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 EXPIATION - Présentation des tributs

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MessageSujet: EXPIATION - Présentation des tributs   Dim 26 Oct - 23:24





Expiation - Présentation des tributs
Arrivée au Capitole : Début de la préparation à la Parade








ROLE-PLAY
__________________

La clameur de la foule, leurs petits cris d’accueil,… C’est ce qu’on pouvait croire que les tributs remarqueraient le plus en descendant de leur train au Capitole tant l’ambiance y était plongée dans une excitation palpable à en donner la nausée. Au lieu de cela, c’était souvent les couleurs vives des vêtements, l’excentricité de leur maquillage ou encore leurs grands yeux si naïfs qu’ils en semblaient trop innocents pour refléter la cruauté du sort qu’ils souhaitaient en réalité aux tributs qui interpelaient le plus ces derniers.

On les avait pressés lorsqu’ils avaient rejoint le quai. Les pacificateurs leur avaient tracé une voie libre dans la foule venue en masse pour découvrir ces nouvelles têtes blondes tellement charmantes et qui deviendraient bientôt leurs futures victimes, au rythme des paris effrénés.

Chaque équipe était parvenue sans encombre à sortir de la gare puis était montée dans un véhicule sombre et très luxueux aux vitres teintées. Certains tributs n’avaient pas hésité à fendre la foule de leurs sourires et de larges signes de la main pour les assurer de leur affection, d’autres s’étaient fait plus discrets, presque fuyants, tandis que d’autres encore affichaient presque un dédain envers ces gens qui allaient désormais décider pour eux de leur sort. Car ainsi allant les Hunger Games.

En file bien ordonnée et encadrée par une importante escouade de Pacificateurs, prêts à parer à toute éventualité, le cortège des véhicules arriva bientôt au centre qui accueillait chaque année les tributs de tous les Districts. Une fois arrivée, chaque équipe descendit de sa voiture pour se rendre à l’intérieur, l’une après l’autre, sans se croiser, alors qu’à chaque fois qu’une nouvelle portière s’ouvrait les habitants du Capitole les acclamaient avec une ferveur peu commune. On sentait bien là tout le retentissement de l’Expiation et l’effet extraordinaire qu’elle provoquait en tous ces spectateurs survoltés à l’idée d’assister à une édition mémorable.

Les tributs furent ensuite séparés de leur mentor et chacun fut conduit dans un box où leurs préparateurs les attendaient d’ores et déjà de pied ferme. Sans demander leur avis, ils les firent se coucher sur les tables de métal froid et commencèrent la transformation qu’ils voulaient opérer en leur mannequin éphémère.


Tous furent déshabillés, plus ou moins facilement même si, à chaque tentative de résistance, un Pacificateur posté non loin avançant suffisamment pour rappeler que la seule règle qu’on leur demandait à présent de respecter était de se soumettre à la volonté du Capitole. Nus comme des vers sur les tables d’opération qui auraient tout aussi bien pu être celles d’une autopsie, les préparateurs dont les yeux perçants se cachaient derrière de longs cils artificiels s’affairèrent à faire disparaître chez tous le moindre signe qui aurait pu laisser penser que ces enfants venaient des Districts. L’eau de la douchette, le raclement des rasoirs sur la peau, l’épilation à la cire des poils disgracieux, les coups de ciseaux dans des mèches rebelles, rien ne fut oubliés par ces petites mains précises et soignées dont les ongles peinturlurés aux couleurs de l’arc-en-ciel ne pouvaient que rappeler aux tributs que les choses sérieuses avaient commencé.

Quand enfin cela fut fini. Ils s’écartèrent sans un mot pour regarder de plus loin leur création : les tributs venaient de devenir de potentiels vainqueurs et cette sensation leur procurait un plaisir malsain. Un plaisir mêlé d’un désir de gloire. Satisfaits, ils finirent par les faire se lever, toujours sans leur adresser la moindre parole et tendirent aux tributs une simple chemise blanche, plutôt large pour dissimuler leur corps dénudé. Puis, sans même s’acquitter d’une parole réconfortante ou acerbe, ils rassemblèrent finalement dans un seul et même box les tributs couverts et quittèrent la salle.

Plusieurs minutes se passèrent, des dizaines peut-être tant le temps passé dans ce box fermé à clef, sans issue, était imperceptible… Les minutes défilaient, leur paraissaient une éternité. Certains tournaient en rond dans leur cage de béton et d’acier, d’autres s’accommodaient plutôt bien de la situation en contemplant leur nouveau corps soigné de toutes les imperfections liés à leurs classes sociales. Chacun avait fait le choix de vivre sa sélection pour l’Expiation de la manière qu’il lui convenait le mieux, chacun acceptait…en quelque sorte.
Des pas dans le couloir vinrent soudain perturber le silence qui régnait jusqu’alors. Ils se firent de plus en plus intenses jusqu’à ce que la porte du box s’ouvre pour laisser apparaître une personne, une personne dont les vêtements si particuliers et évocateurs du précieux style capitoléen ne pénètre dans la pièce suivie de près par le mentor de l’équipe. Avec un sourire sur les lèvres, les yeux brillants de mille étincelles brûlantes d’excitation : nul doute qu’il ne pouvait s’agir que de leur styliste qui avait quelques révélations à leur faire…[/b][/color]









Dernière édition par Selena B. Blewstone le Dim 26 Oct - 23:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Dim 26 Oct - 23:27





Expiation - Présentation des tributs partie 1/3
Détail des tenues des tributs








Préparation et habillage des tributs
__________________


HORS RP

Voilà la première étape de présentation est lancée ! Pour l'instant, on ne parlera pas de rencontre entre vous dans vos quartiers, vous aurez du temps pour cela après la présentation donc faites abstraction de ce qui s'est passé entre le train et votre préparation. A la suite, vous devez poster un rp relatant vos impressions sur votre préparation et bien sûr sur la tenue que vous fait porter votre styliste.

A partir de là, on aura plusieurs cas :

• Pour les district 5, 9 et 10, vous ne saurez pas tout de suite vos tenues, puisque vos stylistes sont joués. On vous laisse donc discuter avec eux et vous faire l'annonce de votre costume.

• Pour tous les autres districts, ce ne sont pas de vrais joueurs mais le staff qui a décidé de vos tenues. Nous  vous postons à la suite quelques détails sur vos stylistes (afin de vous faciliter la visualisation du personnage qui vous habille) ainsi que vos tenues. Lors de votre réponse, on ne va pas faire intervenir de pnj styliste pour chacun d'entre vous, cela serait trop compliqué. On vous autorise donc à faire vous-même parler et agir votre styliste dans votre rp. Votre rp devra se terminer dans la salle de préparation, une fois que vous êtes habillés et que vous avez éventuellement commenté votre tenue. Un PNJ postera la suite idéalement une semaine plus tard (vous n'avez a priori qu'un ou deux rp à poster) voire éventuellement deux semaines. On essayera de tenir nos délais mais encore une fois, ça dépend principalement de vous ! Bon jeu ♥


District 1

D1:
 

District 2
D2:
 

District 3
D3:
 

District 4
D4:
 

District 5
D5:
 

District 6
D6:
 

   
District 7
D7:
 


District 8
D8:
 


District 9
D9:
 

District 10
D10:
 

District 11
D11:
 


District 12
D12:
 


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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Mar 28 Oct - 16:41






Présentation des tributs

Les tenues étaient terminées depuis une semaine et je savait à quel point notre équipe était déjà mal partie pour gagnée, pourtant, les deux tributs du Dix semblait plutôt résistant par rapport à d'autre tributs, mais à moins d'un miracle, leur chance de gagner étaient presque nulles. Pourtant, je n'ai aucune envie de les emmener dans cette arène, de les emmener à la mort, aussi certaine soit-elle. Je veut me persuader, qu'au moins un des deux survivra.

Ce soir, j'allais les voir de face, devoir affronter leur regard dur, empli de haine envers les Capitoliens et leur haine est tout à fait justifiée. Alors j'y marche doucement et je laisse le temps traîner un peu. Je suis contente des tenues que j'ai réalisées, mais je suis septique quant à l'avis d'Ethan. Surtout vu le texte qui m'a donné l'idée. En attendant le reste des stylistes, je reste, dos contre mur. Ma tenue n'était pas aussi extravagante que celle de certain de mes collègue mais dévoilais une certaine richesse. De hauts talons noirs accompagnées de petites roses blanches, de diamants et saupoudrée de paillettes d'or, un pantalon taille haute, noir et basique, un bustier fait de millions de filaments blanc et d'or, le tout avec une veste « kimono » noire où de magnifiques roses dorées y étaient dessinées. Mes cheveux était rassemblés en un chignon flou et mon maquillage restait pour le moins très simple, eye-liner, mascara, fard à paupières doré et baume à lèvres couleur pêche.

Rapidement, les derniers stylistes retardataires arrivent et nous nous avançons vers une salle où tout les tributs sont regroupés. Quand le styliste du Un, Aron, un homme efféminé ouvre la porte, j'ai envie de reculer car la vision me terrifie, ont laisse enfermé dans une salle, les prochaines personnes qui s'entreturront, et je m'imagine, à la place des tributs, de mes tributs. Que ressentent-ils ? Rapidement j’aperçois mes deux tributs, et sans attendre quoi que ce soi, je m'approche d'eux, l'air un peu pressée et nerveuse.

« Bonjour Chloé et Jason. Je m'appelle Équinoxe, et je suis votre styliste. Ethan arrivera un peu plus tard... Vous me suivez ? »

Puis je me dirige vers la sortie, en se cessant de me retourner pour vérifier qu'ils me suivent. Une fois hors de cette salle, je me dirige à grande enjambées vers une salle de préparation, spécialement pour nous. Chaque district à la sienne et je suis plutôt contente de ne pas être enfermée avec cette folle de Daphnée... Une fois dans la salle, seule, avec mes deux tributs, je m'autorise à être plus calme et moins sèche. Je dépose deux sacs sur une table qui traîne, juste à côté de moi.

« Bien... » Dis-je doucement en plongeant une main dans un des sacs pendant que mon autre mains se baladait dans mes cheveux, jouant avec une mèche rebelle qui passait dans le coin.

Je sortait délicatement les tenues de mes deux tributs. Pour Chloé, j'avais choisie de créer une robe relativement simple en cachemire couleur terre, agrémenté de dentelle au niveau des hanches et du bas de la robe qui s'arrêtait juste au-dessus du genou. Quelques bracelets en ivoire et une cape avec capuche, en laine de mouton qui se stoppait juste un peu plus bas que les coudes. J'étais vraiment fière de cette cape qui allait lui donner un air vraiment mignon et inoffensif. Quant à Jason, j'avais réalisé un haut simple en cachemire beige et accompagné d'un pantalon dans la même matière mais dans le même coloris que la robe de sa partenaire. Une cape, en laine qui s'arrêtait au niveau de son bassin, avec des cornes qui allait lui donner un côté protecteur et un peu plus viril. A peine avais-je fini de poser les vêtements sur la table, qu'une femme entra, me donna les petits chiots labrador et reparti directement sans un mot. Une muette, aussitôt cela me fit frissonner et pour me calmer, je caressais ces de petites boules de poils.

« Donc voici vos tenues, vous porterez chacun un de ces petits chiots... Hum...euh, Chloé, je vais venir t'aider à enfiler tout ça, Jason, tu peut te débrouiller pour le pantalon et le haut ? Je me charge du reste après... »

Et voilà que je me m'étais à bafouiller devant mes tributs, Bravo Equinoxe ! J’espérai seulement ne pas donner une mauvaise image de moi à mes tributs, j'étais un peu à cran avec cette Expiation et je m'en voulais d'apporter à la mort, des personnes à peine plus âgées que moi... Je déposais les chiots au sol avant d'attendre leurs réponses.
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Mer 29 Oct - 9:12

J'étais allongé sur une table de métal, complètement nu. Le froid du métal pénétrait doucement dans mon corps, tandis que mes préparateurs s'affairaient sans me regarder.
Il faut dire que je ne leur avais pas adressé la parole non plus depuis mon entrée dans la salle de préparation, me contentant de faire ce qu'ils me demandaient sans montrer aucune émotion.

Je me doutais qu'ils devaient être frustrés, les tributs de mon district étant souvent volontaires et donc plus coopératifs, et cela me procura une joie éphémère. Je n'allais pas faire de bêtise, pour ne pas nuire à Thalia, mais je n'allais pas non plus leur faciliter la tâche.

Mes préparateurs s'approchèrent alors de moi, et l'un d'eux me dit d'une voix de crécelle :

- Nous allons vous épiler les poils du torse, des bras et des jambes. Cela risque de piquer un peu.

Je leur jetais une regard noir, sans répondre. Puis, je fermais les yeux. Cela ne servait à rien de m'énerver, autant profiter de ce moment pour me reposer. J'allais en avoir tellement besoin...
Je sentis les préparateurs déposer une sorte de pâte chaude sur mon corps, avant de tirer d'un coup sec. La douleur fut plus forte que je ne l'imaginais, mais je serrais les dents pour ne rien montrer. Après, ils m'enduisirent le corps d'une crème qui m'enveloppa dans une intense sensation de fraicheur et qui sentait l'herbe coupée. Finalement, la préparation n'était pas un moment si désagréable...

Au bout d'un moment, le préparateur me toucha doucement l'épaule et annonça :

- Nous allons maintenant passer à votre visage. Après le rasage, nous allons vous faire un léger peeling, rien de trop fort, votre vie au bord de mer fait que vous avez une peau naturellement belle. Puis nous rectifierons votre coupe de cheveux.

Une peau naturellement belle ? Je manquais de pouffer de rire. Voilà une conséquence de mon travail que je n'aurais jamais imaginé !

Après une heure à avoir manié rasoir, ciseaux et tubes de crèmes diverses, mes préparateurs, s'écartèrent. Ils avaient fini leur travail.
Je me relevais alors et m'approchais d'un miroir.
C'était bien mon reflet que je voyais, mais un reflet subtilement différent.
Plus... beau je crois. Plus classe en tout cas.

Mes préparateurs m'apportèrent alors une sorte de chemise blanche informe, que je passais. Puis, sans un mot, ils me conduisirent vers un box. ou se trouvaient déjà d'autres tributs.
Nous avions l'air ridicules dans ces chemises blanches informes !

Du coin de l'œil, je remarquais Pearl. Je hochais alors la tête en sa direction, avec un léger sourire. Elle était vraiment magnifique, une vraie conquérante.
Puis je vis Leanne, et je détournais le regard. Nous trouverions bien le temps de discuter....plus tard, loin des oreilles indiscrètes.

Soudain, je vis Thalia à mes côtés. Sa préparation l'avait transformée, elle était maintenant sublime. Son maquillage, qui demeurait assez léger, faisait ressortir ses traits et la couleurs de ses yeux. Avec un sourire beaucoup plus tendre que celui que j'avais adressé à Pearl, je lui prit la main et la serrais fortement.

La porte s'ouvrit alors et nos stylistes entrèrent. Ce fut soudain une explosion de couleurs et parfums. Je cherchais lequel était le notre, lorsque je le vis s'avancer, en compagnie d'Oliver. Je fis un petit signe de tête en direction de ce dernier. Depuis notre voyage en train, nous nous étions beaucoup rapprochés, et nous formions une vraie équipe soudée.

Notre styliste était assez jeune, grand, avec des cheveux bleu pétants. il me déplut instantanément. Il s'approcha alors de nous et nous entraîna vers une autre salle en se présentant :

- Bonjour, Je suis Pacôme, votre styliste. Holala, vous êtes vraiment magnifiques tous les deux ! J'ai vraiment de la chance... dit-il en nous détaillant de la tête aux pieds. Je sentais son regard couler comme de l'huile sur nous, et s'attarder longuement sur Thalia.

De nouveau je sentis la colère monter en moi et j'allais exploser, lorsque je sentis la présence d'Oliver juste derrière moi et je me calmais, en serrant les poings.

- Bon, il serait vraiment dommage de cacher des corps comme les votres, alors votre tenue est vraiment minimaliste. Elle ne cachera que l'essentiel.

Pacôme dévoila alors nos tenues avec un grand geste théatral.

- Et voila ! J'ai choisi de faire de vous des divinités de la mer, des être presque surnaturels tout juste sortis de l'eau. Qu'en pensez-vous ?

Je fixais nos tenues, trop abasourdi pour répondre.
Des coquillages pour tout vêtement. Nous allions défiler vêtus uniquement de coquillages et de filets de pêche ?
Je sentis la fureur me monter au nez, mais un regard en direction d'Oliver me ramena à la raison. Cela ne servirait à rien de m'énerver, je porterais ces tenues, que je le veuille ou non.

J'enfilais alors rapidement mon costume, sans pouvoir m'empêcher de bougonner tout bas. Une fois que je fus prêt, je me regardais dans le miroir. Je devais admettre que je le portais plutôt bien, car j'avais le physique pour, mais cela me dérangeait quand même de défiler quasiment nu devant tout le Capitole. C'était une réaction étrange d'ailleurs, car je n'avais été spécialement pudique...

Notre styliste parlait derrière moi, mais je ne prêtais aucune attention à ses paroles. Je n'avais pas envie de faire attention à lui.
Bon, la tenue m'allait bien, d'accord. Par contre le trident, je trouvais vraiment ça ridicule. En plus, il faisait vraiment plastique, jamais je n'aurais pu attraper un poisson avec ça !

Je me retournais alors vers Thalia pour lui montrer lorsque je m'arrêtais, bouche bée. La tenue, qui m'allait très bien, sur elle était.... Je n'avais pas de mots pour le dire, mais j'eus soudainement la bouche sèche et le cœur qui se mit à battre un peu plus fort.

Thalia, ma douce Thalia, était maintenant une vraie déesse de la mer, belle, sensuelle...
Je me rendis compte soudain que je devais la fixer depuis un moment avec un drôle d'air et je secouais la tête pour reprendre mes esprits. Le fait était que j'avais eu des pensées très... enfin disons des pensées que je préférais garder pour moi. Puis, je réalisais que tous les hommes qui allaient la voir  ce soir allaient penser la même chose et je sentis de nouveau la colère monter.
De quel droit ces hommes pouvaient-ils la désirer, poser leurs eux vicieux sur son corps ? C'était dégoûtant ! Et puis, je réalisais qu'il allait en être de même pour moi, que des femmes et des hommes allaient aussi poser leur yeux pleins de désir sur moi, et cette pensée me donna la nausée.
Nous n'étions plus que des corps, livrés aux appétits malsains du Capitole...

Mais cela ne servait à rien de penser à ça, c'était trop tard, nous jouer selon es règles Thalia et moi. Et, si je voulais qu'elle ait une chance de s'en sortir, nous allions devoir tous les deux séduire le Capitole...

Je regardais alors de nouveau Thalia, mais cette fois pour savoir ce qu'elle pensait de la tenue. L'horreur de notre situation et la joie de porter une tenue unique, faite uniquement pour elle semblaient se disputer en elle. Je sentais son côté artiste détailler la tenue, prêter attention à des détails que je n'avais même pas remarqué. Pour la première fois depuis l'arrivée du styliste, je souris, un sourire un peu mélancolique. j'étais content que sa tenue plaise à Thalia, elle n'aurait plus beaucoup d'occasions de se réjouir dans les semaines qui allaient suivre...

Saisi d'un seul coup par l'angoisse de la perdre, je m'approchais et lui pris la main, l'attirant prêt de moi en faisant attention de ne pas déranger sa coiffure.
Je me retournais alors vers Oliver et lui demandais, avec une pointe d'ironie :

- Alors, que pense-tu des tes tributs ? Avec des physiques comme les notres, on devrait récolter pas mal de sponsors non ?

Puis, je me tournais vers Thalia et lui murmurais d'une voix rauque :

- Tu es si belle...

Si belle... Et je t'aime.
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Thalia Smith
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Mer 29 Oct - 13:35






Moisson District 4

Assez rapidement après être arrivée dans une de ces sortes de box où plusieurs capitoliens s’occupait de nous faire un nouvelle beauté, je m'étais retrouvée nue. Bien que je ne soie pas pudique, me retrouver entièrement nue face à des inconnus avait de quoi me gêner un peu, surtout qu'ils détaillait ma peau et mon corps sans retenue. Je savait que j'avais de bons atouts physiques, mais il n'en restait pas moins que je n'aimais pas que me détaille de cette façon. J'étais allongée sur une table aussi froide que le marbre. J'avais froid mais je ne bronchais pas.

