bien qu'il me sourit, je n'avais pas confiance en cet homme, il ne me l'inspirait pas. Il congédia mon escorte.

« En effet. Mesdames, veillez me laisser seul avec la demoiselle. Assaillez vous Mademoiselle. »

Je me dirigeais rapidement vers la chaise face à son bureau et m'y assis. Brusquement, repliant mes jambes sous la chaise et posant mes mains sur mes genoux, angoissée par ce qu'il se déroulera ensuite.

« Vous semblez... angoissée, apeurée. Quelque chose ne va pas ? Laissez moi vous servir un petit remontant. »

Je le regarde, interdite, n’osant rien dire, sa secrétaire versa, un alcool ambré dans quatre verres et je devinais que c’était du Whisky.

«Vous savez, mademoiselle, nous autres Pacificateurs jouissons d'une très mauvaise réputation. On nous décrit comme des êtres brutaux, méchants. Mais nous ne le sommes pas, nous sommes simplement des hommes, des femmes avides de justice et de liberté. Nous voulons que tous puissent vivre en sécurité. Nous voulons le bien de tous, et sommes prêts à nous sacrifier pour cela. Savez-vous combien d'entre nous sont morts en service cette année ?
Les Pacificateurs doivent malheureusement parfois savoir se montrer stricts et fermes, contrairement à leur nature. La paix et la sécurité passent aussi par la punition et la prévention. Nous autres devons nous faire violence pour parfois, punir les coupables et les empêcher de récidiver.»

Les gens sont ingrats. Si un instant seulement nous relâchons notre vigilance, c'est le sang dans les caniveaux et le feu dans les maisons. Alors oui, parfois nous devons être brutaux…

J'avais envie de lever les yeux au ciel, de soupirer car je me foutais pas mal de son discours sur « Les pacificateurs sont des gentilles personnes qui font le bien » Il contraignait les personnes des districts à crever vulgairement comme des bêtes. Mais je n'en fis rien, je resta calme, le fixant le plus paisiblement possible.

« Vous ne buvez pas ? »

« Non, merci... » Répliquais-je sèchement

« Vous savez comme moi que ce n’est pas pour discuter que nous sommes là. Vous ne semblez pas particulièrement porter le Capitole dans votre coeur… Et vous semblez avoir fréquenter un “réfractaire”, vous voyez de qui je parle… Dites-moi tout, ne vous inquiétez pas, vous ne risquez rien si les faits vont dans votre sens. Que pensez vous du Capitole, de sa politique, et de ses dirigeants… et comment avez vous envisagé d’alléger leur joug qui pose sur vos épaules. »

Mes mains se crispèrent sur mes genoux. Je le fixais droit dans les yeux.

« Que voulez vous que je vous dise ? Oui je fréquente Ethan Underwood, mais c'est normal, nous formons une équipe en cette année d'Expiation. Non, je ne porte pas forcément le Capitole dans mon cœur, quand on à l’occasion de pouvoir aller dans les districts, il y a de quoi tomber de son nuage, ne croyez-vous pas ?ma voix s'envola vers les aigus, et je me levais. Quand on sait qu'on vit tellement éloigné de ce qu'il se passe au-delà de notre petite idylle, que des gens souffrent, se bousillent pour nous nourrir, nous qui sommes seulement capable de les faire souffrir, de les laisser pourrir et des les traiter comme des sous-hommes, mais ont oublie qu'ils subviennent à nos besoins, Je les comprends, oui je les comprends ! Il est compréhensible que quand ont traite comme des bêtes les êtres qui meurent pour nous faire vivre et qu'on savoure, que l'on se délecte de leur mort, à quoi vous attendez vous ? Ils seraient bien stupides de ne pas se rebeller, de ne pas crier à l'injustice ! Vous dites que vous êtes là pour la justice, que vous êtes bons ! Arrêtez, arrêtez de me raconter de pareilles bêtises, vous êtes seulement des pions idiots qui ne sont pas capables de réfléchir par eux mêmes, qui suivent les ordres comme de vulgaires chiens ! »

Mes doigts tremblent sous l'énervement et mes yeux brillent, une larme discrète roulant sur ma joue. Je continue de fixer le pacificateur devant moi. Dans ma tête, tout tourne rapidement, et je me remet  en tête dernières phrases, et je me dis que j'y suis peu être allé fort et un peu loin, que je n'aurais pas dû me lâcher autant, mais tout s'est passer trop vite et je suis partie au quart de tour quand il à osé insulter Ethan en parlant de lui comme un « réfractaire »...

© Pando
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Mitch Flecto
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Mar 3 Mar - 22:17




Ξ

ou l'utilisation des armes du psyché



EQUINOXE

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MITCH

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Le Pacificateur s'autorisa un  bref sourire ironique, son plan fonctionnait à merveille. En seulement une seule fois, la jeune fille lui avait confirmé que le mentor Ethan Underwood était opposé au régime, elle avait avoué sa haine de l’État, des Hunger Games, du Capitol. Cela suffisait amplement pour l'abattre ; devait-il le lui dire ? Lui faire prendre conscience de son erreur avant de lui en faire subir les conséquences ? Non, pas si vite, il y avait sûrement encore quelque chose à en tirer. Mais qu'importe ? Il n'était pas nécessaire d'avoir fait quelque chose pour être tuer, l'interrogatioire n'était qu'une question de formalité, et de plus il avait apprit ce qu'il y avait de plus utile, la naissance d'un réseau, le plus dangereux qui puisse exister. Mais néanmoins il voulait savoir si son système de déséquilibrage psychologique fonctionnait, et pour cela il devait aller jusqu'au bout, continuer sur le ton de l'ironie, continuer la propagande, rendre plus seule encore cette jeune fille, et inverser les rôles : lui faire comprendre qu'elle est la méchante.
Mitch saisit la bouteille d'alcool et en remplit un grand verre. Puis, s'adressant doucement à Equinoxe :

- Vous devriez en prendre un peu, cela vous détendra. Vous en devriez pas tout me dire, ce n'est pas du jeu, et puis, c'est dangereux...
Je comprend votre malaise… Est-il plus étonnant qu'une organisatrice des Hunger Games se sente frustrée qu'un Pacificateur doute de la bonne action du système ? Vous, lorsque vos préparez vos tributs, vous déséquilibrez les chances... Aider vos deux tributs à être apprécier, les faire devenir des héros avant même qu'il n'aient foulé le champs de bataille, n'est-ce pas défavoriser vingt-deux autres jeunes gens ? Mais le vie est faite ainsi, nous ne pouvons agir que dans notre champs des possibles, le votre c'est de favoriser les chances de survie des deux adolescents, le mien est celui de la justice de l’État. Il est vrai que certains districts souffrent de pauvreté, j'y ai bien plus souvent que vous partagé le quotidien des habitants, mais je fais tout mon possible pour les aider. Je les empêche de s’entre-tuer, de devenir de vulgaires voleurs. Je veux que leurs enfants puissent grandir dans un monde de justice, un monde de Paix, où la Guerre n'est plus qu'un souvenir. Mais je me rend compte qu'aujourd'hui, sous prétexte de défendre ces pauvres gens, certains parlent de s'opposer au régime, ingrats envers cet État qui les nourrit, les habits, les guérit. Croyez-vous vraiment que se révolter sera bénéfique ? Ce ne sera pas dans le vin que cela pourra se fêter, mais seulement dans le sang que cela pourra se finir. Cela vaut-il réellement le coup de tout détruire ?
Equinoxe, je vais être honnête avec vous, je me suis moi aussi sérieusement posé ces questions, un jour il y a bien longtemps, lorsque je n'était qu'un simple soldat, et que j'avais était assigné à la protection des Vainqueurs, lors de la tournée de 2255, dans le district 11, et bien, je me suis dit qu'il fallait peut-être tout arrêter, tout recommencer à zéro, repartir sous un nouveau soleil, et recommencer à monde meilleure, et là, j'ai vu un petit garçon quelconque courant dans l'herbe, sa grande sœur à ses trousses. Ils riaient, insouciants, heureux de profiter du soleil magnifique qui resplendissait ce jour là… Pourquoi bouleverser leur petit monde ? Pourquoi leur faire connaître l'horreur du combat, la solitude après la perte de ses parents ? Ils allaient grandi dans un monde imparfait où ils allaient grandir, et où peu à peu, tout aller s'améliorer, doucement. Un pas après l'autre… Je me suis décidé à tout faire pour que jamais un monstre ne vienne détruire l'équilibre de tant d'innocents qui comme eux, grandissent dans ce monde. C'est de cela qu'on accuse l’État, de ne pas être parfait, alors qu'il fait beaucoup pour devenir l'idéal fixé ?
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Equinoxe G. Wiest
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Ven 1 Mai - 19:40



❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe
Je perçois du coin de l’œil le sourire ironique du pacificateur. Cela me refroidi et je me m'assoie dans mon siège. Je le détaille, et je sens qu'il à l'air de s'amuser, et ça ne m'aide pas vraiment à me calmer, mais arrêtons, arrêtons de jouer les loups, pas la peine qu'il s'amuse à me remettre à ma place. Je tente de me calmer, car je sais que plus je serait calme, mieux je pourrai calculer mes mots. Avec ce genre de personnage, il le vaut mieux. Je le ressent comme un prédateur, tournant autour de sa proie, essayant de voir comment elle réagit...Il reprends son alcool et s'en verse un verre.

« Vous devriez en prendre un peu, cela vous détendra. Vous en devriez pas tout me dire, ce n'est pas du jeu, et puis, c'est dangereux...
Je comprend votre malaise… Est-il plus étonnant qu'une organisatrice des Hunger Games se sente frustrée qu'un Pacificateur doute de la bonne action du système ? Vous, lorsque vos préparez vos tributs, vous déséquilibrez les chances... Aider vos deux tributs à être apprécier, les faire devenir des héros avant même qu'il n'aient foulé le champs de bataille, n'est-ce pas défavoriser vingt-deux autres jeunes gens ? Mais le vie est faite ainsi, nous ne pouvons agir que dans notre champs des possibles, le votre c'est de favoriser les chances de survie des deux adolescents, le mien est celui de la justice de l’État. Il est vrai que certains districts souffrent de pauvreté, j'y ai bien plus souvent que vous partagé le quotidien des habitants, mais je fais tout mon possible pour les aider. Je les empêche de s’entre-tuer, de devenir de vulgaires voleurs. Je veux que leurs enfants puissent grandir dans un monde de justice, un monde de Paix, où la Guerre n'est plus qu'un souvenir. Mais je me rend compte qu'aujourd'hui, sous prétexte de défendre ces pauvres gens, certains parlent de s'opposer au régime, ingrats envers cet État qui les nourrit, les habits, les guérit. Croyez-vous vraiment que se révolter sera bénéfique ? Ce ne sera pas dans le vin que cela pourra se fêter, mais seulement dans le sang que cela pourra se finir. Cela vaut-il réellement le coup de tout détruire ?
Equinoxe, je vais être honnête avec vous, je me suis moi aussi sérieusement posé ces questions, un jour il y a bien longtemps, lorsque je n'était qu'un simple soldat, et que j'avais était assigné à la protection des Vainqueurs, lors de la tournée de 2255, dans le district 11, et bien, je me suis dit qu'il fallait peut-être tout arrêter, tout recommencer à zéro, repartir sous un nouveau soleil, et recommencer à monde meilleure, et là, j'ai vu un petit garçon quelconque courant dans l'herbe, sa grande sœur à ses trousses. Ils riaient, insouciants, heureux de profiter du soleil magnifique qui resplendissait ce jour là… Pourquoi bouleverser leur petit monde ? Pourquoi leur faire connaître l'horreur du combat, la solitude après la perte de ses parents ? Ils allaient grandi dans un monde imparfait où ils allaient grandir, et où peu à peu, tout aller s'améliorer, doucement. Un pas après l'autre… Je me suis décidé à tout faire pour que jamais un monstre ne vienne détruire l'équilibre de tant d'innocents qui comme eux, grandissent dans ce monde. C'est de cela qu'on accuse l’État, de ne pas être parfait, alors qu'il fait beaucoup pour devenir l'idéal fixé ? »


Je refuse toujours son alcool, car je n'en suis pas friande, je n'aime pas l'effet que l'alcool à sur moi. J'écoute ses dires et je sais que cette espèce est douée pour les discours. Je me cale correctement dans mon fauteuil, croisse mes jambes et pose mon coude sur l'accoudoir.