Ils m’épilent, restructurent ma coiffure en recoupant correctement les pointes, m’enduisent d'huiles et produits, nettoient mes cheveux, me lavent à coups de jet d'eau, refont mes ongles. Pendant ce temps, je ferme les yeux, et tente de me détendre car j'étais plutôt tendue, espérant de tout cœur ne pas recevoir une tenue de poisson ou quelque chose dans le genre. Malgré que la tenue m'importe peu, je ne voulais pas ressembler à une imbécile face à tout Panem, et nous aurions besoin de sponsors, donc si nous n'étions pas mis en valeurs, j'aurais une dent envers mon styliste, car son but premier est de nous mettre en valeur, pas que nous ressemblions à des thons.

Après m'avoir complètement rincée de toute cette huile, qui, je doit l'avouer, avait une odeur enivrante, et avoir rincer mes cheveux, ils me séchèrent et toujours sans m'adresser un mot m'enveloppèrent d'une chemise blanche droite, qui cachais juste le buste et le début du bas du corps, une tunique en quelque sorte. Mes cheveux, après avoir séchés, ondulaient tranquillement le long de mes épaules et jusqu'au dessous de ma poitrine. J'avais l'impression de sentir bon, mais l'odeur de la mer me manquais, et je sentait que mon district me manquais lui aussi. J'étais pressée de retrouver Nikolay, et comme si mes préparateurs aurait entendus mes pensées, ils m'amenèrent dans un pièce blanchâtre où se trouvais tout les tributs, y compris Nikolay. Je me dirigeais vers lui paisiblement. Il remarqua ma présence de suite et m'adressa un sourire si tendre, si doux, que je peinais à croire que dans quelques jours, il devra sûrement tuer. Puis il glisse sa main dans la mienne et je la serre aussi fort que lui, un sourire radieux aux lèvres.

La porte s'ouvrit pour laisser nos stylistes et nos mentors entrer. Un flux de couleurs pétante fit sont entrée, et un styliste s'approcha de nous, suivit de près par Oliver. Notre styliste était plutôt grand et un peu rond, n'ayant à mon avis pas plus de dix ans d'écart avec nous. Il avait les cheveux bleus électriques, et il avait plutôt l'air sympatique, mais lorsqu'il commença à nous détailler et à me regarder, je retirai directement se que j'avais pensé au début. Je regardais tendrement Nikolay et voyais qu'il était sur le point d'exploser.

« Bonjour, Je suis Pacôme, votre styliste. Holala, vous êtes vraiment magnifiques tous les deux ! J'ai vraiment de la chance... Bon, il serait vraiment dommage de cacher des corps comme les vôtres, alors votre tenue est vraiment minimaliste. Elle ne cachera que l'essentiel. »

Il jouais à la loterie ou quoi ? De la chance ? Et qu'aurait-ils pensé si il était tombé sur des jeunes ronds ou avec une tête qui ne lui plaisait pas ? Mais le reste de sa phrase me surpris encore plus, notre tenue ne cachera que l'essentiel ? Comment ça, j'allais être à moitié nue comme un vers devant tout Panem. Je voyais Nikolay qui tentait de se calmer. Pacôme sortit les tenues en faisant un grand geste théâtral, avec une voix pleine d’excitation.

«  Et voila ! J'ai choisi de faire de vous des divinités de la mer, des être presque surnaturels tout juste sortis de l'eau. Qu'en pensez-vous ? »

Bien, je n'allais pas être de mauvaise fois, la tenue correspondait à notre district, et nous n'allions pas être ridicule, mais n'empêche, se trimbaler sur un char uniquement avec des coquillages et des filets de pêche, presque nu ne me plaisait pas trop. La tenue était jolie, mais déjà que je sentait Nik' fulminer car Pacôme m'avait zieuté en me regardant sous toute les coutures, comment régirait-il face à une foule de capitoliens en délire qui ne se générait pas pour nous regarder aussi. Puis je partie me changer dans un coin et je fut relativement rapide, je me regardais face à la glace, et je devais avouer que la tenue était sublime et qu'elle me mettais en valeur, aucun doute la dessus. Pacôme se retourna vers moi et sourit.

-Tu es magnifique, ma belle, franchement, j'étais sûre que cette tenue allait t'aller.

Je ne le détaillais même pas et regarda Oliver, un fin sourire aux lèvres, avant de retourner détailler ma tenue. La seule chose qui me fit sourire et qui était un peu idiots, c'était les tridents, certes l'idée était bonne, mais ils avait l'air en plastique, et le plastique, ce n'est franchement pas très classe. Quand je me tournais vers Nik' pour rire à propos du trident, je le vis, en train de me regarder tendrement, mais complètement ailleurs, je me mis à sourire contre mon grès, en le voyant ainsi. Lui aussi était beau dans son costume, qui dévoilais son corps finement musclé, et lui donnais un air viril, un peu plus âgé. Je me dirigeais vers lui détaillant sa tenue, aux filets finement placés. Il marcha en ma direction et me repris la main. Il se mis à sourire et cela me fit franchement plaisir. Même si je savait que à l'intérieur il serrait sûrement angoissé. Après tout, il restait rebelle et même si il était désormais tribut, il n'en restait pas moins que nous étions aux mains du Capitole. Il me serra contre lui en veillant à ne pas me décoiffer. Ah cette coiffure en forme de coquillage, heureusement pour moi, elle ne pesait pas lourd. Je laissait mon visage conte son torse, me sentant en sécurité dans ses bras. Il se tourna vers Oliver en répliquant, et je savait à quel point c'était ironique de la part de Nikolay.

« Alors, que pense-tu des tes tributs ? Avec des physiques comme les nôtres, on devrait récolter pas mal de sponsors non ? »

Puis il tourna son regard vers moi, qui était encore blottie contre lui.

« Tu es si belle... »

Cela me fit rougir comme une idiote, et je savait que j'avais pas mal de chance de le faire rougir lui aussi, je déposais un baiser délicat aux commissures de ses lèvres et de murmurer doucement à son oreille

« Je t'aime Nikolay... »

Il n'avait pas été capable de me la dire et je savait à quel point cela serait gênant pour lui de me le dire, pas parce qu’il était macho ou qu'il voulais faire le garçon insensible, mais plutôt car il ne savait pas trop comment le dire sans passer pour un gros boulet. Alors en attendant de voir sa réaction, je restait blottie dans ses bras, tout sourire, un sourire tendre et doux. J'aurai presque pu oublier que nous étions au Capitole, seulement Pâcome interrompit notre rêverie.

« Ils sont tellement mignons.... »
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Mer 29 Oct - 19:34





La préparation des tributs.
feat Equinoxe, Chloé et Ethan



Le voyage s'était finalement achevé, après tant de rebondissements, d'abord c'était parti d'un café, en passant par la colère de Jason, puis par leurs larmes et avait finit par de la stratégie. Tout ça les avaient éprouvés tous trois, il avait essayé de dormir un peu, mais il n'arrivait pas à trouver le sommeil, la seconde règle, la stratégie, l'empathie de son père, la réconciliation en quelque sort avec Chloé, tout ça l'avait torturé, si bien qu'il avait passé une nuit blanche. Somnolant de temps à autre sans jamais vraiment s'endormir, il soupçonnait que de son côté, elle n'arrivait pas non plus à dormir, qui aurait pu dormir le sommeil léger dans une pareille situation, les carrières, il n'y avait que eux pour être heureux de "participer" aux jeux ...

Notre arrivée au Capitole fut rapide, il y avait tant de monde sur les quais, les acclamant, les "futurs candidats" ou futurs cadavres selon les opinons. Beaucoup essayaient de se frayer un chemin pour les apercevoir, fendant la foule si dense, mais personne ne se laissait faire et tous se poussaient dans tous les sens. Tant de couleurs, si voyantes lui donnaient la nausées mais il ne laissait rien paraître, les cris d'hystérie lui glaçaient le sang et il ne pu retenir un frisson, tout ça faisait froid dans le dos. Des pacificateurs leur créèrent une zone "libre" ou ils purent marcher sans se faire piétiner, ils les escortèrent et Jason essayait de se montrer sympathique, d'esquisser un sourire et de saluer tout ses habitants du Capitole, peut être des sponsors se cachaient dans le "public". Une idée traversa son esprit, ou plutôt l'instinct, spontanément, il regarda la jeune fille et lui prit la main. Ils devaient commencer à afficher leur stratégie de ... couple. Cependant c'était dur après tant de haine qui les avaient opposés, tant de peine et de souffrances qu'ils avaient tout les deux eu. Ce petit geste voulait dire beaucoup, il lui avait montré ses sentiments en quelque sorte, bien qu'elle avait du croire que c'était purement stratégique. Le public remarqua qu'ils se tenaient la main et sembla ravi, beaucoup papotaient en les désignant du regard, on allait parler d'eux, et c'était plutôt positif bien que c'était dur pour tous les deux. Ensuite ils montèrent dans des véhicule noirs comme la nuit dont les vitres étaient teintées, ils pouvaient observer sans être vus en retour. Il était assis à côté de Chloé avec Ethan en face, le silence était le plus total, les visages étaient fermés. Il se remémorait la chaleur de sa main si fine et délicate, sa main était froide maintenant, glaciale ... On les conduisaient au centre d'accueil des tributs, les véhicules se suivaient. A chaque arrivée et ouverture de portière d'un district, les acclamations étaient assourdissantes, aussi quand la porte de leur véhicule s'ouvrit, ils furent acclamés, il essaya comme pour leur arrivée dans le train de sourire et de faire quelques signes aux bêtes sauvages maquillées et habillées comme si un arc en ciel leur avait vomit dessus. Ils se dépêchèrent tout de même de rentrer dans l'entrée, il se retourna, une autre voiture était arrivée, le district 11 probablement mais l'organisation était si parfaite qu'ils ne se croisèrent pas, quand une équipe rentrait, une autre arrivait et ainsi de suite.

Ensuite on les avaient séparés et on les avaient mit dans des boxs pour préparer leur corps. Là sur la table métallique glaciale il était nu, la pudeur ne venait pas dans sa personnalité mais savoir que des inconnus observaient chaque partie de son corps, chaque recoin, petits détails n'étaient pas très rassurant. Il était assez tendu surtout quand ses préparateurs lui avaient dit qu'ils allaient le rendre "présentable". Là ils lui mirent de la cire sur les jambes, le torse et comme si cela ne suffisait pas, les bras. La douleur fut vive, les préparateurs étaient rapides, des gestes précis pour être le plus rapide possible tout en produisant un travail parfait. Jason était rouge, la peau à vif, on lui passa une crème qui calma un peu les picotements, puis on lui rasèrent la barbe, on lui coupa chaque mèche de cheveux qui dépassaient. On le doucha et on lui donna une blouse blanche qui le recouvrait à peine, s'arrêtant au dessus du genoux, puis on l'escorta dans une grande salle ou tous les tributs arrivaient tour à tour. Il s'assit, Chloé arriva et s'installa à ses côtés, puis leur styliste arriva :

« Bonjour Chloé et Jason. Je m'appelle Équinoxe, et je suis votre styliste. Ethan arrivera un peu plus tard... Vous me suivez ?

Elle était très nerveuse et semblait courir après le temps, elle les pressa et ils la suivirent. Il arrivèrent dans une petite salle isolée, chaque district avait la sienne, ils étaient donc seule avec la styliste qui avait l'air si jeune, peut être était il plus âgé qu'elle. Elle déposa sur la table deux sacs bien remplis qui devaient contenir leur futures tenues. Puis elle plongea sa main dans un des sacs pendant qu'elle remettait une mèche de cheveux en place, elle était habillée assez simplement, pas d'extravagances comme le Capitole tout entier en contenait.

- Bien...

Elle avait rompu le silence qui s'était installé pendant un laps de temps, elle était un peu gauche, ne savait pas quoi dire visiblement, mais ne un sens c'était parfait. Pas de compliments ou de félicitations, ça l'arrangeait il en avait assez qu'on le félicite pour sa mort prochaine. Il espéra que la tenue ne serait pas trop extravagante, une année les tributs étaient déguisés en vaches, donc il espérait que leur costume ne serait pas trop ridicule, il n'osait pas regarder puis elle sortit les tenues. Une robe assez simple pour Chloé avec une jolie couleur terre, un pantalon de la même couleur pour Jason avec un pull de la même matière mais d'une couleur plus claire. Pour chacun une cape en laine de mouton, avec une capuche pour elle, lui allait avoir des cornes de bélier sur la tête. Puis une muette entra et déposa sur la table deux chiots labradors noirs, ils étaient si mignons, elle repartit aussi rapidement qu'elle était arrivée, les laissant de nouveau seuls avec leur styliste. Il était rassuré de ne pas être déguisé totalement en mouton, les tenues reflétaient à la perfection leur district, pas trop d'excentricité, ils n'auraient pas l'air ridicules au moins, il n'étaient pas dénudés, c'était bien.

- Donc voici vos tenues, vous porterez chacun un de ces petits chiots... Hum...euh, Chloé, je vais venir t'aider à enfiler tout ça, Jason, tu peux te débrouiller pour le pantalon et le haut ? Je me charge du reste après ...


Elle aida donc Chloé a enfiler sa robe et tout le reste, de son côté il s'habilla, le pantalon et le haut étaient parfaitement à sa taille, le tissu était doux et procurait une sensation de chaleur qui le réchauffa et lui fit du bien. Elle posa les chiots au sol, et observa ses deux tributs, puis elle aida Jason pour les cornes et la cape. Puis il se regarda dans le miroir, il avait fière allure et Chloé était si ... ravissante. La robe lui allait à la perfection et la cape lui donnait un aspect un peu fragile mais si adorable, inoffensif, ils avaient l'air pacifiques, un joli trompe œil qui concordait avec la stratégie qu'avait imaginé leur mentor, et l'assortiment harmonieux entre leurs deux tenues était simplement parfait.

-Tu es tout simplement magnifique ...

Puis il regarda leur styliste et s'accroupissait pour caresser l'un des deux adorables chiots ...


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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Jeu 30 Oct - 18:10



   
   
Ethan jeta un regard vide d’émotions à la foule amassée là. Quels qu’étaient ses efforts, il ne pouvait pas s’éviter de les mépriser. Peut-être était-ce un peu hâtif de sa position et que le sentiment était réciproque. Non, le sentiment était sûrement réciproque. Il se surprit cependant à se demander quelles vies pouvaient mener ces hommes, ces femmes, pour que le spectacle de gens des Districts leur procure un tel plaisir… Finalement, le Mentor ne ressentait aucun mépris pour eux, puisqu’ils ne connaissaient rien d’autres comme existence. Ils ne travaillaient pas, peinaient pas, ne se battaient, mis à part les plus hauts de la capitale qui ne pouvaient être mis dans le même panier ; quant aux hystériques face à lui, les années étaient rythmés par les Hunger Games, les fêtes d’anniversaire ou les soirées mondaines. Ils ne vivaient que de plaisirs futiles.
Le voyage en voiture se passa dans un silence des plus religieux, à tel point que la tension dans l’air ne se sentait plus mais s’entendait. Ethan garda le silence, le visage tourné vers ses deux Tributs assis côte à côte, mais il ne les voyait pas. Eux même ne semblaient lui porter aucune attention. Les échos du train étaient palpables, rappelant sans cesse au Mentor qu’il lui fallait mettre les choses au clair, et celui-ci sachant parfaitement que ce n’était pas le moment au vue de la prochaine étape qu’allait traverser Chloé et Jason. La Parade. Précédée de la Préparation, qui était encore plus terrible, puisque les corps devenaient de véritables objets de décoration que des Capitoléens, appelés stylistes, estimaient devoir astiquer du mieux qu’ils le pouvaient. C’était à cet instant que la plus évidente des réponses se transformait en question : à qui appartenait-on réellement ? Etait-ce à nous-mêmes, ou bien au Capitole ?
Seulement après venait la rencontre avec le styliste. Depuis toutes ces années, Ethan avait oublié le visage du sien, mais il n’en avait pas forcément retenu une impression positive. Par contre, si le sort avait au moins été une fois favorable aux deux jeunes gens face à lui, c’était bien à ce niveau-là. Leur styliste, Equinoxe West, était une jeune fille très gentille, et cela ne leur ferait peut-être pas de mal. Le Mentor avait eu l’occasion de la rencontrer quelques semaines auparavant, alors qu’elle passait dans le District Dix et s’était promenée près de ses champs. Suite à une chute dans la boue, il lui avait apporté un peu d’aide, lui proposant accessoirement de prendre une douche, et la discussion avait commencé de là jusqu’à ce qu’il la raccompagne à son train.
Tout ce dont manquait la jeune femme, c’était d’assurance, et ce ne devait pas être un problème… Quoi que… un regard en direction de Chloé convainquit Ethan de ne pas rester loin, au cas où elle se montre un peu trop sceptique envers Equinoxe.
Quand l’équipe entière débarqua de la voiture, Chloé et Jason furent directement conduits à leurs préparateurs. Ethan aurait pu être un parfait étranger pour eux – c’était le cas, d’un certain côté -, bien qu’ils auraient eu plus de sympathie pour un étranger… qu’importe. C’était ainsi, et Ethan ne se plaignait pas. Il l’acceptait. Il avait juste un plus gros souci quand ça partait dans une dramatique scène.
Pour passer le temps qui allait s’écouler jusqu’à ce que les deux jeunes gens fussent prêts, le Mentor se mit en quête de la styliste. Juste pour prendre des nouvelles, avoir un avis sur la tenue, peut-être même lui donner des détails sur ce qu’il avait réfléchi tandis qu’il regardait les Moissons… Rien de bien concret, mais le simple fait d’en discuter avec quelqu’un d’extérieur qui se devait également d’avoir un avis.
Alors, quand il se mit en marche et commença à passer les premiers box, il ne s’attendit pas réellement à ce qu’on l’interpelle. A la vérité, ça aurait pu être n’importe qui… c’était pourtant bien lui.

« Mentor ! »

Ethan se retourna et tomba nez à nez avec un préparateur, aucun doute sur ses cheveux d’un bleu électrique qui s’accordait avec les arabesques qui couraient sur sa peau. L’espace d’un instant, il comprit que ce n’était pas une bonne nouvelle.

« Qu’y a-t-il ?
- C’est Miss Gaïa qui m’envoie. Elle a demandé à ce que je vous conduise dans un box, elle a préparé quelque chose pour vous.
- Et si je refuse ? »

Parce qu’il était évident que ce n’était pas une bonne idée. Il regardait le préparateur qui le détaillait de haut en bas, de bas en haut. Si cela ne le gênait pas de le fixer, il ne semblait par contre pas très à l’aise de lui parler, comme s’il s’attendait à ce que le Mentor s’énerve contre lui… ce qui ne serait, en soi, pas une mauvaise idée… Passons.

« Elle m’avait prévenu que vous réagiriez comme ça et je devrais insister… »

Ce type donnait l’impression de se liquéfier devant Ethan au fur et à mesure des mots.

« Et donc, il faudrait vraiment que vous me suiviez… »

Au fil des mots, il perdait des centimètres… toujours plus… A ce rythme là, il deviendrait nain dans dix secondes. Et finalement, pour lui laisser un peu de dignité, Ethan abdiqua.

« Aller, aller, c’est bon… je vous suis… »

Oh, il allait le regretter.
Dans un choix certain d’oublier les instants qui suivirent, le reste fila à un lent rythme accéléré. Il attendit un certain moment dans un box, moment pendant le quel on devait préparer Chloé et Jason, ayant tout le temps de regretter son choix… Et à l’instant même où il se décida à partir, trois préparateurs arrivèrent. C’est aux talons précipités de la femme qu’il les entendit arriver.
Regret, regret, regret.
Quand ils arrivèrent, ils n’eurent pas le temps de dire quoi que ce fût que le Mentor prit les devants.