« Oui, par mon métier, je sélectionne, je tente de déséquilibrer, pour que mon équipe puisse gagner, mais tout simplement car je n'ai pas le choix. Je n'ai pas choisie d'être la styliste du Dix, ma mère étant malade, c'est à moi que le flambeau revenait... Mais vous savez, je ne suis pas un boucher, je ne sélectionne pas les êtres vivant comme des bêtes en choisissant qui doit vivre ou mourir, c'est cela qui me dérange, nous ne sommes pas des « Dieux », qui sommes nous pour décider qui doit vivre ou mourir dans une Arène ? Ce qui me dérange, c'est la violence dans laquelle on plonge ces gamins, et en plus on filme, et les enfants voient cela ! Par ça vous nourrissez la haine, et vous le savez. Les capitoliens prennent les habitants des districts pour des sous-hommes, des objets de distractions, des bêtes qui s’entre tue, et les habitants des district finissent par se nourrir de haine, car ils font des travaux épuisants, certains vivent dans la pauvreté, on ne leur porte pas d'attention et on tue, leurs frères, leurs enfants, leurs amis. Il y a un grand écart qui ne cesse de se creuser et vous le savez, mais vous continuez. Ne me chanter pas que le Capitole est bon, s'il vous plaît, vous savez que la paix est fragile et qu'il suffit que certains se rebellent, décident de ne pas nous obéir et que l'ordre peu être remis en cause. Rien n'est éternel et un jour Panem ne sera plus, que vous soyez là ou non. Les jeux sont là pour rappeler ? Rappeler quoi ? Qu'il ne faut pas se rebeller car le grand Capitole est le plus fort ? Vous savez comme moi qu'on ne peux empêcher le sang de couler, mais vous ne faites pas vraiment en sorte d'aider à lutter contre cela, comme je vous l'ai dit plus tôt vous nourrissez les gens de haine, la haine engendre la guerre, la guerre le sang...Vous savez pertinemment que cela arrivera...Tuer n'aidera pas à calmer les tensions. Je peux comprendre que votre « job » est de calmer ceux qui ne vont pas dans le sens, le mode de pensée de notre état, néanmoins, vous chercher la paix en faisant couler du sang, en enfermant les gens dans un mode de pensée général. Moi, je cherche la paix dans la parole, en tentant de comprendre les gens, les gens sont heureux en étant libre, en étant cultivés, ils sont plus aptes à répondre de façon pacifique que par la force. Ne vous attendez pas à se que l'on vous caresse dans le sens du poil en étant ainsi. »
© Pando
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Mitch Flecto
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Dim 23 Aoû - 1:49

“... Ne vous attendez pas à se que l'on vous caresse dans le sens du poil en étant ainsi. “
La porte s’ouvrit dans un grand fracas, et deux carapaces blanches pénétrèrent dans la salle. Sans un regard pour leur chef, il saisirent brutalement la jeune fille, la soulevèrent de sa chaise et la traînèrent sur le parquet vers la sortie. Mitch sirota son verre d’alcool, mais, alors que les hommes de la mort avaient presque franchit le seuil de la salle, il leur lança  d’une voix autoritaire :

- Messieurs, puis-je savoir ce que signifie cette… ce comportement ?
Il désigna Equinoxe de son verre, et afficha une mine interrogatrice. Le temps sembla se figer, personne ne bougea. Puis brusquement les soldats reprirent leur marche.

- Il n’y a pas de paix pour les traîtres ! déclama l’un d’eux.
La porte claqua. Equinoxe fut traînée à travers des couloirs, des ascenseurs, des escaliers, puis de nouveaux des couloirs, et encore des ascenseurs, et d’interminables escaliers... Elle fut jetée dans une salle au  mur de béton granuleux,mouchetés de taches de sang, dont certaines étaient encore humides. Les deux hommes qui l’y avait menée sortirent leurs matraques de leur fourreaux et commencèrent à battre l’innocente jeune fille.
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Equinoxe G. Wiest
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MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Dim 23 Aoû - 12:23



❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe

« Messieurs, puis-je savoir ce que signifie cette… ce comportement ? »

Il me désigne de son verre de whisky d'un air interrogateur, et je suis partagée. Joue-t-il la comédie où es-ce réellement sa réaction. Il ne devrait pas être surpris, si les pacificateurs me traite pareillement, c'est qu'il le font avec habitude, l'habilité de leurs gestes en témoigne. Le temps semble se figer quelques instants, puis les deux hommes continue à me traîner au sol pendant que l'un réplique à son supérieur :

«  Il n’y a pas de paix pour les traîtres ! »

Celui en question claque la porte, puis ils continuent à me traîner, je ne cherche pas à me débattre, ils sont chez eux, et je n'ai aucune force physique, ils s’entraînent sûrement tout les jours. Je n'ai aucune chance. Mais au fond de moi, ça ne fait que appuyer la vérité de mes idées, on ne laisse pas la place à des pensées divergentes, ils veulent un mode de pensée générale, et qui ose dire que la vie des Districts est injuste  ce retrouve considéré comme traître. Les couloirs semblent interminables, les escaliers aussi. Je redoute l'instant où ce manège s'arrêtera. Et le voilà justement. Ils ouvrent une porte, toujours de leur grâce légendaire et me jette à l'intérieur, je regarde les murs autour de moi et devine aisément que c'est du sang qui tâche ces murs. Je me relève, les articulations douloureuses, les deux hommes s'avancent face à moi, matraque en mains, je déglutis. Je recule de quelques pas avant de me retrouver contre le mur, à la porté de mes bourreaux.

« Ahhhh !!!!! » La douleur se fait telle que je hurle quand le premier me balance son coup de matraque dans les côtes, je glisse le long du mur, les mains sur le visage, retenant les larmes. Le deuxième coup dans les bras, je serre les dents pour ne plus hurler. Les coups qui suivent, je ne les compte plus, mais chacun me font l'effet d'une brûlure, chacun me donnent envie d'hurler. Mais je me retient, plus je leurs montrerai que j'ai mal, plus ils s'en amuseront. J'ai mal partout, mes jambes sont en compotes, chaque membre que je bouge, même peu me font atrocement mal. Ce sont des fous à lier, ma parole ! Juste pour des mots ! Juste pour des mots ! Qui sont véridiques ! Une larme coule le long de ma joue. Car plus que tout ces coups, plus que cette douleur insupportable, je me demande, au fond de moi, si je reverrai les miens un jour, si je pourrai revoir Claire, Ethan, David, le petit Chase, ou encore ma mère, Gaïa. Et le fait de penser à cela me fait encore plus mal que ces coups qui fusent comme des feux d'artifices. Tout semble monter crescendo, la douleur, qu'elle soit physique ou psychique. Et au fond, je me questionne, serais-je un jour capable de pouvoir danser à nouveau, où vont-ils me détruire tellement que je n'aurai plus d'échappatoire ?
© Pando


Spoiler:
 
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Mitch Flecto
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Jeu 24 Sep - 9:46

Déjà sept jours s'étaient éculé depuis la mise en détention d'Equinoxe Gaïa Weist. Elle avait subit de multiples sévices, allant du coup de poing au coup de matraques. Mais à la demande du chef de La Répression, elle était moins battue que les autres détenus. Beaucoup moins. Frappée une, deux, trois fois tout au plus par jour, quand les autres prisonniers subissaient la gégène, la mutilation, ou d'autres tortures toutes moins enviables les unes que les autres. D'ailleurs elle n'avait été menottée au mur qu'au quatrième jour. Parmi les tortionnaire, cela devenait un sujet de discussion, pour une fois que la routine changeait. Certains allait même jusqu'à prétendre qu'entre Flecto et la jeune fille il existait quelques relations, bien qu'il n'osaient jamais parlait de « l'invitée spéciale » quand ledit Flecto effectuait une tournée dans les prisons. Durant ces sept jours, il était passé deux fois, et avait passé un temps important devant l'écran de vidéosurveillance de la cellule murée d'Equinoxe, sans jamais la voir directement. Ce jour-ci, Mitch Flecto se dirigea directement vers l'écran de surveillance, et demanda à l'un de ses subordonnés le compte-rendu exactes de toutes les tortures infligées à Weist, ainsi qu'une évaluation précise de son état de santé, tout en appliquant sur son bras une pommade malodorante, sur laquelle il enroula un bracelet d'écailles mou, qui se contorsionnait dans les airs. Une fois cet étrange objet bien en place, Mitch se dirigea alors vers la porte blindée, passa son badge, effectua un code, puis, une serrure apparaissant, il y entra une clef. Il poussa la porte, la laissant légèrement ouverte derrière lui, puis dévisagea la jeune fille, pendant de longues secondes il n'émit pas un bruit. Puis, d'une voix basse et rapide, il lui dit sa libération.