« Le strict minimum. Ou vous allez réellement regretter d’avoir insisté. »

Tout en disant cela, il fixa le préparateur aux cheveux bleus qui rapetissa à nouveau. Ca avait un peu de bon tout de même d’être le Mentor d’un District tellement éloigné qu’il devait sembler barbare pour eux. Ils devaient vraiment croire qu’il menaçait de les tuer et il appuya son propos d’un regard noir.
Le manège dura peu de temps, puisqu’ils ne s’occupaient que du strict minimum, et Ethan s’en sortit assez rapidement. Rasé, les sourcils légèrement retravaillés et la peau nettoyée. Et les cheveux, naturellement, y passèrent, mais cela ne le dérangeait pas forcément parce qu'il aimait bien les porter courts, cela lui demandait plus d'entretien seulement. Ils n’avaient – heureusement – touché qu’au visage et le Mentor se demanda bien quel avait été l’intérêt de tout cela. C’est alors que, lorsque les préparateurs avaient débarrassé le plancher sans demander leur reste, il vit une tenue, posée sur une table à part. Un pantalon en cachemire marron surmontée d'une chemise en coton blanc, auxquels étaient jointes des bottes en cuir et une veste en cuir. Ethan fronça les sourcils, espérant que cela ne signifiait pas qu’il aurait aussi à parader… Il eut une pensée pour ses Tributs, se disant qu’il devait lui aussi faire un effort, et s’habilla rapidement. Ce n’était pas si terrible, finalement. C’était une tenue plutôt simple et sûrement un peu plus adapté que ce qu’il avait l’habitude de porter, et il eut la chance qu’elle fût bien ajustée. Et puis, il découvrit que la styliste avait joint à la tenue un chapeau brun, comme il avait l’habitude d’en porter, avec une fine lanière comportant quelques discrètes pierres de jade. Il s’en coiffa et quitta à son tour le box sans plus tarder.
Il remonta l’allée vide des box et chercha les trois jeunes gens qui complèteraient son équipe. Il les découvrit à la sortie de la partie consacrée au District Dix, déjà parés de leurs tenues, ressemblant l’un et l’autre à des brebis et en pleine discussion avec Equinoxe. Il ne souhaitait pas les déranger ; il s’appuya sur un mur et les observa. Il fut agréablement surpris de voir que la styliste avait eu la même idée que lui. Changés en deux petites brebis, Jason et Chloé étaient loin d’avoir l’air menaçant. Ils avaient une certaine élégance, tirée d’une certaine innocence et leur donnant une certaine prestance. Simple. Mais il y avait bien une chose qui le dérangeait : pourquoi des labradors ?
Choisissant toujours la discrétion, il regarda Jason se tourna vers Chloé et lui dire :

« Tu es tout simplement magnifique. »

Il s’accroupit pour caresser le labrador et Ethan capta le regard d’Equinoxe. Il acquiesça avec un léger sourire pour lui signifier que les tenues étaient bien.



_________________
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Leanne Chetwood
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Ven 31 Oct - 12:55


Préparation de la parade
Leanne Chetwood






Je me trouve depuis une bonne dizaine de minutes dans le Centre de Préparation réservé aux tributs.
Je me demande si Adaline et notre mère arrivent à se parler. D'habitude, c'est toujours moi qui lance les conversations. Quand je ne sais pas quoi dire, on se contente d'être là, ensemble, en vie, avec trois repas par jour et de l'argent à la pelle, et ça nous suffit. J'espère que Craig a été autorisé à rester avec ma mère et ma soeur pendant la durée des Hunger Games...
J'ai beau n'avoir quitté mon District qu'hier, j'ai l'impression que je suis partie depuis un mois entier. C'est assez étrange de changer autant.

Je soupire et me décide à sortir de cette douche ultra-technologique. J'ignore à quoi servent les jets que mes préparateurs ont actionnés à distance mais tout compte fait, je préfère ne pas le savoir. Je sors quand l'eau est coupée automatiquement.
Surprise du chef : je ne tiens plus debout. C'est donc complètement sonnée que je pose le pied sur le plancher des vaches. Une violente nausée me menace et j'ai les jambes en compote. Maaagnifique. Cette séance de torture commence fort.
Je n'avais jamais entendu parler d'une telle chose. il faut dire que les tributs du Douze sont très peu nombreux à revenir vivants et Melvil a disparu tout de suite après notre discussion, alors je ne sais pas ce que je vais subir.

Je passe enfin un peignoir après avoir été «améliorée» par un traitement nommé Beauté Zéro. Puis on m'allonge sur une table gelée, afin de retirer les moindres poils qui ont poussé à tort et à travers pendant toute ma vie au District. Mais apparemment j'ai de la chance, je suis en bien meilleur état que les autres tributs dont ils ont dû s'occuper les années précédentes ! Je suis ravie de l'apprendre. Vraiment. Ca veut dire que les jeunes de mon District sont crades. En même temps, le Douze est le plus pauvre de tous les Districts donc la plupart des habitants n'ont pas assez d'argent pour pouvoir se permettre de prendre soin d'eux. Du coup, ils privilégient l'obtention de nourriture avant de pouvoir essayer de prendre une douche...
J'ai encore dans ma tête les cris hystériques des habitants du Capitole à notre sortie du train. C'est limite si je dois me boucher les oreilles pour ne plus rien entendre... Je me retiens de couiner quand les bandes de cire arrachent ma peau mais je n'en pense pas moins. Ma tête m'élance et c'en devient une véritable torture.
Ca l'était déjà avant, en fait...

Je me ressaisis quand la styliste, Meli d'après ce que j'ai compris, vient me chercher. Xavan est déjà près et je lui souris doucement

- T'es franchement pas mal.

Je pouffe de rire.

- Mais trop jeune pour moi !

Je ne guette pas sa réaction pour me concentrer sur les gestes de Meli et je serre les poings en cachant mes mains dans la manche de mon peignoir.
Quand le costume en sort, je ne sais pas comment je dois réagir. Eclater de rire ou partir en courant ?





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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Ven 31 Oct - 19:15


Pearl Standford

▲ Préparation de la Parade

Je tournais une fois sur moi-même devant le miroir pour admirer le résultat. Partout dans la pièce les reflets des diamants qui me recouvraient donnaient l’impression de danser au rythme de mes mouvements. Le peu de tissus que je portais cachait le nécessaire.  Le maquillage n’était pas des plus agréables à porter : j’avais peur d’avaler mon rouge à lèvre –qui était d’ailleurs tout sauf rouge-, j’avais l’impression qu’il me recouvrait entièrement le visage et qu’il allait m’étouffer. Mais je faisais confiance à… Comment s’appelait-il déjà ? Arnauld, Agrid… je ne sais plus, peu importe. Il savait ce qu’il faisait, ses gestes rapides, agiles et précis traduisaient son expérience. Et il faut dire que pour le reste, la tenue était vraiment incroyable. Composée uniquement de diamants –du moins c’est ce que notre styliste affirmait-, elle attirerait largement l’attention du public. Et l’éblouirait assez pour qu’il ne remarque que nous, masquant les autres tributs.

La parade, bien que très importante, n’était pas ma partie préférée. On n’admirait que le physique des tributs et le travail de leur styliste. Ainsi, même si j’aimais bien que l’on s’occupe de moi, je trouvais un peu ridicule de me promener des paillettes collées partout sur le corps. Mais c’était une étape obligatoire, et j’allais m’y plier dans les règles de l’art pour que la suite se déroule dans les meilleures conditions.

Lorsque je jetais un coup d’œil à ma gorge, complètement nue, j’eu un pincement au cœur. Coralie aurait adoré me confectionner un bijou qui irait parfaitement avec le reste de la tenue. Un petit collier, discret, mais qui rendrait la tenue inoubliable. Elle en aurait été parfaitement capable, et rien que d’imaginer la joie qu’elle aurait eue à le faire me tira un sourire.  Je me tournais vers Aron –oui, c’était cela son nom :

« Cette tenue est magnifique. J’ai hâte de voir ce qu’elle va donner pendant la parade. »

J’étais sincère. La tenue rendait vraiment bien, il avait dû y passer beaucoup de temps.  Alors, même si je n’y accordais pas tant d’importance que ça, autant sympathiser avec le styliste. Il participait, même à une moindre mesure, à ma survie, alors autant mettre toutes mes chances de mon côté. Aron eu un sourire et confirma:

« Un de mes plus belles créations je dois dire, et je n’en suis pas peu fier. Fais cependant attention de ne pas trop les éblouir, les priver de la vue n’est pas le meilleur moyen pour attirer des sponsors ! »

J’éclatais de rire à sa remarque. En d’autres circonstances elle m’aurait juste fait sourire, mais toute la pression qui s’accumulait depuis quelques jours devait bien s’échapper à un moment ou à un autre. Toutes mes émotions étaient décuplées. Il n’y avait pas de petites joies de petites déceptions. Elles avaient laissé place à d’immenses joies ou profondes tristesses. Il fallait que je m’y fasse, j’allais vivre en quelques jours un concentré des moments les plus importants de ma vie.

La préparation de ma tenue n’avait pas été très longue. Au district un, on ne manquait rien pour prendre de soi, et mon équipe n’avait eu qu’à me passer deux ou trois produits sur le corps et le visage pour gommer les imperfections, cicatrices ou marques de fatigue avant de s’estimer satisfaite.

Satisfaite du reflet que me renvoyait le miroir, je m’approchais de la cabine où Nathanaël devait être en train de se changer. La porte était légèrement entrouverte, je la poussais doucement. La cabine était vide, et je tournais la tête à la recherche de mon partenaire. Il était lui aussi devant le miroir. Sa tenue concordait avec la mienne, ce qui mettait en avant son imposante musculature. Le peu de tissus utilisé était décidément une bonne idée : la tenue n’avais pas besoin de nous rendre plus impressionnants que nous n’étions déjà, nous avions juste à montrer notre corps sculptés par les longues heures d’entraînement pour que cela suffise à impressionner le public et les autres tributs.

« Ça te va bien, les diamants. Je suis sûre qu’un centimètre carré de notre tenue coûte plus cher que les tenues de tous les autres tributs réunies. »

Mais cela doit représenter si peu pour un Capitole. Pour les impressionner en terme de luxe, fallait mettre le paquet.

« Heureusement que ce n’est que pour la parade, mine de rien ça gratte ce truc. Sinon, tu penses quoi de ce début ? L'équipe qui nous ont mis à disposition m'a l'air plutôt pas mal, c'est une bonne chose. Au fait, ils ne t'ont pas trop fait souffrir ? J'ai entendu dire que ce qu'ils faisaient endurer aux garçons pour être présentables à la parade était pire que tout ce que l'on pouvait vivre dans l'arène. Tu confirmes
ça ?
»

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Xavan
« Invité »


MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Sam 1 Nov - 16:17


Le train de la mort arriva finalement à sa destination, quelques instants après que Melvil ait quitté les deux tributs. Xavan, qui s'était rassit dans un énorme fauteuil confortable pour se reposer avant l'arrivée du train, se releva et se dirigea vers la vitre pour contempler le Capitole. Durant le voyage, il avait pu apercevoir de nombreux paysages, mais rien de comparable à ce qui se déroulait sous ses yeux. Lui, petit garçon de douze ans qui n'avait jamais quitté le district douze, ne pouvait qu'être scotché. Il en oublia l'espace d'un instant les Jeux, et ce qui l'attendait. Le Capitole était immense, il y avait tellement de bâtiments, c'était tellement beau.

Cependant, très vite autre chose que le paysage attira son attention. Une foule aussi immense que les lieux où elle se trouvait s'était pressée autour du train. Machinalement, il sourit et salua à travers la vitre ces personnes excentriques, qui arboraient des tenus aux couleurs vives et des coupes de cheveux assorties comme on n'en voyait nulle part ailleurs. Enfin, en tout cas, il n'en avait jamais vu ailleurs. Les vêtements dans son district étaient simples et fonctionnels, dans des couleurs classiques qui se retrouvaient vite recouverts de cette poussière de charbon qui s’infiltrait tout partout.

Le petit garçon sortit du train, accompagné de Leanne et de leur mentor, et continua à jouer le jeux, affichant un large sourire, espérant par là attirer de potentiels sponsors, tandis qu'il marchait en direction de la voiture. Il se sentait tout petit dans cette immense foule dont il était pourtant le centre de l'attention. Alors qu'il scrutait la foule, il songea que les Capitoliens ressemblaient à ces gâteaux colorés qu'il regardait de temps en temps lorsqu'il passait devant la boulangerie au douze, et ça l'amusa. On fit monter Xavan dans une voiture, et bientôt ils arrivèrent devant le centre de préparation, encore une fois devant une foule d'habitants du Capitole en délire. Il ne comprenait pas l'excitation de ces gens. Sous leurs apparences excentriques et colorés, il avait du mal à les prendre au sérieux, et ne les trouvait pas effrayant comme l'étaient les pacificateurs. Pourtant, ils étaient plus que content de rencontrer ceux qui participeraient aux Jeux, en sachant bien en quoi ces Jeux consistaient.

On le sépara de Melvil et de Leanne pour le conduire dans un box où l'attendait ses préparateurs.« Bonjour » lança t'il simplement en entrant dans la pièce. Pas de réponse. A la place, ils le firent se déshabiller et il obtempéra, retirant les vêtements propres qu'il avait mis exprès pour la moisson. Ils le firent ensuite s'allonger sur une table de métal froid, et commencèrent par le laver, en frottant bien, puis le rincèrent. L'eau de la douchette le réchauffa. Chez lui, ils n'avaient que l'eau froide. Il pensa à sa famille restée au district douze, et tenta de retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Il pensa à sa sœur,celle qui était morte dans les Jeux deux ans auparavant, et se dit qu'elle avait vécu la même chose. D'abord le train de la mort, ensuite l'arrivée au Capitole, et maintenant la préparation. Il ne put retenir ses larmes plus longtemps, mais il ne sut même pas si ses préparateurs s'en étaient rendus compte, car ils continuaient à l'enduire de diverses crèmes, et à faire disparaître le moindre bleu sur son corps sans dire un mot. Finalement, il lui coupèrent quelques mèches de cheveux et il put enfin quitter cette table de métal froide.

Il enfila la chemise blanche qu'il lui tendirent. Elle était beaucoup trop grande pour lui, ça lui faisait plutôt une robe, un genre de pyjama. Ils le poussèrent hors de la pièce. Ses préparateurs ne lui avaient toujours pas adressé un mot depuis qu'il était là. Bizarre. Le petit Xavan était maintenant dans un autre box, en compagnie des autres tributs. Ils les contempla en instant, car c'était la première fois qu'il en avait l'occasion. Il n'avait pas visionné les vidéos des autres moissons, puisque son idole lui avait dit de ne pas le faire. Tous vêtus de cette même chemise blanche, il trouva qu'ils ressemblaient à des fantômes, et songea que c'était ce qui arriverait très bientôt. Ils seraient tous des fantômes, sauf un, et pourraient hanter le vainqueur. Il frissonna. Il avait encore un peu froid, pied nus et vêtu de cette chemise qui n'était pas bien épaisse. Il aperçut finalement le visage connu de Leanne, qui le complimenta. « Merci » répondit il en souriant. C'est sûr, à coté de lui, elle avait presque l'air d'une adulte. « Tu n'es pas mal non plus. Et tu sens bon. »

Leur styliste, une femme au cheveux anormalement longs, arriva, ainsi que Melvil, et il les suivit.  Il se demandait quel serait leur costume pour la parade. Il espérait qu'il soit bien, Melvil lui avait dit qu'il était charismatique, mais il doutait de l'être en tenue de mineur ou couvert de charbon. Finalement, il se regarda et regarda Leanne, ne sachant trop quoi penser. C'était très... noir. Au moins ce n'était pas une tenue de mineur. Ses cheveux étaient bizarre, mais en regardant ceux de Méli ou se souvenant de l'apparence de la foule des habitants du Capitole, ce n'était peut être pas forcément plus mal. Et il aimait bien la couleur rouge du tissu.


Dernière édition par Xavan T. Coaldust le Sam 1 Nov - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Sam 1 Nov - 16:31


Pearl & Nathanaël






J’avais passé un bon moment à me faire « dorloter » si on pouvait dire. Si mon torse et mes aisselles étaient déjà épilés –un confort et une sécurité en cas de blessure au centre des carrières- l’épilation des jambes fut particulièrement désagréable. Toutefois les crèmes qu’on me passa ensuite, me massant même, me procurèrent une sensation très agréable. Même si me détendre totalement était impossible à ce moment précis, cela contribua à me calmer un peu. L’excitation à l’idée de passer devant tous nos potentiels sponsors était palpable, et j’avais simplement envie de courir partout. Mais je devais me faire une raison : je n’allais pas bouger d’un poil pendant encore un bon moment.

Ils s’occupèrent ensuite de mon visage. Entre épilation des sourcils, rasage et maquillage, lorsqu’ils me montrèrent mon visage dans un miroir je me reconnus à peine, si lisse et si … Parfait. Ce n’était pas présomptueux, j’étais loin d’avoir un visage parfait ou des traits fins … Mais la prép team avait simplement fait des miracles. Enfin, après s’être occupés de mes cheveux,  on me fit enfiler une blouse blanche avant de me présenter à mon styliste. Je devais reconnaitre être un brin impressionné quand je le vis arriver avec sa barbe si étrange et … Bleue. Mais il sut rapidement me mettre à l’aise. Il était pétillant, un peu efféminé et très drôle.

« Enchanté de te voir Nathanaël, je suis ravi de te voir. Je m’appelle Aron, je serais ton styliste. »

Bon, j’avais l’impression d’être un peu son genre. Je lui tendis la main et souris.

« Merci moi aussi ravi de vous rencontrer. »
« Et bien, je vais te montrer la tenue que je vais te faire porter d’ici quelques instants. »

Il me désigna un drap et le souleva. Mes yeux s’arrondirent une demi-seconde avant de revenir à la normale. Il n’y avait là qu’un caleçon orné de diamants et de très nombreux diamants. C’était … minimaliste. Mais j’étais prêt à tout pour gagner, et je faisais complètement confiance à mon styliste. De plus, je n’avais jamais été du genre à me rebeller contre l’autorité, et puis, il fallait le voir porté. J’enfilai le bas en dimant qu’il m’avait donné avant de me débarrasser de la blouse. Là, Aron entreprit de poster un à un les diamants et les fins traits d’or blanc sur mon buste. Cela dura très longtemps, mais vu les regards qu’il me lançait, je ne pouvais m’empêcher de croire qu’il faisait peut-être un peu durer la chose. Lorsqu’il eut terminé, il me lança un regard triomphant. Je me dirigeais vers le miroir pour voir le résultat et … Woaw. Je fus surpris de voir ce que cela rendait. On aurait dit que je brillais tel une étoile dans le ciel, et si j’avais déjà une belle carrure à la base, les milles éclats que renvoyaient les diamants accentuaient le tout pour me donner une allure vraiment impressionnante. Lorsque je pivotai pour féliciter le travail de mon styliste, il avait disparu. Face à moi se trouvait Pearl.

« Ça te va bien, les diamants. Je suis sûre qu’un centimètre carré de notre tenue coûte plus cher que les tenues de tous les autres tributs réunies. »

Je lui adressai un large sourire avant de la détailler à mon tour. J’en restai bouche bée. Moi qui trouvais que l’équipe avait fait des merveilles sur moi, je faisais pâle figure à côté d’elle. Sa coiffure était éblouissante, et les peintures sur son corps la sublimaient. Je remarquais rapidement qu’au contraire de ce que je m’étais imaginé, elle n’avait pas eu de haut pour aller avec le bas que nous partagions, mais elle était comme moi, uniquement couverte de peinture au niveau du buste. Alors que je me rendais compte que la fixai, je relevai poliment les yeux.

« Oui enfin, on ne leur a pas coûté cher en tissus à mon avis. »

Je la regardai amusé, tout en riant à ma plaisanterie avant de reprendre mon sérieux.

« Merci pour le compliment, malheureusement je crains que l’équipe n’ait travaillé pour rien sur moi. Clairement on ne va voir que toi, tu es … Superbe. Sincèrement.  Franchement avec ça, si on ne récolte pas tous les sponsors, je ne comprends pas.»

Je pivotai pour me mettre à côté d’elle et passai une main autour de son épaule pour qu’on rentre tous les deux dans l’encadrement du miroir. J’haussais un sourcil admiratif. On pouvait dire ce qu’on voulait sur les stylistes, mais ils faisaient vraiment des merveilles. Nous n’étions clairement plus les mêmes que nous étions dans le train qui nous avait amené jusqu’ici –et pourtant, on s’était particulièrement préparés pour la moisson, c’était dire.

« Mesdames et Messieurs, les tributs du District 1 ! »

Je tournai mon visage vers Pearl pour lui adresser un large sourire. J’étais sûr qu’à ce moment précis, elle partageait mon bonheur. J’étais surexcité à l’idée qu’on allait bientôt monter sur le char. Visiblement elle aussi car elle était différente de d’habitude, plus … Détendue, comme en témoigna la petite boutade qu’elle m’envoya quelques secondes plus tard …

« Heureusement que ce n’est que pour la parade, mine de rien ça gratte ce truc. Sinon, tu penses quoi de ce début ? L'équipe qui nous ont mis à disposition m'a l'air plutôt pas mal, c'est une bonne chose. Au fait, ils ne t'ont pas trop fait souffrir ? J'ai entendu dire que ce qu'ils faisaient endurer aux garçons pour être présentables à la parade était pire que tout ce que l'on pouvait vivre dans l'arène. Tu confirmes ça ? »

J’éclatai de rire. En effet, le bas n’était pas des plus confortables, mais il faudrait faire comme si c’était une deuxième peau. On devait avoir l’air heureux et épanoui sur ce char, pour bien montrer notre image de carrière. Je pris un air menaçant.

« Quoi ?! Tu savais ça et tu ne m’as rien dit ? Vive l’équipe hein … J’aurais su, je ne me serais jamais porté volontaire … »

Je repris un air sérieux.

« Non, sans rire c’était rien d’insurmontable. Je t’avoue que j’ai un peu d’impression d’être un mannequin du Capitole plutôt qu’un carrière menaçant avec les jambes épilées mais bon … Je pense que c’était voulu. »

Je pris soudain le ton de la confidence, autant pour la plaisanterie que pour éviter réellement d’être entendu ; on était jamais trop prudent avec sa stratégie.

« Si jamais le coup de la stratégie de couple échoue avec toi, je crois qu’Aron serait d’accord prendre ta place. »

Je fixai nerveusement la porte. « Ils » n’allaient pas tarder à venir nous chercher pour monter sur le char. Je réalisai qu’il fallait peut-être qu’on voit ce qu’on allait faire sur ce fameux char : se prendre par l’épaule, la taille, la main, rien du tout … Il fallait qu’on débute notre stratégie très vite, et c’était la première image que Panem allait avoir de nous. Lorsque je regardai Pearl, je vis qu’elle aussi fixai la force, m’arrachant un petit rire.

« On est nerveuse Standford ? »

Je me retournai vers elle pour pouvoir discuter un peu plus bas, histoire de ne pas être entendu par quelqu’un qui passerait devant la porte par exemple.

« Ils vont arriver bien assez tôt. Tu sais, je pensais au char … Il faut qu’on réfléchisse à ce qu’on va faire dessus. On peut se tenir simplement à côté de l’autre, ou se prendre la main …. »

Je me mordis la lèvre, réfléchissant un instant à ce qu’on pourrait faire.

« L’idéal bien sûr serait de trouver quelque chose qui nous démarque directement, pour qu’on ne parle que de nous jusqu’à notre prochaine apparition … »



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Nathanaël Lowe

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Clarke Nightingale
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Sam 1 Nov - 20:40





CLARKE NIGHTINGALE







Le voyage en train avait semblé durer une éternité. J’avais pu faire la connaissance de mon allié : Maxim. Il à l’air sympa. Je suis rassurée que ce soit lui dans mon équipe. Zatannah avait l’air de bonne humeur dans le train, même si ses conseils donnaient froid dans le dos, mais Maxim était rassurant. Il nous a dit qu’il s’entrainait à se battre depuis six ans et qu’il était très fort au combat. Ca ne sera pas de trop parce que moi … Moi je n’ai pas de capacité de combat. On n’a pas vraiment parlé de stratégie, de toute façon Zatannah dit qu’on va mourir, mais avec Maxim on s’est promis de bien s’entrainer au camp pour avoir le plus de chance de ne pas mourir trop vite. Lui y croit, mais moi j’ai peu d’espoir. Je ne leur ai pas encore parlé de ma maladie parce que ce n’était pas le bon moment. Maxim était tourné vers notre survie et Zatannah assurait notre mort imminente. Et comme j’avais tout de suite bien aimé Maxim et son enthousiasme, je ne voulais pas lui donner tord, mais pour moi c’était mort. Oui, mort c’était le mot.

On était arrivé sur le lieu de préparation et là ma torture avait commencée. On m’avait épilé de la tête au pied et tout mon corps me brûlait et me grattait. Lorsque la première bande était partie, j’avais hurlé. Et je m’étais sentie comme une grosse idiote parce que j’allais quand même dans l’arène des Hunger Games, où une bande de cire chaude serait le dernier de mes problèmes. Alors par la suite j’avais encaissé en silence, mais en réalité je souffrais quand même toujours autant. L’un d’eux remonta vraiment haut sur mes cuisses, et je bloquai sa main.

- Non ça ne sera pas la peine d’aller jusque-là, je ne m’habille jamais aussi court.

Il avait éclaté de rire, répété ma réplique à ses collègues qui avaient ri eux aussi.

- Ma jolie, à partir de maintenant ce n’est plus toi qui choisit comment tu t’habille.

Et il avait continué. Il était même remonté jusqu’à mon maillot. Je n’en croyais pas mes yeux. Cette partie de mon corps n’allait quand même pas être dévoilée, n’est-ce pas ?

Après qu’on m’ait appliqué une demi-douzaine de crème, je revêtis une toge blanche. Lorsque je me vis dans la glace, je fus surprise de savoir que j’avais un visage plutôt joli et harmonieux. Je restais très banale mais quand même … Ces gens avaient vraiment du me trouver hideuse quand j’étais arrivée.  Je fus emmenée dans une salle ou je retrouvais Maxim qui était lui aussi propre comme un sous neuf. Dès que je l’aperçu, un large sourire illumina mon visage. Enfin quelqu’un de familier. Familier … Je ne l’avais rencontré que depuis une journée. Mais tous les gens de ce matin m’avaient paru bien froids et austères.

- Coucou Maxim ! Alors, prêt à voir ce que notre styliste nous réserve ?

Mais il n’a même pas pu me répondre car notre styliste était entré.

- Bonjour. Je m’appelle Jedik. Je ne vais pas faire durer le suspense,  aller chacun derrière votre rideau et les préparateurs vont vous habiller.

J’avais failli éclater de rire en voyant ses drôles de lunettes, mais j’avais réussi à me retenir par politesse. En silence j’avais suivi l’équipe qui m’avait vêtu sans que je puisse me voir même si je voyais bien que la tenue était très colorée. Enfin on me laissa sortir et je vis Maxim. Son costume était superbe ! Il était de toutes les couleurs, de pleins de tissus différents, qui lui donnaient un air très joyeux et malicieux.  Je me tournais vers le miroir et vis enfin ma propre robe. Je laissais échapper un « Oh » de surprise. Elle était juste parfaite. Une larme de joie roula sur ma joue. J’aurais tant aimé que ma mère puisse me voir, mais je me dis qu’elle me verrait à la télé peu de temps après. Je pivotais vers Maxim et lui prit la main et la serrais.

- Cette tenue représente si bien notre district … Je suis contente de pouvoir représenter fiérement notre district.


Je me retournai vers le styliste.

- Merci beaucoup pour ce que vous avez fait.
- Et ce n’est pas fini !

Il semblait ravi qu’on apprécie son travail. Je souris en me tournant rapidement vers Maxim avant de le regarder à nouveau. Une nouvelle surprise ?

- Votre char est recouvert du même tissu. Lorsque vous avancerez, le tissu va comme … S’évaporer ! Les couleurs s’envoleront en minuscules paillettes de couleurs et vos vêtements resteront d’un blanc très pur. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de tendre les bras sur le côté pour que le tissus flotte au vent, l’effet n’en sera que plus beau.

Un large sourire s’épanoui sur mon visage. J’étais ravie. Ravie de pouvoir vivre ça avant de mourir …

- Et on y va quand ?
- Maintenant …


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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Sam 1 Nov - 22:32



» Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire...

« Rentrez là dedans, mademoiselle, s'il vous plaît. »

Amy ne jeta pas un seul regard au Pacificateur et s'introduit dans la salle de préparation... L'un des grands mystères des Jeux, à la vérité. Il était connu que les Tributs passaient par cette étape mais la plupart d'entre eux ne revenaient pas, et ceux qui le faisaient avaient bien d'autres préoccupations que « leur costume pour la parade ». Si la jeune femme avait su ce qui l'attendait, alors peut-être cela aurait atténué sa souffrance. Dans tous les cas, cela n'aurait sûrement pas pu l'amplifier, tant elle passa un dur moment.
Le Pacificateur la suivit dans la pièce et l'invita, en poussant fermement son épaule, à s'allonger sur la table métallique. Un frisson parcourut l'échine de la jeune femme à son contact mais, cela s'arrêta là cette fois-là. Elle réussit à se contenir et à garder un semblant de dignité, celle-là qui s'était envolée à l'instant-même où elle s'était effondrée dans son lit dans le train. Docilement, elle s'allongea sur la table et ferma les yeux, pensant naïvement que les préparateurs ne toucheraient qu'à son visage.
Forcément, ils commencèrent par enlever sa robe, tripotant pour chercher l'ouverture. Un éclair traversa son corps, irradiant ses intestins, explosant tout ce sang froid qu'elle avait tant peiné à rassembler.

« Qu'est-ce que vous faites ! » hurla-t-elle en se redressant.

Cette fois-ci, déjà saturée de honte et de tristesse, elle fut envahie par la colère qui la secoua. Chacun de ses membres mit involontairement à trembler, comme dotés d'une volonté propre qui n'appelait qu'à la fuite. Amy lança des regards compulsifs tout autour, ceux-là se noircissant quand ils croisaient ceux des préparateurs. Ils reculèrent, surpris, sauf l'homme qui se tenait au niveau des épaules de la jeune femme qui tenta de la recoucher. C'en était trop et elle se débattit pour se libérer de son contact.

« Ne me touchez pas, ne me touchez plus ! »

La Pacificateur s'approcha pour mettre de l'ordre. Amy le vit du coin de ses yeux qui rougissaient, brûlaient, hurlaient tandis qu'elle se battait pour ne pas pleurer. Son cœur s'affola. Ses mains étaient figées sur le col de sa robe en un geste de défense. La contrainte. Il allait la contraindre. Et elle ne pouvait rien y faire, ni se battre, ni se débattre. C'était comme lors de cette terrible nuit, où la douleur morale de l'impuissance l'avait autant blessée que la maltraitance physique. Pourtant, une seule et unique pensée s'imposa en cet instant : il fallait qu'elle fasse quelque chose.

« Lai..., bafouilla-t-elle, luttant pour que le son de sa voix passe ses cordes vocales. Laissez-moi juste enlever ma robe... moi... moi-même. Je me dépêche. Je vous en supplie. »

Elle joignit le geste à la parole et dans leur immobile silence, Amy comprit qu'ils la laisseraient faire. Ses doigts tremblèrent tandis que dans un mouvement souple, elle ouvrit la fermeture éclair dans son dos. Seul le bruit de la tirette brisa le lent rythme qu'imposait la respiration haletante de la Tribute, qui cherchait à attraper son air au plus profond de se spoumons pour se calmer. Le vêtement lui échappa alors, tombant lestement au pied de la table, et la jeune femme sentit la fraîcheur de la pièce caresser son corps dénudé, aussi dure que ce que pouvait-être la réalité : tout le temps se débattre était impossible. C'était inutile. Ce désir profond de tranquillité ne pouvait plus être assouvi comme autrefois, quelle qu'était la difficulté pour elle de l'accepter. C'était l'illusion contre la réalité, le désir contre le fait, le désespoir contre la survie.
Alors, doucement, Amy s'allongea sur la table et décida de ne pas fermer les yeux cette fois-ci. Au contraire, elle concentra sa vue à attraper tous les détails qu'elle pouvait et son ouïe à comprendre ce que les préparateurs faisaient. Et, à chaque fois qu'elle se sentit de penser, elle chassa sa réflexion. Le bruit de la pince à épiler qui s'échappait des mains maladroites du préparateurs, l'ouverture du flacon de la crème de soin, leurs respirations, le bruit des talons de la femme... Quand elle put bouger sa tête, elle regarda les reflets sur la surface métallique du mur, la couleur vive d'une des tenue ou la blancheur éclatante de celle du Pacificateur.
Quand ils s'attaquèrent à son visage, les paupières se fermèrent d'elles-mêmes. Une fois les sourcils épilés, elle le tenta de visualiser le maquillage qu'ils lui dessinaient. Le fond de teint sur sa peau, le crayon sur les yeux, le mascara sur les cils... Pendant un instant, l'image qui se visualisa à elle fut celle d'un clown, et elle se surprit attaquée par un rire nerveux. L'avantage était qu'elle fut un instant déconcentrée.
Peut-être même devait-elle avouer qu'elle se surprit à apprécier l'instant où ils lui lavèrent les cheveux, coupèrent les quelques fourches et les séchèrent. Elle les entendit souffler quelques compliments sourds. Un pensée l'effleura alors, une pensée qu'elle ne chassa pas : sa mère. Les préparateurs furent assez délicats pour que ce soit aussi agréable... Pendant un instant, elle réussit à se souvenir de l'odeur douce de sa mère et s'y accrocha pour échapper à la réalité, plongeant dans le rêve, voyageant dans sa maison soudain devenue plus colorée et plus chaude... Beaucoup plus chaude que cette pièce où ces hommes et ces femmes ne cessaient de s'attaquer à chaque centimètre de son corps...
Quelque chose lui tomba dessus la couvrant soudainement, la tirant de sa contemplation. Ouvrant les yeux, elle vit une chemise blanche étalée sur son ventre, comme si l'on venait de la lui jeter. A côté d'elle se tenait le Pacificateur. C'était sûrement lui qui lui avait « donné » le vêtement. Elle ne put jeter un regard au miroir pour voir son maquillage car rapidement conduite dans la pièce suivante, où Adam la rejoignit quelques instants plus tard. Du moins le devina-t-elle quand elle entendit une porte s'ouvrir et se refermer derrière elle.
Adam... Elle eut l'impression qu'une main saisissait son cœur. Quelle horreur avait-il lui aussi ressenti ? Comment avait-il réagi ? Dans son désespoir, elle l'avait totalement oubliée. Lui et Elina, cette dernière qui ne tarderait sûrement pas à arriver. Son équipe. Avec dedans, l'une d'es personnes les plus chères à son cœur. Elle se sentit presque mal de n'avoir pensé qu'à elle et sa douleur et sa gêne.

« Adam ! appela Amy d'une voix brisée en se tournant vers lui. Tu... tu vas bien ? »

Quelle question idiote.


fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul.

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Dim 2 Nov - 15:06




Leanne, Xavan & Melvil




Je venais d’arriver au centre de préparation. Je repérais rapidement la styliste habituel du douze, Méli. J’aimais bien Méli … C’était une Capitolienne bien sûr, mais elle était agréable, boute-en-train et toujours très douce avec les tributs. Elle s’y attachait beaucoup et si ce n’avait pas été pour ses drôles de lentilles et ses cheveux bleus, elle aurait presque pu paraître normale. Elle m’accueilli comme d’habitude, avec exubérance.

« Melvil !! Ah, chaque année tu sembles plus beau, les années ont un effet bénéfique pour toi ! »
« Ou alors il en a un négatif sur toi, et ta vue diminue. »

Elle éclata de rire avant de me lâcher. Elle me fixa avait l’œil pétillant et je pouvais dire qu’elle avait hâte de me montrer les tenues qu’elle avait préparées.

« Alors, ne fais pas durer le suspense et dis-moi ce qui attends nos tributs … »
« Ah Melvil, toujours impatient … Eh bien figure toi que cette année, j’ai réussi à nous dégoter des rubis bon marché ! Tu sais qu’on n’a pas le budget des districts de carrières, mais là j’ai fait une affaire, nos tributs n’auront pas l’air pauvre … Leanne et Xavan c’est ça ? »
« Oui c’est bien ça ! Ils sont adorable, je suis sûr que tu vas beaucoup les aimer … »
« Tu sais que je les aimes toujours … »

Je lui souris. C’était vrai, Méli s’attachait à tous les tributs, même les plus réfractaires. Pendant quelques minutes, nous discutions des tributs, de ce que j’en avais pensé, de ce qu’elle avait pu raté à la télé, en attendant que l’équipe ait fini de s’occuper d’eux. Puis Méli fut appelée pour lui dire qu’ils étaient prêt et qu’on allait pouvoir aller les voir. Je l’accompagnais. Lorsque je vis Leanne et Xavan, je tentais d’avoir l’air le plus rassuré possible.

« Bonjour vous deux. Ca peut aller ? Je me présente, je suis Méli votre styliste. »

Méli triomphante ouvrit sa boite et leur montra leurs costumes. Ils allaient être peint en noir et enveloppé dans un drap rouge soyeux avant d’être recouverts de rubis rouge çà et là.

« Vous allez représenter le feu et le charbon du district douze, mais aussi la flamme de l’espoir d’une victoire future !! »

L’idée était bonne même si pas forcément des plus originale. Elle les habilla et les coiffa pendant un moment alors que j’observai l’avancement du travail. Lorsque ce fut fini, je les observais un instant tous les deux et félicitais Méli pour son travail avant qu’elle ne nous laisse.

« Je vous laisse avec votre mentor les loulous, bon courage pour le défilé !! Je suis de tout cœur avec vous, je suis sûre qu’on ne verra que vous ! »

Et elle leur envoya un baiser bruyant avant de nous laisser. Je laissais mes deux tributs faire face au miroir avant de leur donner mon avis.

« Franchement, je trouve pas ça si mal … J’ai vu bien pire. La tenue vous va bien et vous donne un air un peu effrayant même je dirais. Et puis le rouge et les rubis sont synonymes de force, de richesse. Ca va plaire aux gens du Capitole. »

Je me plaçai entre les deux et posai une main sur leurs épaules.

« Je sais bien que la préparation est un moment très pénible, mais vous allez voir la suite est moins terrible. Vous allez pour la première fois prendre un bain de foule, rencontrer le public … C’est la première occasion que vous aurez de prendre des sponsors. »

Je me retournais pour faire face à Leanne.

« Leanne, cette tenue est très bien sur toi, elle te donne le côté un peu fort et dangereux qu’on voulait donner … C’est parfait. Toi Xavan, je trouve que tu es aussi très bien. Rappelez-vous de ce qu’on a dit … Xavan, tu dois avoir l’air triste et effrayé. Leanne, toi tu dois avoir l’air fière et sans peur. L’idéal serait même que tu souries si tu t’en sens capable … Sur le char, il faudrait que Xavan tu te tiennes devant Leanne. Leanne, j’aimerais que tu ai un bras levé, triomphant, et un autre bras autour de Xavan pour afficher directement la relation de protectrice/protégé qu’il existe entre vous. »

Je reculai d’un pas et entendis les personnes arriver. Ils allaient bientôt être emmenés au char … Je me retournai vers eux une dernière fois.

« Et bien, on dirait que je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne chance … »

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Melvil B. THORNE. I've seen the blood, I've seen the broken. The lost and the sights unseen. I want a flood, I want an ocean to wash my confusion clean.
I can't resolve this empty story I can't repair the damage done. We are the fortunate ones, who've never faced oppression's gun. We are the fortunate ones, imitations of rebellion. We acted out we wear the colors confined by the things we own. We're not without we're like each other, pretending we're here alone. And far away, they burn their buildings, right in the face of the damage done Rebellion

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Lun 3 Nov - 15:16

- Mais qu'est ce que vous avez fait pour avoir une mine aussi épouvantable ? Jaaaaamais nous n'allons pouvoir récupérer des cernes pareils ! Vous avez l'air d'un cadavre !

Je soupire d’exaspération sans répondre. Déjà que j'ai toujours détesté devoir me soumettre à mes préparateurs, cette année je le vis comme une véritable torture.
Mais en même temps, je ne peux pas nier qu'ils ont raison, j'ai une mine de déterré, et de profonds cernes violines soulignent mes yeux. Pour échapper aux questions embarrassantes, j'ai fini par laisser courir le bruit que j'étais malade.

En un sens ce n'est pas complètement faux. Je suis malade, l'homme que je suis aujourd'hui ne supporte plus l'homme que j'ai été.

- Bon asseyez-vous dans le fauteuil, je vais tenter de vous rendre à peu près présentable... soupire l'un des préparateurs.

Je lui répond brusquement :

- Attention, je ne veux pas que vous transformiez en perroquet ! Vous masquez les cernes, mais c'est tout !
- Mais oui, ne vous inquiétez pas, nous connaissons vos habitudes... Détendez-vous, me répond le préparateur sans se formaliser de mon ton un peu violent.

C'est vrai, ils s'occupent de moi tous les ans, ils savent maintenant ce qu'ils ont le droit de faire sur mon visage. Je m'en veux un peu d'être si sec avec eux, ils ne sont pas responsables de ce que je vis en ce moment, ils font simplement leur travail, et je ne suis sans doute pas le Juge le plus agréable à préparer...

Résigné, je me cale dans le fauteuil, ferme les yeux, et laisse les préparateurs faire le nécessaire pour me rendre une apparence potable.
Mais je n'arrive pas à me détendre. Sous mes paupières closes, défilent des images de tributs qui meurent, prisonniers de pièges monstrueux. Je crispe mes mais sur le fauteuil, essayant de chasser ces images de ma tête, mais peine perdue.