- La porte prend trois minutes à se fermer, il n'en reste plus que deux. Si vous la dépassez vous êtes libre. Donnez moi votre main, je vous enlève vos fers.

En joignant l'acte à la parole, il tendit une main bienveillante à la détenue, tendit que dans l'autre une petite clef était suspendue. Puis, tenant le poignet d'Equinoxe, il lui ouvrit les menottes. Peut-être était-ce un jeu de lumière, mais en tout cas, il semblait que le bracelet de l'homme glissait légèrement autour de son bras. Toujours est-il qu'à peine ses chaînes enlevées, la jeune fille s’écroula au sol. C'était d'abord comme des fourmis sur son bras, puis, à une vitesse impressionnante, cela s'était propagé dans ton son corps C'était comme de l'urticaire, mais à l'intérieur des veines. Et en plus douloureux. Déjà ses mains son système capillaire sanguin se dessinait sur sa peau, puis les veines elle-même se mirent à grossirent. Deux petits trous rouges sous le poignet. Le Pacificateur quitta la cellule. Trois minutes.
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Equinoxe G. Wiest
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Jeu 4 Aoû - 21:06



❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe

Recroquevillée au coin d'un mur les mains protégeant sommairement ma tête, je reste tremblante, le corps bleuit par les nombreux coups. Je ferme les yeux pour tenter de me concentrer, je souffle bruyamment puis inspire. Depuis combien de jours suis-je ici ? Quand tout ceci va enfin s'arrêter?Je descends ma main doucement sur mes jambes, le simple fait de passer mes doigts dessus me font souffrir...De quoi ai-je l'air là, à cet instant ? J'ai l'impression d'être un animal, qu'on maltraite par folie...Puis je repense aux paroles de ce pacificateur, qu'importe ce qu'il me dira, mon avis ne changera pas, il s'affirme même à chaque coup que l'on me porte.

Il y a des moments où je tente de me lever, seule dans ma cellule, je serre les dents , car chaque pas que je fait me donne envie d'hurler, mais je m'oblige et je fait le tour de ma cellule en grognant, me tenant au mur. Puis je m'allonge sur le sol et je reste immobile. Je n'ai plus envie de rien, la seule force qu'il me reste, c'est celle de penser, mais cela ne m'aide pas vraiment. C'est un peu comme des vagues, ça viens et ça part, inlassablement. Et chaque fois, la même réflexion me fait face, rien ne sera plus jamais comme avant, jamais. C'est lors d'une de ces réflexions qu'il apparaît, Mitch Flecto. J'aimerai pouvoir lui cracher au visage, me défendre, l'insulter, mais je ne fait que relever sauvagement la tête vers lui et lâcher un grondement sourd. Et encore dans ma tête cette même question revient « de quoi ai-je l'air ? ».

« La porte prend trois minutes à se fermer, il n'en reste plus que deux. Si vous la dépassez vous êtes libre. Donnez moi votre main, je vous enlève vos fers. »

Il s'approche, mais je ne bouge pas, il attrape ma main et dès que je sens les fers se détacher de mes poignets, une douleur fulgurante me frappe, je vois du coin de l'oeil un serpent avant de m'effondrer de douleur et de lâcher un hurlement dont je n'ai aucun contrôle, j'ai le cœur qui bat dans tout mon corps, je n'arrive pas à réfléchir. Le pacificateur sort de la pièce et je sert les dents, et au mieux de hurler, c'est les larmes qui coulent. C'est atroce, j'ai envie de me frapper la tête contre le mur, c'est insupportable. Mais je refuse de rester ici. J'essaye de me relever, mais je n'arrive qu'à reste à quatre pattes. J'avance lentement, mais j'arrive à sortir et dès que la porte est dépassée, je m'assoie contre le mur à coté de moi. Plus j'essaye de me raidir, plus mes muscles semblent trembler, incontrôlables.
© Pando
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Mitch Flecto
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Jeu 11 Aoû - 1:38