En désespoir de cause, je finis par rouvrir les yeux. Je sens une sueur froide le long de mon dos, et je ne veux pas que les préparateurs s’aperçoivent de mon trouble. Ce sont de vrais pipelettes en plus...

Je pense.
Je pense aux tributs qui sont aussi en train d'être maquillés en ce moment.
A quoi pensent-ils, eux ?
A leur présentation devant tout le Capitole ?
A leur entrainement ?
A ce qui les attend dans l'arène ?
A leur mort ?


Dans un mois, il n'en restera plus qu'un, et j'aurais ma part de responsabilité dans la mort de tous les autres...
Et leur visages viendront s'ajouter à toux ceux qui hantent déjà mes nuits...

- Et voilà ! Il ne faut pas y regarder de trop près, mais enfin, vous n'avez plus l'air d'un mort vivant ! Ça devrait passer sans problème à la télévision... S'exclame le préparateur, tandis que ses acolytes s'éloignent pour que je puisse me lever du fauteuil.

Je m'approche du miroir et regarde.
C'est vrai que, au premier coup d’œil, j'ai l'air en meilleur forme, le teint frais et légèrement hâlé.
Mais les yeux... On ne peut rien faire pour changer le regard.
Et moi j'ai le regard d'une biche aux abois...

- Comment vous trouvez-vous ? me demande un peu anxieux le préparateur devant mon manque de réaction.
Il risque sa place si je ne suis pas satisfait du résultat...

Avec effort, je me tourne alors vers lui et esquisse une grimace censée être un sourire

- C'est très bien vraiment, Vous avez fait du très bon travail. Merci beaucoup.

Puis lentement, je me dirige vers la porte.
Le plus dur reste à venir...
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Jeu 6 Nov - 18:09


 

 

 


 
Présentation des tributs au Capitole
 Tributs, mentors et stylistes

 
Dès que la porte du train d’un luxe qui dépasse mon imagination s’ouvre, je revêts ce rôle que m’a attribué le Capitole depuis la cérémonie de présentation des tributs de l’année 2222. M’armant de ce sourire séduisant pour lequel les demoiselles de mon époque craquent tant, je salue la foule emplie d’une excitation que je ne suis jamais parvenu à comprendre alors que plusieurs pacificateurs nous frayent un chemin vers le bâtiment adjacent. Ayant recommencé ce cirque à chaque année depuis maintenant quinze ans, j’en suis venu à me faire une carapace, une épaisse peau imperméable à la colère et la frustration qui peuvent m’envahir en de telles circonstances. Pendant très longtemps, les jeux n’ont rimé qu’avec le fait que j’allais retrouver Andromeia le temps de quelques semaines. Mon manque de participation passé à la faction rebelle provient probablement de cette perte de sensibilité. Mais cette année, avec Thalia et Nikolay, c’est complètement différent. Leur innocence et leur pureté m’ont ouvert les yeux et ont débloqué cette serrure qui refoulait jusqu’à maintenant toutes mes réelles pensées. Cette année, revoir mon amante est la dernière de mes préoccupations.

Une fois à l’intérieur de l’impressionnant édifice, je cherche notre styliste désigné des yeux. Comme d’habitude, je n’ai pas été informé à l’avance de qui il s’agit. Le district 4 n’ayant pas eu de gagnant récemment, il n’est donc pas le district qui attire en premier ces artistes extravagants. Certes, nous avons un potentiel de carrières, mais il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont pas encore fait leurs preuves. Rapidement, les esthéticiennes attitrées au D4 partent avec Thalia et Nikolay, en qui je sens une petite nervosité. D’un sourire complice, je tente de les rassurer avant qu’ils ne disparaissent dans un autre corridor. Il n’est heureusement pas très long avant qu’un petit homme rond aux cheveux d’un bleu presque fluorescent s’approche de moi. En voyant son accoutrement, j’esquisse un léger sourire amusé, seul signe visible de mon envie de pouffer de rire tellement il a l’air ridicule. Mais le temps n’était pas du tout à la rigolade. Ce bonhomme était celui dont la première impression des sponsors dépendait. Ce n’est que quelques minutes plus tard que Pacôme, le styliste, ne m’emmène à mon tour dans une pièce séparée.

Rapidement, comme si je ne valais pas son précieux temps, il me balance quelques morceaux de vêtements neufs qui, pour eux, sont désuets du siècle dernier. Pourtant, ces quelques fringues sont à la base dans le même genre que ceux portés dans mon district, qui demeurent toutefois d’une piètre et minable qualité. Rien à voir avec le jeans, le chandail et la veste qui m’avaient été donnés. Jamais, même avec mes avantages de vainqueur, je n’aurais pu me payer quelque chose du genre. Mais le styliste ne sait que trop bien que l’apparence du mentor s’affichant avec les tributs relève d’une importance pour les Capitoléens. On me laisse prendre une douche à l’eau chaude et non salée, ce qui me fait le plus grand bien, malgré le stress qui m’habite depuis la Moisson. Moi qui m’investit à fond cette année, vais-je réussir à sauver ces enfants de ma patrie? Si jamais j’échoue, comment vais-je passer au travers? Et puis, j’espère que ce clown de styliste a conçu quelque chose de convenable pour mes deux jeunes gens… Tous ces inconnus créent en moi une tension immense. Une fois vêtu, une femme passe rapidement rafraîchir ma coupe avant que l’homme rondelet ne m’invite à le suivre pour aller retrouver mes deux protégés.

L’homme d’environ mon âge me conduit à travers un dédalle impressionnant de corridors avant que nous débouchions finalement dans une grande pièce dans laquelle se trouve tous les tributs. Dès que les portes s’entrouvrent devant nous, une explosion d’odeurs auxquelles je ne m'accoutumerais jamais envahit mes narines habituées à l’odeur du bord de mer. Repérant rapidement mes deux favoris, je répondis au signe de tête de Nik’ par un sourire complice. Mon sourire s’étendit également jusqu’à Thalia qui semblait un peu plus nerveuse que son partenaire. Depuis notre discussion à l’abri des oreilles indiscrètes, notre équipe s’était très rapidement soudée. Apparemment, ils avaient décidé de croire en mon discours, mais surtout de croire en moi. Cela me touchait énormément tout en me rajoutant un poids supplémentaire sur mes épaules. Désormais, j’étais le seul qui pourrait les aider à s’en sortir. Enfin, l’un d’entre eux…

Bref, moi qui avais presqu’oublié la présence du styliste de notre district à mes côtés alors qu’il se présenta à ses deux modèles. Mon regard se reporta sur lui et je détestais aussitôt la façon dont il se comportait avec eux. Il détaillait leur corps de ses yeux avides comme s’ils étaient de vulgaires morceaux de viande, que de vulgaires objets à vêtir. Afin de témoigner mon appartenance à mon équipe, j’allais me positionner derrière mes deux protégés, au lieu de demeurer avec cet immature homme d’affaire.

-[color=blue] Holala, vous êtes vraiment magnifique, tous les deux!!! J’ai vraiment de la chance…. [/b], s’exclama-t-il, visiblement enchanté par la situation.

Je conservais mon affect calme alors qu’au fond, j’aurais bien envie de le balancer au beau milieu de l’océan. De la chance, avait-il dit?! Envoie ton gamin aux jeux et tu m’en reparleras de cette « chance »… Bref, mon sourire passa du naturel au forcé alors que je concentrais pour demeurer présentable afin de ne pas affecter mon image ainsi que celle de mes protégés. D’ailleurs, je posais ma paume quelques secondes sur l’épaule de Nikolay en sentant sa colère devenir rien de moins qu’une bombe à retardement. Il fallait qu’il se retienne encore quelques heures, le temps que la cérémonie se termine puis il pourra se relâcher une fois dans nos appartements. Ne craque pas, Nikolay, sinon c’est sur Thalia que retomberont les conséquences… J’espérais qu’il en ait conscience.

- Bon, il serait vraiment dommage de cacher des corps comme les vôtres, alors votre tenue est vraiment minimaliste. Elle ne cachera que l’essentielle, poursuivit l’homme rondelet en dévoilant alors les tenues.

Franchement, ce n’était pas si mal pour l’opinion que je m’étais faite de ce designer. Bien sûr, les tenues représentaient de façon bien ordinaire le commerce de notre district, mais j’avais déjà vu bien pire que ça. Une année, les tributs avaient été déguisés en un genre de mélange entre un mollusque et un crabe. C’était vraiment horrible et nous n’avions pratiquement pas eu de sponsor cette année-là. Alors, des coquillages pour cacher l’intimité puis un filet de pêche, ce n’était vraiment pas si pire. Au contraire, même, cela allait permettre à Nikolay et Thalia d’être attirants physiquement tout en ayant la chance de démontrer leur force. Bien sûr, je pouvais voir sur leur visage que défiler à moitié nu ne leur plaisait guère, mais j’allais leur expliquer les avantages de ces costumes dans quelques instants. Et puis, n’était-ce pas comme être en costume de bain au bord de la plage? Non, c’était loin d’être similaire, mais ils allaient devoir s’en convaincre.

Après les avoir laissés se changer en toute intimité, je laissais le styliste ajuster les touches finales avant de finalement revenir en face des deux amants. Dès que je les vis, un large sourire s’afficha sur mes lèvres. Voilà comment des costumes banals portés par les des êtres exceptionnels deviennent extraordinaires. Thalia fut celle des deux qui accrocha mon regard en premier (et celui de Nikolay aussi, d’ailleurs). Avec le sourire qu’elle m’afficha suite au commentaire presque déplacé de Pacôme, je réalisais à quel point elle était tout simplement divine. Je comprenais maintenant le concept de sa chevelure en forme de coquillage géant. Certes, Thalia était naturellement belle et le costume ne faisait que mettre cette beauté naturelle en valeur en l’exposant et en la mystifiant avec ce filet à travers duquel on ne voyait pas totalement. Et que dire de Nikolay? Sa carrure de jeune athlète ne pouvait également qu’être avantagée par cette nudité partielle. Il leur manquait, à tous les deux, juste un peu d’assurance et ils allaient projeter l’image de parfaits jeunes guerriers amoureux. D’ailleurs, je les laissais se reluquer avec une certaine satisfaction personnelle, en espérant que ce changement de look serait la goutte qui ferait déborder le vase.

- Alors, que penses-tu de tes tributs?, me demanda alors ironiquement Nikolay après avoir pris la main de Thalia dans la sienne pour la blottir contre lui. Avec des physiques comme les nôtres, on devrait récolter pas mal de sponsors, non?

Je n’aimais pas particulièrement la façon dont il les nommait Thalia et lui, comme étant mes tributs, mais j’ignorais ce détail peu important pour l’instant.

- Disons que votre charme naturel à tous les deux rendent vraiment bien avec les créations de Pacôme. Vous allez faire fureur, tous les deux!, répondis-je alors, sourire aux lèvres.

Sans en dire plus pour le moment, je laissais un temps mort alors que Nikolay resserra Thalia contre lui pour lui dire quelques mots doux.

- Tu es si belle…

En une fraction de seconde, Thalia vira au rouge poisson clown avant d’aller déposer un baiser sur le coin des lèvres de celui qu’elle aimait. Tentant de me faire tout petit pour les laisser vivre ce moment émotionnel, je détournais mon regard vers le couloir. Malheureusement, notre styliste sans aucun tact ne fut pas aussi subtile.

- Ils sont tellement mignons…

- Merci pour vos services Pacôme, le coupais-je alors dans son élan, plongeant un regard dur dans le sien. Je pense que nous allons être en mesure de nous occuper de la suite des choses.

Visiblement insulté par mon insolence, l’homme à la tignasse bleu s’éloigna de nous en boudant et d’un pas ferme sans regarder derrière lui. Oups, je venais peut-être de le froisser, mais je riais dans ma barbe de son comportement enfantin. Bon, l’heure de la présentation des tributs approchait rapidement. Le temps était venu pour moi de donner mes derniers conseils à mes deux protégés afin de maximiser leurs chances de marquer les esprits des capitoléens. M’approchant d’eux afin que mes propos échappent aux oreilles indiscrètes des autres équipes, je leur dévoilais ce que j’avais en tête.

- Thalia, Nikolay. La presentation des tributes au Capitole est une chance inouïe pour vous faire remarquer. C’est cette première impression qui fera que les habitants du Capitole suivront votre progression ou pas., commençais-je rapidement en tentant toutefois de ne pas les stresser davantage. Pour bien faire, vous être convaincu que vous êtes beaux et forts. Vous pouvez gagner ces jeux autant et même plus que les autres tributs. Si vous laissez voir une once de faiblesse, les autres mentors conseillerons à leurs tributs de vous éliminer en premier dans l’arène.

Je pris une courte pause afin de les laisser digérer rapidement ces premières informations avant de poursuivre avec des conseils plus concrets.

- Ce que je vous recommande est donc de vous montrer fort et fier de votre district. Je sais que ce ne sera pas facile vu les circonstances, donc tenez vous la main et puisez votre force dans l’autre. Cela devrait vous aider. Tenez vous droit, souriez et regardez la foule de votre côté respectif sans toutefois les saluer. Ces tridents n’ont pas l’air très solide, mais tenez-les fièrement à vos côtés. Pas devant ni dans les airs pour ne pas avoir l’air de vous cacher derrière. Ça vous convient?

Je savais que ça faisait beaucoup de choses à assimiler, mais je savais qu’ils seraient à la hauteur. Chacun d’entre eux avait quelqu’un à défendre pour qui ils sauraient trouver la force. Un dernier encouragement de mes paumes sur leurs épaules et voilà qu’ils étaient appelés à monter à bord de leur carriole. À pied au sol, il ne restait plus que quelques stylistes ainsi que les mentors, dont plusieurs que je reconnus facilement.


 
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Equinoxe G. Wiest
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Jeu 6 Nov - 20:26






Présentation des tributs

«Je sais me débrouiller seule !  Mais… vous avez peut-être raison… Ça ne va pas forcément être facile de fermer toutes les agrafes de cette robe… »

Dit-elle sèchement avant de se reprendre et d'adapter sa parole. Bien qu'elle se soit rattrapée, j'avais regardé ailleurs pendant le début de sa phrase et je ne me sentait pas à ma place. J'avais juste envie de partir, les fuir, je n'était pas très bien face à tout ces événement et ils devaient sûrement le ressentir. Non, je ne supportait pas les voir ainsi, je n'aimais pas m'attacher à eux, car souvent, j'avais le don d'attendrir certaines personnes, je n'étais pas vraiment le portrait craché d'une capitolienne pure et dure, narcissique et égoïste. Voilà en partie pourquoi je n'avait j'aimais vraiment voulu être styliste, accompagner les tributs face à la mort, les faire devenir de véritables morceaux de viande et de peau au yeux du Capitole me déplaisais, Certes j'aimais créer des tenues, mais pas celles qui scellait le sort d'humains, de jeunes à peine plus jeunes que moi. J'essayais de remettre de l'ordre dans mes pensées en refermant la robe de Chloé.

Une fois terminé, chacun des tributs se tourna vers l'autre, se découvrant dans de nouveau vêtements, je plaçais délicatement sa capeline, ajustait délicatement son maquillage, et je devais avouer que les tenues rendait magnifiquement sur eux. J'essayais de changer un peu de pensées, je vis que Chloé et Jason me souraient et je prenait ça comme un remerciement. Je tentais de me détendre. Je m’abaissais pour regarder les chiots et essayer de les calmer un peu avant la cérémonie d'ouverture.

« Tu es tout simplement magnifique ... »

« Toi, avec tes cornes, on ne risque pas de te louper ! »

Je tournais la tête et m’aperçus de la présence d'Ethan, je souriais nerveusement, un peu stressée par  la cérémonie d'ouverture et l'avis du mentor concernant les tenues des tributs et la sienne.  Il hocha délicatement la tête accompagné d'un sourire simple. Tout était donc Ok. Me sentant déjà mieux depuis l'arrivée d'Ethan, je repris contenance.

«  Vous croyez que ça suffira ? Vous pensez qu’avec ça, on se souviendra de nous ? »

« Cela suffira amplement, crois-moi. Cela vous rend inoffensif et doux, personne ne se méfiera de vous... » Je regardais en direction d'Ethan, espérant avoir la même stratégie que lui « Ce que je vais dire est dur, on ne se souviendra sûrement pas de vous, mais justement, c'est l'objectif, ils seront attiré par les autres tributs, parions sur eux, les sponsoriseront. Faite profile bas, et observez, vous
aurez plus de chance... »


A peine ai-je terminer de parler que la porte s'ouvre et une jeune femme arrive, essoufflée, sa perruque bleue penchant sur le côté, elle paraissait horrifiée.

« Mademoiselle Gaïa, Daphnée Delacour n'est pas venue présenter les tenues aux tributs du district neuf et vous prie de le faire vous même. »


Je lève les yeux vers le ciel, un peu énervée. Daphnée aurait pu faire un effort, ne pas me laisser ainsi dans cette fâcheuse posture. Mais bon, je savais qu'elle avait du le faire exprès. Je ne suis pas aussi assurée qu'elle et me mettre dans l'embarra devait lui faire horriblement plaisir.

« Bien, j'arrive » Soupirais-je, déçue de laisser mon équipe seule.

Je m'avançais vers la porte, peu motivée. Certes le district neuf n'avait rien fait, mais je n'étais pas leur styliste officielle, ni même Daphnée, et je ne me sentait pas d'humeur à emmener quatre tributs à la mort. Deux me suffisait déjà amplement.

« Je suis sincèrement désolé de devoir vous laisser, mais quelques problèmes doivent être réglés. Chloé, Jason, je vous souhaite bonne chance pour votre cérémonie d'ouverture, Ethan, il faudra qu'on parle, j'aurai besoin de te parler. Bonne soirée... »Dis-je doucement avant de sortir de la pièce.

Puis je me tourne vers la jeune femme, elle me suit et je cela m'énerve un peu d'être suivie.

« Pourriez-vous aller chercher les sacs du district neuf dans mon casier ? » dis-je en lui lançant un petit trousseau de clés. « Vous me déposerai tout cela au box du neuf... »

Désormais, je faisait route seule. J’entrais dans la salle du neuf où deux jeunes tributs attendait, je les regardait tranquillement, quoique, je commençais à stresser un peu.

« Excusez-moi de mon retard, je m’appelle Equinoxe et je suis l'une de vos styliste, Daphnée était trop occupée avec ses autres tributs, donc je me charge de vous maintenant. Vous êtes bien Silver et Nolan ? »

après une rapide confirmation, je discute un peu avec eux, pour les aider à se détendre avant la parade, même si il semblent un peu fermé face à moi, après tout ça reste compréhensible. La jeune femme de tout à l'heure arrive, me donne mes sacs et mes clés et repart aussi vite qu'elle n'est arrivée. Je pose les sacs sur une table et sort la première tenue, celle de la jeune Silver. Une robe bustier orné d'épis de blé sculpté en or, le bas de la robe et fait de filaments blanc (ps: http://data1.whicdn.com/images/6138223/large.jpg) Les préparateurs ont bien fait leur travail en tressant ses cheveux, bien qu'il soient relativement courts. Pour Nolan, une chemise blanche et un pantalon beige en toile, dont la chemise reste entrouverte sur sa chemise les mêmes ornement que sa partenaire y trônent, mais sur son corps les ornements de blés continuent sur son torse grâce à une peinture spéciale.

Puis nous sortons de la salle dans un silence de plomb et je laisse seul quand nous arrivons dans la grande salle où sont entreposés les chars. Rapidement je rejoins Ethan dans les gradins, qui es accompagné d'autre vainqueurs.


Dernière édition par Equinoxe G. Wiest le Jeu 4 Déc - 12:54, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Jeu 6 Nov - 21:45


J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir...

   
Adam lança un regard éloquent à Amy. Drapé de cette tunique blanche, il semblait si frêle, si fragile… Bien que ses durs cernes avaient été habilement effacés par les préparateurs, la jeune femme n’avait aucun mal à les imaginer, à la voir ressortir. Pourtant, pour une fois, il y avait quelque chose de différent, quelque chose de changé… Etait-ce ses cheveux coupés ? Cette peau lissée ? Ou ses yeux d’un bleu tel qu’ils paraissaient… électriques ? Oui, oui, c’était ses yeux. Amy les connaissait par cœur, comme lui devait les connaître les siens par cœur, parce que le seul contact qu’il n’y avait jamais eu entre eux avait été par les yeux. Nombre d’amis appréciaient se prendre dans les bras, se serrer la main, se donner des tapes de droite et gauche, chose impossible entre Adam et Amy. Alors, d’un accord tacite, ils se regardaient dans les yeux, et cela leur suffisait.
Mais là, sentiment dont elle était incapable de se délier, le trouble de la jeune femme l’empêchait de se détacher de ces yeux qui étaient devenus électriques. De doux et sincères, ils étaient devenus dangereux. Miroirs de l’âme, Amy se demanda si son ami était énervé, en colère, et elle était perturbée. Elle en oublia même que l’épreuve qu’il avait due vivre avait été aussi dure.