Mitch frottait son bras, la créature modifiée génétiquement venait de regagner sa boîte, et la pommade qui permettait de protéger sa peau commençait à craqueler. La douleur de la petite devait être immense, à n’en pas douter.
L’alarme retentit soudain, hurlante, assourdissante. Équinoxe avait franchi la porte, malgré le poison qu'il lui avait injecté, malgré les hématomes qui lui brisaient les jambes. Impressionnant. Ainsi, Équinoxe vivrait encore un certain temps, ou du moins si la porte ne l’avait pas tranchée en deux, ou que le poison ne l’avait pas tué après qu’elle ai passé la porte. À moins qu’un pacificateur n’ai abusé de son teaser, s'il n’abusait pas d’elle, plus bestialement.
Le chef de la Répression quitta la salle auparavant regagnée, saisissant au passage une seringue emplie d’un liquide blanchâtre.
Quelques couloirs blancs, quelques lampes identiques. Des cache-vitres de fer blanc et des portes métalliques. Des hommes bien méchants et des armes excentriques. Monotone. Le chef de la Répression traversa quelques couloirs ; ainsi fallait-il passer à l'étape suivante de son plan. Se placer comme l’unique espoir, tout en oppressant la victime, sans qu’elle n'ait de contacts avec quiconque d’autres.
Enfin, il atteint la cellule d’Equinoxe Weist. Celle-ci était écroulée contre le mur, quand un homme en blanc porta sur elle sa matraque. Mitch se saisit de son teaser ; une pression, et celui-ci hurlait, gesticulait, jusqu'à sombrer dans l'inconscience. Mitch Flecto de tendre une main à la jeune fille. Et là, seulement, il remarqua son état. Quoiqu'en disent les rumeurs, la fille avait souffert. Moins que d’autres, bien moins que d’autres, évidemment, mais elle n’avait pas le luxe d'être inconsciente. Les parties dénudées de son corps bleussaient d'ecchymoses, des cicatrices lacéraient sa peau - du sang suintait en certains endroits. Il ne savait pas même si elle tiendrait debout. Mais elle refusa la main tendue. Mitch agrippa tout de même le bras, et la tirant subitement vers lui, il prononça un mot unique : dors… en plantant, de la main gauche, une aiguille contenant une forte substance étourdissante dans le biceps de la jeune détenue. Cette dernière s'écroula au sol, sans que son bourreau ne daigne esquisser le moindre signe de souci pour elle. La seringue, retirée, tinta sur le sol.  Apercevant une caméra de surveillance, il fit signe, intimant muettement l'ordre de venir. Une porte latérale s’ouvrit à toute volée, vomissant deux pacificateurs, casques, carapaces et armes. Leur chef ordonna de porter la jeune fille, et eux, aussitôt, d'obéir.
Ainsi ils franchirent de nouveaux de vastes couloirs remplis de cris, empruntèrent un ascenseur, franchirent de nouvelles salles. Les murs abandonnaient ici la traditionnelle couleur pâlote pour du metal, violent, absorbant la lumière. Ils pénétrèrent dans une pièce - une salle bien différente des habituelles cellules de torture. Ici, point de barreaux, seulement une fenêtre aux volets soudés, totalement opaque au moindre rayon lumineux. Mais hormis ce détail, la salle semblait une suite d'hôtel. De la forme d’un parallélipipède parfait - cinq mètres de profondeur, trois et demi de largeur, deux mètres et demi de hauteur, elle respirait une forme de luxe. Murs bleu, lit de bois verni aux draps et couvertures d’un bleu plus riche. Table de bois, finement travaillée, dépourvue de nappe, devant laquelle trône une chaise. Armoire vernie, contenant en tout et pour tout trois pantalons noirs, trois shorts noirs, trois t-shirt noirs, trois chemisiers noirs, trois  pulls noirs, trois paires de chaussures noires et trois jeux de sous-vêtements, noirs, évidemment. Parallèlement au lit, dans le coin gauche, une vitre de verre légèrement teintée de deux mètres de haut, derrière, une douche, une cuvette de toilette, un évier surmonté d'un miroir, et une tablette supportant quatres serviettes de tailles différentes. Nulle porte pour fermer cet espace de toilette, nul rideau pour l’isoler.
Les tortionnaires déposèrent la jeune fille sur le lit, puis se retirèrent, Mitch avec eux. Peu après, alors qu’Equinoxe était encore inconsciente, trois infirmiers vinrent la soigner, enduisant les hématomes d’une pommade épaisse, désinfectant les blessures, cousant les entailles. Vint le tour de trois esthéticiennes, généralement attitrées aux tributs des hunger games, habitués à transformer les blessés en un corps parfait. Elles aussi, de laver la jeune inconsciente, d'enduir sa peau de pommades, et autres produits. Une fois les soins finis, elles entreprirent de la vêtir d’une des tenues noires à disposition, pantalon et t-shirt, simplement, avant de s'éclipser.
Derrière un écran, un scientifique à blouse blanche abaissa une manette, et aussitôt la table s’ouvrit, un plateau s'éleva, surmonté d’une assiette contenant une large portion de nourriture grise, trois tranches de pain, une carafe d’eau, une pêche, mais également un flacon de savon. Derrière lui, Mitch Flecto attendait le réveil de la jeune prisonnière.
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Equinoxe G. Wiest
« Invité »


MessageSujet: Re: Ξ ou l'utilisation des armes du psyché    Sam 13 Aoû - 23:30


❝Ξ ou l'utilisation des armes du psyché ❞
Mitch & Equinoxe

Respire, calme-toi...Non, je n'y arrive pas, mes bras continuent de trembler tandis qu'une sirène stridente se met à retentir. J'ai affreusement mal partout, ma tête me balance. Je la repose contre le mur glacial. Maintenant que je suis sortie, que vont-il me faire ? Me torturer encore, j'imagine, mais de quelle  manière ? Vais-je finir comme Pantalaimon et tant d'autres ? Une esclave privée de langage, à la merci de mes compatriotes. Rien que de penser à ceci me donne envie de vomir. Mais mes pensées s'effacent très vite lorsque les pas lourds d'un pacificateur retentissent à mes côtés. Je regarde du coin de l'oeil l'homme qui s’approche, il sort une matraque noir de sa main drapée d'un gant blanc et je m'attends à recevoir le coup....

L'homme lâche un hurlement et s'écroule au sol. Il laisse place à l'homme qui m'avais permis de sortir quelques instants plus tôt. Que me veut-il encore ? Je le vois tendre sa main en ma direction. Pas deux fois, je ne me ferais pas avoir deux fois. Alors que j'entreprends de me relever à l'aide du mur contre mon dos, il attrape mon bras fermement et plante une seringue blanche dans mon bras et m'intimant de dormir. Mon corps se relâche complètement et je perd pied avec la réalité.

Mon corps est affreusement lourd, j'ai l'impression d'être sur quelque chose de mou, j'ai peur, je délire, c'est ça ? Il fait noir. Je ne comprends plus rien. Mes paupières peinent à s'ouvrir, mais je parviens à les ouvrir, je remue doucement mes doigts et tâte le tissus sous ma main. Le plafond n'est pas très coloré, mais les murs semblaient bleus du coin de l’œil. Quelque chose me chiffonnais chose clochais. Je relève doucement tout mon corps et me retrouve assise sur le bord du lit. Il n'y a aucune lumière de l'extérieur. Les volets sont encore fermés ? Es-ce que je viens de sortir d'un terrible rêve? Je n'ai mal nul par, et je sens une odeur qui n'est pas la mienne, une odeur de propre, mais, il manque quelque chose. Étrange. Il y a un plateau avec de la nourriture grisâtre dans une assiette, j'attrape la pêche et la mange, puis une fois terminée, je laisse le noyau sur le plateau puis, je prends une gorgée d'eau.

Je ne reconnais pas ma chambre, mais il y a quelque chose d'étrange. J'ai trop bu hier soir ? Pourtant  j'en ai horreur, et l'envie de m'arracher les cheveux que j'aurai du ressentir au réveil était aux abonnés absent. Je décide de me lever et autre chose cloche. Mes pas, ils sont lourds, et disgracieux, j'ai du mal à tenir sur mes pieds. Depuis combien de temps n'ai-je pas marché, et donc depuis combien de temps n'ai-je pas dansé, la reprise va être dure. Je m'avance vers la porte, elle est verrouillée. Ok d'accord, là il y a quelque chose de louche. Je vais vers la salle de bain et m'inspecte dans la glace puis je retourne sur le lit et m'assoie et je me met à rire. Je délire, pas vrai ? Mais je n'ai pas bu, je n'ai pas bougé depuis longtemps, je n'ai pas dansé depuis autant de temps, la porte est verrouillée, ce n'est pas chez moi. Bien, si l'homme aux cheveux grisonnant passe la porte, je saurais à quoi m'en tenir. Pour passer le temps, je commence à m'échauffer, comme si je me préparais à danser.
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Ξ ou l'utilisation des armes du psyché

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