« Oui, ça va, ne t’inquiète pas… répondit Adam d’une voix qu’il voulait assurée. Et toi ? »

Oh, il avait souffert. Mais lui, au contraire du visage sûrement déconfit d’une Amy trop perturbée, faisait l’effort de paraître fort. Il était fort. Plus qu’elle n’aurait pu l’être. Il ne s’était sûrement pas effondré dans son lit dans le train.
Alors, elle pensa à lui, à cette envie qu’elle avait de ne pas le décevoir, et la voix qui prononça ces mots ne possédait pas la moindre vibration. Au contraire, elle était décidée, bien plus que la volonté qui était derrière :

« Il n’y a pas le choix. »

Amy se tourna vers Elina, qu’ils avaient rendue magnifique. Simple, à l’image de ses deux tributs – vraiment ? A quoi la jeune pharmacienne devait ressembler ? –, elle n’avait pas à simuler la décision. Normal, elle avait été la seule à choisir d’aller dans l’arène, même si on lui avait quelque peu forcé la main en tirant le papier d’Adam… et pourtant, elle ne donnait l’impression de s’en plaindre. Alors qu’au fond d’elle, elle devait maudire ce sort qui avait décidé de l’abandonner. Mais à l'extérieur, elle n'exprimait, celle qui la rendait belle, fière, et dangereuse : sortir son protégé de l’arène. Et Amy s’en sentit mal sans oser s’avouer pourquoi.
A cet instant débarqua la styliste, aussi surexcitée que le claquement de ses talons. Amy la détesta tout de suite, et la tension d’Adam à son côté lui montra que c’était un sentiment partagé. Hormis la couleur pétante de sa tenue qui pourtant, il fallait l’avouer, avait une classe folle, ou même l’odeur de parfum qui envahit soudain la pièce, il y avait quelque chose qui agressa la jeune Tribut : son arrogance, son abus de confiance en elle, choses qu’elle transpirait.

« Ah, enfin, ma belle équipe complète ! Je suis tellement ravie ! Je me présente : Daphnée Delacour, mais Miss Delacour suffira. »

Tandis qu’elle se présentait, Delacour détaillait ses deux Tributs, visiblement satisfaite d’Adam. Mais pour Amy, elle fronça les sourcils, ce qui eut le don de titiller sa colère, celle qui était désespérée de désespérer. La styliste passa pourtant, redevenant heureuse en voyant Elina, et claqua des doigts sans jeter un seul regard à ceux qui amenaient les trois tenues. Visiblement, elle vivait une espèce de rêve qui n’attendait que consécration dans lequel elle avait un certain pouvoir.

« Et donc, la première est pour toi, Amy… »

L’un des Capitoléens s’avança, les bras chargés d’un tissu et de fils argentés qui semblaient n’avoir qu’une envie : quitter ses bras. Et le pauvre garçon était perdu dans cette masse folle, ce qui eut le don de tirer un élan de pitié de la part d’Amy et un rire amusé de Daphnée qui continua :

« Amy, tu représenteras le nuage ! Et évite cette fois-ci de prendre ton rôle trop au sérieux en pleurant, ça gâcherait le travail de ces fourmis. »

Les yeux de la jeune femme s’arrondirent tandis que sa tenue s’avançait. Le regard de l’homme face à elle fut des plus martyrisés et des plus éloquents tandis qu’il s’approcha pour l’aider. Amy fit un pas en arrière, lui retira la tenue des mains et le fusilla de ses deux prunelles claires :

« Je saurai me débrouiller seule. Toute seule. »

Pas encore, s’il vous plaît, pensa Amy en se dirigeant d’un pas décidé vers l’endroit derrière des paravents, sans laisser de temps au Capitoléen. En focalisant toute sa concentration sur la manière d’enfiler cette robe, isolée entre des paravents, la jeune femme enleva la tunique blanche et laissa sa peau frissonnante à nue. Mais pour une fois qu’on ne l’observait pas, ça allait mieux… La voix de Daphnée lui parvint à moitié étouffée.

« Et Elina sera l’éclair ! Aussi belle et dangereuse, comme une Mentor qui retourne dans l’arène ! »

Amy réussit à trouver le bas du haut et mit les pieds dans la robe, qu’elle remonta tandis que la styliste avait continué sa tirade :

« Quant à Adam : le métal, conducteur parfait d’électricité ! »

La jeune femme ferma sa robe, au dessus de l’épaule gauche, et remarqua alors une quelque chose de dur dans le rembourrage qui remontait sa poitrine un peu trop hautement à son goût. A tatillons, elle sentit du bout de ses doigts une petite boîte plutôt discrète de vue et se demanda ce que pouvait bien avoir Daphnée derrière la tête, surtout que sans miroir la Tribute n’avait aucune idée de ce à quoi elle ressemblait. Sans miroir, quand elle tentait d’observer sa tenue, c’était un fouillis de matière cotonneuse sur une robe dans des couleurs qui ressemblaient à un nuage un soir d’orage. Non, non visiblement, cela ne ressemblait à rien.

« Vous permettez que je vous aide pour arranger la tenue ? »

Le préparateur du Capitole regarda Amy de haut en bas avec un petit sourire. Elle resta silencieuse. Il continua :

« Ne vous inquiétez pas, je ne vous toucherai pas. »

Amy acquiesça lentement et leva les bras pour le laisser mettre cette matière cotonneuse en place. Il indiqua rapidement qu’il avait fini et recula pour l’observer avant d’ajouter, doucement :

« Vous me laisseriez finalement arranger votre maquillage et votre coiffure ? J'aimerais tenter quelque chose... avec votre accord, bien sûr. »

Elle haussa les épaules et ferma les yeux, tolérant pas trop mal le pinceau caressant ses paupières. Ca ne lui plaisait pas mais, au moins, elle n’avait pas envie de s’échapper, ce qui était exceptionnel depuis la Moisson. Elle le sentit arranger ses cheveux, les secouer pour leur donner de la masse et les déposer par la suite sur son épaules, les laissant tomber devant pour les mettre en valeur. Quand il eut fini, il recula et déclara :

« Voilà, c’est mieux là. Vous ressemblez à un terrible nuage.
- Je ne fais que lui ressembler, alors, » confia Amy à demi-mot, tandis qu’elle s’avança pour sortir du paravent.

D’un mouvement qui pas forcément élégant, elle tenta de baisser sa robe qui était trop courte. Puis elle vit Daphnée. Elle sentit son agacement monter. Sa tête se releva, elle se concentra sur sa démarche et, même si elle ne se sentait pas d’engager le conflit avec la styliste, elle se tourna néanmoins vers ses deux compagnons.
Adam était très classe. Il prenait dans ce costume métallique quelques années de plus et son visage fermé le rendait presque plus dangereux. Là-dessus l’on rajoutait ses yeux électriques et le constat pour Amy fut sans appel : elle ne reconnaissait plus son ami. Elina, le tenant par les épaules, était le véritable danger de cette équipe : éclair qui ne demandait qu’à défendre son protégé, terrible, effrayante, chose qu’elle cultivait très bien.
Tandis qu’Amy s’avançait, Adam lança à demi-mot :

« Ca te va bien. Tu as l’air… terrifiante.
- Ca doit être un compliment dans cette situation, merci, toi aussi tu es très classe. »

Le sourire du jeune homme fut tendu mais au moins sincère et elle se surprit à prendre sa main. Maintenant que la barrière était brisée, qu’on avait changé ces yeux si rassurants, elle n’avait rien d’autre… Alors ce fut instinctif. Et Adam ne s’en détacha pas.

« Nous sommes tous les trois une équipe, et il est temps qu’on montre que l’on peut gagner, » déclara alors Elina en voyant les chars arriver au loin.

Elle eut un temps d’arrêt, leur sourit, et ajouta ce mot qui lui était si cher :

« Ensemble. »

Amy eut un frisson.

   

   fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul.
   


HRP pour Daphnée, Elina et Adam :
Spoiler:
 

_________________
Tribut du District 5
Now in my remains are promises that never came. Set the silence free to wash away the worst of me.
Like an army, falling, one by one by one... Like an army, falling, one by one by one.◗ amaaranth ♫♪


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Jeu 6 Nov - 23:51

Être une autre...


Le voyage n’avait pas semblé si long au final, je n’avais même pas eu le temps de contempler longuement les paysages des différents districts que nous avions eu l’occasion de traverser. Cela faisait donc cet effet de savoir que nous allions bientôt mourir ? Nous nous centrions sur nous-mêmes sans plus rien voir au dehors ? Du moins, c’est l’impression que cela me donnait et je m’en sentais bien égoïste, moi qui préférais souvent aider les autres que de me centrer sur moi-même… C’était ma famille qui voulait cela, nous avions peu mais plus que la plupart des autres familles de mon district : nous partagions donc, c’était normal. Aujourd’hui qui partageait mon fardeau ? Mes parents étaient effondrés, cela était certain mais personne ne pouvait savoir ce que je ressentais réellement. Je me sentais bien seule.

Finalement, le train finit par arriver. Derrière la vitre, je voyais une foule multicolore, complètement absurde se presser pour nous apercevoir. Les couleurs vives de leurs habits me brulaient les yeux et pourtant je n’arrivais pas à les lâcher du regard, j’étais à la fois terrifiée et émerveillée devant tant de diversité, de beauté même si cet esthétique était totalement décalée ! Ils se bousculaient, levaient leurs mains gantés, plumées, pailletées vers le train, nous acclamaient… J’avais du mal à comprendre leur engouement, tout devait être bien différent ici.

Je posai ma main droite sur la vitre froide, donnant l’impression que je les saluai. Ce n’était pas mon intention, je voulais juste sentir les contours de ma cage de verre, celle qui allait devoir m’enfermer dans une tribute que je n’étais pas. Je soupirai quand je vis certains des spectateurs du Capitole s’exciter encore davantage devant mon geste, visiblement ils pensaient que je leur manifestais de la sympathie : ce n’était pas le cas, mais avant de me raviser je me rappelais que c’était certainement la seule chance que j’avais de m’en sortir ou, du moins, de tout faire pour me battre. Je l’avais promis à mes parents, même si je me savais perdue, je leur devais bien ça, je devais respecter ma promesse. De plus, cela donnerait plus de chances à Jason sans doute puisque nous étions « liés ».

Pourquoi voulais-je le protéger tout à coup ? Pourquoi lui avais-je dit que lui seul avait une chance ? J’avais du mal à comprendre la raison de mon brusque changement de comportement vis-à-vis de lui. Bizarrement, malgré toute la colère que j’avais encore dans mon cœur contre lui, l’idée qu’il puisse vouloir se sacrifier pour moi était insupportable. Il l’avait dit. Il l’avait dit haut et fort devant notre mentor. Essayer de me protéger n’était pas une bonne idée, cela ne ferait qu’abréger son temps dans l’arène, ça le condamnerait à coup sûr. J’aurais pu croire que sa déclaration, qu’il me protégerait avant tout, était purement stratège, mais je savais. Je le connaissais trop bien, malgré toutes ces années : ses yeux avaient toujours la même lueur lorsque quelque chose lui tenait à cœur, et il avait été sincère… Mon dernier coup d’éclat dans le wagon avait pu sembler égoïste, or ce n’était pas uniquement à moi et ma souffrance que j’avais songé lorsque j’avais dit les quatre vérités à notre mentor et que j’avais dit à Jason de se battre. Non, je voulais que mon mentor se détourne de moi et que Jason en fasse de même, qu’il oublie cette idée de me protéger. Il fallait qu’ils m’abandonnent, un de nous deux devaient rentrer et ce ne serait pas moi, c’était certain. Même si mon pardon n’était pas encore parfait, je ne voulais pas lui faire de mal… Je ne voulais pas qu’il se fasse du mal… Pas pour moi…

J’esquissai un faux sourire derrière la vitre avant de m’en détourner pour penser à quitter le wagon. Une chose que m’avait faite comprendre cette Moisson était que, sans m’en rendre compte, j’avais fait souffrir une des personnes que j’appréciais le plus au monde, une de celles auquel j’étais le plus attachée… Une de celles que j’aimais… Non, je n’avais pas le droit de penser ça… Le désespoir pouvait-il me laisser tout pardonner ? Y avait-il encore quelque chose à pardonner d’ailleurs, après ce que j’avais compris tout à l’heure ? Cette situation n’avait pas de bonne solution… Si je me rapprochais trop de lui, si je lui montrais que je regrettais, que je le pardonnais, que je ne voulais pas le perdre, alors il comprendrait… Et il ne le fallait pas s’il devait rester en vie.

Je déglutis en rejoignant Jason à la sortie du wagon. La porte s’ouvrit et nous avançâmes dans la foule, un chemin libre étant maintenu ouvert par des pacificateurs. Tous ces visages inconnus qui se pressaient autour de nous m’angoissaient encore plus, mais je devais sourire. Je n’avais pas le choix. Instinctivement, je me serrai vers Jason comme pour me raccrocher à la seule personne que je connaissais, à la seule personne qui me maintenait dans la réalité. Soudain, je sentis une pression dans ma main droite. Mes yeux étonnés vrillèrent vers ma main et je constatais que Jason y avait glissé la sienne. Sa chaleur me réconfortait et me mettait également très mal à l’aise, sentiment ambivalent. Je dus piquer un léger fard car certaines capitoléennes pouffèrent de rire en me montrant du doigt. Je baissais les yeux, gênée, et hâtais mes pas pour rejoindre plus rapidement la voiture noire qui allait nous conduire au centre d’entraînement. A peine étions-nous montés dans la voiture, que je lâchais sa main. J’avais besoin de retrouver une contenance, de me recentrer. J’avais retiré ma main vite, sans doute trop brutalement car je vis Jason afficher une moue embêtée sur son visage. Pourquoi avait-il fait cela ? Etait-ce tout de même de la stratégie ? Que cherchait-il donc ? J’aurais tellement aimé le regarder à nouveau dans les yeux pour savoir, mais je n’en avais pas la force.

La voiture arriva au centre. Nous fûmes conduits dans de petits box dont je ne pus m’empêcher de songer qu’il s’agissait davantage de cellule… A nouveau, nous étions pris au piège avec des personnes étrangères qui nous regardaient avec insistance. Ils nous décortiquaient des yeux et cela avait le don de me mettre mal à l’aise. Déshabillée, mise à nue,… Je me sentais une toute petite chose entre leurs doigts carnassiers. J’avais l’impression de n’être plus rien alors qu’ils me rendaient « présentable ». Ne l’étais-je donc pas ? L’impression d’être tombée plus bas que terre me prit, j’étais tellement déboussolée. Tandis que tout ce monde inconnu se pressait autour de moi, m’oppressait un peu plus chaque seconde, des larmes discrètes coulaient sur ma joue droite. Une des préparatrices la vit et vînt la gommer sans même un mot pour me réconforter, ça ne devait pas être compris dans son job, la gentillesse…

Après ce moment qui me parut une éternité, on me fit me lever, à nouveau sans un mot. Enfin… Plutôt sans qu’un mot ne me soit adressé : les commentaires allaient bon train sur mon apparence, sur le fait qu’ils étaient plus fiers et satisfaits de leur « transformation ». Je tournai le visage, la transformation ne se situait pas au niveau physique, elle me rongeait entièrement, me consumait depuis que mon nom avait résonné lors de la Moisson. Mais ça, ils ne le voyaient pas. Ce n’était que des excentriques, des illusionnistes : ils essayaient de nous façonner à leur image, une image qui leur convienne avant de nous envoyer à l’abattoir. Mes poings se serrèrent instinctivement. J’aurais tout donné pour sauter à la gorge de l’un d’eux, mais cela n’arrangerait rien. Il fallait me faire aimer, même d’eux.

Je passai ma langue sur mes lèvres pour les humidifier et murmurai des mots que je ne pensais pas :

- Merci…

J’esquissai un sourire, ils y répondirent beaucoup plus largement que moi et je sus que j’avais gagné. Peut-être parleraient-ils à leurs connaissances de cette petite tribute qui les avaient remerciés, avaient bien perçu leur travail,… Tout espoir que notre équipe ait des sponsors, séduise le Capitole était bon à prendre même si cela m’en coûtait beaucoup. Je commençai à frissonner, une des préparatrices se précipita sur le côté et me tendit une blouse blanche, terne qu’elle m’aida à passer.

- C’est très gentil de votre part, merci pour…ça dis-je en désignant la blouse entre mes deux doigts.

Elle pressa mon épaule, son contact me devenant de plus en plus insupportable puis elle sortit de la pièce accompagnée des autres préparateurs. Je rejoignis bientôt Jason, il était dans le même état que moi. Je m’installai à ses côtés, sans un mot. Quoi dire de toute manière.

Les minutes défilèrent avant qu’une jeune femme fasse son entrée dans la pièce. Elle était plutôt petite, ses cheveux roux lui donnaient une allure de lion mais un félin bien sage à côté de ses comparses du Capitole. Point d’excentricité trop marquée dans sa tenue ou dans sa manière de se présenter. Bien au contraire, elle paraissait nerveuse, un peu gauche, comme si elle débutait. Elle tranchait tellement avec l’idée que je me faisais d’une styliste que ce n’est que lorsqu’elle se présenta explicitement à nous que j’en fus totalement sûre.

- Bonjour Chloé et Jason. Je m'appelle Équinoxe, et je suis votre styliste. Ethan arrivera un peu plus tard... Vous me suivez ?

Elle nous avait appelé par nos prénoms, enfin quelque chose qui n’était pas aseptisé au Capitole. Nous revenions quelque peu des humains dans ses paroles et cela me soulagea légèrement. Elle était très tendue lorsqu’elle se mit à marcher vers la sortie de la pièce. Je jetai un coup d’œil à Jason, il se levait déjà pour la suivre, j’en fis de même. Marchant derrière elle, les pieds nus sur le carrelage froid, je me demandais ce qui nous attendait à présent. Equinoxe – quel prénom étrange ? – marchait devant nous en toute hâte, j’avais un peu de mal à la suivre en marchant simplement et dus presque me mettre à trottiner à un moment. Son regard n’arrêtait pas de se retourner sur nous, comme si elle craignait qu’on ne fuit ou qu’on ne l’écoute pas. Qui aurait osé ne pas suivre les consignes du Capitole une fois sélectionné pour les Jeux ? Son comportement trahissait une confiance en soi qui n’était pas au beau fixe et cela dénotait réellement de toutes les personnes qu’on avait pu croiser.  Je me pris un instant à me demander ce qu’était sa vie au Capitole pour qu’elle soit ainsi, mais nous arrivions déjà à destination.

- Bien...

A peine arrivée dans cette nouvelle cellule, elle attrapa deux sacs et les posa sur une table. Elle était sur le point de nous révéler nos tenues. Mon cœur se mit à battre la chamade, comme le jour où ma mère m’avait offert la robe qu’elle portait le jour de ces fiançailles avec mon père. Cette robe, je ne la porterai plus jamais…

Avec délicatesse, ses mains se plongèrent dans les sacs dont elle sortit deux tenues aux teintes semblables. La mienne n’était autre qu’une autre de couleur terre, plutôt cintrée et agrémentée de quelques dentelles qui me donneraient sans doute un air très doux. Une capeline agrémentait le tout, elle semblait recouverte de laine de mouton que j’eus immédiatement l’envie de toucher. Quelques  bracelets avaient également été déposés à côté, ils semblaient être sculptés dans une matière que je n’avais jamais vu… Sans doute quelque chose de cher provenant du Capitole ou d’un District riche. Jason m’était assorti, les mêmes tons dans sa tenue, les mêmes matières et… deux grandes cornes ? Je haussai un sourcil et souris en tournant mon visage vers lui, il ressemblerait à une de ces chimères qu’on trouve dans les histoires, un satyre je crois. Cela m’amusait et je ne pouvais détourner mon regard de son visage en l’imaginant ainsi, ses cornes totalement incongrues sur la tête. C’est le genre de choses dont nous aurions pu rire des heures. Avant. Maintenant, accepter tous ces accoutrements était une question de survie.

Je fis un pas vers la table, Equinoxe ne bougea pas mais était toujours très nerveuse. Son silence le prouvait. Elle n’aurait pas dû être si tendue, après tout nous n’allions pas nous offusquer de porter ses tenues. Elles étaient bien plus portables que tout ce que j’avais pu m’imaginer et le District Dix n’avait pas dû en porter de si belles depuis au moins cinq ou six ans, voire plus. J’avoue que j’avais beaucoup de mal à savoir quelles étaient les éditions où nos tributs n’avaient pas été déguisés grotesquement en vache, mouton, cheval,… Je crois que toute la basse-cour y était passée ! Cette année, nous aurons au moins le mérite de ressembler à quelque chose !

Soudain, la porte de fer s’ouvrit laissant apparaitre le corps frêle d’une jeune femme. Sans un mot, elle déposa deux adorables petits chiots noirs sur la table. Ils paraissaient si patauds, si gauches avec leurs lourdes pattes qui peinaient à les  tenir. Leurs frimousses étaient si mignonnes que je ne pus m’empêcher d’afficher un large sourire, j’avais toujours adoré les animaux et en avais moi-même plusieurs chez mes parents… A l’instant même auquel je songeai à Eyota, ma petite chatte noire. Elle était si mignonne avec ces longues moustaches avec lesquelles elle aimait venir me chatouiller le visage lorsque j’étais assoupie, mais ça n’arriverait plus, une fois encore.

Je prenais une grande bouffée d’air quand la styliste rompit le silence :

- Donc voici vos tenues, vous porterez chacun un de ces petits chiots... Hum...euh, Chloé, je vais venir t'aider à enfiler tout ça, Jason, tu peux te débrouiller pour le pantalon et le haut ? Je me charge du reste après ...

Le son de sa voix était agréable mais son timbre était instable, complètement tremblant. Ce n’était donc pas qu’une impression, elle n’était pas sûre d’elle. Je craignais un peu sa façon de faire, elle n’aspirait pas confiance à être aussi peu confiante dans ses capacités. Après tout, peut-être ne pouvions-nous pas nous fier à elle ou au contraire…  Je ne savais qu’en penser quand elle précisa dans un grand bafouillage qu’elle allait m’aider. Avais-je à ce point l’air handicapée et diminuée pour qu’elle veuille m’aider à me changer ?

- Je sais me débrouiller seule ! lui répondis-je de manière sèche avant de me reprendre devant sa mine désappointée qui prouvait qu’elle ne savait plus où se mettre : Mais… vous avez peut-être raison… Ca ne va pas forcément être facile de fermer toutes les agrafes de cette robe…

Je levai vers elle mes plus beaux yeux désolés, je voulais qu’elle nous apprécie. Après tout, c’est elle qui nous confectionnerait également les tenues de notre interview, alors autant l’avoir dans notre poche et essayer de la rendre compatissante même si je doutais encore que, sur ce point, elle soit également différente de toutes les autres gens du Capitole. Je me dirigeai dans un coin de la pièce, suivie d’Equinoxe et essayai de me débarrasser de la blouse en toute discrétion pour éviter le regard de Jason bien que celui-ci s’était tourné. Devant lui, qui me connaissait si bien, je me sentais encore plus prude que devant les préparateurs alors que cela aurait dû me servir de leçon. Heureusement, Equinoxe m’aida rapidement et en moins de deux la robe ainsi que la capeline qui lui était assortie trônaient sur mes épaules.

Je souris à la styliste en guise de remerciements, je n’étais pas prête à remercier qui que ce soit pour ce qu’on subissait ni allait subir. Puis, je me tournai vers Jason. Son costume de parade lui allait bien, il lui donnait l’air d’être un homme plutôt qu’un adolescent et c’est là que je me rappelais que nous en étions presque… Dans deux ou trois ans nous aurions été majeurs, nous n’aurions plus rien eu à craindre de la Moisson, nous aurions pu vivre nos vies, nous aurions peut-être pu être ensemble…

- Tu es tout simplement magnifique ... me dit-il dans un souffle alors que la styliste se dirigeait vers les chiots qui s’agitaient.

Je piquai un fard que j’essayai de cacher en tournant la tête, mais je me doutais qu’il était déjà trop tard. Ce fard dissimulait de la gêne mais aussi et toujours de la colère : de la colère que Jason s’acharne à rester attaché à moi, à vouloir me plaire, me convaincre que nous devions être ensemble. Cela était juste : pour ma survie, pas pour la sienne, bien au contraire. Il n’avait pas le droit, pas après tout ce que nous avions vécu. Il n’avait pas le droit. J’aurais dû répliquer un truc cinglant, mais les mots ne sortirent pas de ma bouche. Je lâchai une réplique sur un ton bien plus léger qui la rendit presque amusante :

- Toi, avec tes cornes, on ne risque pas de te louper !

C’était la réplique la plus idiote que j’avais dû sortir depuis la Moisson, mais j’étais sans doute trop déstabilisée pour faire mieux. Ma seule envie était de me réfugier dans une pièce où l’on m’autoriserait à être enfin seule, rien que moi et mon esprit, mes pensées, pendant seulement quelques heures. Quelques heures de réflexion pendant lesquelles je pourrais enfin redescendre sur terre, voir la situation de manière pragmatique, essayer de faire les bons choix et choisir mon camp au lieu d’osciller entre la méfiance, l’envie de m’en sortir et celle de vouloir sauver un autre. Cependant, ce moment n’était pas encore venu. Bien au contraire.

- Vous croyez que ça suffira ? demandai-je de manière distraite à notre styliste. Vous pensez qu’avec ça, on se souviendra de nous ?

La question était idiote, mais pourtant tellement essentielle. Avec leurs couleurs ternes, nos tenues me semblaient à présent portées assez banales comparées à celles d’autres Districts que j’avais pu apercevoir les années précédentes. Je commençai à me demander si les gens du Capitole, ceux qui pourraient décider de notre sort, du moins en partie, une fois dans l’arène, marqueraient nos visages dans leur esprit comme ceux de tributs qu’ils aimeraient voir vivre.

Mais après tout… Même si ce n’était pas le cas, cette tenue aurait au moins la qualité de me rendre belle aux yeux de mes parents, une dernière fois.  Lorsque je regarderai la foule avec défi, je voulais qu’ils me voient dans cette robe qui me rendait belle allure et elle marquerait leur esprit comme étant une des dernières images de leur fille teintée de la barbarie du Capitole auquel elle ferait tout pour ne pas céder.

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Ven 7 Nov - 20:52


Pearl Standford

▲ Préparation de la Parade


« Oui enfin, on ne leur a pas coûté cher en tissus à mon avis. Merci pour le compliment, malheureusement je crains que l’équipe n’ait travaillé pour rien sur moi. Clairement on ne va voir que toi, tu es … Superbe. Sincèrement.  Franchement avec ça, si on ne récolte pas tous les sponsors, je ne comprends pas.»

La demi-tonne de fond de teint que l’on m’avait appliquée masqua le rouge qui me monta aux joues. Encore une fois, là où ce compliment m’aurait laissée de marbre, à la limite j’aurais haussé un sourcil, il provoquait des réactions dont j’étais peu habituée. Eh bien il fallait que je m’y fasse, les jours qui allaient suivre n’allaient rien arranger.

Comme pour confirmer ses paroles, il mit son bras autour de mon épaule et regarda notre reflet dans le miroir d’un œil admiratif. C’est vrai qu’on rendait vraiment bien.

« Quoi ?! Tu savais ça et tu ne m’as rien dit ? Vive l’équipe hein … J’aurais su, je ne me serais jamais porté volontaire … »

Sa remarque me fit sourire, et il reprit plus sérieusement :

« Non, sans rire c’était rien d’insurmontable. Je t’avoue que j’ai un peu d’impression d’être un mannequin du Capitole plutôt qu’un carrière menaçant avec les jambes épilées mais bon … Je pense que c’était voulu. »

Cette fois j’éclatais de rire. Bon sang, il fallait vraiment que je me contrôle.
J’avais cependant l’impression que Nathanaël était dans le même état que moi, passant tour à tour de la plaisanterie à la confidence, en passant par le sérieux. Ses émotions n’étaient peut-être pas aussi stables que les miennes.

« Si jamais le coup de la stratégie de couple échoue avec toi, je crois qu’Aron serait d’accord prendre ta place. »

J’entrepris de jouer le jeu, et je lui répondis sur le même ton :

« C’est vrai, tu l’as remarqué ? –Je fis semblant d’être gênée, et mis autant d’espoir que je le pu dans ma voix- Puisque tu en parles … Je n’ose pas lui demander, mais je rêve de l’inviter à dîner. Son charisme et sa beauté ont eu raison de moi, je suis sous le charme, mais je ne sais pas comment lui dire… Toi qui a l’air proche de lui, s’il te plaît demande lui ce qu’il pense de moi, je crois que je ne tiendrais pas longtemps…

J’avais mis toute ma conviction dans mon regard, mais au bout de quelques secondes je ne peux m’empêcher de sourire. Heureusement qu’on ne me demande pas un numéro de comédien, je ne tiendrais pas cinq secondes crédibles dans mon rôle.
Les minutes étaient passées rapidement, et ils allaient venir nous chercher d’un moment à l’autre.  Je ne pouvais m’empêcher de jeter des coups d’œil intempestifs à la porte d’où nous étions entrés, où un Muet allait sûrement nous indiquer qu’il était temps de venir. Nathanaël du le remarquer car il me dit :

« On est nerveuse Standford ? »

Ainsi il l’avait remarqué, mais il était hors de question de l’avouer.

« Impatiente serait plus exact ! »

J’allais répliquer une remarque cinglante quand j’entendis des pas dans le couloir, qui me coupèrent net dans mon élan. Je ne sais pas si Nat s’en était rendu compte, auquel cas j’aurais l’air bien idiote. S’il s’en était aperçu, il ne le remarqua pas et me dit :

«Ils vont arriver bien assez tôt. Tu sais, je pensais au char … Il faut qu’on réfléchisse à ce qu’on va faire dessus. On peut se tenir simplement à côté de l’autre, ou se prendre la main ….L’idéal bien sûr serait de trouver quelque chose qui nous démarque directement, pour qu’on ne parle que de nous jusqu’à notre prochaine apparition … »

Sachant que le temps nous était compté, je lui répondis rapidement, mais toujours à voix basse :

« Je suis complètement d’accord avec toi, mais je t’avoue que je manque d’idée pour faire dans l’original pendant la parade. A part se tenir la main, je ne vois pas ce qu’on pourrait faire de plus. A moins que je me jette dans tes bras, mais je doute que ce soit très bénéfique ! Quant à notre relation avec le public… Nous montrer hautains, ou au contraire souriant ? Et devons-nous exprimer tous les deux la même chose ? J’y ai réfléchis, mais je n’ai pas vraiment tranché. »

Toute trace d’humour ou d’émotion avait déserté ma voix lorsque je parlais stratégie, et la dureté et le sérieux de ma voix m’avaient surpris moi-même. Je ne me démontais cependant pas et continuais sur le même ton :

« Je pense que nous montrer complices est la meilleure stratégie à adopter. Montrer au public qu’on est humain aussi, pour qu’en plus de nous admirer pour ce que nous incarnons –la force, le courage etc…-, ils doivent s’identifier à nous pour nous aimer. Du genre tu me chuchotes quelque chose à l’oreille, et j’éclate de rire. On scrute le public, mais sans le saluer. Il ne faut pas se montrer trop accessible, sinon on ne les fera plus rêver et on est là pour ça. »

La stratégie n’était déjà pas très claire dans mon esprit, mais j’espérais que Nat m’avais compris.


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Dernière édition par Pearl A. Standford le Mar 11 Nov - 17:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Ven 7 Nov - 23:20


Pearl & Nathanaël






« C’est vrai, tu l’as remarqué ? Puisque tu en parles … Je n’ose pas lui demander, mais je rêve de l’inviter à dîner. Son charisme et sa beauté ont eu raison de moi, je suis sous le charme, mais je ne sais pas comment lui dire… Toi qui a l’air proche de lui, s’il te plaît demande lui ce qu’il pense de moi, je crois que je ne tiendrais pas longtemps… »

« J’espère que ce n’est pas juste sa moustache qui te fait cet effet et que tu es sérieuse à ce sujet, parce que ruiner notre stratégie pour un coup de cœur, ça serait quand même pas très pro de ta part … »

Nous avions éclaté de rire. Je ne savais pas que Pearl pouvait avoir de l’humour … Je crois bien qu’avant les jeux, je ne l’avais jamais vue sourire, mis à part quand elle remportait un combat au centre des carrières. Mais je pense qu’on avait tous les deux bien besoin de décompresser … Lorsque je lui fis remarquer qu’elle me semblait nerveuse, elle se cacha derrière son égo ce qui m’arracha un sourire. J’aurais certainement réagit pareil …

« Impatiente serait plus exact ! »

Je levai les yeux au ciel. Je voulais qu’on soit une équipe et qu’on puisse se dire les choses vraiment. On devait être capable de parler de nos peurs et de nos faiblesses si on voulait survivre dans l’arène. Je décidai alors de bafouer mon ego et de faire le premier pas en ce sens.

« Ah, excuse –moi … J’ai juste pensé ça parce que moi, je suis super nerveux. Ca me rassurait quelque part de penser que je n’étais pas le seul, mais j’oubliais que j’avais à faire à Super Standford. »

Je lui fis un clin d’œil avant de changer de sujet. En effet, on devait vraiment parler stratégie. Elle était visiblement d’accord avec moi …

« Je suis complètement d’accord avec toi, mais je t’avoue que je manque d’idée pour faire dans l’original pendant la parade. A part se tenir la main, je ne vois pas ce qu’on pourrait faire de plus. A moins que je me jette dans tes bras, mais je doute que ce soit très bénéfique ! Quant à notre relation avec le public… Nous montrer hautains, ou au contraire souriant ? Et devons-nous exprimer tous les deux la même chose ? J’y ai réfléchis, mais je n’ai pas vraiment tranché. »

Se jeter dans mes bras ? Cette idée me fit sourire tellement j’imaginais mal Pearl dans le rôle de la jeune femme apeurée.

« Tu sais, je ne pense pas que ça soit une super idée d’essayer de cacher complétement qui on est. Il y a des moments spontanés qu’on ne pourra pas éviter, même dans l’arène. Faire de la stratégie, c’est super important … Mais je pense qu’il faut garder la base de qui on est vraiment. Tu es forte. Je ne vois pas l’intérêt de te faire passer pour fragile, et de toute façon je ne vois pas qui pourrait le croire en te voyant. »

Elle ajouta ensuite une autre idée à elle, et celle-ci me sembla vraiment bonne.

« Je pense que nous montrer complices est la meilleure stratégie à adopter. Montrer au public qu’on est humain aussi, pour qu’en plus de nous admirer pour ce que nous incarnons –la force, le courage etc…-, ils doivent s’identifier à nous pour nous aimer. Du genre tu me chuchotes quelque chose à l’oreille, et j’éclate de rire. On scrute le public, mais sans le saluer. Il ne faut pas se montrer trop accessible, sinon on ne les fera plus rêver et on est là pour ça. »

Je réfléchi un instant avant de faire face à la glace. Je l’attrapai pour la faire venir à côté de moi, afin de mieux me représenter la scène.

« Okay, ça me semble une bonne idée … Complices mais tout de même forts et effrayants … Ca ne devrait pas être trop difficile, ce n’est pas si loin de la réalité … »

Doucement, je la pris par les épaules pour la mettre devant moi. Je me décalai un peu pour apparaitre quand même derrière elle.

« Je suis bien plus grand que toi. Il me semblerait de bon ton que je me tienne derrière. Lorsqu’on me regarde, ma force est évidente de par ma carrure ce qui n’est pas ton cas, donc ça me semble plus judicieux de te mettre en avant sur le char. Je pourrais glisser une main autour de ta taille pour nous rapprocher davantage … »

Je joignis le geste à la parole et glissai mon bras autour de la fine taille de Pearl en prenant soin de ne pas abîmer le travail du stylise. Je penchais la tête vers elle.

« Et puis, ça faciliterait le fait que je puisse te parler à l’oreille, que ce soit pour exécuter ta stratégie ou non. »

Je la gratifiai d’un sourire avant de la lâché, soudain pris d’une idée. Je me baissais et passais ma tête entre ses jambes avant de me relever. Elle se retrouva alors assise sur mes épaules.

« Ou sinon, y’a ça. Là, on dépasse toutes les équipes de cinq têtes, clairement on ne peut pas nous louper !!! »

Je ris un instant, puis dans ma tête, quelque chose me dit qu’après tout, ce n’était peut-être pas une idée complétement idiote. Cette fois, je du relever la tête pour pouvoir voir la réaction de Pearl.

« Après bien sûr, ça exigerait que tu n’ait pas peur que je te laisse tomber. »

Je relevai mes bras et attrapai sa taille pour la soulever. Ce n’était pas un effort incroyable ; elle était légère comme une plume. Je la vis redescendre dans mes bras et la fixai un instant avant de la reposer par terre.

Quelques secondes plus tard, le styliste faisait irruption dans la pièce pour nous guider vers une pièce où se trouvaient tous les tributs, attendant le char. Je fis à nouveau un léger clin d’œil à Pearl lorsque le styliste se retourna, en petit rappel de sa fausse confidence à son sujet tout à l’heure.




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Nathanaël Lowe

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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Dim 9 Nov - 11:06





Expiation - Présentation des tributs
Fin de préparation et découverte du char, début de la Parade








ROLE-PLAY
__________________

Durant de longues minutes, les stylistes habillèrent, maquillèrent, transformèrent leurs tributs : certains voulaient leur offrir plus de chance dans l’arène, d’autres ne pensaient qu’à briller aux yeux de leurs pairs du Capitole,… Chacun avait sa raison de les costumer et de donner le meilleur de lui-même dans ces tenues tantôt classiques, tantôt complètement excentriques, étonnantes ou merveilleuses… Bientôt les yeux du public allaient s’illuminer, leurs clameurs allaient s’élever devant ces tributs : certains riraient des costumes ratés, d’autres applaudiraient chaudement les tenues les plus fantastiques !

Mais avant ce défilé tant attendu, les stylistes devaient encore mener leurs tributs jusqu’à la porte de la Grand Place, celle derrière laquelle s’étendait toute la grande allée. Peu à peu, chacun sortait du box qui leur avait été réservé et empruntait un large couloir dont les murs gris fades n’étaient pas très engageants. Les stylistes en tête, les tributs ainsi que les mentors les suivaient jusqu’à la dernière salle de préparation commune. Dans les gradins qui la jouxtaient, la tension était à son comble et à peine les tributs furent-ils arrivés derrière l’immense porte de marbre qu’ils pouvaient déjà entendre le brouhaha de la foule qui s’impatientait.

C’était la première fois que tous les tributs se retrouvaient face à face. Certains se jaugeaient, d’autres détournaient le regard de peur d’en croiser un trop agressif, d’autres encore affichaient une attitude de défi,… Chacun tentaient de gérer à sa manière cette première confrontation avec ses futurs bourreaux… Mais là n’était pas la question actuelle : ils auraient encore bien le temps de se rencontrer plus tard, l’entraînement ne tarderait pas, puis les combats…

Tous suivirent leur styliste jusqu’à leur char de parade. Ce n’était qu’une explosion de couleurs, de créativité, de débordements d’inventivité pour certains ! Chaque district avait son propre caractère que les stylistes avaient espéré faire transparaître en même temps qu’ils prouvaient ainsi leur talent à leur monde superficiel et fantasque du Capitole. Les tributs ainsi que leur mentor pouvaient désormais discuter entre eux, avec leur styliste également pour recevoir les derniers conseils avant la parade.

Les dernières minutes avant la parade filent, les tributs se retrouvent un peu seuls pendant que leurs stylistes mettent au point les dernières retouches. Certains se rapprochent de leur co-tribut, d’autres restent solitaires en fuyant les autres concurrents, d’autres encore s’avancent à la rencontre des autres équipes et n’hésitent pas à entamer une conversation, une première menace… Ce moment dans les coulisses est toujours très instructif…

Puis leur styliste les fait monter sur le char et un des organisateurs ouvre les énormes portes de métal qui séparent leur hangar du lui de la parade, et les chars sont lancés. Les tributs commencent alors à défiler, sous les yeux ébahis du Capitole tout entier, tandis que Selena commente chaque tenue et chaque mouvement des équipes.





Dernière édition par Selena B. Blewstone le Dim 9 Nov - 11:13, édité 3 fois
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Leanne Chetwood
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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Dim 9 Nov - 12:47


Préparation de la parade
Leanne Chetwood






« Tu n'es pas mal non plus, et tu sens bon. »

Je souris à Xavan, j'ai l'impression d'avoir pris dix ans de plus depuis que je suis arrivée au Capitole. Je soupire, l'arrivée de la styliste et de Melvil me fait sursauter. J'écoute leur conversation d'une oreille peu attentive et de toute façon, ça ne m'intéresse pas vraiment… Ils ne sont pas très loin mais on n'a pas l'air d'être censé les voir. Puis ils arrivent vers nous et je sursaute, tendue, le stress de Melvil est palpable. Le mien aussi doit l'être je crois.
Je me tourne vers Xavan et je dois me retenir pour ne pas glapir un truc du style : « qu'est-ce que vous allez lui faire ? ».
Je souris à Melvil mais mon sourire se transforme vite en grimace, je regarde la styliste avec des yeux dégoutés mais elle m'a l'air… plus humaine que les autres gens du Capitole.

« Bonjour vous deux. Ca peut aller ? Je me présente, je suis Méli votre styliste. »

Je hoche la tête sans répondre, enfin je bredouille un « bonjour » timide. Tout enthousiasme disparu, je regarde simplement Méli ouvrir sa boite et quand je sens mes mains trembler, j'ai du mal à définir si c'est à cause d'une excitation ou de la peur. Sans doute un peu des deux.
Non, c'est de l'appréhension. Je soupire quand je comprends qu'on va me peindre. Oh non… exactement ce à quoi je m'attendais. Mais il faut dire que l'idée est sympathique et ça changera de d'habitude. Pour une Expiation, elle peut bien se permettre ça.
Finalement, je décide que je l'aime bien, Méli. Mais je suis surprise de la facilité avec laquelle je les laisse m'habiller. D'habitude je les aurais envoyés bouler sous prétexte que je peux me préparer toute seule….

« Vous allez représenter le feu et le charbon du district douze, mais aussi la flamme de l’espoir d’une victoire future !! »

Je sourcille, la victoire n'est absolument pas garantie et nos chances sont totalement inexistantes, j'en ai bien peur. Pas ma faute mais il y a des Vainqueurs et beaucoup plus de Carrières que d'habitude.
Je n'aime pas qu'on me touche, qu'on me malaxe, qu'on me triture comme nos préparateurs sont en train de le faire. Je sursaute à chaque geste des trois fourmis qui s'occupent de moi et je dois me faire violence pour ne pas me débattre et les forcer à me laisser tranquille. Eux, je les déteste.
On verse un liquide noir et poisseux sur moi, gelé, et je ne peux m'empêcher de laisser échapper un couinement indigné.
J'évite par contre le « laissez-moi tranquille ! », ce qui a l'air de satisfaire ces foutus Capitoliens.

« Je vous laisse avec votre mentor les loulous, bon courage pour le défilé !! Je suis de tout cœur avec vous, je suis sûre qu’on ne verra que vous ! »

C'est fini ? Vraiment ? Enfin ? Je soupire de soulagement. Que nous… ça dépend des idées des autres.
Je regarde Melvil et je l'écoute sans broncher. J'aime bien cette idée de stratégie, de plus en plus à mesure qu'on me l'expose. Ca me change pas trop de d'habitude, j'ai toujours besoin de quelqu'un à protéger, à cause d'Adaline. Mon sourire disparaît instantanément quand je pense à ma sœur et je suis morose pendant toute la tirade de mon mentor.
Ensuite, je m'approche de Xavan et essaie d'imiter les conseils de Melvil.

- Comme ça ?

Je fais ce qu'il a dit, je prends Xavan contre moi et heureusement, il est coopératif.



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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Mer 12 Nov - 14:58





La préparation des tributs.
feat Equinoxe, Chloé et Ethan





- Toi, avec tes cornes, on ne risque pas de te louper !


Jason ne su pas comment prendre la réplique de Chloé, était-ce de la méchanceté traduite par du sarcasme ou de l'ironie plus proche d'une plaisanterie ? Avec Chloé on ne savait jamais l'arrière de ses pensées parfois même interpréter ses paroles s'avérait compliqué, comme la remarque sur ses cornes. Mais il décida de le prendre bien, au stade ou leur situation de mort précoce arrivait à quoi aurait il servi de le prendre comme une attaque personnelle ? Rien. Il le prit donc bien et esquissa même un sourire. Puis elle demanda de manière très évasée et distraite :

- Vous croyez que ça suffira ?  Vous pensez qu’avec ça, on se souviendra de nous ?

Il le fallait, en avaient le choix seulement ? De plaire ou de déplaire au Capitole ? Non et encore non, on leur imposait une tenue pour qu'ils soient remarqués pendant la parade, qu'on se souvienne d'eux pour ensuite que les sponsors soient attentifs à leur parcours mais c'était surtout pour la renommée des stylistes. Celui qui faisait une tenue hors du commun  devenait populaire et tout le monde s'arrachait ses créations. Certains se fichaient des tributs, ils faisaient juste ça pour la gloire de leur propre nom. Tandis que d'autres, semblant posséder un cœur et une conscience faisait de belles tenues pour les aider mais ils étaient si rare à faire cela. Puis il regarda dans l'encadrement de la porte et aperçu leur mentor qui était visiblement passé entre les mains de préparateurs, maintenant lui aussi serait présentable pour les jeux. Il lança un regard approbateur à Equinoxe et Jason le regarda avec un sourire très léger mais un sourire. 

- Cela suffira amplement, crois-moi. Cela vous rend inoffensif et doux, personne ne se méfiera de vous... Ce que je vais dire est dur, on ne se souviendra sûrement pas de vous, mais justement, c'est l'objectif, ils seront attiré par les autres tributs, parions sur eux, les sponsoriseront. Faite profile bas, et observez, vous aurez plus de chance...


Il savait que c'était la stratégie qu'Ethan avait fixé, mais l'idée le révoltait, qu'on en se souvienne pas d'eux volontairement, mais elle avait sûrement raison, observer, baisser la tête et ne pas se faire remarquer pour arriver en force plus tard, frapper un grand coup et les surprendre tous. Même si c'était peu probable, vu leur handicap, mais il fallait garder espoir, même dans les instants ou il manquait cruellement. Alors il accepta l'idée de passer pour un faible, après tout c'était ce qu'il était vu ce qu'il avait fait à cette pauvre Chloé, et son comportement fuyard. Mais qu'allait elle dire ? Jason avait peur de sa réaction, car même si elle se contrôlait la faire passer pour faible était un énorme challenge et il se préparait à la tempête, comme celle qu'Ethan et lui avaient essuyés dans le train. Il hocha la tête, ne sachant quoi dire. Equinoxe partit, une histoire de tenues pour le 9 à régler, et ils furent seuls avec Ethan.

-En tout cas je pense que nous sommes tous d'accord ici pour dire que nos tenues sont supers. N'est-ce pas ?


Puis après quelques retouches de maquillage et d'ajustements ce fut l'heure la petite troupe partit et arriva devant la grande porte, tant de monde s'afférait, les stylistes étaient dans tous leurs états, une paillette décollée ou un froufrou tombé déclenchaient l'hystérie. Jason soupira intérieurement, ils étaient ridicules, enfin tous n'étaient pas comme ça heureusement leur styliste, bien que timide ne leur faisait pas des scènes.  Il observa autour de lui, ferma les yeux une seconde et comme en transe écouta les bruits autour de lui, il percevait aussi l'écho lointain des hurlements hystériques de la foule, ou plutôt il les devinaient. Puis il regarda l'agitation et le calme de certains tributs, certains étaient très surs d'eux et affichaient un large sourire, sûrement des carrières, il n'y avait qu'eux pour se réjouir des jeux. Il y avaient une jeune fille et un garçon qui se ressemblaient beaucoup, à en juger par le costume, le district 2, des carrières encore une fois, mais ceux là étaient plutôt menaçants. Pas comme la fille du 4 qui semblait ne pas avoir suivi d'entraînement à en regarder sa carrure. Le garçon par contre était un carrière mais il y avait quelque chose d'étrange entre eux, une alchimie, la manière dont ils se regardaient, de l'amour peut être ? Peut être vivaient ils la même épreuve que Chloé et lui, qui savait ? Il y avait aussi de pauvre gamins terrorisés qui se demandaient sûrement ce qu'ils faisaient là, et que leur fin était proche. En même temps un gamin de douze ans issu du 11 est la première proie des carrières. Pauvre petit, ce ne serait pas le premier à être moissonné dès sa première année et malheureusement pas le dernier. Il détaillait toute la situation, observait et essayer d'en apprendre sur ses "concurrents" par leur attitude ou leur apparence, mais la question qui passait en boucle dans son esprit était "Qui va me tuer, c'est toi ou bien toi ?". Il se posait des questions sur son futur meurtrier mais essayait de ne pas penser qu'il serait peut être l'assassin de quelqu'un. Aurait il la force, le sang froid et le courage pour tuer quelqu'un ? Un enfant, un innocent sans avoir de regrets, bonne question, très bonne question, dans le feu de l'action peut être mais c'était peu probable. il espérait juste que dans l'arène Chloé et lui n'aurait pas à faire face aux futurs tueurs en série entraîné pour donner la mort ou face à un autre tribut source de danger. Mais c'était une expiation, s'ils ne mourraient pas de la main de tributs, ils mourraient sûrement par d'horribles créations des organisateurs. Il préféra ne pas songer aux atrocités que leur réservait l'arène ni spéculer sur son thème, une île déserte ? Une ville abandonnée ? Des montagnes enneigées ? Un désert ? Des idées plus tordues et affreuses les unes que les autres se bousculaient dans sa tête et créaient un étrange mélange de pensées et d'espoir déchus, l'espoir de vivre s'était éteint en jetant un regard aux autres "concurrents" mais il restait une lueur et tout était peut être possible. Recevoir un entrainement de carrière ne peut pas sauver si l'on tombe dans des pièges une fois dans l'arène, c'était peut être une histoire de "chance". Enfin chance était un bien grand mot, s'ils avaient eu de la chance ou alors s'il avait eut un autre père, ils n'en seraient pas là, à se préparer à aller se pavaner avec leurs futurs assassins devants des pots de peintures sadiques et ambulant qui plus est. Il tourna soudainement la tête vers leur mentor, ne s'étant pas rendu compte d'avoir eu un moment d'absence, le mentor avait fait un petit effort de présentation, ça lui allait beaucoup mieux que son chapeau de cow-boy habituel mais il e semblait pas à l'aise , un peu comme ses "poulains" même si leur tenue était plus que correcte. Il toucha ses cornes et se sentit presque ridicule, c'était l'élément de la tenue qui lui plaisait moyennement mais il n'avait pas le choix il les portaient donc en silence, il remit sa veste en peau de mouton en place et s'assura qu'il était "bien", même si Equinoxe s'en chargeait à sa place, puis elle déposa dans leurs bras les chiots labradors noirs. Le contact et la chaleur lui mire un peu de baume au cœur, mais comme les chevaux, les chiots étaient assez mécaniques et ne bougeaient pas comme un chien de districts, il était calme et quasiment immobile, il regarda le jeune homme en inclinant la tête sur le côté, si mignon enfin si l'on pouvait le dire comme ça ... Ces chiots, qui deviendront peut être un jour méchants avaient l'air si innocents. Leur styliste aurait elle voulut exprimer la même idée pour Chloé et Jason ? Mystère ...

-Un dernier conseil pour la route ? dis-je à l'intention de notre mentor

Et voilà c'était le moment, un organisateur poussa les grandes portes de métal et la parade commença, les stylistes et mentor s'étaient écartés pour laisser les tributs défiler sur leurs chars avec leurs chevaux "mécaniques". Le district un puis le deux démarrèrent, les autres à la suite puis le 9 et ensuite se fut leur tour. La lumière fut éblouissante à leur entrée dans le grand cirque, ce qui frappa le jeune homme ce fut l'hystérie de ces gens qui étaient tous plus heureux les uns quel es autres de leur mort future. Les jeux étaient le divertissement premier au Capitole mais encore une fois, comment pouvait-on apprécier de voir des enfants s'entretuer et mourir atrocement, la souffrance qu'avait engendrer la rébellion il y a 175 ans n'avait pas suffit, il fallait que chaque années ils rouvrent la plaie, mais ce n'était pas le problème actuel. Le problème actuel c'était de se sentir observer sous toutes ses coutures, de sentir le poids de tant de regard sur leur corps de petits moutons innocents. Leurs cri persans encourageants les tenues réussies ou au contraire les ratées, il regarda Chloé dans les yeux profondément et lui parla avec un simple regard, ils n'y avait pas de mots là dessous, elle imaginerai mais ses mots serraient sûrement différents de ceux de la jeune fille qui devait le détester pour les tentatives de création de stratégie, comme celle que le cow-boy avait proposé, la relation amoureuse et se rendre faible pour passer inaperçu. Déguisé avec le symbole de l'innocence pure elle devait ses contenir pour ne pas faire une crise nerfs comme dans le train, elle devait se contrôler et lui aussi. L'exaspération ne devait pas se voir, alors il essayait de sourire, c'était toujours ça pour attirer des sponsors ...



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MessageSujet: Re: EXPIATION - Présentation des tributs   Sam 15 Nov - 18:38

Toujours accompagnés de notre styliste, nous quittons notre box de préparation pour rejoindre la grande salle qui abrite tous les chars. Lorsque nous franchissons les portes, je ne peux retenir une exclamation d’étonnement. Je suis impressionné par le luxe, par ces chars tous plus impressionnants les uns que les autres et par ces chevaux immenses et magnifiques.
Nous n'avons pas de chevaux au district 4, juste des mules pour tirer les bacs de poissons. J'ai un peur de tomber du char, mais je ne dis rien.

Les autres tributs arrivent également. Je remarque instantanément Pearl, éblouissante dans sa tenue de diamant. j'imagine qu'elle doit être pleinement heureuse en ce moment, elle qu'elle va profiter à fond de la parade.
Je me mordille la lèvre, indécis sur la conduite à tenir. Mais je pense que le mieux est pour le moment de maintenir notre alliance. Je me retourne alors vers Thalia et murmure :

- Tu m'excuses un instant...

Je me redresse alors et rentre le ventre, pour faire ressortir ma musculature. Quoiqu'il advienne, je dois maintenant toujours renvoyer l'image d'un adversaire redoutable. D'un pas vif, je m'avance alors vers Pearl pour lui glisser un mot.
Soudain, alors que j'avance, je vois Leanne et son co-tribut qui avancent également dans la salle. Sans ralentir, je m'avance alors vers eux et bouscule Leanne, puis je m'exclame :

- Regarde ou tu vas crevette !

Puis, je me penche vers elle comme pour la menacer et murmure en la regardant droit dans les yeux :

- Il faut qu'on parle.

Puis je m'éloigne, sans un regard en arrière. Pour ceux qui ont vu la scène, je suis l'exemple typique du carrière arrogant et sûr de lui, ce qui m'arrange bien, tandis que je m'avance en souriant vers Pearl :

- Laisse moi te dire que tu es tout simplement éblouissante ! Et moi, comment-tu me trouve ?

Dis-je avec un clin d'oeil, avant d'ajouter, sur un ton plus bas :

- J'espère que notre accord tient toujours... Si c'est le cas, nous allons devoir rapidement parler stratégie tous les quatre...

Puis, comme nous devons rejoindre nos chars, je repars rapidement rejoindre Thalia. Je suis plutôt content de moi. J'ai réussi à glisser un mot à Leanne et j'ai aussi pu parler à Pearl. Aux yeux de tous, ma couverture de carrière est donc sauve.
Alors que je me dirige d'un pas vif vers mon char, je croise soudain le regard d'une tribut, probablement d'un district intermédiaire. Elle me fixe intensément et je me sens soudain mal à l'aise.
Vu son physique, elle a peu de chance de s'en sortir dans l'Arène. A ses yeux, je dois être un monstre, une bête assoiffée de sang. Mon malaise augmente, et je voudrais pouvoir lui dire que je ne suis pas comme ça, et que je vais mourir comme elle. Mais je sais que je ne dois rien dire ni laisser paraître.
Et puis, s'il ne restait que cette jeune fille et Thalia, qu'est ce que je ferais ? Cette simple pensée me glace le sang. Je sais que je ne suis pas un tueur... Mais qu'en sera-t-il dans l'Arène ?
Peut-être que cette jeune fille a raison de me haïr tout compte fait...
Notre échange de regard ne dure qu'un instant, mais il me laisse une impression durable...
Au fond, je serais peut être mon plus grand ennemi dans l'Arène...

J'arrive enfin à notre char et retrouve Thalia, toujours ravissante. Je lui souris, puis l'aide à monter avant de monter moi même sur le char. Notre styliste réarrange alors notre tenue, et nous tend nos tridents.
Notre char est vraiment superbe, on dirait une sorte de coquillage nacré, dont la couleur change selon la lumière. J'espère juste qu'il n'ira pas trop vite...

Une fois que nous sommes correctement installés, j'écoute avec attention les derniers conseils d'Oliver. Je vois à l'intensité de son regard que ce moment est très fort pour lui. Je suis persuadé qu'il ne s'est jamais autant investi auparavant, mais là, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour nous aider.

- Ne t'inquiète pas Oliver, nous allons éblouir le Capitole.

Puis, alors que le char s'ébranle, je me retourne et lui lance :

- Et Oliver ! Merci...

C'est parti pour le grand show.
Comme je suis un peu nerveux, je me tourne vers Thalia pour chercher du réconfort dans son regard.
Puis, je saisis fermement sa main et inspire puissamment tandis que notre char franchit les portes de la grande salle.

Dehors, le bruit est assourdissant. Je suis éblouie par les lumières, les bruits, les hurlement des gens qui crient nos prénoms. Décidé à suivre les conseils d'Oliver, je tiens fermement mon trident sur le côté, et continue de tenir la main de Thalia. Je me redresse aussi de toute ma stature, contracte tous mes muscles et redresse le menton. Je plante mon regard droit dans la foule en délire des gradins, tout en laissant un demi sourire flotter sur mon visage.
Je ne suis qu'assurance et force.

De temps en temps, je regarde Thalia et lui sourit alors plus franchement. Oliver nous as dit de ne pas cacher nos sentiments, ce qui facilite les choses. Tandis que le char continue d'avancer, je réalise que je suis heureux d'être là, avec Thalia, de pouvoir partager ce moment avec elle. Jamais je n'aurais pu supporter de la voir partir seule...
Sans trop réfléchir, je me penche alors vers elle et dépose doucement un baiser sur sa joue, avant de regarder de nouveau droit devant moi. Mon dieu, je suis en train de devenir un vrai romantique ! Cette pensée me fait sourire, et je me tourne de nouveau vers Thalia pour voir si elle a pensé la même chose.
Mais, si le romantisme peut nous gagner des sponsors, il ne nous servira à rien dans l'Arène...

Je sens alors une profonde tristesse m'envahir.
Il nous reste si peu de temps à passer ensemble...
Les yeux dans le vague, je ne peux m'empêcher de penser que bientôt je serais mort. Contrairement aux autres tributs, qui ont l'espoir, même infime, de pouvoir rentrer chez eux, je sais avec certitude que je mourrais dans l'Arène. Ma vue se brouille alors pendant un moment, et les sons me parviennent de façon plus assourdis, tandis que je me vois baignant dans mon sang, enlevé par un hovercraft.
Mais je sens la main de Thalia dans la mienne, et je comprend alors que j'ai aussi une raison d'espérer, quelque chose à quoi me raccrocher, c'est l'espoir que Thalia ou Leanne puissent quitter l'Arène en vie.
Je suis déjà mort, et je dois l'accepter.
Je dois maintenant me battre pour ceux qui comptent pour moi.


Ma vue alors s'éclaircie alors de nouveau, et je vois que nous approchons de la tribune présidentielle. Cette fois, c'est de la haine que je ressens.
Ho, comme je voudrais que mon trident soit d'acier, pour le planter dans le cœur de la présidente ! Voilà qui mettrait du piment dans cette soirée !

Je souris de nouveau à cette vision, balayant la foule de mon regard. Du coin de l'oeil, je nous voit Thalia et moi sur un écran géant.
Nous sommes superbes.
Soudain, je réalise que mes parents sont devant la télévision et me regardent en ce moment. Je n'avais pas pensé à eux jusqu'à présent... J'espère qu'ils sont fiers de moi et de l'image que je renvoie. Bien sûr, ma mère pense encore que je veux gagner ces Jeux, mais mon père sait la vérité.
Mais à tous les deux, je veux leur laisser une belle image, dont ils pourront se souvenir ensuite...

Après un autre regard à Thalia et une légère pression de main, je relève encore plus le menton et pointe mon regard directement vers la tribune présidentielle.
Je veux voir le visage de mon ennemi.


Dernière édition par Nikolay Willis le Lun 17 Nov - 16:10, édité 1 fois
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EXPIATION - Présentation des tributs

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